La cave de Natasha Preston

Parution : 19 avril 2017 – Édition : Hachette Romans – Prix  broché : 18€

Pages 400 – Genre : Thriller psychologique

J’ai été assez surprise de découvrir ce thriller classé dans la catégorie Young Adults.

Pour ceux qui auraient tendance à ne pas se lancer dans des livres de cette catégorie, il serait dommage de ne pas découvrir « la cave », vous risqueriez de passer à côté d’un très bon moment de lecture, mais surtout de ne pas vivre le paroxysme de l’horreur.

Au départ, j’avais un peu peur de tomber sur une enquête classique suite à l’enlèvement de Summer qui mène une vie parfaitement normale d’une ado de 16 ans. Elle est entourée de ses parents, amis et un petit ami. Le tout commençait d’une manière assez « nian-nian » et je me disais que je ne le finirais certainement pas !

Le tournant arrive rapidement, sans que l’ennui ne s’installe, lorsque Summer croise la route de Trèfle et ne rentre donc pas chez elle…

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave.

Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris, Violette, et où Summer rebaptisée Lilas, les rejoint.

– Qu’est-ce qu’il attend de nous ?

– Je ne sais pas exactement, mais je crois qu’il cherche une famille. La famille idéale. Il choisit des filles, qu’il trouve parfaites, comme des fleurs.❞

Ces filles sont soumises à la folie meurtrière d’un homme : Trèfle, dont la folie est telle qu’il a décidé qu’elles faisaient partie de sa famille et qu’il les protégeait… Mais le cauchemar ne s’arrête pas là…

❝ Il a souri en montrant ses dents trop blanches et trop bien alignées.
Tout en lui était impeccable : sa peau, ses cheveux, ses vêtements, repassés avec soin, ses maudites dents. L’image du loup déguisé en agneau lui allait comme un gant.❞

L’auteur nous entraîne dans la psychologie des personnages. Une alternance de point de vu très intéressante.

D’un côté Summer/Lilas avec son quotidien, l’évolution de ses pensées, sa vie dans « la cave » sa relation aux autres, le regard qu’elle porte sur ses quo-détenues est sans complaisance…

❝ La solitude est pire qu’une maladie mortelle. Chaque jour qui passe, on s’efface un peu plus. ❞

On est parfois plongé dans les pensées de Trèfle, on est dans son esprit et sa vision des choses est bercée d’illusions, on en apprend plus sur sa vie, son enfance… Ses pensées, sont terrifiantes et absurdes à la fois !

Enfin, Lewis, le petit ami de Summer qu’on découvre lors de la disparition de Summer, ses recherches, ses espoirs … Ses émotions sont palpables et sa douleur est transmise à travers le récit de l’auteur.

Ces alternances donnent du rythme à cette lecture, qui sans cela aurait été assez plate et sans intérêt pour tomber dans une banale enquête suite à disparition, comme une mauvaise série TV.

J’ai parfois eu envie de secouer certaines filles pour les réveiller ! Un syndrome de Stockholm complètement déstabilisant, qui les pousse à faire et accepter des choses qu’en temps normal elle auraient rejeté en bloc, mais es-ce seulement ça ? La peur parfois vous fait accepter le pire….

❝ La question est toute simple et la réponse est « jamais ». L’enjeu n’est pas d’abandonner ou non, c’est de survivre. Je ne sais pas si nous sortirons d’ici en vie, mais accepter ses conditions est notre seule chance d’y parvenir. ❞

De temps en temps on a des retours en arrière avec les années indiquées en début de chapitre, notamment sur Trèfle et comment il a basculer… Certains passages concernent Summer et sa relation avec Lewis. Ces détails ajoutent à l’intrigue un rythme non négligeable.

L’ambiance est angoissante, certains passages sont choquants, glauques. Tout est tellement dingue dans ce livre que cela frôle la perfection dans le récit et la vérité ne semble pas loin. Malgré tout, l’espoir est très présent.

Certains passages seront gores à souhait, choquants pour certains et trop crus pour d’autres ! Mais c’est là toute la qualité d’un très bon thriller qu’on a du mal à lâcher et qui allie la terreur et l’espoir. Deux antonymes dans un thriller, mais l’auteur arrive à les marier avec talent.

En bref, une lecture addictive qui prend son envol à la dernière partie ! Je pensais même à mon livre lorsque je devais faire autre chose ! J’étais impatiente de connaître le dénouement.

Un huis clos, angoissant qui va vous remuer  et ne ménagera pas vos nerfs ! Une lecture à découvrir et surtout un récit magnifiquement construit par son auteur Natasha Preston.

Un thriller jeunesse de qualité, avec une psychologie des personnages et un psychopathe digne du genre. Le final est très différent d’un thriller classique, mais cela tient de la classification Young Adults…

Je remercie NetGalley et la collection Black Moon des éditions Hachette pour cette lecture.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

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challenge un pavé par mois

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challenge polar et thriller 2016-2017

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Syndrome de Stockholm de Philémon Le Bellégard

Parution : 31 octobre 2016 – Édition : Librinova – Prix ebook : 3.99€ –

Prix  broché : 16.90€  – 240 Pages  – Genre : thriller psychologique

Le « Syndrome de Stockholm » de Philémon Le Bellégard, est un thriller psychologique dont je peux vous parler grâce à l’envoi de l’auteur, que je remercie.

Voilà une lecture qui change de ce que j’ai déjà déjà pu découvrir ! En effet l’auteur place son intrigue dans l’univers de l’art, de la peinture, ce qui en fait toute l’originalité.

Stendriëk Börgen, artiste suédois génial et mystérieux, entretient  une relation  atypique avec son mécène Enstenov Khalinek, puissant homme d’affaires aux méthodes  discutables.

Lors d’une exposition, Börgen dévoile son œuvre,  un ensemble  de plus de 3000 toiles, qu’il aura mis 10 ans à réaliser. Le peintre et le mécène jubilent, mais plusieurs questions se posent  :  quels liens unissent vraiment les deux hommes  ? Comment une telle entente, aussi inattendue que suspecte, est-elle possible  ? Quelle est cette étrange matière dont  les  œuvres sont faites… ?

Anna James, journaliste et critique  d’art  se retrouve  au centre  d’une histoire qui dépasse  le monde de l’art.

L’intrigue qui tourne autour de ces trois personnages, est construite avec talent, avec une psychologie très recherchée ! Chacun a, à sa manière, une folie qui apparaît au fil de la lecture. La relation des deux hommes est lourde de sens : pour l’un un besoin de reconnaissance pour l’autre un besoin de domination. Chacun se sert de l’autre pour arriver à ses fins !

Avec ce titre « Syndrome de Stockholm« ,  ceux qui connaissent la signification de cet état psychologique, peuvent d’ores et déjà imaginer la trame principale du livre. Mais vous ne pourrez pas imaginer les relations tordues qui lient les personnages. Une trame construite avec talent, avec rigueur. On sent que l’auteur s’est investi et qu’il a donné le meilleur !

L’écriture est d’une rare beauté et d’une qualité irréprochable. Le vocabulaire est riche et on apprend des choses sur l’univers artistique. L’auteur créé un lien d’échange avec son lecteur qui sort de cette lecture satisfait dans tous les sens du terme !

L’auteur, avec Le Syndrome de Stockholm, a érigé son vocabulaire en art, au même titre que l’art est la colonne vertébrale de ce livre.

« L’entrée de Stendriek Borgen fut fracassante. L’immense salle de réception du Titanium Palace avait été chauffée à blanc par les six mille invités, triés sur le volet – appartenant tous à ce qu’on aurait pu appeler l’élite intellectuelle internationale – qui bouillaient d’impatience de découvrir le Grand Œuvre de Stendriek Börgen, que l’on annonçait, depuis plusieurs semaines, à travers le monde, comme exceptionnel et grandiose, sublime et transcendant… »

L’horreur, la cruauté et la folie humaine sont poussées à leur paroxysme, donnant parfois l’envie de vomir ! Oui c’est un thriller d’une rare cruauté paré d’une belle robe tant au niveau de l’écriture, du contenu que du contenant avec cette couverture intrigante qui a attiré à plusieurs reprises les regards lors de mes déplacements dans le métro …

 Les manipulations, les calculs des uns, les ambitions des autres sont dépeints avec talent et rendent les personnages  humain dans tout ce qu’ils peuvent avoir de tordu et d’horrible.

L’auteur Philémon Le Bellégard, nous plonge dans un thriller psychologie d’une excellente qualité, sans tourner autour du pot, il parvient, malgré les horreurs à nous immerger dans son monde totalement fascinant et original.

challenge polar et thriller 2016-2017

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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 Breton d’origine, Angevin d’adoption, Parisien de vie, Philémon Le Bellégard est de partout et de nulle part. C’est un touche-à-tout qui travaille dans le secteur du numérique mais qui aime aussi les livres en papier. Littérature, théâtre, cinéma, en écriture, tout le tente. Il a commencé à écrire lorsqu’il était adolescent, mais n’a jamais publié. « Syndrome de Stockholm » est le premier roman qu’il publie. Désormais dans la toute-puissante quarantaine, il veut écrire comme un forcené…

 

Le Miroir du Damné de F. Livyns et JB Leblanc

Parution : 14 avril 2017 – Édition : Séma EditionsPrix ebook : 6.99€ –

Prix  broché : 22€ (Précommande d’exemplaires dédicacés) –

Pages 502 – Genre : Thriller rural horrifique

Je remercie infiniment Séma Editions  (Southeast Jones, tout particulièrement) pour ce service presse.

Un thriller rural horrifique d’une très belle qualité écrit à quatre mains  par  J.B. Leblanc et Frédéric Livyns, et un livre qu’on lit en apnée jusqu’à la dernière page. On se retrouve Au cœur du massif des Maures, dans le petit village de Tarsac, le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa. Un assassin particulièrement sadique qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ?

La moiteur de l’air, la chaleur rend à merveille  l’ambiance oppressante, l’étouffement dans lequel vit ce village complètement enclavé où tous sont suspects…

Le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale vont devoir enquêter et plonger dans ce que l’être humain a de plus vil en lui.

On plonge dès les premières pages dans une enquête qui se termine en apothéose ! Tarsac transpire, Tarsac a peur, Tarsac est l’antre du diable avec cette chaleur qui va crescendo au rythme des découvertes, des meurtres et de l’horreur !

Cette ville transpire l’abandon, le bout du monde, les gens meurtris pas un passé encore vivace dans les souvenirs des villageois qui sont autant coincés à Tarsac que Tarsac est coincée dans  ces montagnes, isolée du monde. Les personnages sont à l’image de la ville : secs et rudes.

Deux enquêtes vont se télescoper : celle de 12 ans en arrière et celle d’aujourd’hui. Y a t -il un lien ? Rien ne le laisse présager et pourtant les auteurs font basculer leur thriller rural vers l’horreur. L’alternance entre ces deux enquêtes, entre le passé et le présent, donne un rythme soutenu à la lecture. Malgré quelques longueurs parfois, dans les descriptions, on ne peut lâcher ce livre  addictif et prenant.

Le parti pris des auteurs, d’allier thriller et surnaturel est une réussite et la construction laisse à penser que la frontière entre les deux est mince. Un pari réussi que de nous confronter à des croyances qui semblent révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le cœur de l’énigme.

La sorcellerie, la magie, les démons se côtoient sans que cela semble incompatible ou impossible ! Tout est plausible, claire et précis. Les auteurs ont fait un excellent travail en ne tombant pas dans la banale histoire de croyances rurales, mais tentent de prouver que les démons existent et surtout que la magie, les sorcières sont en parfaite harmonie avec la nature et en filigrane on comprend que ces croyances perdurent par endroit ! Même si cela reste de la fiction, on ne peut manquer de s’interroger…

La seule chose qui m’a gêné dans ma lecture, je dois dire même parfois horripilé, c’est la référence à la catégorie professionnelle par moment au lieu du prénom des personnages….

L’enfer ouvre ses portes pour nous accueillir en son sein et nous recracher complètement laminés, chamboulés, apeurés. Oui l’horreur, la peur prend tout son sens et on espère que cela va s’arrêter… Pour le bien de tous, pour la santé mentale de tous et de nous pauvre lecteur martyrisé et entraîné, par ces deux auteurs dans tout ce qu’il y a de plus incompréhensible !

Les auteurs arrivent à brouiller les pistes avec brio et nous entraînent vers un excellent thriller surnaturel sur fond de thriller rural d’une grande réussite.

Un petit mot pour cette magnifique couverture signée Christophe Huet qui ne peut qu’attirer une lectrice comme moi et qui ne laisse pas indifférente. Le graphiste a fait un excellent travail qui rend bien l’atmosphère du livre.

challenge un pavé par mois

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Frédéric Livyns auteur belge, de trois romans aux éditions Chloé des Lys sous le pseudonyme de Kiss Huige : « Phero Nexafreuse » (chronique sombre et désespérée), « Matriarcat » (roman noir) et « Résurgence » (roman fantastique). Il publie également un recueil de poésie nommé « D’échéance de soi » sous le pseudonyme de Joshua Zell aux éditions Le Manuscrit.  Il est également publié auprès des éditions Edilivre sous son véritable nom.  « Catharsis » et « Entrez… ».

Jean-Baptiste Leblanc est un auteur français de thrillers fantastiques. 2012 « Le Cauchemar de Cassandre ». 2013 « L’ère du diable ». 2014 « La porte »

 

Challenge ABC 2017 spécial auto-édition

Vous faites peut-être partie de ces gens qui pensent que les auteurs auto-édités sont de mauvais auteurs ! Pourtant de plus en plus se lancent dans l’aventure de l’auto-édition et avec succès.

J’ai découvert ce challenge sur deux blogs que je suis avec grand plaisir, même si je ne commente pas régulièrement…

 

Ceux qui me suivent savent que j’apprécie les auteurs auto-édités et que j’essaie de vous faire découvrir des auteurs de talent.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore en quoi consiste l’auto-édition, un petit topo s’impose :

« L’auto-édition ou autoédition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition.

Comme vous le savez sans doute plusieurs sites peuvent aider les auteurs, mais dan l’ensemble celui-ci gère tout comme un grand :  correction, édition, impression, distribution, promotion…

Il est bon de garder en mémoire, que dans l’auto-édition c’est comme pour les auteurs avec maison d’édition ! Il y a du bon comme du moins bon ! mais cela ne veut pas dire qu’il faut rejeter tout en bloc !

Ce challenge va me permettre de cibler à travers cette bannière l’auto-édition et ainsi contribuer à attirer un peu plus votre attention lorsque je peux en découvrir. Parfois cela peut aider à donner une envie de lecture tout simplement.

J’aime l’idée de ne pas s’imposer d règles trop restrictives et donc cet ABC challenge n’aura qu’une règle : lire des auto-édités !

Je pourrais proposer une liste d’auteurs à l’avance, sauf que je sais qu’elle ne sera pas suivie ! J’aime lire au feeling et au coup de cœur ! Donc ma seule obligation sera de lire un auteur dont le nom commence par une des lettres de l’alphabet.

Donc une liste de 26 auteurs – donc 26 livres pour 2017

Une fois mon avis publié, ce challenge sera mis à jour.

Comme il m’arrive de tricher Parfois, je me servirais du prénom de l’auteur pour ajouter au challenge… Et il y aura certainement des doublons…

La liste

Voici la liste des blogs participants au challenge, n’hésitez pas à aller zieuter, c’est du bon 😉

Bienvenue de Davy Artero et Christophe Gallo

Edition des Tourments – 122 pages – Parution : 19/01/2017

Prix papier : 12,50€ – Prix ebook : 3,99€

Genre : Horreur

Je remercie infiniment les éditions  des Tourments pour ce service presse. Une lecture que j’ai apprécié et qui me donne envie de découvrir les autres livres édités par cette maison d’édition atypique.

Un livre écrit à quatre mains  par Davy Artero et Christophe Gallo.

On est projeté immédiatement dans l’histoire qu’on lit en apnée jusqu’à la dernière page.

« Courbée en deux, les pieds humides de ses souillures, elle n’ose envisager ce qu’est la tenture rosâtre fixée par des clous sur le sol. Elle ferme les yeux et même si elle s’était décidée de ne pas craquer, de rester forte malgré cette situation absurde et inexpliquée, la scène qui lui fait face ne lui laisse aucun choix.
Un long hurlement s’extirpe de sa bouche et lui déchire la gorge. »

Ne vous fiez pas à ce format court, l’écriture est d’une très belle qualité avec l’horreur en trame de fond, des descriptions très bien travaillées et précises avec une angoisse palpable tout le long du récit.

Une lecture horrifique à souhait.

Le personnage principal, Solange, se réveille dans une pièce toute blanche avec un lit en ferraille et une table de chevet. Sur la table, un vase de fleurs avec ce simple mot sur un carton « Bienvenue ».

Solange, pour échapper au calvaire, va devoir se défendre et utiliser les moyens en son pouvoir pour y parvenir. Du coup on en prend plein les mirettes avec du sang dans tous les sens … Mais même si on ferme les yeux de temps en temps, la lecture n’en est que plus addictive, avec un scénario digne d’un film !

Vers la fin, on pense que les auteurs nous entraînent vers un final gentillet, après avoir vécu l’horreur ! Mais c’est sans compter sur leur talent pour nous foutre une belle claque…

Tout est réuni pour passer un bon moment horrible avec des personnages horribles que l’on ne souhaite pas avoir à croiser, du sang en veux-tu en voilà,  avec une angoisse qui monte crescendo pour un final surprenant !

J’ai hâte de pouvoir découvrir d’autres titres de cette maison d’édition et pourquoi pas un autre titre de Davy Artero et Christophe Gallo.

Christophe Gallo vit à Narbonne où il enseigne le japonais en lycée. Elenya Éditions et ses concours de nouvelles lui ont, pour ainsi dire, mis le pied à l’étrier. C’est ainsi que 2013 marqua ses véritables débuts dans l’activité littéraire. Il affectionne tout particulièrement les ambiances sombres et japonisantes. Ses personnages sont en marge, fragilisés, fissurés et connaissent la plupart du temps des fins tragiques. Car il pense que la noirceur fait couler de l’encre.

Davy Artero est un auteur de romans fantastiques. II se lance fin 2009 dans l’écriture de son premier roman horrifique Quatre saisons, œuvre en quatre actes à la structure cinématographique, qu’il publiera en février 2010 en autoédition.

Il enchaîne aussitôt avec un deuxième roman Heptagon, publié en avril 2010. Il publie Heptagon Acte II en 2011. Après avoir participé au recueil de nouvelles sombres Requiem pour les Éditions des Tourments, il dévoile fin 2013 le dernier tome de la trilogie Heptagon. Au début de l’année 2014, il propose un ouvrage horrifique, Lyza, illustré par Laurent Castille, aux Éditions des Tourments, suivi d’un recueil de dix nouvelles terrifiantes, Terreurs Nocturnes.

Le roman inachevé de Luca Tahtieazym

Auto-édition ♦ Parution 21/01/2017 Pages : 301 ♦ Prix Broché : 16,90€ Pris ebook Genre : Thriller- Drame

« Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres. » Boris Cyrulink –

Quand réalité et fiction se croisent, cela donne un petit bijou à lire !

Quand tout est trouble, les frontières qui séparent la réalité et la fiction ont parfois tendance à se confondre…

Une belle histoire d’amour entre Romain et Elsa, qui débute à leur adolescence. Il est fasciné par elle, par sa part d’ombre. Lorsqu’elle disparaît, Romain, en pleine déchéance, meurtri, devenu alcoolique, décide de retourner sur les pas de celle qu’il va faire revivre en écrivant leur histoire en comblant les vides avec ce qu’il a imaginé…

« Je regarde encore le ciel. La lumière est belle. Le soleil n’est pas bien gaillard mais ses premiers rayons percent la grisaille. Là-haut, entre deux goélands, je vois des idées qui scintillent.
J’ai faim. Mon ventre gargouille. Ça gâche quelque peu la solennité de l’instant. J’ai faim donc je mange mes mots. »

L’auteur, Luca Tahtieazym, nous guide avec un grand talent, à travers une magistrale histoire complètement déstabilisante ! J’ai été prise dans ses mots et la trame de son écriture !

Les personnages sont aboutit, leurs hésitations, leurs sentiments, confèrent une réalité étrange, au point qu’on s’identifie à eux et qu’on les imagine sortir du livre et prendre vie…

J’ai été bouleversée par le réalisme et la vie qui fusait dans les veines des personnages ! Quel talent !

Deux parties, apparaissent rapidement : Une où Romain est centré sur sa douleur, sur son ressenti, son alcoolisme, il s’apitoie sur son sort, et rejette ceux qui l’aiment pour pouvoir glisser encore plus dans la déchéance…

Dans le seconde partie Romain apparaît plus humain et se dévoile beaucoup plus, se confie sur ses sentiments sans avoir peur. Un peu comme une auto-analyse psychologique qui permettrait de le grandir…

« J’ai donc été élevé comme un psychopathe. Ce n’est pas que je ne ressentais rien, non,mais plutôt qu’on m’engageait à rester mesuré à chaque fois que mon pouls battait un peu fort. Non dans cette famille, on ne s’emballe pas pour rien. On ne s’emballe pas tout court. »

La narration est excellente, la structure que Luca Tahtieazym, lui donne est tellement complexe qu’il nous entraîne dans les tréfonds de l’âme humaine, sans jamais nous pousser au voyeurisme. Bien au contraire, on garde une distance avec Romain, on l’analyse, on ne devient ni son pote, ni son ennemi. Il est d’une telle complexité qu’on le dissèque pour tenter de comprendre une partie de son mécanisme…

« Je fais avec. C’est une expression que j’affectionne, ça, de faire avec. On fait avec quand on n’attend plus grand-chose. Quand je lorgne ma tronche dans un miroir et que je soupire, je me dis que je vais faire avec. Après tout, il y a des gens qui se traînent la même mâchoire mais qui en plus n’ont rien connu qui les fasse vibrer un tant soit peu. Ce n’est pas mon cas. »

C’est le premier livre de l’auteur que je découvre et j’ai bien envie de me pencher sur les précédents, histoire de me faire plaisir et surtout de voir l’évolution qu’il a pu suivre dans son écriture…

D’un drame d’une grande banalité, l’auteur construit son « roman inachevé » d’une grande originalité où la fiction et la réalité se croisent pour un moment addictif et d’une grande réussite.

Ce roman ne m’a pas laissé sur ma faim. Ne vous fiez pas au titre, car c’est loin d’être un roman inachevé, bien au contraire, il est aboutit avec un final d’une très grande qualité et une belle surprise…

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Auteur de quatre romans : un thriller désespéré ayant pour cadre notre monde recouvert par une neige qui ne cesse plus de tomber (CHAOS), un diptyque sur la quête d’identité au suspens haletant (L’ombre et LE roman inachevé) et un OLNI flirtant avec l’humour et la philosophie (BAGATELLE ET LA CHAMADE DES CŒURS PERDUS), unique en son genre et finalement inclassable.

Horrible prophétie de Victoria Martin

♦ Editeur : Edilivre ♦ Parution : 10/06/2015Pages : 38 ♦ Prix : 9€   ♦ Genre fantasy

Tout devait être réuni pour que cette petite nouvelle de 38 pages me fasse passer un bon moment. : un village doit accueillir la foire d’automne. Seulement voilà : tout se complique lorsqu’un bateau fantôme arrive au port. C’est alors la réalisation d’une horrible prophétie qui va entraîner la population dans le chaos. Lénora, jeune magicienne diplômée de l’Académie de Magie, est témoin d’un drame qui la marquera à jamais…

Qu’il est compliqué de donner un avis négatif lorsque les retours son élogieux !

Je me suis demandée si j’avais lu le même livre que tout le monde ! J’ai terminé ma lecture samedi dernier et pourtant j’étais incapable de me poser pour faire un retour… Non pas parce que je n’ai pas aimé, après tout les goûts et les couleurs cela ne se discute pas, mais surtout parce que je ne trouvais, et je suis désolée de le dire, rien de positif…

Je m’excuse par avance pour l’auteur, qui m’a gentiment proposé son livre en lecture, mais je donne mon avis en conscience… Et je tente toujours de relever les points positifs lorsqu’il y en a….

J’ai d’ailleurs tellement tergiversé, que j’ai demandé à une amie de lire Horrible prophétie, pour en parler avec elle et surtout qu’elle me donne son avis. Mon amie a été jurée pour les éditions point meilleur polar en 2014, elle a donc l’habitude faire des relectures et de donner son avis… Malheureusement son retour a été négatif également … Ouf je me sentais moins seule face à mon désespoir de chronique négative, ou devrais-je dire objective oui je dirais objective !

Je suis désolée de ne pas avoir vu de retour négatif, ne serait-ce que sur l’écriture. Je ne parlerais pas d’histoire …

La nouvelle est parsemée de nombreuses fautes d’orthographe, d’accord, de syntaxe. La ponctuation est à revoir, car des virgules sont parsemées ici et là sans aucune cohérence.

L’auteur utilise des mots, en utilisant, sans doute, le dictionnaire des synonymes, pour varier le langage. Malheureusement chaque mot possède une nuance : « agglomération », « cité », « localité » et « bourg » ne possèdent pas un sens identique.

La construction des phrases reste maladroite : « c’était cette saleté des meurtres commis qui le montrait tel qu’il était ».

Le récit est une succession d’actions, en effet beaucoup de choses se déroulent dans cet ouvrage. L’auteur a semblé mettre en relief cet aspect par une écriture brève, composée de phrases très courtes. En outre, le leitmotiv « cette horrible prophétie » semble révéler l’intention de l’auteur de rythmer son récit. Mais ça ne fonctionne pas : cela ne fait qu’alourdir et souligner la maladresse de l’écriture.

L’absence de marqueurs temporels et géographiques aurait pu et dû, conférer une atmosphère mystérieuse et folklorique à l’histoire. Or, des termes, tels que « beugler » ou « débouler« , ne font que souligner le décalage avec l’ambiance que l’auteur a souhaité instaurer.

Concernant le rythme, seuls 4 courts dialogues sont recensés. Très peu pour une nouvelle de mise en bouche et dite d’action. Le style est purement descriptif, transformant le texte en une interminable logorrhée, bien qu’elle ne fasse que 38 pages. Le ton ampoulé et prétentieux n’apparaît que davantage maladroit, en particulier avec les termes et formulations familières qui jonchent la lecture.

Malgré le ton très descriptif, peu ou pas de descriptions guident le lecteur. Le directeur est qualifié immédiatement de « sadique » et les souverains du « bourg » ou « agglomération » sont estampillés de « tyrans« .

L’auteur est partie du postulat que le lecteur adhère à son univers.

Or, une histoire, à l’atmosphère aussi particulière que celle-ci, doit prendre le lecteur par la main et l’emmener voyager. Ici, l’auteur impose son imaginaire, laissant peu ou pas de place à celui du lecteur. Sa vision est imposée, le lecteur n’a aucune marge d’appropriation et d’interprétation.

En bref, je remercie l’auteur de m’avoir fait confiance et j’aurai souhaité pour elle et pour « Horrible prophétie » beaucoup plus d’honnêteté de la part de lecteurs…

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la chambre d’ami de James Lasdun

♦ Editeur : Sonatine ♦ Parution : 9/03/2017 Pages : 246 ♦ Prix : 19♦ Genre : huis-clos, polar

Avec cette couverture j’ai tout de suite pensé aux paroles de la chanson « pull marine » d’Isabelle Adjani :

« Avant de toucher le fond
Je descend à reculons
Sans trop savoir ce qui se passait dans le fond

C’est plein de chlore au fond de la piscine
J’ai bu la tasse tchin tchin »

J’ai eu peur de boire la tasse, malheureusement je n’ai pu l’éviter !

Tout est quasiment dit sur la 4ème de couverture, même si je me demande si celui qui l’a écrite a lu le même livre que moi ! Mais la 4ème de couverture m’a vendu du rêve, m’a vendu une extase livresque qui malheureusement n’a pas été au rendez-vous.

Un cadre agréable pour ce huis-clos : une résidence d’été au milieu des montagnes.

Un trio : Charlie, un riche banquier new-yorkais, sa femme Chloé et Matthew, le cousin de Charlie, un cuisinier qui se cherche, qui a une envie de mieux vivre. Charlie invite son cousin Matthew à passer l’été dans le bungalow de sa résidence secondaire, qui en échange de son hébergement, cuisine pour la famille. La chaleur estivale aidant, chacun vaque à ses occupations

Une cinquantaine de page pour mettre le décor et les personnages en place. Je me suis ennuyée !!! Les descriptions sont longues ! Ennuyeuses ! Je n’ai pas du tout accroché avec l’écriture de l’auteur, j’ai pourtant été appâtée par une comparaison avec Françoise Sagan, Claude Chabrol et Patricia Highsmith, pourtant je n’ai retrouvé aucun des talents cités !

Je ne me suis attachée à aucun des personnages que j’ai trouvé détestables et sans aucun charisme.

Je pensais avoir de la Passion, du drame, de la trahison, l’adultère, un meurtre : rien ne devait manquer à mon plaisir ! Les éléments sont effectivement présents, mais bien trop plats et larvés pour prendre tout leur essor et donner du plaisir au lecteur !

challenge polar et thriller 2016-2017

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dropfin

James Lasdun est né à Londres, il vit dans l’Etat de New York et enseigne la création littéraire à l’Université de Princeton. Il a reçu le prix Dylan Thomas pour la fiction et une bourse Guggenheim pour la poésie. La nouvelle titre du recueil Besieged a inspiré Shanduraï au réalisateur Bernardo Bertolucci.

L’amour est rouge de Sophie Jaff

♦ Editeur : Calmann-Lévy ♦ Parution : 18/01/2017 Pages : 416 ♦ Prix : 21,90♦ Genre : Thriller-fantastique

Le roman débute par une scène de séduction assez chaude, prélude d’un meurtre sanglant et le début d’une série de meurtres qui sèment la panique à New York. Un tueur en série que les médias vont surnommer «le Faucheur» parce que son art morbide consiste à lacérer le corps de ses victimes à la faucille.

Le ton est donné dès le départ, on est dans la tête du tueur et c’est génial ! Ses pensées, sa manière de voir les choses, c’est déstabilisant, glauque à souhait et totalement oppressant par moment !

« Son odeur est exactement celle que tu aimes sentir sur elle. Tu as envie de dévorer ce qu’elle sent. Tu sais flairer les femmes comme le cochon la truffe. Sniff, sniff, tu flaires la truffe. … « Mon petit chiot mouille-t-il ? » Tu veux savoir. « 

Et tandis que la ville est en proie à une hystérie collective, Katherine tente de démêler les sentiments contradictoires qui la hantent depuis qu’elle a rencontré deux prétendants très différents : le beau et gentil David, et le séduisant mais distant Sael.

Je ne me suis pas du tout attachée à Katherine ! Je l’ai trouvé distante, banale et agaçante ! Le début est déstabilisant, long, je ne voyais pas où l’auteur voulait m’emmener !

Par contre, le tueur, sa psychologie est extrêmement bien travaillée.

Pour lui, chaque sentiment est une couleur : l’excitation est bleu électrique, la terreur couleur de la craie et l’amour, le vrai, est rouge. Il est beau, fin stratège et arrive à faire tomber les femmes même les plus méfiantes dans ses filets et Katherine en fera partie.

Les personnages secondaires sont parfaitement décrits et étudiés.

Je suis bien heureuse de m’être laissée guider.

Un excellent thriller-fantastique, une écriture fluide qui entraîne le lecteur dans un monde qui bascule peu à peu dans le surnaturel.

Dans les chapitres « dans la tête du tueur » on se dit qu’on est vraiment face à un monstre, malade… On est dans sa tête ! Il y a un côté voyeur et malsain. Il se parle, il utilise la deuxième personne du singulier ce qui donne une réalité encore plus palpable.

Mais peu à peu le surnaturel émerge par petite touche dans la vie de Katherine et là, la lecture prend une dimension surnaturelle mais pas complètement loufoque! Non on garde de la crédibilité, on garde de la matière et on se dit bein pourquoi pas ! L’auteur apporte des ingrédients du thriller, de l’amour, du suspense pour nous livrer un thriller-fantastique très bien construit et très bien amené !

La traque oppressante construite par Sophie Jaff de manière méthodique est la grande réussite de ce livre.

Mêlant monde surnaturel et littéraire, fantastique et horreur, passé et présent, L’amour est rouge est le premier volet d’une trilogie, qu’il me tarde de découvrir !

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et la plateforme NetGalley pour cette lecture complètement déroutante et addictive !

challenge polar et thriller 2016-2017

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challenge un pavé par mois

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Originaire d’Afrique du Sud, Sophie Jaff est diplômée de la Tisch School of the Arts, où elle a étudié l’écriture de comédies musicales. Elle est également membre de la Dramatists Guild of America. Ses œuvres ont été jouées au Symphony Space, au Lincoln Center et au Gershwin Theater de New York, où elle vit et travaille au deuxième volume de cette trilogie.

Les émeraudes de Satan de Mathieu Bertrand

 Edition Paulo-Ramand ♦ Parution : 20/11/2016 Pages : 288 ♦ Prix : 18Genre : fantastique – Thriller-ésotérique

Je remercie l’auteur,  Mathieu Bertrand, de m’avoir contacté et m’avoir ainsi permis de découvrir son livre, « Les émeraudes de Satan ».

J’étais curieuse et intriguée par ce livre, en effet en lisant le 4ème de couverture, on imagine un thriller-ésotérique fantastique. L’intrigue prend sa base en 1306 à Poitiers :  Le dernier Grand Maître Jacques de Molay, sentant la fin de l’Ordre des Templiers approcher, informe le Pape Clément V qu’il est en possession d’une couronne ayant appartenu à Satan lui-même. Par peur de ne plus pouvoir en assurer la protection, il la confie au Saint-Père. Ce dernier lui promet de la faire enterrer dans les ruines du Temple de Salomon, seul endroit sur Terre en mesure de limiter ses pouvoirs démoniaques. Après un bond de 700 ans, on se retrouve au Vatican en 2013 juste au moment de l’élection du nouveau Pape qui vient de découvrir d’étranges courriers hérités de ses prédécesseurs.

Mathieu Bertrand, nous entraîne des châteaux d’Aquitaine aux remparts de Carcassonne, d’un couvent dans les montagnes corses aux chapelles du Vatican…

L’union sacrée entre le Père Paul Kaminsky, un prêtre catholique et une musulmane Elaheh, une Iranienne, membre de la secte des Assassiyine, faction criminelle censée avoir disparu depuis près de mille ans…

Autant vous le dire de suite ! Ce roman ne va pas vous laisser indifférent ! Plusieurs genres sont abordés : ésotérisme, histoire, thriller, fantastique.

La quête de nos deux héros ne sera pas de tout repos !

Une organisation secrète a décidé de leur mettre des bâtons dans les roues, histoire de corser le tout, il y a des sorcières, des démons, mais pas que ! L’Homme est le pire ennemi de l’Homme …

Une pointe de fantastique, un zeste d’espionnage, une  pincée de thriller et la sauce prend et donne ce bon thriller-ésotérique « Les émeraudes de Satan ».

L’auteur ne s’est pas contenté de fournir un thriller-ésotérique classique et nous embarque dans l’aventure et nous tient en haleine tout le long ! Et jusqu’à la toute fin avec ce retournement d’intrigue, qui redonne une nouvelle directive à ce roman et laisse entendre de futures aventures que je suis bien curieuse de découvrir !

J’ai apprécié les deux personnages principaux, j’ai apprécié leur relation et la quête qu’ils mènent ! La lutte entre le bien et le mal, l’alliance de deux religions  …

Je vous dis à bientôt Mathieu Bertrand pour de futures aventures…

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Né en 1969 à Pontoise . Titulaire d’une licence en relations humaines, il devient surveillant pénitentiaire après une formation diplômante à l’École nationale d’administration pénitentiaire de Fleury-Merogis en 1989.

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