Il suffit juste de quelques minutes de Martine Venelle

 

 

Parution : 18 mars 2017 – Auto-édité – Prix Ebook : 2,99€ – Broché : 14,90€

206 Pages  – Genre : thriller psychologique – Roman noir – Drame

Il suffit Seulement quelques minutes pour qu’un auteur t’embarque dans une histoire familiale qui ne te laissera pas indifférent…

Un thriller qui débute sur une scène violente… La raison a bien failli abandonner Louise… Mais malgré la haine qu’elle ressent ou la haine qu’elle sent de ces parents qui l’ont élevé sans amour… Louise va vivre sa vie… Elle va mettre cette vie vécue de côté et se construire un autre moi… Profond et emprunt de doutes …

Des années plus tard, elle s’est construite… mais garde un œil bien ouvert sur son passé qui va surgir du plus profond de son inconscient pour la mener vers la lumière et vers sa quête, l’amour… Une quête bien légitime quand on en a été privé…

Qui sont Louise, Jade ? A qui appartient le squelette d’enfant enterrée dans ce jardin ?

Un petit livre addictif, qui se lit vite, doublé d’une très belle plume, sans fioritures, ni blablas.

Les sentiments sont au départ absents… Le tout est écrit comme on raconte un fait, comme un exposé, pour prendre de la distance… On sent que les secrets de famille doivent être analysés, décortiqués, pour être appréhendés… Et que ces secrets le lecteur va les prendre en pleine face… L’horreur n’est pas loin, l’horreur est sous-jacente et palpable… L’auteur joue avec nos sentiments, mais ses sentiments à elle sont aussi mis à rude épreuve, comme un vécu qu’on ose enfin affronté…

Peu de personnages, mais des personnages tous liés par une histoire commune, comme des fils que la vie aura tisser pour les relier entre eux pour qu’ils puissent vivre l’épouvantable, jusqu’au dénouement qui cassera ce fil et regroupera toutes les interrogations…

Le ton est donné dès les premières pages avec l’emploi de mots qui ne donne qu’une envie, c’est de plonger un peu plus dans l’horreur… L’horreur qui monte peu à peu et prend son envol et explose, jaillit pour en fin de compte faire en sorte que de ce drame du beau ressorte…

Une rose sur un tas de fumier, une vie gâchée, des vies gâchées, des vies malmenées mais unies dans l’amour filial et dans le pardon peut-être… Car pour avancer il faut savoir d’où l’on vient, pour avancer il faut se connaitre et pour se connaitre il faut parfois creuser dans les bas fonds de l’inconscient…

Paul, ce jeune homme confronté à la mort brutale de ses parents, range trie, commence un travail de deuil, qui ne sera peut-être pas si difficile… Des découvertes troublantes, que le jeune homme préfère ne pas voir quelques semaines avant la vente, vont resurgir, révélant non pas un mais plusieurs secrets, qu’il devra affronter…

On suit les traces de Paul pour peu à peu découvrir ces secrets et trouver les réponses avec lui, mais avec un train d’avance… On le suit dans ses réactions… Dans cette vérité qui se trouve dans l’inconscient de cette jeune fille, Louise… Mais qui est Louise ?

Une incroyable vérité va exploser, va jaillir et éclabousser tout ce petit monde, malgré tout, pour leur bonheur… Car ce bonheur auquel ils ont droit va les aider à se construire… Car la vérité, même si elle fait mal, permet de se construire… Cacher les choses, ne fait qu’engendrer doutes et incompréhensions…

L’auteur m’a ému, m’a subjugué par cette qualité narrative et par son retrait face à son récit. Le suspense se construit peu à peu pour arriver à ce final, qu’on devine mais qui est salvateur !

Un secret sordide qui vous mènera à vous interroger sur l’utilité des secrets et le bien fondé d’en avoir…

L’auteur a mis ses tripes dans ce roman et ça se sent, elle le fait avec retenue, sagesse et grand talent…

Son premier roman, « Il est toujours trop tard », publié en 2013, fait écho, d’une certaine manière à « Il suffit juste de quelques minutes »… Dans lequel elle nous montre qu’il n’est jamais trop tard pour se construire et avancer… Un livre qui témoigne d’un changement, d’une évolution….

Un roman court, mais il me semble que c’est la première fois qu’un de mes avis est aussi long….

Je laisse le mot de la fin à l’auteur :

Il est toujours trop tard, trop tard pour avoir des remords, trop tard pour avoir des regrets, trop tard quand les gens sont morts et que tout ne s’est pas dit tant que les mots pouvaient encore s’entendre, expliquer et apaiser les âmes. Trop tard quand on ne peut plus se retourner parce que la peur, l’orgueil, le temps ont trop passé…Mais il n’est jamais trop tard pour tourner la page et se laisser conduire dans l’infini richesse de la douleur qui construit, pour exprimer ses sentiments et ses ressentiments.M.V.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition

 

 

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Une réflexion sur “ Il suffit juste de quelques minutes de Martine Venelle ”

  1. Aaaaah secret de famille, horreur sous-jacente, tension qui monte crescendo… tout ça m’a l’air génial! Je crois effectivement que c’est l’avis le plus long que je lis sur ton blog, et du coup je suis d’autant plus intriguée ^^

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