Archives pour la catégorie Challenge ABC spécial auto-édition

Challenge ABC 2017 spécial auto-édition # 2

Une petite mise à jour de mon challenge ABC spécial auto-édition s’impose, il s’étoffe et prend forme peu à peu, et c’est le plus important !

J’apprécie les auteurs auto-édités et j’essaie de vous faire découvrir des auteurs de talent.

Il est bon de garder en mémoire, que dans l’auto-édition c’est comme pour les auteurs avec maison d’édition ! Il y a du bon comme du moins bon ! mais cela ne veut pas dire qu’il faut rejeter tout en bloc !

J’aime l’idée de ne pas s’imposer d règles trop restrictives et donc cet ABC challenge n’aura qu’une règle : lire des auto-édités !

Surtout ne pas oublier de mettre son avis, car un livre auto-édité se nourrit des commentaires que nous laissons…

– A –

Alexis Arend : Josh

– B –

Azel Bury : la Baie des Morts

Philémon Le Bellégard : Syndrome de Stockholm

Bouffanges : Triumvirat

Violaine Biaux : L’involontaire résurrection de Marie-Charlotte

Hugues Boulet : Les gens des Hauts 

Dany Boutingy : La chambre de Mamie

Solène Bakowski : Une bonne intention

 – C –

Olivier Casaliva : Prière de sang

Eric Costa : Aztèques-Harem

Sam Carda : Secrets Mortels 

Eric Costa : Réalités invisibles

 – D –

Amélie De Lima : Le Silence des Aveux 

Sélène Derose : Alter ego

Thomas Desmonl : Peau morte

 – E –

 – F –

Fabrice Brunon : Rivales

Fabrice Liégeois : Aby (n’y descendez jamais)

 – G –

Sophie Guizani : Les enfants de l’ile aux cendres

Pierre Gaulon  : La mort en rouge

Aurélien Grall : Alienor : l’origine de toutes les haines

Stephane Grisard : POC

 – H –

Loana Hoarau : Buczko 

Solenne Hernandez : LA RUMEUR tome 1 : La fuite 

Solenne Hernandez : LA RUMEUR tome 2 : L’espoir

 – I –

 – J –

Jo Rouxinol : Le carnaval des illusions

 – K –

Christophe Kayser : Freaks

 – L –

Théo Lemattre : La malédiction du Vatican

Théo Lemattre : Le complot de Tchernobyl

Lydia Le Fur : Apparences

Fabienne Lejamble : 1902 

Maes Larson : Amisseum : Les Terres Inconnues

Arnaud Le Bian : L’incroyable vie d’Ulysse Marbaud

 – M –

France Missud : l’origine des mondes

 – N –

 – O –

Michael Kim Olivier: Ne réveille jamais un ours qui dort : L’ordre de Saint-Michel – Tome 1

 – P –

Sébastien Prudhomme-Asnar : KIRSTEN

Cédric Peron : CHARLY : Au commencement 

Carl Pineau : L’arménien

Arnaud Prieur : Gouffre

 – Q –

Alice Quinn : Fanny N.

 – R –

 – S –

Frédéric Soulier : Le cri sauvage de l’âme

Samantha Cortenbach : les pantins marionnettistes

Sophie Blitman : Elle vivait dans nos yeux

Lawrence Singclear : 42

Errol Sabatini : Des Petits Biscuits pour la Timidité

Olivier Saraja : L’appétit des ombres

 – T –

Luca Tahtieazym : Le roman inachevé

Luca Tahtieazym : Versus

Julia M. Tean : Résilience

Sébastien Técher : The Last Survivors: 1 – La religion des morts

 – U –

Wendall Utroi : Wanda 

 – V –

Jean-Philippe Vest : Esprit es-tu là ?

Martine Venelle : Il suffit juste de quelques minutes

Lou Vernet : Ne m’oublie pas de

Rex Van Asselt : Jezabel : Révélation

Noël Perez-Vera : La fille de Pablo

 – W –

 – X –

 – Y –

 – Z –

 Voici la liste des blogs participants au challenge, n’hésitez pas à aller zieuter, c’est du bon 😉

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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2.99€ – Prix Papier : 10,54€ – 439 PagesGenre : Drame, Résilience, fantastique

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

Amélie de Lima a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible… Mais l’essentiel y est pour passer un bon moment.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Des Petits Biscuits pour la Timidité de Errol Sabatini

Parution : 28 octobre 2016 – Auto-édité – Prix Numérique : 2.99€ – Prix Papier : 18€ – 292 PagesGenre : Drame, Résilience, fantastique

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

J’ai avant tout été attirée par cette couverture et ce titre qui renvoie à l’enfance ! Ensuite j’ai découvert la 4ème de couverture, qui laissait présager un bon moment !

L’auteur, Errol Sabatini a un réel talent de conteur et nous embarque dans une histoire riche et tout en poésie

Je me suis immergée entre les lignes pour n’en sortir que tard dans la nuit. Le lendemain, il me fallait bien des allumettes pour rester les yeux ouverts au boulot… Mais j’étais sur un petit nuage et ça fait du bien !

Ce petit bijou, ce lit tout seul, les chapitres sont courts et l’auteur nous entraine dans le sillage de Naëlle qui décide d’acheter un vieux moulin en ruine et de s’y installer. Les habitants voient d’un mauvais œil son installation dans ce vieux moulin qui serait hanté… Mais elle se sent enfin vivre dans ce paysage qui lui permet de reprendre contact avec elle-même et d’appréhender plus facilement ses dons de voyance… La rencontre avec ce petit garçon de 10 ans, Julien, solitaire et peu bavard, sera le début d’une très belle amitié et Naëlle se fixe l’objectif de protéger cet enfant… Qu’elle pense en danger… Par sa faute….

Les personnages sont attachants et tellement vivants, que même les pires ont de l’humanité en eux !

Une petite bulle de bonheur, qui vous redonne l’espoir tellement il est plein de vie et de gaîté, malgré une histoire triste… Oui, il y a une histoire triste, mais les enfants ont une telle capacité de vivre et un tel regard sur les choses que voir par les yeux d’un enfant ça fait du bien !

Plusieurs vies en un livre, des vies parallèles, des vies brisées, mais des vies qui se construisent ou se reconstruisent grâce au talent de l’auteur !

La tendresse est un fil conducteur, mais sans jamais tomber dans mièvrerie… Bien au contraire la construction du récit aboutit à une réelle beauté du récit et avec un twist final de grand talent…

Même si le twist final a déjà été utilisé par d’autres auteurs, ici Errol Sabatini, lui donne un vraie sens psychologique pour donner une explication. Jamais je ne me serais imaginée cette fin, tellement le récit est bien construit ! L‘étrange s’invite sur la pointe des pieds.

Le plus ? Une petite note « oubliée » de l’auteur ! Que vous ne pourrez lire qu’une fois le livre terminé…

Un roman qui se déguste, mais qu’on dévore comme des petits biscuits…

Challenge ABC 2017 auto-édition – Prix des auteurs Inconnus

 

 

 

 

Profitant d’un changement de profession, il décide de se lancer dans l’écriture et de donner vie à son premier livre qui vivait au fond d’un tiroir. Il écrit depuis l’enfance et lorsqu’il a le temps, il peint.

Ne m’oublie pas de Lou Vernet

 

Parution : 10 juin 2015 – Books on Demand Prix papier :  12,99€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 170 – Genre :

En une journée ta vie bascule… En une journée tu peux tout remettre en question… En une journée tu peux décider de vivre et tourner la page ou continuer à te morfondre en tournant en rond…

Lou Vernet nous embarque dans les 24 heures de Jean, confronté à ses démons, ses choix… Et surtout il va devoir faire des choix…

C’est une lecture qui t’oblige à te poser des questions, au même titre que le personnage principal…

Au même titre que Jean, le lecteur ne peut passer au travers des mailles du filet et tout le talent de l’auteur est de nous emmener au plus profond de nous-même… En nous renvoyant à nos peurs, nos douleurs, nos interrogations…

Avec un style poétique et une très belle écriture, l’auteur nous transporte à un rythme lent mais sans lourdeur, de genre de lenteur qui te laisse te remettre après un uppercut… Une lenteur douce et intense, une leçon sur la vie à travers ces 24 heures qui pourraient être les nôtres… Le genre de lecture qui te fait prendre ton temps pour savourer les moment de sa vie ou bien décider qu’il est temps d’affronter ses démons et de construire son avenir, pour améliorer son présent…

Avec l’histoire de Jean, on vit 24 heures en immersion dans sa vie en parallèle à la nôtre, on lit en apnée… Il est tellement difficile de faire sa propre analyse, comme une psychothérapie en accéléré, 24 heures c’est long… Mais très court aussi… Au point qu’à la dernière ligne on émerge pour reprendre son souffle… Et respirer… Renaître… Décider de vivre en fin de compte…

Malgré nos blessures, les claques de la vie… Lou Vernet t’oblige à te regarder dans un miroir, comprendre qu’il faut vivre sa vie, arrêter d’être spectateur et enfin devenir acteur de cette vie…

Merci à l’auteur, pour ce livre qui voyage, pour ce livre véritable leçon de vie, avec lequel elle nous délivre nécessairement une part d’elle-même…

Écrivain, photographe, Lou Vernet est une autodidacte. Passionnée. Têtue. Et libre. Sa devise : « Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant. ». Son idéal et celui de ses lecteurs : Un éditeur fou, enthousiaste, curieux et courageux. 

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Fanny N. De Alice Quinn

 

 

 

 

 

Parution : 27 janvier 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 4,99€ – Prix papier :  14,90€ –  Pages : 160

Fanny N. adore les bébés. En avoir un à elle, c’est le rêve de sa vie. Quand elle les regarde, au parc, dans leurs poussettes, avec leurs mamans, l’envie monte, monte… et peut-être aussi la jalousie. Car Fanny N. a 33 ans, mesure 1,59 m, pèse 100 kilos, et vit encore chez sa mère, qui l’infantilise totalement. Il faut dire que Fanny N. n’est pas tout à fait comme la majorité des jeunes femmes de son âge, avec son corps dévasté par des monstres et sa simplicité d’esprit proche de celle des petits dont elle s’occupe à la crèche. Alors les prétendants au titre de père ne se bousculent pas au portillon.

« Avant de savoir que je ne serai jamais quelqu’un d’autre que moi, il a fallu que je vive tout ça. »

Que faire, dans ces conditions ? Que faire de cette tendresse qui la dévore au fil du temps ? Que faire de ces désirs frustrés, de cette douleur insupportable ? Que faire, lorsque l’envie devient obsession ? Barricadée derrière ses éclairs de lucidité, d’humour et d’autodérision, Fanny N. pourra-t-elle tenir encore longtemps ou finira-t-elle par exploser comme une bombe à retardement ?

Un livre court, mais tellement intense ! Fanny N. est attachante et déstabilise le lecteur car elle s’adresse à lui… Et parfois parle d’elle-même pour se détacher et sa schizophrénie est exploitée par l’auteur avec une réalité déroutante et brio.

Fanny ne laisse pas indifférente… Fanny nous embarque dans sa folie, tour à tour on la déteste, on l’aime, on a de la compassion pour elle… Elle est tellement vivante… Emmurée dans sa folie…

Fanny N. m’a foutu une sacrée claque, car «Fanny N. est enragée en dedans. Mais en dehors elle est douce comme une image.»

OK Fanny est schizophrène, mais la vie n’a pas été tendre avec elle

« Elle m’a prise dans ses bras pour me consoler. Ça m’a dégoûté de sentir son ventre chaud et ses seins. Mais je me suis laissée faire. Elle me berce quelquefois comme ça. Elle défait ses fringues et elle me fait sucer ses seins, comme si j’étais un bébé qui tète….. Je sais que ma mère est folle.. »

C’est une histoire dure, crue (viol, inceste) à laquelle Alice Quinn donne vie. Il faut une sacrée dose de talent pour se mettre dans la peau d’un tel personnage, le mettre au monde, le faire grandir mais avec tellement d’amour, que cela se sent entre chaque mot. La vie de Fanny est glauque, froide, horrible…

L’auteur donne vie à un monstre, mais démontre qu’il y a un cœur qui bat en lui ! Un monstre rendu humain grâce à une très belle plume et grâce au talent d’un écrivain. Il est très difficile, parfois de lire certains passages, tellement l’horreur est présente, palpable jusqu’à la toute fin.

Avec Fanny N. vous ne sortirez pas indemne ! Il faut quelques jours pour se remettre de cette lecture. Une héroïne, qui n’a rien pour l’aider dans la vie, qui tente de survivre…

Fanny. N qui clame désespérément son droit au bonheur, en dépit de sa « différence ».

« Ça fait du bien de pleurer. Il y a des antidépresseurs dans les larmes. »

Un roman court, passionnant avec une histoire noire, qui vous colle à la peau, même quand vous le refermez, un roman que vous ne pourrez pas oublier tellement il remue les tripes.

J’ai du mal à croire que cet auteur puisse présenter un personnage aussi sombre que Fanny, alors que les autres titres laissent présager beaucoup d’humour. Elle me fait penser à un comédien de grand talent qui peut changer de peau et être plusieurs personnages… En laissant parler les démons de chacun de ses rôles…

Bienvenue !

https://www.facebook.com/alice.quinn2013

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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La chambre de Mamie de Dany Boutingy

 

 

 

Parution : 28 janvier 2017 – Auto-édition – Prix papier :  11€ –  Pages : 200

Certains livres laissent une emprunte indélébile… Vous marquent par leur vérité, l’humour cynique qui coule entre les lignes, mais surtout par la vie qui vibre à chaque mot !

C’est un hymne à la vie, à l’amour… Un délice pur… Une plume tout en délicatesse qui parlera à tout à chacun…

Avec « la chambre de mamie« , l’auteur nous embarque dans une cohabitation hors norme entre une jeune étudiante, à la recherche d’une chambre, et une grand-mère, que beaucoup aimerait avoir.

Une grand-mère pas comme les autres, délurée à souhait… Qui respire la vie …Une emmerdeuse… Et une jeune fille trop sérieuse… Trop sage, Trop casanière…

Une cohabitation intergénérationnelle qui débouche sur une histoire pleine de vie et de reconnaissance de l’autre et surtout de l’importance de la transmission…

Ce récit m’a plongé dans une bulle de bonheur en me sortant encore une fois de ma zone de confort. J’apprécie de plus en plus de m’extraire de l’univers du thriller (c’est toujours mon univers de prédilection), pour plonger dans ce type de pépite qui te ramène à l’essentiel et t’oblige à opérer une introspection, sur toi-même ou sur la vie d’une manière générale…

On a très souvent du mal à s’imaginer les personnes autrement que dans le quotidien dans lequel nous les voyons évoluer.

« L’étudiante était aussi interloquée qu’amusée de voir de quelle façon on vivait dans les clichés. Une mamie, c’est gentil ; une mamie, c’est fragile ; une mamie, ça se plaint tout le temps : une mamie, ça radote sans arrêt ; une mamie, ça ne ment pas ; une mamie, ça ne fantasme pas ; une mamie, ça ne vole pas ; une mamie,, ça ne couche pas ; une mamie… ça ne fume pas. »

Une grand-mère coquine, attachante, « attachiante« … Au vécu bien rempli et qui va transmettre la joie de vivre… L’amour tout simplement. La vision de la vie de Flora va changer et le rapprochement entre ces deux personnes donne un bouquin à lire absolument. A découvrir pour sourire, aimer et surtout s’ouvrir vers l’autre… Et ne pas laisser de côté, ceux qui ont encore tellement à nous apprendre…

« Je vais écrire ces phrases en m’imaginant qu’un jour tu les liras peut-être, ému de déchiffrer les notes d’une vieille bique qui t’aime si fort. »

J’ai refermé ce livre avec la tristesse de devoir quitter cette mamie hors norme. Mais cette mamie m’a montré la voie vers la plénitude et le bonheur à atteindre… On aimerait que le récit soit plus long, tellement on passe un bon moment. La fin arrive trop rapidement et nous laisse un goût de trop peu… J’aurais souhaité que la relation entre Flora et cette Mamie soit plus détaillée, soit plus lente à se construire, pour profiter de chaque moment de cette relation hors norme qui se construit… Et cette fameuse chambre … Interdite…

L’auteur aurait pu faire languir son lecteur plus longtemps, sans que cela ne soit ennuyeux tellement sa plume est fluide et belle et n’a rien à envier aux grands auteurs…

Merci à l’auteur pour sa confiance et pour ce magnifique témoignage… Un hommage… Doublé d’une très belle écriture, rafraîchissante et emplie d’émotions, qui laisse un sourire sur les lèvres et de belles images en tête !

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Secrets Mortels de Sam Carda

 

 

 

Parution : 30 juin 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 2,99€ – Prix papier : 14,99€ – Pages : 524

Je déteste faire un retour de lecture comme celui-ci !

Je remercie l’auteur Sam Carda pour sa confiance et la plateforme SimPlementPro. J’étais curieuse et emballée par cette lecture, mais je ressors très déçue…

En me penchant sur la quatrième de couverture et avec ce titre, je savais qu’il y aurait des secrets, un meurtre et cela présageait une enquête atypique dans ce monde viticole. Malheureusement la sauce n’a pas pris…

Le moins que je puisse dire c’est que l’auteur a une imagination fertile, peut-être trop à mon goût… Tout va vite, trop vite, ça bouge tout le temps, je l’ai lu comme un train lancé à grande vitesse, sans pouvoir reprendre mon souffle et je dois dire que c’est épuisant ! Pourtant cela aurait pu être passionnant…

Le situations sont toutes aussi improbables les unes que les autres, les relations entre les personnages sont assez bizarres : ils se méfient les uns des autres, ne se connaissent pas et pourtant se confient… Les découvertes de secrets bien cachés se font comme ça, sans que rien ne prépare le lecteur… Non franchement, c’est tellement incompréhensible pour moi que je me suis demandée si je n’avais pas sauté des pages !

Pourtant, il y avait de quoi construire une intrigue intéressante sans tomber dans la caricature…

Mais pas assez exploitée, l’histoire devient un vaudeville… Le genre de série « les feux de l’amour » où même des mois après, pas grand chose n’a changé et l’intrigue a stagné… Les « Secrets Mortels » n’ont malheureusement de mortels que l’ennui qui a découlé de ma lecture…

Je suis désolée pour l’auteur, mais je me suis ennuyée ferme et si j’ai lu jusqu’à la fin, c’est pour tenter de trouver du positif… Malheureusement… 524 pages que j’ai trouvé bien trop longues…

Même les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux… J’aurai souhaité que l’auteur les développe, prenne le temps de les décrire pour faire ressortir tel ou tel trait de caractère… Et surtout qu’il prenne le temps de les façonner avec un caractère propre. Tous les personnages ont un phrasé identique, les attitudes sont d’une platitude horripilante… Des personnages en manque de caractère, façonnés sur le même moule… Je n’ai donc pas pu trouver un seul personnage attachant, sauf Victor, que j’ai trouvé intéressant, l’auteur m’a donné envie de le découvrir et de le comprendre… Plus étoffé et mieux travaillé, ce personnage donne du volume au récit.

Le fait que l’auteur ne prenne pas le temps de présenter les choses, donne une sensation brouillonne et fouillis alors que parfois la lenteur permet au lecteur de s’approprie les personnages, digérer les informations.

Pourtant les ingrédients sont bien présents : un univers intéressant avec le monde viticole, des mensonges, des trahisons, des vols, des meurtres…

La première partie se laisse lire, même si je sentais une pointe de lassitude… Mais j’attendais que l’auteur se renouvelle un peu, mais la suite reste trop plate à mon goût.

L’écriture demande à s’améliorer et l’auteur s’il prend le temps de poser ses personnages et son intrigue peut surprendre car des idées sont présentent.

Je n’ai lu que des éloges… Ce qui me laisse à penser que, soit je suis trop exigeante, soit que je n’ai pas du tout adhérer… Soit… Je ne sais pas en fait… Je suis restée sur ma faim… Mais certainement que ce livre plaira à d’autres…

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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CHARLY : Au commencement de Cédric PERON

 

 

 

Parution : 17 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10,55€ –  Pages : 239

Nous sommes tous potentiellement le con de quelqu’un et là Charly a décidé de faire le ménage et de ne rien laisser passer…

Il y a les cons dits gentils, ceux qui s’ignorent, qui n’ont pas conscience de leur état, mais qui ne distribuent pas leur connerie à tour de bras. Mais ceux que j’abhorre par-dessus tout, ce sont les cons méchants irrécupérables, les CMI comme j’aime à les appeler.

Une vraie curiosité que ce livre ! Le thème du thriller est rarement exploité du point de vu du tueur et c’est du coup encore mieux quand l’auteur a en plus une plume addictive.

Charly m’a prise dans ses filets pour faire de moi non sa victime, heureusement pour moi… Mais une admiratrice ! Une admiratrice de l’esprit complètement tordu de Charly ! Bon en même temps, qui n’a pas eu des envies de meurtres ? Qui n’a pas voulu tuer un con ? Je n’ai jamais franchis le pas, mais Charly ne les supporte pas… Les cons le rendent fous… Il ne peut rester sans rien faire et décide de s’occuper d’eux… Bon surtout les Cons Méchants Irrécupérables, les CMI comme il dit… Jusqu’au jour où LE con de trop rencontre sa route… Charly décide de prendre les choses en main et d’écouter ses pulsions… Il va se charger de ce con… à sa manière…

Les choses se mettent en place, peu à peu, mais sans longueurs, les personnages ne sont pas nombreux, mais être dans la tête du tueur donne l’impression d’un huis-clos qui frôle la folie…

Nous assistons à la naissance d’un tueur… Nous voyageons dans son esprit… Et il est sympathique ce Charly !  Il a une vie bien rangé et décide par moment d’assouvir son fantasme … Tuer un con… Des cons… La rage que Charly ressent par moment est palpable et c’est dans ces moment que j’ai ressenti du plaisir à être à ses côtés. J’ai ressenti aussi cette rage et cette envie de tuer… Après tout nous sommes tous des meurtriers en devenir… Je me suis attachée à lui et je l’ai compris…

L’auteur divulgue le tout avec parcimonie mais sans fioritures, avec une plume vive, et sur un rythme haletant avec des pointes d’humour noir cynique.

Un excellent thriller psychologique digne des plus grands !

J’ai retrouvé un peu de Dexter dans Charly, qui rend justice à sa manière. Charly n’a pas encore tout dit… Et je suis impatiente de savoir comment la suite va se construire, car les envies de meurtres de Charly ne peuvent que monter en puissance…

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Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

 

 

 

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10,54€ –  Pages : 439

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

L’auteur a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible et l’auteur, qui est à l’écoute des retours de lecture, a donc décidé d’améliorer son récit en corrigeant les fautes qui parsèment son récit, ce qui est tout à son honneur.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Josh de ALEXIS AREND

 

 

 

Parution : 9 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  8,90€ –  Pages : 177

A la sortie de Josh, Kalya (que je vous invite d’ailleurs à lire) m’a contacté pour me le conseiller… Quelques semaines plus tard, l’auteur m’a proposé de le découvrir…. Et voilà enfin Josh avalé en une journée !

Un zest de My Girl de Howard Zieff et une pincée de Stand by me de Rob Reiner… Tout au long de cette lecture, j’avais ces deux films en tête. Josh est un livre qui nous touche, qui nous transporte dans nos jeux d’enfance… mais c’est surtout l’apprentissage de la vie qui commence, un apprentissage qui ne peut se faire que dans la douleur… parfois…. souvent…

Un récit bouleversant, comme un conte que le narrateur expose pour laisser une trace de l’histoire de Josh qui aura marqué sa destinée. Ça prend aux tripes, fait monter les larmes, c’est d’une telle violence parfois qu’on en frémit, la tension est palpable au point que l’angoisse s’installe.

Une lecture chargée en émotion, emprunte de sensibilité, avec une très belle écriture. L’auteur campe son récit dans un Montana des années 50, au point que les images affluent pour venir parer cette lecture qui peut paraître simpliste au départ… Mais il n’en est rien ! C’est un récit émouvant, d’une rare sensibilité et d’une grande profondeur, sans jamais tomber dans la mièvrerie.

Une écriture élégante et adroite, des descriptions colorées qui transforment les mots en images. Un livre relativement court, mais tellement dense qu’on en ressort sonné, comme après un match de boxe ! Car l’auteur utilise les sentiments avec parcimonie au début, pour un final en apothéose.

L’auteur ne se contente pas de présenter une histoire simple pour épater le lecteur ! Il fournit au lecteur une amitié, un amour fraternel où le fantastique côtoie les relations parfois tordues des personnages…

Le tout se déroule dans cette petite ville où les habitants semblent caricaturés, mais tellement peu… Tous les ingrédients sont là pour vivre l’horreur d’être pris pour cible pour sa différence…

Le fantastique fait son entrée par la petite porte et je ne m’y attendais pas… L’auteur l’amène sans que cela ne semble impossible… arrive à rendre possible ce qui semble incroyable !

A vivre dans la haine, à courir derrière la vengeance on passe parfois à côté du principal… La vie simple et la construction de soi sur la douleur pour avancer… L’auteur nous le présente d’une telle manière qu’il faut quelques jours pour digérer… Il n’est jamais trop tard pour être heureux…

Ancien ingénieur, il s’est aujourd’hui tourné vers sa vraie passion : l’écriture. Une passion qui l’habite depuis ses douze ans. Ses romans sont de véritables récits de voyage aux portes de l’étrange, dans lesquels transparaît toujours une très grande humanité, et où l’on y découvre en permanence ce fragile équilibre entre Bien et Mal. Féru d’auteurs comme John Steinbeck ou Stephen King, mais également Bernard Clavel ou encore Émile Zola, c’est un fou de mots et d’images, un passionné d’Histoire et d’histoires, qui aime tout particulièrement voyager au travers de beaux récits.

Challenge ABC 2017 auto-édition 

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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