Jessie – le roman de Stephen King adapté par Netflix

 

  • Titre original : Gerald’s Game 
  • Réalisation : Mike Flanagan
  • Scénario : Jeff Howard, Mike Flanagan
  • Acteurs principaux : Carla Gugino, Bruce Greenwood, Henry Thomas
  • Date de sortie : 29 Septembre 2017 
  • Durée : 1h43min
  • Genre : thriller-psychologique

Sans être le roman le plus connu de Stephen King, Jessie est une sacrée réussite, puisque sur 400 pages, l’auteur arrive à nous embarquer avec un seul personnage, Jessie, enfermé dans cette chambre…

Du coup, lorsque Netflix, a diffusé cette petite pépite, je ne pouvais laisser passer. Malgré une certaine appréhension… La bande-annonce laissait présager une adaptation fidèle au livre, ce qui promettait un très bon thriller psychologique.

Jessie se retrouve menottée au lit par son mari Gérald qui aime dominer… Sauf que Jessie en a un marre de ces jeux… Elle repousse son mari, qui fait une crise cardiaque. Jessie, toujours menottée se retrouve dans l’incapacité de se détacher. Tout le long du livre, elle va tenter de se libérer, de ne pas mourir de soif ou de faim et surtout de ne pas sombrer dans la folie.

Mike Flanagan propose une excellente adaptation. L’histoire démarre rapidement, Jessie, (Carla Gugino est formidable) ne passe pas le film toute seule avec ses pensées ou à se parler à elle-même. Le réalisateur trouve une façon très intéressante de mettre Jessie face à ses pensées.

Le passé de Jessie est décortiqué sous tous les angles, ses pensées et flashbacks sont très bien amenés pour permettre à l’intrigue de se dérouler sans que l’on s’ennuie. Aucun temps mort.

Peu à peu les souvenirs de Jessie ressurgissent et des visions commencent à la visiter, les ombres sont parfaitement maitrisées par le réalisateur qui arrive à montrer le parallèle entre ses souvenirs et sa situation… A ce qui l’a amené à être menottée à ce lit… Embourbée dans ses souvenirs…

Jessie, confrontée à ses monstres… Les monstres qui ne sont parfois pas ceux que l’on pourrait croire…

La tension monte crescendo et devient éprouvante autant pour le spectateur que pour Jessie.

Jessie m’a parfois mise mal à l’aise et cette impression est resté un certain moment palpable. Je pense que cela est largement dû au fait que la réalisation est très fidèle au livre et surtout que le jeu des acteurs est vraiment excellent.

L’actrice, Carla Gugino, réussit à faire passer beaucoup d’émotion, Bruce Greenwood et Henry Thomas, participent avec talent à cette ambiance malsaine.

En bref, une excellente adaptation, fidèle au livre ce qui en fait la meilleure adaptation à ce jour d’un livre de cet auteur. Le jeu des acteurs est excellent et malgré une mise en scène sans fioritures le rendu final est très bon.

Jessie est un film qui dérange, avec toutes ces peurs et angoisses abordées et il restera dans ma mémoire.

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Une dose d’adrénaline de Thomas Lejeune

Parution : 8 février 2017 – Prix papier :  14,99€ – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 530 – Genre : Thriller – romance –

Cela faisait plusieurs mois que ce livre attendait dans ma PAL, effectivement je l’ai acheté suite à plusieurs retours positifs que j’ai vu passer à droite à gauche… 

Une fois ma lecture terminée, je me suis sentie bien seule… 

Bien seule face à ma déception… 

Peut-être suis-je exigeante ? C’est certain… 

Trop sévère ? Non, surtout que ma déception, ne porte pas tellement sur l’intrigue, dont l’appréciation reste très subjective.

Je dois dire que j’ai du mal à faire un retour clair, tellement tout est confus dans mon esprit.

Confus, comme cette lecture l’a été. Mon esprit est confus au même titre que la confusion qui règne dans ce livre… Ok l’intrigue est mignonne, change de ce que l’on a déjà pu lire avec ce jeune couple dont la vie amoureuse est parsemée de jeux de rôle qui pimentent leur quotidien… Cap ou pas Cap… L’idée est vraiment sympa. Mais pour moi ça s’arrête là.

La construction des personnages manque de profondeur, de caractère et je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’entre eux… Sauf peut-être le père, qui reflète bien la déchéance d’un père qui a perdu son boulot et qui se retrouve à ne plus pouvoir rien gérer tellement la bouteille est devenue son amie…

Même si l’auteur nous entraine avec un début qui démarre vite, dans des situations aussi tragiques les unes que les autres, j’ai eu du mal à m’imprégner et à entrer complètement dans ce récit.

Ce qui ressort du récit, c’est l’amour que l’auteur a pour cette Irlande, qu’il évoque avec plaisir…

Plusieurs choses m’ont vraiment gêné et je n’ai pu me détacher des erreurs qui parsèment le récit.

J’ai du mal à comprendre comment l’auteur a pu se laisser entrainer dans un phrasé aussi lourd et aussi mal construit. Pourquoi utiliser des phrases compliquées qui ne viennent qu’alourdir le récit et casser une dynamique.

« le vent siffleur amplifiait son mal de crâne corrosif » Pourquoi ne pas utiliser un langage simple qui ne soit pas imagé au point d’en être ridicule.

« son vélo déposé en vrac… » « Des réverbères nasillards » 

« La nervosité la gagna en déchiquetant la première enveloppe »

« Sorti de ses pensées bibliques »

« sa main droite martyrisant le haut du volant. Pris d’un râle de gorge tenace, il grimaça et le défonça de trois violents coups. »

« …elle ôta et s’offusqua devant sa chaussure accidentée toute neuve… » Je n’ai jamais vu une chaussure accidentée…

« aux yeux désorbités »

«…rythme cardiaque cognait sa poitrine par épisodes aléatoires…» Son cœur cognait fort dans sa poitrine… Simple, directe…

«…Aaron retrouvait des brides d’admiration pour Emmy…» Des bribes auraient certainement été plus logique…

Je trouve vraiment dommage que l’auteur présente un texte avec autant de fautes et de contresens. Je suppose qu’en tant que lectrice je devrais m’attacher à l’intrigue et moins à l’écriture. Sauf que pour moi les deux sont intrinsèquement liées et je ne peux apprécier un récit, même si l’intrigue est excellente, car elle sera gâchée par un français approximatif. Il n’y pas d’intrigue si elle est mal écrite !

J’espère sincèrement que l’auteur fera une relecture honnête et retravaillera son livre qui aurait pu être bon, car le postulat de départ avait de quoi faire un bon livre avec un rythme soutenu… Pour cela il faudrait élaguer quelque peu les longueurs et refaire une relecture attentive pour que les corrections soient faites.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 –                  ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Alter Ego : Au-delà des apparences de Sélène Derose

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Parution : 6 juin 2017 – Prix papier :  13€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 386 – Genre : Thriller-psychologique


Je pensais tomber sur un thriller psycho-fantastique, mais je me suis trouvée entrainée dans un roman initiatique… L’auteur entraine son lecteur dans une bulle de douceur, à la recherche de soi… Nous faisons la connaissance de Niya, amérindienne dont la culture différente est très bien décrite par l’auteur.

Avec une écriture fluide, l’auteur nous entraine vers un sujet différent de ce que l’on peut découvrir. Elle nous explique les coutumes des natifs des États-Unis et elle le fait juste comme il faut, sans tomber dans des descriptions qui auraient pu se révéler trop longues et fastidieuses à suivre…

Niya va affronter son passé, pour vivre son présent et son avenir.

L’auteur oblige son lecteur à se poser des questions pour découvrir Niya et malgré toutes ses interrogations, le fin mot sera délivré par l’auteur qui perd son lecteur pour le retrouver et lui livrer une part de vérité… La fin restant ouverte et permettant à chaque lecteur d’appréhender les choses comme il veut…

Un roman sur la quête de soi, sur la recherche de son moi profond…

Des personnages hauts en couleurs et très bien construits, chacun apportant sa pierre à cette lecture la rendant plus agréable.

Elle a écrit « Quêtes, d’ombre et de lumière » (2017), un recueil d’histoires courtes et « Alter Ego: Au-delà des apparences » (2017), un roman psycho-fantastique, contemporain et moderne. Sélène Derose vit à Montpellier depuis une dizaine d’années. son site : http://www.selenederose.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/Selene.Derose.auteur/
Twitter : https://twitter.com/selene_derose

Challenge ABC 2017 auto-édition 

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Elle vivait dans nos yeux de Sophie Blitman

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Parution : 25 janvier 2017 – Prix papier :  12€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 204 – Genre :  thriller-psychologique


Comme chaque année , un groupe d’amis se réuni après les vacances d’été pour passer un moment ensemble. Une parenthèse avant une rentrée qui peut être tumultueuse… L’auteur va prendre le temps de nous planter ses personnages, leurs caractères, en les présentant sur plusieurs facettes… Le lecteur entre dans leur intimité, leurs souvenirs dévoilant par la même occasion leur affinités et opposition… Leurs divergences…

La mort tragique du personnage fédérateur va faire exploser le groupe… Faire émerger les différents… Sa mort va créer un vide et entrainer le lecteur sur les traces de celle que l’on ne connaitra pas… Mais dont la perte sera l’élément déclencheur de la rancœur, un goût amer va entrainer ce groupe dans les désillusions et les trahisons… Le deuil modifie parfois notre perception de l’autre… Les personnages s’interrogent sur leur vie, leurs sentiments, leurs échecs, les rapports qu’ils entretiennent, les non-dits…

L’absence de dialogue est assez déstabilisante, c’est une lecture descriptive des sentiments humains

Le début est long à se mettre en place, l’auteur part dans des descriptions que j’aurais souhaité plus courtes et un démarrage plus rapide… C’est long et lent tout à la fois… J’aurais préféré que  cela soit plus rapide et concis, pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue sans s’ennuyer…

Malgré ce début, introspection sur chaque personnage, l’auteur évoque un drame… Qui sera le début de la fin de cette amitié… Une amitié qui va en prendre un coup… Les chapitres sont plus courts, plus dense avec des changements de personnages, donnant une dynamique plus intéressante au récit…

Je me suis parfois trouvée un peu larguée… Plus de dialogues auraient pu permettre de s’attacher aux personnages dont les pensées s’entremêlent au point parfois de perdre le lecteur…

Malgré ces longueurs, l’auteur a une plume agréable, j’aurais souhaité plus de profondeur dans la construction des personnages, l’idée de traiter le deuil, le comment vivre après est très bonne, mais les descriptions trop longues m’ont fait perdre le fil et cela ne m’a pas permis de m’attacher aux personnages… Peut-être cette distance créée par l’auteur est-elle nécessaire pour parler de ce sujet, mais du coup le lecteur se sent comme spectateur sans jamais ressentir d’empathie…

Un premier roman, qui a des qualités, mais qui aurait pu être moins descriptif, qui aurait pu être élagué un peu, histoire de faire du lecteur un acteur à part entière et lui permettre de s’identifier aux personnages. L’auteur a du potentiel et sa plume ne peut que s’améliorer…

Je remercie l’auteur, Sophie Blitman pour cette lecture atypique qu’il est difficile de classer, c’est une histoire sur la vie, sur les sentiments et les émotions de chacun…..

Agrégée de lettres modernes, elle a enseigné en tant que professeure de français avant de se tourner vers le journalisme, tout en restant dans le domaine de l’éducation. Aujourd’hui indépendante, elle partage son temps entre son activité de journaliste et l’écriture de fictions. « Elle vivait dans nos yeux » est son premier roman.

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La fille à la peau pâle et frêle de Jennifer Del Pino

 

Parution : 24 octobre 2017 – IS Éditions Collection Sueurs glaciales Prix papier : 13,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 160 – Genre : Thriller

 

Un roman atypique, proposé par IS Edition, « La fille à la peau pâle et frêle » entraine le lecteur dans l’esprit d’Élise une psychopathe de 25 ans, dérangée, je dirais même complètement barge, a un comportement étrange, puisqu’elle torture et tuent…

C’est un choix narratif original puisque nous faisons la connaissance d’une psychopathe, ce qui est assez déroutant. En effet, la majorité des psychopathes présentés dans les thrillers sont des hommes et j’ai trouvé très original de plonger les méandres d’un cerveau féminin, complètement tordu et malade… Surtout qu’elle assume cette nana !! Oui, elle assume et raconte avec détachement tout ce qu’elle a pu faire de plus horrible, au point parfois de ce demander si elle ne tire pas une certaine jouissance à se raconter…

Dans un premier temps, le personnage principal devient narratrice, elle se décrit, fait son propre portrait et en même temps le lecteur profite des pensées de sa dernière victime…

J’ai été impressionnée par le choix de l’auteur, de faire parler cette jeune femme qui explique pourquoi elle agit ainsi… Aucun regret, bien au contraire elle n’essaie pas de résister à ses pulsions…

Dans une deuxième partie, le lecteur va se voir raconter, aux différentes manières dont elle va faire mal… Elle aime ça… Elle en a besoin… C’est viscéral, au point d’en devenir incontrôlable… Une vengeance… Qui va prendre des proportions qu’elle n’avait peut-être pas mesuré…

Des extraits d’un carnet secret sont des uppercuts que l’auteur balance à son lecteur… Comme un électrochocs pour lui faire comprendre, qu’on ne devient pas psychopathe gratuitement… Que rien ne se fait sans raison…. Un enfant confronté au mal absolu… Dérive et bascule dans l’horreur…

Malgré une intrigue courte, ce livre a la construction atypique et dérangeante permet de passer un très bon moment en compagnie de « la fille à la peau pâle et frêle » même si j’ai parfois eu peur qu’elle m’entraine dans sa folie… Élise garde la tête froide et sait très bien qu’elle n’est pas comme tout le monde… Mais elle assume… Elle aime faire mal, elle aime tuer…

Merci à IS Editions pour cette lecture et pour la confiance qu’elle m’accorde.

Après un premier ouvrage publié sous pseudonyme et dont l’identité et le titre resteront secrets (éditions Mille Plumes, 2012), puis La vie et la mort des âmes blessées (éditions ABCD’r, 2016), La fille à la peau pâle et frêle est son premier thriller, publié chez IS Edition. Parmi ses titres publiés figurent également : Sophro-Aromathérapie (Mon petit éditeur, 2016), Huiles essentielles, bibliothèque des maux et remèdes (Editons Vie, 2017)

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La fille derrière la porte de Patricia Hespel

Parution : 27 avril 2017 – éditeur : Les Nouveaux Auteurs Collection : Thriller Prix papier19,95Prix Numérique : 12,90€Pages : 330Genre : Thriller psychologique

Chaque lecteur, chaque être humain a une part d’ombre en lui… Une part sombre… Que l’on décide ou non de suivre… Qu’est ce qui fait que l’être humain bascule de l’autre côté ?

Avec «La fille derrière la porte», l’auteur, Patricia Hespel, nous entraine dans les tréfonds de l’âme humaine… Dans les tréfonds de la manipulation à l’état pur… La manipulation comme je l’ai rarement vu décrite.

Vivant dans le même immeuble, la rencontre entre deux jeunes femmes va bouleverser leur vie… Léna va coacher sa voisine en pleine dépression… Mais pas un coaching comme on se l’imagine… Pourtant, Emmy va suivre sa « coach » sans hésitation et en se plier à ses quatre volontés…
Une transformation qui va être impressionnante…

Chaque personnage est construit avec talent et méticulosité, chacune à sa façon bouleversera le lecteur, même le pire d’entre eux…

Le récit tourne principalement autour de :

Emmy : dépressive, larguée par son mari, perd son emploi et la garde de ses enfants….

Léna : l’opposée d’Emmy, battante à qui rien ne résiste et qui est actrice de sa vie. Vit avec Magnus rencontré dans un hôpital psychiatrique quelques années auparavant.

Magnus : compagnon de Léna, soumis et dépendant affectif…

Le postulat de départ est assez classique, la voisine psychopathe est un sujet largement abordé dans plusieurs thrillers, mais je dois dire que l’a l’auteur m’a complètement retourné l’esprit!

L’auteur, entraine son lecteur petit à petit vers un dénouement, dont elle livre les réponses par parcimonie… Les révélations se font petit à petit, sans dévoiler l’intégralité de son jeu de carte, l’auteur manipule son lecteur au point de le rendre accro… Comme on le serait d’une drogue…

Dans la plupart des thrillers, l’intrigue se construit sur le modèle de l’entonnoir. Mais ici l’auteur procède différemment puisque les nœuds se défont pour former une trame souple et fluide pour finalement nous serrer dans ses filets avec un nœud coulant pour nous couper le souffle… On a beau essayé de reprendre sa respiration, parfois la lecture se lit en apnée et le final en apothéose oblige le lecteur à reprendre son souffle…

Au départ, Emmy et Léna sont des personnages fondus l’un dans l’autre et des chapitres à flash-back permettent de mieux les dissocier et ainsi se révéler au lecteur. Une histoire construite autour d’un trio étrange et on sent bien qu’un drame se noue… Qu’un drame est à fleur de peau, mais l’issue ne se dévoile qu’à la fin et on comprend enfin…

Enfin le lecteur a le fin mot de cette histoire et là, je dis bravo à l’auteur et merci !

Une intrigue rondement menée, des personnages très bien travaillés et dont la psychologie est fine et tellement réelle qu’ils prennent vie sous nos yeux grâce à la plume addictive de l’auteur, une plume vive et acérée qui nous entraine sur des chemins sombres… L’auteur joue sur les sentiments, les non-dits, la manipulation sans jamais tombée dans les travers de la violence gratuite.

Le Prix du Suspense Psychologique 2017 est largement mérité.

Juriste de formation, Patricia Hespel a travaillé une douzaine d’années dans le secteur notarial. Elle a quitté son activité professionnelle pour tenter l’aventure du roman. Après son premier roman « Duelles », paru en 2011, Patricia Hespel a publié son deuxième livre, « Au bout du chemin » qui a obtenu le Prix du roman Femme actuelle 2013.

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Meurtre sur Oléron – Les mouettes ne se marrent plus de Line Dubief

 

Parution : 2 mars 2017 Editeur : La Geste Collection le Geste Noir – Prix papier :  13,90€ –  Pages : 304 – Genre : Polar

 

En refermant ce livre, un sentiment de plénitude m’a envahi… J’ai passé un excellent moment avec une lecture douce et emprunte de délicatesse, malgré le drame qui est la trame de ce polar digne de ce nom, porté par une maison d’édition qui s’attache à promouvoir la culture entre Loire et Gironde en publiant chaque année une centaine d’ouvrages sur les régions du Centre-Ouest.

Une intrigue simple mais rondement menée dans laquelle on suit l’inspecteur Eustache et le gendarme Oscar qui enquêtent sur le meurtre de Mathieu Rimbaud, fils de l’épicier, retrouvé mort sur la plage de La Brée, sur l’Ile d’Oléron.

La construction narrative imaginée par l’auteur donne du peps au récit, puisque le meurtre est perpétré le 21 juillet et que les chapitres nous ramènent au 16 juillet… Comme un compte un rebours… Qui permet de vivre en fin de compte l’enquête d’une autre façon… Mathieu nous raconte… Se raconte… Jusqu’au jour de sa mort…. Le tout entrecoupé de chapitres ramenant au présent pour permettre au lecteur de suivre le déroulé de l’enquête.

On découvre, Mathieu, passionné, simple, qui vit de petits boulots, fait la fête… Fume un joint de temps en temps… L’archétype du jeune d’aujourd’hui… Pourtant, une chose perturbe Mathieu… Mais lui-même ne comprends pas très bien… Jusqu’au jour où il comprend et ce jour lui sera fatal…

Une lecture tout en fraicheur, subtile écrite avec talent. Les descriptions sont telles que le lecteur arrive très bien à s’imaginer ces paysages décrits par l’auteur, ces odeurs … L’auteur nous fait vivre ces paysages de Charente-Maritime, sans jamais tomber dans des longueurs qui rebuteraient le lecteur.

Le duo d’enquêteurs est excellent et l’humour amène le sourire au lecteur.

Une écriture qui change des polars nordiques et des thrillers que j’affectionne particulièrement.

On suit l’intrigue jusqu’au bout, avec plaisir, avec délectation comme un bonbon qu’on prend le temps de déguster, on déguste ce polar au dénouement inattendu…

Bravo à l’auteur, pour ce premier roman à l’intrigue très bien construite et bien ficelée. Une excellente surprise.

Merci à l’auteur pour sa confiance et sa patience… Je suis très en retard dans mes retours… Mais je n’oublie personne 😉

Née en 1961 en région parisienne, alors qu’elle prépare son bac littéraire, Line Dubief choisit d’interrompre ses études pour voyager. De petits boulots en petits boulots, de contrées en continents, toujours passionnée de lecture, elle finit par s’installer en Franche-Comté. Elle y élève ses deux enfants et reprend le cours de sa formation.  Aujourd’hui, ingénieur d’études à l’université de Franche-Comté, elle partage sa vie entre son travail, ses enfants et petits-enfants, son ami, ses amis, son jardin et bien entendu les livres et, depuis plusieurs années, l’écriture.  Meurtre sur Oléron, est son premier roman.

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Le temps des étoiles de Jo Rouxinol

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  9,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 176 – Genre : Fantastique-Littérature jeunesse

Depuis sa sortie, il patiente gentiment dans ma liseuse… Toujours d’autres livres… D’autres lectures… D’autres projets… Chaque livre possède son moment de lecture… Notre choix est parfois influencé par une réflexion… Un sujet qui nous touche…

L’auteur, Jo Rouxinol, aborde avec «le temps des étoiles» un sujet qui parle à tout à chacun… Un sujet que l’on ne peut ignore… Surtout en ce moment…

Elle aborde un sujet grave, avec une grande subtilité dans le choix des mots… Une délicatesse dans l’écriture qui fait écho à ce sujet délicat…

Elle aborde avec une sensibilité rare, la haine, la désinformation, l’antisémitisme… Le tout est ponctué d’une écriture d’une très belle qualité et irréprochable.

Il est difficile d’aborder la Shoah, le conflit Israélo-palestinien, l’antisémitisme dans un seul livre, pourtant l’auteur y arrive et cela de manière inattendue…

Non pas en le faisant comme un cours, qu’elle donnerait à ses élèves… Mais en faisant voyager son élève dans le temps… Un élève, qui s’interroge et à qui on montre que tout est manipulation, même la Shoah serait un prétexte… Cela serait faux … Des propose antisémites tenus par un autre élève…

En faisant ce voyage, Ilyes, plonge dans l’horreur… Plonge dans un pan de l’histoire, dont l’être humain ne peut se sentir fière et surtout sera confronté au quotidien d’une famille juive… Perdu, parce qu’il se retrouve dans les années 40 (sans portable…) et perdu parce qu’il va comprendre… Comprendre que l’horreur est vraie et qu’elle n’a rien d’un conte…

Ce qu’il apprend dans son bouquin d’histoire est vrai… Mais comment cela est possible ? Comment l’être humain peut-il faire ça ?

Aucun jugement n’est émis, aucun jugement sur ce que peuvent penser les négationnistes…. L’auteur aurait pu facilement tomber dans ce travers, pourtant elle ne fait que raconter une histoire qui touche sans jamais juger. Elle oppose deux points de vues qui sont présentés : ceux qui y croient et ceux qui pensent que c’est faux…

Le choix narratif est très judicieux et rend la lecture encore plus touchante puisqu’elle permet au lecteur de faire une immersion totale dans le récit.

Les personnages sont touchants et très bien construits. Mehdi trouve peu à peu la lumière et le chemin à suivre, pour enfin s’affranchir de cet autre élève… Cet élève qui a la haine de l’autre… Cet élève qui reflète une pensée haineuse et surtout représente une partie de la population qui se sent exclue et qui recherche sa vérité dans l’extrême… L’extrémisme religieux… Mais pas que…

L’auteur l’aborde avec subtilité mais sans jamais mettre les pieds dans le plat et pointer du doigt une pensée différente… Elle tente d’expliquer, de mener son lecteur par la main, à la manière d’un conte qui guiderait vers une pensée, une réflexion et amènerait le lecteur à se faire son idée… Pas de morale à deux balles qui auraient pu entrainer un débat stérile, mais une pensée qui s’insinue en chaque lecteur pour qu’il trouve sa propre voie…Sa propre réflexion…

Un roman jeunesse, mais pas que «le Temps des Étoiles », c’est une lecture parfait pour aborder certains sujets avec délicatesse et une pré-réflexion. Une lecture, qui ouvre vers le dialogue et la tolérance.

« Le temps des étoiles » est une fiction, certes, mais qui intègre des éléments historiques bien réels. Parmi eux, le témoignage de Charles Baron, à la fin, est totalement conforme à l’histoire de cet ancien déporté d’Auschwitz, dont voici un aperçu:

Une lecture à faire découvrir à nos ados, pour les aider à prendre part à certains sujets et qui devrait être proposée au collège.

En tout cas, je le ferais découvrir à mon fils, en temps voulu…Une lecture, un livre apporte parfois une meilleure réponse…

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Le château de Tanna’Saoghal de A.J. Crime

Parution : 22 avril 2017 – Évidence Collection  I-Mage-In-AirPrix papier :  18€ – Prix Numérique : 7,99€ – Pages : 376 – Genre : Fantastique-Paranormal

Je suis une fana de littérature horrifique, j’ai baigné dedans… Enfin, je suis de celles qui ont commencé par Stephen King à l’adolescence et qui en gardent un très bon souvenir… Du coup, lorsque je me lance dans une lecture de ce genre, je prends le recul nécessaire, car je sais que je suis exigeante au niveau de l’intrigue et que j’aime frissonner… Bon frissonner devient de plus en plus difficile, le genre horrifique se développant, notamment au cinéma qui laisse moins de place à l’imagination…

En débutant le roman de AJ.Crime je savais que je n’aurais pas peur, puisque je suis devenue insensible… Ce n’est pas faute d’être à la recherche de ce frisson… Alors à votre bon cœur chers auteurs et maisons d’éditions faites moi vibrer d’horreur…

Bon revenons au « château de Tanna’Saoghal » de A.J. Crime, le postulat de départ avait tout pour me faire passer un bon moment… Bill Wallon, médecin, croise un esprit. Un esprit très puissant et d’une grande violence…

L’intrigue démarre un peu par hasard… Et ce médecin se trouve confronter à l’impensable pour lui, très cartésien… Pour tenter de reprendre une vie normale, Bill Wallon va mener son enquête avec l’aide d’un médium… Pour retrouver, l’origine de cet esprit… Il va atterrir dans un petit village d’Écosse… Au château de Tanna’Saoghal dont les propriétaires meurent d’étrange façon…

Même si plusieurs choses m’ont gêné, cette partie était sympa à lire. Jusqu’à ce que l’histoire de ce château soit racontée à Bill Wallon… L’intrigue se mettait en place.

L’intrigue aurait dû prendre un tournant dans cette seconde partie, mais je dois dire que certaines incompréhensions sont venues se grever et je n’ai pu me détacher des petites choses qui m’ont horripilé…

Un enfant de 8 ans, diminué mentalement… 1,80m… Je veux bien être dans une lecture paranormal mais là… J’ai tenté de passer outre… Le massacre commence, du gore en veux-tu en voilà… Les personnages sont creux et sans saveurs… Je ne me suis pas attachée à eux… En même temps pas eu le temps… Tout le monde meurt…

J’ai été dérangé par cette pseudo romance, qui redémarre, 10 ans après… Comme si de rien n’était…Passe encore…

Mais l’auteur m’a perdu… Choqué… Lors d’une scène que certains qualifieraient de gore, alors que je la trouve choquante…

L’esprit maléfique se sert de l’enfant diminué mentalement, pour trucider tout le monde et ainsi avoir une enveloppe charnelle. Même si je sais que c’est l’esprit qui perpétue ces meurtres et positionne les corps dans des positions suggestives, j’ai trouvé que l’auteur allait trop loin en plaçant l’enfant/esprit dans un acte sexuel… Que l’auteur se serve de l’enveloppe charnelle de cet enfant pour exprimer des désirs sexuels, des propos sexuels ou bien mêmes des gestes équivoques passe encore, mais de là, à le rendre acteur de cet acte sexuel, je n’ai pas pu !!! Même si l’auteur prête à cet enfant de 8 ans 1,80m et un corps d’homme malgré un cerveau amorphe, j’ai trouvé qu’il allait trop loin…

« inadapté mental, la bonne dame nature compensait cette tare par des mensurations extrêmes. Taillé en athlète, leur fils unique de huit ans mesurait prés d’un mètre quatre-vingt … »

Je suis pourtant ouverte à tout, mais là c’était trop…

Le style de l’auteur, aurait mérité d’être plus travaillé, plus fluide… On sent que d’une phrase sur l’auteur hésite. Dans une phrase, on lit Bill, celle d’après Wallon… La phrase d’après on revient à Bill… Et c’est comme ça pour pas mal de personnages… Certains mots sont utilisés pour d’autres… Et le style, parfois ampoulé de l’auteur, aurait pu donner un genre à ce type de lecture et coller au genre horrifique, sauf que cela ne match pas…

POURQUOI, pourquoi utiliser un phrasé qui alourdi le texte et de ce fait la lecture ? J’ai du mal à comprendre…Utiliser des mots simples, permets de fluidifier le récit et la lecture !

« … Le cœur poussait par à-coups contre ses côtes resserrées, la salive déserta sa langue et son palais… »

« Bill croisa les iris couleur lac de montagne et s’y plongea. Il se reprit. Wallon reporta un regard serein sur la table … »

« … une frénésie excédée… »

« …la chevilla au sol… »

« … le souffle syncopé… »

J’ai bien failli laisser tomber cette lecture qui fut longue tellement je focalisais sur les défauts… Mais je me suis accrochée, car si je voulais faire un retour honnête et justifié, je devais lire jusqu’à la fin…

Une fois que tout le monde se fait trucider, vient la partie de la chasse au monstre…

En bref…

Il y a des scènes dures, dérangeantes, qui auraient pu être travaillées différemment surtout lorsque l’on se sert d’un enfant handicapé comme vecteur d’un esprit malsain…

Le livre aurait mérité une lecture plus poussée avec des corrections adéquats pour éviter l’utilisation de mots faisant contresens ou n’étant pas adaptés :

« Gary disposa la voiture au pied des escaliers… » On ne dispose pas une voiture…

Je n’ai lu que des avis positifs et je dois dire que je ne comprends pas… Suis-je passé à côté ?

Auteur Français né en 1973 en région parisienne. Il écrit dans les genres fantastiques depuis l’âge de 15 ans et a commencé à publier ses histoires en 2014 pour le plaisir des lecteurs.
Science-fiction, épouvante, héroïc-fantasy, les projets sont nombreux et d’autres publications à venir vous feront voyager dans l’espace, le temps et l’âme de ses personnages pervertis par des vies difficiles ou des rencontres hors du commun.

Challenge de l’épouvante 2017-2018

La dernière licorne de Tobby Roland

Parution : 24 mai  2017- Editeur : Presses de la cité – Prix papier :  22€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 594 – Genre : Thrillerésotérique


Un thriller ésotérique avec une quatrième de couverture alléchante :

Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.

Et une déclaration en début de lecture qui nous dit que tout est vrai dans ce récit « qu’il s’agisse des témoignages des chercheurs d’arche, de l’énigme scientifique posée par l’anomalie d’Ararat, des révélations sur les animaux unicornes, sur le déluge universel, sur le Livre d’Enoch et les anges. Bien que peu croyables, ces thèses sont défendues en dehors de ce livre, par les scientifiques les plus sérieux jusqu’aux blogueurs les plus farfelus. »

J’aime particulièrement ce genre de roman basés sur des faits réels qui s’appuient sur l’Histoire, et ce qu’elle recèle de mystérieux… J’aime les questions que cela pose et surtout les réponses que l’auteur tente d’apporter… Et quand c’est bien fait c’est un must…

« La dernière Licorne » est basé sur le mythe de l’Arche de Noé et sur celui de la licorne. La licorne, dont l’imaginaire collectif a fait un animal aux pouvoirs qui dépasseraient notre entendement… L’auteur en fait la gardienne d’un secret dont la révélation menacerait l’équilibre de l’humanité…

L’auteur, Tobby Rolland fournit un roman très bien documenté, avec les détails du mythe de l’arche que l’on retrouve dans les trois religions monothéistes mais pas seulement, puisque certaines légendes à travers différentes civilisations aborderaient ce mythe de l’arche et de la licorne… Des preuves seraient disséminées à travers le monde… Il se base aussi sur « l‘anomalie Ararat » découverte en 1840 et repérée en 1949 par des avions de l’armée américaine…

L’auteur nous entraine en en France, avec ce laboratoire scientifique et la glaciologue Cécile Serval qui a pondu le rapport secret de la fonte des glaces… Melbourne où le Parlement mondial des religions évoque un rapport inquiétant : les glaces du mont Ararat fondent…Inexorablement. L’« Anomalie l’Ararat », cette forme détectée au cœur du glacier, est-elle « la » preuve que l’arche de Noé s’y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?… Le Vatican, où nous faisons la connaissance de de Zak Ikabi, ethnologue et aventurier, à la recherche du Livre d’Hénoch. … En Arménie, où des mercenaires s’emparent d’une relique sacrée qui se trouve dans une cathédrale : un fragment de l’arche. C’est le début d’une vague meurtrière… La Turquie et cette fillette kurde, dont la famille est gardienne du mystère de l’Ararat …

Débute une aventure sur les chapeaux de roues… Enfin, c’est rapide certes, mais trop rapide… Au point que les situations sont tirées par les cheveux… Les 200 premières pages se lisent toutes seules, on découvre l’intrigue et puis on a pas le temps de s’ennuyer entre les courses poursuites, les fuites pour échapper aux méchants… Et les méchants qui canardent à tout va…

Seulement voilà, une fois qu’on a lu ça, on aimerait avoir quelque chose à se mettre sous la dent… Une petite révélation… Histoire de ne pas s’ennuyer… Sauf que l’auteur tourne en rond et une fois qu’on a lu les 200 premières pages, on se dit qu’il en reste 394 ! Et là c’est juste l’horreur, car tout devient insupportable et la moindre répétition (Cécile par ci, Cécile par là) devient un vrai supplice avec une seule envie que l’intrigue avance ou que ça se termine, mais c’est long… Long… Au point de devenir soporifique… Le pire a été l’intégration d’une romance entre les deux personnages principaux… Là l’auteur m’a complètement perdu…

La scientifique casse pied, acariâtre, bornée, mais qui se laisse séduire par cet aventurier, personnage bourré de clichés, macho, têtu, vont être irrésistiblement attirés l’un par l’autre et l’auteur ne nous épargne même pas la partie de jambes en l’air dont on ne comprend pas le pourquoi du comment dans ce livre…

J’ai trouvé les clichés grossiers et l’auteur ramène la femme à « soit belle et tais toi »… Son intelligence n’est pas nécessaire, puisque Zak Ikabi ne fait que se moquer d’elle avec une intonation et un style qui frise le ridicule dans les dialogues, lorsqu’il la prend de haut : « mais Cécile…. Voyons Cécile… » Elle a beau avoir un doctorat, elle est présentée comme une femme objet, partiellement idiote qui ne devient passable qu’une fois qu’elle se tait et s’amourache de cet homme, présenté comme l’archétype de la virilité, intelligent, beau comme un dieu et plein d’humour…

Je remercie NetGalley et Les Presses de la Cité de m’avoir permis de découvrir ce livre qui aurait gagné en qualité, si l’auteur avait élagué le superflus, car le postulat de départ aurait aboutit à une intrigue rondement menée, sans tenter de broder pendant près de 400 pages…

Après avoir fait des études en sciences politiques, relations internationales et géopolitique, Tobby Rolland (un nom de plume) devient haut fonctionnaire en poste dans plusieurs ambassades d’Asie centrale et du Moyen-Orient, fonctions qu’il exerce toujours actuellement. A trente ans, alors que, d’une ambassade à une autre, il parcourait l’Afghanistan, la Turquie et le Kurdistan, il rêvait aux aventuriers partis à la recherche de l’arche de Noé. A quarante ans, après avoir lu l’épopée de Gilgamesh, le Mahabharata, le Yi Jing, la Bible, le Coran, Les Métamorphoses d’Ovide et les nombreux récits qui se rapportent à l’arche, il imaginait qu’une seule histoire pourrait réinventer le mythe du Déluge. A cinquante-trois ans, ce haut fonctionnaire signe son premier roman, « La Dernière licorne » (2017).

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