L’étrangleur de cater street d’Anne Perry

image

Auteur Anne Perryédition 10/18 – 384 pages

Suffragette avant l’heure, la téméraire Charlotte Ellison n’aime ni l’étiquette ni le badinage des jeunes filles bien nées. Dévorant en cachette les faits-divers des journaux, sa curiosité la mêlera à une affaire des plus périlleuses, aux côtés du séduisant inspecteur Pitt de Scotland Yard. Dans le Londres des années 1880, le danger guette et les femmes en sont souvent la proie…

Sherlock Holmes en jupons, la divine Charlotte dénoue son premier crime et inaugure une longue série d’enquêtes haletantes, dévoilant une Angleterre victorienne pleine de secrets.

Ce livre nous emmène dans l’Angleterre victorienne du 19è siècle, à l’époque où les jeunes filles de bonnes familles n’avaient que le droit de se taire, de faire un bon mariage et de fonder une famille.

« L’ignorance n’excuse pas tout. Nous détournons si souvent les yeux de peur d’être obligés d’intervenir. »

Une série de meurtres affole la famille Ellison et les voisins. L’inspecteur Thomas Pitt est chargé de mener l’enquête. Personne n’est décidé à lui faciliter la tâche, étant considéré d’un milieu social inférieur. Mais il est tenace et revient régulièrement à la charge. Surtout auprès des Ellison, qu’il semble rencontrer plus que nécessaire…

« -Vous croyez que j’ai mauvais caractère? dit Charlotte.
Elle regretta aussitôt sa question, car elle impliquait que l’opinion de ce policier lui importait. Ce qui était absurde.
-Je crois que vous êtes emportée et prenez rarement la peine de cacher vos sentiments, dit Pitt en souriant. Attitude qui ne manque pas d’attrait, et qui est plutôt rare chez les femmes, surtout les femmes bien nées.
Charlotte se surprit à rougir violemment.
-Vous êtes impertinent! lança-t-elle d’un ton sec.
Le sourire de Pitt s’élargit. Il la regardait droit dans les yeux.
-Si vous ne vouliez pas savoir ce que je pensais de vous, pourquoi avoir posé la question? »

A part les meurtres, on en apprend beaucoup sur les interactions sociales, notamment les questions de mariage au sein d’une famille anglaise à l’époque victorienne.

Sarah, l’aînée est déjà mariée et la plus jeune des trois soeurs, Emily, travaille à se trouver un mari. Elle est très pragmatique et évolue en société comme un poisson dans l’eau. La dernière, Charlotte, est tout le contraire, elle refuse les règles rigides et absurdes de la bonne société victorienne, elle est trop intelligente et trop directe pour se trouver un mari.

Qui voudrait d’une femme qui dit ce qu’elle pense au lieu de dire ce que la bienséance impose ?

Dans la présentation de l’éditeur, on parle de Charlotte qui dénoue son premier meurtre, ce qui est loin de la vérité. Elle se pose pas mal de questions, elle a un esprit cartésien, tout son entourage passe par l’esprit critique de Charlotte, mais le meurtrier sera découvert grâce à l’enquête du charmant inspecteur, qui lui demande de lui dévoiler ses idées et la pousse à se poser des questions. Ce qui l’amènera peut-être à enquêter plus tard dans les prochains tomes….

« Charlotte frissonna. L’idée du réconfort, dans une telle philosophie, lui semblait effrayante. Elle nourrissait des pensées dont elle avait honte, des désirs et des rêves qu’elle préférait garder secrets, et comme elle avait besoin qu’on les lui pardonne, elle pardonnait aux autres. »

L’auteur :

Anne Perry, née en 1938 à Londres, est aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays comme la reine du polar victorien grâce au succès de ses deux séries, les enquêtes du couple Charlotte et Thomas Pitt, et celles de l’inspecteur amnésique William Monk. Elle s’est depuis intéressée à d’autres périodes historiques tels que le Paris de la Révolution française (A L’ombre de la guillotine), la Première Guerre mondiale (la saga des Reavley), ou encore Byzance au XIIIe (Du Sang sur le soie). Anne Perry vit au nord d’Inverness, en Écosse.

1312260953538502211846259

image

Publicités

25 réflexions sur « L’étrangleur de cater street d’Anne Perry »

  1. J’aime bien cette série. Je l’ai adorée quand je l’ai découverte et j’ai lu 6 ou 7 tomes en un été. Après j’ai commencé à trouver les enquêtes plus inégales et les commentaires sur les conditions sociales, les classes etc répétitifs (j’avais l’impression d’un simple copier-coller). Du coup maintenant je la relis à petite dose et en général je passe un bon moment ! Il y a beaucoup d’amateurs de cette série 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. C’est mon premier mais effectivement je pense que pour garder son charme il faut en lire un de temps en temps 🙂 tu ne fais que confirmer mon sentiment 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s