Archives pour la catégorie Challenge ABC spécial auto-édition

Secrets Mortels de Sam Carda

 

 

 

Parution : 30 juin 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 2,99€ – Prix papier : 14,99€ – Pages : 524

Je déteste faire un retour de lecture comme celui-ci !

Je remercie l’auteur Sam Carda pour sa confiance et la plateforme SimPlementPro. J’étais curieuse et emballée par cette lecture, mais je ressors très déçue…

En me penchant sur la quatrième de couverture et avec ce titre, je savais qu’il y aurait des secrets, un meurtre et cela présageait une enquête atypique dans ce monde viticole. Malheureusement la sauce n’a pas pris…

Le moins que je puisse dire c’est que l’auteur a une imagination fertile, peut-être trop à mon goût… Tout va vite, trop vite, ça bouge tout le temps, je l’ai lu comme un train lancé à grande vitesse, sans pouvoir reprendre mon souffle et je dois dire que c’est épuisant ! Pourtant cela aurait pu être passionnant…

Le situations sont toutes aussi improbables les unes que les autres, les relations entre les personnages sont assez bizarres : ils se méfient les uns des autres, ne se connaissent pas et pourtant se confient… Les découvertes de secrets bien cachés se font comme ça, sans que rien ne prépare le lecteur… Non franchement, c’est tellement incompréhensible pour moi que je me suis demandée si je n’avais pas sauté des pages !

Pourtant, il y avait de quoi construire une intrigue intéressante sans tomber dans la caricature…

Mais pas assez exploitée, l’histoire devient un vaudeville… Le genre de série « les feux de l’amour » où même des mois après, pas grand chose n’a changé et l’intrigue a stagné… Les « Secrets Mortels » n’ont malheureusement de mortels que l’ennui qui a découlé de ma lecture…

Je suis désolée pour l’auteur, mais je me suis ennuyée ferme et si j’ai lu jusqu’à la fin, c’est pour tenter de trouver du positif… Malheureusement… 524 pages que j’ai trouvé bien trop longues…

Même les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux… J’aurai souhaité que l’auteur les développe, prenne le temps de les décrire pour faire ressortir tel ou tel trait de caractère… Et surtout qu’il prenne le temps de les façonner avec un caractère propre. Tous les personnages ont un phrasé identique, les attitudes sont d’une platitude horripilante… Des personnages en manque de caractère, façonnés sur le même moule… Je n’ai donc pas pu trouver un seul personnage attachant, sauf Victor, que j’ai trouvé intéressant, l’auteur m’a donné envie de le découvrir et de le comprendre… Plus étoffé et mieux travaillé, ce personnage donne du volume au récit.

Le fait que l’auteur ne prenne pas le temps de présenter les choses, donne une sensation brouillonne et fouillis alors que parfois la lenteur permet au lecteur de s’approprie les personnages, digérer les informations.

Pourtant les ingrédients sont bien présents : un univers intéressant avec le monde viticole, des mensonges, des trahisons, des vols, des meurtres…

La première partie se laisse lire, même si je sentais une pointe de lassitude… Mais j’attendais que l’auteur se renouvelle un peu, mais la suite reste trop plate à mon goût.

L’écriture demande à s’améliorer et l’auteur s’il prend le temps de poser ses personnages et son intrigue peut surprendre car des idées sont présentent.

Je n’ai lu que des éloges… Ce qui me laisse à penser que, soit je suis trop exigeante, soit que je n’ai pas du tout adhérer… Soit… Je ne sais pas en fait… Je suis restée sur ma faim… Mais certainement que ce livre plaira à d’autres…

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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CHARLY : Au commencement de Cédric PERON

 

 

 

Parution : 17 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10,55€ –  Pages : 239

Nous sommes tous potentiellement le con de quelqu’un et là Charly a décidé de faire le ménage et de ne rien laisser passer…

Il y a les cons dits gentils, ceux qui s’ignorent, qui n’ont pas conscience de leur état, mais qui ne distribuent pas leur connerie à tour de bras. Mais ceux que j’abhorre par-dessus tout, ce sont les cons méchants irrécupérables, les CMI comme j’aime à les appeler.

Une vraie curiosité que ce livre ! Le thème du thriller est rarement exploité du point de vu du tueur et c’est du coup encore mieux quand l’auteur a en plus une plume addictive.

Charly m’a prise dans ses filets pour faire de moi non sa victime, heureusement pour moi… Mais une admiratrice ! Une admiratrice de l’esprit complètement tordu de Charly ! Bon en même temps, qui n’a pas eu des envies de meurtres ? Qui n’a pas voulu tuer un con ? Je n’ai jamais franchis le pas, mais Charly ne les supporte pas… Les cons le rendent fous… Il ne peut rester sans rien faire et décide de s’occuper d’eux… Bon surtout les Cons Méchants Irrécupérables, les CMI comme il dit… Jusqu’au jour où LE con de trop rencontre sa route… Charly décide de prendre les choses en main et d’écouter ses pulsions… Il va se charger de ce con… à sa manière…

Les choses se mettent en place, peu à peu, mais sans longueurs, les personnages ne sont pas nombreux, mais être dans la tête du tueur donne l’impression d’un huis-clos qui frôle la folie…

Nous assistons à la naissance d’un tueur… Nous voyageons dans son esprit… Et il est sympathique ce Charly !  Il a une vie bien rangé et décide par moment d’assouvir son fantasme … Tuer un con… Des cons… La rage que Charly ressent par moment est palpable et c’est dans ces moment que j’ai ressenti du plaisir à être à ses côtés. J’ai ressenti aussi cette rage et cette envie de tuer… Après tout nous sommes tous des meurtriers en devenir… Je me suis attachée à lui et je l’ai compris…

L’auteur divulgue le tout avec parcimonie mais sans fioritures, avec une plume vive, et sur un rythme haletant avec des pointes d’humour noir cynique.

Un excellent thriller psychologique digne des plus grands !

J’ai retrouvé un peu de Dexter dans Charly, qui rend justice à sa manière. Charly n’a pas encore tout dit… Et je suis impatiente de savoir comment la suite va se construire, car les envies de meurtres de Charly ne peuvent que monter en puissance…

Challenge ABC 2017 auto-édition 

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

 

 

 

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10,54€ –  Pages : 439

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

L’auteur a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible et l’auteur, qui est à l’écoute des retours de lecture, a donc décidé d’améliorer son récit en corrigeant les fautes qui parsèment son récit, ce qui est tout à son honneur.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Josh de ALEXIS AREND

 

 

 

Parution : 9 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  8,90€ –  Pages : 177

A la sortie de Josh, Kalya (que je vous invite d’ailleurs à lire) m’a contacté pour me le conseiller… Quelques semaines plus tard, l’auteur m’a proposé de le découvrir…. Et voilà enfin Josh avalé en une journée !

Un zest de My Girl de Howard Zieff et une pincée de Stand by me de Rob Reiner… Tout au long de cette lecture, j’avais ces deux films en tête. Josh est un livre qui nous touche, qui nous transporte dans nos jeux d’enfance… mais c’est surtout l’apprentissage de la vie qui commence, un apprentissage qui ne peut se faire que dans la douleur… parfois…. souvent…

Un récit bouleversant, comme un conte que le narrateur expose pour laisser une trace de l’histoire de Josh qui aura marqué sa destinée. Ça prend aux tripes, fait monter les larmes, c’est d’une telle violence parfois qu’on en frémit, la tension est palpable au point que l’angoisse s’installe.

Une lecture chargée en émotion, emprunte de sensibilité, avec une très belle écriture. L’auteur campe son récit dans un Montana des années 50, au point que les images affluent pour venir parer cette lecture qui peut paraître simpliste au départ… Mais il n’en est rien ! C’est un récit émouvant, d’une rare sensibilité et d’une grande profondeur, sans jamais tomber dans la mièvrerie.

Une écriture élégante et adroite, des descriptions colorées qui transforment les mots en images. Un livre relativement court, mais tellement dense qu’on en ressort sonné, comme après un match de boxe ! Car l’auteur utilise les sentiments avec parcimonie au début, pour un final en apothéose.

L’auteur ne se contente pas de présenter une histoire simple pour épater le lecteur ! Il fournit au lecteur une amitié, un amour fraternel où le fantastique côtoie les relations parfois tordues des personnages…

Le tout se déroule dans cette petite ville où les habitants semblent caricaturés, mais tellement peu… Tous les ingrédients sont là pour vivre l’horreur d’être pris pour cible pour sa différence…

Le fantastique fait son entrée par la petite porte et je ne m’y attendais pas… L’auteur l’amène sans que cela ne semble impossible… arrive à rendre possible ce qui semble incroyable !

A vivre dans la haine, à courir derrière la vengeance on passe parfois à côté du principal… La vie simple et la construction de soi sur la douleur pour avancer… L’auteur nous le présente d’une telle manière qu’il faut quelques jours pour digérer… Il n’est jamais trop tard pour être heureux…

Ancien ingénieur, il s’est aujourd’hui tourné vers sa vraie passion : l’écriture. Une passion qui l’habite depuis ses douze ans. Ses romans sont de véritables récits de voyage aux portes de l’étrange, dans lesquels transparaît toujours une très grande humanité, et où l’on y découvre en permanence ce fragile équilibre entre Bien et Mal. Féru d’auteurs comme John Steinbeck ou Stephen King, mais également Bernard Clavel ou encore Émile Zola, c’est un fou de mots et d’images, un passionné d’Histoire et d’histoires, qui aime tout particulièrement voyager au travers de beaux récits.

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Aby (n’y descendez jamais) de Fabrice Liegeois

 

 

 

Parution : 7 septembre 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 3€94 – Pages : 492

Je suis partie à la rencontre d’Aby, malgré l’avertissement de l’auteur et je ne sais pas si je remonterais un jour…. N’y descendez jamais est une mise en garde…. Mais je n’en fais qu’à ma tête de toute façon… Et je vous invite à descendre à la rencontre de l’histoire d’Aby… Aby qui nous embarque sur soixante-dix ans, de la petite fille noire au cœur de la Louisiane jusqu’à New York dans le quartier de Harlem…

Il est difficile de classer ce livre dans un style particulier car on passe tour à tour de l’horreur au thriller avec en toile de fond une histoire prégnante et ancrée dans l’âme des personnages !

L’auteur nous plonge dans des évènements qui prennent sens dans l’esclavagisme, la ségrégation et comment les noirs américains ont su ou pu se sortir du diktat du blanc….

Mais attention ce n’est pas là l’histoire telle que nous la connaissons…. non l’auteur nous embarque dans les croyances de la Louisiane profonde, dans les croyances en des Dieux qui nous sont étrangers et qui ont une représentation dans notre monde bien différente de ce que nous connaissons… des Dieux bons ou mauvais qui habitent ces hommes et ces femmes imprégnés par ce qui pour nous est du folklore! Sauf que l’auteur, arrive avec talent à faire douter son lecteur sur sa capacité à comprendre ou du moins essayer de comprendre … Aby sera l’instrument de ces Dieux… et  va suivre sa route et imprégner tous les personnages sur plusieurs décennies … ne vous fiez pas à la fragilité d’Aby… C’est la force et le bras armé … après avoir été victime elle va devenir cette protectrice que l’on respecte et craint au point de devenir tyrannique ? Dans l’horreur elle sera juste et animée de bienveillance!

Aby, n’est que bienveillance ! Pourtant, on se demande parfois, si la folie ne l’a pas prise dans ses filets …. tout est recommencement…

Si on décortique et balaie le « superflus », l’auteur, démontre que les choix de vie se répètent d’une génération à l’autre… parfois malgré toute notre volonté, tout recommence…

Si l’on veut s’affranchir du malheur qui se répète, des actes qui se répètent, il faut casser ce cercle ! Ce cercle familial malsain qui freine et éloigne du bonheur… Malgré toute la bonne volonté, il est difficile de s’affranchir d’une histoire familiale et pour avancer il faut s’en libérer ! Aby et les siens vivrons des décennies, emprisonnés par les choix de vie, par la haine, par des croyances qui poussent à la folie… Mais l’espoir est là… et peut être que le cercle sera rompu….

L’histoire de Harlem et de son isolement qui n’aura trouvé de refuge que dans une autre horreur que celle des gangs… Harlem qu’on s’étonne de découvrir à la fois horrible, troublante et meurtrie…

Le Mal est présent à chaque page, et comme un rouleau compresseur emporte tout sur son passage… Même le Bien ne peut rien faire …

«Combien de fois ai-je été le témoin, et l’objet de ces regards qui se détournent au lieu de dire? Au lieu de de se porter au secours de l’autre, ne serait-ce que pour changer le cours d’une vie?»

N’y descendez jamais est bien véridique, dans tous les sens du terme…. Aby veille…Aby surveille, les siens, son quartier d’Harlem qu’elle domine avec autorité et amour… La folie est parfois à son paroxysme, au point que le lecteur se sent défaillir pour entrer en transe au rythme des incantations d’Aby…

La violence est présente tout le long de la lecture…Toutes les formes de violences et cela fait écho aux violences faites aux femmes qui meurent sous les coups ! Mais surtout à cette violence dont les enfants sont victimes… à cette violence que certains subissent et font subir parfois, malgré eux… car tout est répétition…la violence se transmet comme un héritage familial…

Ce livre n’entre dans aucune case d’un genre bien défini mais balaie plusieurs genres à la fois… il faut savoir lire entre les lignes pour comprendre ce que L’auteur a voulu raconter…

Je reste dubitative face à certains lecteurs qui disent que ce livre n’a aucun sens, qu’il est mal écrit au bout de 40 pages et de le refermer. On peut ne pas aimer, mais encore faut-il aller plus loin….

C’est un livre dense avec de multiples informations, une écriture qui peut sembler parfois difficile comprendre, mais c’est une plume recherchée, travaillée, parfois un brin poétique ! L’auteur aime les mots, aime les poser et les façonner et ça se sent.

Cette plume descriptive et chantante accompagne le lecteur les 2/3 du livre pour se retrouver plus incisive et directe au dernier tiers. Dernier tiers qui sera le dénouement d’une vie… La fin ou le commencent… À vous de le découvrir….

Deux ans après sa sortie, 13 sélections à des prix littéraires et un prix remporté… Bonne route ABY…

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Challenge polar 2017-2018

 

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Amisseum : Les Terres Inconnues de Maes Larson

Parution : 20 avril 2017 – Auto-édition

Prix: 15€99- Numérique 3€99 ( Amazon)

Pages :492 – Genre : fantastique-fantasy-magie

L’auto-édition recèle décidément bien des pépites ! L’auteur arrive à entrainer son lecteur dans un univers fourni, à la construction travaillée.

Dès que j’ai vu cette sublime couverture,  j’ai eu envie de plonger dans ce livre. Je n’ai remarqué le château que bien plus tard… J’ai été attirée par cette pyramide, cette lune… Et le château a pris tout son sens en découvrant l’intrigue…

3 ados se retrouver à faire des choix qui vont les engager.

3 ados qui vont mûrir et peut être trouver un sens à leur vie bien tracée et prévisible malgré les aléas de la vie.

Adam, grand frère attentionné et meurtrie par la maladie de sa petite soeur à qui il voue un amour inconditionnel, pragmatique à l’esprit cartesien. Isaac, dont les parents sont morts… élevé par une grand mère aimante, c’est le pessimiste de la bande. Ryan, le sportif de haut niveau confronté à des choix qu’il n’a pas envie de faire… un brin bagareur, fonceur… 3 amis complémentaires qui sont propulsés dans un univers bien different du leur mais qui va les grandir.

Malgré leurs doutes et leurs peurs ils sont unis et leur amitié est à toute épreuve et c’est bien ça qui les rend différents et attachants !

L’auteur nous entraîne dans un monde tellement bien construit qu’on ne peut qu’être en osmose avec ce livre ! Impossible à lâcher, même si le début semble long, mais il faut bien ça pour mettre en place cet univers !

Un univers parsemé de personnages, avec des noms, oh combien révélateurs du travail de l’auteur ! Des personnages travaillés,  qui auront, chacun, à un moment, leur rôle. Ils se croisent et se recroisent, parfois sans se rencontrés mais construisent chacun la trame de ce monde.

Un récit rythmé, captivant qui laisse le lecteur sur une ouverture vers d’autres aventures.

A quand le second tome ? Il me tarde de retrouver ces personnages et Unisseum…

Un livre difficile à lâcher, des personnages ordinaires qui sont parachutés pour vivre des aventures extraordinaires.

C’est le premier livre de cet auteur et je dois dire que c’est d’une qualité narrative irréprochable.

Une plume addictive, qui ne peut qu’entraîner le lecteur dans un univers fantasy très bien construit.

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Les gens des Hauts de Hugues Boulet

 

Parution : 7 mars 2017 – Auto-édité –

Prix numérique : 3.99€ – Prix broché : 12,60€ –

184 Pages  – Genre : dictature – imaginaire

Un ovni dans le monde de la littérature ! Je parle d’ovni, car l’auteur avec une plume poétique d’une grande finesse, présente un texte raffiné élégant, pour plonger son lecteur dans une ville entièrement sortie de son imagination, tout en s’inspirant de notre époque !

Le récit est troublant de  vérité et de réalité. Decamon est une ville d’Amérique du Sud, tout droit sortie de l’imagination de Hugues Boulet. Grande ville d’une ancienne dictature communiste, où les gens des hauts, cherchent une vie meilleure. Mais s’exiler a un prix et les hommes se brulent parfois les ailes…

L’auteur, à travers un récit semi-réaliste, présente une étude de notre société avec une dualité très intéressante !

Le récit se focalise sur, Francisco, Inès et Juan, que l’on suit tout au long de notre lecture, sur une période précise de leur vie. Des personnages   bien travaillés, ce qui permet à chaque lecteur de s’identifier facilement. 

« La nuit était tombée mais la Grande ville, emportée par l’élan de sa journée, semblait encore se mouvoir en tous sens. Protégé par la vitre du train, Juan observait ce paysage encore sans réalité, scène d’une pièce dans laquelle il ne jouait pour l’instant aucun rôle. Bientôt, l’Expreso serait à quai. Il lui faudrait alors descendre du train et prendre part à ce nouveau monde, se mélanger à ces gens qui vivaient au cœur de cette cité sans foi ni loi, les charmer ou les frapper, leur faire l’amour ou les tuer. »

Ce livre a une atmosphère propre avec une ambiance feutrée qui plonge directement le lecteur dans cette chaleur oppressante, où la consommation de drogues est devenue normale, avec une tension érotique au rendu quasi réaliste, un moment hors du temps avec une alternance passé/présent, des personnages attachants avec une dualité les hauts »/la ville basse rondement présentée.

C’est un récit dans lequel on s’immerge facilement et rapidement, avec des intrigues qui parlent au lecteur tellement elles sont restituées avec talent.

Je regrette juste, que l’auteur, n’ait pas plus exploité la notion des « immortels » et leur drogue I-30.

Buczko de Loana Hoarau

 

 

Parution : 22 mars 2015 chez  ÉLP éditeur 161 Pages  –

Prix format numérique : 4,99€ – Genre : Thriller, pédophilie

Je savais qu’en plongeant dans ce livre, je serais proche de la nausée ! Mais, je ne me doutais pas que cela serait à ce point ! J’ai mis du temps à évacuer cette crasse qui me collait à la peau ! J’ai mis du temps à ne plus voir les scènes d’une rare cruauté ! J’ai mis du temps à ne pas avoir la rage au ventre ! J’ai mis du temps à me remettre …

L’auteur, grâce à une écriture fluide, incisive et sans fioritures, nous embarque au cœur de la vie d’un pédophile ! Un monstre avec qui nous vivons, quelques pages d’une violence, distillée au rythme des prises de drogues. Un sociopathe qui va déployer ses ailes et dévoiler sa folie.

Buczko est un maniaque, qui tente de contrôler ses travers avec son goût de la propreté… Cette propreté lui permet d’échapper à ses propres démons… De contrôler ces émotions… Mais à quel prix !

« Je suis le nombril inconnu du monde. Car le monde voleur se prosterne devant ma déviance exacerbée, mon cerveau maladif, mon visage séducteur. Et il l’ignore. Là est toute la subtilité »

Sous ses apparences de monsieur tout le monde, c’est un violeur et tueur de petites filles. Un prédateur qui dans sa folie, enchaîne les fillettes, les habille comme des poupées. Une fois « abîmées », il traque la suivante… Jusqu’au jour où il fait la connaissance de Caroline, 8 ans…

« Un jour peut-être… comprendra que je ne cherche pas à lui causer du mal, mais que tout ce que je lui fais subir est pour mon bien ! »

Buczko est un livre étouffant qui donne la nausée, c’est glauque, c’est d’une violence difficilement descriptible. Malgré ça, l’auteur arrive à nous faire sourire… On a, par moment de, l’empathie pour ce prédateur, torturé… Qui tombe amoureux… C’est cet amour qui le perdra… La machine, si bien huilée, va se dérégler… Jusqu’à le mener à sa perte…

Pour notre grand soulagement ! Au clap de fin, on reprend notre souffle et on se dit, c’est enfin terminé ! Sauf que l’auteur a un tel talent, que Buczko laisse des traces, laisse son empreinte nauséabonde sur notre esprit… Et il faudra du temps pour effacer ses traces…. C’est un récit court, mais dense qu’on lit en apnée tout le long.

« je marque une pause, prends une voix encore plus douce. Je rassure, pour mieux contrôler. Toujours mieux contrôler !  » j’ai pas envie de te faire du mal, mon ange »

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1902 de Fabienne Lejamble

 

Parution : 14 juin 2017 – Auto-édité – Prix : Ebook : 2,99€ – Broché : 7,39€

122 Pages  – Genre : Horreur, surnaturel, magie

 L’auteur nous embarque dans un univers sombre et qui tient ses promesses, à travers trois nouvelles et une jolie playlist qui l’a accompagné lors de son écriture… et va nous accompagner aussi…

Avec 1902, on fait un retour vers le passé, cette année subira des horreurs isolées, mais avec un lien directeur, que je vous laisse découvrir…

Dans les coulisses occultes de la France de 1902….

Les tombés de Quouarec : Un pêcheur vient de perdre sa femme et son fils dans d’étranges circonstances… Son neveu lui rend visite et va découvrir un sombre secret…

Dans les ombres de Paris : Une enquête sur des disparitions de plusieurs prostituées…

Les initiés du sentier noir : un dangereux livre qui va changer la vie de ceux qui le trouvent, en les faisant sombrer dans une spirale infernale…

Le fait d’avoir placé l’intrigue en 1902, donne une crédibilité au récit.

Nous sommes aujourd’hui tellement influencés par la télévision que l’horreur est à portée de main, mais au début du 20ème siècle le surnaturel a une place prégnante, avec des superstitions qui font parties du quotidien des gens, donc le surnaturel n’est point inconnu et fait très peur…

L’auteur réussi, avec talent, à transfigurer ses personnages et leur donne une réalité profonde. La peur est palpable et le récit prend une dimension surnaturelle très rapidement.

Le format nouvelle donne une dynamique au récit et l’écriture est directe, sans trop de blabla… Pas un seul mot de trop, ni en moins, le tout est savamment dosé et fait avec minutie pour entrainer le lecteur dans un univers bien glauque…

Les deux premières nouvelles sont centrées sur l’étrange et le paranormal… la troisième nouvelle donne un sens aux deux autres… Et le gore fini en apothéose le récit…

Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est que l’auteur aurait pu faire le choix de présenter des nouvelles sans liens entre elles, comme cela se fait très souvent. Mais elle fait le pari de trouver un sens logique et arrive très bien à les relier entre elle.

C’est l’ébauche d’une premier livre qui est livré au lecteur et c’est très réussi ! Je serais bien restée en 1902 plus longtemps avec certains personnages…

Les personnages sont d’ailleurs bien travaillés avec une description qui laisse malgré tout une belle part à notre imagination.

Le lecteur féru de ce genre, ne pourra qu’apprécier et en redemandera.

D’ailleurs la question que je pose à l’auteur : à quand un livre ? Car Fabienne Lejamble a un vrai talent pour donner la chair de poule avec un réalisme saisissant.

Challenge ABC 2017 auto-édition

Fabienne Lejamble est née en 1980, dans le Pas-de-Calais. Enfant, elle aime se retrouver seule pour dessiner et s’inventer des histoires. A 17 ans, alors étudiante à Arras, elle découvre différents univers au travers du jeu de rôle, notamment le fantastique et l’horreur.
Ce n’est que plus tard qu’elle glissera vers l’écriture. 1902 est son premier ouvrage. Il s’agit d’un recueil de nouvelles d’horreur, dans l’ambiance du début XXème.
Puis, avec une amie, elle écrit un roman fantastique jeunesse, nommé « Les Enfants de Gaïa », qui s’inscrit dans une duologie. Le deuxième tome est en cours d’écriture.
Son site: https://kissilow.wixsite.com/flejamble

 

Il suffit juste de quelques minutes de Martine Venelle

 

 

Parution : 18 mars 2017 – Auto-édité – Prix Ebook : 2,99€ – Broché : 14,90€

206 Pages  – Genre : thriller psychologique – Roman noir – Drame

Il suffit Seulement quelques minutes pour qu’un auteur t’embarque dans une histoire familiale qui ne te laissera pas indifférent…

Un thriller qui débute sur une scène violente… La raison a bien failli abandonner Louise… Mais malgré la haine qu’elle ressent ou la haine qu’elle sent de ces parents qui l’ont élevé sans amour… Louise va vivre sa vie… Elle va mettre cette vie vécue de côté et se construire un autre moi… Profond et emprunt de doutes …

Des années plus tard, elle s’est construite… mais garde un œil bien ouvert sur son passé qui va surgir du plus profond de son inconscient pour la mener vers la lumière et vers sa quête, l’amour… Une quête bien légitime quand on en a été privé…

Qui sont Louise, Jade ? A qui appartient le squelette d’enfant enterrée dans ce jardin ?

Un petit livre addictif, qui se lit vite, doublé d’une très belle plume, sans fioritures, ni blablas.

Les sentiments sont au départ absents… Le tout est écrit comme on raconte un fait, comme un exposé, pour prendre de la distance… On sent que les secrets de famille doivent être analysés, décortiqués, pour être appréhendés… Et que ces secrets le lecteur va les prendre en pleine face… L’horreur n’est pas loin, l’horreur est sous-jacente et palpable… L’auteur joue avec nos sentiments, mais ses sentiments à elle sont aussi mis à rude épreuve, comme un vécu qu’on ose enfin affronté…

Peu de personnages, mais des personnages tous liés par une histoire commune, comme des fils que la vie aura tisser pour les relier entre eux pour qu’ils puissent vivre l’épouvantable, jusqu’au dénouement qui cassera ce fil et regroupera toutes les interrogations…

Le ton est donné dès les premières pages avec l’emploi de mots qui ne donne qu’une envie, c’est de plonger un peu plus dans l’horreur… L’horreur qui monte peu à peu et prend son envol et explose, jaillit pour en fin de compte faire en sorte que de ce drame du beau ressorte…

Une rose sur un tas de fumier, une vie gâchée, des vies gâchées, des vies malmenées mais unies dans l’amour filial et dans le pardon peut-être… Car pour avancer il faut savoir d’où l’on vient, pour avancer il faut se connaitre et pour se connaitre il faut parfois creuser dans les bas fonds de l’inconscient…

Paul, ce jeune homme confronté à la mort brutale de ses parents, range trie, commence un travail de deuil, qui ne sera peut-être pas si difficile… Des découvertes troublantes, que le jeune homme préfère ne pas voir quelques semaines avant la vente, vont resurgir, révélant non pas un mais plusieurs secrets, qu’il devra affronter…

On suit les traces de Paul pour peu à peu découvrir ces secrets et trouver les réponses avec lui, mais avec un train d’avance… On le suit dans ses réactions… Dans cette vérité qui se trouve dans l’inconscient de cette jeune fille, Louise… Mais qui est Louise ?

Une incroyable vérité va exploser, va jaillir et éclabousser tout ce petit monde, malgré tout, pour leur bonheur… Car ce bonheur auquel ils ont droit va les aider à se construire… Car la vérité, même si elle fait mal, permet de se construire… Cacher les choses, ne fait qu’engendrer doutes et incompréhensions…

L’auteur m’a ému, m’a subjugué par cette qualité narrative et par son retrait face à son récit. Le suspense se construit peu à peu pour arriver à ce final, qu’on devine mais qui est salvateur !

Un secret sordide qui vous mènera à vous interroger sur l’utilité des secrets et le bien fondé d’en avoir…

L’auteur a mis ses tripes dans ce roman et ça se sent, elle le fait avec retenue, sagesse et grand talent…

Son premier roman, « Il est toujours trop tard », publié en 2013, fait écho, d’une certaine manière à « Il suffit juste de quelques minutes »… Dans lequel elle nous montre qu’il n’est jamais trop tard pour se construire et avancer… Un livre qui témoigne d’un changement, d’une évolution….

Un roman court, mais il me semble que c’est la première fois qu’un de mes avis est aussi long….

Je laisse le mot de la fin à l’auteur :

Il est toujours trop tard, trop tard pour avoir des remords, trop tard pour avoir des regrets, trop tard quand les gens sont morts et que tout ne s’est pas dit tant que les mots pouvaient encore s’entendre, expliquer et apaiser les âmes. Trop tard quand on ne peut plus se retourner parce que la peur, l’orgueil, le temps ont trop passé…Mais il n’est jamais trop tard pour tourner la page et se laisser conduire dans l’infini richesse de la douleur qui construit, pour exprimer ses sentiments et ses ressentiments.M.V.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition