Archives pour la catégorie Challenge ABC 2017 – Policier / Thriller

Tombent les anges de Marlène Charine

 

Parution : 2 août 2017 – Edition NLPrix papier : 16€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 274 – Genre : Thriller-Paranormal-Fantastique

 

Waouhhh !!! Moment d’arrêt, de « statufaction » (j’ai décidé que ça existait…) Mon esprit a subit un bug livresque! Une couverture étrange, sombre, très belle et un titre intrigant…

Tous les ingrédient sont réunis pour un excellent thriller avec ce   mélange des genres : romance, mais sans tomber dans le gnangnan, fantastique que la lectrice que je suis adore.

L’auteur ne laisse rien au hasard avec cette écriture fluide et addictive, j’ai fais une très belle découverte. Autant par l’écriture d’une grande qualité, que par l’intrigue déconcertante et extrêmement bien construite. On ne s’imagine pas un thriller doublé de fantastique, paranormal et pourtant l’auteur réussit le tour de force de présenter un récit crédible.

L’auteur arrive à ferrer son lecteur et l’embarque dans son récit, au point qu’il ne peut le lâcher !

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée…

On pourrait trouver bizarre que le surnaturel côtoie cette enquête hors norme, mais bien au contraire. L’auteur arrive à maintenir une tension sur une grande partie du récit avec des éléments que l’on ne voit pas venir, du moins que l’on a du mal à imaginer tellement c’est déconcertant…

On lit en apnée pour reprendre son souffle et se poser pour digérer, car c’est un livre qu’on ne peut lire que vite tellement on a envie de comprendre, de savoir et en même temps on se dit, non mais sérieux ? Oui sérieux, c’est tellement crédible qu’on se dit : « mais pourquoi pas ! Après tout ! » Pourquoi certaines personnes seraient douées de perceptions particulières et surtout pourquoi celles qui le seraient ne travailleraient pas dans la police ?

Lorsque l’on pense que l’auteur distille des infos comme ça, plus loin on comprend que les choses sont beaucoup plus compliquées que cela n’y paraît et l’auteur arrive à relier le tout d’une manière très surprenante.

Cécile, complètement perdue, mais on le serait à moins… Merlin, supérieur attachant meurtri par la vie… Et les autres : une équipe de choc, chacun avec ses qualités et surtout une équipe d’une grande empathie et d’une cohésion à toute épreuve.

Une lecture qui m’a fait passé par plusieurs sentiments… La révolte face au sexisme… L’empathie pour Cécile, perdue entre ses peurs, ses visions et ses envies et même cette petite romance, entre deux être meurtris par la vie est belle au point de trouver belle cette rencontre. La haine face aux découvertes et comme toujours on découvre que l’homme est un être vil, malsain et manipulateur, prêt à tout pour assouvir ses travers…

J’ai refermé ce livre en ayant un grand besoin de souffler, de respirer, de me remettre de mes émotions…

Merci aux éditions Numériklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Nouvelliste, auteur d’un premier roman, « Le Projet Alice » (2017). Avec « Tombent les anges » (2017), son second roman, elle confirme son talent indéniable pour construire des intrigues à la fois percutantes et captivantes.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Publicités

Le meurtre d’O’doul Bridge de Florent Marotta

Parution : 7 septembre  2017 – Editions : Taurnada  – Collection : Le French Coach – Prix papier :  14€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 136 – Genre : Thriller – Policier –

J’ai eu le plaisir de découvrir la plume de l’auteur avec cet opus au titre évocateur et avec lequel on sait de suite dans quoi le lecteur va être embarqué et cela dès les premières pages, puisque l’on assiste à un assassinat… On entre directement dans le vif du sujet sans perdre de temps.

Je dois dire que l’auteur réussit à faire monter la pression, pour ensuite attaquer un chapitre plus lent avec la présentation de Michael Ballanger, coach de vie… ce qui permet au lecteur de reprendre son souffle… On imagine mal la présence d’un coach de vie dans un thriller, mais l’auteur arrive très bien à construire son personnage. Un homme qui a tout perdu… Et qui pour se reconstruire… Ou se punir… A décidé de partir vivre à San Francisco…

Mais il va se retrouver confronter à ses démons en plongeant dans cette enquête, malgré lui… Au moment de mourir, l’homme a composé un numéro, le sien. C’est plus fort que lui… Il doit comprendre…

C’est un personnage meurtri, très bien construit par l’auteur, mais que j’ai trouvé parfois exaspérant… Tout en étant attachant… L’auteur réussi à l’étoffer et le rendre sympathique… Surtout quand on le voit se démener pour résoudre cette enquête malgré quelques bâtons dans les roues…

Il ira jusqu’au bout… Comme pour exorciser sa culpabilité…

J’ai beaucoup apprécié le personnage du journaliste Sean Pilgrim, complètement parano, et de Kim, call-girl à ses heures qui se destine à devenir psy, qui aimerait bien que leur relation dépasse le stade de l’amitié… Des personnages secondaires construits avec maîtrise, qui étoffent le récit en lui donnant plus de caractère.

Le rythme est dense et avec peu de temps morts… Sauf pour nous livrer les états d’âme de Michael Ballanger, qui se retrouve confronté à ses démons avec l’arrivée de sa fille et cette enquête qui va raviver ses blessures. Ce qui en fin de compte le rend plus humain… Sans cela le personnage m’aurait fait penser à une pub de l’homme parfait…

Le récit se lit vite, bien et avec enthousiasme même si l’on connaît l’identité du tueur bien avant la fin… Ce qui retire quelque peu le suspense que je cherche lorsque je me plonge dans un thriller. Sans retirer, malgré tout, un avis positif lorsque j’ai refermé ce livre en ayant lu un bon bouquin qui regroupe tous les ingrédients pour passer un bon moment : meurtre, mensonges, manipulations…

L’auteur fait succéder le tout avec talent en abordant des sujets qui trouvent écho dans notre quotidien : l’homophobie, les risques d’internet et l’espionnage auquel nous serions confrontés, le racisme….

Je n’ai lu aucun livre de l’auteur, mais j’ai hâte de pouvoir me plonger dans un de ses autres opus.

Je remercie Joël et les Editions Taurnada pour leur confiance et surtout pour m’avoir permis de découvrir un nouvel auteur.

Florent Marotta est né dans la Loire en 1976. Après une première carrière sous les drapeaux où il passe successivement de soldat à officier de police judiciaire, il se lance dans l’écriture. Son amour pour cet art le pousse à composer des fictions sous forme de thriller ou de fantasy. Il est l’auteur de nombreux romans.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Anima Noctis Pierre-Olivier Lacroix

Parution : 9 mars  2017 –  Edition NL – Prix papier :  15€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 238 – Genre : Thriller psychologique

Quand la noirceur te mène à ta perte… Quand ta psychologie est fragilisée… Ça donne un livre hors norme… Ça donne une intrigue au dénouement insoupçonnable… Ça donne Anima Noctis de Pierre-Olivier Lacroix

C’est un roman sombre avec un tueur d’une grande cruauté… Chaque meurtre est scénarisé de manière insoutenable. L’auteur nous embarque dans un récit court mais d’une grande densité avec une plume incisive et directe, il dévoile tout au long de ce livre aux chapitres courts, des informations techniques tellement plausibles que le tout n’est pas indigeste, bien au contraire, la transsexualité et la métempsychose (la croyance selon laquelle une même âme peut animer successivement plusieurs corps soit d’humains soit d’animaux, ainsi que de végétaux) la psychologie sont abordées d’une manière claire et simple, sans être simpliste, le tout donne une crédibilité au récit et aux explications qui le jalonnent…

Avec Anima Noctis, l’auteur m’a embarqué dans une enquête oppressante, glauque, à la limite du supportable, surtout lorsqu’il décrit les « tableaux » des victimes… J’ai vécu cette enquête au rythme des personnages, attachants, très bien travaillés. Au point de les rendre humains, puisque l’auteur ne nous épargne pas leurs doutes, leurs questions, leur quête absolue du meurtrier au point de parfois douter d’eux-mêmes…

Des personnages fascinants mais qui nous révulsent et pourtant on continu à lire… Au cas où…Même lorsque l’on commence à avoir des indications sur ce tueur, l’auteur nous pousse à avoir de l’empathie pour lui… On ne peut que se demander si l’on naît tueur… Ou si on le devient… Les tourmentes et les actes de notre tueur sont décrits d’une manière simple, quasi scientifique, sans jugements, mais bien pour comprendre… Car il faut comprendre pourquoi ce tueur en arrive à de tels meurtres d’une barbarie sans nom.

Malgré l’incompréhension, l’auteur pousse son lecteur à trouver des réponses dans ce que l’on prend pour acquis ou inné… Comment chaque personne fait face aux traumatismes qui parfois remettent en question nos vies… Comment se remettre après un drame… Et surtout peut-on rester soi-même… Ne traversons-nous pas une crise identitaire après un traumatisme… 

En lisant Anima Noctis, ces questions seront les vôtres… Nécessairement vous vous poserez la question du comment faire après… Comment survivre….

Bref, on ne ressort pas neutre de cette lecture surtout avec le final en apothéose, que je n’ai du tout vu venir ! Et là l’auteur m’a juste retourné le cerveau… Une grande maîtrise de l’art de retourner les situations… Pour un final digne des grands écrivains.

J’ai parfois trouvé un peu de Frank Thilliez dan les personnages torturés de Pierre-Olivier Lacroix…

Merci aux Éditions Numeriklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Tour à tour assistant de production du Festival Paris-Cinéma, réalisateur de courts métrages dont deux ont été primés, scénariste, critique littéraire et auteur de plusieurs ouvrages de fiction et de nouvelles dont « Eh bien, dansez maintenant » et « L’ascension » , publiés aux Trois Plumes.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Reconstitution de Thierry Moral

Parution : 28 juillet  2017 –  IS Éditions Collection Sueurs glaciales Prix papier :  14€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 136 – Genre : Thriller psychologique

Une couverture intrigante… un titre tout aussi intrigant… Une histoire totalement folle mais tellement crédible que les pages se lisent toute seule ! Un excellent thriller sur le fond de ruines d’une cité en décrépitude… A l’image de cet homme chef d’orchestre d’un jeu macabre dans lequel il trouve la jouissance qu’il ne peut trouver que dans le pouvoir qu’il exerce sur des êtres faibles… Des êtres qu’il décide d’avilir au point que leur animalité prend le pas sur leur humanité….

Le 15 août 2008, date à laquelle la vie de JL bascule… 6 jeunes sont embarqués dans un jeu dont ils ne savent rien… Un jeu dont seul JL sort indemne…

Le parallèle entre la vie de JL qui bascule et cette Tour dans la cité des Hérons, à la veille de l’explosion est très intéressant et bien amené. Ces murs deviennent le témoin improbable qui se raconte… Et qui nous raconte … Ce qui s’est passé… Ces murs deviennent un personnage à part entière… Et apporte un autre regard sur certains faits…

Ce livre est complètement dingue ! Je ne m’attendais pas à une histoire comme celle là! Une histoire qui te montre à quel point un homme t’entraîne dans sa folie… A quel point un homme peut prendre le dessus… Un homme dont tu pensais t’affranchir pour faire face à tes démons… 

Tu croyais lui échapper… Mais tu ne peux pas échapper au Boss… Le boss voit tout.. Le boss t’avait dit de ne pas parler… Le boss va devenir ton maître… Et fera de toi son élève….

Un thriller psychologique d’une grande maîtrise, des personnages bien travaillés avec une psychologie que j’aurais souhaité plus poussée, mais cela tient au format assez court… 

L’auteur, malgré ce récit court, balade son lecteur, le trompe, le malmène au rythme des points de vue des protagonistes… Ce qui donne un rythme dense sans que l’ennuie ne se pointe…

Une intrigue très originale, sombre, tellement réelle qu’elle en est dérangeante… Car elle touche à nos croyances en l’humanité… Mais l’être humain est à l’image de ce que nous observons… Mauvais, arrogant… 

Les plus gros mangent les plus petits… Jamais cette phrase n’aura pris autant son sens qu’avec ce livre…

Merci à IS Edition pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Diplômé en ingénierie culturelle, Thierry Moral exerce pendant quelques années le métier de médiateur culturel dans une compagnie théâtrale pour ensuite devenir artiste professionnel. Il passe de metteur en scène à comédien, conteur et auteur. Artiste de proximité avant tout, il joue, raconte, s’exprime dans des lieux aussi diversifiés que des salles des fêtes, des bistros, la rue, des granges, des salles d’exposition, des caves voûtées, des médiathèques et même des théâtres. 

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

La Nature des choses de Charlotte Wood

Parution : 6 septembre  2017 Éditions du Masque  Prix papier :  20,90€ – Prix Numérique : 14,90€ – Pages : 288 – Genre : Thriller

Premier roman de l’auteur à être publié en France par les éditions du Masque que je remercie pour ce livre arrivé dans mon escarcelles grâce à Babelio que je remercie également.

J’étais ravie de découvrir ce livre qui promettait un bon moment de lecture avec une 4ème de couverture intrigante…

Au début on plonge facilement dans l’histoire de ces dix femmes emprisonnées au milieu du désert australien. L’intrigue plante un décor noir, dans un bush australien aride, sec à l’image de la sécheresse et la rudesse humaine à laquelle sont confrontée ces femmes, dont le seul tord est d’être femme indépendante, dans un monde dominé par les hommes, par l’image que la société a des femmes qui ont la mauvaise idée d’assumer leur sexualité… Aventure avec un homme politique, participante à l’émission « The Voice » séduite par le producteur, « Escort girl »…

Ces femmes, qui se veulent sur un pied d’égalité avec les hommes, mais que la société juge… Car ce qui n’est pas choquant pour un homme, l’est pour une femme… Le qualificatif est toujours négatifs vis à vis d’une femme qui aura eu une aventure sans lendemain… Ou aura eu une aventure avec un homme marié… Elles sont punies pour ces comportements… Du moins, c’est ce qu’elles pensent.

Le thème en lui-même est très intéressant et pose une vraie question sociétale…. Pour autant, ce livre qui a remporté plusieurs prix en Australie, a également causé de vifs débats…

J’ai été assez déstabilisée par les choix de l’auteur qui, sans jamais dévoiler le comment, distille une histoire intrigante, entièrement dans la suggestion… Le lecteur est mis à contribution et son imagination est titillée car plusieurs suggestions sont proposées à travers les pensées de ces femmes, mais sans jamais apporter une réponse claire…

Une lecture qui oblige le lecteur à ne pas être passif, à ingurgiter les informations… Le cerveau est en ébullition et on ressort de là un peu vidé.

Vidée, frustrée de ne pas en savoir plus sur ces femmes, mais épatée par la description que l’auteur fait des sentiments humains et surtout du désir de vivre coûte que coûte…

Les descriptions sont parfois à la limite du supportable mais mettent l’accent sur l’état d’esprit des protagonistes qui vont se retrouver enfermés, tout autant ces femmes que leurs geôliers… Et les rapports de force vont s’inverser…

Je m’attendais à un thriller mais je me suis trouvée embarquée dans un huis clos déstabilisant tout en suggestion et dans lequel la nature humaine est montrée telle qu’elle est… Dure, noire et animale…

Charlotte Wood est l’auteur de cinq romans et de deux documents. Elle est titulaire d’un BA de l’Université Charles-Sturt, d’un master de l’Université technologique de Sydney et d’un doctorat de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud. « La Nature des choses » (The Natural Way of Things, 2015), son cinquième roman et le premier traduit en français, a connu un succès retentissant en Australie en remportant de nombreux prix littéraires dont le prestigieux Stella Prize en 2016. Il sera publié dans neuf pays et une adaptation cinématographique est en cours. Charlotte Wood vit à Sydney.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2.99€ – Prix Papier : 10,54€ – 439 PagesGenre : Drame, Résilience, fantastique

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

Amélie de Lima a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible… Mais l’essentiel y est pour passer un bon moment.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

17758202_10209531203857745_368592036455944819_o.jpg

challenge-un-pave-par-mois

 

 

 

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

LE CIMETIÈRE DES VEAUX SOUS LA MÈRE DE BERTRAND BOILEAU

Parution : 9 décembre 2016 – ÉditionVents Salés Collection Azur

Prix  broché : 19€ – Pages : 308  – Genre : Thriller rural

Une couverture très originale accompagne ce titre non moins original, pour trois histoires qui n’en font qu’une… J’ai passé un très bon moment avec Zelda et Louis, en vacances dans le sud-Ouest… Des veaux assassinés à coups de serpe, Francis Cabrel, un intermittent d’étable, une pétulante légiste, un cimetière abandonné de Dieu, un puits où l’on puise du vin…

J’ai passé un excellent moment avec ce couple et leur aventure pleine de mystère, c’est drôle, addictif et très bien écrit, ce qui ne gâche rien…

Je n’ai qu’une envie c’est de découvrir la prochaine aventure, surtout si elle est de cette qualité, un bon polar terroir de qualité qui prend son temps en nous racontant la vie rurale, avec des recettes typiques… C’est gourmand… Dans tout les sens du terme… J’avais l’impression d’y être et de sentir ces odeurs décrites avec talent…

« Zelda qui est femme et coquette, choisit instantanément : Bordeaux !
C’est bien connu, les plus belles femmes du monde se rencontrent à Paris, la nuit ; les plus belles femmes de France habitent Montpellier et les femmes les plus élégantes de France, donc du monde, sont bordelaises.
– Et girondes, ajouta Louis Nicolas en rigolant. »

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

 

capture

Le Ferry de Mats Strandberg

 

 

 

Parution : 14 juin 2017 – Edition Bragelonne – Collection L’Ombre  – Prix Numérique : 12,99€ – Prix papier :  20€ –  Pages : 504

On beau dire, mais une bonne couverture c’est vendeur ! Quand je l’ai vu, j’ai été attirée, comme un aimant. Avec ce rappel des couloirs de l’hôtel de Shining et sa moquette… Avec cette accroche « la vague de terreur qui a balayé la Suède », plus le résumé, je n’ai pas résisté…

Cela aurait pu être un très bon huis-clos, puisqu’on va vite comprendre pourquoi tout va partir en cacahuète…

Si vous cherchez du suspense, passez votre chemin, au bout de 90 pages on sait déjà ce qui va se dérouler sur les 400 pages qui restent…

« Le Stephen King suédois. » Lotta Olsson, DN. Kultur

Quand on met la barre aussi haut, il faut vraiment que cela soit à la hauteur… Et là, la comparaison n’a aucun sens ! On est loin du suspense addictif du Maître du genre …

Je m’attendais à plonger dans l’horreur mais en fin de compte j’ai été immergée dans un bain soporifique ! 504 pages à lire… 160 pages de supplice … Et je suis désolée, mais je n’irais pas plus loin… Impossible pour moi de continuer… Je pensais vraiment tomber sur une idée originale… Malheureusement… C’est du déjà lu et relus… Si encore cela était présenté différemment…

challenge un pavé par mois

challenge-un-pave-par-mois

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

 

Secrets Mortels de Sam Carda

 

 

 

Parution : 30 juin 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 2,99€ – Prix papier : 14,99€ – Pages : 524

Je déteste faire un retour de lecture comme celui-ci !

Je remercie l’auteur Sam Carda pour sa confiance et la plateforme SimPlementPro. J’étais curieuse et emballée par cette lecture, mais je ressors très déçue…

En me penchant sur la quatrième de couverture et avec ce titre, je savais qu’il y aurait des secrets, un meurtre et cela présageait une enquête atypique dans ce monde viticole. Malheureusement la sauce n’a pas pris…

Le moins que je puisse dire c’est que l’auteur a une imagination fertile, peut-être trop à mon goût… Tout va vite, trop vite, ça bouge tout le temps, je l’ai lu comme un train lancé à grande vitesse, sans pouvoir reprendre mon souffle et je dois dire que c’est épuisant ! Pourtant cela aurait pu être passionnant…

Le situations sont toutes aussi improbables les unes que les autres, les relations entre les personnages sont assez bizarres : ils se méfient les uns des autres, ne se connaissent pas et pourtant se confient… Les découvertes de secrets bien cachés se font comme ça, sans que rien ne prépare le lecteur… Non franchement, c’est tellement incompréhensible pour moi que je me suis demandée si je n’avais pas sauté des pages !

Pourtant, il y avait de quoi construire une intrigue intéressante sans tomber dans la caricature…

Mais pas assez exploitée, l’histoire devient un vaudeville… Le genre de série « les feux de l’amour » où même des mois après, pas grand chose n’a changé et l’intrigue a stagné… Les « Secrets Mortels » n’ont malheureusement de mortels que l’ennui qui a découlé de ma lecture…

Je suis désolée pour l’auteur, mais je me suis ennuyée ferme et si j’ai lu jusqu’à la fin, c’est pour tenter de trouver du positif… Malheureusement… 524 pages que j’ai trouvé bien trop longues…

Même les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux… J’aurai souhaité que l’auteur les développe, prenne le temps de les décrire pour faire ressortir tel ou tel trait de caractère… Et surtout qu’il prenne le temps de les façonner avec un caractère propre. Tous les personnages ont un phrasé identique, les attitudes sont d’une platitude horripilante… Des personnages en manque de caractère, façonnés sur le même moule… Je n’ai donc pas pu trouver un seul personnage attachant, sauf Victor, que j’ai trouvé intéressant, l’auteur m’a donné envie de le découvrir et de le comprendre… Plus étoffé et mieux travaillé, ce personnage donne du volume au récit.

Le fait que l’auteur ne prenne pas le temps de présenter les choses, donne une sensation brouillonne et fouillis alors que parfois la lenteur permet au lecteur de s’approprie les personnages, digérer les informations.

Pourtant les ingrédients sont bien présents : un univers intéressant avec le monde viticole, des mensonges, des trahisons, des vols, des meurtres…

La première partie se laisse lire, même si je sentais une pointe de lassitude… Mais j’attendais que l’auteur se renouvelle un peu, mais la suite reste trop plate à mon goût.

L’écriture demande à s’améliorer et l’auteur s’il prend le temps de poser ses personnages et son intrigue peut surprendre car des idées sont présentent.

Je n’ai lu que des éloges… Ce qui me laisse à penser que, soit je suis trop exigeante, soit que je n’ai pas du tout adhérer… Soit… Je ne sais pas en fait… Je suis restée sur ma faim… Mais certainement que ce livre plaira à d’autres…

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

17758202_10209531203857745_368592036455944819_o.jpg

challenge-un-pave-par-mois

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

 

Sans raison… de Mehdy Brunet

 

 

 

 

 

Parution : 27 avril 2015 – Taurnada Editions – Prix Numérique : 4,99€ – Prix papier : 9,99€ –  Pages : 274

Que ferions-nous si notre vie basculait ? En un claquement de doigt ? Peut-être comme Josey et son père… Parfois la vengeance est la seule possibilité que nous entrevoyons …

« Au fur et à mesure que les cercueils s’enfoncent dans la terre, ce sont des morceaux de mon âme qui disparaissent avec elles et le bruit sourd de la plaque de marbre qui glisse sur l’ouverture pour les enfermer à jamais, finit d’aspirer la part d’humanité qu’il me restait. »

Josey, qui vient de perdre sa femme et sa fille dans des circonstances dramatiques,  décide de se venger et de partir à la recherche des sales types… Un périple à travers la France… Mais pas seulement… Il va se transformer, va muter en un monstre sanguinaire… Un monstre froid… Le temps de la vengeance…

C’est une vengeance qui se décide en famille, en famille on décide de se faire justice… La justice semblant faillible et trop clémente avec les crapules… Une famille unie pour le meilleure et pour le pire…

« Je vais les buter papa ! Et ils vont souffrir. »

L’auteur, nous balance les scènes d’une rare violence, mais on y revient… Il nous balance les ressentis des uns et des autres dans un style sans fioritures et sans blablas… On va directement, là où il nous mène, sur les chapeaux de roues, avec des mots justes, percutants…

Les scènes de viols, de séquestrations, de tortures sont décrites avec talent. Comme un film qui se déroule sous nos yeux, la violence est telle que la lecture se fait parfois en apnée.

« Ils ont tué des membres de ta famille, des membres de notre famille et ils doivent souffrir pour ça. Mais

nous ne parlons pas seulement de vengeance, nous parlons aussi de meurtres ! Tu devras vivre avec du sang sur les mains était nuit seront hantées par les cadavres de ses hommes. Après ça, il te faudra vivre caché pour le restant de tes jours.

– Ce n’est pas être meurtrier que de faire disparaître ces monstres de la surface de la terre ! »

Quand à la fin, j’ai trouvé qu’elle était amenée trop vite… Elle aurait pu être plus longue, surtout qu’elle a un impact sur tout le déroulé et la raison du livre…

Sans raison est un bon thriller qui ne se perd pas en tergiversations, puisque dès le départ, on sait que la vengeance sera au cœur du récit.

Cette histoire amène nécessairement une réflexion sur notre possibilité ou non de basculer… Comment la douleur peut nous transformer… Tout à chacun peut « péter un câble » et vouloir tuer à celui ou celle qui a fait le plus mal…

Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et l’envoie de ce livre.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture