La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino

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Auteur : Keigo HigashinoEdition Babel 253 pages

Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas… Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques… Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.

Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur de nombreux romans, il est une des figures majeures du polar japonais. En 2006, il a reçu le prestigieux Prix Naoki pour Le Dévouement du suspect X.

La littérature japonaise contemporaine foisonne d’écrivains qui entretiennent de dangereuses liaisons avec un monde sombre à la limite du morbide.

Keigo Higashino est considéré comme une des figures majeures du roman policier japonais. « La maison où je suis mort autrefois », a d’ailleurs reçu le Prix Polar International de Cognac en 2010.

L’auteur nous entraîne dans un huis-clos à l’atmosphère très particulière, avec les fantômes du passé qui remontent lentement à la surface de la mémoire de l’héroïne.

« D’ailleurs, chacun n’a-t-il pas une maison où l’enfant qu’il était est mort autrefois ?

On fait seulement semblant de ne pas voir qu’il s’y trouve encore parce qu’on ne tient pas à le rencontrer. »

L’intrigue est menée d’une main de maître. Les informations sont distillées avec finesse. Très peu de longueurs ce qui fait que ce livre est captivant et lu rapidement.

« Au début j’avais cru qu’elle était timide, mais je m’étais vite rendu compte que ce n’était pas le cas. Ses yeux, lorsqu’elle regardait ses camarades rire bêtement, étaient semblables à ceux d’un scientifique observant des animaux de laboratoire. Un peu comme si elle était spectatrice d’une pièce de théâtre intitulée « La Deuxième Année de lycée ». En fait, elle ne tentait jamais de monter sur scène. Son aspect enfantin était en parfait décalage avec sa personnalité. »

 

 

 

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9 réflexions sur “ La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino ”

  1. Je l’ai repéré depuis un moment mais en te lisant, je me demande pourquoi je ne me suis toujours pas attardée davantage sur lui en librairie. Je pense que je vais profiter de l’été pour le lire !

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