Archives pour la catégorie Challenge ABC spécial auto-édition

Il suffit juste de quelques minutes de Martine Venelle

 

 

Parution : 18 mars 2017 – Auto-édité – Prix Ebook : 2,99€ – Broché : 14,90€

206 Pages  – Genre : thriller psychologique – Roman noir – Drame

Il suffit Seulement quelques minutes pour qu’un auteur t’embarque dans une histoire familiale qui ne te laissera pas indifférent…

Un thriller qui débute sur une scène violente… La raison a bien failli abandonner Louise… Mais malgré la haine qu’elle ressent ou la haine qu’elle sent de ces parents qui l’ont élevé sans amour… Louise va vivre sa vie… Elle va mettre cette vie vécue de côté et se construire un autre moi… Profond et emprunt de doutes …

Des années plus tard, elle s’est construite… mais garde un œil bien ouvert sur son passé qui va surgir du plus profond de son inconscient pour la mener vers la lumière et vers sa quête, l’amour… Une quête bien légitime quand on en a été privé…

Qui sont Louise, Jade ? A qui appartient le squelette d’enfant enterrée dans ce jardin ?

Un petit livre addictif, qui se lit vite, doublé d’une très belle plume, sans fioritures, ni blablas.

Les sentiments sont au départ absents… Le tout est écrit comme on raconte un fait, comme un exposé, pour prendre de la distance… On sent que les secrets de famille doivent être analysés, décortiqués, pour être appréhendés… Et que ces secrets le lecteur va les prendre en pleine face… L’horreur n’est pas loin, l’horreur est sous-jacente et palpable… L’auteur joue avec nos sentiments, mais ses sentiments à elle sont aussi mis à rude épreuve, comme un vécu qu’on ose enfin affronté…

Peu de personnages, mais des personnages tous liés par une histoire commune, comme des fils que la vie aura tisser pour les relier entre eux pour qu’ils puissent vivre l’épouvantable, jusqu’au dénouement qui cassera ce fil et regroupera toutes les interrogations…

Le ton est donné dès les premières pages avec l’emploi de mots qui ne donne qu’une envie, c’est de plonger un peu plus dans l’horreur… L’horreur qui monte peu à peu et prend son envol et explose, jaillit pour en fin de compte faire en sorte que de ce drame du beau ressorte…

Une rose sur un tas de fumier, une vie gâchée, des vies gâchées, des vies malmenées mais unies dans l’amour filial et dans le pardon peut-être… Car pour avancer il faut savoir d’où l’on vient, pour avancer il faut se connaitre et pour se connaitre il faut parfois creuser dans les bas fonds de l’inconscient…

Paul, ce jeune homme confronté à la mort brutale de ses parents, range trie, commence un travail de deuil, qui ne sera peut-être pas si difficile… Des découvertes troublantes, que le jeune homme préfère ne pas voir quelques semaines avant la vente, vont resurgir, révélant non pas un mais plusieurs secrets, qu’il devra affronter…

On suit les traces de Paul pour peu à peu découvrir ces secrets et trouver les réponses avec lui, mais avec un train d’avance… On le suit dans ses réactions… Dans cette vérité qui se trouve dans l’inconscient de cette jeune fille, Louise… Mais qui est Louise ?

Une incroyable vérité va exploser, va jaillir et éclabousser tout ce petit monde, malgré tout, pour leur bonheur… Car ce bonheur auquel ils ont droit va les aider à se construire… Car la vérité, même si elle fait mal, permet de se construire… Cacher les choses, ne fait qu’engendrer doutes et incompréhensions…

L’auteur m’a ému, m’a subjugué par cette qualité narrative et par son retrait face à son récit. Le suspense se construit peu à peu pour arriver à ce final, qu’on devine mais qui est salvateur !

Un secret sordide qui vous mènera à vous interroger sur l’utilité des secrets et le bien fondé d’en avoir…

L’auteur a mis ses tripes dans ce roman et ça se sent, elle le fait avec retenue, sagesse et grand talent…

Son premier roman, « Il est toujours trop tard », publié en 2013, fait écho, d’une certaine manière à « Il suffit juste de quelques minutes »… Dans lequel elle nous montre qu’il n’est jamais trop tard pour se construire et avancer… Un livre qui témoigne d’un changement, d’une évolution….

Un roman court, mais il me semble que c’est la première fois qu’un de mes avis est aussi long….

Je laisse le mot de la fin à l’auteur :

Il est toujours trop tard, trop tard pour avoir des remords, trop tard pour avoir des regrets, trop tard quand les gens sont morts et que tout ne s’est pas dit tant que les mots pouvaient encore s’entendre, expliquer et apaiser les âmes. Trop tard quand on ne peut plus se retourner parce que la peur, l’orgueil, le temps ont trop passé…Mais il n’est jamais trop tard pour tourner la page et se laisser conduire dans l’infini richesse de la douleur qui construit, pour exprimer ses sentiments et ses ressentiments.M.V.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition

 

 

42 de Lawrence Singclear

 

 

Parution : 8 mai 2017 – Auto-édité – Prix : Ebook : 2.99€ – Broché : 10€

273 Pages  – Genre : fantastique

La lecture débute comme un zoom sur une scène de film, sur un homme qui se réveille dans une forêt. Il ne sait pas ce qu’il y fait et ne se souvient plus de son identité. Sur son bras, le chiffre 42. La première personne qu’il rencontrera essaiera de le tuer. Pourquoi cherche-t-on à mettre fin à ses jours ?

Je pensais lire un thriller avec ce 4ème de couverture, mais je me suis trouvée embarqué par l’auteur dans un univers bien étrange dès le départ.

L’ambiance est étrange et tout le long de cette lecture, j’ai fais un parallèle avec la série « Lost ». Cette atmosphère bizarre qui en fait une lecture addictive, malgré un je ne sais quoi de déception.

J’ai du mal à expliquer cette étrange sensation d’inachevé, une fin dont j’ai eu du mal à trouver un sens… Mais plusieurs jours de réflexions plus tard, j’ai enfin pigé le sens que l’auteur a voulu donner à son livre…

Pourtant, j’ai trouvé le tout intéressant.

Pour survivre, 42 doit tuer des gens, il ne ressent ni la faim, ni la soif, ni le manque de sommeil ! Toutes les sensations, et ce qui fait de lui un être humain, ont disparu… Il avance, avec le seul but de ne pas se faire tuer… Il tue, rencontre des gens et fait alliance avec eux, por survivre. Un monde dans lequel, on meurt, on renait… Et plus les renaissances sont nombreuses et plus on perd notre humanité…

Le personnage principal, évolue dans un monde qu’il ne comprend pas, un monde dans lequel il n’a pas envie de vivre… Il souhaite être libre et ne pas être soumis aux diktats….

Cette quête de liberté, pierre angulaire de cette lecture imprègne les lignes et les pages défilent justement, car tout être humain tend à vouloir cette liberté, parfois au détriment de sa propre humanité…

 Bien entendu, un parallèle peut être fait avec l’actualité avec ces luttes intestines qui dominent le monde, cette lutte contre les dictatures… On prend conscience, que tout ne peut pas être accepté… Pourtant, l’humanité, peut se perd dans cette quête… L’humanité se déshumanise à force de ne penser qu’à cette liberté… L’illusion d’une liberté qui n’a plus de sens… parfois…

La trame est intéressante, mais traîne en longueur… Parfois d’une lenteur déstabilisante, alors que l’histoire est rythmée… C’est tout le paradoxe de ce livre… Peut-être que certains passages, certaines répétitions auraient pu être élagués. Lorsque l’auteur parle à travers 42, cela est encore plus flagrant, comme si ce n’était plus le même écrivain… Pourtant, cet aspect était absent lorsque l’auteur décrivait les choses en mettant de côté 42….

Un livre étrange, intéressant avec un final déstabilisant mais qui amène du sens… Une réflexion sur l’Homme, sur son humanité, sur sa capacité à s’adapter au point parfois de se perdre…

 

Challenge ABC 2017 auto-édition

Aztèques-Harem de Eric Costa

 

Parution : 13 février 2017 – Auto-édité –

Prix : Ebook : 2,99€ – Broché : 11,98€

316 Pages  – Genre : Aventure

Je viens de refermer ce livre et je suis déjà impatiente de lire la suite des aventures de l’héroïne !

Voilà une lecture totalement différente de ce que je peux lire en temps normal et je me suis régalée !

Aucun temps mort dans la narration, aucun ennui, point de longueurs et de détail superflus. Tout est dosé avec parcimonie pour maintenir le lecteur en haleine. Une écriture fluide, simple et belle.

Le tout se lit sans ennui !

L’auteur m’a complètement embarqué dans son récit, dans cette aventure au point que l’écriture se déroule comme des scènes de théâtre. D’une très grande qualité narrative.

Notre héroïne sera confrontée à son destin et devra trouver son chemin parmi les personnages machiavéliques qui jalonnent son chemin.

On se prend à aimer ce petit bout de femme et à souhaiter qu’elle arrive à ses fins.

Point d’histoire de meurtre… quoi que… le chemin est parsemé d’embuches et on aimerait donner un coup de pouce à cette femme-enfant pour qu’elle prenne son destin en main.

Aucun ami elle ne se fera, mais sa place au soleil est au prix des trahisons, des manipulations, des menaces…

Une vie au sein d’un monde de femmes, dominé par des femmes où la manipulation et la cruauté sont au rendez-vous.

Je remercie sincèrement l’auteur qui propose avec Aztèque un livre d’une qualité irréprochable et que je ne peux qu’encourager à poursuivre.

Je ne comprends pas comment une maison d’édition peut passer à côté d’un livre de cette qualité !

Je n’ai décelé aucun défaut ! Toutes les qualités sont là pour plonger dans cette lecture et vouloir lire la suite à tout prix et dans la foulé !

J’ai hâte de lire la suite et j’espère ne pas attendre trop longtemps. ..

Alors monsieur Costa à quand la suite ?

Armé de trois ans d’études de dramaturgie, Eric Costa glisse quelques exemplaires de son roman Aztèques dans sa valise et prend le train pour le salon du livre de Paris en mars 2017.
Il se demande ce qui va bien pouvoir en ressortir. Et pour cause : en tant qu’auteur indépendant, il ne s’est jamais rendu à un tel évènement et ne connaît personne. Que peut-il espérer ?
Malgré ses doutes, il tente sa chance au Speed-Dating Amazon, un concours qui propose de mettre en avant deux romans pour l’année 2017.
À sa grande surprise, les membres et les auteurs Amazon l’accueillent comme l’un des leurs. Encore mieux : son travail acharné et sa foi en l’écriture se voient récompensés par le prix du Jury Amazon KDP ! Aztèques gagne ainsi ses ailes.

Challenge ABC 2017 auto-édition

KIRSTEN de Sébastien Prudhomme-Asnar

 

 

Parution : 28 avril 2017 – Auto-édité – Prix ebook : 3.99€ –

236 Pages  – Genre : horreur, surnaturel

Voilà bien un voyage au plus profond de l’âme humaine

Un voyage avec kirsten à travers les contrés de l’avilissement de l’Homme… aux tréfonds de l’horreur, avec un roman surnaturel tout en poésie !

Oui, j’ai bien dis poésie ! L’auteur a une plume qui t’embarque complètement dans un monde merveilleux, horrible à souhait avec l’horreur au coin de la rue…

Berifos le Dom, pas d’enfants, l’argent n’a aucune valeur et les gens ne vieillissent pas…Totalement coupé du monde… Quelques touristes y atterrissent parfois, mais on se demande bien comment ils échouent dans ce trou paumé… Comme attirés peut-être par… Le Mal… Puissant vecteur qui veille au grain… Jonathan et Frédéric, arrivent dans ce village au moment où une adolescente a été kidnappée…

Là commence l’horreur, mais attention pas bâclée ni rapide … Le tout se fait lentement, de manière crescendo pour atteindre l’horreur ultime… Le tout avec une écriture fluide et addictive.

L’horreur et le sexe liés, sans aucune pudeur et des personnages complètement barges ! Mais tendant vers le but ultime… On s’enfonce dans la fange et dans un bain de sang.

Je ne voyais pas trop comment l’auteur allait conclure, j’ai pensé à une secte avec un gourou magicien, mais je ne m’attendais pas à Kirsten…

Oui, Kirsten, celle par qui le Mal arrive !!! Bon elle est facile ! C’est encore une femme…Oui, mais il faut reconnaître qu’une femme en personnage maléfique ça match bien ! Le même roman avec un homme n’aurait pas été pareil… Elle est terrible, elle est belle ! Oui malgré la description de l’auteur, je l’ai trouvé belle et attachante … Dans tout ce qu’elle a de plus horrible… Ne vous fiez pas aux beaux atours… Ici vous serez dans ce que l’homme a de plus bas et de plus vil, mais aidé par le Mal, le tout prend une ampleur encore plus grande pour nous entrainer dans un page-turner complètement addictif !

Impossible de lâcher ce livre, même tard dans la nuit tellement, j’étais en apnée et en reprenant mon souffle de temps en temps, histoire de pas crever asphyxiée !

Non seulement le tout est poétique, mais en plus on sent l’artiste peintre ! Les descriptions sont telles qu’on se balade dans LE tableau de Sébastien Prudhomme-Asnar ! Un tableau d’une grande noirceur mais haut en couleur !

Un final en apothéose au comble de l’horreur, de la cruauté… Qui m’a hypnotisé, sans me faire peur. Je suis fana de ce genre gore, mystique, surnaturel…

Un petit mot sur cette couverture envoutante, flippante et magnifique, de Laurent Fièvre tout simplement superbe.

Pour les fans de belles plumes, de noirceur avec une pincée d’ésotérisme et un soupçon de thriller Horrifique Kirsten est fait pour vous 🙂

Merci à l’auteur pour cette découverte, merci de sa confiance. Je suis certaine de lire les prochains et de suivre l’auteur avec attention.

Challenge ABC 2017 auto-édition

Guitariste, enseignant de musique, et artiste peintre, Sébastien est revenu à sa première vocation, l’écriture, il y a deux ans. Son recueil de nouvelles fantastiques, « L’âme au fond », est paru en 2015 aux Éditions du Menhir (sélection du prix Masterton). « Kirsten » est son premier roman. Son prochain livre sera un thriller-polar. Parution en 2018

Des Petits Biscuits pour la Timidité de Errol Sabatini

 

Parution : 28 octobre 2016 – Auto-édité –

Prix Ebook : 2.99€ – Prix papier : 18€

292 Pages  – Genre : Drame, Résilience, fantastique

J’ai avant tout été attirée par cette couverture et ce titre qui renvoie à l’enfance ! Ensuite j’ai découvert la 4ème de couverture, qui laissait présager un bon moment ! Et l’envie de sortir quelque peu de ma zone de confort a fait le reste.

L’auteur, Errol Sabatini a un réel talent de conteur et nous embarque dans une histoire riche et tout en poésie

Je me suis immergée entre les lignes pour n’en sortir que tard dans la nuit. Le lendemain, il me fallait bien des allumettes pour rester les yeux ouverts au boulot… Mais j’étais sur un petit nuage et ça fait du bien !

Ce petit bijou, ce lit tout seul, les chapitres sont courts et l’auteur nous entraine dans le sillage de Naëlle qui décide d’acheter un vieux moulin en ruine et de s’y installer. Les habitants voient d’un mauvais oeil son installation dans ce vieux moulin qui serait hanté… Mais elle se sent enfin vivre dans ce paysage qui lui permet de reprendre contact avec elle-même et d’appréhender plus facilement ses dons de voyance… La rencontre avec ce petit garçon de 10 ans, Julien, solitaire et peu bavard, sera le début d’une très belle amitié et Naëlle se fixe l’objectif de protéger cet enfant… Qu’elle pense en danger… Par sa faute….

Les personnages sont attachants et tellement vivants, que même les pires ont de l’humanité en eux !

Une petite bulle de bonheur, qui vous redonne l’espoir tellement il est plein de vie et de gaîté, malgré une histoire triste… Oui, il y a une histoire triste, mais les enfants ont une telle capacité de vivre et un tel regard sur les choses que voir par les yeux d’un enfant ça fait du bien !

Plusieurs vies en un livre, des vies parallèles, des vies brisées, mais des vies qui se construisent ou se reconstruisent grâce au talent de l’auteur !

La tendresse est un fil conducteur, mais sans jamais tomber dans mièvrerie… Bien au contraire la construction du récit aboutit à une réelle beauté du récit et avec un twist final de grand talent…

Même si le twist final a déjà été utilisé par d’autres auteurs, ici Errol Sabatini, lui donne un vraie sens psychologique pour donner une explication. Jamais je ne me serais imaginée cette fin, tellement le récit est bien construit ! L‘étrange s’invite sur la pointe des pieds.

Le plus ? Une petite note « oubliée » de l’auteur ! Que vous ne pourrez lire qu’une fois le livre terminé…

Un roman qui se déguste, mais qu’on dévore comme des petits biscuits…

Je remercie l’auteur pour sa confiance et le lire ne fait que confirmer que l’auto-édition est le terreau d’auteurs de talent.

Challenge ABC 2017 auto-édition

Profitant d’un changement de profession, il décide de se lancer dans l’écriture et de donner vie à son premier livre qui vivait au fond d’un tiroir.

Il écrit depuis l’enfance et lorsqu’il a le temps, il peint.

 

 

Une bonne intention de Solène Bakowski

 

 

Parution : 15 juin 2017 – Auto-édité – Prix ebook : 1,49€ –

223 Pages  – Genre : thriller psychologique – Roman noir – Drame

Solène Bakowski m’a retourné et encore une fois elle m’a entraîné dans le sillage d’une écriture de talent ! Une conteuse de la vie…

Avec un sac elle m’avait subjugué par son talent et avec cet opus elle démontre un talent de conteuse de la vie… la vie inexorablement meurtrie…

Ici point de meurtres…. Mais des cœurs brisés. … des vies brisées. … par la seule manipulation…

« On croit qu’on a oublié, on croit qu’on n’a pas fait attention, et puis il suffit d’un objet, d’une parole, d’une musique et tout remonte à la surface, y compris des détails qu’on ne pensait pas avoir relevés sur le moment. »

Comment pousser une famille vers la destruction. … comment s’imaginer un moment que l’amour peut vous détruire. .. pourtant un amour qu’on s’imagine inconditionnel peut nous détruire ou nous pousser vers le haut…

Encore une fois Solène Bakowski se sert de l’amour filiale comme terreau de sa trame, décortique les sentiments avec talent, finesse et en fin psychologue elle démontre que la vérité arrive toujours à trouver la porte de sortie !

On ne ressort pas indemne après avoir lu du Solène ! C’est en même temps une claque et une thérapie ! Oui j’ose le dire !

Vous vous poserez maintes fois la question : dois-je en fin de compte cacher certaines choses pour protéger ? Cacher un tel secret protège vraiment ceux que j’aime ?

Un secret, un non dit ronge son détenteur mais aussi ceux que l’on croit protéger en ne divulguant rien !

Avec ce livre, vous prendrez en pleine face vos secrets et leurs conséquences et toutes vos certitudes s’écrouleront !

Merci Solène, pour ce livre, merci pour cette écriture, merci pour cette thérapie !

« La haine est une araignée qui entoile tout et tout le monde, elle ne s’encombre pas de demi-mesure. »

Bizarrement, cette lecture a fait quelques parallèle à ma vie et je dois dire que tout du long je me suis sentie fière des choix que j’ai pu faire… fière d’avoir rompu avec les traditionnels secrets bien gardés qui te bouffent de l’intérieur !

Avec talent, empathie l’auteur te prouve par A+B que parler délie les nœuds et engendre compréhension. …

Parler, ne pas cacher permet de comprendre et mieux appréhender l’autre mais surtout de le comprendre….

Il est intéressant de noter que j’ai lu ce livre le lendemain d’une grande discussion entre 3 générations de femmes,  générations qui ont chacune à leur manière décider de briser le cercle de répétitions inconscientes dues à l’absence de parole…

La génération de ma mère 64 ans ne parlait pas et pensait protéger ses êtres aimés en cachant ses propres blessures, ma génération de 20 ans plus jeune a décidé de rompre ces secrets et de parler à la 3ème génération, ma fille 20 ans… en ne cachant rien ! Et j’ai vu les bienfaits….

Alors oui ! Un grand merci Solène pour cette lecture en avant première, un grand merci pour cette confiance, un grand merci pour cette thérapie, un grand merci de démontrer avec talent que l’être humain se croit fort mais est bien faible sans  remise en question…

L’amour peut-être une destruction, l’amour peut aussi élever celui qui le reçoit sans concessions sans tabous, sans secrets….

Aimer l’autre, c’est l’aimer assez fort pour faire confiance en son jugement ! Aimer l’autre c’est être sincère ! Aimer l’autre c’est lui faire confiance.

Être une mère ne donne pas un droit de diriger la vie de son enfant ! Aimer son enfant c’est lui faire confiance, l’aider à se construire et surtout le laisser voler de ses propres ailes…

On ne sort pas indemne d’une lecture comme celle-ci ! La plume de l’auteur te marque au fer rouge et laisse son emprunte indélébile….

Merci Solène….

56a3c076863eeSolène Bakowski est née en 1981. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne.

Lien vers sa bio

 

 

Challenge ABC 2017 auto-édition

 

 

Challenge ABC 2017 spécial auto-édition # 1

Une petite mise à jour de mon challenge ABC spécial auto-édition s’impose, il s’étoffe et prend forme peu à peu, et c’est le plus important !

J’apprécie les auteurs auto-édités et j’essaie de vous faire découvrir des auteurs de talent.

Il est bon de garder en mémoire, que dans l’auto-édition c’est comme pour les auteurs avec maison d’édition ! Il y a du bon comme du moins bon ! mais cela ne veut pas dire qu’il faut rejeter tout en bloc !

J’aime l’idée de ne pas s’imposer d règles trop restrictives et donc cet ABC challenge n’aura qu’une règle : lire des auto-édités !

Surtout ne pas oublier de mettre son avis, car un livre auto-édité se nourrit des commentaires que nous laissons…

Comme il m’arrive de tricher Parfois, je me servirais du prénom de l’auteur pour ajouter au challenge… Et il y aura certainement des doublons dans les lettres…

  • A : Alexis Arend : Josh
  • B : Azel Bury : la Baie des Morts
  • B : Philémon Le Bellégard : Syndrome de Stockholm
  • B : Bouffanges : Triumvirat
  • B : Violaine Biaux : L’involontaire résurrection de Marie-Charlotte
  • B : Hugues Boulet : Les gens des Hauts
  • C : Olivier Casaliva : Prière de sang
  • C : Eric Costa : Harem: Aztèques
  • D :
  • E :
  • F : Fabrice Brunon : Rivales
  • F : Fabrice Liégeois : N’y descendez jamais ! L’intégrale
  • G : Sophie Guizani l’ile
  • G : Pierre Gaulon  : La mort en rouge
  • H : Loana Hoarau : Buczko 
  • I :
  • J :Jo Rouxinol :
  • K : Christophe Kayser : Freaks
  • L : Théo Lemattre : La malédiction du Vatican
  • L : Théo Lemattre : Le complot de Tchernobyl
  • L : Lydia Le Fur : Apparences
  • L : Fabienne Lejamble : 1902
  • L : Maes Larson : Amisseum: Les Terres Inconnues
  • M : France Missud : l’origine des mondes
  • M : Ludovic Metzker : 
  • N :
  • O : Olivier Michael Kim : Ne réveille jamais un ours qui dort : L’ordre de Saint-Michel – Tome 1 = tricherie
  • P :  Sébastien Prudhomme-Asnar : Kirsten
  • Q : Alice Quinn : Fanny N.
  • R :
  • S : Frédéric Soulier : 
  • S : Samantha Cortenbach : les pantins marionnettistes
  • S : Sophie Blitman : 
  • T : Luca Tahtieazym : Le roman inachevé
  • T : Luca Tahtieazym : Versus
  • U :
  • V : Jean-Philippe Vest : Esprit es-tu là ?
  • V : Martine Venelle : Il suffit juste de quelques minutes
  • W : Wendall Utroi : Wanda = tricherie
  • X :
  • Y :
  • Z :

 

Voici la liste des blogs participants au challenge, n’hésitez pas à aller zieuter, c’est du bon 😉

Freaks de Christophe Kayser

 

 

Parution : 29 janvier 2017 – Auto-édité – Prix : 14.99€ –

381 Pages  – Genre : thriller psychologique

Comment renaître après avoir tout perdu! Comment se servir de ses doutes, blessures… pour se construire de nouveau sur les cendres d’un ancien moi ?

Le cerveau humain a beaucoup de ressources, de contradictions et nous aide parfois à trouver la porte de sortie….

Avec Freaks on s’interroge sur l’amour, sur la manière d’aimer l’autre, sur la perte de repère, sur la jalousie…

Les sentiments humains sont décortiqués pour le grand plaisir du lecteur.

L’écriture est belle, travaillée, point de fioritures malgré quelques longueurs au départ, tout se met en place pour mener le lecteur peu à peu vers des interrogations sur le devenir du personnage principal. Une artiste chrysalide qui peu à peu se changera en beau papillon….

Un papillon, qui va éclore et se construire malgré un drame qui la rendra complètement folle au point d’en perdre la raison… la schizophrénie n’est pas loin, mais c’est sans compter sur une capacité de résilience qui lui permettra de renaître et d’aller de l’avant…

La vérité est au bout du chemin, la vie prend le pas sur la souffrance qui ne s’oublie pas, mais qui sert à se construire différemment, on apprend à vivre avec…

Merci à l’auteur Christophe Kayser pour sa confiance et pour l’envoie de son livre.

Challenge ABC 2017 auto-édition

Fasciné par l’image (dessin, cinéma,…), ce n’est que bien plus tard que l’écrit est venu frapper à ma porte, celle qui s’ouvre concrètement sur le monde des rêves et cauchemars en tous genres.
Mes dessins ont toujours raconté des histoires, qu’il m’était moi-même difficile de comprendre. Mais une fois assemblées, ces images prenaient une dimension, que seul l’écrit pouvait paisiblement compléter.
Les idées fusent et s’entrechoquent, pour me gaver de concepts à décrypter et par la suite, prendre plaisir à retranscrire… Avec les moyens les plus authentiques.

 

Apparences de Lydia Le Fur

Parution : 26 mai 2017

Auto-édition Prix  broché : 12,65€

Pages : 144  – Genre : Thriller psychologique

Voilà, un livre lu rapidement, sur les chapeaux de roues, comme le rythme effréné dans lequel l’auteur nous entraîne.

J’ai encore une fois découvert un auteur, Lydia Le Fur, que je remercie de sa confiance et j’en suis ravie ! J’aime ces nouvelles plumes qui jalonnent mes lectures et je lis du bon comme du moins bon mais dans les deux cas, le travail est présent et se ressent.

Bref revenons à nos moutons, oups à ce livre…

La couverture tout d’abord, sobre comme je peux les apprécier, cette silhouette, avec cette porte en fond, à peine visible que l’on pense effacée….

On est vite plongé dans le vif du sujet, pas de chichis, on ne tourne pas autour du pot.

« Et comme tout ce qui est posté sur les réseaux sociaux prend un goût de vérité, sans même en avoir vérifié la source, le tour est joué. Ça fait le buzz et tout le monde y croit. »

On débute avec une artiste qui se voit proposer l’exposition de ses œuvres à New-York et qui se trouve embarquée dans un jeu de chat et de souris! Sauf que j’ai trouvé l’héroïne bien naïve trop confiante et parfois avec un comportement immture ! Elle se fait tirer dessus mais attrape un taxi pour l’aéroport et sa mère lui ramène sa valise comme ça !?

Une fois à New-York elle va repartir pour Londres comme ça juste parce qu’on lui demande !? De Paris à Oxford, en faisant escale à New York, Liza va vivre une histoire peu banale…

Certaines incompréhensions m’ont suivies une partie de ma lecture… Mais ! Il y a un Mais…

Liza a une vie bien rangée lisse elle a réussi et débute une carrière qui semble prometteuse. On la sent confiante, un peu trop parfois… Mais les artistes sont à fleur de peau…

Pourquoi veut-on la tuer ?

Un parallèle intéressant est fait entre cette idylle naissante, entre Liza et un autre personnage, que vous découvrirez… et cette course effrénée à travers le globe…

C’est un bon thriller qui peut sembler simple mais se révèle plus complexe au fil de l’histoire. J’ai beaucoup aimé le trame ! Vraiment je ne m’y attendais pas et ce fut une très belle surprise.

Méfiez-vous ! Ne vous fiez pas aux apparences !

« Les actualités ce sont les jeux Moderne. Du pain et des jeux, du pain et des infos, voilà ce que réclame le peuple et tout le monde est content. Un peu de guerre, un peu de sexe, un peu d’amour et de beaux sentiments, un peu de terroir et de région, un peu de sport de Balle sur une pelouse verte et des scandales financiers et hop ! C’est fait, les gens font de beaux rêves. »

L’évolution des personnages est une belle découverte et Liza devient moins immature, cette aventure l’aura faite grandir…

Les sujets abordés, que je ne vous dévoile pas intentionnellement… posent une question dont la réponse, au vu de cette lecture, ne sera pas aussi tranchée que ce que vous pourriez imaginer… L’éthique sera de la partie… Un thème rarement abordé sous forme de thriller et c’est ce qui en fait toute l’originalité…

Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce livre, avec son rythme rapide, le tout est très bien construit avec un style agréable, une écriture simple et fluide.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Challenge ABC 2017 auto-édition

 

Née à Saint-Malo. Professeur d’anglais, Passionnée de thrillers, de lecture et de cinéma.
Sa décision d’auto-publier son roman sur Amazon en ebook et papier, a été prise après quelques tentatives auprès de maisons d’édition.

Triumvirat de Bouffanges

Parution : 1er mai 2016

Auto-Édition Prix  broché : 11,55€ – Ebook : 0,99€

Pages : 344 – Genre : Stratégiesuspense

Avec le projet « voyager avec les auto-édités » organisé par Passion Cultur’All je ne pouvais qu’embarquer pour ce voyage en compagnie d’auteurs auto-édités et ainsi contribuer à vous les faire découvrir

Ma Boite de Pandore a tracé le circuit de ce voyage

Ce livre a fait un tour en Belgique, pour revenir et faire un arrêt dans les Ardennes, dans la Drôme et finir chez moi à Paris !

Que dire Sur Paris ?

C’est une très belle ville, mais quand on y vit on ne fait que courir sans en apprécier les avantages. C’est le propre de toutes les grosses agglomérations. Mes petits plaisirs parisiens ? Une terrasse de café, un truc à siroter et un bon livre ! Le pied et le summum du plaisir ! Il faut dire que sur Paris, les terrasse de café ce n’est pas ce qu’il manque… En été, se poser dans un parc, sur une chaise ou dans l’herbe, permet de se déconnecter de cette vie à 100 à l’heure ! Parfois j’envie mes amis de province qui ont un rythme de vie plus calme, même avec tous les tracas du quotidien… Mais pas certaine de vouloir quitter Paris…

Je vais avoir du mal à vous parler de ce livre, car je n’ai pas réussi à rentrer dedans ! Pourtant ce titre me faisait envie depuis sa sortie !

Jacques Leroux, surdoué des mathématiques combinatoires, prépare sa thèse. Passionné d’un jeu dérivé des échecs et mondialement populaire, le triumvirat, il participe à un tournoi en ligne qui le qualifiera pour le tournoi professionnel de Baltimore.
Ce jeu dans lequel les joueurs doivent collaborer avant de se trahir l’emmènera bien plus loin qu’il n’aurait cru, les limites du jeu semblant dépasser largement les bords de l’échiquier…

Triumvirat est un jeu entièrement imaginé par l’auteur et rien que pour ça, je lui dis Bravo ! Pour les amoureux des jeux de stratégie, de maths, c’est parfait, mais pour moi qui ne suis pas fana de Maths, j’ai vite été larguée, bon en fait cela ne m’a pas intéressé du tout…

Pourtant l’auteur a fait un excellent travail et nous immerge directement dans son jeu, avec une interview dans laquelle le concepteur Conrad Peterson explique les règles.

Avec ce jeu, vous avez intérêt à être calé en mathématiques combinatoires, avoir pas mal de mémoire et beaucoup d’intuition… Du coup on est plongé dans un jeu qui évolue tout le temps.

Il m’a fallu relire certains passages plusieurs fois au départ et je ne sui pas du tout entré dedans, je n’ai pas réussi à aimer le personnage, que j’ai trouvé trop immature… Jacques Leroux, amoureux du triumvirat au point de négliger sa thèse, et sa copine, qui le materne trop …

« — Notre marché, Jeanne, c’était de réussir nos vies. Rien de plus. Je n’ai jamais certifié que ce serait dans les maths.
— Tu as un talent pour ça, Jacques. Tu as un talent et tu le laisses pour des chimères…
— Et j’ai un talent pour le Triumvirat, Jeanne. Sauf qu’en plus, ça me passionne. Si je peux concilier talent et passion, en quoi est-ce criminel ? »

Je m’attendais vraiment à lire un thriller, un polar, au vu de la quatrième de couverture, alors que ce qui ressort principalement  c’est la concurrence entre les joueurs, les stratégies…

Là où j’ai trouvé l’auteur bluffant c’est la conception de son jeu, il a mis trois ans à écrire son livre et on le comprend, tellement il est riche parsemé d’interviews, d’articles de journaux, de mails … Et tellement son jeu est élaboré au point qu’on oublie qu’il n’existe pas !

Même si je n’ai pas adhéré, je vous laisse le plaisir de le découvrir.

Challenge ABC 2017 auto-édition