Nerve de Ariel Schulman et Henry Joost

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Réalisateur : Ariel Schulman, Henry Joost Sortie : 24/08/2016  Nationalité : Américaine Durée : 1h37 Genre : Thriller Acteurs : Emma Roberts, Dave Franco, Emily Meade

En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

Au départ, Nerve, Adapté du roman Addict de Jeanne Ryan, a tout du film divertissant pour ado. Pas le genre de film que j’affectionne particulièrement, mais il faut bien faire plaisir à ses enfants ;), pourtant il s’est révélé divertissant !

Ce film se penche sur les dérives des réseaux sociaux, sur les dangers d’internet, de la célébrité soudaine lors de télé réalité et du besoin de se faire connaître, des thèmes vraiment intelligents qui nous font tous réagir, si l’on est un tant soit peu sensible à ce sujet…

Nerve est un jeu de défis, il y a ceux qui regardent et ceux qui jouent, tout défi remporté fait gagner de l’argent et par là même la célébrité est au bout de l’écran…

Henry Joost et Ariel Schulman, forts d’un vrai regard critique sur la société, notamment avec  Australian Psycho  un court-métrage avec Margot Robbie, ont l’habitude de travailler ensemble (Paranormal Activity 3 et 4) ainsi que Viral, traitaient déjà du pouvoir des réseaux sociaux et des manipulations possibles liées à internet avec l’étonnant film documentaire Catfish.

Avec Nerve, le thème des dérives des réseaux sociaux est bien réfléchis avec une réalisation bien faite.

Dés le départ, le ton est donné, avec la première séquence, Vee allume son ordinateur et avec une vue subjective (effet de plus en plus populaire) on suit ses différentes actions, souris en main. Lancer Spotify, ouvrir Gmail, passer par Google Chrome

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Les réalisateurs balancent les applications qui sont notre quotidien, ensuite une conversation est lancée via Skype, alors que Vee fait un tour sur le profil Facebook d’un garçon de son lycée.

En quelques clics le film nous montre la forme de voyeurisme et d’exhibitionnisme, devenue tellement naturelle. Avec Nerve se révèlent les dangers et le caractère malsain que peuvent avoir ces outils,  du besoin d’être vus on bascule rapidement vers l’envie de reconnaissance et pour certain l’obtention d’une forme de célébrité, même de courte durée…

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Ce qui m’a le plus choqué, ce sont les défis auxquels se soumet Sydney, pour devenir populaire sur le jeu et aller en finale, elle osera tout, sans honte, motivée par l’appât du gain et cette célébrité basée sur du faux, c’est typiquement la nana narcissique influencée par la télé-réalité.

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Et là où Nerve change le regard que l’on a sur le film, c’est que sans follower, tout s’écroule ! Donc il y a responsabilité directe de celui qui observe ! En effet le jeu prend des tournures dangereuses, chacun caché derrière un écran, se croit protégé et en oublie la chose principale : les conséquences sur l’humain !

Bien entendu ce n’est pas le film de l’année, ni un chef d’oeuvre ! Mais il a le mérite de pointer des dérives, que nous constatons tous les jours et en fait une critique intéressante.

Même si ce film veut attirer l’attention sur les dangers du net et dénoncer la fausse popularité que l’on peut obtenir, il est probablement trop « fun » pour que le message passe auprès des adolescents, cible privilégié de ce long métrage à vocation distrayante.

Pour aller plus loin :

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Addict est un jeu qui diffuse sur Internet des défis filmés en direct. Vee, 17 ans, n’est pas sûre d’avoir le cran d’y participer. Mais les organisateurs connaissent ses désirs les plus secrets et finissent par la convaincre, avec des cadeaux qu’elle ne peut refuser… et un partenaire irrésistible.
Une fois en équipe avec le beau Ian, Vee ne peut qu’accepter le défi suivant, puis un autre, et encore un autre… D’autant que l’engouement des milliers de Voyeurs en ligne la pousse à dépasser ses limites et ses peurs.
Bientôt, le jeu prend un tournant plus que malsain : il devient dangereux, voire mortel. Mais comment décrocher quand on est pris dans l’engrenage ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 réflexions sur « Nerve de Ariel Schulman et Henry Joost »

  1. Je suis d’accord avec l’idée que les jeunes ne comprendront pas, mais par contre c’est un bon outil pour entamer le dialogue. Ma grande l’a vu..après ton article je vais peut-être le regarder pour pouvoir en discuter avec elle. En tous cas merci pour l’analyse 😀

    Aimé par 1 personne

  2. Le personnage de Sydney est à mes yeux le plus intéressant et étrangement le moins bien construit. Je suis totalement d’accord avec toi quand tu dis que « c’est typiquement la nana narcissique influencée par la télé-réalité. », et elle est un stéréotype tout en montrant les failles et faiblesses de ce genre de personne, notamment avec le manque criant de confiance en elle. Il y a peu une étude disait que les gens utilisant énormément les réseaux sociaux et sites de rencontres étaient angoissés par ce que reflétait leur apparence. Pour ce qui est du film je l’ai aimé car il traitait d’un sujet actuel tout en étant un film d’anticipation, mais c’est à mes yeux la seule vraie force du film, qui tombe un peu à plat malgré ses thématiques audacieuses.

    Aimé par 1 personne

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