Archives pour la catégorie Challenge Un pavé par mois

Une dose d’adrénaline de Thomas Lejeune

Parution : 8 février 2017 – Prix papier :  14,99€ – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 530 – Genre : Thriller – romance –

Cela faisait plusieurs mois que ce livre attendait dans ma PAL, effectivement je l’ai acheté suite à plusieurs retours positifs que j’ai vu passer à droite à gauche… 

Une fois ma lecture terminée, je me suis sentie bien seule… 

Bien seule face à ma déception… 

Peut-être suis-je exigeante ? C’est certain… 

Trop sévère ? Non, surtout que ma déception, ne porte pas tellement sur l’intrigue, dont l’appréciation reste très subjective.

Je dois dire que j’ai du mal à faire un retour clair, tellement tout est confus dans mon esprit.

Confus, comme cette lecture l’a été. Mon esprit est confus au même titre que la confusion qui règne dans ce livre… Ok l’intrigue est mignonne, change de ce que l’on a déjà pu lire avec ce jeune couple dont la vie amoureuse est parsemée de jeux de rôle qui pimentent leur quotidien… Cap ou pas Cap… L’idée est vraiment sympa. Mais pour moi ça s’arrête là.

La construction des personnages manque de profondeur, de caractère et je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’entre eux… Sauf peut-être le père, qui reflète bien la déchéance d’un père qui a perdu son boulot et qui se retrouve à ne plus pouvoir rien gérer tellement la bouteille est devenue son amie…

Même si l’auteur nous entraine avec un début qui démarre vite, dans des situations aussi tragiques les unes que les autres, j’ai eu du mal à m’imprégner et à entrer complètement dans ce récit.

Ce qui ressort du récit, c’est l’amour que l’auteur a pour cette Irlande, qu’il évoque avec plaisir…

Plusieurs choses m’ont vraiment gêné et je n’ai pu me détacher des erreurs qui parsèment le récit.

J’ai du mal à comprendre comment l’auteur a pu se laisser entrainer dans un phrasé aussi lourd et aussi mal construit. Pourquoi utiliser des phrases compliquées qui ne viennent qu’alourdir le récit et casser une dynamique.

« le vent siffleur amplifiait son mal de crâne corrosif » Pourquoi ne pas utiliser un langage simple qui ne soit pas imagé au point d’en être ridicule.

« son vélo déposé en vrac… » « Des réverbères nasillards » 

« La nervosité la gagna en déchiquetant la première enveloppe »

« Sorti de ses pensées bibliques »

« sa main droite martyrisant le haut du volant. Pris d’un râle de gorge tenace, il grimaça et le défonça de trois violents coups. »

« …elle ôta et s’offusqua devant sa chaussure accidentée toute neuve… » Je n’ai jamais vu une chaussure accidentée…

« aux yeux désorbités »

«…rythme cardiaque cognait sa poitrine par épisodes aléatoires…» Son cœur cognait fort dans sa poitrine… Simple, directe…

«…Aaron retrouvait des brides d’admiration pour Emmy…» Des bribes auraient certainement été plus logique…

Je trouve vraiment dommage que l’auteur présente un texte avec autant de fautes et de contresens. Je suppose qu’en tant que lectrice je devrais m’attacher à l’intrigue et moins à l’écriture. Sauf que pour moi les deux sont intrinsèquement liées et je ne peux apprécier un récit, même si l’intrigue est excellente, car elle sera gâchée par un français approximatif. Il n’y pas d’intrigue si elle est mal écrite !

J’espère sincèrement que l’auteur fera une relecture honnête et retravaillera son livre qui aurait pu être bon, car le postulat de départ avait de quoi faire un bon livre avec un rythme soutenu… Pour cela il faudrait élaguer quelque peu les longueurs et refaire une relecture attentive pour que les corrections soient faites.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 –                  ABC 2017 _ Policier / Thriller

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La dernière licorne de Tobby Roland

Parution : 24 mai  2017- Editeur : Presses de la cité – Prix papier :  22€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 594 – Genre : Thrillerésotérique


Un thriller ésotérique avec une quatrième de couverture alléchante :

Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.

Et une déclaration en début de lecture qui nous dit que tout est vrai dans ce récit « qu’il s’agisse des témoignages des chercheurs d’arche, de l’énigme scientifique posée par l’anomalie d’Ararat, des révélations sur les animaux unicornes, sur le déluge universel, sur le Livre d’Enoch et les anges. Bien que peu croyables, ces thèses sont défendues en dehors de ce livre, par les scientifiques les plus sérieux jusqu’aux blogueurs les plus farfelus. »

J’aime particulièrement ce genre de roman basés sur des faits réels qui s’appuient sur l’Histoire, et ce qu’elle recèle de mystérieux… J’aime les questions que cela pose et surtout les réponses que l’auteur tente d’apporter… Et quand c’est bien fait c’est un must…

« La dernière Licorne » est basé sur le mythe de l’Arche de Noé et sur celui de la licorne. La licorne, dont l’imaginaire collectif a fait un animal aux pouvoirs qui dépasseraient notre entendement… L’auteur en fait la gardienne d’un secret dont la révélation menacerait l’équilibre de l’humanité…

L’auteur, Tobby Rolland fournit un roman très bien documenté, avec les détails du mythe de l’arche que l’on retrouve dans les trois religions monothéistes mais pas seulement, puisque certaines légendes à travers différentes civilisations aborderaient ce mythe de l’arche et de la licorne… Des preuves seraient disséminées à travers le monde… Il se base aussi sur « l‘anomalie Ararat » découverte en 1840 et repérée en 1949 par des avions de l’armée américaine…

L’auteur nous entraine en en France, avec ce laboratoire scientifique et la glaciologue Cécile Serval qui a pondu le rapport secret de la fonte des glaces… Melbourne où le Parlement mondial des religions évoque un rapport inquiétant : les glaces du mont Ararat fondent…Inexorablement. L’« Anomalie l’Ararat », cette forme détectée au cœur du glacier, est-elle « la » preuve que l’arche de Noé s’y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?… Le Vatican, où nous faisons la connaissance de de Zak Ikabi, ethnologue et aventurier, à la recherche du Livre d’Hénoch. … En Arménie, où des mercenaires s’emparent d’une relique sacrée qui se trouve dans une cathédrale : un fragment de l’arche. C’est le début d’une vague meurtrière… La Turquie et cette fillette kurde, dont la famille est gardienne du mystère de l’Ararat …

Débute une aventure sur les chapeaux de roues… Enfin, c’est rapide certes, mais trop rapide… Au point que les situations sont tirées par les cheveux… Les 200 premières pages se lisent toutes seules, on découvre l’intrigue et puis on a pas le temps de s’ennuyer entre les courses poursuites, les fuites pour échapper aux méchants… Et les méchants qui canardent à tout va…

Seulement voilà, une fois qu’on a lu ça, on aimerait avoir quelque chose à se mettre sous la dent… Une petite révélation… Histoire de ne pas s’ennuyer… Sauf que l’auteur tourne en rond et une fois qu’on a lu les 200 premières pages, on se dit qu’il en reste 394 ! Et là c’est juste l’horreur, car tout devient insupportable et la moindre répétition (Cécile par ci, Cécile par là) devient un vrai supplice avec une seule envie que l’intrigue avance ou que ça se termine, mais c’est long… Long… Au point de devenir soporifique… Le pire a été l’intégration d’une romance entre les deux personnages principaux… Là l’auteur m’a complètement perdu…

La scientifique casse pied, acariâtre, bornée, mais qui se laisse séduire par cet aventurier, personnage bourré de clichés, macho, têtu, vont être irrésistiblement attirés l’un par l’autre et l’auteur ne nous épargne même pas la partie de jambes en l’air dont on ne comprend pas le pourquoi du comment dans ce livre…

J’ai trouvé les clichés grossiers et l’auteur ramène la femme à « soit belle et tais toi »… Son intelligence n’est pas nécessaire, puisque Zak Ikabi ne fait que se moquer d’elle avec une intonation et un style qui frise le ridicule dans les dialogues, lorsqu’il la prend de haut : « mais Cécile…. Voyons Cécile… » Elle a beau avoir un doctorat, elle est présentée comme une femme objet, partiellement idiote qui ne devient passable qu’une fois qu’elle se tait et s’amourache de cet homme, présenté comme l’archétype de la virilité, intelligent, beau comme un dieu et plein d’humour…

Je remercie NetGalley et Les Presses de la Cité de m’avoir permis de découvrir ce livre qui aurait gagné en qualité, si l’auteur avait élagué le superflus, car le postulat de départ aurait aboutit à une intrigue rondement menée, sans tenter de broder pendant près de 400 pages…

Après avoir fait des études en sciences politiques, relations internationales et géopolitique, Tobby Rolland (un nom de plume) devient haut fonctionnaire en poste dans plusieurs ambassades d’Asie centrale et du Moyen-Orient, fonctions qu’il exerce toujours actuellement. A trente ans, alors que, d’une ambassade à une autre, il parcourait l’Afghanistan, la Turquie et le Kurdistan, il rêvait aux aventuriers partis à la recherche de l’arche de Noé. A quarante ans, après avoir lu l’épopée de Gilgamesh, le Mahabharata, le Yi Jing, la Bible, le Coran, Les Métamorphoses d’Ovide et les nombreux récits qui se rapportent à l’arche, il imaginait qu’une seule histoire pourrait réinventer le mythe du Déluge. A cinquante-trois ans, ce haut fonctionnaire signe son premier roman, « La Dernière licorne » (2017).

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Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

 

Parution : 24 août 2017 – Éditions PréludesPrix papier : 16,90€ – Prix Numérique : 11,99€ – Pages : 448 – Genre : Thriller-Psychologique – Fantastique – Suspense

 

Un excellent page-turner qui ne laissera aucun lecteur indifférent… Un thriller-psycho-fantastique qui accroche le lecteur, tant par sa construction narrative que par son intrigue atypique.

Le tout commence comme un thriller psychologique classique, peu à peu l’auteur tisse les liens entre les personnages… Ces liens sont étranges, ce huis clos complètement atypique, va se fondre dans un thriller machiavélique, avec un triangle amoureux qui laisse entrevoir des relations bien tordues…

Tordues… J’aime ces relations qui reflètent ce qu’un être humain peut être amené à faire par amour… Par peur de perdre l’être aimé… Faire de son ennemie sa meilleure amie… Quelle drôle d’idée… Et pourtant l’auteur réussi le pari d’embrouiller le lecteur, au point parfois qu’il se demandera s’il ne s’est pas perdu dans les méandres de la folie… Mai qui est le plus fou des trois…

L’auteur sème le doute, en nous entrainant dans la tête des personnages, avec des chapitres courts qui sont tour à tour l’esprit de Louise et celui d’Adèle…

Adèle est LE personnage le plus intéressant, le plus abouti, dont la création a certainement demandé un travail important. J’ai adoré plongé dans son esprit et les chapitres la concernant sont des bijoux tellement la psychologie et la manipulation sont abordées avec finesse.

L’auteur, nous embraque dans une excellente intrigue, dans laquelle le lecteur pense tout comprendre, pense enfin avoir les réponses à ses questions que l’on n’ose poser de peur d’avoir compris trop tôt… Mais c’est sans compter sur le talent de l’auteur qui nous retourne complètement le cerveau, en nous entrainant sur une autre piste…

Au-delà du thriller et du côté fantastique que l’auteur arrive à donner, c’est une lecture qui fait écho à l’infidélité,  qui montre l’obsession qu’elle peut entrainer lorsque l’on vit l’infidélité… C’est la marque au fer rouge qu’elle entraine, c’est la folie dans laquelle on peut facilement basculer, c’est toutes ces questions que l’on va se poser sur le pourquoi, le comment au point que la folie pointe le bout de son nez… Qui n’a pas été trompé et ne s’est pas posé ces questions ?

« Je pense au fait que celui ou celle qui est trompé reste dans l’ignorance et que, si on y réfléchit bien, la vie des gens n’est en général qu’un empilage de secrets et de mensonges. Sous la peau, on ne peut jamais véritablement voir qui est l’autre. »

Je remercie les éditions Préludes pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre atypique et addictif.

 

Sarah Pinborough est scénariste pour la BBC et écrit également pour les adolescents. En 2009, elle remporte le British Fantasy Award dans la catégorie Meilleure nouvelle, et en 2014 dans la catégorie Meilleure novella. L’auteure signe avec Mon amie Adèle son premier thriller, numéro 1 des ventes dès sa sortie dans le Sunday Times et en cours de traduction dans une quinzaine de pays.

 

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Challenge polar 2017-2018 –                  ABC 2017 _ Policier / Thriller

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L’Affaire Léon Sadorski de Romain SLOCOMBE

Parution : 25 août 2016 – EditeurRobert LaffontCollection : La Bête Noire– Prix Broché :  21,00€ – Prix Numérique : 9,99€ – Prix Poche : 8,50€ – Pages : 512 – Genre : Policier historique

 

 

J’apprécie beaucoup ce genre de lecture avec en toile de fond la guerre, notamment la seconde guerre mondiale et je dois dire que celui-ci m’a particulièrement plu.

L’auteur nous entraine dans une fiction basée sur des faits réels et sur les activités des renseignements généraux entre 1942 et 1944. Romain Slocombe a fait un formidable travail de recherche, permettant ainsi au lecteur d’être immergé, dès les premières pages dans cette période horrible de notre histoire. Avec une écriture fluide, très agréable à lire, il nous fait découvrir un personnage désagréable à souhait, totalement indifférent aux autres… Enfin surtout ceux qu’il déteste… Collabo invétéré et antisémite notoire, Léon Sadorski, sera mis à rude épreuve lors de son arrestation, lors de laquelle il ne supporte pas de passer du statut de policier à prisonnier et n’hésitera pas à dénoncer… Et surtout acceptera de devenir un agent à la solde des nazis… En même temps il est convaincu de bien faire et même si Louis Sadosky ne vous dit rien, c’est tant mieux mais l’auteur lui redonne vie pour en faire le personnage central de son livre et ainsi permettre aux lecteurs de découvrir tout un pan de ce que l’être humain peut avoir de plus sombre…

Il suffit de regarder d’autres humains pour découvrir l’horreur….

Plus on avance dans cette lecture, plus la réalité de cette France collabo s’impose… Une France où tous les coups sont permis, pour survivre.. Ou tout simplement tirer son épingle du jeu… La trahison, la torture, le trafic… L’auteur, en prenant pour base cette époque n’a pas besoin d’en ajouter plus que nécessaire… Avec un recul d’historien, il tisse une trame riche et donne vie à ce que l’on trouve de plus lugubre chez l’être humain… Rien ne sera épargné au lecteur, aucun filtre et l’horreur nous tombe dessus sans qu’aucun filet ne puisse nous retenir dans cette vertigineuse chute vers l’horreur, que l’on découvre avec impuissance et qui referme son étaux et nous empêche de respirer… Au point que lorsque j’ai refermé ce livre, il m’a fallu reprendre mon souffle et avec une furieuse envie de prendre une douche… Car Sadorski nous colle à la peau… Ses mots nous salissent et nous éclaboussent comme la boue…

Cette lecture, malgré ce qu’elle de plus sombre, pousse au devoir de mémoire et surtout se dire que cela ne doit jamais recommencer… Ne pas oublier est primordial, vital et salvateur, même dans l’horreur…

Je trouve dommage que l’auteur, avec ce récit, qui donnent sens à cette époque et révèle toutes les facettes abjectes de cette période, se soit un peu perdu, au point de parfois perdre son lecteur, avec trop de détails, notamment sur le parcours de certaines rues de Paris… Ou des listes de noms qui n’ont aucun intérêt que celui de nous ennuyer… Et d’alourdir le récit qui est déjà extrêmement dense avec une trame parfois à la limite du supportable.

Malgré ce point négatif, j’ai apprécié cette lecture qui ne peut que faire écho avec ce que nous pouvons parfois apercevoir aujourd’hui….

« Ni l’auteur ni l’éditeur ne cautionnent les propos tenus par le personnage principal de ce livre. Mais ils sont le reflet de cette époque, tout comme ils peuvent présager celles qui nous attendent. Car « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». » Les époques changent, mais l’histoire est cyclique et n’est qu’un éternel recommencement…

Étant un brin maso, j’ai hâte de découvrir la suite et voir comment Sadorski va évoluer… Enfin, surtout curieuse de voir comment l’auteur va faire évoluer son personnage….

« Les aiguilles de l’horloge murale de la station indiquent 9 heures moins dix. Il restera largement le temps de choisir pour la petite, avant leur rendez-vous au café, quelque chose de vraiment beau pour son anniversaire. Quelque chose qui rendra ses copines de Fénelon vertes de jalousie. Un splendide stylo Météore, par exemple, avec une plume en or, une vraie…
Car aujourd’hui la petite Julie fête ses quinze ans.
Ce lundi 8 juin 1942. Sadorski est curieux de la voir étrenner son étoile jaune. »

   Né en 1953, Romain Slocombe participe, après des études d’art, à l’aventure artistique du groupe Bazooka, notamment au tout début de celle du magazine Métal hurlant (années 1970), pour lequel il produit des œuvres naviguant entre bande dessinée et illustration. Ses thèmes de prédilection se focalisent rapidement autour du Japon, auquel il s’est intéressé dès sa prime jeunesse, et le bondage, avec des jeunes femmes (infirmières et japonaises) attachées.

Ses livres mêlent, dans un style « trash », une intrigue, avec à chaque fois des chapitres avec une approche type historique : la secte Aum, l’Histoire du Japon, en particulier ses exactions en Chine à partir de 1937 et pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 2011, répondant à l’invitation éditoriale de la collection « Les Affranchis », il publie Monsieur le Commandant, un roman sous forme de lettres de dénonciation, où le personnage principal, académicien pétainiste et antisémite, tombe follement amoureux de sa belle-fille avant de demander à ce qu’elle soit déportée. Le livre est couronné par le prix Nice Baie des Anges.

En 2016, il crée le personnage récurrent de l’inspecteur Léon Sadorski, collaborateur et antisémite.

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Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

 

Parution : 24 août 2017 – Sonatine EditionPrix papier : 21€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 450 – Genre : Thriller- Polar –

 

Aucun espoir de sortir de cette lecture indemne! Aucun espoir de reprendre son souffle, dans cette noirceur qui te colle à la peau dès les premières lignes… Dès les premières lignes tu sais que tu vas plonger dans un abîme de désespoir sans fond, sans possibilité de t’en sortir, au même titre que ces personnages complètement meurtris, que la vie n’a pas gâté, mais surtout que la vie pousse à faire des choix parfois contradictoires, mais nous, lecteur qu’aurions nous fait ? Qu’aurions nous proposer pour nous extirper de cette moiteur étouffante qui te colle à la peau ? Aurions-nous pu faire des choix différents ?

L’auteur nous entraine dans un récit lent, mais salvateur, au rythme des balades en pick-up de Russel, fraîchement sorti de prison après 11 années derrière les barreaux…. C’est peu à peu que l’on apprend pourquoi… C’est peu à peu que l’on comprend le désespoir de la vie qui bascule en une fraction de seconde… Sa sortie de prison ne sera pas de tout repos… En même temps Russel est-il prêt à se reposer ? Est-il prêt à laisser le fardeau de la culpabilité qu’il traine avec lui sur la route des kilomètres qu’il égéenne ?

« Le soir parfois je m’asseyais sur la véranda et ce que j’entendais c’était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu’il y avait plus personne sur terre. »

Peut-être pense-il pouvoir le faire avec Maben… Maben qui se retrouve sur le chemin de Russel… Les hasards sont parfois tellement étranges, qu’on se demande si le Dieu écrivain ne manipule pas quelque peu son lecteur, pour l’entrainer encore plus dans la déchéance humaine… Une déchéance larvée, qui est présente à un virage… Un virage que la vie te fait prendre, sans que tu puisses le voir, l’appréhender… Un virage que tu prends parfois trop vite qui fait tout exploser en mille morceaux… Et là ta vie, git à tes pieds et tu ne peux que tenter de ramasser les morceaux… Tenter de recoller… Mais attention, même quand on recolle un vase, le vase n’est plus pareil… Ainsi va la vie… Ainsi va la vie de ces deux êtres dont les chemins se croisent…

C’est noir, c’est profond, c’est moite de cette chaleur qui étouffe, comme cette vie qui étouffe nos personnages… Fuir, fuir pour tenter d’aspirer cet air qui vient à manquer… L’air qui se raréfie, au rythme des lignes, des pages qui sont de plus en plus sombres…

Le lecteur se lie à sa lecture, d’amour et de haine tout à la fois… D’amour de ces lignes et de ce style narratif déstabilisant, que l’auteur emprunte… Comme pour faire un parallèle avec les dégâts de la vie… Une écriture incisive et tellement descriptive que le lecteur se prend une claque dans les deux sens du terme. La première, parce que cette écriture est inhabituelle et la seconde quand on comprend où l’auteur nous emmène… Il nous prend par la main doucement, avec précaution, pour ensuite balancer un uppercut à son lecteur qui comprend qu’il a été pris au piège… Comme les personnages… Pris au piège d’une vie sans issue… D’une vie morne… Noire… Et tellement laide…

On avance, on suit ces êtres malmenés, qui cherchent l’absolution… Le pardon… Cherchant la paix… Une lueur d’espoir… Car l’humain est ainsi fait, il garde l’espoir même dans les moments les plus sombres.

« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir…. »

Le titre en anglais « Desperation Road – La route du désespoir » est très évocateur et retranscrit parfaitement l’ambiance. Michael Farris Smith nous entraine « nulle part sur la terre » pour nous montrer la route, le chemin et même si j’ai été saisie par quelques longueurs, l’auteur est arrivé à me faire comprendre que ces longueurs sont salvatrices, aussi bien pour moi dont la lecture se fait parfois en apnée… Que pour ses personnages fracassés par la vie, qui cherchent la lumière… Au bout de la route… L’espoir est là…

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir cette plume vers laquelle je retournerai avec plaisir.

Michael Farris Smith est nouvelliste et romancier. Il est titulaire d’un doctorat (Ph.D.) de l’University of Southern Mississippi. Il a été professeur associé d’anglais au département de langues, littérature et philosophie à la Mississippi University for Women à Columbus. Après « Une pluie sans fin » (Rivers, 2013), « Nulle part sur la terre » (Desperation Road, 2017) est son deuxième roman. « The fighter » sortira en mars 2018.

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Sharko de Franck Thilliez

 

Parution : 11 mai  2017- Editeur : Fleuve éditions – Prix papier :  21,90€ – Prix Numérique : 17,99€ – Pages : 576 – Genre : ThrillerPolicier

Il y a des auteurs comme ça dont on attend les livres et qui nous font frémir d’impatience bien avant leur sortie. Lorsque Franck Thilliez propose une énième enquête mettant en scène deux de ses personnages devenus cultes aujourd’hui, on ne réfléchit pas, on fonce. Je n’ai pas dérogé à la règle, le livre était dans ma PAL dès sa sortie, j’ai eu le plaisir de le lire en juin, mais je ne sais pourquoi j’ai eu du mal à faire un retour… Et puis les mois passants, je me dis qu’il faut quand même que j’arrive à coucher sur le papier mon ressenti…

« Cette fois, le gibier, c’était eux. »

Avant de se lancer dans cette nouvelle enquête avec Lucie Henebelle et Franck Sharko, j’ai aimé découvrir la «petite anthologie biographique « Sharko Henebelle, couple de flics », mis à disposition par l’auteur, pour se remémorer tous les points forts, parfois tragiques, de ce couple de flic…

Nos deux héros vont encore en baver un peu plus, cette fois c’est carrément leur statut de flic irréprochable qui va être mis à mal… C’est certainement ce qui a dû me gêner… Je ne sais pas… Mais l’auteur m’a poussé dans mes retranchements avec cette histoire : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, Lucie tue un homme. Franck ignore pourquoi elle se trouvait là …. Mais pour la protéger, il a maquillé la scène de crime.

Encore une fois, l’auteur nous montre ses personnages comme humains, faibles et surtout prêts à tout l’un pour l’autre… L’auteur est aussi prêt à jouer avec les sentiments quasi amoureux que le lecteur entretien avec ces deux personnages, puisqu’il sera soumis à un stress de tout les instants, palpable et cela à chaque fois qu’un nouvel élément pointe le bout de son nez…

La morale et l’intégrité seront mises à mal, par l’auteur qui pousse son lecteur à se demander comment il aurait agit… Prendre partie… Mais parfois prendre partie c’est aller à l’encontre de ses convictions… Quel devrait être le choix à faire… Celui de la raison ou du cœur…

Franck Thilliez, nous offre, encore une fois, un livre qui sort complètement de l’ordinaire avec une enquête qui va nous conduire dans un monde qui peut sembler être un mythe mais dont les monstres réels ou imaginaires inspirent le quotidien de certaines personnalités que l’on peut qualifier de complètement barges …

Toujours avec le même type de trame, l’auteur, décortique scientifiquement ses intrigues et à chaque fois on se dit que cela ne peut pas être plus horrible que le livre précédent pourtant, l’auteur arrive à me scotcher… l’humain a toujours une place prégnante dans ce qu’il a de plus horrible ou de plus « humain »…

Chaque détail compte, chaque détail amène vers un final complètement imprévisible mais construit du début à la fin avec grand talent. On ne lit pas un « Thilliez » sans aller faire quelques recherches… Tellement il présente les choses avec vérité…

Passionné de cinéma, il devient ingénieur spécialisé dans les nouvelles technologies et l’informatique. Il allie cette passion à son goût pour les thrillers pour donner naissance à son premier roman, « Train d’enfer pour Ange rouge » nominé au Prix SNCF du polar français 2004. Le succès rencontré depuis « La Chambre des morts » lui a permis de cesser son travail d’informaticien à Sollac Dunkerque pour se consacrer exclusivement à son travail d’écriture. « Le syndrome [E] », sorti en octobre 2010, est le premier volume d’un diptyque consacré à la violence, bientôt suivi par « Gataca, » sorti en avril 2011. « La Chambre des morts » est adapté au cinéma en 2007 par Alfred Lot. Malgré un certain succès critique, le film connaît en salles une réussite mitigée. « La Forêt des ombres » est en cours d’adaptation cinématographique par Julien Leclercq.

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Esprit es-tu là de Jean-Philippe Vest

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  15,99€ – Prix Numérique : 1,49€ – Pages : 613 – Genre : fantastique

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Ce qui m’a attiré en premier, c’est cette jolie couverture sobre et ce titre énigmatique, qui laissent présager un bon moment fantastique.

L’auteur nous embarque dans une histoire qui débute au 19ème siècle, Été 1853, une soirée mondaine anime un hôtel particulier au cœur de Paris. Les convives rient, discutent, rien ne semble pouvoir les perturber. C’est alors que le jeune Louis entame une conversation avec un invité qui ne devrait pas être présent. Et pour cause, le comte de Lamarck est décédé il y a un an… »

Il ne m’en fallait pas plus pour être ferrer… Et puis, j’étais curieuse de voir comment l’auteur allait tenir ses promesses sur un pavé de 613 pages… Et j’ai été agréablement surprise…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans le vif du sujet avec ce roman dont l’histoire peut paraître simpliste, mais qui surprend. En effet ces deux frère ont des dons… Chacun à sa manière est le parfait complément de l’autre… Ils sont jumeaux, rien que cela les rend spéciaux aux yeux des autres…

Dans la première partie, l’auteur nous décrit la vie de ces deux enfants, qui bascule le jour où Louis entame une conversation avec un invité décédé depuis un an… L’auteur nous fait découvrir comment est perçu le spiritisme au 19ème siècle, comment les parents avides de reconnaissance et d’argent pour ne pas perdre le rang qu’ils ont… Sont prêt à « sacrifier » leurs enfants pour que leur don leur soit profitable… Mais la société est régie de telle manière que même dans les plus hautes sphères on cherche à communiquer avec l’au-delà… Mais attention à ne pas être pris pour cible des gens de la haute…

Mais Louis, même en étant un enfant obéissant (nous sommes au 19ème siècle et on doit respect et écoute à ses parents… Même si l’on n’est pas d’accord) se rebelle… Et ne comprend pas pourquoi son don ne devrait profiter qu’à une élite…

J’ai trouvé les personnages très bien travaillés, on sent que l’auteur s’est documenté mais surtout que ses études en Histoire ont été un terreau profitable pour ce livre… Le 19ème siècle est très bien retranscrit avec aussi bien les décors et les descriptions extérieures que le caractère des personnages, leurs costumes… On s’y croirait et cela donne encore plus de volume et de réalité au récit.

Dans la seconde partie, les rôles changent… Des personnages entrent en scène et cela donne une nouvelle dynamique à la lecture et permet au lecteur de ne pas s’essouffler et surtout de maintenir une tension agréable avec une lecture addictive.

J’ai bouclé ce livre en 3 jours, ce gros pavé m’a accompagné dans les transports en commun, c’est dire que je l’ai trouvé bien !

L’auteur a une plume fluide, descriptive qui pourrait l’être moins sur certains passages, les personnages sont attachants, bien travaillés et on a parfois de belles surprises… Les évènements se déroulent sans grain de sable et découlent les uns des autres d’une manière assez agréable…

L’auteur arrive à faire prendre un virage très intéressant à la fin en se basant sur des faits historiques qu’il imbrique dans son récit sans que cela ne semble trop tirer par les cheveux.

Une suite se prépare et j’espère que l’auteur gardera une trame aussi riche à son récit, tout en réduisant quelques descriptions et répétitions superflues…

Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un excellent moment de lecture et que j’ai hâte de pouvoir découvrir la suite.

N’hésitez pas à découvrir « Esprit es-tu là » en promotion pour ce mois d’octobre…

Né en 1978, Jean-Philippe Vest a deux modèles littéraires : Théophile Gautier et John Kennedy Toole. Paru en 2008, « Le Musée des Amours Lointaines » s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires. Depuis, l’écrivain publie un roman par an.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge de l’épouvante 2017-2018

Les Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun

 

Parution : 15 novembre 2017 – Edition BragelonnePrix papier : 20€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 444 – Genre : Thriller psychologique – Fantastique

 

 

C’est en lisant l’avis de Yuyine  que j’ai eu envie de découvrir ce livre et grâce à Netgalley et aux éditions Bragelonne j’ai pu plonger dans ce thriller qui nous transporte dans univers atypique et rarement exploité.

Grâce à une écriture maitrisée et un talent de conteur on est immergé dans une lecture de grande qualité et addictive. On ne peut lâcher ce livre tellement il est de qualité, tellement les descriptions sont imagées, comme une série que l’on suit avec intérêt.

Plonger dans cette lecture atypique c’est gage de sensations fortes, avec pour seule règle « ne pas oublier que l’on se trouve dans un asile de fous et qu’il ne faut pas croire les fous »… Sauf lorsque l’on pense être fou soi-même…

Les descriptions sont tellement précises que l’asile de l’Orme en devient réel et un personnage à part entière… Un personnage qui fera fémir d’horreur n’importe quel lecteur… Un hôpital psychiatrique isolé, délabré, trois bâtiments… Dont chacun sera le spectacle de l’horreur :

« Il y a toujours eu des morts à l’Orme. C’est normal il parait dans un asile. »

Une ambiance sombre et glaciale que le lecteur suit au rythme de ces pages qui deviennent un vrai page-turner tellement l’auteur réussi à nous embarquer dans la folie…

Les personnages sont nombreux et pourtant à aucun moment l’auteur ne perd son lecteur, car chacun a sa propre personnalité : celui qui mange tout ce qui lui tombe sous la main, celui qui se prend pour un poulet, j’ai adoré La Mo, un homme qui se prend pour sa femme… Léo, qui fait flipper mais qui est très attachant… Cazal, complètement déjanté mais qui m’a fait rire… J’ai adoré Lucie, un personnage troublant… Attachant… Qui peu à peu fait basculer la lecture dans ce qu’elle a d’horrifique et surtout donne corps au récit avec sa construction psychologique de grande qualité.

Mais il n’y a pas que les « fous » au royaume de cet asile, qui sont fous… La folie est en chacun des personnages…. Le gardien mauvais comme une teigne qui aime le pouvoir sur plus faible que lui… Ce directeur avide d’argent… Ce chirurgien qui cherche à comprendre… Mais à quel prix… Le seul dont la normalité est troublante est ce pharmacien qui veut juste faire son boulot tranquillement et peut être attirer l’attention de la belle Lucie.

L’auteur fourni une belle palette de personnage, ce qui pourrait faire peur, mais loin de là. Chacun a son rôle et sa place dans cette histoire addictive.

Un meurtre, des malades dont la peur du noir va être le point d’ancrage. Un monstre sévit dans les murs de cet asile… Mais parfois le monstre n’est pas celui que l’on croit… L’auteur nous balade pour nous attirer dans ses filets avec plusieurs rebondissements qui ne sont là que pour attirer le lecteur vers la toute fin du récit, pour comprendre où l’auteur a voulu amener son lecteur, qui va se prendre un grande claque tellement cela se termine en apothéose.

Un final que l’on ne voit pas venir ou que l’on refuse de voir… Un final qui fait frissonner…

Un roman qui se lit rapidement malgré ses 444 pages, qui nous balade entre folie, fiction et réalité sans laisser de répit à son lecteur qui referme sa lecture essoufflé tellement il en pris plein les yeux…

Scénariste et réalisateur de séries digitales cumulant plusieurs millions de vues sur Internet (Les Opérateurs, La Théorie des Balls, Le Secret des Balls, Epic Fitness) Slimane-Baptiste Berhoun est également l’auteur du roman Le Visiteur du Futur – La Meute, suite officielle de la série dans laquelle il interprète le Docteur Henry Castafolte.  Comédien et lecteur de livre audio (Les Chants de la Terre Lointaine) il nourrit son écriture de l’efficacité et de l’humour propre aux contenus digitaux. Les Yeux est son second roman chez Bragelonne. 

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Challenge polar 2017-2018    –        ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2.99€ – Prix Papier : 10,54€ – 439 PagesGenre : Drame, Résilience, fantastique

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

Amélie de Lima a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible… Mais l’essentiel y est pour passer un bon moment.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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LA RUMEUR tome 1 : La fuite de Solenne Hernandez

 

 

 

 

 

Parution : 31 août 2016 – Auto-édition – Prix Numérique : 1,49€ – Prix papier :  12,79€ –  Pages : 424

Qui sait comment notre monde pourrait évoluer si une crise éclatait ? La mode est aux dystopies… Mais pas seulement… Ce qui intrigue lorsque l’on plonge dans ce genre de lecture c’est l’univers que l’auteur aura développé.

Avec la Rumeur, l’auteur nous embarque dans un monde où une crise majeure sévit, plus grand chose n’a de valeur… L’argent ne représente plus rien… Pour sauver cette humanité en perdition, le Secteur, gouvernement en place, pense résoudre la crise, en y mettant un terme.. Une rumeur se propage peu à peu, sans jamais être palpable… Certains vont adhérer… D’autres non… Il y a un prix à payer… Les rêves des enfants…

Afin de rendre le bonheur aux habitants du centre, le Secteur va voler les rêves et l’imagination des enfants pour les leur donner, les rêves deviennent convoités et ont une valeur inestimable… Pour cela on n’hésite pas à faire vivre un enfer aux enfants…

« Qui, qui diable dans ce monde qui courait à sa perte, pouvait donc sincèrement croire en la supposée clémence d’un Secteur qui tuait sans vergogne hommes, femmes, et enfants ? »

Le Secteur garantit l’apport de vivres et de sécurité aux villages et en échange, les habitants doivent travailler… Le Secteur pour le bonheur de certains n’hésite pas à semer la mort et la Terreur…

Dans ce monde post-apocalyptique, la terreur et l’oppression sont les maîtres-mots, les rêves et l’innocence n’ont plus leur places…

Nous suivons Brewen et Oswald qui ont pu échapper au Secteur… Jusqu’au jour où ils doivent fuir à nouveau… Cette fuite est un ordre… Une obligation… Fuir vers le nord ?

Un premier tome addictif, avec des personnages attachants et un univers très bien construit.

Oui c’est un livre Young adult, mais pour peu qu’on aime ce genre ça passe bien, même si parfois c’est très ado… Il est de plus en plus fréquent que les dystopies soient Young adult certainement pour l’espoir et le courage dont ils font preuve… Les adultes sont plus terre à terre et se laisseraient plus facilement glisser… Je n’ai pas de réponse… Toujours est-il qu’avec la Rumeur les adultes sont en général, les « méchants »… Et le but est de ne pas tomber entre les griffes des « silhouettes » et des « chasseurs »

On sent la jeunesse de l’auteur, mais cela ne m’a pas trop gêné dans ma lecture, car la plume est travaillée et ne pourra que s’améliorer.

Un vrai travail a été fait sur ce monde, ce qui offre une très bonne immersion. L’auteur maintient son lecteur en haleine et malgré le nombre de page, l’ennui ne se profile pas, car elle distille savamment les différents ingrédients de son intrigue. Les personnages sont bien présentés ce qui les rend attachants ou non et aide le lecteur à appréhender à travers des flash-back, l’histoire de chacun.

« Ils nous occupent , petit crapaud. Ils nous bernent. Ils essaient d’insinuer de l’espoir et des rêves chez ceux qui n’y croient plus. Ils nous apprennent à nous battre pour qu’on pense pouvoir leur échapper. Pour qu’on s’imagine s’en sortir. Et notre imagination, c’est leur denrée. Souviens-toi. »

Le lecteur est spectateur et découvre l’intrigue en même temps que les personnages, le mystère reste entier, même à la fin du premier tome.

En effet, beaucoup de choses n’ont pas encore été révélées, ce qui maintient le lecteur dans une attente et un suspense maîtrisé.

On sent toute l’inquiétude de l’auteur face à un avenir incertain, compliqué… Reflet d’une génération qui se pose beaucoup de question sur cet avenir, alors même que le présent demande à être vécu… Les peurs et angoisses sont jetées sur le papier, dans ce monde où le rêve n’est pas permis… Pas pour tous du moins…

Un livre… Une histoire… Pour cristalliser ses peurs… Une thérapie face à l’inconnu…

Solenne Hernandez est titulaire d’un master 1 Didactique des langues et des cultures – Français langue étrangère et seconde (DLC-FLES) de l’Université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand (2011-2012). Elle est rédactrice web desk au sein de Webedia/SNCF depuis 2016. Son premier roman, « La Rumeur, tome 1 : La Fuite » (mars 2016), est le tout premier d’une saga dystopique pour jeunes adultes dont le tome 2 – « L’Espoir » – est disponible depuis novembre 2016.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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