Sandrine de James Osmont

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♦ Auto-édition ♦ Parution : 9 octobre 2016 ♦ Pages : 274 ♦ Prix : 9,99€

Attention : il s’agit de la suite du roman Régis, paru en 2016 ! Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant…

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« Elle se sentit soudain étrangère, une réfugiée illégale dans son pays. Pas en demande d’asile, ni même à l’abri en son foyer. Une intrusion, une agression, une imposture. Un être mal dupliqué, sclérosé par le mal de vivre : à la fois double mais si seul… Elle ne se respectait plus, et cela passait d’abord par le corps. Ce foutu corps, cette foutue cage, le carcan de sa féminité, des convenances et du sexe « bien sous tous rapports ». Désormais, tout était bon à jeter, à tester, à mettre à sac et en danger… »

« Débourbé, évidé, cureté, le noyau pourri d’un narcissisme gâté. Sans cesse rabâchée, remâchée, remise sur la table, la dépression est le fruit d’un arbre aux insatisfactions. Dans une société du plaisir, où l’on se doit de jouir de la vie, de ses partenaires, de son temps libre et de l’image que l’on a de soi ; l’accomplissement personnel est à l’âme ce que le bézoard est à l’estomac des herbivores.
Un poids mort, calcifié et baigné d’acide ; censé faciliter la digestion, il impose en fait une pesanteur, impossible à rendre, à extraire du plus profond de son ventre, à toucher du bout des doigts… Pareil à un inaccessible objectif. »

« Ce fut bref et froid : la lame d’une guillotine. »

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Ah!!! Sandrine, Sandrine, SANDRINE…. Comment prendre du recul dans le métier que tu fais ? Comment ne pas t’attacher aux personnes ? Comment t’imposer cette distance salvatrice, alors que tu n’es qu’humaine ? La mort de Régis t’a anéanti et te fais basculer du côté obscure, te pousse dans tes retranchements et t’oblige à faire le choix de la vie ou de la mort !

BANDE SON de Sandrine :

Après Régis, qui fut un réel coup de coeur et coup au coeur, j’attendais frénétiquement la sortie du second opus de James Osmont. Et je suis loin d’être déçue, c’est même bien tout le contraire !

Avec Sandrine, l’auteur reste dans son univers psychiatrique, mais sa plume prend en maturité et quel talent, quelle érudition ! Un vrai bonheur, son style reste inédit avec une grande qualité. Les références musicales nous accompagne toujours ainsi que des références médicales précises.

On ne peut qu’aimer ou détester Sandrine ! Soit on a de l’empathie pour elle, pour sa douleur et sa lente descente dans une dépression, dont on ne sait pas si elle en sortira indemne.Elle se retrouve de l’autre côté du miroir et passe d’infirmière à patiente ! Comment cela peut-il être vécu par une infirmière en psychiatrie ? James Osmont rappel aux simples être humains que nous sommes, que le personnel en psychiatrie est loin d’être infaillible ! Se sont avant tout des hommes et des femmes de bonnes volontés qui se retrouvent dans ce milieu sûrement par choix et non par dépit ! Nous avons tendance, nous simples mortels, à oublier que le cerveau humain est une vraie machine complexe et l’auteur nous le rappel si bien ! Une dépression est encore considérée par certaines personnes comme des états d’âmes d’une personne, de préférence une femme, qui s’écoute trop ! N’en déplaise à beaucoup c’est une maladie et l’auteur le rappel bien ! Une maladie dont on ne peut se sortir seul et là, la force de James Osmont est de faire passer la pilule auprès d’un lectorat qui pourra se dire : »ah oui, c’est ça ? bein merde alors ! »

L’auteur plonge de plus en plus dans la noirceur de l’être humain avec un nouveau personnage torturés et tortueux. La perversion était déjà présente dans Régis, mais avec Sandrine, l’auteur présente un personnage complètement barré, je dis bien présente, car l’auteur ne décrit que les prémices des horreurs potentielles de Thorsten, un monstre en devenir, qui nous livre ses noirs désirs et noirs dessins !

Merci pour ce plaidoyer, merci de tenter une explication scientifique auprès des néophytes que nous sommes, car on ne peut refermer un livre de James Osmont, sans avoir élargi son vocabulaire scientifique et psychiatrique.

J’ai beaucoup aimé que Sandrine « colle » à l’actualité, à nos vies. L’influence et le ressenti de Sandrine dans tout son désarroi qui tente de garder un équilibre, malgré une actualité toute en noirceur ! J’ai trouvé ça bon et tellement rare d’avoir un livre qui colle autant aux faits du monde et à la vie mondiale, que je ne peux que le souligner ! les faits sont tellement récents que cela en est déconcertant de réalisme !

Je vois poindre une suite, à la hauteur des deux premiers opus, encore plus noir certainement ! Car oui l’homme est profondément torturé et ne se lasse pas de nous étonner, comme le fera certainement l’auteur, qui je l’espère ne me fera pas languir trop longtemps.

Cette lecture ne pourra laisser indifférent ! On referme Sandrine en se posant mille questions et en étant soufflé, physiquement et moralement ! Malgré tout on en redemande, c’est que James Osmont est certainement un très bon auteur qui sait captiver son lecteur.

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James Osmont, 34 ans, originaire de Brest en Bretagne, est auteur-photographe depuis plusieurs années, montre régulièrement son travail dans le cadre d’expositions depuis 2013. Il exerce la profession d’infirmier en psychiatrie, domaine méconnu, tourmenté et profondément humain, souvent caricaturé ou abordé superficiellement en littérature, à grands renforts d’archétypes… L’écriture l’accompagne depuis longtemps, ayant animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans. En 2016, il publie deux premiers romans, « Régis » & « Sandrine », des œuvres de fiction mêlées de drame et de suspens, de violence et de poésie…

challenge polar et thriller 2016-2017

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