Archives pour la catégorie Challenge Thriller et polar 2016-2017

Bilan challenge Thrillers et Polars 2016-2017

challenge polar et thriller 2016-2017

Voici mon bilan du challenge Polars et thrillers 2016-2017, organisé par Sharon.

Le challenge a été prolifique, il compte environ 750 billets publiés pour le challenge 2016-2017

L’objectif de Sharon est de réunir avec ce challenge les passionnés de thrillers et romans policiers.

Grâce à mes lectures, je fais partie de la catégorie « commissaire Maigret », voici le détail des livres chroniqués dans le cadre du challenge :

1. Charade – Laurent Loison
2. Knysna – Odehia Nadaco
3. Liste des sept – Mark Frost
4. Régis – James Osmont
5. L’évadée – Simon Wood
6. Trois jours et une vie – Pierre Lemaître
7. Ainsi fleurit le mal – Julia Heaberlin
8. Ce que cache ton nom – Clara Sanchez
9. Je l’ai fait pour toi – Laurent Scalese
10. Images fantômes – Elisabeth Hand
11. Mille morts – Olivier Bal
12. Le chant du Diable – Frédérick Rapilly
13. Une forêt obscure – Fabio Mitchelli
14. L’opossum rose – Federico Axat
15. Sandrine – James Osmont
16. Le fossile d’acier – Philippe Saimbert
17. Zombi – Joyce-Carol Oates
18. La malédiction du Vatican – Théo Lemattre
19. Un sac – Solène Bakowski
20. Le Piège – Melanie Raabe
21. Résilience – Yannick Monget
22. Canicule – Jane Harper
23. Les sept stigmates – Jean Dardi
24. Signé A – Dorothy Koomson
25. Wanda – Wendall Utroi
26. Les filles des autres – Amy Gentry
27. La baie des morts – Azel Bury
28. La fille d’avant – J-P DELANEY
29. La balade électrique d’Emily Archer – Jof Brigandet
30. Les Émeraudes de Satan – Mathieu Bertrand
31. L’Amour est rouge – Sophie Jaff
32. La chambre d’ami – James Lasdun
33. Le roman inachevé – Luca Tahtieazym
34. Le syndrome de Stockholm – Philémon Le Bellégard
35. La cave – Natasha Preston
36. Buczko – Loana Hoarau
37. Viktor – Nicolas Elie
38. Je suis un tueur humaniste – David Zaoui
39. Olagarro – Ludovic Bouquin
40. Intelligences – Jean-Luc Espinasse
41. Sentinelle – Jean-Bernard Lemal
42. Blackstone – Guillaume Richez
43. Au Scalpel – Sam Millar
44. Apparences – Lydia Le Fur
45. répercussions – Xavier Massé
46. Versus – Luca Tahtieazym
47. Le complot de Tchernobyl – Théo Lemattre
48. Je m’appelle Birdy – Franco Mannara
49. Enquête aux volets bleus – Kate Oliver
50. A l’ombre du Baron – Fabienne Josaphat
51. La vallée des ombres – Xavier-Marie Bonnot
52. BD Django Unchained – Quentin Tarantino
53. Dans l’ombre de Charonne – Alain et Désirée Frappier
54. La Maison – Nicolas Jaillet
55. Mon ami Dahmer – Derf Backderf
56. L’empoisonneuse – Barbara Yelin et Peter Meter
57. BD L’attentat – d’après le roman de Yasmina Khadra

  1. Le chant des Âmes – Frédérick Rapilly
  2. Je m’appelle Birdy – Franco Mannara

Sharon remet le couvert avec la nouvelle édition du «Challenge Polars et Thrillers» et je suis heureuse d’y participer.

Le principe reste le même que la session précédente : lire tous les romans policiers possibles, romans, romans noirs, recueils de nouvelles, mangas, bandes dessinées, romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Le tout entre le 8 juillet 2017 et le 8 juillet 2018.

 

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Buczko de Loana Hoarau

 

 

Parution : 22 mars 2015 chez  ÉLP éditeur 161 Pages  –

Prix format numérique : 4,99€ – Genre : Thriller, pédophilie

Je savais qu’en plongeant dans ce livre, je serais proche de la nausée ! Mais, je ne me doutais pas que cela serait à ce point ! J’ai mis du temps à évacuer cette crasse qui me collait à la peau ! J’ai mis du temps à ne plus voir les scènes d’une rare cruauté ! J’ai mis du temps à ne pas avoir la rage au ventre ! J’ai mis du temps à me remettre …

L’auteur, grâce à une écriture fluide, incisive et sans fioritures, nous embarque au cœur de la vie d’un pédophile ! Un monstre avec qui nous vivons, quelques pages d’une violence, distillée au rythme des prises de drogues. Un sociopathe qui va déployer ses ailes et dévoiler sa folie.

Buczko est un maniaque, qui tente de contrôler ses travers avec son goût de la propreté… Cette propreté lui permet d’échapper à ses propres démons… De contrôler ces émotions… Mais à quel prix !

« Je suis le nombril inconnu du monde. Car le monde voleur se prosterne devant ma déviance exacerbée, mon cerveau maladif, mon visage séducteur. Et il l’ignore. Là est toute la subtilité »

Sous ses apparences de monsieur tout le monde, c’est un violeur et tueur de petites filles. Un prédateur qui dans sa folie, enchaîne les fillettes, les habille comme des poupées. Une fois « abîmées », il traque la suivante… Jusqu’au jour où il fait la connaissance de Caroline, 8 ans…

« Un jour peut-être… comprendra que je ne cherche pas à lui causer du mal, mais que tout ce que je lui fais subir est pour mon bien ! »

Buczko est un livre étouffant qui donne la nausée, c’est glauque, c’est d’une violence difficilement descriptible. Malgré ça, l’auteur arrive à nous faire sourire… On a, par moment de, l’empathie pour ce prédateur, torturé… Qui tombe amoureux… C’est cet amour qui le perdra… La machine, si bien huilée, va se dérégler… Jusqu’à le mener à sa perte…

Pour notre grand soulagement ! Au clap de fin, on reprend notre souffle et on se dit, c’est enfin terminé ! Sauf que l’auteur a un tel talent, que Buczko laisse des traces, laisse son empreinte nauséabonde sur notre esprit… Et il faudra du temps pour effacer ses traces…. C’est un récit court, mais dense qu’on lit en apnée tout le long.

« je marque une pause, prends une voix encore plus douce. Je rassure, pour mieux contrôler. Toujours mieux contrôler !  » j’ai pas envie de te faire du mal, mon ange »

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Challenge ABC 2017 auto-édition

Viktor de Nicolas Elie

 

 

Parution : 29 mars 2017 – Édition : ÉvidenceCollection  I-Mage-In-Air

Pages : 400 – Genre : thriller psychologique – fantastique

J’ai été attirée par cette couverture, étrange et surnaturelle… C’est seulement après que j’ai découvert son résumé !

Tout est réuni pour entraîner le lecteur dans une histoire bien glauque ! Viktor est un tueur, un vrai, un tueur dans l’âme qui vit les choses avec ses tripes. Mais un tueur avec des capacités intellectuelles hors normes !

On a parfois du mal à déceler le vrai du faux…. Viktor est habité par une âme ancestrale, une âme à l’âge indéfinissable. … il est habité par le goût du sang…. mais attention il ne tue que ceux qu’il pense devoir éradiquer de la surface de la terre qu’ils salissent par leur présence….

L’auteur, nous embarqué dans un récit qui change… un récit rarement abordé. … on frôle par moment le fantastique… mais c’est tellement étrange qu’on se demande si Viktor n’a pas des capacités de suggestions, même sur nous simple lecteur… simple spectateur…

Je n’ai jamais mis autant de temps à lire un livre aussi court…. Autant l’auteur m’a conquise avec l’histoire de Viktor, autant il m’a perdu avec son choix d’écriture ! Je n’ai pas compris la disparition des négations ! Mais pourquoi ? Pourquoi ce choix ? Pourquoi avoir allourdi un style qui est bon par cette absence ?

Je reste dubitative et frustrée ! Oui frustrée de constater que Viktor aurait pu être un petit bijou, mais qu’en fin de compte il restera entaché de cette absence linguistique qui donne tout son sens à une lecture et la rend fluide !

Je ressors de cette lecture comme vidée de mon énergie, à force d’avoir été coupée dans mon élan de lecture !

J’aurai compris ce choix, pour Viktor enfant, et encore… vu son intelligence…. j’aurai compris pour les proxénètes… mais impossible d’imaginer un psychologue, un directeur de banque, un directeur de grand hôtel faire des phrases sans négations !

En conclusion, un très bon livre avec une histoire bien travaillée mais l’absence de la négation allourdie et gêne la lecture en la rendant moins fluide. Après avoir contacté l’auteur, pour tenter de comprendre… Il présente ce choix comme déterminé par l’usage du langage parlé… Je dois dire que je n’adhère pas…

Malgré tout, j’ai hâte de relire l’auteur, s’il ne fait pas abstraction des négations, car si ses livres, sont de la qualité de « Viktor » au niveau de l’intrigue, c’est un grand écrivain de thrillers que voilà.

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Je suis un tueur humaniste de David Zaoui

 

 

Parution : 25 novembre 2016

Édition : Paul & Mike Collection P&M-ROMANS

Pages : 240 – Genre : Thriller psychologique

Babinsky, Babinsky !

« Une ville a besoin qu’on la débarrasse de ses poubelles, de ses ordures et déchets. L’humanité aussi. Je tente d’être utile au monde à ma façon. J’ai une éthique. Je suis un tueur humaniste. »

Comment te détester ? Comment ne pas t’aimer ? Comment un tueur peut-il être aussi attachant ?

Tu as un don du ciel, tu vises et tires comme un dieu. Un professionnel du crime te repère, t’adopte et tu deviens, malgré toi, un tueur à gages.

Mais tu as du cœur !

OK…Tu veux bien être un tueur… Mais tu veux faire les choses bien… Tu veux y mettre du tien… Ton point d’honneur : rendre heureuses tes futures victimes avant de les tuer.

Tu es un tueur ! Mais un tueur qui ne veut pas être tueur ….

Tu « tombes » dans ce milieux par le hasard d’un don qui attire ! Un don précieux qui aurait pu te mener vers la gloire et te mettre dans la lumière. Au lieu de ça, tu vivras dans l’ombre et tu seras entraîné dans les bas fonds !

Pas les bas fonds comme on s’imagine ! Non ! Car ton métier t’a mis à l’abri du besoin… Tu ne travailles pas… Enfin pas comme moi… ! Pour cela, tu dois exécuter…. tes contrats…. mais tu décide de le faire à ta manière ! Belle, tout en douceur et plein d’humanité !

« Je connaissais des tueurs, comme moi, mais, habités par une absence totale de morale, eux ne pensaient qu’à la thune, aux pompes, aux bagnoles puis aux montres qui valent une fortune ! Moi, je m’en tapais royalement, de tout ça. J’étais certes un tueur, mais un tueur éclairé, un mortel en devenir, doté d’une conscience et d’une grande sensibilité. « 

Jusqu’au jour où tu tombes sur un type impossible à rendre heureux, un emmerdeur… ! Un cas de conscience ! Un qui va te pousser à te poser des questions…

« — Pour aimer les autres, faut s’aimer soi-même…
— J’arrive à aimer les autres, bien que je ne m’aime pas
vraiment… mais… l’amour que je donne aux autres se
termine toujours mal… »

Comment un tueur devient attachant ? Lisez ce petit bijou qui vous fera sourire à plusieurs reprises et vous renverra même à vos propres travers !

« Affligé, j’ai zappé en regardant toutes ces publicités où l’on cherche à vous vendre agressivement des tas de choses inutiles. J’ai écouté les commentaires de jeunes écervelés de télé-réalité baragouiner dans un verbe tristement pauvre et je me suis surpris à penser que nous vivions l’époque la plus superficielle de l’histoire de l’humanité. Une époque où des forces puissantes soutenues par des moyens colossaux s’activaient en permanence. Il fallait écraser l’intellect afin de le remplacer par une sottise abjecte. L’ultime objectif était celui de nous transformer en machines à dépenser, à nous éduquer à une sorte de réflexe pavlovien de la conso. Quand je pensais à tous ces réseaux sociaux d’où chacun vomissait sa haine et son avis sur le monde, confortablement avachis dans leur quotidien, aveugles aux réalités économiques, j’étais désespéré. Ils aboyaient et la connexion passait. »

Un style franc et direct, donne à cette lecture atypique un rythme chantant et poétique ! Un tueur philosophe à ses heures… Qui aime les livres, la musique classique…

De l’humour à foison. Un humour noir, cynique que j’ai particulièrement apprécié.

« — J’ne veux pas tuer d’animaux ! martelai-je.
— Mais tu vas tuer aucun animal, calme-toi Babinsky, me fit Cyrus le gros devant ses deux comparses qui tenaient leur fusil contre leur poitrine.
— Bah alors, quoi ?
— On va simplement chasser, pour becter tout ça, ce soir.
— Manger des volailles pleines de plomb ?
Cyrus le gros me prit en aparté.
— Babinsky, ne me fais pas honte devant mes amis !
— Je ne tuerai aucun bestiau !
— Il faut juste que tu leur montres comment tu tires, merde !
— Pour quoi faire ?
— Parce que quand tu tiens une arme à feu dans ta main, c’est comme si Dieu avait un flingue !
— Moi, je veux pas tirer sur des proies innocentes !
— Mais Babinsky ! Tu manges bien de la viande et du poisson, non ? Et tu crois qu’ils arrivent comment dans ta putain d’assiette ?
— Je les vois pas souffrir.
— Ça change quoi ?
— Ça change tout.
— Mais qu’est-ce que ça peut te foutre, la souffrance
d’un écureuil, bordel ?! »

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David Zaoui né en 1977 en banlieue parisienne, a travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années aux USA. Il a beaucoup voyagé, suivi le cours Florent pendant 4 ans où a découvert la mise en scène et le métier de comédien. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

Olagarro de Ludovic Bouquin

Parution : 23 février 2017 Édition : Pousse au Crime

Pages : 196 – Genre : Polar

Ce qui m’a attiré en premier dans ce livre c’est sa couverture ! Comme quoi, son importance est grande. Ensuite le quatrième de couverture a fait le reste.

Une jeune artiste peintre qui vend toutes ses toiles à un mécène inconnu, se retrouve prise dans les filets d’une histoire qu’elle n’imaginait pas…

2015 – Paris, Alicia, artiste peintre en plein essor, confronté&e à son passé.

2015 – Bordeaux, un homme retrouvé mort dévoré par des fauves. Ce mot étrange, olagarro, l’unique point de départ d’une enquête qui s’annonce difficile pour le commissaire Nekka.

1979 – Pays Basque espagnol, un douanier poignardé sur une montagne.

Plusieurs histoires en parallèle mais avec pour fil conducteur ce fameux mécène inconnu…Pour en fin de compte ne faire qu’une histoire bien amenée et bien construite.

Le roman débute sur les chapeaux de roues, à travers un voyage aux Pays Basque à la recherche de la vérité…

Une vraie enquête menée sans temps morts, ce qui donne un rythme intéressant à la lecture. A peine 200 pages pour ce livre qui se lit vite et avec plaisir, malgré une seconde partie moins intéressante, qui s’essouffle un peu…

Avec « Olagarro » on plonge dans un polar intéressant et bien construit, avec les codes que les amateurs de polars apprécient. N’étant pas une fana de ce genre, l’auteur a réussi à m’embarquer dans son univers et j’ai lu avec plaisir.

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Né en 1973, Ludovic Bouquin a grandi en Côte d’ivoire. De ses années africaines, il a rapporté des couleurs, des ambiances qu’il a précieusement gardées à l’heure de gagner le Sud-Ouest de la France où il est désormais installé. Il partage son temps entre l’informatique et l’écriture.

Intelligences de Jean-Luc Espinasse

Parution : 5 mai 2017Édition : IS Editions Collection Asiclarow 

Pages : 240 – Genre : science fiction, anticipation

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un livre de science fiction et pour le coup, j’étais curieuse de découvrir « Intelligences » de Jean-Luc Espinasse, proposé par IS Edition

L’auteur nous entraîne dans une lecture peu commune, qui n’est pas sans rappeler « les âmes vagabondes » de Stéphanie Meyer, publié en 2009 et qui a fait l’objet d’un téléfilm. Le parallèle s’arrête aux entités immatérielles qui décident d’entrer dans l’esprit de l’être humain.

Une très belle construction dans le récit, avec cet « Intelligence » totalement immatérielle, qui traverse l’univers en quête d’un nouvel endroit où implanter une colonie, pour assurer pacifiquement sa survie. La planète Terre sera son refuge, puisqu’elle y perçoit une forme de vie. Elle met fin à son voyage et échoue au cœur de la cité « Hautefort » à Marseille.

C’est le début d’une rencontre peu commune entre l’esprit de Tom, un jeune attardé mental qui subit les violences et brimades et l’Intelligence, qui va s’immiscer dans l’enveloppe corporelle de Tom, son unique chance pour se développer et survivre dans un monde fait de matérialité dont elle ignore tout. Cette « immersion » va peu à peu faire disparaître la maladie de Tom, décupler ses capacités intellectuelles et permettre à l’entité d’assurer la survie des siens.

« Zedi l’avait perçue… Une intelligence faible… incroyablement ténue. Plus tard, lorsqu’elle se fût familiarisée avec les objets de notre monde, elle compara ce qu’elle avait décelé à cet instant à la flamme fragile et tremblotante d’une allumette. Mais mieux, il y avait encore autre chose… une seconde Intelligence qui semblait presque fusionnée à la première… ou en tout cas dépendante… encore plus chétive… à peine un souffle. »

C’est le début de la vie pour Tom… Le début de la découverte de la nature humaine par l’Intelligence…

Tom va s’ouvrir à la vie, comme une fleur qui découvre qu’elle peut s’épanouir… Sa soif de connaissances en fera un être doué et un être à part, avec des capacités décuplées grâce à « Zedi« 

Jean-Luc Espinasse aborde plusieurs thème dans un livre court, mais d’une densité incroyable ! 240 pages qu’on avale, qu’on dévore, tellement c’est passionnant…

A travers ce récit, l’auteur nous pousse à la réflexion, avec des analyses plus philosophiques, politiques sur l’évolution de notre monde tel qu’il est aujourd’hui. Cette « immersion » va mettre en avant la nature humaine et ses mauvais côtés… ses dysfonctionnements et c’est criant de vérité… C’est réaliste, car l’auteur se sert de l’actualité comme trame de cette « invasion »…

« Les modèles de pseudo-démocratie que vous connaissez ne sont-ils pas en réalité des simulacres ? Des illusions de démocratie dont les bases sont précisément construites sur une pensée unique relayée par les médias qui paralysent l’analyse et la liberté de penser ? »

Chaque personnage a une place et s’imbrique dans le récit sans jamais être de trop.

Ahmed, représente le gamin de cité désœuvré mais pas mauvais, qui ne sait pas quoi faire de ses journées, va se trouver transfigurer par la rencontre avec Tom, sa bonne volonté, l’envie de faire quelque chose de bien, le pousseront à être meilleur… Il représente ce qu’il y a de bon dans ces cités…

Farid, son frère est tout son opposé, il en veut au monde entier, il cherche des coupables à son mal être et ne se remet jamais en question… Il est manipulé et manipulable à souhait… Comme ces jeunes fatalistes qui se laissent avaler par la vie de la cité parce que c’est plus facile que de s’en sortir…

Djamila, leur sœur, représente la réussite de ces familles issues de l’immigration, elle ne lâche rien et a soif de réussite, tout en représentant la condition des femmes soumises aux diktats des hommes…

« Tom croisait souvent ces jeunes, nombreux à défier les statistiques de l’échec et à carburer à l’enthousiasme. Ces rencontres avaient modifiés sa vision des habitants de la cité et l’avaient conforté dans l’idée que Hautefort conservait l’espoir d’un futur. Il restait des chômeurs, bien sûr, mais pour essayer de s’en sortir, tous s’activaient dans une économie souterraine foisonnante…. »

A travers un récit de science fiction, l’auteur nous entraine dans une histoire qui colle à notre réalité, qui colle à notre société avec ses travers et  tout ce qu’elle peut nous montrer de mauvais.

La nature humaine est ainsi faite, qu’elle pervertie tout, même ce qu’il y a de plus noble et de plus pur…

Le final un brin fataliste porte un regard sur l’être humain qui n’est pas tendre. Un être humain qui perverti, un être humain qui peut malgré tout être l’artisan de sa réussite et qui a les armes de sa réussite, comme celle de sa fin…

« …Emile Durkheim, un sociologue français du 19ème siècle, qui employa le premier le mot « anomie » dans son livre « le suicide ». Il l’utilisa pour décrire une situation sociale entraînée par la perte de valeurs morales, religieuses, civiques…et le sentiment associé d’aliénation et d’irrésolution. Le recul des valeurs conduit toujours à la destruction et à la diminution de l’ordre social. Lorsque les lois et les règles ne peuvent plus garantir la régulation sociale, cet état amène l’individu à la peur et à l’insatisfaction… Ce qui peut conduire au suicide »

Une très belle lecture, qui à travers un récit de science fiction, aborde les thèmes d’actualité qui nous préoccupe tous et qui donne des solutions sur un possible devenir, des changements possibles, que l’homme pourrait atteindre par sa seule volonté d’abandonner l’individualisme et de penser au groupe et cela quelque soit son origine… J’ai eu le plaisir de replonger dans mes connaissances en économie, de retrouver des idées oubliées…

Après une carrière dans la publicité et la presse quotidienne en tant que Directeur Marketing, il décide de s’adonner à sa passion puisqu’il a déjà publié 3 romans par le passé.

Cet écrivain basé à Marseille publie chez IS Edition son quatrième ouvrage « L’Accident – Aux confins de l’Indicible », un livre énigmatique, ésotérique et surtout très angoissant dont il a le secret.

 

Sentinelle de Jean-Bernard Lemal

Parution : 16 juin 2017

Édition : IS Editions Collection Romans – A paraître

Pages : 188 – Genre : Thriller psychologique – Suspense – fantastique

Proposé par IS Edition, « Sentinelle » de Jean-Bernard Lemal présente deux histoires parallèle. Ce qui parfois peu déstabiliser ou faire perdre le fil, mais amène une belle dynamique, une curiosité, qui sans cela serait certainement une lecture comme tant d’autres…

Ici nous suivront Aka-Bô, l’un des derniers survivants d’un peuple, isolé qui refuse tout contact avec le reste du monde et qui Il lutte pour la survie des membres de sa tribu  sur l’île de Sentinelle, perdue au milieu de la mer d’Andaman.

La nature a une place très importante pour cette tribu qui se trouve à la merci des éléments, mais c’est leur vie… Les éléments se déchainent à travers un cyclone qui va apporter des ordures,  la « civilisation » sur les rivages de l’île et notamment un magasine avec la photo d’un homme que Aka-Bô, prend pour son dieu, Pugalat.

Walter Teagarden travail pour la société WIC et a une belle situation…

Le fantastique rejoint la réalité…

Ako-Bô qui va tout faire pour que son Dieu rejoigne son île, il va faire des sacrifices, entrer en transes et Walter Teagarden, va peu à peu entrer en transe lui aussi… Mais d’une autre manière… Il est à la recherche de son paradis et les évènements vont le pousser à le trouver…

Un homme qui va découvrir les secrets de sa société, des secrets bien gardés, mais qui font froid dans le dos… Cet homme va découvrir qu’il a des sentiments et qu’il peut aimer à en perdre la raison et sa raison il va la perdre et il va faire payer aux autres cette perte ! Toute la mascarade sera découverte et il sera le justicier armé…

La lecture est très dynamique et on a intérêt à ne pas perdre le fil, car l’auteur  dès le début, présente beaucoup de personnages, on s’y perd un peu, mais en fin de compte ce sont toujours les mêmes qui reviennent…

Au fil de la lecture on est immergé dans une histoire tordue bien glauque et très plausible qui est facilement transposable à notre quotidien…  L’intrigue est bien menée et monte crescendo, pour un final digne d’un bon thriller !

De psychopathe refoulé, Walter Teagarden se retrouve justicier… Un personnage qui devient attachant au fil des pages et une symbiose avec Aka-Bô très bien menée…

Une histoire inspirée de faits divers récents… Que je ne souhaite pas évoquer, pour ne pas vous en dire plus… Ce serait dommage d’avoir cette information qui est un vrai fil conducteur…

Né à Madagascar, Jean-Bernard Lemal apprend à lire et écrire avec sa grand-mère et commence à fréquenter l’école lors de son arrivée en France à l’age de neuf ans. On le retrouve musicien, technicien sur plateformes pétrolières, consultant sur des projets internationaux. Il est actuellement installé aux Etats-Unis où il représente des sociétés européennes.  Ayant visité plus de soixante-quinze pays, son projet d’écriture s’exprime par la mise en scène de ses nombreuses rencontres, au travers de récits basés sur une lecture différente de l’Histoire, de destins uniques, de lieux improbables et de milieux particuliers.

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Black$tone de Guillaume Richez

 

 

 

 

Parution : 17 mai 2017

ÉditionFleur sauvage Prix  broché : 19,90€

Pages : 550 – Genre : techno-thriller géopolitique

On se retrouve projeté dans un vrai scénario catastrophe !

Guillaume Richez nous embarque dans un thriller palpitant avec de l’action, du suspense, des scènes gores bourrées de sang, mais attention rien qui ne vous empêche de dormir ! Bien au contraire on suit les évènements et on se dit « mais à quel moment ça va exploser ? » Avec ce Boeing 737 qui vient se scratcher sur l’ambassade des États-Unis à Pékin, on est projeté dans une nouvelle guerre froide, dont les acteurs ont changé, mais tellement crédible et tellement collée à la réalité que tout peut arriver ! La guerre est à nos portes et celle-ci serait dévastatrice…

Une tension palpable tout le long de ma lecture ! Lu en 2 jours tellement j’ai été happée par cette ambiance de crise mondiale. Mais c’était sans compter sur le talent de l’auteur, qui nous embarque dans une enquête sur un meurtrier en série et tout prend son sens…

Un livre qui se lit comme un documentaire avec l’histoire de ces dernières décennies en toile de fond ! Une crise majeur au niveau mondial qui est décortiquée avec talent ! On se demande où l’auteur va chercher tout ça et s’il ne s’est pas réincarné en petite souris le temps des événements !

J’ai adoré les passages, dans lesquels Obama prend vie et l’authenticité que cela donne au récit ! Tellement vivant qu’on croit y être et vivre le récit auprès des personnages !

La tension monte peu à peu avec un excellent dosage, mais tellement tendu du string qu’on se dit mais Guillaume Richez va faire péter la bombe !!! Incroyable mais non… Ouf nous sommes sauvés mais jusqu’à quand ?…

Un thriller où la géopolitique a une grande place, bien ancré dans notre réalité, Blackstone, sans nous prendre la tête, fait un exposé des situations tendues dans une région en éternel conflit…

Mais attention Blackstone, ce n’est pas que ça ! Pas que de la géopolitique ! C’est aussi une enquête sur un tueur en série, sur des trafics, des personnages meurtris, des personnages qui meurent ou qui disparaissent !

A cette toile de fond de crise mondiale, une série de meurtres sanglants, dont l’enquête sera menée par des policiers chinois et américains ! Tant qu’à faire autant pimenter le tout…

« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer. »

Un tueur sanglant, un tueur qui peut cacher bien autre chose…

C’est un pavé, mais tellement riche en rebondissements, tellement bien construit, que pas un seul moment l’ennui ne nous pousse à tourner les pages plus vite, bien contraire on le déguste et on prend son temps pour en apprécier chaque passage !

Un scénario digne des grands films, porté par une maison d’édition qui sait appâter son lecteur !

Merci à l’auteur pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir son livre, que je vous recommande vivement !

Guillaume Richez est diplômé de Lettres Modernes. En 2011, il est membre du jury du 37ème Prix Inter du Livre présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs des éditions
Points. En 2012 paraît aux éditions J’ai Lu son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un thriller réservé à un public averti.
Depuis 2016, il publie des chroniques littéraires et crée en 2017 le site web Les Imposteurs consacré à la littérature, au polar, à la science-fiction et au mauvais genre. Blackstone, son deuxième roman, paraît aux éditions Fleur Sauvage en mai 2017.

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Au Scalpel de Sam Millar

Parution : 6 avril 2017

Édition : Seuil Collection : Cadre noirPrix  broché : 20€

Pages : 288 – Genre : thriller – roman noir

Au Scalpel est le quatrième livre avec le détective Karl Kane, après Les chiens de Belfast, le cannibale de Crumlin Road et Un sale hiver.

Au Scalpel, peu néanmoins se lire sans avoir lu les opus précédents, plusieurs passages font références à ce qui s’est passé avant…

L’auteur est présenté comme « un poète des ténèbres » d’après les éditions du seuil en quatrième de couverture du roman, en reprenant les mots de l’hebdomadaire New Yorkais Village Voice.

Pour autant, ici point de poésie !

Merci à Babelio et aux éditions du Seuil, qui m’ont permis de découvrir un auteur avec une écriture vive et incisive. Il tranche dans le vif, sans fioritures et va directement au but…

D’ailleurs dès le départ, on est dans le vif et on comprend bien vite que Karl Kane ne fait pas dans la dentelle et ne s’embarrasse pas de règles… Il est protecteur, a des valeurs et se fout pas mal des conséquences que cela peut avoir…

C’est un homme qui en a bavé et donc pourquoi prendre des pincettes avec les cons, les hors la loi et les pédophiles… Il est marqué au fer rouge par son vécu et cela se sent dans tout son être, dans ses actions… Il en fait, d’ailleurs, encore des cauchemars… D’une rare violence…

A neuf ans, la mère de Karl Kane a été violée et tuée par Walter Arnold.

« Et puis tout avait changé. Pour toujours. Les hurlements de sa mère, fous, les interminables cris stridents d’une infernale agonie. Les couteaux. le sang. La terreur. le viol. le meurtre. »

Son père, atteint d’Alzheimer, a du être placé. Sa fille Katie est perturbée psychologiquement… Bref il est à vif notre détective !

Avec Au Scalpel, trois affaires vont se télescoper… Des scènes gores, une ambiance malsaine, des passages insoutenables, largement contrebalancés par un humour noir à souhait et un Karl Kane sarcastique.

J’adore l’humour noir, pas toujours apprécié à sa juste valeur, et là j’ai été servi et j’ai adoré ! Il est tellement rare d’avoir un personnage aussi sarcastique, il est humain avec une capacité de résilience admirable et cela le rend sympathique et excuse tous ses travers.

« Il se foutait de tuer, mais il préférait le faire quand tout était sous contrôle, sur le tempo de son choix. »

Une lecture que j’ai apprécié, un personnage sympathique et un auteur à lire…

ABC 2017 _ Policier / Thriller

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challenge polar et thriller 2016-2017

Né à Belfast en 1958, Sam Millar a fait de la prison en Irlande du Nord comme activiste politique, et aux États-Unis comme droit-commun. Gracié par le président Clinton, il rentre au pays et devient écrivain. Son récit autobiographique, On the Brinks, a marqué les esprits. La série Karl Kane se signale par un humour noir corrosif. Toujours basé à Belfast, Millar travaille à un récit de hold-up…

Apparences de Lydia Le Fur

Parution : 26 mai 2017

Auto-édition Prix  broché : 12,65€

Pages : 144  – Genre : Thriller psychologique

Voilà, un livre lu rapidement, sur les chapeaux de roues, comme le rythme effréné dans lequel l’auteur nous entraîne.

J’ai encore une fois découvert un auteur, Lydia Le Fur, que je remercie de sa confiance et j’en suis ravie ! J’aime ces nouvelles plumes qui jalonnent mes lectures et je lis du bon comme du moins bon mais dans les deux cas, le travail est présent et se ressent.

Bref revenons à nos moutons, oups à ce livre…

La couverture tout d’abord, sobre comme je peux les apprécier, cette silhouette, avec cette porte en fond, à peine visible que l’on pense effacée….

On est vite plongé dans le vif du sujet, pas de chichis, on ne tourne pas autour du pot.

« Et comme tout ce qui est posté sur les réseaux sociaux prend un goût de vérité, sans même en avoir vérifié la source, le tour est joué. Ça fait le buzz et tout le monde y croit. »

On débute avec une artiste qui se voit proposer l’exposition de ses œuvres à New-York et qui se trouve embarquée dans un jeu de chat et de souris! Sauf que j’ai trouvé l’héroïne bien naïve trop confiante et parfois avec un comportement immture ! Elle se fait tirer dessus mais attrape un taxi pour l’aéroport et sa mère lui ramène sa valise comme ça !?

Une fois à New-York elle va repartir pour Londres comme ça juste parce qu’on lui demande !? De Paris à Oxford, en faisant escale à New York, Liza va vivre une histoire peu banale…

Certaines incompréhensions m’ont suivies une partie de ma lecture… Mais ! Il y a un Mais…

Liza a une vie bien rangée lisse elle a réussi et débute une carrière qui semble prometteuse. On la sent confiante, un peu trop parfois… Mais les artistes sont à fleur de peau…

Pourquoi veut-on la tuer ?

Un parallèle intéressant est fait entre cette idylle naissante, entre Liza et un autre personnage, que vous découvrirez… et cette course effrénée à travers le globe…

C’est un bon thriller qui peut sembler simple mais se révèle plus complexe au fil de l’histoire. J’ai beaucoup aimé le trame ! Vraiment je ne m’y attendais pas et ce fut une très belle surprise.

Méfiez-vous ! Ne vous fiez pas aux apparences !

« Les actualités ce sont les jeux Moderne. Du pain et des jeux, du pain et des infos, voilà ce que réclame le peuple et tout le monde est content. Un peu de guerre, un peu de sexe, un peu d’amour et de beaux sentiments, un peu de terroir et de région, un peu de sport de Balle sur une pelouse verte et des scandales financiers et hop ! C’est fait, les gens font de beaux rêves. »

L’évolution des personnages est une belle découverte et Liza devient moins immature, cette aventure l’aura faite grandir…

Les sujets abordés, que je ne vous dévoile pas intentionnellement… posent une question dont la réponse, au vu de cette lecture, ne sera pas aussi tranchée que ce que vous pourriez imaginer… L’éthique sera de la partie… Un thème rarement abordé sous forme de thriller et c’est ce qui en fait toute l’originalité…

Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce livre, avec son rythme rapide, le tout est très bien construit avec un style agréable, une écriture simple et fluide.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

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challenge polar et thriller 2016-2017

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Challenge ABC 2017 auto-édition

 

Née à Saint-Malo. Professeur d’anglais, Passionnée de thrillers, de lecture et de cinéma.
Sa décision d’auto-publier son roman sur Amazon en ebook et papier, a été prise après quelques tentatives auprès de maisons d’édition.