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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2.99€ – Prix Papier : 10,54€ – 439 PagesGenre : Drame, Résilience, fantastique

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

Amélie de Lima a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible… Mais l’essentiel y est pour passer un bon moment.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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LA RUMEUR tome 1 : La fuite de Solenne Hernandez

 

 

 

 

 

Parution : 31 août 2016 – Auto-édition – Prix Numérique : 1,49€ – Prix papier :  12,79€ –  Pages : 424

Qui sait comment notre monde pourrait évoluer si une crise éclatait ? La mode est aux dystopies… Mais pas seulement… Ce qui intrigue lorsque l’on plonge dans ce genre de lecture c’est l’univers que l’auteur aura développé.

Avec la Rumeur, l’auteur nous embarque dans un monde où une crise majeure sévit, plus grand chose n’a de valeur… L’argent ne représente plus rien… Pour sauver cette humanité en perdition, le Secteur, gouvernement en place, pense résoudre la crise, en y mettant un terme.. Une rumeur se propage peu à peu, sans jamais être palpable… Certains vont adhérer… D’autres non… Il y a un prix à payer… Les rêves des enfants…

Afin de rendre le bonheur aux habitants du centre, le Secteur va voler les rêves et l’imagination des enfants pour les leur donner, les rêves deviennent convoités et ont une valeur inestimable… Pour cela on n’hésite pas à faire vivre un enfer aux enfants…

« Qui, qui diable dans ce monde qui courait à sa perte, pouvait donc sincèrement croire en la supposée clémence d’un Secteur qui tuait sans vergogne hommes, femmes, et enfants ? »

Le Secteur garantit l’apport de vivres et de sécurité aux villages et en échange, les habitants doivent travailler… Le Secteur pour le bonheur de certains n’hésite pas à semer la mort et la Terreur…

Dans ce monde post-apocalyptique, la terreur et l’oppression sont les maîtres-mots, les rêves et l’innocence n’ont plus leur places…

Nous suivons Brewen et Oswald qui ont pu échapper au Secteur… Jusqu’au jour où ils doivent fuir à nouveau… Cette fuite est un ordre… Une obligation… Fuir vers le nord ?

Un premier tome addictif, avec des personnages attachants et un univers très bien construit.

Oui c’est un livre Young adult, mais pour peu qu’on aime ce genre ça passe bien, même si parfois c’est très ado… Il est de plus en plus fréquent que les dystopies soient Young adult certainement pour l’espoir et le courage dont ils font preuve… Les adultes sont plus terre à terre et se laisseraient plus facilement glisser… Je n’ai pas de réponse… Toujours est-il qu’avec la Rumeur les adultes sont en général, les « méchants »… Et le but est de ne pas tomber entre les griffes des « silhouettes » et des « chasseurs »

On sent la jeunesse de l’auteur, mais cela ne m’a pas trop gêné dans ma lecture, car la plume est travaillée et ne pourra que s’améliorer.

Un vrai travail a été fait sur ce monde, ce qui offre une très bonne immersion. L’auteur maintient son lecteur en haleine et malgré le nombre de page, l’ennui ne se profile pas, car elle distille savamment les différents ingrédients de son intrigue. Les personnages sont bien présentés ce qui les rend attachants ou non et aide le lecteur à appréhender à travers des flash-back, l’histoire de chacun.

« Ils nous occupent , petit crapaud. Ils nous bernent. Ils essaient d’insinuer de l’espoir et des rêves chez ceux qui n’y croient plus. Ils nous apprennent à nous battre pour qu’on pense pouvoir leur échapper. Pour qu’on s’imagine s’en sortir. Et notre imagination, c’est leur denrée. Souviens-toi. »

Le lecteur est spectateur et découvre l’intrigue en même temps que les personnages, le mystère reste entier, même à la fin du premier tome.

En effet, beaucoup de choses n’ont pas encore été révélées, ce qui maintient le lecteur dans une attente et un suspense maîtrisé.

On sent toute l’inquiétude de l’auteur face à un avenir incertain, compliqué… Reflet d’une génération qui se pose beaucoup de question sur cet avenir, alors même que le présent demande à être vécu… Les peurs et angoisses sont jetées sur le papier, dans ce monde où le rêve n’est pas permis… Pas pour tous du moins…

Un livre… Une histoire… Pour cristalliser ses peurs… Une thérapie face à l’inconnu…

Solenne Hernandez est titulaire d’un master 1 Didactique des langues et des cultures – Français langue étrangère et seconde (DLC-FLES) de l’Université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand (2011-2012). Elle est rédactrice web desk au sein de Webedia/SNCF depuis 2016. Son premier roman, « La Rumeur, tome 1 : La Fuite » (mars 2016), est le tout premier d’une saga dystopique pour jeunes adultes dont le tome 2 – « L’Espoir » – est disponible depuis novembre 2016.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le Ferry de Mats Strandberg

 

 

 

Parution : 14 juin 2017 – Edition Bragelonne – Collection L’Ombre  – Prix Numérique : 12,99€ – Prix papier :  20€ –  Pages : 504

On beau dire, mais une bonne couverture c’est vendeur ! Quand je l’ai vu, j’ai été attirée, comme un aimant. Avec ce rappel des couloirs de l’hôtel de Shining et sa moquette… Avec cette accroche « la vague de terreur qui a balayé la Suède », plus le résumé, je n’ai pas résisté…

Cela aurait pu être un très bon huis-clos, puisqu’on va vite comprendre pourquoi tout va partir en cacahuète…

Si vous cherchez du suspense, passez votre chemin, au bout de 90 pages on sait déjà ce qui va se dérouler sur les 400 pages qui restent…

« Le Stephen King suédois. » Lotta Olsson, DN. Kultur

Quand on met la barre aussi haut, il faut vraiment que cela soit à la hauteur… Et là, la comparaison n’a aucun sens ! On est loin du suspense addictif du Maître du genre …

Je m’attendais à plonger dans l’horreur mais en fin de compte j’ai été immergée dans un bain soporifique ! 504 pages à lire… 160 pages de supplice … Et je suis désolée, mais je n’irais pas plus loin… Impossible pour moi de continuer… Je pensais vraiment tomber sur une idée originale… Malheureusement… C’est du déjà lu et relus… Si encore cela était présenté différemment…

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La chambre de Mamie de Dany Boutingy

 

 

 

Parution : 28 janvier 2017 – Auto-édition – Prix papier :  11€ –  Pages : 200

Certains livres laissent une emprunte indélébile… Vous marquent par leur vérité, l’humour cynique qui coule entre les lignes, mais surtout par la vie qui vibre à chaque mot !

C’est un hymne à la vie, à l’amour… Un délice pur… Une plume tout en délicatesse qui parlera à tout à chacun…

Avec « la chambre de mamie« , l’auteur nous embarque dans une cohabitation hors norme entre une jeune étudiante, à la recherche d’une chambre, et une grand-mère, que beaucoup aimerait avoir.

Une grand-mère pas comme les autres, délurée à souhait… Qui respire la vie …Une emmerdeuse… Et une jeune fille trop sérieuse… Trop sage, Trop casanière…

Une cohabitation intergénérationnelle qui débouche sur une histoire pleine de vie et de reconnaissance de l’autre et surtout de l’importance de la transmission…

Ce récit m’a plongé dans une bulle de bonheur en me sortant encore une fois de ma zone de confort. J’apprécie de plus en plus de m’extraire de l’univers du thriller (c’est toujours mon univers de prédilection), pour plonger dans ce type de pépite qui te ramène à l’essentiel et t’oblige à opérer une introspection, sur toi-même ou sur la vie d’une manière générale…

On a très souvent du mal à s’imaginer les personnes autrement que dans le quotidien dans lequel nous les voyons évoluer.

« L’étudiante était aussi interloquée qu’amusée de voir de quelle façon on vivait dans les clichés. Une mamie, c’est gentil ; une mamie, c’est fragile ; une mamie, ça se plaint tout le temps : une mamie, ça radote sans arrêt ; une mamie, ça ne ment pas ; une mamie, ça ne fantasme pas ; une mamie, ça ne vole pas ; une mamie,, ça ne couche pas ; une mamie… ça ne fume pas. »

Une grand-mère coquine, attachante, « attachiante« … Au vécu bien rempli et qui va transmettre la joie de vivre… L’amour tout simplement. La vision de la vie de Flora va changer et le rapprochement entre ces deux personnes donne un bouquin à lire absolument. A découvrir pour sourire, aimer et surtout s’ouvrir vers l’autre… Et ne pas laisser de côté, ceux qui ont encore tellement à nous apprendre…

« Je vais écrire ces phrases en m’imaginant qu’un jour tu les liras peut-être, ému de déchiffrer les notes d’une vieille bique qui t’aime si fort. »

J’ai refermé ce livre avec la tristesse de devoir quitter cette mamie hors norme. Mais cette mamie m’a montré la voie vers la plénitude et le bonheur à atteindre… On aimerait que le récit soit plus long, tellement on passe un bon moment. La fin arrive trop rapidement et nous laisse un goût de trop peu… J’aurais souhaité que la relation entre Flora et cette Mamie soit plus détaillée, soit plus lente à se construire, pour profiter de chaque moment de cette relation hors norme qui se construit… Et cette fameuse chambre … Interdite…

L’auteur aurait pu faire languir son lecteur plus longtemps, sans que cela ne soit ennuyeux tellement sa plume est fluide et belle et n’a rien à envier aux grands auteurs…

Merci à l’auteur pour sa confiance et pour ce magnifique témoignage… Un hommage… Doublé d’une très belle écriture, rafraîchissante et emplie d’émotions, qui laisse un sourire sur les lèvres et de belles images en tête !

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Secrets Mortels de Sam Carda

 

 

 

Parution : 30 juin 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 2,99€ – Prix papier : 14,99€ – Pages : 524

Je déteste faire un retour de lecture comme celui-ci !

Je remercie l’auteur Sam Carda pour sa confiance et la plateforme SimPlementPro. J’étais curieuse et emballée par cette lecture, mais je ressors très déçue…

En me penchant sur la quatrième de couverture et avec ce titre, je savais qu’il y aurait des secrets, un meurtre et cela présageait une enquête atypique dans ce monde viticole. Malheureusement la sauce n’a pas pris…

Le moins que je puisse dire c’est que l’auteur a une imagination fertile, peut-être trop à mon goût… Tout va vite, trop vite, ça bouge tout le temps, je l’ai lu comme un train lancé à grande vitesse, sans pouvoir reprendre mon souffle et je dois dire que c’est épuisant ! Pourtant cela aurait pu être passionnant…

Le situations sont toutes aussi improbables les unes que les autres, les relations entre les personnages sont assez bizarres : ils se méfient les uns des autres, ne se connaissent pas et pourtant se confient… Les découvertes de secrets bien cachés se font comme ça, sans que rien ne prépare le lecteur… Non franchement, c’est tellement incompréhensible pour moi que je me suis demandée si je n’avais pas sauté des pages !

Pourtant, il y avait de quoi construire une intrigue intéressante sans tomber dans la caricature…

Mais pas assez exploitée, l’histoire devient un vaudeville… Le genre de série « les feux de l’amour » où même des mois après, pas grand chose n’a changé et l’intrigue a stagné… Les « Secrets Mortels » n’ont malheureusement de mortels que l’ennui qui a découlé de ma lecture…

Je suis désolée pour l’auteur, mais je me suis ennuyée ferme et si j’ai lu jusqu’à la fin, c’est pour tenter de trouver du positif… Malheureusement… 524 pages que j’ai trouvé bien trop longues…

Même les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux… J’aurai souhaité que l’auteur les développe, prenne le temps de les décrire pour faire ressortir tel ou tel trait de caractère… Et surtout qu’il prenne le temps de les façonner avec un caractère propre. Tous les personnages ont un phrasé identique, les attitudes sont d’une platitude horripilante… Des personnages en manque de caractère, façonnés sur le même moule… Je n’ai donc pas pu trouver un seul personnage attachant, sauf Victor, que j’ai trouvé intéressant, l’auteur m’a donné envie de le découvrir et de le comprendre… Plus étoffé et mieux travaillé, ce personnage donne du volume au récit.

Le fait que l’auteur ne prenne pas le temps de présenter les choses, donne une sensation brouillonne et fouillis alors que parfois la lenteur permet au lecteur de s’approprie les personnages, digérer les informations.

Pourtant les ingrédients sont bien présents : un univers intéressant avec le monde viticole, des mensonges, des trahisons, des vols, des meurtres…

La première partie se laisse lire, même si je sentais une pointe de lassitude… Mais j’attendais que l’auteur se renouvelle un peu, mais la suite reste trop plate à mon goût.

L’écriture demande à s’améliorer et l’auteur s’il prend le temps de poser ses personnages et son intrigue peut surprendre car des idées sont présentent.

Je n’ai lu que des éloges… Ce qui me laisse à penser que, soit je suis trop exigeante, soit que je n’ai pas du tout adhérer… Soit… Je ne sais pas en fait… Je suis restée sur ma faim… Mais certainement que ce livre plaira à d’autres…

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

 

 

 

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10,54€ –  Pages : 439

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

L’auteur a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible et l’auteur, qui est à l’écoute des retours de lecture, a donc décidé d’améliorer son récit en corrigeant les fautes qui parsèment son récit, ce qui est tout à son honneur.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Aby (n’y descendez jamais) de Fabrice Liegeois

 

 

 

Parution : 7 septembre 2016 – Auto-édition – Prix Numérique 3€94 – Pages : 492

Je suis partie à la rencontre d’Aby, malgré l’avertissement de l’auteur et je ne sais pas si je remonterais un jour…. N’y descendez jamais est une mise en garde…. Mais je n’en fais qu’à ma tête de toute façon… Et je vous invite à descendre à la rencontre de l’histoire d’Aby… Aby qui nous embarque sur soixante-dix ans, de la petite fille noire au cœur de la Louisiane jusqu’à New York dans le quartier de Harlem…

Il est difficile de classer ce livre dans un style particulier car on passe tour à tour de l’horreur au thriller avec en toile de fond une histoire prégnante et ancrée dans l’âme des personnages !

L’auteur nous plonge dans des évènements qui prennent sens dans l’esclavagisme, la ségrégation et comment les noirs américains ont su ou pu se sortir du diktat du blanc….

Mais attention ce n’est pas là l’histoire telle que nous la connaissons…. non l’auteur nous embarque dans les croyances de la Louisiane profonde, dans les croyances en des Dieux qui nous sont étrangers et qui ont une représentation dans notre monde bien différente de ce que nous connaissons… des Dieux bons ou mauvais qui habitent ces hommes et ces femmes imprégnés par ce qui pour nous est du folklore! Sauf que l’auteur, arrive avec talent à faire douter son lecteur sur sa capacité à comprendre ou du moins essayer de comprendre … Aby sera l’instrument de ces Dieux… et  va suivre sa route et imprégner tous les personnages sur plusieurs décennies … ne vous fiez pas à la fragilité d’Aby… C’est la force et le bras armé … après avoir été victime elle va devenir cette protectrice que l’on respecte et craint au point de devenir tyrannique ? Dans l’horreur elle sera juste et animée de bienveillance!

Aby, n’est que bienveillance ! Pourtant, on se demande parfois, si la folie ne l’a pas prise dans ses filets …. tout est recommencement…

Si on décortique et balaie le « superflus », l’auteur, démontre que les choix de vie se répètent d’une génération à l’autre… parfois malgré toute notre volonté, tout recommence…

Si l’on veut s’affranchir du malheur qui se répète, des actes qui se répètent, il faut casser ce cercle ! Ce cercle familial malsain qui freine et éloigne du bonheur… Malgré toute la bonne volonté, il est difficile de s’affranchir d’une histoire familiale et pour avancer il faut s’en libérer ! Aby et les siens vivrons des décennies, emprisonnés par les choix de vie, par la haine, par des croyances qui poussent à la folie… Mais l’espoir est là… et peut être que le cercle sera rompu….

L’histoire de Harlem et de son isolement qui n’aura trouvé de refuge que dans une autre horreur que celle des gangs… Harlem qu’on s’étonne de découvrir à la fois horrible, troublante et meurtrie…

Le Mal est présent à chaque page, et comme un rouleau compresseur emporte tout sur son passage… Même le Bien ne peut rien faire …

«Combien de fois ai-je été le témoin, et l’objet de ces regards qui se détournent au lieu de dire? Au lieu de de se porter au secours de l’autre, ne serait-ce que pour changer le cours d’une vie?»

N’y descendez jamais est bien véridique, dans tous les sens du terme…. Aby veille…Aby surveille, les siens, son quartier d’Harlem qu’elle domine avec autorité et amour… La folie est parfois à son paroxysme, au point que le lecteur se sent défaillir pour entrer en transe au rythme des incantations d’Aby…

La violence est présente tout le long de la lecture…Toutes les formes de violences et cela fait écho aux violences faites aux femmes qui meurent sous les coups ! Mais surtout à cette violence dont les enfants sont victimes… à cette violence que certains subissent et font subir parfois, malgré eux… car tout est répétition…la violence se transmet comme un héritage familial…

Ce livre n’entre dans aucune case d’un genre bien défini mais balaie plusieurs genres à la fois… il faut savoir lire entre les lignes pour comprendre ce que L’auteur a voulu raconter…

Je reste dubitative face à certains lecteurs qui disent que ce livre n’a aucun sens, qu’il est mal écrit au bout de 40 pages et de le refermer. On peut ne pas aimer, mais encore faut-il aller plus loin….

C’est un livre dense avec de multiples informations, une écriture qui peut sembler parfois difficile comprendre, mais c’est une plume recherchée, travaillée, parfois un brin poétique ! L’auteur aime les mots, aime les poser et les façonner et ça se sent.

Cette plume descriptive et chantante accompagne le lecteur les 2/3 du livre pour se retrouver plus incisive et directe au dernier tiers. Dernier tiers qui sera le dénouement d’une vie… La fin ou le commencent… À vous de le découvrir….

Deux ans après sa sortie, 13 sélections à des prix littéraires et un prix remporté… Bonne route ABY…

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Challenge polar 2017-2018

 

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Amisseum : Les Terres Inconnues de Maes Larson

Parution : 20 avril 2017 – Auto-édition

Prix: 15€99- Numérique 3€99 ( Amazon)

Pages :492 – Genre : fantastique-fantasy-magie

L’auto-édition recèle décidément bien des pépites ! L’auteur arrive à entrainer son lecteur dans un univers fourni, à la construction travaillée.

Dès que j’ai vu cette sublime couverture,  j’ai eu envie de plonger dans ce livre. Je n’ai remarqué le château que bien plus tard… J’ai été attirée par cette pyramide, cette lune… Et le château a pris tout son sens en découvrant l’intrigue…

3 ados se retrouver à faire des choix qui vont les engager.

3 ados qui vont mûrir et peut être trouver un sens à leur vie bien tracée et prévisible malgré les aléas de la vie.

Adam, grand frère attentionné et meurtrie par la maladie de sa petite soeur à qui il voue un amour inconditionnel, pragmatique à l’esprit cartesien. Isaac, dont les parents sont morts… élevé par une grand mère aimante, c’est le pessimiste de la bande. Ryan, le sportif de haut niveau confronté à des choix qu’il n’a pas envie de faire… un brin bagareur, fonceur… 3 amis complémentaires qui sont propulsés dans un univers bien different du leur mais qui va les grandir.

Malgré leurs doutes et leurs peurs ils sont unis et leur amitié est à toute épreuve et c’est bien ça qui les rend différents et attachants !

L’auteur nous entraîne dans un monde tellement bien construit qu’on ne peut qu’être en osmose avec ce livre ! Impossible à lâcher, même si le début semble long, mais il faut bien ça pour mettre en place cet univers !

Un univers parsemé de personnages, avec des noms, oh combien révélateurs du travail de l’auteur ! Des personnages travaillés,  qui auront, chacun, à un moment, leur rôle. Ils se croisent et se recroisent, parfois sans se rencontrés mais construisent chacun la trame de ce monde.

Un récit rythmé, captivant qui laisse le lecteur sur une ouverture vers d’autres aventures.

A quand le second tome ? Il me tarde de retrouver ces personnages et Unisseum…

Un livre difficile à lâcher, des personnages ordinaires qui sont parachutés pour vivre des aventures extraordinaires.

C’est le premier livre de cet auteur et je dois dire que c’est d’une qualité narrative irréprochable.

Une plume addictive, qui ne peut qu’entraîner le lecteur dans un univers fantasy très bien construit.

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Viktor de Nicolas Elie

 

 

Parution : 29 mars 2017 – Édition : ÉvidenceCollection  I-Mage-In-Air

Pages : 400 – Genre : thriller psychologique – fantastique

J’ai été attirée par cette couverture, étrange et surnaturelle… C’est seulement après que j’ai découvert son résumé !

Tout est réuni pour entraîner le lecteur dans une histoire bien glauque ! Viktor est un tueur, un vrai, un tueur dans l’âme qui vit les choses avec ses tripes. Mais un tueur avec des capacités intellectuelles hors normes !

On a parfois du mal à déceler le vrai du faux…. Viktor est habité par une âme ancestrale, une âme à l’âge indéfinissable. … il est habité par le goût du sang…. mais attention il ne tue que ceux qu’il pense devoir éradiquer de la surface de la terre qu’ils salissent par leur présence….

L’auteur, nous embarqué dans un récit qui change… un récit rarement abordé. … on frôle par moment le fantastique… mais c’est tellement étrange qu’on se demande si Viktor n’a pas des capacités de suggestions, même sur nous simple lecteur… simple spectateur…

Je n’ai jamais mis autant de temps à lire un livre aussi court…. Autant l’auteur m’a conquise avec l’histoire de Viktor, autant il m’a perdu avec son choix d’écriture ! Je n’ai pas compris la disparition des négations ! Mais pourquoi ? Pourquoi ce choix ? Pourquoi avoir allourdi un style qui est bon par cette absence ?

Je reste dubitative et frustrée ! Oui frustrée de constater que Viktor aurait pu être un petit bijou, mais qu’en fin de compte il restera entaché de cette absence linguistique qui donne tout son sens à une lecture et la rend fluide !

Je ressors de cette lecture comme vidée de mon énergie, à force d’avoir été coupée dans mon élan de lecture !

J’aurai compris ce choix, pour Viktor enfant, et encore… vu son intelligence…. j’aurai compris pour les proxénètes… mais impossible d’imaginer un psychologue, un directeur de banque, un directeur de grand hôtel faire des phrases sans négations !

En conclusion, un très bon livre avec une histoire bien travaillée mais l’absence de la négation allourdie et gêne la lecture en la rendant moins fluide. Après avoir contacté l’auteur, pour tenter de comprendre… Il présente ce choix comme déterminé par l’usage du langage parlé… Je dois dire que je n’adhère pas…

Malgré tout, j’ai hâte de relire l’auteur, s’il ne fait pas abstraction des négations, car si ses livres, sont de la qualité de « Viktor » au niveau de l’intrigue, c’est un grand écrivain de thrillers que voilà.

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Black$tone de Guillaume Richez

 

 

 

 

Parution : 17 mai 2017

ÉditionFleur sauvage Prix  broché : 19,90€

Pages : 550 – Genre : techno-thriller géopolitique

On se retrouve projeté dans un vrai scénario catastrophe !

Guillaume Richez nous embarque dans un thriller palpitant avec de l’action, du suspense, des scènes gores bourrées de sang, mais attention rien qui ne vous empêche de dormir ! Bien au contraire on suit les évènements et on se dit « mais à quel moment ça va exploser ? » Avec ce Boeing 737 qui vient se scratcher sur l’ambassade des États-Unis à Pékin, on est projeté dans une nouvelle guerre froide, dont les acteurs ont changé, mais tellement crédible et tellement collée à la réalité que tout peut arriver ! La guerre est à nos portes et celle-ci serait dévastatrice…

Une tension palpable tout le long de ma lecture ! Lu en 2 jours tellement j’ai été happée par cette ambiance de crise mondiale. Mais c’était sans compter sur le talent de l’auteur, qui nous embarque dans une enquête sur un meurtrier en série et tout prend son sens…

Un livre qui se lit comme un documentaire avec l’histoire de ces dernières décennies en toile de fond ! Une crise majeur au niveau mondial qui est décortiquée avec talent ! On se demande où l’auteur va chercher tout ça et s’il ne s’est pas réincarné en petite souris le temps des événements !

J’ai adoré les passages, dans lesquels Obama prend vie et l’authenticité que cela donne au récit ! Tellement vivant qu’on croit y être et vivre le récit auprès des personnages !

La tension monte peu à peu avec un excellent dosage, mais tellement tendu du string qu’on se dit mais Guillaume Richez va faire péter la bombe !!! Incroyable mais non… Ouf nous sommes sauvés mais jusqu’à quand ?…

Un thriller où la géopolitique a une grande place, bien ancré dans notre réalité, Blackstone, sans nous prendre la tête, fait un exposé des situations tendues dans une région en éternel conflit…

Mais attention Blackstone, ce n’est pas que ça ! Pas que de la géopolitique ! C’est aussi une enquête sur un tueur en série, sur des trafics, des personnages meurtris, des personnages qui meurent ou qui disparaissent !

A cette toile de fond de crise mondiale, une série de meurtres sanglants, dont l’enquête sera menée par des policiers chinois et américains ! Tant qu’à faire autant pimenter le tout…

« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer. »

Un tueur sanglant, un tueur qui peut cacher bien autre chose…

C’est un pavé, mais tellement riche en rebondissements, tellement bien construit, que pas un seul moment l’ennui ne nous pousse à tourner les pages plus vite, bien contraire on le déguste et on prend son temps pour en apprécier chaque passage !

Un scénario digne des grands films, porté par une maison d’édition qui sait appâter son lecteur !

Merci à l’auteur pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir son livre, que je vous recommande vivement !

Guillaume Richez est diplômé de Lettres Modernes. En 2011, il est membre du jury du 37ème Prix Inter du Livre présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs des éditions
Points. En 2012 paraît aux éditions J’ai Lu son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un thriller réservé à un public averti.
Depuis 2016, il publie des chroniques littéraires et crée en 2017 le site web Les Imposteurs consacré à la littérature, au polar, à la science-fiction et au mauvais genre. Blackstone, son deuxième roman, paraît aux éditions Fleur Sauvage en mai 2017.

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