Archives pour la catégorie Challenge Un pavé par mois

Secrets Mortels de Sam Carda

 

 

 

Parution : 30 juin 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 2,99€ – Prix papier : 14,99€ – Pages : 524

Je déteste faire un retour de lecture comme celui-ci !

Je remercie l’auteur Sam Carda pour sa confiance et la plateforme SimPlementPro. J’étais curieuse et emballée par cette lecture, mais je ressors très déçue…

En me penchant sur la quatrième de couverture et avec ce titre, je savais qu’il y aurait des secrets, un meurtre et cela présageait une enquête atypique dans ce monde viticole. Malheureusement la sauce n’a pas pris…

Le moins que je puisse dire c’est que l’auteur a une imagination fertile, peut-être trop à mon goût… Tout va vite, trop vite, ça bouge tout le temps, je l’ai lu comme un train lancé à grande vitesse, sans pouvoir reprendre mon souffle et je dois dire que c’est épuisant ! Pourtant cela aurait pu être passionnant…

Le situations sont toutes aussi improbables les unes que les autres, les relations entre les personnages sont assez bizarres : ils se méfient les uns des autres, ne se connaissent pas et pourtant se confient… Les découvertes de secrets bien cachés se font comme ça, sans que rien ne prépare le lecteur… Non franchement, c’est tellement incompréhensible pour moi que je me suis demandée si je n’avais pas sauté des pages !

Pourtant, il y avait de quoi construire une intrigue intéressante sans tomber dans la caricature…

Mais pas assez exploitée, l’histoire devient un vaudeville… Le genre de série « les feux de l’amour » où même des mois après, pas grand chose n’a changé et l’intrigue a stagné… Les « Secrets Mortels » n’ont malheureusement de mortels que l’ennui qui a découlé de ma lecture…

Je suis désolée pour l’auteur, mais je me suis ennuyée ferme et si j’ai lu jusqu’à la fin, c’est pour tenter de trouver du positif… Malheureusement… 524 pages que j’ai trouvé bien trop longues…

Même les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux… J’aurai souhaité que l’auteur les développe, prenne le temps de les décrire pour faire ressortir tel ou tel trait de caractère… Et surtout qu’il prenne le temps de les façonner avec un caractère propre. Tous les personnages ont un phrasé identique, les attitudes sont d’une platitude horripilante… Des personnages en manque de caractère, façonnés sur le même moule… Je n’ai donc pas pu trouver un seul personnage attachant, sauf Victor, que j’ai trouvé intéressant, l’auteur m’a donné envie de le découvrir et de le comprendre… Plus étoffé et mieux travaillé, ce personnage donne du volume au récit.

Le fait que l’auteur ne prenne pas le temps de présenter les choses, donne une sensation brouillonne et fouillis alors que parfois la lenteur permet au lecteur de s’approprie les personnages, digérer les informations.

Pourtant les ingrédients sont bien présents : un univers intéressant avec le monde viticole, des mensonges, des trahisons, des vols, des meurtres…

La première partie se laisse lire, même si je sentais une pointe de lassitude… Mais j’attendais que l’auteur se renouvelle un peu, mais la suite reste trop plate à mon goût.

L’écriture demande à s’améliorer et l’auteur s’il prend le temps de poser ses personnages et son intrigue peut surprendre car des idées sont présentent.

Je n’ai lu que des éloges… Ce qui me laisse à penser que, soit je suis trop exigeante, soit que je n’ai pas du tout adhérer… Soit… Je ne sais pas en fait… Je suis restée sur ma faim… Mais certainement que ce livre plaira à d’autres…

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

 

 

 

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10,54€ –  Pages : 439

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

L’auteur a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible et l’auteur, qui est à l’écoute des retours de lecture, a donc décidé d’améliorer son récit en corrigeant les fautes qui parsèment son récit, ce qui est tout à son honneur.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Aby (n’y descendez jamais) de Fabrice Liegeois

 

 

 

Parution : 7 septembre 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 3€94 – Pages : 492

Je suis partie à la rencontre d’Aby, malgré l’avertissement de l’auteur et je ne sais pas si je remonterais un jour…. N’y descendez jamais est une mise en garde…. Mais je n’en fais qu’à ma tête de toute façon… Et je vous invite à descendre à la rencontre de l’histoire d’Aby… Aby qui nous embarque sur soixante-dix ans, de la petite fille noire au cœur de la Louisiane jusqu’à New York dans le quartier de Harlem…

Il est difficile de classer ce livre dans un style particulier car on passe tour à tour de l’horreur au thriller avec en toile de fond une histoire prégnante et ancrée dans l’âme des personnages !

L’auteur nous plonge dans des évènements qui prennent sens dans l’esclavagisme, la ségrégation et comment les noirs américains ont su ou pu se sortir du diktat du blanc….

Mais attention ce n’est pas là l’histoire telle que nous la connaissons…. non l’auteur nous embarque dans les croyances de la Louisiane profonde, dans les croyances en des Dieux qui nous sont étrangers et qui ont une représentation dans notre monde bien différente de ce que nous connaissons… des Dieux bons ou mauvais qui habitent ces hommes et ces femmes imprégnés par ce qui pour nous est du folklore! Sauf que l’auteur, arrive avec talent à faire douter son lecteur sur sa capacité à comprendre ou du moins essayer de comprendre … Aby sera l’instrument de ces Dieux… et  va suivre sa route et imprégner tous les personnages sur plusieurs décennies … ne vous fiez pas à la fragilité d’Aby… C’est la force et le bras armé … après avoir été victime elle va devenir cette protectrice que l’on respecte et craint au point de devenir tyrannique ? Dans l’horreur elle sera juste et animée de bienveillance!

Aby, n’est que bienveillance ! Pourtant, on se demande parfois, si la folie ne l’a pas prise dans ses filets …. tout est recommencement…

Si on décortique et balaie le « superflus », l’auteur, démontre que les choix de vie se répètent d’une génération à l’autre… parfois malgré toute notre volonté, tout recommence…

Si l’on veut s’affranchir du malheur qui se répète, des actes qui se répètent, il faut casser ce cercle ! Ce cercle familial malsain qui freine et éloigne du bonheur… Malgré toute la bonne volonté, il est difficile de s’affranchir d’une histoire familiale et pour avancer il faut s’en libérer ! Aby et les siens vivrons des décennies, emprisonnés par les choix de vie, par la haine, par des croyances qui poussent à la folie… Mais l’espoir est là… et peut être que le cercle sera rompu….

L’histoire de Harlem et de son isolement qui n’aura trouvé de refuge que dans une autre horreur que celle des gangs… Harlem qu’on s’étonne de découvrir à la fois horrible, troublante et meurtrie…

Le Mal est présent à chaque page, et comme un rouleau compresseur emporte tout sur son passage… Même le Bien ne peut rien faire …

«Combien de fois ai-je été le témoin, et l’objet de ces regards qui se détournent au lieu de dire? Au lieu de de se porter au secours de l’autre, ne serait-ce que pour changer le cours d’une vie?»

N’y descendez jamais est bien véridique, dans tous les sens du terme…. Aby veille…Aby surveille, les siens, son quartier d’Harlem qu’elle domine avec autorité et amour… La folie est parfois à son paroxysme, au point que le lecteur se sent défaillir pour entrer en transe au rythme des incantations d’Aby…

La violence est présente tout le long de la lecture…Toutes les formes de violences et cela fait écho aux violences faites aux femmes qui meurent sous les coups ! Mais surtout à cette violence dont les enfants sont victimes… à cette violence que certains subissent et font subir parfois, malgré eux… car tout est répétition…la violence se transmet comme un héritage familial…

Ce livre n’entre dans aucune case d’un genre bien défini mais balaie plusieurs genres à la fois… il faut savoir lire entre les lignes pour comprendre ce que L’auteur a voulu raconter…

Je reste dubitative face à certains lecteurs qui disent que ce livre n’a aucun sens, qu’il est mal écrit au bout de 40 pages et de le refermer. On peut ne pas aimer, mais encore faut-il aller plus loin….

C’est un livre dense avec de multiples informations, une écriture qui peut sembler parfois difficile comprendre, mais c’est une plume recherchée, travaillée, parfois un brin poétique ! L’auteur aime les mots, aime les poser et les façonner et ça se sent.

Cette plume descriptive et chantante accompagne le lecteur les 2/3 du livre pour se retrouver plus incisive et directe au dernier tiers. Dernier tiers qui sera le dénouement d’une vie… La fin ou le commencent… À vous de le découvrir….

Deux ans après sa sortie, 13 sélections à des prix littéraires et un prix remporté… Bonne route ABY…

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Challenge polar 2017-2018

 

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Amisseum : Les Terres Inconnues de Maes Larson

Parution : 20 avril 2017 – Auto-édition

Prix: 15€99- Numérique 3€99 ( Amazon)

Pages :492 – Genre : fantastique-fantasy-magie

L’auto-édition recèle décidément bien des pépites ! L’auteur arrive à entrainer son lecteur dans un univers fourni, à la construction travaillée.

Dès que j’ai vu cette sublime couverture,  j’ai eu envie de plonger dans ce livre. Je n’ai remarqué le château que bien plus tard… J’ai été attirée par cette pyramide, cette lune… Et le château a pris tout son sens en découvrant l’intrigue…

3 ados se retrouver à faire des choix qui vont les engager.

3 ados qui vont mûrir et peut être trouver un sens à leur vie bien tracée et prévisible malgré les aléas de la vie.

Adam, grand frère attentionné et meurtrie par la maladie de sa petite soeur à qui il voue un amour inconditionnel, pragmatique à l’esprit cartesien. Isaac, dont les parents sont morts… élevé par une grand mère aimante, c’est le pessimiste de la bande. Ryan, le sportif de haut niveau confronté à des choix qu’il n’a pas envie de faire… un brin bagareur, fonceur… 3 amis complémentaires qui sont propulsés dans un univers bien different du leur mais qui va les grandir.

Malgré leurs doutes et leurs peurs ils sont unis et leur amitié est à toute épreuve et c’est bien ça qui les rend différents et attachants !

L’auteur nous entraîne dans un monde tellement bien construit qu’on ne peut qu’être en osmose avec ce livre ! Impossible à lâcher, même si le début semble long, mais il faut bien ça pour mettre en place cet univers !

Un univers parsemé de personnages, avec des noms, oh combien révélateurs du travail de l’auteur ! Des personnages travaillés,  qui auront, chacun, à un moment, leur rôle. Ils se croisent et se recroisent, parfois sans se rencontrés mais construisent chacun la trame de ce monde.

Un récit rythmé, captivant qui laisse le lecteur sur une ouverture vers d’autres aventures.

A quand le second tome ? Il me tarde de retrouver ces personnages et Unisseum…

Un livre difficile à lâcher, des personnages ordinaires qui sont parachutés pour vivre des aventures extraordinaires.

C’est le premier livre de cet auteur et je dois dire que c’est d’une qualité narrative irréprochable.

Une plume addictive, qui ne peut qu’entraîner le lecteur dans un univers fantasy très bien construit.

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Viktor de Nicolas Elie

 

 

Parution : 29 mars 2017 – Édition : ÉvidenceCollection  I-Mage-In-Air

Pages : 400 – Genre : thriller psychologique – fantastique

J’ai été attirée par cette couverture, étrange et surnaturelle… C’est seulement après que j’ai découvert son résumé !

Tout est réuni pour entraîner le lecteur dans une histoire bien glauque ! Viktor est un tueur, un vrai, un tueur dans l’âme qui vit les choses avec ses tripes. Mais un tueur avec des capacités intellectuelles hors normes !

On a parfois du mal à déceler le vrai du faux…. Viktor est habité par une âme ancestrale, une âme à l’âge indéfinissable. … il est habité par le goût du sang…. mais attention il ne tue que ceux qu’il pense devoir éradiquer de la surface de la terre qu’ils salissent par leur présence….

L’auteur, nous embarqué dans un récit qui change… un récit rarement abordé. … on frôle par moment le fantastique… mais c’est tellement étrange qu’on se demande si Viktor n’a pas des capacités de suggestions, même sur nous simple lecteur… simple spectateur…

Je n’ai jamais mis autant de temps à lire un livre aussi court…. Autant l’auteur m’a conquise avec l’histoire de Viktor, autant il m’a perdu avec son choix d’écriture ! Je n’ai pas compris la disparition des négations ! Mais pourquoi ? Pourquoi ce choix ? Pourquoi avoir allourdi un style qui est bon par cette absence ?

Je reste dubitative et frustrée ! Oui frustrée de constater que Viktor aurait pu être un petit bijou, mais qu’en fin de compte il restera entaché de cette absence linguistique qui donne tout son sens à une lecture et la rend fluide !

Je ressors de cette lecture comme vidée de mon énergie, à force d’avoir été coupée dans mon élan de lecture !

J’aurai compris ce choix, pour Viktor enfant, et encore… vu son intelligence…. j’aurai compris pour les proxénètes… mais impossible d’imaginer un psychologue, un directeur de banque, un directeur de grand hôtel faire des phrases sans négations !

En conclusion, un très bon livre avec une histoire bien travaillée mais l’absence de la négation allourdie et gêne la lecture en la rendant moins fluide. Après avoir contacté l’auteur, pour tenter de comprendre… Il présente ce choix comme déterminé par l’usage du langage parlé… Je dois dire que je n’adhère pas…

Malgré tout, j’ai hâte de relire l’auteur, s’il ne fait pas abstraction des négations, car si ses livres, sont de la qualité de « Viktor » au niveau de l’intrigue, c’est un grand écrivain de thrillers que voilà.

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Black$tone de Guillaume Richez

 

 

 

 

Parution : 17 mai 2017

ÉditionFleur sauvage Prix  broché : 19,90€

Pages : 550 – Genre : techno-thriller géopolitique

On se retrouve projeté dans un vrai scénario catastrophe !

Guillaume Richez nous embarque dans un thriller palpitant avec de l’action, du suspense, des scènes gores bourrées de sang, mais attention rien qui ne vous empêche de dormir ! Bien au contraire on suit les évènements et on se dit « mais à quel moment ça va exploser ? » Avec ce Boeing 737 qui vient se scratcher sur l’ambassade des États-Unis à Pékin, on est projeté dans une nouvelle guerre froide, dont les acteurs ont changé, mais tellement crédible et tellement collée à la réalité que tout peut arriver ! La guerre est à nos portes et celle-ci serait dévastatrice…

Une tension palpable tout le long de ma lecture ! Lu en 2 jours tellement j’ai été happée par cette ambiance de crise mondiale. Mais c’était sans compter sur le talent de l’auteur, qui nous embarque dans une enquête sur un meurtrier en série et tout prend son sens…

Un livre qui se lit comme un documentaire avec l’histoire de ces dernières décennies en toile de fond ! Une crise majeur au niveau mondial qui est décortiquée avec talent ! On se demande où l’auteur va chercher tout ça et s’il ne s’est pas réincarné en petite souris le temps des événements !

J’ai adoré les passages, dans lesquels Obama prend vie et l’authenticité que cela donne au récit ! Tellement vivant qu’on croit y être et vivre le récit auprès des personnages !

La tension monte peu à peu avec un excellent dosage, mais tellement tendu du string qu’on se dit mais Guillaume Richez va faire péter la bombe !!! Incroyable mais non… Ouf nous sommes sauvés mais jusqu’à quand ?…

Un thriller où la géopolitique a une grande place, bien ancré dans notre réalité, Blackstone, sans nous prendre la tête, fait un exposé des situations tendues dans une région en éternel conflit…

Mais attention Blackstone, ce n’est pas que ça ! Pas que de la géopolitique ! C’est aussi une enquête sur un tueur en série, sur des trafics, des personnages meurtris, des personnages qui meurent ou qui disparaissent !

A cette toile de fond de crise mondiale, une série de meurtres sanglants, dont l’enquête sera menée par des policiers chinois et américains ! Tant qu’à faire autant pimenter le tout…

« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer. »

Un tueur sanglant, un tueur qui peut cacher bien autre chose…

C’est un pavé, mais tellement riche en rebondissements, tellement bien construit, que pas un seul moment l’ennui ne nous pousse à tourner les pages plus vite, bien contraire on le déguste et on prend son temps pour en apprécier chaque passage !

Un scénario digne des grands films, porté par une maison d’édition qui sait appâter son lecteur !

Merci à l’auteur pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir son livre, que je vous recommande vivement !

Guillaume Richez est diplômé de Lettres Modernes. En 2011, il est membre du jury du 37ème Prix Inter du Livre présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs des éditions
Points. En 2012 paraît aux éditions J’ai Lu son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un thriller réservé à un public averti.
Depuis 2016, il publie des chroniques littéraires et crée en 2017 le site web Les Imposteurs consacré à la littérature, au polar, à la science-fiction et au mauvais genre. Blackstone, son deuxième roman, paraît aux éditions Fleur Sauvage en mai 2017.

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Je m’appelle Birdy de Franco Mannara

 

Parution : 8 mars 2017 – Édition : Calmann-Lévy – Prix  broché : 1819.90€

Pages 416 – Genre : Polar

« Sexe, Drug and Rock N Roll »

Âmes sensibles s’abstenir ! 

Voilà ce qui m’a donné envie de lire « je m’appelle Birdy » Du coup j’étais malgré tout sur la réserve, car des accroches comme celle-là même si elles laissent présager des coups de cœur ne sont que de la poudre aux yeux. Et puis voir Caryl Ferey inviter à la lecture, on se dit quand-même il doit être bon ce bouquin ! Et bien je peux vous dire que tout cela n’est pas de la poudre aux yeux et que je me suis pris un méga trip !

Avec ce premier livre Franco Mannara compose un polar comme un opéra Rock qui te laisse sur les rotules à la fin !

Un livre trash, hyper trash ! Mais quel putain de livre !!!

Un livre qu’on n’oublie pas facilement ! Une claque livresque à tous les niveaux. Impossible à lâcher une fois qu’on le commence.

L’auteur connaît bien le milieu dans lequel il nous embarque, dans lequel il nous balance sans bouée de sauvetage et autant dire que la claque dans la gueule n’est pas loin !

Punaise je suis passée par tellement d’émotions : révolte, haine, envie de meurtre…  

On découvre les travers, les vices de ceux pour qui le fric ne suffit pas, pour qui le besoin de domination est tel qu’il en devient dégueulasse et crade. Crade au point que tu as envie de prendre une douche parce que la crasse colle à ta peau, colle à ton âme. 

Ici l’auteur nous plonge dans le monde  de la nuit, la drogue, la sniff, les petites pilules bleues côtoient le sexe mais le sexe qui révulse le sexe qui te sali, le coup tiré vite fait et qui te laisse un goût amer, un coup dont tu ne te souviens pas tellement t’es défoncé.

Avec l’auteur on plonge dans le monde de la défonce, le monde de la drogue dont on a du mal à s’extirper !

Mais attention malgré les morts suspectes, la drogue et la montagne de merde, la beauté pousse parce que la merde fait un bon engrais ! 

Ces meurtres qui jalonnent sont-ils le fait d’un tueur en série ou dus à l’univers de la nuit ? Il appartient à Ibanez, flic atypique, gitan rejeté par les siens et meurtri par la vie de le découvrir !

Paolo, guitariste, qui n’hésite pas à sniffer sa dose pour se mettre dans l’ambiance va se retrouver parachuter  détective pour payer sa dette…. 

Ces deux hommes, vont se retrouver télescoper par la force des choses et c’est jouissif ! Jouissif car l’auteur ne ménage pas nos nerfs et n’ira pas par quatre chemin pour nous plonger dans l’horreur jusqu’à la fin !

Je remercie l’auteur pour cette lecture pour cette écriture pour ces mots pleins de justesse et de talent. Alors oui c’est trash, c’est crade, c’est Vil, c’est noir mais c’est tellement humain ! L’humain est représenté dans tout ce qu’il a de décadent et d’horrible. Tellement horrible que vous ne pourriez deviner…. Le mieux c’est de lire « je m’appelle Birdy » pour le découvrir. …

je remercie vivement les éditions Calmann-Lévy pour l’envoi du livre, pour la découverte de ce premier titre et surtout pour la qualité des publications qui ne m’ont encore jamais déçues.

Un premier roman efficace, d’une très grande qualité, un polar bien noir avec des scènes dignes d’un très bon scénario, avec des scènes choquantes. Choquantes si vous n’avez pas l’habitude des polars et thrillers, mais pour les lecteurs habitués à de ce genre ça passe bien et on en redemande.

A quand le prochain, pour que je puisse me délecter, l’auteur m’a embarqué et ferré dans son univers.

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challenge polar et thriller 2016-2017

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Issu du rock underground, Franco Mannara, auteur, compositeur, interprète et bidouilleur sonore, a construit un parcours atypique. Fondateur du groupe « Spoke Orkestra », qui se produit dans toute la France, il signe ici son premier polar, fortement inspiré de son univers musical.

La cave de Natasha Preston

Parution : 19 avril 2017 – Édition : Hachette Romans – Prix  broché : 18€

Pages 400 – Genre : Thriller psychologique

J’ai été assez surprise de découvrir ce thriller classé dans la catégorie Young Adults.

Pour ceux qui auraient tendance à ne pas se lancer dans des livres de cette catégorie, il serait dommage de ne pas découvrir « la cave », vous risqueriez de passer à côté d’un très bon moment de lecture, mais surtout de ne pas vivre le paroxysme de l’horreur.

Au départ, j’avais un peu peur de tomber sur une enquête classique suite à l’enlèvement de Summer qui mène une vie parfaitement normale d’une ado de 16 ans. Elle est entourée de ses parents, amis et un petit ami. Le tout commençait d’une manière assez « nian-nian » et je me disais que je ne le finirais certainement pas !

Le tournant arrive rapidement, sans que l’ennui ne s’installe, lorsque Summer croise la route de Trèfle et ne rentre donc pas chez elle…

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave.

Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris, Violette, et où Summer rebaptisée Lilas, les rejoint.

– Qu’est-ce qu’il attend de nous ?

– Je ne sais pas exactement, mais je crois qu’il cherche une famille. La famille idéale. Il choisit des filles, qu’il trouve parfaites, comme des fleurs.❞

Ces filles sont soumises à la folie meurtrière d’un homme : Trèfle, dont la folie est telle qu’il a décidé qu’elles faisaient partie de sa famille et qu’il les protégeait… Mais le cauchemar ne s’arrête pas là…

❝ Il a souri en montrant ses dents trop blanches et trop bien alignées.
Tout en lui était impeccable : sa peau, ses cheveux, ses vêtements, repassés avec soin, ses maudites dents. L’image du loup déguisé en agneau lui allait comme un gant.❞

L’auteur nous entraîne dans la psychologie des personnages. Une alternance de point de vu très intéressante.

D’un côté Summer/Lilas avec son quotidien, l’évolution de ses pensées, sa vie dans « la cave » sa relation aux autres, le regard qu’elle porte sur ses quo-détenues est sans complaisance…

❝ La solitude est pire qu’une maladie mortelle. Chaque jour qui passe, on s’efface un peu plus. ❞

On est parfois plongé dans les pensées de Trèfle, on est dans son esprit et sa vision des choses est bercée d’illusions, on en apprend plus sur sa vie, son enfance… Ses pensées, sont terrifiantes et absurdes à la fois !

Enfin, Lewis, le petit ami de Summer qu’on découvre lors de la disparition de Summer, ses recherches, ses espoirs … Ses émotions sont palpables et sa douleur est transmise à travers le récit de l’auteur.

Ces alternances donnent du rythme à cette lecture, qui sans cela aurait été assez plate et sans intérêt pour tomber dans une banale enquête suite à disparition, comme une mauvaise série TV.

J’ai parfois eu envie de secouer certaines filles pour les réveiller ! Un syndrome de Stockholm complètement déstabilisant, qui les pousse à faire et accepter des choses qu’en temps normal elle auraient rejeté en bloc, mais es-ce seulement ça ? La peur parfois vous fait accepter le pire….

❝ La question est toute simple et la réponse est « jamais ». L’enjeu n’est pas d’abandonner ou non, c’est de survivre. Je ne sais pas si nous sortirons d’ici en vie, mais accepter ses conditions est notre seule chance d’y parvenir. ❞

De temps en temps on a des retours en arrière avec les années indiquées en début de chapitre, notamment sur Trèfle et comment il a basculer… Certains passages concernent Summer et sa relation avec Lewis. Ces détails ajoutent à l’intrigue un rythme non négligeable.

L’ambiance est angoissante, certains passages sont choquants, glauques. Tout est tellement dingue dans ce livre que cela frôle la perfection dans le récit et la vérité ne semble pas loin. Malgré tout, l’espoir est très présent.

Certains passages seront gores à souhait, choquants pour certains et trop crus pour d’autres ! Mais c’est là toute la qualité d’un très bon thriller qu’on a du mal à lâcher et qui allie la terreur et l’espoir. Deux antonymes dans un thriller, mais l’auteur arrive à les marier avec talent.

En bref, une lecture addictive qui prend son envol à la dernière partie ! Je pensais même à mon livre lorsque je devais faire autre chose ! J’étais impatiente de connaître le dénouement.

Un huis clos, angoissant qui va vous remuer  et ne ménagera pas vos nerfs ! Une lecture à découvrir et surtout un récit magnifiquement construit par son auteur Natasha Preston.

Un thriller jeunesse de qualité, avec une psychologie des personnages et un psychopathe digne du genre. Le final est très différent d’un thriller classique, mais cela tient de la classification Young Adults…

Je remercie NetGalley et la collection Black Moon des éditions Hachette pour cette lecture.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le Miroir du Damné de F. Livyns et JB Leblanc

Parution : 14 avril 2017 – Édition : Séma EditionsPrix ebook : 6.99€ –

Prix  broché : 22€ (Précommande d’exemplaires dédicacés) –

Pages 502 – Genre : Thriller rural horrifique

Je remercie infiniment Séma Editions  (Southeast Jones, tout particulièrement) pour ce service presse.

Un thriller rural horrifique d’une très belle qualité écrit à quatre mains  par  J.B. Leblanc et Frédéric Livyns, et un livre qu’on lit en apnée jusqu’à la dernière page. On se retrouve Au cœur du massif des Maures, dans le petit village de Tarsac, le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa. Un assassin particulièrement sadique qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ?

La moiteur de l’air, la chaleur rend à merveille  l’ambiance oppressante, l’étouffement dans lequel vit ce village complètement enclavé où tous sont suspects…

Le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale vont devoir enquêter et plonger dans ce que l’être humain a de plus vil en lui.

On plonge dès les premières pages dans une enquête qui se termine en apothéose ! Tarsac transpire, Tarsac a peur, Tarsac est l’antre du diable avec cette chaleur qui va crescendo au rythme des découvertes, des meurtres et de l’horreur !

Cette ville transpire l’abandon, le bout du monde, les gens meurtris pas un passé encore vivace dans les souvenirs des villageois qui sont autant coincés à Tarsac que Tarsac est coincée dans  ces montagnes, isolée du monde. Les personnages sont à l’image de la ville : secs et rudes.

Deux enquêtes vont se télescoper : celle de 12 ans en arrière et celle d’aujourd’hui. Y a t -il un lien ? Rien ne le laisse présager et pourtant les auteurs font basculer leur thriller rural vers l’horreur. L’alternance entre ces deux enquêtes, entre le passé et le présent, donne un rythme soutenu à la lecture. Malgré quelques longueurs parfois, dans les descriptions, on ne peut lâcher ce livre  addictif et prenant.

Le parti pris des auteurs, d’allier thriller et surnaturel est une réussite et la construction laisse à penser que la frontière entre les deux est mince. Un pari réussi que de nous confronter à des croyances qui semblent révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le cœur de l’énigme.

La sorcellerie, la magie, les démons se côtoient sans que cela semble incompatible ou impossible ! Tout est plausible, claire et précis. Les auteurs ont fait un excellent travail en ne tombant pas dans la banale histoire de croyances rurales, mais tentent de prouver que les démons existent et surtout que la magie, les sorcières sont en parfaite harmonie avec la nature et en filigrane on comprend que ces croyances perdurent par endroit ! Même si cela reste de la fiction, on ne peut manquer de s’interroger…

La seule chose qui m’a gêné dans ma lecture, je dois dire même parfois horripilé, c’est la référence à la catégorie professionnelle par moment au lieu du prénom des personnages….

L’enfer ouvre ses portes pour nous accueillir en son sein et nous recracher complètement laminés, chamboulés, apeurés. Oui l’horreur, la peur prend tout son sens et on espère que cela va s’arrêter… Pour le bien de tous, pour la santé mentale de tous et de nous pauvre lecteur martyrisé et entraîné, par ces deux auteurs dans tout ce qu’il y a de plus incompréhensible !

Les auteurs arrivent à brouiller les pistes avec brio et nous entraînent vers un excellent thriller surnaturel sur fond de thriller rural d’une grande réussite.

Un petit mot pour cette magnifique couverture signée Christophe Huet qui ne peut qu’attirer une lectrice comme moi et qui ne laisse pas indifférente. Le graphiste a fait un excellent travail qui rend bien l’atmosphère du livre.

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Frédéric Livyns auteur belge, de trois romans aux éditions Chloé des Lys sous le pseudonyme de Kiss Huige : « Phero Nexafreuse » (chronique sombre et désespérée), « Matriarcat » (roman noir) et « Résurgence » (roman fantastique). Il publie également un recueil de poésie nommé « D’échéance de soi » sous le pseudonyme de Joshua Zell aux éditions Le Manuscrit.  Il est également publié auprès des éditions Edilivre sous son véritable nom.  « Catharsis » et « Entrez… ».

Jean-Baptiste Leblanc est un auteur français de thrillers fantastiques. 2012 « Le Cauchemar de Cassandre ». 2013 « L’ère du diable ». 2014 « La porte »

 

L’amour est rouge de Sophie Jaff

♦ Editeur : Calmann-Lévy ♦ Parution : 18/01/2017 Pages : 416 ♦ Prix : 21,90♦ Genre : Thriller-fantastique

Le roman débute par une scène de séduction assez chaude, prélude d’un meurtre sanglant et le début d’une série de meurtres qui sèment la panique à New York. Un tueur en série que les médias vont surnommer «le Faucheur» parce que son art morbide consiste à lacérer le corps de ses victimes à la faucille.

Le ton est donné dès le départ, on est dans la tête du tueur et c’est génial ! Ses pensées, sa manière de voir les choses, c’est déstabilisant, glauque à souhait et totalement oppressant par moment !

« Son odeur est exactement celle que tu aimes sentir sur elle. Tu as envie de dévorer ce qu’elle sent. Tu sais flairer les femmes comme le cochon la truffe. Sniff, sniff, tu flaires la truffe. … « Mon petit chiot mouille-t-il ? » Tu veux savoir. « 

Et tandis que la ville est en proie à une hystérie collective, Katherine tente de démêler les sentiments contradictoires qui la hantent depuis qu’elle a rencontré deux prétendants très différents : le beau et gentil David, et le séduisant mais distant Sael.

Je ne me suis pas du tout attachée à Katherine ! Je l’ai trouvé distante, banale et agaçante ! Le début est déstabilisant, long, je ne voyais pas où l’auteur voulait m’emmener !

Par contre, le tueur, sa psychologie est extrêmement bien travaillée.

Pour lui, chaque sentiment est une couleur : l’excitation est bleu électrique, la terreur couleur de la craie et l’amour, le vrai, est rouge. Il est beau, fin stratège et arrive à faire tomber les femmes même les plus méfiantes dans ses filets et Katherine en fera partie.

Les personnages secondaires sont parfaitement décrits et étudiés.

Je suis bien heureuse de m’être laissée guider.

Un excellent thriller-fantastique, une écriture fluide qui entraîne le lecteur dans un monde qui bascule peu à peu dans le surnaturel.

Dans les chapitres « dans la tête du tueur » on se dit qu’on est vraiment face à un monstre, malade… On est dans sa tête ! Il y a un côté voyeur et malsain. Il se parle, il utilise la deuxième personne du singulier ce qui donne une réalité encore plus palpable.

Mais peu à peu le surnaturel émerge par petite touche dans la vie de Katherine et là, la lecture prend une dimension surnaturelle mais pas complètement loufoque! Non on garde de la crédibilité, on garde de la matière et on se dit bein pourquoi pas ! L’auteur apporte des ingrédients du thriller, de l’amour, du suspense pour nous livrer un thriller-fantastique très bien construit et très bien amené !

La traque oppressante construite par Sophie Jaff de manière méthodique est la grande réussite de ce livre.

Mêlant monde surnaturel et littéraire, fantastique et horreur, passé et présent, L’amour est rouge est le premier volet d’une trilogie, qu’il me tarde de découvrir !

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et la plateforme NetGalley pour cette lecture complètement déroutante et addictive !

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Originaire d’Afrique du Sud, Sophie Jaff est diplômée de la Tisch School of the Arts, où elle a étudié l’écriture de comédies musicales. Elle est également membre de la Dramatists Guild of America. Ses œuvres ont été jouées au Symphony Space, au Lincoln Center et au Gershwin Theater de New York, où elle vit et travaille au deuxième volume de cette trilogie.