Archives pour la catégorie Challenge ABC spécial auto-édition

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Sublimation de Bastien Pantalé

Parution : 3 décembre 2016 – Auto-édité – Prix Numérique : 3,99€Prix Papier : 15,99€326 PagesGenre : Polar-Thriller psychologique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore

Je suis toujours contente de pouvoir découvrir un nouvel auteur dans un registre que j’apprécie particulièrement. C’est pour ça que je n’ai pas beaucoup hésité, à sélectionner « Sublimation ».

Malgré une intrigue, qui fait une immersion dans le monde de l’art, l’auteur n’arrive pas à tirer son épingle du jeu en se démarquant, alors même que les meurtres sont mystérieux et étranges. Les personnages sont trop caricaturaux pour avoir leur propre personnalité et créer leur propre emprunte dans le monde du polar.

Un flic, Bonhoure, comme on en voit beaucoup, tête brûlée, dont la vie privée est quelque peu chaotique, se retrouve parachuté sur cette enquête dont il se passerait bien… Dont les rapports avec sa hiérarchie ne sont pas différents de ce que l’on a déjà pu lire chez d’autres auteurs…

Ceux qui sont sur le terrain, connaissent le boulot, ceux dans les bureaux ne pensent qu’au résultat… Ok c’est certainement vrai… Mais c’est du déjà lu et j’ai eu l’impression de tourner en rond, car l’auteur lui-même tourne en rond avec des réflexions trop personnelles qui transparaissent et dénaturent l’intrigue.

L’auteur prête à son personnage principal ses pensées, notamment sur les attentats ou sur le malaise des français et cela m’a gêné ! Les jugements ou idées personnelles dénaturent le récit ne lui donnant pas plus de profondeur, au contraire, cela ne permet pas de dégager une réflexion propre à ce flic qui aurait pu avoir une personnalité complètement isolée de celle de son auteur.

J’ai été très gênée, horripilée par la répétition successive de l’origine ethnique de tel ou tel personnage. Si le lecteur n’a pas compris que la nana est éthiopienne, c’est qu’il est vraiment aveugle.

Je ne comprends pas pourquoi l’auteur a insisté sur ces origines… En tout cas, j’ai vraiment été lassée et parfois frustrée de devoir le lire une énième fois…

Bastien Pantalé, aurait pu tirer son épingle du jeu avec la jolie fliquette spécialisée dans le trafic d’art et relancer son intrigue avec ce duo prometteur, mais la vie privée de Bonhoure prend trop de place, alors qu’elle aurait pu simplement évoquée, au détriment des autres et pour laisser l’enquête prendre son essor. Il y a un manque d’équilibre avec les coéquipiers qui sont pourtant dignes d’intérêt.

L’urgence de retrouver ce meurtrier ne transparaît pas… Au contraire, à travers son flic, même s’il ne légitime pas les meurtres, il les comprend…

Point de suspense, puisque l’on devine vite comment les choses vont évoluer… Ce qui aurait pu être une histoire différente tombe comme un soufflet, d’autant plus que c’est un genre que j’apprécie particulièrement. L’auteur reste dans les clous en proposant une intrigue classique qui ne se démarque pas.

L’aspect, qui aurait pu apporter un plus, l’assaut de ces visions qu’un des personnages subit, malgré une explication scientifique cohérente, n’arrive pas à démarquer l’intrigue et malheureusement la mayonnaise n’a pas pris.

Pour autant, on sent que l’auteur a fait un réel travail de recherche sur l’art, pour rendre l’ensemble crédible et pour les novices, c’est un point qui peut être plaisant. L’aspect scientifique avec la gémellité, qui reste aujourd’hui un mystère encore non exploré, est amorcé de manière intéressante, mais pas assez poussée à mon sens pour que cela accroche vraiment le lecteur….

Auteur fureteur, curieux de tout ce qui pourra le nourrir, Bastien Pantalé revendique sa volonté de s’essayer à divers genres littéraires. Un moyen de trouver, si ce n’est la gloire, son style propre.
Polar, thriller, science-fiction, romance, témoignage, érotisme… une palette qu’il complète au fil de ses explorations.
Itinérant culturel, esprit voyageur, cœur prêt à bondir…
Son credo ? Partager ce qui le compose !

Page Facebook : https://www.facebook.com/B.Pantale
Page Amazon : http://amzn.to/2nOPQDu
Twitter : https://twitter.com/BastienPantale

 

 

Publicités

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Le Porteur de Mort, tome 1 : L’Apprenti de Angel Arekin

Parution : 6 septembre 2016Editions : Plume BlanchePrix Numérique : 7,99€Prix Papier : 21,90€424 PagesGenre : Dark Fantasy

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

En lice dans la catégorie Imaginaire, Le Poteur de Mort a de quoi te donner envie de découvrir ce que l’auteur a concocté ! Avec cette lecture, je fais une incursion dans le monde de la fantasy, que je ne connais pas trop et je dois dire, que j’ai été assez surprise…

Pour les novices, comme moi :

Fantasy : La fantasy, ou fantaisie, est un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments surnaturels qui relèvent souvent du mythe et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie.

Dark Fantasy : La dark fantasy, ou fantaisie noire, est un sous-genre de la fantasy qui désigne les œuvres dans lesquelles l’ambiance est très sombre et proche de l’apocalypse.

Je sais déjà le genre qui peut me plaire… Noir c’est noir …

On retrouve cette construction commune au genre : un héros qui n’en est pas un mais qui va le devenir par l’opération des esprits et le talent dont il est naturellement doté… OK, c’est un peu caricatural, mais c’est ça ! La tête à claque, qui devient un héros… Attention, ça match bien et j’ai trouvé ça pas mal…

Le monde médiéval caractéristique de la fantasy est bien exploité, avec un royaume divisé en contrées. Les rois de chaque contrée sont soutenus et aidés par un ordre vieux de plusieurs millénaire, qui permet de garder une certaine stabilité dans le royaume. Cet ordre décide d’ouvrir ses portes afin de former de nouveaux apprentis…

Au début, j’ai été un peu perdue avec tous ces personnages. Les frères Amorgen, les parents, Naïs, le roi, les copains… Les premiers chapitres ont été assez difficiles… Mais l’auteur, prend son temps de mettre en place les différents protagonistes et même si cela peut sembler trop lent, trop descriptif, finalement, cela permet de mieux comprendre les différents liens qui les unis. Ce qui permet à l’auteur d’aboutir à une construction fine des émotions.

Même si je me suis parfois ennuyée, certains passages trop descriptifs auraient pu être plus courts, je dois dire que j’ai apprécié et l’auteur a réussi à maintenir mon intérêt.

La plume est vraiment superbe et maintient le lecteur dans un perpétuel attachement à la langue. Les mots utilisés sont soutenus et cela change de ce que j’ai pu parfois lire, en 4ème de couverture, qui a tendance à me repousser…

La série compte 6 tomes, donc ne vous attendez pas à faire des découvertes de folies, ici l’auteur plante son décor et prépara la suite de son monde… Et gageons que les prochains seront riches en rebondissements. L’intrigue laisse un peu le lecteur sur sa faim, puisque le tout se déroule sur 5 ans et en 5 ans et plus de 400 pages il ne se passe pas grand chose… C’est une grosse introduction et ça se ressent. Quelques informations sont divulguées et cela permet de maintenir l’intérêt du lecteur, même si l’action peut parfois manquer…

Lorsque l’on arrive à la fin, l’histoire commence et on comprend que l’auteur a voulu emmener doucement mais surement son lecteur vers la transition obligatoire entre l’enfance et l’adulte…

Le temps de l’insouciance de Seïs est révolu, de petit con, tête à claque, arrogant il va devoir grandir et devenir ce pour quoi il est destiné… Un grand homme, aux puissants pouvoirs…

Une écriture fluide et imagée de très belle qualité, qui te donne vraiment envie de poursuivre ta lecture (même si parfois j’ai eu le sentiment qu’il me fallait un dico pour comprendre)

Malgré quelques passages assez long, l’auteur a réussi à maintenir mon intérêt et à surtout me donner envie de lire la suite…

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – À ma vie, à ta mort de Sandra Triname

Parution : 7 mars 2017 – Editions : Plume BlanchePrix Numérique : 7,99€ – Prix Papier : 21,90€ – 371 PagesGenre : Thriller fantastique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore     

Lors des sélections, j’avais été particulièrement emballée par la couverture et le résumé, qui me promettait une jolie découverte livresque… Et puis les 10 premières pages avaient terminé le job… J’étais ferrée… J’avais hâte de découvrir ce thriller-fantastique !

Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais inidentifiable, est retrouvé dans une cave à New York. Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire….

Imagines ! Dès les premières lignes, l’auteur te fou un uppercut avec une immersion dans les pensées d’une jeune femme qui vit ses derniers instants sous la torture… La torture est tellement horrible, tellement bien décrite, que c’était forcement un livre pour moi…

Une enquête qui démarre bien sous la houlette d’un duo efficace, Harvey et Sullivan, le vieux flic qui se voit obligé de prendre sous son aile le nouveau, qui va découvrir le grand cœur derrière la grande gueule… Un Schéma qui peut sembler trop « stéréotypé » mais que j’ai trouvé bien construit. Ces deux personnages sont attachants et deviennent la pierre angulaire de l’intrigue. L’auteur leur insuffle un vrai caractère à travers leur construction psychologique et c’est certainement ce qui sauve en grande partie cette lecture…

Un duo pas tellement atypique pour une enquête qui l’est vraiment…

L’enquête que construit l’auteur est rondement menée et cela aurait pu être un très bon thriller-psychologique, si la partie fantastique n’était venue entachée le récit…

Autant j’ai vraiment accroché avec la première partie, autant la deuxième partie m’a vraiment ennuyée… Alors que j’attendais avec impatience de découvrir comment l’auteur allait approfondir l’aspect de la faucheuse et de la Mort…

Beaucoup de longueurs avec, parfois un côté morale, des sous-entendus mais sans jamais rien de concret… L’auteur tourne autour du pot, mais sans jamais accrocher son lecteur…

J’ai parfois eu l’impression d’être complètement larguée, comme si l’auteur ne savait pas où elle allait… Une certaine confusion palpable dans l’écriture, que j’ai trouvé moins attractive, avec un détachement qui pousse le lecteur à prendre ses distances… Aussi bien avec l’intrigue, qu’avec Ambre, cette faucheuse, complètement larguée…. Pour qui je n’ai eu aucune empathie…

Ambre au Pays des Dieux n’a pas trouvé sa place et le lecteur se retrouve malmené entre ses réflexions, parfois trop moralisatrice… Et sa naïveté exaspérante…

La troisième partie, est bien plus intéressante avec la reprise de cette enquête au meurtrier sanglant et à l’imagination débordante… Ça tient la route et notre duo match toujours aussi bien et même la partie fantastique prend un côté beaucoup plus sympa en prenant du recul par rapport au monde des Morts…

Le portrait du tueur est très bien travaillé, sa construction est fine et je dois dire que sur cette partie l’auteur m’a vraiment surprise, car tout s’emboite à merveille et la construction de son récit prend son sens avec un final qui arrive à lier le fantastique et le thriller avec talent.

L’intrigue est inégalement répartie et c’est vraiment dommage car l’idée est vraiment très intéressante.

Ce qui qui est le plus dérangeant, ce n’est pas tant les personnages, leur construction, le récit, car nous touchons au subjectif… Ça match ou pas ! Ce qui est le plus dérangeant c’est le nombre de fautes qui reste…

Je ne parle pas simple petites coquilles… Une vraie relecture s’impose, pour supprimer les répétitions, fautes d’accords, mots faisant contresens, obligeant le lecteur à faire une gymnastique avec ses neurones, n’aidant certainement pas dans la confusion que l’on peut ressentir à la lecture de certains passages…

 

 

 

 

 

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – La brèche de Pauline Perrier

 

Parution : 24 juin 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 0,99€236 PagesGenre : Dystopie

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore là….

Dans un pays où règnent la dictature, la délation et le mépris des pauvres, faire profil bas est le meilleur moyen de s’en sortir. Pourtant, Blake a du mal à se plier aux règles imposées par La Coalition… Rien ne le prédestinait à une existence hors du commun. Son seul objectif : survivre.
Sa vie bascule le jour où il découvre l’existence de La Brèche, une organisation secrète qui se tapit dans le ventre de la Capitale. Dès lors, toutes les certitudes de Blake vont être remises en cause.

Dès les présélections du Prix des Auteurs Inconnus, j’ai été intriguée par la mise en route du récit, même si j’avais un peu peur, que ce soit trop calqué sur les différentes dystopies, manquant ainsi d’originalité.

Ces dernières années, les dystopies ont le vent en poupe et se démarquer en construisant une intrigue originale n’est pas une chose aisée… Pour autant, l’auteur Pauline Perrier arrive très bien à construire un monde semblable au nôtre, ancré dans notre réalité, tout en lui conférant un univers à part.

Ici, nous ne sommes pas dans Hunger Games ou dans Divergentes… Il y a un côté réaliste qui dépasse largement la dystopie…

On transpose la Brèche dans certaines contrées du monde et nous ne sommes plus dans une Dystopie… Mais bien dans une réalité alternative…

Le fait de ne pas ancrer son récit dans une réalité précise, permet au lecteur de se l’approprier et de transposer où il veut.

Avec une plume très imagée et agréable, l’auteur nous entraine dans le sillage de Blake, un jeune homme de 20 ans, qui a grandit dans un État policier, violent. Le pays est complètement enfermé… Fermé, pour le « bien de tous », pour « protéger »…. Tout est sous contrôle et aucune information ne parvient de l’extérieur…

Pour couronner le tout, l’argent et la nourriture se font rares. La pauvreté et les pauvres sont identifiés comme le rebus de la société… Il est interdit de donner aux mendiants sous peine d’être arrêté. Pour entretenir cette peur, les médias sont manipulés et les émissions diffusées ne font qu’entretenir ce climat de méfiance et de peur…

Avec la Brèche, l’auteur présente une analyse grandiose de la dictature et de la peur. Les personnages sont très bien travaillés, ce qui permet au lecteur de facilement s’identifier et de vivre l’action à leur côtés, sur un rythme qui va crescendo pour se terminer en apothéose…

Tout est visuel chez l’auteur, les moindres descriptions, les odeurs et surtout cette lutte prégnante qui transpire à travers les lignes. Le tout donne un rythme dense et d’une belle qualité visuelle qui arrive à convaincre le lecteur.

Le récit prend de l’ampleur une fois que la Révolution fait profiler l’espoir d’une vie meilleure… La lutte se construit pour passer à une autre étape et s’affranchir de cette dictature. L’auteur maintien le suspens jusqu’à la toute fin, puisqu’elle n’hésite à retourner les situations et à malmener ses personnages. Comme dans la réalité, les échecs permettent de faire avancer les choses, pour mieux appréhender l’avenir…

On sent une certaine maturité dans le récit, mais surtout dans la partie où l’auteur s’adresse au lecteur, avec une pointe de moralité : « croire en soi et en ses rêves »

Un premier roman, avec une écriture fluide et imagée, l’auteur accroche son lecteur avec des personnages attachants, d’une réalité saisissante et une intrigue de qualité.

Un seul bémol, mais cela n’enlève rien à mon ressenti général, j’aurais souhaité avoir plus d’information, notamment sur l’idéologie du régime ou sur l’intérêt du gouvernement d’isoler les pauvres en les bannissant ?

Née à Nîmes en 1995, Pauline Perrier se tourne très tôt vers l’écriture. A 17 ans, elle gagne le premier prix du concours littéraire de la Fête des Chants de Marins, un prix organisé par la ville de Saint-Jean-Port-Joli au Québec. Après un bac ES, elle effectue une hypokhâgne-khâgne au lycée Joffre de Montpellier, passe les concours de l’Ecole Normale Supérieure, où elle obtient la sous-admissibilité, ainsi que les concours d’entrée aux écoles de commerce.
Elle intègre Toulouse Business School en 2015, où elle se spécialise en marketing. C’est en 2017, à seulement 21 ans, que son premier roman « La Brèche » est publié par la maison d’édition suisse 5 Sens.

– Site officiel : http://paulineperrier.com/
– Twitter : https://twitter.com/PaulinePerrier_
– Instagram : https://www.instagram.com/paulineperrier_/
– Facebook : https://www.facebook.com/pauline.perrier.auteure/

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – Quand les hirondelles me reviennent de Yann Déjaury

Parution : 2 décembre 2016Editeur : LibrinovaPrix Numérique : 2,99€Prix Papier : 15,90€313 PagesGenre : Littérature

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Rien ne m’attirait dans cette lecture, lors des sélections du prix… Cette couverture, trop fleur bleue, trop lisse… Trop rose… Un côté trop sensible qui a tendance à me repousser… Les 10 premières pages, que je trouvais trop lentes à mettre en place une intrigue, que je ne percevais pas…

En fait d’intrigue, c’est un récit, une initiation, une quête de soi…

Avec une plume douce, lente qui aurait pu décourager, l’auteur arrive à transporter le lecteur dans un univers en construction… En devenir…. Cette homme, à la mémoire qui flanche, ne ressemble-t-il pas à ce que nous voudrions parfois vivre…

Pour oublier…

La mémoire est le centre de la connaissance de l’être humain… L’amnésie est ici, vécue comme une certaine délivrance, malgré les interrogations… Cet homme en pleine errance, qui n’a aucun souvenir de son passé… On ne sait rien de lui… Pourtant, son parcours va être jalonné de rencontres…

C’est un livre avec lequel on évolue au rythme du personnage…

La route a été agréable et contre toute attente, je l’ai terminé de belle manière en faisant une jolie découverte…

Cet homme, va cherche à comprendre pourquoi il se retrouve parachuté dans un endroit paumé, au contact de gens qu’il ne connait pas, mais qui sont tous d’une gentillesse déconcertante… Malgré un sentiment, qu’il n’arrive pas à cerner, entre l’envie de se poser, de passer à autre chose, malgré un sentiment d’inachevé…

Même si on devine le chemin que l’auteur souhaite nous faire prendre, sa plume est emprunte de bienveillance et nous embarque dans ce récit, nous prend par la main et nous guide… On tourne les pages, impatient de comprendre….

Tous les indices parsemés, ajoutent une note de mystère entretenue, jusqu’à la fin…

Un hymne à la vie… La trace qu’on laisse… Le sentiment de plénitude qui t’envahit quand tu comprends le sens de tes actes, de tes choix… Mais surtout quand tu comprends que certains de tes actes influencent ton parcours…

Sans le Prix, c’est un livre que je n’aurais pas lu et je serais passée à côté d’une plume très agréable, lente, mais de cette lenteur qui te donne envie de prendre le temps, de laisser l’auteur te prendre par la main et te guider vers la vérité… Du moins une vérité…

Une très belle découverte. Une quête de soi… Une quête d’identité qui permet de trouver une réponse, parmi tant d’autres…

Il est parfois des livres, que vous ne choisissez pas, mais qui s’imposent à vous…

Né en 1978 à Abbeville, Yann Déjaury vit actuellement dans la région Lilloise. Scientifique de formation, il aime quitter son esprit cartésien pour laisser place à l’imaginaire qu’il exprime à travers la pâtisserie, les objets décoratifs et l’écriture.

Plus d’infos sur l’auteur : Twitter https://twitter.com/YannDejaury
Instagram : https://www.instagram.com/yanndejaury/
Facebook : https://www.facebook.com/yanndejauryauteur/

Tempus Morturorum (l’Ere des morts) Sweet Home de Johan Duval

 

Parution : 10 octobre 2015 – Prix papier :  19,99€ – Prix numérique : 3,99€ – Pages : 502 – Genre : Thriller-fantastique

La Rochelle, janvier 2013, un mystérieux virus s’attaque brutalement à la population ; mues par une poussée d’agressivité extrême, les personnes contaminées s’en prennent à leurs congénères.
Dan, sa famille et quelques voisins se retranchent dans leur petite résidence proche du centre-ville, où ils vont très vite prendre conscience que le virus ne s’arrête pas à l’aliénation suivie de la mort. Comble de l’horreur, il réanime ensuite ses victimes en créatures errantes à la seule recherche de sujets sains, propageant irrémédiablement l’infection.
La survie du petit groupe va de là rapidement devoir s’organiser face à l’effondrement de la société, au retour des morts parmi eux mais également à la réelle folie de l’Homme.

On connait tous ces histoires assez classiques, depuis quelques années, de zombies. Entre les séries, les BD et les romans, le sujet se fait une belle place, dans notre quotidien.

Je suis la première à me « jeter » littéralement dessus, sans même, parfois explorer plus avant la dite intrigue. Je suis une fana du genre. « Walking Dead » est LA référence, en terme de série. En film, j’adore « War World Z » et « Je suis une légende ».

Pour ce qui est de livres, j’en ai lu pas mal, mais ceux que j’ai le plus appréciés : « Je suis une légende » de Richard Matheson et « L’homme des morts » de V.M. Zito.

Du coup, quand je tombe sur un livre auto édite, dont l’intrigue fait référence aux zombies, j’achète…Je me doutais bien que l’intrigue ne serait pas beaucoup plus différente de ce que je connaissais déjà, donc j’attendais l’auteur sur le fond et sur sa manière d’appréhender le récit et de planter les différents points, personnages… Et je voulais surtout qu’il me fasse vibrer avec l’exploration de l’être humain, car même si les morts-vivants sont effrayants, face à la menace, l’Homme l’est plus…

L’auteur nous raconte donc en temps réel l’évolution de l’épidémie mais surtout l’organisation d’une poignée d’individus, à travers Dan qui se retrouve face à une situation qui le dépasse et tente de protéger sa famille et les habitants de son immeuble.

J’ai retrouvé beaucoup de référence à «Walking Dead» et c’est vraiment ce qui parfois m’a dérangé au niveau de l’intrigue… Un groupe de méchants qui veut assujettir les plus faibles… Je sais que c’est récurrent, lorsque l’on parle de zombies, mais on sent la grande inspiration et influence de cette série, dont l’auteur n’a pas réussi, à mon sens, à s’affranchir…

Même si j’ai pris plaisir à lire, je n’ai pas été transportée, ni étonnée, je lisais ce que je connaissais, sans surprise mais sans pour autant avoir envie d’arrêter ma lecture.

Même si l’intrigue est assez commune, elle fait son boulot. Les connaisseurs et les fanas du genre, seront malgré tout vite lassés, surtout que l’auteur nous embarque pour un voyage sur 502 pages !

502 pages, qui auraient pu être plus courtes et même si au départ on se prend vite au jeu et qu’on se dit chouette, l’auteur envisage un second tome…

On se lasse des longueurs, répétitions, tournures maladroites. Je me suis carrément sentie au bord du précipice au vu de certaines tournures (demandé-je, crié-je, la rassuré-je) dont l’auteur abuse…

Plus j’avançais dans ma lecture et plus je désespérais de la terminer… Plus j’avançais, plus j’avais hâte de passer à autre chose…Pourquoi le continuer, me direz-vous ? Parce que ce bouquin me faisait « kiffer » depuis sa sortie en 2015 et que du coup j’en étais frustrée ! Donc frustration pour frustration, autant l’être jusqu’au bout et vous faire partager mon ressenti… Même si certains s’en fichent pas mal…

Johan Duval est né le 1er novembre 1982 et a grandi à Saint-Amand Montrond dans le Cher. C’est en 1994, à l’âge de douze ans, qu’il se découvre un penchant pour l’écriture grâce au jeu littéraire du cadavre exquis. Il écrit alors pendant son adolescence de multiples récits au travers desquels il réinvente sa vie qu’il juge parfois trop sage ou sans reliefs.Bachelier en 2000, il part étudier la géologie à Orléans, dans le Loiret, où il restera dix ans. Pendant cette période, il met l’écriture entre parenthèses pour se consacrer à la photo, son autre passion. Installé à La Rochelle depuis 2011, il décide de reprendre l’écriture, aidé et soutenu par sa compagne.Il revisite ainsi certains de ses anciens textes et finalise en 2015 son premier vrai grand roman, le premier tome d’une histoire de survie se déroulant en Charente Maritime alors qu’un mystérieux virus décime l’espèce humaine et ranime les morts.

Depuis l’Enfer II de Enrique Laso

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 3 mars 2016 –  Prix Numérique : 0,84€ – Pages : 70 – Genre : horreur


Cette deuxième partie est bien meilleure, puisque le lecteur est directement immergé dans l’horreur.

Nous sommes confrontés de plus près au diable et entités sombres, c’est vraiment superbe et bien écrit !

L’intrigue continue à se dérouler en approfondissant ce qui se passe dans le premier livre, tout en lui donnant du corps et surtout une dimension beaucoup plus sombre et horrifique !

La traduction est vraiment faite avec talent, l’interaction avec les personnages est vraiment superbe. L’auteur leur a donné du corps et un sens, en les rendant proches du lecteur, qui ne peut ressentir de l’empathie pour eux…

Une fin digne des grands noms de l’horreur avec une ouverture, qui laisse présager une possible suite. C’est court mais c’est tellement bien écrit qu’on en plein ses mirettes, comme si on était devant un excellent film d’horreur…

Je comprends pourquoi le film a été adapté au ciné…

Enrique Laso est spécialiste en marketing et écrivain. Il est diplômé à l’ESIC Business & Marketing School et à l’Institut d’études supérieures de commerce (IESE). Il est auteur d’une trentaine de romans, de recueils de poésies et de nouvelles. Il a remporté de nombreux concours littéraires tout au long de sa longue carrière d’écrivain. En 2005, il publie « Depuis l’enfer » (Desde el Infierno), adapté au cinéma et réalisé par Luis Endera en 2015. Il rencontre un immense succès avec son thriller « Les Crimes Bleus » (El rumor de los muertos, 2014). Il a également écrit sous plusieurs pseudonymes. 

Depuis l’enfer de Enrique Laso

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 28 novembre 2017 – Prix Numérique : 2,67€ – Pages : 118 – Genre : Fantastique-horreur


L’auteur ne traine pas en longueur et autant dire que c’est brutal dès le départ !

La femme et la fille de Carlos, sont mortes dans un accident de voiture. Il reçoit un appel de sa fille pour la sauver… De l’enfer….

Sa culpabilité est telle, qu’il décide d’en apprendre plus  sur celle qu’il connaissait peu, à cause de ses horaires de travail…. Il va reconstituer le passé, en proie à des zones sombres…

Il pensait découvrir, sa petite fille, une enfant gentille et paisible… Il va aller de découverte en découverte, au point de perdre toutes ses illusions sur son enfant… Il va découvrir des secrets, des non-dits… Il va plonger dans l’horreur inimaginable…

Un intrigue horrifique, qui va ébranler sa foi et sa vie… Sa santé mentale va défaillir…

L’auteur, Enrique Laso, réussi à transmettre chaque émotion de Carlos, le lecteur ressent sa douleur, ses interrogations et son malaise dans les passages les plus glauques… Un peu, comme lorsqu’on est devant un film d’horreur, dont on ne voudrait pas découvrir certaines scènes…

Ne vous attendez pas à quelque chose comme l’Exorciste, parce que l’intrigue est beaucoup plus complexe et machiavélique. Quand vous pensez que tout est clair, l’auteur vous retourne le cerveau et fait basculer les choses, histoire de vous tenir en haleine jusqu’à la fin.

Enrique Laso est spécialiste en marketing et écrivain. Il est diplômé à l’ESIC Business & Marketing School et à l’Institut d’études supérieures de commerce (IESE). Il est auteur d’une trentaine de romans, de recueils de poésies et de nouvelles. Il a remporté de nombreux concours littéraires tout au long de sa longue carrière d’écrivain. En 2005, il publie « Depuis l’enfer » (Desde el Infierno), adapté au cinéma et réalisé par Luis Endera en 2015. Il rencontre un immense succès avec son thriller « Les Crimes Bleus » (El rumor de los muertos, 2014). Il a également écrit sous plusieurs pseudonymes. 

La foi profonde de Thomas Desmond

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 26 septembre 2016 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 14 – Genre : thriller-fantastique


Perdue au milieu de l’océan, l’île Foenig abrite un très vieux monastère. Ses résidents vivent en autarcie, coupés du monde depuis des siècles. Par une nuit de tempête apocalyptique, un moine du continent va devoir s’y rendre à tout prix, afin d’y accomplir une mystérieuse mission.

Le fait d’avoir pu lire les autres nouvelles, m’a poussé à lire celle-ci, dont le pitch laissait présager une aussi bonne découverte. Pour autant, je n’ai vraiment pas été séduite. J’ai trouvé que l’auteur perdait quelque peu de sa qualité à planter son décor, ses personnages et du coup l’ambiance en prend un coup.

On ne retrouve pas cette ambiance sombre qui fait la qualité des nouvelles horrifiques, dont l’auteur a le secret.

Ici tout va trop vite, au point de perdre son lecteur.

Une sensation de brouillon, d’inachevé. Le décor est mal planté, trop vite… Et nous sommes déjà à la fin de ce voyage…

L’auteur n’a pas réussi à m’embarquer dans son thriller fantastique, pourtant c’est un style que j’affectionne particulièrement.

Rencontre éternelle de Thomas Desmond

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 13 octobre 2016 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 15Genre : fantastique


De retour du mariage d’un ami, Paul doit parcourir en voiture le pays du nord au sud. Il a promis à sa mère hospitalisée de passer la voir avant de rentrer chez lui. Alors qu’il traverse une vaste forêt, la nuit tombe et la fatigue le gagne. Mais la réalité vire au rêve quand il voit apparaître au milieu de la route une silhouette féminine. Évitant de peu l’accident, il va faire une rencontre qui va bouleverser son existence.

Avec une écriture fluide, le lecteur embarque facilement dans cette ambiance sombre où l’angoisse monte crescendo, jusqu’à laminer son personnage principal.

Un personnage à l’empathie palpable, dont les sentiments sont très bien exploités et ce pour le plus grand plaisir du lecteur, qui comprend son tiraillement entre ses désirs et ses obligations…

L’auteur manie l’art de l’écriture en entrainant le lecteur, sans fioritures, au cœur de son intrigue. Il nous entraine vers ce que l’on peut apparenter à l’histoire de la Dame Blanche… Mais c’est sans compter sur l’esprit prolifique de l’auteur… Vers un final que l’on ne voit pas venir…

Une immersion dans la 4ème dimension… L’auteur a ce genre de plume mystérieuse qui maintien une tension tout en restant volontairement dans le vague… Et le mystère plane…

Comme d’habitude c’est court, c’est intense et on en redemande.