Archives pour la catégorie challenge Thrillers et Polars

Le rêve dévoré de Jo Rouxinol

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Parution : 11 décembre 2017 – Prix papier :  12,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 258 – Genre : Thriller-psychologique


Jo Rouxinol a l’art de manier les sentiments, avec sa plume addictive et travaillée, elle nous entraine dans les méandres de l’âme humaine.

L’adolescence semble une période qu’elle affectionne particulièrement, puisque son personnage principal est une ado de 14 ans. Peut-être que le fait d’être professeur n’y est pas étranger… En tout cas, on sent chez l’auteur un don d’observation… Le don de déceler les blessures… Certes, c’est une fiction, mai j’ai le sentiment de découvrir une réalité…

Un fond de vérité… Une vérité que l’on croit toucher du doigt, mais que l’auteur ne divulgue que peu à peu…

Clarisse va mal… Elle n’aime ni sa vie de collégienne, ni la vie qu’elle mène chez ses parents séparés… Une mère, que l’on devine dépassée, elle ne maitrise plus rien… Enfin, elle ne veut plus rien maitriser… Ce père, qui préfère laisser sa fille faire ce qu’elle veut, histoire d’avoir la paix, la semaine où elle vient chez lui…

Clarisse, n’est pas tendre avec eux, même lorsqu’elle nous parle d’eux, on sent une rage mal contenue… Mais, peu à peu l’auteur distille les informations et on comprend enfin pourquoi Clarisse a cette soif de vivre, cette soif d’amour, d’attention… Elle ferait n’importe quoi, pour que l’on s’intéresse à elle. A elle, en tant qu’individu, sans tenter de la faire rentrer dans un moule…

Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’ai mis un moment à me remettre de mes émotions. L’auteur a réussi à m’émouvoir avec cette gamine qui va peu à peu s’ouvrir à la vie… Cette gamine qui crie sa rage…

L’auteur a l’art de poser les situations pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue. Sans jugement, elle dépeint les sentiments qu’elle pose avec finesse. Elle aurait pu tomber dans la facilité et à travers Clarisse, juger ces parents toxiques, nombrilistes et qui ne savent pas écouter… Qui ne veulent pas écouter… Pourtant, elle ne juge pas… Elle expose… Et au lecteur de se faire son avis.

On ressort, un peu sonné, comme Clarisse, qui décide de tout plaquer tellement elle en a marre… Elle craque et décide de fuir… Fuir ce quotidien qui la tue à petit feu… Elle décide de fuir pour enfin vivre ce rêve qui la dévore… Elle va le vivre jusqu’au bout, jusqu’à ce que la réalité la rattrape et qu’elle s’éveille.

Ce rêve, lui permettra de grandir et enfin s’affranchir de son histoire… Une histoire tragique mais qui lui donnera la force de vivre…

Clarisse s’adresse au lecteur qui devient son allié, le témoin de sa fuite en avant… Surtout le témoin de sa renaissance…

Son langage est parfois cru, déstabilisant, mais j’ai trouvé qu’il y avait une certaine évolution, peu à peu il devient plus posé, à l’instar de Clarisse qui pose son fardeau. Sa rage disparaît, Clarisse s’épanouit et peut enfin comprendre d’où vient son malaise et ainsi s’expliquer son attitude et se comprendre…

Déjà avec « le temps des étoiles », l’auteur m’avait touché avec sa plume et cette lecture ne fait que confirmer son talent.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais parfois la vie t’offre une porte de sortie… La fin est emprunte d’espoir.

Jo Rouxinol, oblige son lecteur à se poser et penser sa manière de voir les choses, qui ne sont jamais aussi tranchée que ce que l’on croit.

Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails car il faut le lire pour le vivre ce bouquin! Et la trame est construite de manière telle que si tu dévoile un truc tout s’imbrique et prend son sens.

« Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaient gris, il n’y avait ni portes ni fenêtres, rien qu’une boîte sans ciel et sans air, voilà ce que vous m’offriez, un cercueil dans lequel je ne pouvais que hurler en griffant les parois, en heurtant tout ce qui se trouvait à proximité, hurler et hurler encore, hurler tant que la vie ressemblerait à la mort. Et maintenant, regardez-moi, regardez-moi bien, j’ai vu l’océan et j’ai vu l’horizon, et je prends désespérément tout cet avenir que le monde me promet. »

Challenge ABC 2017 auto-édition                    –           Challenge polar et Thriller  2017-2018

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C’est pour ton bien de Cindy Costes

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Parution : 23 août 2016 – Prix papier :  4,00€ – Prix Numérique : 0,00€ – Pages : 23 – Genre : Thriller-psychologique


L’auteur a souhaité faire découvrir sa nouvelle, en faisant voyager la version papier et j’ai trouvé l’idée très sympa, l’intrigue me plaisait bien et j’aime de plus en plus découvrir ce petit format de lecture.

Écrire une nouvelle n’est pas aussi simple que cela, car l’auteur doit pouvoir camper ses personnages rapidement et embarquer son lecteur dans son intrigue dès les premières lignes.

Qui n’a pas un jour entendu cette fameuse phrase « c’est pour ton bien ! » Qui n’a pas eu envie d’envoyer balader la personne qui prononçait cette fameuse phrase ? Cette fameuse phrase qui permet aux autres de penser à ta place, comme si tu étais incapable de décider oui bien que tu devenais complètement invisible… Au point d’occulter te personnalité, tes choix, tes décisions…

Cette fameuse phrase qui peu à peu t’ampute de ta personnalité…

L’auteur, Cindy Costes, permet au lecteur, en quelques lignes de découvrir une personnage sensible, pris entre deux feux… Faire un choix est parfois difficile, mais il l’est encore plus lorsque des personnes parasitent votre quotidien en décidant à votre place.

Pourtant il suffit d’ouvrir les yeux et surtout d’avoir le temps de se poser pour faire le choix qui sera bon. Du moins le choix qui sera en adéquation avec ses convictions. Avec une jolie plume, directe et sans fioritures, nous découvrons Lætitia une maman solo, qui sort d’une histoire d’amour… Sa meilleure amie et sa mère sont toujours là pour commenter sa vie… Ses choix… Son amoureux… Son boulot… Rien n’est bien à leur yeux…

Chacune y va de son commentaire, ponctué d’un « c’est pour ton bien »… Et pourtant aucune ne sait réellement qui est Lætitia et ce qu’elle désire vraiment, puisqu’elles ne l’écoutent pas…

En attendant la publication de ses premiers romans sur lequels elle travaille, je vous invite à la découvrir à travers ses nouvelles :
– « C’est pour ton bien » publiée sur Amazon le 29 septembre 2016 et dans le Top 100 depuis sa sortie, désormais disponible en version papier;
– « Le Voyage », figurant au sommaire de « L’Indé Panda n°2 »;
– « Le Rendez-vous » à découvrir dans « L’Indé Panda n°4 »;
– « Moi, Isa, 16 ans » faisant partie du recueil solidaire « Tous pour Boilt ».

Si vous souhaitez la suivre ou échanger avec elle, je vous invite à la rejoindre ici https://www.facebook.com/CindyCostes.auteur ou https://cindycostes.wordpress.com/

Challenge ABC 2017 auto-édition                    

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Challenge Polars et Thrillers 2017 – 2018 #1

Le principe : lire tous les romans policiers possibles, romans noirs, recueils de nouvelles, mangas, bandes dessinées, romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Le tout entre le 8 juillet 2017 et le 8 juillet 2018.

Plusieurs catégories, elles ne sont pas obligatoires, simplement des indications pour ceux qui en auraient envie :

Jusqu’à cinq livres lus : Imogène.

De cinq à quinze livres lus : Montalbano.

De quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple.

De vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur.

De cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Maigret.

De soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.

Plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.

Pour ma part, je tente la catégorie commissaire Maigret et je suis assez contente de mes lectures 🙂

1- Alexis Arend : Josh 

2 – Amélie Antoine : Sans elle 

3 – Dany Boutingy : La chambre de Mamie

4 – Solène Bakowski : Avec elle 

5 – Slimane-Baptiste Berhoun : Les Yeux

6 -Bertrand Boileau : Le cimetière des veaux sous la mère

7 -Mehdy Brunet : Sans raison…  

8 – Eric Costa : Aztèques-Harem

9 – Sam Carda : Secrets Mortels

10 – A.J. Crime : Le château de Tanna’Saoghal

11 – Marlène Charine : Tombent les anges

12 – Jennifer Del Pino : La fille à la peau pâle et frêle

13 – Line Dubief : Meurtre sur Oléron – Les mouettes ne se marrent plus

14 – François-Xavier Dillard : Fais-le pour maman

15- Amélie De Lima : Le Silence des Aveux

16 – Delphine Dumouchel : Miss Zombie, détective décharnée

17 – Jean-Luc Espinasse : Intelligences 

18 – Michael Farris Smith : Nulle part sur la terre 

19 – Jean-Charles Flamion : Karma

20 – Karine Giebel : D’ombre et de silence 

21 – Patricia Hespel : La fille derrière la porte 

22 – Loana Hoarau : Buczko  

23 – Solenne Hernandez : LA RUMEUR tome 1 : La fuite  

24 – Maes Larson : Amisseum : Les Terres Inconnues 

25 – Pierre-Olivier Lacroix : Anima Noctis 

26 – Frederic Livyns : Petites histoires à faire peur…  

27 – Fabrice Liegeois : Aby (n’y descendez jamais)  

28 – Jean-Bernard Lemal : Sentinelle 

29 – Thierry Moral : Reconstitution

30 – Florent Marotta : Le meurtre d’O’doul Bridge 

31 – Mylène Ormerod : A pas de loup 

32 – Sébastien Prudhomme-Asnar : Kirsten

33 – Cédric Peron : CHARLY : Au commencement 

34 – Carl Pineau : L’arménien 

35 – Sarah Pinborough : Mon amie Adèle 

36 – Daniel Panizzoli : Tu vas mourir – Récits de l’assassin 

37 – Alice Quinn : Fanny N. 

38 – Tobby Roland : La dernière licorne 

39 – Jo Rouxinol : Le temps des étoiles 

40 – Sophie Blitman : Elle vivait dans nos yeux 

41 – Lawrence Singclear : 42 

42 – Errol Sabatini : Des Petits Biscuits pour la Timidité 

43 – Olivier Saraja : L’appétit des ombres 

44 – Matt Strandberg : Le ferry 

45 -Romain Slocombe : L’Affaire Léon Sadorski

46 – Luca Tahtieazym : Elise 

47 – Franck Thilliez : Sharko 

48 – Charlotte Wood : La nature des choses

49 – David Zaoui : Je suis un tueur humaniste

50 – Thomas Lejeune : Une dose d’adrénaline

51 – Magali Cervantes : Le cri de l’Engoulevent

52 – Jérôme Loubry : Le chiens de Détroit

53 – Sacha Erbel : L’Emprise Des Sens

54 – Solenne Hernandez : La rumeur tome 2 : L’espoir

55 – Kayla Olson : L’empire de sable

56 – Freeric Huginn : Vegan Psycho

57 – Kalya Ousmane : Le trottoir

58 – Olivier Norek : Entre deux mondes

59 – Lisa Gardner : Le Septième Mois

60 – Marie Sexton : Le puits

61 – Olivier Michael Kim : Ne réveille jamais un ours qui dort : L’ordre de Saint-Michel – Tome 1

62 – Nicole Neubauer : Sous son toit

Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le blog de Sharon

Sous son toit de Nicole Neubauer

Parution : 19 octobre 2017 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix broché :  20€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 432 – Genre : Polar


Une intrigue assez classique qui n’arrive pas à se démarquer, avec des flics et un coupable à trouver, une victime… Rose Benninghoff, retrouvée morte dans son appartement à Munich, la gorge tranchée, Oliver Baptiste Junior, quatorze ans retrouvé dans le sous-sol de l’immeuble, les mains couvertes de sang. Le père, un homme que la victime a fréquenté, Oliver prétend n’avoir aucun souvenir de la soirée qui a précédé le crime.

Oliver, gamin perturbé, un père antipathique, ont une relation étrange que je n’ai pas réussi à trouver intéressante, que je n’ai pas compris et pour cause, l’auteur n’arrive pas à trouver les bons mots pour l’expliquer, ça tourne en rond et même à la fin on reste sans réponse… Dommage que cette histoire conflictuelle entre le père et le fils n’ait pas été plus exploitée. Quand à la victime, Rose Benninghoff, elle était lisse de son vivant, sans amis… Et sa mort, n’arrive pas à la rendre plus sympathique que ça, même quand on en apprend plus sur elle et son passé…

L’enquête tourne en rond et lente… Lente et sans rebondissements ni suspense et n’arrive donc pas à décoller. L’auteur n’approfondit pas l’intrigue pour l’étoffer pour lui donner du piment et n’arrive pas à la faire décoller, même lorsque le passé ressurgit…

Malgré ces défauts, l’auteur a travaillé de manière très intéressante l’équipe qui mène l’enquête : le commissaire Waechter, le Taiseux, Hannes et Elli… Même si parfois on s’embrouille un peu quand l’auteur parle d’eux… Elle a réussi à construire des personnages avec du caractère et une personnalité propre. Ils sont humains avec leurs failles et leurs travers et c’est en ça qu’ils sont intéressants, car le lecteur arrive à s’identifier facilement à l’un ou l’autre.

Chacun est confronté à sa réalité, tout en faisant son boulot… Chacun doit trouver son équilibre, que ce soit en fuyant face ses responsabilités, en refusant un passé douloureux ou en prenant à la dérision les aspects qui gênent.

Elli, qui choisi de tourner en dérision sa ligne, loin d’être svelte mais qu’elle met en avant, malgré les situations, du coup devient sympathique et le lecteur arrive très bien à visualiser les scènes de cet humour noir…

Le commissaire Waechter, certainement le personnage le plus fragile et le plus intéressant avec son passé qu’il a du mal à porter et qui continu à le hanter…

Hannes est celui qui a une vie bien rangée, avec femme et enfants… Du moins, il a une nouvelle famille, dans laquelle sa fille de 15 ans, débarque. Mais il ne veut pas d’elle sa vie… Elle le dérange. C’est le personnage le plus travaillé avec une conscience qui le bouscule et que l’auteur livre brut, sans fioriture, lorsqu’il refuse cet enfant qu’il n’arrive pas à aimer… Ou qu’il refuse d’aimer… Un sujet rarement abordé et que l’auteur nous livre comme une confidence que Hannes livre au lecteur.

Le Taiseux, porte bien son pseudo et même si rien n’est divulgué sur sa vie prive, sa manière d’être, son comportement prêtent à sourire et lui donne du caractère.

Même si je sors de cette lecture assez mitigée… Ce best-seller outre-Rhin n’a pas réussi totalement à m’embarquer… Néanmoins, pour un premier livre, il a des qualités indéniables que l’auteur arrivera certainement à corriger dans un prochain opus que je lirais avec plaisir.

Nicole Neubauer est née en 1972 à Ingolstadt et a étudié la philologie anglaise et le droit à Munich et à Londres. Elle travaille comme avocate dans un cabinet juridique. Sous son toit a été sélectionné par l’association littéraire Sœurs meurtrières, qui a pour ambition de faire connaître les jeunes talents féminins au public allemand.

 

 

 

10 chroniques de livre

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Le puits de Marie Sexton

Parution : 21 novembre 2017 – Editeur : MxM BookmarkCollection : Mystère Prix Broché :  16,00€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 300 – Genre : Policier – Paranormal – Romance gay

Lorsque j’ai vu passer ce livre sur NetGalley, je n’ai pas hésité une seconde à faire la demande de lecture, la couverture m’a attirée et le résumé, je ne l’ai lu qu’en travers… J’ai du coup été assez surprise, car je ne suis pas fan de romance et encore moins d’homo-romance…

Ce n’est qu’une fois la lecture commencée que j’ai compris dans quoi j’embarquais… Je ne connaissais pas non plus l’auteur, Marie Sexton, qui écrit principalement des romances…

Alors pour le coup, quand on parle de sortir de sa zone de confort, là je suis en plein dedans, « le Puits » est un mélange de thriller et de romance gay.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas apprécié, ce serait mentir, si on s’attache à l’intrigue en elle-même, le roman se base sur la disparition d’une jeune femme : Élise, cousine du personnage principal Haven. Deux intrigues en une, puisque 12 ans séparent les évènements.

12 ans plus tôt, Élise toujours la première à délirer et faire peur aux autres, embarque cinq ados avec elle pour une séance de spiritisme, dans une maison soit disant hantée. Ce moment de délire se transforme en cauchemar quand tout le monde s’aperçoit,le lendemain matin, qu’Élise a disparue…

La lecture démarre bien, l’intrigue nous plonge dans l’ambiance paranormal et le mystère autour d’Élise nous entraine dans une bon thriller doublé de quelques passages paranormaux…

L’alternance entre passé et présent est intéressante pour tenter de résoudre cette disparition mystérieuse…

La romance gay, en fin de compte qu’une place secondaire, puisqu’elle est suggérée plus que détaillée… Elle est secondaire et c’est tant mieux, car c’est un bon thriller paranormal dont le rythme aurait été cassé.

Un thriller avec une dose de paranormal, sympa qui se lit facilement, si on fait abstraction de la romance.

Pour les fans de romance gay, la romance est en filigrane, pour les fans de thrillers, ne vous attendez pas à une écriture et une intrigue trop complexe… Sans être de la grande littérature ça se lit sans être complètement désagréable.

Elle vit dans le Colorado. Elle est fan de tout ce qui implique des jeunes hommes musclés Elle aime en particulier les Denver Broncos et prend plaisir à assister à leurs matches avec son mari. Ses amis imaginaires la suivent souvent. Elle a une fille, deux chats et un chien.

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Je pleurerai plus tard de Mathieu BERTRAND

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Parution : 2 octobre 2017 – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 280 – Genre : Polar-Thriller-psychologique

J’avais déjà eu le plaisir de découvrir sa plume dans « les émeraudes de Satan » qui pour un premier livre était déjà une belle réussite, pourtant ici, il change complètement de style  et c’est un vrai plaisir de découvrir sa plume dans ce thriller.

Il n’en demeure pas moins que l’auteur nous balance quelques bribes de fantastique, un domaine qu’il affectionne, même si son intrigue est un thriller : le passage où son personnage principal voit sa grand-mère flotter au-dessus de lui, alors qu’il se repose dans le noir lors d’une garde de nuit alors qu’il a  20 ans… Son épouse qui vient lui rendre visite… Le tout entre raison et déraison. Entre Folie et croyances de la Corse profonde, ses démons, ses fantômes… Et l’esprit cartésien qui tente de démonter tout ça…

Il y a un vrai travail d’écriture et l’évolution est flagrante entre les deux livres, même si quelques longueurs persistent… Des phrases trop courtes par moment, qui peuvent gâcher le rythme… Mais l’auteur a réussi malgré cela à m’embarquer dans son récit. Le récit d’un homme qui perd tout… un homme bien installé dans la vie et dont la vie va basculer.

Le livre débute par la fin et c’est judicieux et atypique, car le lecteur sait dès le départ que le personnage est en prison, on ne sait pas pourquoi… seulement qu’il veut en finir avec cette vie… Et il nous raconte comment sa vie à basculer il y a 8 semaines… Le lecteur est entrainé dans un tourbillon sans fin… sauf une fin fatale… car l’issue ne peut être qu’un drame.

« Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable. Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier… »

8 semaines que l’auteur va faire vivre sur les chapeaux de roues, aussi bien à son lecteur qu’à son personnage principal, Patrice Lorenzi, Directeur de services pénitentiaires … 8 semaines d’émotion intense… Dans lesquelles l’auteur m’a

J’ai été tour à tour émue, embarqué dans un tourbillon d’émotion et je salue le travail qu’il a mené avec une écriture plus aboutie. Il rend hommage au milieu carcéral, qu’il connaît très bien… Un métier méconnu, souvent dénigrer et pourtant loin d’être facile… Sans pour autant en faire trop, pour ne pas ennuyer le lecteur, sauf en filigrane, car nous ne naviguons pas dans ces eaux… Mais bien dans une vengeance…

Une vengeance qui n’a pas de prix… Se venger de ceux qui ont volé cette vie idyllique, qui ont détruit l’équilibre parfait… Qui ont tué son enfant… Et sa femme…

Cet homme est torturé par ce choix et pourtant il reste convaincu par la justice il y croit… Mais sa promesse à sa femme va supplanter cette justice..

Le livre se termine par le début, avec les sentiments que nous livre ce père… Ce meurtrier. qui croyait que sa haine et sa douleur seraient apaisées par la disparition des tueurs et pourtant rien n’a disparu et il n’est pas apaisé… La douleur et telle que rien ne peut venir la combler, même pas la vengeance…

La justice aurait peut-être contribué à une reconnaissance en tant que victime qui est malgré tout salvatrice… Le temps du deuil est long… Et même si on ne peut accepter de voir mourir son enfant… Se venger apporte-t-il le réconfort ? Beaucoup de questions…dont les réponses se trouvent en chacun de nous.

J’ai adoré la trame principale de l’intrigue, que je ne dévoile pas, pour vous laisser le plaisir de découvrir… Ce qui peut être existe… En tout cas, tout est plausible et possible…

La vengeance peut prendre différentes manières et le destin parfois met sur notre route d’étranges phénomènes dont les rouages s’articulent de manière à ce que tout s’emboîte parfaitement…

Le titre, leitmotiv du personnage principal, pourrait être le nôtre… Chacun de nous se retrouvera dans ses doutes, ses interrogations et certainement ses choix…
Merci Mathieu Bertrand pour cette découverte. Merci pour le travail qui a été fait et l’écriture de qualité. Une évolution visible qui est un vrai régal et une plume en parfaite accord avec ce thriller psychologique qui m’a vraiment ému et dont l’intrigue m’a emportée.

Né en 1969 à Pontoise . Titulaire d’une licence en relations humaines, il devient surveillant pénitentiaire après une formation diplômante à l’École nationale d’administration pénitentiaire de Fleury-Merogis en 1989.

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Entre deux mondes de Olivier Norek

 Parution : 5 octobre  2017- Editeur : Michel Lafon – Prix papier : 19,95€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 413 – Genre : Thriller Policier

Waouhhh… Ce livre est bluffant de sincérité, de vérité et l’auteur m’a complètement embarqué dans son intrigue… Une intrigue qui colle à la réalité et à l’actualité…

Entre deux mondes vous transporte dans un univers à part, dans un monde à part… Et pourtant, c’est un monde que nous avons contribué, peut-être en partie, à créer…

Je dois dire, qu’en me lançant dans cette lecture, j’y allais à reculons, pas trop fan de l’auteur, dont je n’ai lu que « code 93″… Mais qui n’avait pas réussi à me convaincre, malgré une intrigue intéressante. Pour autant, quelques conseils de blogueurs plus tard… Et surtout un retour à faire à Yvan 😉 qui a adoré ce livre, je me suis laissée guider et franchement ce fut un pur bonheur…

Le choix du titre est particulièrement révélateur de l’intrigue, puisque la Jungle de Calais, sépare les migrants encore en France, de l’Angleterre…

Pourquoi l’Angleterre ? Peut-être que les réfugiés pensent que leur insertion se fera plus facilement, beaucoup ont plus de notions en anglais qu’en français, le taux de chômage serait plus faible… Je reconnais ne pas savoir… Ne pas comprendre… Pourtant, malgré l’ouverture de ses frontières avec l’Italie, la France, par laquelle transitent une majorité de ces réfugiés, doit bloquer leur passage et leur interdire l’accès au ferry Calais-Douvres.

Calais devient une tranchée, une frontière, une plaie béante qui sépare les migrants, des pays qu’ils fuient et l’Angleterre représentant le paradis sur terre. Le plus grand bidonville d’Europe… Une zone de non-droit, où il est impossible d’intervenir, les règles sont différentes. La police laisse faire…

« Logique, si on refuse de les intégrer à la France, ce n’est pas pour les faire rentrer dans le système judiciaire. »

Je sais que je vais mettre du temps à me remettre de cette lecture… L’humain est placé tout en haut de la pyramide, malgré l’horreur qui l’entoure, malgré cette vie dans cette « Jungle calaisienne »

Les sentiments sont palpables, l’horreur se vit en directe, comme un reportage en immersion dans l’antre du Diable… L’antre de la Jungle te prend dans ses filets et ne te recrache pas indemne… Elle te recrache avec les stigmates, marque de fabrique de l’horreur… L’horreur dans laquelle, l’auteur a plongé… Nous a plongé…

L’auteur, plus humain ici, moins flic… Mais tout en le restant… Qui n’oublie pas qu’être flic c’est faire une promesse, une promesse de cœur et la parole donnée est sacrée… Sacrée, comme le serment que fait un flic de défendre certaines valeurs…

Calais, dont on sent l’exaspération… Mais que l’auteur a préféré aborder en filigrane, pour faire ressortir la détresse… Une détresse qui s’imagine, mais qu’ici, se vit…

Avec une plume plus travaillée, moins brutale, plus fine tout en étant concise, l’auteur nous entraine dans la folie, dans un monde barbare… Où, tout est bon pour se faire du fric… Tout est monnayable… Au prix du sang…

Mais, on ne peut rester insensible à la vue cette jungle macabre… Ce sont avant tout des hommes, des femmes, des enfants… Des flics, épuisés de voir leur incapacité à venir en aide… Leur incapacité à comprendre les ordres… Ordres de non intervention…

Comment accepter l’inacceptable ? Comment ne pas péter un câble et ne pas devenir barge ? Comment croire encore en la bonté humaine, alors que certains ne te montrent que noirceur, calculs et indifférence ?

L’Homme dans tout ce qu’il a de plus malsain, de plus vil, dans tout ce qu’il comporte comme horreur, mais aussi, l’Homme dans ce qu’il a de meilleur, l’amour de l’autre…

Une étude sociétale, en même temps qu’un excellent thriller. Le démantèlement de la Jungle n’a fait que pointé le désintérêt de la France, face à ses responsabilités… Il est tellement plus simple de cacher la misère en l’éparpillant… En la masquant au monde… Mais pourtant, elle est toujours là…

C’est tellement simple de pointer du doigt cette arrivée massive qui gêne…En surfant sur la vague de la haine et du rejet… Tout est tellement plus simple quand on ferme les yeux…

On ne devient pas migrant par choix… On devient migrant par nécessité ! Aider un migrant est aujourd’hui un délit de solidarité… Mais aider dans la détresse n’est-il pas le propre de ce en quoi on devrait tous croire ? Tous pouvoir faire ? Sans se sentir écrabouillé… Jugé… Détesté…

Entre deux mondes est d’une telle profondeur, dans les sentiments, dans la justesse des mots posés avec humilité, avec amour, espoir… Tout transpire du positif… Malgré le sujet grave… L’espoir est là, il est présent, palpable à quelques pas… A quelques mots…

« Les migrants fuient un pays en guerre vers lequel on ne peut décemment pas les renvoyer, mais de l’autre côté, on les empêche d’aller là où ils veulent. C’est une situation de blocage. »

« Comme bloqués entre deux mondes. »

Un livre qui se lit en apnée.. Qui te recrache complètement écrabouillé par cette horreur… Une lecture qui te colle un uppercut et qui te colle à la peau… Un auteur, dont je n’étais pas fana, mais qui a réussi à m’émouvoir, à me coller la frousse de ce qui pourrait arriver à ses personnages. Ses personnages extrêmement bien travaillés, même les secondaires, arrivent à émouvoir et étonner…

Une construction narrative prenante au point de te laisser sur le carreau…

Une  frontière très mince entre ce que l’on peut et ce que l’on nous oblige à accepter…Entre le bien et le mal… Suspendus… Entre deux mondes…

Écrivain et scénariste français. Il est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche de la Sous-Direction de la Police Judiciaire (SDPJ) en Seine Saint-Denis (93). Il travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-1995).
Il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier, puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions. Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).  Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. et décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman « Code 93 » (2013), un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis.
« Territoires » (2014), présenté en exclusivité à l’occasion du 6ème Festival International des Littératures Policières de Toulouse Polars du Sud, est la suite de « Code 93 ».  Son 3ème livre, qui met en scène le capitaine Coste, « Surtensions », paraît en 2016. Il obtient le prix du polar européen du magazine Le Point. Les droits de ses romans sont déjà acquis en vue d’être portés à la télévision pour y être déclinés en série.

 

 

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Vegan Psycho de Freeric Huginn

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Parution : 9 mai 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 305 – Genre : Thriller-psychologique


Sans être végane, je mange de moins en moins de viande. J’essaie de pallier avec des protéines végétales, du coup dès sa sortie ce livre m’a attiré avec sa couverture et son titre. J’ai découvert la plume de l’auteur un peu par hasard…

J’ai découvert Vanessa et Valmont, les deux flics qui vont faire face à des disparitions inquiétantes et des meurtres vraiment glauques et particulièrement gores.

Le ton est donné dès le début avec une enquête qui même si elle tarde à démarrer, car les inspecteurs ont du mal à cerner le tueur… Un tueur particulièrement tordu… L’auteur décrit les scènes avec minutie et nous entraine dans les milieux des laboratoires médicaux, dans les abattoirs, pour trouver des indices autant sur les victimes que sur le tueur. Toutes les pistes mènent vers le milieu végane extrémiste.

L’auteur, tente avec cette intrigue de sensibiliser son lecteur à la cruauté faite aux animaux, sur l’exploitation que l’homme fait de l’animal, mais il fait d’une manière subtile sans tomber dans l’extrême et la moralisation.

Pour autant l’enquête s’enlise et nos deux inspecteurs, vont se faire aider d’un médium… Pour tenter de démêler le vrai du faux…

L’intrigue est vraiment intéressante et l’écriture, parfois trop familière peu dérouter le lecteur, mais au final cela match bien avec ce thriller qui se veut proche du lecteur.

J’ai eu parfois la sensation de me perdre, un peu comme l’auteur qui vers la fin s’enlise et perd le fil conducteur et malgré toutes ses tentatives, il n’arrivera pas à se rattraper avec un final qui m’a refroidie. Une fin à la limite bâclée, une explication beaucoup trop simple, et qui douche quelque peu le lecteur.

Malgré ce défaut, une lecture agréable avec une plume intéressante, qui ne peut que s’améliorer.

Le titre n’est plus à disposition des lecteurs, car à l’heure où j’écris mon avis, l’auteur a signé avec une maison d’édition. Vous pourrez donc vous procurez le titre prochainement.

Freeric Huginn est un écrivain Français, passionné par le Tarot de Marseille et la littérature, formateur au sein d’une Association Chantier école.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition                                          Challenge polar 2017-2018

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L’Emprise Des Sens de Sacha Erbel

Parution : 14 novembre 2016 – Édition : L@ liseuse Prix papier :  17,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 246 – Genre : Thriller-psychologique


Dès son départ en vacances, Talia est en proie à des phénomènes étranges… Elle met ça sur le compte de la fatigue… Arrivée en Louisiane, elle va se retrouver face à un tueur en série, mystérieux qui pratique des rituels vaudous

L’auteur construit son intrigue avec simplicité sur un rythme soutenu. Talia se découvre un don peu commun, grâce à une prêtresse. Elle a en effet le pouvoir de se connecter au tueur en étant dans sa tête. Elle se retrouve, malgré elle, à enquêter sur ce tueur, hanté par sa mère qui l’a dévalorisé et rabaissé. Une mère qui en a fait un monstre…

L’intrigue est très intéressante et très bien exploitée par l’auteur, qui nous embarque dans des chapitres courts et dense. Malgré tout, j’aurais souhaité que l’auteur, prenne le temps d’installer le suspense crescendo, pour permettre au lecteur de s’imprégner du côté surnaturel. Au lieu de cela, le lecteur plonge dans un abime irréel trop vite et dès la moitié du livre on sait grâce aux visions de Talia, qui était le tueur.

Un thriller fantastique très bien construit malgré ces défauts et une plume qui est déjà de qualité et qui entraîne le lecteur.

Diplômée en Criminologie appliquée à l’expertise mentale, Sacha Erbel (un nom de plume) est fonctionnaire de police depuis plus de 20 ans. Elle travaille au Service de la protection (SDLP) où elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles. 

Challenge polar 2017-2018                                                        ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le Septième Mois de Lisa Gardner

 

Parution : 12 décembre 2017 – Editeur : Albin MichelPages : 118 – Genre : Polar

Pour les fêtes de fin d’année, les Éditions Albin Michel et Lisa Gardner, offrent une nouvelle inédite, enfin traduite, pour le plaisir de ses lecteurs. Parue entre « Preuves d’amour » en 2013 et « Arrêtez moi » en 2014.

Cette nouvelle, de plus de 118 pages, permet de découvrir un moment privilégié de la vie de son héroïne D. D. Warren : celui où elle va donner naissance à son enfant. Mais, l’inspectrice de choc ne peut résister au danger et cet accouchement pourrait bien être compromis par un meurtre…

L’héroïne est vraiment drôle, pleine d’humour dans ses descriptions quand à ce bébé qui joue au foot dans son ventre… Qui appuie sur sa vessie… Ses angoisses de femme amoureuse… De future maman, mais qui n’a surtout pas envie de voir sa vie de flic changer. Elle devrait se ranger… Mais c’est impossible, même à 7 mois de grossesse…

L’intrigue se déroule dans le monde du cinéma et D. D. Warren se retrouve consultante, une aubaine, des sous pour aménager la chambre du bébé … C’est sans compter sur l’auteur, qui décide, de confronter son héroïne aussi bien à ses choix, qu’à une enquête inopinée, elle qui se retrouve hôtesse d’accueil durant la fin de sa grossesse…

Une alternance des chapitres très intéressante, entre des conseils pour être le meurtrier parfait… Qui sait vous en aurez peut-être besoin ?… Et ceux de l’enquête en elle-même.

Une enquête complète torchée en quelques heures, agréable, drôle et qui en même temps, parle aux personnes, aux femmes, qui tout en souhaitant un enfant, ne souhaitent pas nécessairement ralentir leur activité professionnelle.

Un vrai plaisir, pour moi, pourtant je n’avais pas trop accrochée à une famille parfaite… Mais, j’apprécie l’héroïne, du coup je lirais certainement la série avec D. D Warren.

Auteur de plusieurs thrillers, elle est considérée comme l’une des grandes dames du roman policier féminin. Elle est publiée dans 30 pays. La Maison d’à côté a reçu le Grand Prix des Lectrices de ELLE policier en 2011. Elle a également eu d’autres prix à l’étranger. Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision. Lisa Gardner publie également des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott.

Challenge polar et Thriller  2017-2018