Anna de Niccolo Ammaniti

Ce genre littéraire a la vogue ces derniers temps, donc pour intéresser son lecteur, il faut se démarquer !

Niccolo Ammaniti a au départ une idée assez originale, puisque le adultes ont disparus suite à un virus !

Ok jusque là on se dit sympa comment vont se débrouiller ces gamins seuls face à l’horreur ! 

L’auteur a pris le partie de centrer sa fiction sur Anna et Astor son petit frère, c’est une vraie mère pour lui et elle tente de le protéger de l’horreur. Bizarrement je m’attendais, malgré cette apocalypse à ce que les enfants tentent de se regrouper ! Mais en fin de compte, même pour les enfants, les plus faibles sont sous la coupe des plus forts, ce qui est encore plus flagrant avec des enfants, qui n’ont eu aucune limite, ou s’en souviennent si peu.

L’auteur arrive, à travers ses descriptions à nous imprégner de l’atmosphère de son récit, grâce à des description très imagées et digne d’un bon film (Les enfants vivants en communauté dans l’hôtel, les vaches dans la grande surface, les squelettes parsemés …). Il ne révolutionne pas le genre, mais laisse entrevoir un rite initiatique du passage de l’enfant à l’adulte

Anna est une condamnée et elle le sait, elle tente par tout les moyens de transmettre à son frère l’instinct de survie.

Peu d’action, mais beaucoup de réflexions, de souvenirs, de peurs d’enfants face à la mort, mais surtout la peur de laisser l’autre dans ce monde sans espoir ! Pourtant, là on retrouve tout à fait le propre du caractère de l’enfant, l’espoir est au centre de ce roman ! La vie prends le dessus, l’envie de vivre est plus forte que tout ! Les enfants ont des ressources que nous adultes soupçonnons tellement peu…

Les sentiments d’Anna sont très bien décrits, ce qui donne une réalité au roman que l’on arrive très bien à transposer dans un futur proche….

Malgré le pessimisme de ce roman, l’espoir parsemé de gouttes de croyances sorties de l’imagination des enfants…. se laisse lire, mais ne révolutionne pas le genre.

Je ne connaissais pas l’auteur, mais il est agréable à lire, même si j’ai bien failli abandonner ma lecture que j’ai trouvé trop longue par moment… Mais la ténacité d’Anna la rend attachante.

J’ai eu une petite pensée pour « Sa Majesté des Mouches » de William Golding, privés d’adultes, les enfant se réinventent un monde, constituent de nouvelles règles pour tenter de survivre, Anna est dans la même veine, mais en plus moderne.

La fin est à l’image du livre, brutale et sans mais bizarrement avec une ouverture sur un probable espoir d’une vie meilleure.

 

9782246861645-001-x_0♦ Editions : Grasset

♦ Traduit par : Myriem Bouzaher

♦ Parution : 14 septembre 2016

♦ Pages : 320

♦ Prix : Papier 20€ / Numérique 14,99€

Sicile, 2020. Un virus mortel, « la Rouge », a déferlé sur l’Europe quatre ans auparavant et décimé la population adulte ; les jeunes, eux, sont protégés jusqu’à l’âge de la puberté. Anna se retrouve seule avec Astor, son petit frère de quatre ans.
Elle doit affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, l’odeur pestilentielle, pour trouver, quand il en reste, des médicaments, des bougies, des piles, des boîtes de conserve, avec comme unique guide dans cette lutte pour la survie, le cahier d’instructions que lui a légué leur mère avant d’être emportée par la maladie.
Lorsqu’Astor disparaît, Anna part à sa recherche, prête à défier les bandes d’enfants sauvages qui errent à travers les rues désertes, les centres commerciaux et les bois. Mais l’ordre appartient au passé et les règles d’autrefois ont été oubliées. Pour réussir à sauver Astor, Anna va devoir en inventer de nouvelles, parcourant ce monde à l’abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d’une civilisation qui a couru à sa propre perte.
Une véritable odyssée des temps modernes où s’entremêlent lumière et ténèbres, un duel permanent entre la vie et la mort.

 

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Né à Rome en 1966, Niccolò Ammaniti choisit d’abandonner ses études de biologie pour se tourner vers immagine27l’écriture. Après Branchies (1994) et Et je t’emmène (1999), il obtient une reconnaissance internationale avec le best-seller Je n’ai pas peur (Grasset, 2001), vainqueur du prix Viareggio. Suivront Comme Dieu le veut (Grasset, 2008), qui a reçu le prestigieux prix Strega 2007, puis La fête du siècle (Robert Laffont, 2011) et Moi et toi (Robert Laffont, 2012). Ses romans sont traduits dans plus d’une quarantaine de langues.

 

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4 réflexions sur « Anna de Niccolo Ammaniti »

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