« L’Ecorchée » : Je viens de l’obscurité et c’est dans l’obscurité que je dois retourner…

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528 pages

Je les cherche partout. Je les cherche toujours.

Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. Incapable d’éprouver la moindre émotion et portant dans sa chair la marque des ténèbres, Mila excelle dans la recherche de ceux qui, un jour, se sont évanouis dans la nature. Elle seule ne peut oublier ces « victimes potentielles d’homicides ». Soudain, l’un d’eux réapparaît… et tue. Un à un, ceux dont les portraits ornent les murs des Limbes, reviennent, transformés en assassins. Epaulée par l’agent spécial Simon Berish, expert en interrogatoires et féru d’anthropologie, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une « hypothèse du mal ».

Mon avis :

Après avoir lu « Le chuchoteur », j’ai enchainé sur l’écorchée, tout en redoutant une possible déception. J’ai trouvé le première partie du roman un peu longue et peu convaincante, en effet nous sommes dans un simple jeu de piste, facile et sans intérêt. Progressivement l’intrigue se densifie et la tension monte pour finalement arriver à son point culminant d’angoisse, j’ai enfin pu plonger dans ce roman et être happée par « l’obscurité » ! J’ai lu les 270 dernières pages en une soirée!

Aucun indice ne permet de situer géographiquement l’histoire : pas de ville, de pays qui pourrait nous mettre sur la voie. Même au niveau temporel on est dans le flou artistique.

Dans le « chuchoteur », Mila nous raconte que  « à la mort de sa mère, elle n’a rien ressenti et que c’est à ce moment qu’elle a pu mettre un mot sur ce qu’elle avait…  » alors que dans l’écorchée, Mila laisse sa fille à sa mère. Comment ça mère peut garder sa fille si elle est déjà morte?!

L’auteur s’est un peu emmêlé les pinceaux sur ce coup… 3 ans séparent ces deux livres 😉

Cela ne m’a pas gêné outre mesure, au contraire je trouve que cela donne un côté humain à notre héroïne qui est un être tourmenté, complexe, incapable de la moindre empathie et qui carbure à la haine (c’est ce qui fait d’elle un excellent flic).

L’hypothèse du mal (titre original du roman) eut été plus approprié comme titre, mais je suppose que le titre français fait référence au personnage de Mila écorchée aussi bien dans sa chair que dans son âme. Pourquoi avoir mis en avant « je les cherche partout, je les cherche toujours » comme citation/argument de vente dans la version française au lieu de « è dal buio che provengo, è nel buio che devo ritornare » (je viens de l’obscurité et c’est dans l’obscurité que je dois retourner)… On y perd complètement l’aspect énigmatique de la VO !

Si prévisible soit-elle, la fin recèle quand même quelques surprises pour les nerfs et ça ne se calme pas du tout et ce jusqu’au tout dernier mot de la toute dernière ligne !

L’auteur nous laisse sur notre faim, avec une porte ouverte sur une possible suite, que j’ai hâte de découvrir 🙂

Lu dans le cadre :

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8 réflexions sur “ « L’Ecorchée » : Je viens de l’obscurité et c’est dans l’obscurité que je dois retourner… ”

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