Archives pour la catégorie Challenge de l’épouvante 2017-2018

Le puits de Marie Sexton

Parution : 21 novembre 2017 – Editeur : MxM BookmarkCollection : Mystère Prix Broché :  16,00€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 300 – Genre : Policier – Paranormal – Romance gay

Lorsque j’ai vu passer ce livre sur NetGalley, je n’ai pas hésité une seconde à faire la demande de lecture, la couverture m’a attirée et le résumé, je ne l’ai lu qu’en travers… J’ai du coup été assez surprise, car je ne suis pas fan de romance et encore moins d’homo-romance…

Ce n’est qu’une fois la lecture commencée que j’ai compris dans quoi j’embarquais… Je ne connaissais pas non plus l’auteur, Marie Sexton, qui écrit principalement des romances…

Alors pour le coup, quand on parle de sortir de sa zone de confort, là je suis en plein dedans, « le Puits » est un mélange de thriller et de romance gay.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas apprécié, ce serait mentir, si on s’attache à l’intrigue en elle-même, le roman se base sur la disparition d’une jeune femme : Élise, cousine du personnage principal Haven. Deux intrigues en une, puisque 12 ans séparent les évènements.

12 ans plus tôt, Élise toujours la première à délirer et faire peur aux autres, embarque cinq ados avec elle pour une séance de spiritisme, dans une maison soit disant hantée. Ce moment de délire se transforme en cauchemar quand tout le monde s’aperçoit,le lendemain matin, qu’Élise a disparue…

La lecture démarre bien, l’intrigue nous plonge dans l’ambiance paranormal et le mystère autour d’Élise nous entraine dans une bon thriller doublé de quelques passages paranormaux…

L’alternance entre passé et présent est intéressante pour tenter de résoudre cette disparition mystérieuse…

La romance gay, en fin de compte qu’une place secondaire, puisqu’elle est suggérée plus que détaillée… Elle est secondaire et c’est tant mieux, car c’est un bon thriller paranormal dont le rythme aurait été cassé.

Un thriller avec une dose de paranormal, sympa qui se lit facilement, si on fait abstraction de la romance.

Pour les fans de romance gay, la romance est en filigrane, pour les fans de thrillers, ne vous attendez pas à une écriture et une intrigue trop complexe… Sans être de la grande littérature ça se lit sans être complètement désagréable.

Elle vit dans le Colorado. Elle est fan de tout ce qui implique des jeunes hommes musclés Elle aime en particulier les Denver Broncos et prend plaisir à assister à leurs matches avec son mari. Ses amis imaginaires la suivent souvent. Elle a une fille, deux chats et un chien.

10 chroniques de livre

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L’arbre Halloween de Ray Bradbury

Parution : 1er octobre 2016 – Éditeur : FolioCollection : Folio SF – Prix Poche : 6,60€ – Prix Numérique : 6,49€ – Pages : 172 – Genre : fantastique

Certains livres ont le pouvoir de vous transporter au delà de vous-même, par delà vos rêves.

Un soir d’Halloween, Tom et ses copains font la tournée des maisons pour récolter des bonbons. Déguisés en fantôme, squelette ou sorcière, ils partent heureux et excités à la moisson. Mais, le soir Halloween n’est pas un soir comme les autres, c’est un soir où la magie peut se trouver sur votre route, sans prévenir…

Joe Pipkin leur donne rendez-vous devant la « maison près du ravin » où s’élance un arbre majestueux sur lequel sont suspendues des citrouilles de toutes les tailles ! Son propriétaire, Mr Montsuaire leur annonce que Pipkin a disparu dans les ténèbres et leur propose un voyage merveilleux dans le temps et l’espace pour tenter de le sauver.

Ils vont découvrir l’origine de cette fête. Ils vont enfin connaître l’origine de la fête des morts…

Nos petites têtes blondes, vont voyager dans le temps et apprendre comment cette fête, la fête des morts est appréhendée par d’autres civilisations, à d’autres époques…

Avec les Égyptiens et leur manière d’honorer leurs morts, le christianisme qui s’est inspiré des rites païens, la chasse aux sorcières…
La vie et la mort sont intrinsèquement liées et en honorant les morts, on célèbre la vie.

L’auteur décrit avec minutie, le cycle de la vie et son éternellement recommencement.

Un conte fantastique emprunt de poésie, de magie qui transporte le lecteur dans un univers de connaissance et de savoirs. Le tout savamment dosé.

Un roman bourré de références mythologiques, historiques ou littéraires, qui peut faire peur, mais qui se lit pourtant très facilement et cela grâce au talent de conteur de l’auteur. Les personnages sont attachants et la fin est poétique, emprunte de tristesse. Un livre qu’on déguste, qu’on lit lentement, pour faire durer le plaisir.

Challenge de l’épouvante 2017-2018

Le château de Tanna’Saoghal de A.J. Crime

Parution : 22 avril 2017 – Évidence Collection  I-Mage-In-AirPrix papier :  18€ – Prix Numérique : 7,99€ – Pages : 376 – Genre : Fantastique-Paranormal

Je suis une fana de littérature horrifique, j’ai baigné dedans… Enfin, je suis de celles qui ont commencé par Stephen King à l’adolescence et qui en gardent un très bon souvenir… Du coup, lorsque je me lance dans une lecture de ce genre, je prends le recul nécessaire, car je sais que je suis exigeante au niveau de l’intrigue et que j’aime frissonner… Bon frissonner devient de plus en plus difficile, le genre horrifique se développant, notamment au cinéma qui laisse moins de place à l’imagination…

En débutant le roman de AJ.Crime je savais que je n’aurais pas peur, puisque je suis devenue insensible… Ce n’est pas faute d’être à la recherche de ce frisson… Alors à votre bon cœur chers auteurs et maisons d’éditions faites moi vibrer d’horreur…

Bon revenons au « château de Tanna’Saoghal » de A.J. Crime, le postulat de départ avait tout pour me faire passer un bon moment… Bill Wallon, médecin, croise un esprit. Un esprit très puissant et d’une grande violence…

L’intrigue démarre un peu par hasard… Et ce médecin se trouve confronter à l’impensable pour lui, très cartésien… Pour tenter de reprendre une vie normale, Bill Wallon va mener son enquête avec l’aide d’un médium… Pour retrouver, l’origine de cet esprit… Il va atterrir dans un petit village d’Écosse… Au château de Tanna’Saoghal dont les propriétaires meurent d’étrange façon…

Même si plusieurs choses m’ont gêné, cette partie était sympa à lire. Jusqu’à ce que l’histoire de ce château soit racontée à Bill Wallon… L’intrigue se mettait en place.

L’intrigue aurait dû prendre un tournant dans cette seconde partie, mais je dois dire que certaines incompréhensions sont venues se grever et je n’ai pu me détacher des petites choses qui m’ont horripilé…

Un enfant de 8 ans, diminué mentalement… 1,80m… Je veux bien être dans une lecture paranormal mais là… J’ai tenté de passer outre… Le massacre commence, du gore en veux-tu en voilà… Les personnages sont creux et sans saveurs… Je ne me suis pas attachée à eux… En même temps pas eu le temps… Tout le monde meurt…

J’ai été dérangé par cette pseudo romance, qui redémarre, 10 ans après… Comme si de rien n’était…Passe encore…

Mais l’auteur m’a perdu… Choqué… Lors d’une scène que certains qualifieraient de gore, alors que je la trouve choquante…

L’esprit maléfique se sert de l’enfant diminué mentalement, pour trucider tout le monde et ainsi avoir une enveloppe charnelle. Même si je sais que c’est l’esprit qui perpétue ces meurtres et positionne les corps dans des positions suggestives, j’ai trouvé que l’auteur allait trop loin en plaçant l’enfant/esprit dans un acte sexuel… Que l’auteur se serve de l’enveloppe charnelle de cet enfant pour exprimer des désirs sexuels, des propos sexuels ou bien mêmes des gestes équivoques passe encore, mais de là, à le rendre acteur de cet acte sexuel, je n’ai pas pu !!! Même si l’auteur prête à cet enfant de 8 ans 1,80m et un corps d’homme malgré un cerveau amorphe, j’ai trouvé qu’il allait trop loin…

« inadapté mental, la bonne dame nature compensait cette tare par des mensurations extrêmes. Taillé en athlète, leur fils unique de huit ans mesurait prés d’un mètre quatre-vingt … »

Je suis pourtant ouverte à tout, mais là c’était trop…

Le style de l’auteur, aurait mérité d’être plus travaillé, plus fluide… On sent que d’une phrase sur l’auteur hésite. Dans une phrase, on lit Bill, celle d’après Wallon… La phrase d’après on revient à Bill… Et c’est comme ça pour pas mal de personnages… Certains mots sont utilisés pour d’autres… Et le style, parfois ampoulé de l’auteur, aurait pu donner un genre à ce type de lecture et coller au genre horrifique, sauf que cela ne match pas…

POURQUOI, pourquoi utiliser un phrasé qui alourdi le texte et de ce fait la lecture ? J’ai du mal à comprendre…Utiliser des mots simples, permets de fluidifier le récit et la lecture !

« … Le cœur poussait par à-coups contre ses côtes resserrées, la salive déserta sa langue et son palais… »

« Bill croisa les iris couleur lac de montagne et s’y plongea. Il se reprit. Wallon reporta un regard serein sur la table … »

« … une frénésie excédée… »

« …la chevilla au sol… »

« … le souffle syncopé… »

J’ai bien failli laisser tomber cette lecture qui fut longue tellement je focalisais sur les défauts… Mais je me suis accrochée, car si je voulais faire un retour honnête et justifié, je devais lire jusqu’à la fin…

Une fois que tout le monde se fait trucider, vient la partie de la chasse au monstre…

En bref…

Il y a des scènes dures, dérangeantes, qui auraient pu être travaillées différemment surtout lorsque l’on se sert d’un enfant handicapé comme vecteur d’un esprit malsain…

Le livre aurait mérité une lecture plus poussée avec des corrections adéquats pour éviter l’utilisation de mots faisant contresens ou n’étant pas adaptés :

« Gary disposa la voiture au pied des escaliers… » On ne dispose pas une voiture…

Je n’ai lu que des avis positifs et je dois dire que je ne comprends pas… Suis-je passé à côté ?

Auteur Français né en 1973 en région parisienne. Il écrit dans les genres fantastiques depuis l’âge de 15 ans et a commencé à publier ses histoires en 2014 pour le plaisir des lecteurs.
Science-fiction, épouvante, héroïc-fantasy, les projets sont nombreux et d’autres publications à venir vous feront voyager dans l’espace, le temps et l’âme de ses personnages pervertis par des vies difficiles ou des rencontres hors du commun.

Challenge de l’épouvante 2017-2018

Miss Zombie, détective décharnée de Delphine Dumouchel

Parution : 8 octobre 2016 – Édition : Séma Editions – Collection : Séma’gique – Prix Numérique : 3,99€ – Prix papier : 10€ – Pages : 162 – Genre : Fantastique – Littérature jeunesse – Zombies

La couverture de Lou Ardan et Philippe Sombreval est drôle et l’humour qui s’en dégage donne le ton bien avant de plonger dans cette lecture.

Missy est une Zombie depuis 4 ans, elle vit sous terre avec d’autres zombis, alors que les humains vivent au-dessus et tentent de survivre. Elle est plus intelligente, disons que son cerveau tourne plus vite que les autres zombies. Elle n’a pas la mémoire qui flanche comme la plupart des zombis, mais dans son malheur elle ne peut plus marcher depuis le soir de sa transformation… Elle se déplace à l’aide d’un skate…

Sa copine Carole ne veut qu’une seule chose, devenir la reine du bal… Mais elle a un gros soucis… Un œil qui ne tient plus et qu’elle doit se faire recoller régulièrement…

Deux jeunes filles, pleine de vie dans leur zombitude… Suivent des cours pour leur permettre d’être inoffensives et civilisées… Un zombi, savant fou est enlevé et une menace plane sur les humains, elles décident de mener l’enquête…

Si vous aimez les histoires déjantées cette lecture est parfaite pour vous ou même pour les enfants. Mon fils de 10 ans a beaucoup aimé.

L’intrigue est simple avec une écriture accessible, des scènes drôle avec un humour présent tout le long.

Une lecture qui apprend l’auto-dérision et aide à prendre du recul sur la vie et ses aléas…

Des illustrations qui permettent de visualiser le récit et donnent corps aux personnages.

Un livre qui se lit tout seul, tellement l’ennui est absent, et cla malgré un sujet qui aurait pu paraître triste, puisque Missy et Carole sont mortes… Pourtant c’est tellement drôle qu’on oubli qu’elles ne peuvent avoir une vie normale…

La fin laisse présager une suite que nous avons hâte de découvrir.

Après avoir enseigné pendant 10 ans l’art de monter à cheval, l’arrivée de son deuxième petit gnome lui a confirmé qu’il était temps de s’envoler vers d’autres horizons. Commençant d’abord par la littérature adulte, son goût pour l’imaginaire et le rêve l’a vite rattrapée et dirigée à s’essayer à la littérature jeunesse mais elle aime garder un pied chez les « grands » et revient régulièrement avec des écrits sur des thèmes qui lui tiennent à cœur. Intervenante dans les écoles, médiathèques et centres de loisirs, Delphine aime avant tout partager et à travers ses textes, ouvrir à la discussion.

Challenge de l’épouvante 2017-2018

Petites histoires à faire peur… Mais pas trop de Frederic Livyns

Parution : 27 mai 2017 – Édition : Séma Editions – Collection : Séma’gique – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier : 10€ – Pages : 84 – Genre : Fantastique – Littérature pour enfants

Un livre qui surfe sur les peurs enfantines, et qui permettra d’appréhender la peur et de la dédramatiser autour de 4 histoires à faire peur…mais pas trop !

Les illustrations de Préscilla Grédé reflètent parfaitement ces histoires et permettent aux enfants à mieux visualiser les tableaux que l’auteur brosse avec talent et des mots justes. En tout cas mon fils a beaucoup apprécié…

4 nouvelles qui seront autant apprécié par nos enfants que par des adultes, dont les peurs n’auraient pas disparues… Puisqu’elles nous renverrons à nos peurs et nos angoisses…

« Le bois de la sorcière »

Ayleen et son petit frère Léo décident d’emprunter un chemin interdit par les parents… Afin de cueillir des fleurs pour l’anniversaire de leur maman, mais la sorcière qui vit dans ce bois, fait peur… Fait peur aux adultes, car la sorcière arriverait à faire perdre le chemin à celui ou celle qui oserait s’y promener…. Mais les adultes qui ont peur, ont peut-être simplement peur de la différence… Ces deux enfants apprendront à se forger leur propre jugement… 

« sous le lit »

Rien que le titre, est évocateur et nous renvoie à nos peurs… Et mon fils a beaucoup aimé celle-ci. Le « monstre » construit par l’auteur est beau et l’idée est excellente. L’imagination est poussée à son paroxysme avec ces bruits et les questions que se pose Bastien… L’imagination est l’ennemi de la réalité et souvent on se demande ce qui se cache dans le noir… La peur est palpable tout le long de cette lecture.

« La cachette mystérieuse »

Décidément Aylenn et Léo n’écoutent pas les adultes… Ils vont encore suivre un chemin interdit… Pourtant la seule chose que les adultes veulent c’est les protéger… De toute façon ils veulent savoir … Mon fils a beaucoup apprécié cette histoire, c’est celle qu’il a préféré.

« L’épouvantable »

Charlie et son petit frère Steven, sont dans une vieille ferme avec leur père pour les vacances. Steven croit voir des choses… Devant lui… Devant la maison… Dans les champs… Lorsqu’il est croit que la chose se rapproche de la maison. Mais qu’elle est cette chose ? L’imagination, la nuit, le noir, sont encore bien présents dans cette histoire…

Les adultes sont toujours représentés dans un rôle de protecteur et la présence des enfants dans les récits, permet aux jeunes lecteurs de se projeter et de s’identifier.  L’imagination des enfants est beaucoup plus fertile que celle des adultes, donc leurs peurs seront décuplées…

Chaque histoire se termine bien avec une explication à cette peur sous-jacente et au mystère qui l’entoure… Avec une jolie morale qui amène une réflexion que ce soit pour l’enfant ou l’adulte, permettant de démystifier les peurs enfantines.

Merci à mon partenaire Séma Edition pour sa confiance 🙂

Né en Belgique en 1970, Frédéric Livyns est très tôt attiré par le fantastique et s’y adonne avec passion depuis de nombreuses années. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, tant pour les adultes que pour un lectorat plus jeune.


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L’appétit des ombres d’Olivier Saraja

Parution : 7 septembre 2017 – Prix papier : 4,50€ – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 60 – Genre : Fantastique-suspense

 

Une histoire qui se lit vite avec cette petite nouvelle de 60 pages qui entraine le lecteur vers un monde assez sombre. On y trouve une ambiance savamment dosée et une écriture de qualité.

L’auteur offre la possibilité à ses lecteurs de s’interroger sur la nature humaine dans ce qu’elle a de plus sombre et c’est assez intéressant.

J’ai trouvé dommage que l’on en sache pas plus sur les « ombres » que cela ne soit pas plus poussé, plus original… En même temps il est difficile de faire un traitement complet sur 60 pages… Même si ce genre a déjà pu être abordé, l’enchainement de l’intrigue est très bien et on passe un bon moment.

Passionné de science-­fiction, de fantastique et de fantaisie, les univers imaginaires ont toujours attiré Olivier. Après avoir contribué à l’âge d’or du jeu de rôle (sur table) en France, il s’est consacré à la découverte des logiciels libres au travers du système d’exploitation GNU/Linux. Quelques années plus tard, il revient donc à ses premières amours en s’essayant à la fiction.

 Challenge ABC 2017 auto-édition            

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Challenge de l’épouvante 2017-2018

Esprit es-tu là de Jean-Philippe Vest

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  15,99€ – Prix Numérique : 1,49€ – Pages : 613 – Genre : fantastique

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Ce qui m’a attiré en premier, c’est cette jolie couverture sobre et ce titre énigmatique, qui laissent présager un bon moment fantastique.

L’auteur nous embarque dans une histoire qui débute au 19ème siècle, Été 1853, une soirée mondaine anime un hôtel particulier au cœur de Paris. Les convives rient, discutent, rien ne semble pouvoir les perturber. C’est alors que le jeune Louis entame une conversation avec un invité qui ne devrait pas être présent. Et pour cause, le comte de Lamarck est décédé il y a un an… »

Il ne m’en fallait pas plus pour être ferrer… Et puis, j’étais curieuse de voir comment l’auteur allait tenir ses promesses sur un pavé de 613 pages… Et j’ai été agréablement surprise…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans le vif du sujet avec ce roman dont l’histoire peut paraître simpliste, mais qui surprend. En effet ces deux frère ont des dons… Chacun à sa manière est le parfait complément de l’autre… Ils sont jumeaux, rien que cela les rend spéciaux aux yeux des autres…

Dans la première partie, l’auteur nous décrit la vie de ces deux enfants, qui bascule le jour où Louis entame une conversation avec un invité décédé depuis un an… L’auteur nous fait découvrir comment est perçu le spiritisme au 19ème siècle, comment les parents avides de reconnaissance et d’argent pour ne pas perdre le rang qu’ils ont… Sont prêt à « sacrifier » leurs enfants pour que leur don leur soit profitable… Mais la société est régie de telle manière que même dans les plus hautes sphères on cherche à communiquer avec l’au-delà… Mais attention à ne pas être pris pour cible des gens de la haute…

Mais Louis, même en étant un enfant obéissant (nous sommes au 19ème siècle et on doit respect et écoute à ses parents… Même si l’on n’est pas d’accord) se rebelle… Et ne comprend pas pourquoi son don ne devrait profiter qu’à une élite…

J’ai trouvé les personnages très bien travaillés, on sent que l’auteur s’est documenté mais surtout que ses études en Histoire ont été un terreau profitable pour ce livre… Le 19ème siècle est très bien retranscrit avec aussi bien les décors et les descriptions extérieures que le caractère des personnages, leurs costumes… On s’y croirait et cela donne encore plus de volume et de réalité au récit.

Dans la seconde partie, les rôles changent… Des personnages entrent en scène et cela donne une nouvelle dynamique à la lecture et permet au lecteur de ne pas s’essouffler et surtout de maintenir une tension agréable avec une lecture addictive.

J’ai bouclé ce livre en 3 jours, ce gros pavé m’a accompagné dans les transports en commun, c’est dire que je l’ai trouvé bien !

L’auteur a une plume fluide, descriptive qui pourrait l’être moins sur certains passages, les personnages sont attachants, bien travaillés et on a parfois de belles surprises… Les évènements se déroulent sans grain de sable et découlent les uns des autres d’une manière assez agréable…

L’auteur arrive à faire prendre un virage très intéressant à la fin en se basant sur des faits historiques qu’il imbrique dans son récit sans que cela ne semble trop tirer par les cheveux.

Une suite se prépare et j’espère que l’auteur gardera une trame aussi riche à son récit, tout en réduisant quelques descriptions et répétitions superflues…

Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un excellent moment de lecture et que j’ai hâte de pouvoir découvrir la suite.

N’hésitez pas à découvrir « Esprit es-tu là » en promotion pour ce mois d’octobre…

Né en 1978, Jean-Philippe Vest a deux modèles littéraires : Théophile Gautier et John Kennedy Toole. Paru en 2008, « Le Musée des Amours Lointaines » s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires. Depuis, l’écrivain publie un roman par an.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge de l’épouvante 2017-2018

Les Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun

 

Parution : 15 novembre 2017 – Edition BragelonnePrix papier : 20€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 444 – Genre : Thriller psychologique – Fantastique

 

 

C’est en lisant l’avis de Yuyine  que j’ai eu envie de découvrir ce livre et grâce à Netgalley et aux éditions Bragelonne j’ai pu plonger dans ce thriller qui nous transporte dans univers atypique et rarement exploité.

Grâce à une écriture maitrisée et un talent de conteur on est immergé dans une lecture de grande qualité et addictive. On ne peut lâcher ce livre tellement il est de qualité, tellement les descriptions sont imagées, comme une série que l’on suit avec intérêt.

Plonger dans cette lecture atypique c’est gage de sensations fortes, avec pour seule règle « ne pas oublier que l’on se trouve dans un asile de fous et qu’il ne faut pas croire les fous »… Sauf lorsque l’on pense être fou soi-même…

Les descriptions sont tellement précises que l’asile de l’Orme en devient réel et un personnage à part entière… Un personnage qui fera fémir d’horreur n’importe quel lecteur… Un hôpital psychiatrique isolé, délabré, trois bâtiments… Dont chacun sera le spectacle de l’horreur :

« Il y a toujours eu des morts à l’Orme. C’est normal il parait dans un asile. »

Une ambiance sombre et glaciale que le lecteur suit au rythme de ces pages qui deviennent un vrai page-turner tellement l’auteur réussi à nous embarquer dans la folie…

Les personnages sont nombreux et pourtant à aucun moment l’auteur ne perd son lecteur, car chacun a sa propre personnalité : celui qui mange tout ce qui lui tombe sous la main, celui qui se prend pour un poulet, j’ai adoré La Mo, un homme qui se prend pour sa femme… Léo, qui fait flipper mais qui est très attachant… Cazal, complètement déjanté mais qui m’a fait rire… J’ai adoré Lucie, un personnage troublant… Attachant… Qui peu à peu fait basculer la lecture dans ce qu’elle a d’horrifique et surtout donne corps au récit avec sa construction psychologique de grande qualité.

Mais il n’y a pas que les « fous » au royaume de cet asile, qui sont fous… La folie est en chacun des personnages…. Le gardien mauvais comme une teigne qui aime le pouvoir sur plus faible que lui… Ce directeur avide d’argent… Ce chirurgien qui cherche à comprendre… Mais à quel prix… Le seul dont la normalité est troublante est ce pharmacien qui veut juste faire son boulot tranquillement et peut être attirer l’attention de la belle Lucie.

L’auteur fourni une belle palette de personnage, ce qui pourrait faire peur, mais loin de là. Chacun a son rôle et sa place dans cette histoire addictive.

Un meurtre, des malades dont la peur du noir va être le point d’ancrage. Un monstre sévit dans les murs de cet asile… Mais parfois le monstre n’est pas celui que l’on croit… L’auteur nous balade pour nous attirer dans ses filets avec plusieurs rebondissements qui ne sont là que pour attirer le lecteur vers la toute fin du récit, pour comprendre où l’auteur a voulu amener son lecteur, qui va se prendre un grande claque tellement cela se termine en apothéose.

Un final que l’on ne voit pas venir ou que l’on refuse de voir… Un final qui fait frissonner…

Un roman qui se lit rapidement malgré ses 444 pages, qui nous balade entre folie, fiction et réalité sans laisser de répit à son lecteur qui referme sa lecture essoufflé tellement il en pris plein les yeux…

Scénariste et réalisateur de séries digitales cumulant plusieurs millions de vues sur Internet (Les Opérateurs, La Théorie des Balls, Le Secret des Balls, Epic Fitness) Slimane-Baptiste Berhoun est également l’auteur du roman Le Visiteur du Futur – La Meute, suite officielle de la série dans laquelle il interprète le Docteur Henry Castafolte.  Comédien et lecteur de livre audio (Les Chants de la Terre Lointaine) il nourrit son écriture de l’efficacité et de l’humour propre aux contenus digitaux. Les Yeux est son second roman chez Bragelonne. 

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Challenge polar 2017-2018    –        ABC 2017 _ Policier / Thriller

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