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Dans le noir de David F. Sanderg – la peur primitive

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Réalisateur : David F. Sanderg – Scénario : Eric Heisserer, David F. Sanderg – Acteurs : Maria Bello, Teresa Palmer, Billy Burke, Gabriel Bateman, Alexander DiPersia – Durée : 81 minutes – Date de sortie : 24 Août 2016 – Genre : Epouvante/Horreur

Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c’est au tour de son petit frère Martin d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent… Surtout dans le noir.

Le réalisateur David F. Sandberg, en 2013, partageait sur son compte Vimeo, son court-métrage Lights Out. Grâce à sa diffusion, relayée par les réseaux sociaux, ce court métrage, avec 10 millions de vus, devient culte.

Lorsque j’ai entendu parlé de ce film, je me suis demandée si ce n’était pas un plagiat ! En effet quelques années plus tôt, j’avais pu voir le court-métrage horrifique de 3 minutes qui m’avait franchement foutu la trouille ! Il ne manquait qu’un pas, pour que petit film soit adapté en long métrage et produit par un habitué des films d’horreur, James Wan (Conjuring 1 et 2 – Annabelle…)

Comment transposer le concept de la créature qui n’apparait que dans le noir, concept simple, pour le faire durer 1h20 ? Transposer nos angoisses les plus profondes liées à notre enfance et à la peur du noir et les mettre en avant !

L’idée est très bien exploitée avec un scénario construit et des scènes nocturnes flippantes. Tout s’enchaîne rapidement, le rythme est efficace avec une bande son angoissante de Benjamin Wallfish

L’histoire du film commence avec Martin, un garçon d’une dizaine d’années qui vit avec sa mère, Sophie (Maria Bello), en dépression. La nuit, Sophie discute dans sa chambre avec une étrange créature du nom de Diana. Inquiet et sentant un danger, Martin trouve refuge chez sa sœur, Rebecca (Teresa Palmer), qui a connu la même chose à son âge.

Tout se cache derrière un secret de famille étrange centré sur le personnage de la mère.

Ce que je regrette, c’est l’explication donnée à toute cette histoire que je trouve trop simpliste, sans grande surprise et prévisible. D’un autre côté, on ne s’ennuie pas mais on reste tout de même sur notre faim malgré un final étonnant !

De bonnes idées, plus flippantes que « Conjuring 2 » à mon goût.

Avec ce long métrage, le réalisateur n’arrive pas à transposer la peur ressentie avec son court-métrage.

Rentable dès son premier week-end d’exploitation aux Etats-Unis, Dans le noir aura une suite. En attendant, son metteur en scène David Sandberg a été débauché pour réaliser la suite d’Annabelle.

 

Annabelle de John R. Leonetti

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Réalisateur : John R. Leonetti Sortie : 8/10/2014 Nationalité : Américaine Durée : 1h38 Genre : Epouvante-horreur Acteurs : Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodard

John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter.
Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

On a fait connaissance avec « Annabelle » dans « Conjuring : les dossiers Warren » où ce personnage de porcelaine avait fait sa première apparition! Ce film est donc consacré uniquement à cette poupée.

James Wan, le réalisateur et producteur de « Saw« , a décidé de lui consacrer un film et en a confié les rênes à John R. Leonetti, directeur photo de « Chucky III« .

En regardant ce film j’ai immédiatement pensé à Sharon Tate, lorsque deux membres de la secte satanique se sont introduits chez les Form et agressent Mia, enceinte…

Malheureusement pour ce jeune couple, la poupée ancienne est passée entre les mains d’une secte satanique.

Quand je pense que ce film a été présenté comme le film d’horreur à voir ! Soit je m’habitue, soit il est vraiment nul ! Je pencherais pour la seconde option 😉 Une fois terminé il est vite oublié ! J’ai été déçue !

Après « Conjuring 1 » la perspective de découvrir un film basé entièrement sur la poupée, me faisait envie, tout en me terrifiant ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai attendu longtemps avant de le visionner ! En effet Conjuring m’avait vraiment fait flipper ! Du coup la barre était haute après l’engouement généré par le 1er opus.

Le début est bon, le temps que les choses se mettent en place, cela se fait rapidement, la poupée est effrayante, avec une atmosphère lourde bien glauque. Mais alors je ne sais pas ce qui s’est passé, mais la seconde partie du film, les scénaristes changent radicalement de ton et d’intrigue !!! L’idée de la poupée maléfique est quasi abandonnée, pour laisser la place à une banale histoire de secte satanique, quand je vous dis que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Sharon Tate.

Le 9 août 1969, la jeune actrice Sharon Tate, l’épouse du metteur en scène Roman Polanski, est sauvagement assassinée, à Los Angeles, avec quatre autres personnes. Les murs de la demeure sont badigeonnés d’inscriptions «révolutionnaires». Le meurtre est d’abord attribué à des hippys. Trois mois plus tard, les enquêteurs découvrent par hasard l’existence de la «Famille», une secte conduite par Charles Manson. Ils en veulent à la terre entière et tuent pour le plaisir. Le gourou de la Famille et trois de ses quatre complices seront condamnés à mort. Leur peine sera commuée en prison à vie.

Résultat : je me suis ennuyée ! La deuxième moitié traîne en longueur et est ennuyeuse à mourir. Il ne s’y passe rien ou presque et les quelques moments qui auraient pu être vaguement effrayants sont tellement prévisibles qu’ils ne font qu’ajouter au sentiment de nullité.

C’est un incompréhensible gâchis…Alors que cette poupée a le potentiel de nous effrayer…

Alors que Conjuring était épatant dans la reconstitution des années 70 en s’appropriant la texture des films de cette époque, Annabelle, semble artificielle. Tous les éléments étaient pourtant réunis, pour rendre hommage aux thrillers paranoïaques de la fin des années 60 (l’image d’une femme au foyer, laissée à l’écart de la vie active, une vraie « poupée », placée sous cloche… Une secte démoniaque qui fomente des plans pour livrer des âmes au Malin…) Pourtant rien ne sera développé jusqu’au bout. Les produits de consommation des années 60, sont utilisés pour ridiculiser le film.

 Dans Conjuring, Annabelle m’a terrorisé, en 5 minutes ! Et là elle m’a laissé de marbre et m’a plus donné envie d’éteindre ma télé !

Seules quelques scènes parviennent à faire mouche mais aucune ne contient la poupée éponyme !

Nerve de Ariel Schulman et Henry Joost

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Réalisateur : Ariel Schulman, Henry Joost Sortie : 24/08/2016  Nationalité : Américaine Durée : 1h37 Genre : Thriller Acteurs : Emma Roberts, Dave Franco, Emily Meade

En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

Au départ, Nerve, Adapté du roman Addict de Jeanne Ryan, a tout du film divertissant pour ado. Pas le genre de film que j’affectionne particulièrement, mais il faut bien faire plaisir à ses enfants ;), pourtant il s’est révélé divertissant !

Ce film se penche sur les dérives des réseaux sociaux, sur les dangers d’internet, de la célébrité soudaine lors de télé réalité et du besoin de se faire connaître, des thèmes vraiment intelligents qui nous font tous réagir, si l’on est un tant soit peu sensible à ce sujet…

Nerve est un jeu de défis, il y a ceux qui regardent et ceux qui jouent, tout défi remporté fait gagner de l’argent et par là même la célébrité est au bout de l’écran…

Henry Joost et Ariel Schulman, forts d’un vrai regard critique sur la société, notamment avec  Australian Psycho  un court-métrage avec Margot Robbie, ont l’habitude de travailler ensemble (Paranormal Activity 3 et 4) ainsi que Viral, traitaient déjà du pouvoir des réseaux sociaux et des manipulations possibles liées à internet avec l’étonnant film documentaire Catfish.

Avec Nerve, le thème des dérives des réseaux sociaux est bien réfléchis avec une réalisation bien faite.

Dés le départ, le ton est donné, avec la première séquence, Vee allume son ordinateur et avec une vue subjective (effet de plus en plus populaire) on suit ses différentes actions, souris en main. Lancer Spotify, ouvrir Gmail, passer par Google Chrome

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Les réalisateurs balancent les applications qui sont notre quotidien, ensuite une conversation est lancée via Skype, alors que Vee fait un tour sur le profil Facebook d’un garçon de son lycée.

En quelques clics le film nous montre la forme de voyeurisme et d’exhibitionnisme, devenue tellement naturelle. Avec Nerve se révèlent les dangers et le caractère malsain que peuvent avoir ces outils,  du besoin d’être vus on bascule rapidement vers l’envie de reconnaissance et pour certain l’obtention d’une forme de célébrité, même de courte durée…

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Ce qui m’a le plus choqué, ce sont les défis auxquels se soumet Sydney, pour devenir populaire sur le jeu et aller en finale, elle osera tout, sans honte, motivée par l’appât du gain et cette célébrité basée sur du faux, c’est typiquement la nana narcissique influencée par la télé-réalité.

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Et là où Nerve change le regard que l’on a sur le film, c’est que sans follower, tout s’écroule ! Donc il y a responsabilité directe de celui qui observe ! En effet le jeu prend des tournures dangereuses, chacun caché derrière un écran, se croit protégé et en oublie la chose principale : les conséquences sur l’humain !

Bien entendu ce n’est pas le film de l’année, ni un chef d’oeuvre ! Mais il a le mérite de pointer des dérives, que nous constatons tous les jours et en fait une critique intéressante.

Même si ce film veut attirer l’attention sur les dangers du net et dénoncer la fausse popularité que l’on peut obtenir, il est probablement trop « fun » pour que le message passe auprès des adolescents, cible privilégié de ce long métrage à vocation distrayante.

Pour aller plus loin :

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Addict est un jeu qui diffuse sur Internet des défis filmés en direct. Vee, 17 ans, n’est pas sûre d’avoir le cran d’y participer. Mais les organisateurs connaissent ses désirs les plus secrets et finissent par la convaincre, avec des cadeaux qu’elle ne peut refuser… et un partenaire irrésistible.
Une fois en équipe avec le beau Ian, Vee ne peut qu’accepter le défi suivant, puis un autre, et encore un autre… D’autant que l’engouement des milliers de Voyeurs en ligne la pousse à dépasser ses limites et ses peurs.
Bientôt, le jeu prend un tournant plus que malsain : il devient dangereux, voire mortel. Mais comment décrocher quand on est pris dans l’engrenage ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amanda knox – Le documentaire judiciaire de Netflix

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Ce documentaire, présenté au festival de Toronto, a occupé cinq ans de la vie de ses réalisateurs, Rod Blackhurst (Here Alone) et Brian McGinn (Chef’s Table), qui on eu un accès sans précédent aux protagonistes de l’affaire.

Ce documentaire, proposé par Netflix à partir du 30 septembre, revient sur le délire médiatique qui a entouré cette affaire.

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Tout est présenté comme un thriller, qui résume en 90 minutes, 8 ans de procédures. Les réalisateurs, se sont focalisés sur Amanda Knox, avec des témoignages, des archives vidéos, des enregistrements audios des procès verbaux de la police italienne.

Toutes les étapes de l’investigation sont retranscrites, sans chercher à désigner un coupable ou à faire des révélations.

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“Je pense qu’Amanda voulait dire par là que cette affaire a divisé les gens entre ceux qui pensent qu’elle est coupable et ceux qui pensent qu’elle ne l’est pas. Les gens se sont vraiment passionnés pour cette histoire et ont eu des avis très tranchés. Ce qu’on voulait montrer derrière ce documentaire, c’est aussi ce qu’il dit de nous, en tant que société. On en arrive à un point où on préfère être divertis qu’informés.”

En novembre 2007, à Pérouse en Italie, le corps de Meredith Kercher, une étudiante britannique de 21 ans, violée et poignardée quarante-sept fois, est retrouvé à son domicile, dans une mare de sang. On parle d’un jeu sexuel qui aurait dégénéré. Sa colocataire américaine originaire de Seattle, l’étudiante Amanda Knox, et son petit ami italien, Raffaele Sollecito, sont arrêtés.

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Amanda Knox et Raffaele Sollecito, à l’ouverture de leur procès à la Pérouse, en Italie, le 16 janvier 2009. Ils sont accusés du meurtre de Meredith Kercher.

Amanda Knox, elle-même, raconte pour la première fois, sans interruption ni préjugé extérieur, sa version de l’histoire, ainsi que son ex-petit ami et co-accusé Raffaele Sollecito.

J’ai été tour à tour désarmée par leur franchise et parfois mal à l’aise face à l’assurance d’Amanda Knox.

Il est intéressant de regarder ce type de documentaire, en effet cette affaire a déchaîné les passions et ce documentaire tente de nous faire comprendre pourquoi.

Le procureur chargé de l’enquête, Giuliano Mignini, est convaincu que ce crime horrible est le fruit d’un jeu sexuel qui a mal tourné entre les trois jeunes.

Aux termes d’une enquête expéditive, Amanda Knox est condamnée à 26 ans de prison, puis acquittée en appel et de nouveau condamnée en 2014. De retour aux États-Unis, l’Américaine est finalement innocentée par la plus haute juridiction italienne, qui met définitivement un terme à la procédure en 2015.

Amanda Knox est quasiment sur tous les plans dans ce documentaire.

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“Nous avons suivi le même processus qu’avec les autres protagonistes. La première chose à faire en tant que réalisateur, c’est de gagner la confiance du sujet. Donc, on a eu une discussion, pour leur expliquer qu’il nous fallait leur point de vue sur cette histoire. Et La plupart d’entre eux a eu l’impression que les médias avaient trahi à l’époque ce qu’ils étaient vraiment. Ils étaient tous en demande, et avaient envie de montrer une autre image d’eux-mêmes que celle dépeinte à l’époque, plus humaine”, explique Brian McGinn.

Même après la condamnation de Rudy Guede (un cambrioleur récidiviste à la personnalité trouble) pour le viol et le meurtre de Meredith Kercher, le procureur Giuliano Mignini reste convaincu qu’Amanda Knox a participé, au crime.

Ce qui est intéressant, c’est de noter que, malgré le fait que la justice ait innocenté Amanda Knox, dans l’esprit des gens, un doute subsiste sur sa culpabilité et sa réelle personnalité.

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Le documentaire se termine sur cette phrase d’Amanda Knox : « Soit je suis une psychopathe déguisée en agneau, soit je suis vous » et là on en prend plein la face ! Et le doute est toujours entretenu…

Cette affaire a tellement déchaîné les passions, qu’un film est sorti en 2012 :

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Date de Sortie : 2012

De : Robert Dornhelm

Avec : Hayden Panettiere, Amanda Fernando Stevens, Paolo Romio

Genre : Drame, Thriller

Pays de production : États-Unis

Titre VO : Amanda Knox: Murder on Trial in Italy Durée : 1h27

Le Fils de l’Homme de Alfonso Cuarón

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Réalisateur : Alfonso Cuarón – Date de sortie : 18/10/2006
Nationalité : Britannique, Américain – Durée : 1h50
Genre : Science fiction, Thriller, Drame – Acteurs : Clive Owen, Clare-Hope Ashitey, Julianne Moore

Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l’annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte – un fait qui ne s’est pas produit depuis une vingtaine d’années – et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection…

 

Je ne sais combien de fois j’ai vu ce film, mais je sais une chose, il ne m’a pas révélé tous ses secrets et mon plaisir est grand à chaque fois, c’est pour moi, le meilleur film d’anticipation de sa génération ! Une réflexion sur les dérives annoncées de l’humanité.

Adaptation du roman éponyme de P.D. James, « Les Fils de l’homme » est une grande réussite, aussi brillant qu’effrayant, le film d’Alfonso Cuarón peint une sombre vision de ce que nous réserve l’avenir, avec ce qu’il y a de plus terrifiant, l’humanité condamnée à l’infertilité.

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En 2027, cela fait 18 ans, qu’aucun bébé n’a vu le jour, ce qui engendre un chaos planétaire. Les immigrés sont stigmatisés et traqués, les rebelles lâchent des bombes dans le but de faire plier des gouvernements de plus en plus sécuritaires.

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Dans ce monde où les kits de suicides sont distribués à la population, un espoir renaitra en la présence d’une immigrée clandestine porteuse d’un enfant. Chacun cherchera à se l’approprier pour son propre intérêt et Théo se retrouve, le protecteur du dernier espoir de l’humanité. Le tout dosé avec talent et vérités assénées tout le long du film !

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Les scènes se succèdent les une après les autres, dans un brio remarquable, caméra à l’épaule, comme un reportage de guerre, d’une grande réalité, des plans-séquences qui se succèdent magistralement pour notre grand bonheur, d’une grande maîtrise, notamment la  scène « de la voiture » et celle de la rébellion finale.

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Le tout nous maintient dans un stress continu, une tension permanente, pour notre plus grand plaisir.

Le jeu des acteurs est superbe. Clive Owen campe avec grande classe le personnage de Théo, qui peu à peu  réveille le militant qui est en lui, sans grand discours mais avec une grande simplicité dans ses actes. Michael Caine, est génial en néo baba-cool. Je regrette juste l’absence de Julianne Moore, d’une grande partie du film.

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Lorsque le film se termine, on ne pourra qu’être touché par cette tristesse perceptible tout le long et l’on retiendra le message final avec cette lueur d’espoir.

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La musique a été choisie avec talent et donne une bande son époustouflante : King Crimson, Radiohead, Aphex Twin.

Brillant !

Comme c’est le mois d’halloween je participe au challenge 😉

 

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Challenge Halloween 2016

 

 

The door de Johannes Roberts

581102.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisateur : Johannes Roberts
Date de sortie : 01/06/2016
Nationalité : Britannique, Indien
Durée : 1h36
Genre : Épouvante-horreur

Acteurs : Sarah Wayne Callies, Jeremy Sisto, Suchitra Pillai-Malik, Javier Botet…

Une famille américaine mène une paisible existence en Inde jusqu’à ce qu’un accident tragique prenne la vie de leur jeune fils. La mère, inconsolable, apprend qu’un rituel antique peut lui permettre de lui faire un dernier adieu. Elle voyage alors jusqu’à un ancien temple, où se trouve une porte qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mais quand elle désobéit à l’avertissement sacré de ne jamais ouvrir cette porte, elle bouleverse alors l’équilibre entre les deux mondes.

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Johannes Roberts, le réalisateur, nous emmène en Inde, pays emprunt de mysticisme. La culture indienne sert de contexte à ce long métrage, donc il y a un vrai travail de recherche sur la religion et les croyances multiples de ce pays, ce qui laissait présager, avec cette base intéressante, un bon film.

Une mère qui a perdu son fils dans un tragique accident de voiture (Sarah Wayne Callies) aux prises avec des forces occultes qu’elle est allée réveiller dans un vieux temple aux pouvoirs magiques. Selon une mythologique ancestrale, le lieu permet de parler une dernière fois avec les disparus, à condition de ne pas ouvrir la porte, qui nous sépare du monde des morts.

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En fin de compte c’est la seule chose de bien dans ce film, que j’ai trouvé prévisible ! Quelle personne, n’ouvrirait pas cette fameuse porte ? L’intrigue n’est pas assez travaillée, les scènes d’épouvantes n’ont rien d’épouvantables et cela n’apporte aucune nouveauté au genre horrifique.

Pourtant j’ai bien cru que cela allait décoller, avec cette chose derrière la porte…

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The Door n’a d’horrifique que son scénario.

Malgré un épilogue intéressant, si vous voulez avoir peur ce film n’est pas pour vous !

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Challenge Halloween 2016

 

 

La série « Stranger Things » sur Netflix

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Réalisateur : Matt Duffer, Ross Duffer
Date de sortie : 15 juillet 2016
Durée : huit épisodes de 48 minutes

Acteurs : Winona Ryder (Joyce Byers) – Mère de Jonathan et de Will, le garçon de 12 ans disparu – David Harbour ( Jim Hopper) – Chef de la police de Hawkins – Matthew Modine (Martin Brenner) – Un des principaux scientifiques du Laboratoire d’Hawkins – Cara Buono (Karen Whiler) – la mère de Mike et Nancy Whiler

1983. Bienvenue à Hawkins, petite ville de l’Indiana où “la dernière affaire policière notable remonte à 1921”, comme le dit si bien le shérif. Mike, Dustin, Lucas et Will quatre enfants rêveurs, mal-aimés dans leur école, passent la moitié de leur temps à jouer à des jeux de rôle, l’autre partie étant consacrée aux balades en BMX. David Bowie et Depeche Mode envahissent les ondes radios alors que Musclor et “Les Maîtres de l’univers” accompagnent les petits-déjeuners à base de Lucky Charms. Alors que les enfants terminent leur partie de “Donjons et Dragons”, Will disparaît sur le chemin de sa maison. Le shérif mène son enquête, la bande d’amis va, elle aussi, étudier le cas, surtout depuis la découverte d’Eleven, une jeune fille apparue à l’endroit même où Will a disparu et qui semble avoir d’immenses pouvoirs…

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Tous mes souvenirs des années 80 ont refaits surface en visionnant le premier épisode ! c’est fou ce que l’on peut refouler les souvenirs, qui restent tapis, jusqu’au moment où un petit truc fait qu’un éclair jaillit et waouhhhhh, en fait j’ai rien oublié, j’ai juste avancé et les souvenirs sont vivaces.

Diffusée depuis le 15 juillet sur Netflix, cette une mini-série de huit épisodes créée par les frères Duffer, s’inspire de Steven Spielberg, Stanley Kubrick, John Carpenter ou encore Stephen King.

“E.T” est LA référence principale de la série. Les réalisateurs lui rendent hommage avec la reprise de certains éléments, comme la bande d’amis traversant les routes et les forêts à bord de leurs BMX. Mike remplace Eliott et Eleven semble aussi mystérieuse que l’extra-terrestre.

“Stranger Things”

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“E.T”

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Les “Goonies” ont inspirés le look des personnages de cette mini-série.
Impossible de ne pas penser à “Shining” de Stanley Kubrick. Colère, coups de hache contre le mur, le film de 1980 fait aussi partie des influences des frères Duffer.

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On a regardé en famille, ma fille 19 ans a totalement décroché avant même la fin du premier épisode, mon fils de 9 ans a été happé, comme sa mère ! Deux gosses devant l’écran ! Dès que je remarquais une référence, je ne pouvais m’empécher de le dire à mon fils, qui me regardait comme si je débarquais d’une autre planète!!

Alors oui, certains diront que le scénario n’a rien d’original, que tout est convenu, c’est vrai. Mais c’est un vrai bonheur malgré un scénario convenu ou le manque d’imagination, mais cette série et moi on est devenue de grande copines, bein oui quoi tous mes souvenirs, toutes mes références y sont ! Même mon fils a « adoré » (ok c’est un gosse y a pas de mal … mais du coup je suis encore plus fan)

Alors, j’espère que vous plongerez pour un bain dans les années 80 et que vous passerez un bon moment.

Du coup j’ai bien envie de revisionner Christine, Carrie, Bazar…. Un bain de King quoi…..

The Witch film de Robert Eggers

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Date de sortie : 15 juin 2016
Durée : 1h48
Acteurs : Kate Dickie, Anya Taylor Joy, Ralph Ineson, Harvey Scrimshaw …

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation,
menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

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Sélection officielle du 23ème festival international du film fantastique de Gérardmer, The Witch a remporté le prix du jury Syfy (en partenariat avec Canalsat)

Ce film se rapproche plus du drame historique et familial que du thriller fantastique. Alors qu’il est vendu comme film d’horreur, il n’aura malheureusement pas beaucoup de succès, alors que c’est un bon film, grâce auquel on apprend sur cette période. Bien accueilli dans l’ensemble par la presse, les spectateurs n’ont pas accroché, semble-t-il pas assez horrifique! le manque de frayeurs et d’hémoglobines y est pour beaucoup.

La sorcellerie devient une arme pour régler ses comptes, un jeu dont sont prisonniers les colons du fait de leurs croyances religieuses : le Mal ne peut exister que par le Diable !

Si vous voulez voir un film d’horreur dans les standards actuels, passez votre chemin. Si vous voulez plonger au milieu d’une famille puritaine en proie au mal et vous laisser envoûter par une atmosphère pesante et un visuel soigné alors ça pourrait vous plaire.

Le rythme est assez lent mais l’histoire et la psychologie des personnages sont vraiment intéressantes.

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Ce que le jour doit à la nuit : film d’Alexandre Arcady

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Date de sortie : 12 septembre 2012
Scénario : Alexandre Arcady et Daniel Saint-Hamont d’après le roman de Yasmina Khadra
Durée : 2h39
Musique : Armand Amar

Acteurs : Fu’ad Aït Aattou, Nora Arnezeder, Anne Parillaud,Vincent Pérez, Mohamed Fellag, Anne Consigny, Nicolas Giraud, Matthias Van Khache, Olivier Barthelemy, Matthieu Boujenah, Marine Vacth, Tayeb Belmihoub, Iyad Bouchi, Jean-Francois Poron…

Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu’il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l’ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d’amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays.

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Un très belle adaptation d’Alexandre Arcady, du sublime livre de Yasmina Khadra qui aurait mérité un plus grand succès.

Pas évident de qualifier ce film, c’est un mélange des genres : Film historique, film d’amour, film d’action.

« Ce que le jour doit a la nuit » respecte son sujet à la perfection, sans s’éparpiller une seconde. Une succession d’émotions, tristesse, joie, frustration…

Les sentiments des personnages sont tellement vivaces que nous les vivons avec eux.

Sur fond de paysages algériens magnifiques,  une histoire d’amitié et d’amour qui ne se ternira jamais.

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Un message, une leçon de vie rarement aussi bien livrée au cinéma : il faut vivre sa vie sans jamais laisser le moindre obstacle se placer sur notre chemin.

La musique de fin de Idir est un beau clin d’oeil à la Kabylie et cette musique ne fait que nous émouvoir encore plus fort.

 

The boy de William Brent Bell

imageRéalisateur : William Trent Bell
Date de sortie : 27/01/2016
Nationalité : USA
Durée : 1h38
Genre : Épouvante

Acteurs : Lauren Cohan (Greta), Rupert Evans (Malcolm), Ben Robson (Cole), Jim Norton (M. Heelshire), Diana Hardcastle (Mme Heelshire) …

Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie…

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William Brent Bell s’est spécialisé dans les films d’horreur et s’est fait connaître en 2005 avec Stay Alive, où la mort franchit la barrière du virtuel pour tuer les joueurs du jeu. En 2012 Devil Inside sur l’exorcisme. Pour The Boy, il s’inspire de maison hantée (que l’on retrouve dans La Dame en noir et The Conjuring), et situe son action en Grande-Bretagne, là où les manoirs inspirent.

J’ai quand même hésité à visionner ce film mais je me suis laissée tenter par ma fille.

Dans ce film, le réalisateur, offre à Lauren Cohan, que l’on connaît pour son rôle de Maggie dans la série The Walking Dead, son premier grand rôle au cinéma.

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Même si on pense à une copie du film Annabelle inspiré de The Conjuring, on se retrouve avec un film plus intime et plus noir, en s’appuyant pour cela sur son personnage principal qui suscite la sympathie, l’intrigue est beaucoup plus étoffée et prenante.

Ce château grandiose sert de somptueux décore tout le long du film et on plonge dans un huis clos avec un malaise qui monte en puissance.

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Greta, qui ne se laisse pas convaincre par ce que lui demande le couple, essaie de percer le mystère qui entoure cette famille, mais elle-même va se perdre dans ses cauchemars et dans sa peur de cette époux violent qu’elle a fuie, mais qu’elle sent se rapprocher.

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La musique joue un rôle important dans l’ambiance du film, elle ponctue avec justesse les rebondissements.

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William Brent Bell nous amène jusqu’à un final assez convaincant. Si l’on accepte l’histoire du départ The Boy parvient à nous tenir en haleine, grâce  à un scénario très bien ficelé, qui ne laisse rien au hasard.

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Si vous vous attendez à un film d’horreur, vous risquez d’être déçus, en effet nous sommes en présence d’un film angoissant certes, mais pas d’horreur.