D’ombre et de silence de Karine GIEBEL

Parution : 19 octobre 2017-  Editions Belfond – Prix papier :  16€ – Prix Numérique : 10,99€ – Pages : 288 – Genre : Thriller

Le dernier opus de Karine Giebel, réunit huit textes, aussi sombres les uns que les autres. Si vous cherchez une lecture gaie, passez votre chemin, ce n’est pas du tout le genre de l’auteur. Ses personnages sont torturés, sombres, meurtris

  • Aleyna : nouvelle parue dans 13 à table 2016. Quand les traditions s’invitent dans la vie d’une jeune fille qui décide de s’enfuir pour éviter un mariage forcé, malheureusement tout ne se passe pas comme prévue… La fin est bouleversante, prévisible, mais j’ai apprécié la plume de l’auteur, simple, fluide avec des changements de point de vu selon les protagonistes, très intéressant.

  • Aurore : lors de la réédition de son 1er roman Terminus Elicius, fin 2016, cette nouvelle inédite est également publiée. Une sœur et un frère, les relations compliquées à l’adolescence. Les insultes, les moqueries, ce drame… Cette nouvelle nous entraine dans l’esprit d’un adolescent tourmenté. Le sujet a déjà été traité à plusieurs reprises, mais l’émotion que l’auteur arrive à faire dégager en quelques pages est très intense et reflète ce que traverse beaucoup d’ados. Les secrets, les non dits peuvent parfois conduire à l’irréparable…

  • Ce que les blessures laissent au fond des yeux : nouvelle inédite. Delphine vit avec son fils dans un immeuble dont le propriétaire est un marchand de sommeil qui se fait de l’argent sur le dos des locataires qui ne peuvent que payer le prix fort pour un logement vétuste. Quasiment tous les locataires sont en situation irrégulière…
    Delphine, a beau avoir un deux pièces, elle en paye une partie en espèce et l’autre en nature une fois par semaine… Quand son amie Kilia perd son travail et risque de se retrouver à la rue, Delphine décide de payer aussi le loyer de son amie mais à quel prix?
    Une histoire d’amitié, de malheurs, glauque, triste, avec des personnages tellement réels qu’on se demande si l’auteur n’a pas retracé un fait divers… Une histoire très touchante sur l’amitié et ce que l’on est prêt à faire pour protéger ceux que l’on aime…

  • J’ai appris le silence : nouvelle parue dans 13 à table 2017. Un homme kidnappe une femme, l’emmène dans un lieu isolé, pour l’enfermer, avec neuf autres personnes à l’intérieur d’une cage. Le lendemain, le ravisseur leur explique le pourquoi de leur présence. Il y a vingt-cinq ans, jour pour jour, toutes ces personnes l’avaient condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d’une jeune fille, alors qu’il clamait son innocence. Aujourd’hui, il a décidé de leur faire payer. L’auteur pousse à son paroxysme l’horreur et entraine son lecteur dans une nouvelle intense.

  • L’ été se meurt : nouvelle inédite. Une histoire d’obsession qui tourne mal…

  • L’homme en noir : nouvelle parue dans l’anthologie Irradié « Les auteurs du noir », 2014. Une nouvelle que j’ai beaucoup apprécié. La mémoire nous joue parfois des tours… Et surtout notre cerveau occulte parfois ce que nous percevons comme un choc… Un choc qui fait bugguer le cerveau, pour nous permettre d’avancer et de vivre… Mais parfois l’horreur n’est pas loin…

  • L’intérieur : nouvelle parue dans l’anthologie Crimes au musée en juin 2017. Virginie assistante de direction dans un musée, se fait violer par son patron. Depuis le début de son CDD le harcèlement est présent et l’auteur nous entraine dans la descente en enfers de Virginie suite aux viols répétés. Virginie est confronté à des choix qu’elle ne peut pas faire, perdre son emploi serait catastrophique pour sa famille… L’auteur décrit avec talent le lien mère-fils… Avec des sentiments très profonds

  • Le printemps de Juliette : nouvelle inédite. L’amour d’un homme pour la femme avec qui il vit depuis 40 ans et qui est sur le point de mourir… La peur de vivre sans l’autre. Une histoire touchante et tellement réelle.

Les nouvelles sont très bien construites et démontrent le talent de l’auteur pour les histoires sombres et les personnages torturés.

Sur les 8 nouvelles, 5 sont déjà parues et 3 sont inédites. Pour moi les 8 sont des découvertes, mais pour les lecteurs fans de l’auteur, je pense que cela risque de les décevoir…

Merci aux éditions Belfond pour ce service-presse avec lequel j’ai passé un excellent moment, malgré des nouvelles de différente construction.

Karine Giebel est née en 1971, dans le Var. Après des études de droit et l’obtention d’une licence, elle cumule de nombreux emplois dont celui de surveillante d’externat, pigiste et photographe pour un petit journal local, saisonnière pour un Parc National ou encore équipier chez McDonald. Elle est actuellement juriste dans la fonction publique territoriale et s’occupe des marchés publics au sein d’une communauté d’agglomération. Elle publie ses deux premiers romans dans la collection « Rail noir » aux éditions La Vie du Rail en 2004 et 2006. Elle poursuit son aventure éditoriale chez Fleuve noir et chez Pocket.

Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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