Challenge ABC 2017 – Policier / Thriller : Mise à jour 1

En me baladant sur la blogosphère, je suis tombée sur un challenge qui me tente bien pour l’année 2017 :

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Ce challenge est organisé par Salhuna

Pour ma part, je tente la catégorie 2 :

26 lettres / 26 auteurs et 26 titres à choisir en cours d’année au fur et à mesure : vous avez le droit à 3 tricheries, à 3 BD/manga/album…

Informations complémentaires :

• Un roman Anonyme peut être mis soit en A, soit en X et ne sera pas considéré comme une tricherie
• Un recueil de nouvelles écrit par plusieurs personnes, peut être mis à la lettre de l’auteur que vous voulez, ou en X, et ne sera pas considéré comme une tricherie.
• Une tricherie : quand la lettre ne correspond pas à la première lettre du nom de l’auteur (I : Ingrid Desjours / Y : Peter May / Z : Elizabeth Hayes…)

J’en suis à 8 livres de lus pour ce challenge 🙂

A –

B –

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Avec Un Sac, l’auteur aborde les relations parents-enfants,  l’absence de désir maternel et ce que cela peut engendrer comme conséquences. Le désir maternel est souvent pensé comme inné, mais l’auteur nous démontre que non. Car oui, on ne naît pas parent, cela se construit. Comment un enfant peut-il devenir le focalisateur de sa propre déchéance et devenir l’objet de sa haine. Comment l’accompagnement des traumatismes doit se faire avec une femme enceinte… Nos rencontres font parfois tout basculer….

Ce livre ne peut pas vous laisser indifférent ! Ce livre va me marquer ! Ce livre est un vrai coup de coeur ! A dédier à toutes les Anna-Marie ! Avis complet ici

C –

D –

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Un excellent thriller psychologique avec une construction déroutante, c’est presque un huis clos oppressant… La manipulation à l’état pur. Tout le monde manipule tout le monde et même la maison devient manipulatrice … Avis complet ici

E –

F –

G –

H –

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Un livre qu’on a du mal à refermer, qui m’a réchauffer les sens en plein froid hivernal

Un véritable coup de coeur . Un très bon thriller rural comme on les aime, le paysage est un personnage à part entière, les personnages sont écrasés par leur quotidien complètement imprégnés par cette météo qui n’apporte aucun réconfort et les rend tellement noirs et mauvais. Avis complet ici

I – Tricherie

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L’écriture est classique, ne révolutionne pas le genre, mais respecte les codes du polar : Un peu de vulgarité, un regard sur les femmes assez salace, un flic meurtri, dépressif sur les bords, un des flics présenté comme inculte, juste bon à avoir de gros bras.

Même si j’ai découvert qui était le meurtrier alors qu’il me restait 150 pages à lire, j’ai trouvé agréable le dernier quart du livre. Avis complet ici

J – Tricherie

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Merci Jof Brigandet, pour cette poésie, cette leçon de vie, ce regard apporté… Merci de m’avoir tantôt fait sourire, tantôt horrifié, tantôt prendre en pleine face ma réalité et le changement que nous devons apporter à nos comportements discriminatoires…

Merci aux éditions du Caïman de reconnaître les talents et de le mettre en avant… Avis complet ici

K –

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C’est une femme qui doit accepter le  deuil pour pouvoir avancer.

Dans ce pavé de 608 pages, plusieurs thèmes sont abordés, sans ennuie malgré quelques longueur. Je m’attendais à lire un thriller mais le style narratif  ne fait ressortir aucune angoisse ou tension que l’on retrouve dans le genre. Je trouve dommage que la 4ème de couverture axe ce livre sur le thriller, alors que ce n’est pas le cas. Avis complet ici

L –

M –

N –

O –

P –

Q –

R –

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Tour à tour, l’auteur nous projette dans les méandres des pensées de Linda avec qui on subit a peur, son stress, ses souvenirs et ses remords.

Très peu de personnages dans ce thriller très bien construit, l’auteur referme le piège peu à peu sur son lecteur jusqu’à la fin. Avis complet ici

S –

T –

U –

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Avec Wanda, vous découvrirez l’enfance maltraitée, avec une totale absence d’empathie au point de perdre tous les repères qui font de nous des être doués de sentiments. Je n’ai pas pu lui en vouloir, malgré ses actes, malgré ses révélations et malgré ce final époustouflant qui m’a complètement glacé et laissé sans voix.

Je pourrais vous parler pendant des heures de ce livre, le mieux encore c’est de le lire pour faire la connaissance de Wanda, qui changera votre vision des relations familiales… Avis complet ici

V –

W –

X –

Y –

Z –

La balade électrique d’Emily Archer de Jof Brigandet

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Editions du CaïmanParution : 08/12/2016 Pages : 160 ♦ Prix : 11,00€  Genre : thriller humaniste

Les éditions du Caïman, présentent un texte atypique, court et d’une grande qualité, comme souvent d’ailleurs….

Merci à l’auteur Jof Brigandet pour sa confiance et ce service presse.

Un livre d’une rare poésie, emprunt de noirceur…

J’ai kiffé ! Un rythme soutenu, sans temps morts qui entraîne dans son sillage…

Avec ces 160 pages, « La balade électrique d’Emily Archer » projette,  son lecteur tout de suite dans le vif du sujet, on ne tourne pas autour du pot… Sam Scott est un tueur « unlisted » selon les critères du FBI : pas de motivations particulières et des modes opératoires différents et imprévisibles. A l’aise financièrement, son souhait c’est d’agrandir son appartement grâce à celui inoccupé qui jouxte le sien… Entre en jeu les Archer, qui vont lui souffler ce qu’il convoitait. Sam Scott décide de leur faire payer cet affront…

L’auteur nous entraîne dans une manipulation très intéressante que l’on ne voit pas venir (j’étais dans le métro lorsque je suis tombée sur cette révélation…. Et autant vous dire que je suis assez expressif… (Mon voisin d’en face a noté le titre 😉 ) …

Emily Archer est gravement handicapée et clouée dans un fauteuil…

Sam Scott, que révulse ce genre de personne, décide alors de faire durer le plaisir avec cette proie facile et sans défense. Sam Scott n’est pas un personnage que nous avons l’habitude dans les thrillers, il est attachant, séduisant, parfois naïf  …

L’écriture m’a surprise, déstabilisée au départ, mais peu à peu,elle prend des envolées quasi lyriques, poétiques, malgré un sujet très noir, glauque… Sam Scott s’adresse au lecteur, se dépeint, pour ensuite se détacher complètement et parler de lui à la troisième personne, comme pour observer et analyser ses actes… Il prend le lecteur comme témoin de ses actes, en fin de compte il rend service en se débarrassant de la lie de la société… ceux qu’il pense être comme tel …

« Tel est pris qui croyait prendre »….

La description des sentiments de Sam Scott, de sa haine, de sa sensibilité que l’on découvre peu à peu… Le contact avec Emily Archer marquera sa vie…

J’ai trouvé très intéressante, l’image donnée par l’auteur, d’une personne handicapée… Bravo!!!

Notre comportement face à un handicapé est soit condescendant soit on applique la fuite … J’avoue, comme l’auteur le dit si bien, ne pas savoir pourquoi je peux réagir ainsi… La fuite, la peur de l’inconnu…

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Pourquoi ce roman ?

Dans notre comportement face au handicap, prédominent généralement deux attitudes :

l’ attention/gentillesse exacerbée, ou l’ évitement gêné et maladroit…

Je ne sort pas de la norme, je suis comme tout le monde, et même plutôt dans la seconde catégorie, celle des lâches, celle de ceux qui préfèrent changer de trottoir, incapable d’identifier cette peur revenue d’on ne sait où qui les saisie à l’angle d’une rue ou au supermarché.

Sans qu’elle le demande, nous sommes prêt à aider cette dropfinjolie brune qui vient d’échapper le contenu de son sac à main, mais eux… les aider à monter dans le bus, c’est une contrainte…

Alors j‘ai eu besoin d’elle, j’ai eu besoin d’ une Emily Archer qui fasse exploser tout ça, d’ une teigne, d’ une vraie dure qui ne supporterait aucun de ces regards, qui n’aurait peur de rien ni de personne; une Emily Archer dangereuse, qui déciderait seule de qui mérite de vivre dans son monde, ou pas… une Emily… tellement femme en fait…

Elle a débarqué un beau matin dans mon imaginaire et s’y est installée. Je ne le regrette pas, comme moi vous l’aimerez, et vous n’y pourrez rien…

Le regard que nous avons sur les personnes handicapées sera transformé après cette lecture ! Jof Brigandet amène son lecteur, avec noirceur, douceur et poésie à changer sa manière d’être, l’image parfois faussée des choses et à réaliser la normalité faite être humain…

Merci Jof Brigandet, pour cette poésie, cette leçon de vie, ce regard apporté… Merci de m’avoir tantôt fait sourire, tantôt horrifié, tantôt prendre en pleine face ma réalité et le changement que nous devons apporter à nos comportements discriminatoires…

Merci aux éditions du Caïman de reconnaître les talents et de le mettre en avant…

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Jof Brigandet par ses soins :

« Publié sept fois en trois ans, et sur deux continents… mais qu’est ce que l’on s’en fout en fait… Chaque livre paru, c’est un peu de la vie de son auteur qui s’est enfuit, pourquoi vouloir y revenir ? L’actualité d’un écrivain, ses projets, sont beaucoup plus intéressants. Mais promis, à partir d’aujourd’hui je commence ma bio… »

challenge polar et thriller 2016-2017

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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La fille d’avant de J-P DELANEY

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Editeur : Mazarine Parution : 08/02/2017 ♦ Pages : 432 ♦ Prix : 21,90€ Genre : Thriller psychologique

La manipulation est au cœur de ce livre !

L’auteur, J.P. Delaney, nous propose avec la fille d’avant, un condensé sur la vie humaine et les sentiments contradictoires qui peuvent en découler…

Comment la manipulation s’installe et peut influencer le quotidien d’une personne.

Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Elle découvre « One Folgate Street » et  est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’œuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Pour pouvoir y vivre, elle doit se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs.

Quel drame peut entraîner l’être humain à s’auto-punir en acceptant consciemment la manipulation ?

La maison est pensée pour transformer celui qui y vie, Jane en est persuadée. Jusqu’au jour où elle apprend qu’Emma, la locataire précédente, qui lui ressemble …. y a trouvé la mort…

Pour prendre un nouveau départ le mieux c’est encore de changer de lieu de vie, de décor et parfois d’amis… donc pour accéder à la perfection de « One Folgate Street »,  maison ultra-moderne et connectée, dessinée par un architecte adepte du minimalisme, … il faut en payer le prix… Ce n’est pas toi qui décides que tu vas vivre un nouveau départ, c’est le propriétaire qui décide si tu le mérites ou pas… et pour vivre dans cette maison il faut ressembler à cette maison… Il faut la vivre, la sentir, s’en imprégner…

Les chapitres s’alternent et ne ressemblent pas ! J’ai beaucoup apprécié la succession des chapitres qui naviguent entre Jane, la fille de maintenant et Emma la fille d’avant, qui a vécu dans ces murs.

C’est incroyable de constater la similitude des choix qu’elles font.

Elles se ressemblent physiquement et leurs actes sont quasi identiques, malgré les 3 ans qui séparent la vie de ces deux femmes.

Le passé d’Emma rejoint et croise le présent de Jane, les rendant plus proche que jamais au point d’en devenir troublant…

La maison est un personnage à part entière, une maison connectée, qui contrôle ton poids, qui te pose des questions et ne rebranche le tout qu’une fois que ton questionnaire est validé… Cet endroit te possède peu à peu, au point que tu es fait à son image, minimaliste, épuré.

Un excellent thriller psychologique avec une construction déroutante, c’est presque un huis clos oppressant… La manipulation à l’état pur. Tout le monde manipule tout le monde et même la maison devient manipulatrice …

Je tiens à remercier les éditions Mazarine et NetGalley pour cette découverte en avant-première.

Bravo à l’auteur qui a su distiller avec parcimonie le doute, l’obsession, la manipulation. Le suspense est travaillé de main de maître et s’installe peu à peu, à l’image de la maison qui prend peu à peu possession de toi… Le mystère s’épaissit autour de ces deux femmes pour un final d’une excellente qualité et que je n’ai pas vu venir ! Un auteur à suivre c’est certain.

La fille d’avant fait l’objet d’une adaptation par le réalisateur Ron Howard, c’est dire la qualité de ce thriller psychologique dont le cœur est la manipulation…

challenge polar et thriller 2016-2017

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challenge un pavé par mois

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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La Baie des Morts d’Azel Bury

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♦ Auto-édition ♦ Parution : 06/11/2014 ♦ Pages : 276 ♦ Prix broché : 15€ ♦ Prix Ebook : 2,99€Genre : thriller-fantastique, thriller ésotérique

Encore une très belle découverte issue de l’auto-édition, que je suis heureuse et fière de pouvoir vous faire découvrir.

Un livre difficile à classer, tellement l’auteur nous embarque dans une histoire qui peut sembler complètement barge ! J’aime ce côté  flippant, qui te laisse présager une belle découverte…

Irma et Adriel, journalistes pour une émission télé sur les phénomènes paranormaux, débarquent dans la petite ville du nord de l’Écosse pour élucider les phénomènes étranges : un petit garçon est hanté par le fantôme d’une petite fille, Betty et par l’esprit d’un Viking.  L’intrigue est posée ! A moi les fantômes !

Je n’ai pas été déçue par l’atmosphère que dégage Cruden Bay, « la Baie des morts« , lieu d’une terrible bataille en 1012,  Olderik, grand chef viking, meurt, trahi par les siens. C’est aussi à Cruden Bay, qu’un avion s’est écrasé, trente ans plutôt…

Avec Azel Bury, on embarque en Ecosse, pays propice aux légendes en tout genre et ça fonctionne ! L’atmosphère de la petite ville est palpable et donne à la trame du livre un aspect irréel !

L’alternance entre les points de vues des personnages est magistrale et permet de vivre l’intrigue au plus prêt et donne au récit un rythme soutenu, sans temps morts. Cette alternance m’a vraiment permis de m’attacher aux personnages, tous ont un rôle et tous sont travaillés avec brio, au point de les voir défiler devant toi, à l’instar des spectres et vikings de Cruden Bay

Nos deux journalistes, commencent leur enquête de façon simple et on se dit effectivement, cette affaire sera plus du « sensationnel », comme ils ont l’habitude de le faire pour l’émission « au-delà de l’au-delà ». Mais c’est sans compter sur les découvertes qui vont faire émerger l’iceberg , c’est sans compter le passé et ses secrets avec les démons qui hantent le présent…

Rien n’est pris réellement au sérieux au départ et puis on se retrouve vite plonger dans le doute. J’ai vécu l’enquête avec Irma et Adriel et mes doutes ont fondu en même temps que les leurs, mon esprit s’est mis à se poser beaucoup trop de question… L’atmosphère va peu à peu se transformer, nous prendre dans ses filets et nous glacer… Oui, nous, car j’ai également participé à cette enquête!

L’auteur a ça de génial qu’elle t’embarque dans son récit, sans que tu saches que tu vas partir pour un voyage complètement flippant… Entre paranormal et réalité, tu n’arrives plus à distinguer le vrai du faux, la réalité du rêve… Nos peurs sont présentent et les sentiments tellement bien décrits que c’est troublant… 

Rien ne m’a préparé à la fin… Une fin glaçante et complètement surnaturelle… Azel Bury mélange les genres, fournit un livre inclassable, entre le thriller, le paranormal et la sauce prend et j’en redemande !

Je n’ai qu’une envie, c’est de me retrouver aux côtés d’Irma et Adriel pour une nouvelle enquête…

Chapeau bas et merci !

challenge polar et thriller 2016-2017

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Bronson de Arnaud Sagnard

81usmg9xnlEditeur : Stock Collection : la Bleue Parution : 16/08/2016 Pages : 272 ♦ Prix : 19,00€ Genre : Biographie

« Je n’aurais pas dû regarder cette vieille série B avec Charles Bronson.
À l’écran, un homme prépare un attentat dans une chambre d’hôtel minable. Longtemps, il observe par la fenêtre l’appartement qu’il fera sauter à la nuit tombée. Un quart d’heure passe sans qu’un mot soit prononcé.
Ce quart d’heure a occupé les dernières années de ma vie. Cinq ans à tenter de comprendre comment cet acteur “au sourire de pierre” pouvait produire un tel silence. Pourquoi ce film m’obsède-t-il autant ? Pourquoi creuser dans la carapace d’une vedette défunte ?
Un jour, j’ai lu cette phrase : Si les morts pouvaient parler, ils auraient sans doute la voix de Charles Bronson. Je commençais à comprendre : comme moi, il vivait entouré de cadavres et devait se couvrir les yeux pour dormir. Et comme chacun de nous, dès que l’écran s’éteint, l’enfant qu’il a cessé d’être a peur. »

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Qui ne connaît pas Charles Bronson ? Plusieurs générations ont baigné dans ses films.

Je ne suis, pas fane d’autobiographies, mais j’avais envie de voir, comment était abordée celle-ci et comment l’auteur présentait cette figure emblématique.

L’auteur tente de présenter le parcours de la star, on comprend mieux, parfois ses choix de films… Arnaud Sagnard, raconte l’homme et il le fait d’une belle manière, même si, en fin de compte les pages parlant de l’acteur ne sont pas très nombreuses. L’imagination de l’auteur est fertile et il s’affranchit quelque peu des faits que l’on peut trouver dans une biographie classique.

Ce livre est plus centré sur l’auteur lui-même, qui se met trop en avant, en répétant à qui veut le lire, ce qu’il a appris du travail de recherche.

Me suis-je trompée de biographie ???!!! L’auteur ne peut s’empêcher de ramener les choses à lui et nous parler de ses recherches !

L’auteur s’étale et nous étale ses connaissances, avec trop de digressions inintéressantes. Il a du mal à laisser la place à cet homme qu’était Bronson, dont la vie était assez intrigante pour pouvoir mener à bien une biographie sympa.

L’auteur, aime nous parler des drames qui ont jalonné la vie de l’acteur avec un regard, à peine voyeur et limite morbide ! N’y avait-il que cela à raconter ? L’auteur m’a perdu en chemin, mais il s’était certainement perdu avant moi… il perd le fil conducteur de son livre, pour ne se centrer que sur lui-même.

Si vous voulez une biographie sur Bronson, passez votre chemin, mais si vous voulez une auto-biographie d’Arnaud Sagnard, allez y ce livre est pour vous.

En bref, malgré les qualités indéniables pour l’écriture, l’auteur n’a pas réussi à se mettre en retrait et a perdu le vrai sujet de son livre, c’est à dire : Charles Bronson.

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Journaliste, Arnaud Sagnard est rédacteur en chef au Nouvel Observateur depuis 2014.  Il participé à la création de deux titres de presse, le magazine GQ (2008-2014) et 20 minutes (2002-2008). A également collaboré à Technikart, Libération et au magazine Photo.
Déjà auteur de « Vous êtes sur la liste ? Enquête sur la tyrannie des branchés ».

Les filles des autres de Amy Gentry

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Editeur : Robert Laffont Collection : la Bête NoireParution : 19/01/2017 ♦ Pages : 336 ♦ Prix : 19,50€ Genre : Suspense, Thriller psychologique

ÊTES-VOUS BIEN CERTAINE DE CONNAÎTRE VOTRE FILLE ?
D’AILLEURS, EST-CE VRAIMENT LA VÔTRE ?

À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu’une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c’est Julie.
Passé la surprise et l’émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu’un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité – n’osant s’avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne…

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Cette seule phrase : « ÊTES-VOUS BIEN CERTAINE DE CONNAÎTRE VOTRE FILLE ? D’AILLEURS, EST-CE VRAIMENT LA VÔTRE ? » a attiré mon attention ! Le retour d’Yvan a fait le reste…

« Les filles des autres », premier roman d’Amy Gentry vend du suspense sur la couverture et ce n’est pas un mensonge que la Bête Noire nous vend ! Un vrai suspense doublé d’un très bon thriller psychologique

On est embarqué dans une histoire familiale douloureuse, avec l’enlèvement huit ans plus tôt de Julie. Drame qui se déroule au sein même de la maison et dont le seul témoin est Jane, alors âgée de dix ans. L’auteur, nous propulse huit ans plus tard… Tout de suite le ton est donné, la famille est disloquée mais tente tant bien que mal de rester soudé… D’espoir il n’y avait plus… Un corps à enterrer aurait permis de faire le deuil… Mais, contre toute attente, Julie revient… Elle a vingt et un an… Elle est sonnée, pâle et amaigrie …

Julie est de retour….

Tous les espoirs sont permis… Tout le monde voudrait se réjouir et rattraper le temps perdu, reconstruire les liens, malgré les doutes qui assaillent rapidement Anna, la mère.

La maternité est largement mise en avant, l’auteur nous emmène dans les doutes et les questions d’Anna… Comment construire ou reconstruire avec un être que tu ne connais plus… Anna forcément n’est pas différente, elle se demande qu’a pu vivre sa fille, comment a-t-elle survécue. Tout peut nous échapper, confronté à ce genre de situation, la construction d’un lien parental rompu, n’est pas des plus facile, tu te pose des questions, auxquelles tu n’auras pas forcément de réponses… Mais souhaite-tu réellement avoir les réponses, qui peuvent être encore plus douloureuses que le mal en lui-même…

Julie a survécu, Julie est revenue parmi sa famille, Julie s’est construite sur le mal qu’elle a vécu… Et son arrivée, remet en question les huit années à vivre à côté de ses pompes!!! Car Anna, n’a pas su, ou par peur, n’a pas voulu créer de lien avec son autre fille Jane… Comment donner de l’amour à l’enfant qui reste, alors que tu es toit-même larguée, comment aimer, quand toi-même tu te déteste ?

Ce livre ne peut laisser indifférent ! Amy Gentry malmène son lecteur et l’embarque dans une histoire d’une rare cruauté mais tout en douceur… Elle brouille les pistes …

Le récit est magnifiquement construit, les chapitres s’alternent entre présent et ce que semble avoir vécu plusieurs personnes… On se demande d’ailleurs pourquoi l’auteur nous entraine dans le sillage de ces personnages… des personnages meurtris, Charlotte, Gretchen, Violet… Qui sont-elles ? Je me suis demandée dans quoi l’auteur m’embarquait… Mais tout prend son sens avec ce final en apothéose !!!

Waouhhh quelle construction, quel talent, partant d’un thème largement utilisé, l’auteur arrive, pour un premier roman, à présenter un petit bijou !

Ne vous y trompez pas ! Avec « les filles des autres » vous serez malmenés, noyés dans ce que l’Humain a de plus mauvais et de plus bas… Comment se reconstruire… Ou se construire quand tu as vécu l’horreur… La force de caractère des personnages est vraiment une belle leçon et l’auteur nous surprend…

Julie a grandit, Julie s’est construite dans la douleur… Mais parfois il faut guérir le mal par le mal…

Une vraie étude sur la psychologie humaine, sur la construction de soi dans la douleur, sur les rapports entre les parents et les enfants, sur le manque d’attention envers l’enfant qui est présent.

Difficile de garder les idées claires, quand tout semble perdu, quand une partie de soi a disparu… Mais comment faire pour sauvegarder un lien, de plus en plus ténu avec cet enfant que l’on ne vois plus, car trop centré sur sa douleur ! L’auteur nous démontre à quel point, les sentiments, les doutent peuvent atteindre les enfants, qui observent et se construisent à travers leurs parents…

Un vrai thriller psychologique, d’une très grande qualité et d’une construction magistrale ! Un auteur à suivre, sans aucun doute.

Merci aux éditions Robert Laffont et à NetGalley 🙂

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avt_amy-gentry_4494Amy Gentry est titulaire d’un doctorat (PhD) d’anglais de l’Université de Chicago en 2011.

Chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, ses chroniques apparaissent également dans Salon, la LA Review of Books ainsi que dans l’anthologie Best Food Writing of 2014.

challenge polar et thriller 2016-2017

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L’Origine des Mondes de France Missud

51cqoiicjfl♦ Auto-édition Parution : 02/2016 ♦ Pages : 320 ♦ Prix Broché : 16€ Genre : Aventure

Avec le projet « voyager avec les auto-édités » organisé par Passion Cultur’All je ne pouvais qu’embarquer pour ce voyage en compagnie d’auteurs auto-édités et ainsi contribuer à vous les faire découvrir ! fb_img_1484472858646.jpg

J’ai eu le plaisir de débuter l’aventure et de découvrir l’Origine des Mondes, qui me faisait de l’oeil. Je pensais rester dans un registre familier, au vu de la 4ème de couverture. Mais pour le coup, je me suis trouvée embarqué dans une lecture complètement différente de mon registre habituel.

France Missud m’a prise au dépourvu avec le début de son livre, qui s’annonçait triste … et même si j’aime les lectures trashs, je n’apprécie pas les romans qui nous embarquent dans trop de tristesse, Éloïse et Martin rendent visite à leur mère, en stade final d’un cancer. Waouhhh le décor est campé… Enfin je me suis dis non, c’est pas possible !!! L’auteur ne va pas me faire ça !!!???

Bon, je me suis quand même dis qu’il était impossible de ne pas continuer la lecture, si non j’arrêtais au bout de 40 pages !

Je me suis accrochée… Je ne pouvais pas être tombée dans un traquenard ??? Et là c’est reparti… Bein oui quoi, sur son lit de mort, la mère d’Éloïse lui révèle que sa vie est construite sur un mensonge. Le monde qu’elle a toujours connu n’est pas le sien. Forcée de la croire lorsqu’elle est poursuivie par un homme aux capacités étranges, elle entraîne alors son petit frère et sa meilleure amie dans un voyage mystérieux à la recherche de ce monde parallèle.

Ah ça y est ! Les choses vont pouvoir commencer….

Je ressors de cette lecture, très mitigée. J’ai alterné entre bons moments et moments de lassitude. J’ai cru que j’allais abandonner, n’étant pas fan de romance, j’ai trouvé qu’elle était trop présente.

A part ce côté trop romancé, l’univers créé par l’auteur est vraiment bien travaillé, bien pensé, aboutit à merveille ! C’est grâce à cela que j’ai pu continuer.

« –Dans… le monde… où tu es née… Éloïse… les cigarettes… n’ont jamais… existé. »

Deux mondes sont exposés : le notre et notre opposé. On se retrouve catapulté dans un univers sain en tout point de vu, la faune et la flore sont totalement respectées et les personnages vivent en totales osmose avec la nature. Ils ont appris des erreurs des humains et exploitent leurs capacités à fond. La transition entre les deux mondes m’a semblé longue, on suit Eloïse, son frère et sa meilleure amie en plein apprentissage avant leur intégration.

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, pas encore mûres à mon sens, non pas dans le travail de l’auteur, mais dans le côté assez puéril des deux personnages principaux, je trouve que cela gâche quelque peu l’histoire…

France Missud nous dévoile un livre de belle qualité, avec une écriture fluide et bien travaillée. Les émotions sont bien transcrites avec ce Paris sous la grisaille pour faire le parallèle avec la maladie et la mort de la mère d’Eloïse… Le sentiment amoureux, les doutes, les questions sont identiques à celles que nous pourrions nous poser face à l’être aimé…

« Je me repassais en boucle la courte scène que je venais de vivre. J’avais été en symbiose avec lui. Communiquer avec un animal avait été l’expérience la plus fascinante que j’avais eu à vivre de ma vie entière. J’avais ressenti ce qu’il avait ressenti et par la même occasion des sensations inconnues. Un instinct primitif, je ne sais pas, quelque chose que les langues n’avaient jamais pu décrire.
« Tu comprends l’intérêt de la télépathie maintenant ? »
Raphaël avait tout compris. Il m’avait fait venir ici pour que je sois moins égoïste. Et j’avais dépassé ses espérances. Tout me parut limpide à présent, notre rôle dans l’univers, notre travail ici. »

Le final s’accélère et on se dit chouette on va en apprendre plus sur cette vie qui se profile, mais c’est sans compter sur le travail de l’auteur qui décide de laisser le suspense à son apogée.

Suite dans la prochaine aventure.. Une ouverture dans le prochain tome, que certains pourraient trouver brutale, mais que j’ai trouvé intéressante.

Avec ce premier opus, l’auteur campe son univers et met en place les pions de manière subtile et adroite, sans jamais trop en dévoiler.

Malgré mon avis mitigé, enfin pas si mitigé que ça, j’ai aimé cette lecture, si on met de côté la romance. Je pense lire la suite car l’auteur a fait en sorte de me donner envie de continuer l’aventure et de découvrir l’univers qu’elle a mis en place. Ce qui n’était pas gagné ! Pour son premier roman l’auteur nous promet de belles découvertes.

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 avt_france-missud_2219Animée par une insatiable curiosité, les nombreux voyages qu’elle a entrepris depuis ses plus jeunes années et ses nombreuses expériences professionnelles ont contribué à forger sa créativité et son imaginaire.

L’exorciste de William Blatty

16641047_1580499625295277_508371656620819110_n Editeur : Robert Laffont ♦ Parution : 1974 ♦ Pages : 531

♦ Prix : 11,50€ ♦ Genre : Epouvante

Je me suis lancée dans cette lecture par défit ! Les réseaux sociaux te poussent souvent à sortir de ta zone de confort et je remercie Guillaume, que vous pouvez retrouver via son blog.

En effet, qui ne connaît pas l’Exorciste ? On a tous et toutes été marqué par ce film, mais peu de personnes savent que c’est avant tout un livre à découvrir…

Vous allez me dire : « pourquoi zone de confort, alors que tu es fana de ce genre de livre ?  » Bon, j’avoue tout ! J’ai tellement eu peur de ce film étant gamine, que j’avais peur que ce livre fasse ressurgir mes peurs enfantines… Enfin pas si enfantines que ça quand même… Quand tu as regardé le film à 7 ans, tu es marqué au fer rouge pour la vie… Donc je n’avais pas envie d’avoir peur et de retrouver mes démons…

Mais, comme j’aime avoir peur et ressentir le frisson me parcourir, je me suis lancée… Et j’ai bien fais !!!

A y est, Hourra, je suis exorcisée …. Bein oui quoi ? Comment j’ai pu avoir peur de ce livre ? Bein je ne sais pas et je remercie beaucoup Guillaume, grâce à qui j’ai exorcisé mes peurs !

Pour Chris Mac Neil et sa fille Reagan, une adolescente de douze ans, la vie s’écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington.

Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés. Quant à Reagan, d’étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche.

Tandis que peu à peu la personnalité de l’enfant se dédouble et se disloque, face aux médecins impuissants, un psychiatre va recommander un exorcisme face à son impuissance à mettre un nom sur cette maladie…

L’auteur place son intrigue au sein d’une famille totalement banale et parsème son récit d’explications médicales, qui trouvent toutes un sens, prises une par une et c’est tout cela réuni qui donne force au récit de William Blatty qui peu à peu nous plonge dans l’horreur.

On ne peut lire ce roman, sans se voir défiler les images du film ! Comme quoi les images ont un réel pouvoir sur nos esprits !

Les scènes les plus marquantes, sont sans conteste celles qui se déroulent dans la chambre de Regan, avec ce froid glacial, tellement glacial que tu en arrive à mettre une petite laine, histoire de faire passer le tout …

« – Qu’attendez-vous pour commencer? Tout de suite… Hein?
Quelque chose ne tournait pas rond.
– Tu aimerais cela? s’enquit Karras intrigué.
– Énormément.
– Mais est-ce que cela ne te chasserait pas de Reagan?
Le démon rejeta la tête en arrière en gloussant à perdre haleine, puis s’arrêta brusquement et répondit d’une voix gutturale :
– Cela nous rapprocherait.
– Toi et Reagan?
– Nous et vous, mon bon ami, croassa la voix. Nous et vous. Ha! ha! ha!
Karras sentit de nouveau cette main glaciale l’effleurer, se pose

Je n’ai pas eu peur, je me suis limite ennuyée … Ah oui ? Mais comment cela ?

L’intrigue met du temps à se mettre en place, je dirais qu’il faut vraiment arriver à plus de la moitié pour que ça démarre, ce qui fait que soit tu t’ennuie, soit tu saute des pages… Bon j’ai décidée de toute lire… Hein, autant aller jusqu’au bout… Et j’ai bien fais ! Les scènes les plus intéressantes, se révèlent peu à peu et les échanges entre le démon et le prêtre sont particulièrement bien construites.

« Ta mère suce des queues en enfer, Karras ! « 

Le démon met au défit le père Karras, en pleine crise de Foi. Le jeu entre le bien et le mal, Dieu et le Diable est excellent.

Les différentes pistes proposées par l’auteur, brouillent le lecteur, on passe des messes noires pratiquées à proximité du domicile de Chris à la conduite étrange de Karl Engstrom qui éveille les soupçons du lieutenant Kinderman. Pour finalement aboutir à un final qui se veut en apothéose !

Si on rapporte l’écriture à notre époque, y a du changement, l’écriture est intéressante et un peu en décalage avec nos livres « modernes » mais j’ai trouvé ça assez sympa !

Une lecture plus étrange qu’autre chose, malsaine, oppressante par moment, mais pas Le livre qui m’aura fait le plus peur ! Je dirais que, bizarrement, à la fin de ma lecture, j’ai ressenti une profonde tristesse, un mal être insidieux qui m’a déstabilisé…

challenge un pavé par mois

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William Peter Blatty est né à New York en 1928. Après une scolarité chez les religieux, notamment chez les Jésuites, il poursuit des études de littérature anglaise à George Washington University. Il écrit plusieurs romans et scénarii de films avant d’arriver à l’apogée de sa carrière littéraire avec L’Exorciste qui est porté à l’écran deux ans plus tard et connaît un succès mondial.

 

 

Les enfants de l’Ile aux Cendres de Sophie Guizani

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Autoédition ♦ Parution : 04/2016 ♦ Pages : 230

♦ Prix ebook : 4,99€ ♦ Genre : Thriller- horrifique

Louise, est sur le point de tomber en panne d’essence. Elle est seule sur une route déserte. Il fait nuit, elle a peur et elle sait qu’elle ne pourra jamais atteindre sa destination. Elle maudit sa vieille caisse et sa jauge bloquée à un quart du plein, mais elle ne sait pas que sa soirée va lui réserver bien plus de frissons puisqu’elle va rencontrer un étrange pompiste tout droit sorti d’un film d’horreur…puis, elle va disparaître. Plus tard, elle se réveillera sur une île habitée par des esprits. Cet endroit mystérieux a une âme bien à lui et une emprise maléfique.

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Plus besoin de préciser que l’auto édition recèle des auteurs et des écrits de très grande qualité, c’est pour cela que je suis toujours partante pour découvrir et vous faire découvrir ces auteurs.

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Aujourd’hui je vous présente « Les enfants de l’Ile aux Cendres » de Sophie Guizani. Dans mon escarcelle  j’ai « Cellule secrète » et bientôt je vous présenterais « Paranoïa Blog« . J’espère ainsi vous faire envie et me régaler aussi en découvrant sa plume.

« Les enfants de l’île aux cendres » est son premier roman qu’elle publie sous le pseudonyme de Safa Guizman, avant de le republier sous son véritable nom et après l’avoir retravaillé.

Avec « Les enfants de l’Ile aux Cendres« , vous découvrirez une histoire complètement démente, qui tarde un peu à se mettre en place, mais vous entraîne peu à peu dans l’horreur.

Louise, notre héroïne va se retrouver sur une île isolée, entourée d’une famille complètement folle! L’auteur pose les personnages et les décrit très bien, au point de les visualiser. Des fantômes, des êtres horribles, mais peu à peu on découvre leurs histoires.

Des histoires de tortures, de tests dans un asile de fous, d’épidémies… Et ces êtres suspendus entre la vie et la mort deviennent attachants et sympathiques, du moins on comprend…

Cette île maudite marquée par le mal, estampillée maléfique, que tout être avec peu de jugeote ne franchit pas, sera le refuge d’une famille complètement barge qui prend la fuite à la fin de la seconde guerre mondiale et ne trouve que cette île pour fuir la justice des hommes qui les punira pour appartenance nazi… Lui ancien nazi, elle arriviste et débauchée vont élever leurs enfants…

Le sadisme et la cruauté des personnages sont au rendez-vous quoi que l’on puisse en penser…

Cette île maudite sera le théâtre de la folie de cette famille psychopathe dont chaque membre a sa spécificité.

Les âmes sensibles seront scotchées par descriptions et les scènes gores décrites par l’auteur.

Louise qui va les côtoyer sera à la limite de basculer, d’être engloutie par le mal, mais cédera-t-elle ?

La plume de l’auteur est prometteuse, les différents chapitres sont bien posés et la fin qui se précipite est très bien amenée et ouvre sur d’autres possibilités…https://julitlesmots.files.wordpress.com/2016/11/trait-rouge.png?w=43&h=17

avt_sophie-guizani_4651Mariée et mère de trois enfants, Sophie Ochoa Guizani est passionnée de lecture fantastique depuis sa plus tendre enfance,
Fan inconditionnelle de cinéma d’horreur et de séries américaines.

Conception de Chase Novak : LC avec Un Bouquin dans la Tasse

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 Edition : Préludes
 Parution : 01/2015
 Pages : 480
 Prix Broché: 14,90€ 
Genre : Thriller, fantastique

Alex et Leslie Twisden mènent une vie radieuse : jobs en or, luxueux hôtel particulier en plein Manhattan et mariage passionnel. Ce qui leur manque en revanche, c’est un enfant, et après l’échec d’innombrables traitements, leur désir de progéniture vire à l’obsession. Dans une dernière tentative désespérée, le couple se rend en Slovénie afin d’essayer une procédure médicale très particulière. Et là, c’est le miracle… Dix ans plus tard, couvés et dorlotés mais vivant dans une maison habitée par les secrets, les jumeaux Alice et Adam se retrouvent chaque soir enfermés dans leur chambre, tandis que des bruits de plus en plus perturbants proviennent de celle de leurs parents. Un jour, ils décident de chercher à comprendre la vraie nature de ceux qui les élèvent. Leur découverte aura de quoi les épouvanter…

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« C’est pour qu’on ne vous mange pas, dit Leslie en ébouriffant les cheveux d’Adam. Elle le dit en plaisantant, mais cela résonne comme la chose la plus vraie qu’elle leur ait jamais dite. »

« Il a l’air délicieux, Leslie. C’est atroce, et c’est très excitant »

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En voulant lire « Scission » j’ai découvert que c’était une suite, ni une ni deux, me voici donc en train de lire Conception, avec un Un Bouquin dans la Tasse.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais l’extase n’a pas non plus été au rendez-vous ! L’intrigue a le mérite d’être bonne mais la sauce ne prend pas. L’auteur aborde le désir d’enfant, la maternité et la parentalité, à travers un style assez classique, fluide et agréable à lire. Même si le suspense est préservé tout le long de la lecture, en refermant le livre, j’ai eu le sentiment de trop peu.

Il faut attendre la page 80 pour que l’intrigue se mette en place et démarre vraiment ! Ce qui est bien long et donne un aspect assez monotone à cette première partie ! Après la monotonie, on enchaîne sur les courses-poursuites haletantes, des rebondissements et horreur avec des descriptions complètement gores et sanglantes, extrêmement détaillées.

La description des sentiments des parents envers leurs enfants est géniale !!!  C’est beau, attendrissant, complètement flippant aussi… Par moment l’aspect gore est tellement grotesque que cela en est risible, c’est bien dommage car cela décrédibilise le roman au point d’en rire.

Ok, le tout se lit bien rapidement, mais ne me laissera pas un souvenir particulièrement prégnant !

Je suis surprise que Stephen King vende ce livre ainsi : « A la fois terrifiant et sombrement drôle, CONCEPTION est une pure partie de plaisir »

Voilà un bouquin qui m’a trompé sur la marchandise !!! Dommage que la 4ème de couverture te vende du rêve et que tu te retrouve à t’ennuyer ! Bon comme le dit si bien le Belette, c’est certainement moi qui suis passée à côté ! Après tout le King ne peut pas se tromper 😉

challenge un pavé par mois

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avt_scott-spencer_3095Né en 1945 à Washington, Chase Novak est un ancien journaliste et a enseigné dans plusieurs universités des États-Unis. Conception est son premier livre et a été un best-seller dès sa sortie en Amérique.

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