Archives pour la catégorie Jeunesse & young adult

Les chroniques de Pulpillac – tome 1 Quand les poules avaient des dents de Jean-Luc Marcastel

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Parution : 3 mai 2018 – Editeur : Lynks – Prix papier : 11,50€ – Pages : 231 – Genre : Littérature jeunesse

Quelle jolie couverture avec une découpe en forme de poulet, laissant apparaitre nos petits héros et des couleurs très attirantes. Les illustrations à l’intérieure sont également très sympa, permettant de s’approprier l’histoire et les personnages.

Un livre jeunesse, pour les 9-12 ans.

Des personnages bien décrits, Aurélien, le narrateur, solitaire, qui aime écrire des histoires. Il décrit ses camarades, sous un angle influencé par les « rumeurs du collège », mais peu à peu il va apprendre à les connaitre et chaque personnalité va émerger sous un œil moins caricaturale.

Aurore la « star du collège », Samir qui vient d’un quartier « difficile », dont la réputation des grands frères le précède…, Jean-Martial, le gamin d’origine guadeloupéenne avec un accent (je dois dire qu’au départ cette insistance sur l’origine, m’a passablement énervé et même mon fils n’a pas trop bien compris pourquoi l’auteur insistait sur cet aspect…), baraqué qui se bat souvent et Atsuko, mystérieuse, un brin décalée et étrange.

Pour autant les préjugés vont sauter un à un et chaque personnage fera preuve de courage, malgré la peur. Mais pas seulement, puisque le courage de chaque personnage sera un miroir pour notre petit lecteur.

L’écriture simple et imagée de l’auteur, permet sans difficultés de plonger dans l’ambiance, un brin glauque. Pour les gamins fans de sueurs froides et de suspense c’est parfait.

L’intrigue est simple, accessible aux 9-12 ans (même si j’ai parfois déploré un langage, parfois,  trop familier (Mais bon je sais bien que nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours… Mais est-ce bien nécessaire de retranscrire des mots parfois grossiers…) qui traite d’écologie, de maltraitance envers les animaux avec les conditions d’élevage… Une approche intéressante sur la société de consommation qui ne manquera pas de faire réagir les petits lecteurs.

Mon fils de 11 ans, a apprécié sa lecture, mais ne s’est identifié à aucun des personnages. Il a été intrigué par l’histoire qui n’a pas manqué de le faire réagir.

Un bon roman jeunesse à faire découvrir aux gamins en quête de sensations fortes, permettant un approche intéressante sur la société de consommation. Je recommande une lecture par le parent avant, pour pouvoir en discuter et fournir des réponses aux questions qui ne manqueront pas.

Lecture faite dans le cadre de la masse critique de Babelio, que je remercie, ainsi que les éditions Lynks

Jean-Luc Marcastel a enseigné l’histoire-géographie quelques années avant de se consacrer à l’écriture et de devenir écrivain. Il est l’auteur de la série Louis le Galoup, suite de 5 romans qui mélangent habilement fantasy et réalisme médiéval. L’auteur s’inspire des légendes et du folklore du grand sud-ouest de la France, et notamment de la Haute-Auvergne dont il est originaire.

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La faucheuse de Neal Shusterman

Parution : 16 février 2017 – Editeur : Robert Laffont Collection : R – Prix papier : 18,90€ –  Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 504 – Genre : Science-fiction – Dystopie – Littérature jeunesse

Un titre qui donne des frissons, une couverture qui te donne envie de te foutre sous le lit et une intrigue où la mort n’a rien de terrible…

Tout est beau… Dans ce futur, agréable où le monde… Enfin la terre… A enfin trouvé un équilibre… Plus rien de mauvais ne subsiste : le chômage, la famine, les guerres, les religions, la politique, les gouvernements ont disparus, les maladies éradiquées et chaque personne peut être régénérée à l’infini… La vieillesse, ne fait plus partie du tableau, puisque rajeunir est devenu une formalité… A fortiori, la mort également… Sauf, qu’il faut bien un minimum d’équilibre ?

La mort c’est la vie… La vie c’est la mort… Vous voyez le truc, si la mort n’existe plus, comment la vie peut perdurer ?

Bref, pour trouver la parade et maintenir l’équilibre, le Thunderhead, grâce à qui cette sérénité existe, a donc décidé de se prendre les choses en main  pour équilibrer, la population, en créant la Communauté des Faucheurs.

Ces Faucheurs tuent, sous forme de quotas, un certain nombre de personnes. Ils ont le droit de vie et de mort… Et autant dire que ces Faucheurs, sont craints… Détestés… Mais admirés…

Le Thunderhead, une intelligence artificielle, a conçu cette société idyllique et dirige tout via le réseau en cloud…

Waouhhh, c’est franchement badass le truc !  L’idée, l’univers, conçu par l’auteur, tout est tellement réaliste que c’est saisissant bluffant.

Dans ce premier tome, l’univers se met en place, le lecteur y est immergé et cela de manière très visuelle.  Maître Farraday, un faucheur dont l’expérience n’est plus à faire, décide de prendre deux apprentis, Cytra et Rowan, pour leur apprendre le boulot.

Ces deux-là vont se retrouver au milieu d’un sombre conflit entre faucheurs corrompus, dont le seul désir est de tuer, mais surtout s’enrichir… Et avoir le pouvoir …

Le Thunderhead, malgré toutes les améliorations, ne peut changer la nature humaine…

Un premier tome avec une intrigue passionnante, une vision d’une société idéalisée, mais malgré tout cet idéal, l’être humain reste fidèle à lui-même et ne cherche qu’à détruire. La corruption fait rage et ronge de l’intérieur… Certains Faucheurs restent fidèles aux premiers percepts : tuer avec respect et surtout tuer pour réguler la population.

L’Homme est un loup pour l’Homme… Le danger ne vient que de nous-même….

Une dystopie qui n’a rien d’ordinaire, qui nous plonge dans un univers futuriste mais tellement proche du notre, que l’on n’est pas dépaysé et surtout c’est ce qui rend l’intrigue plausible. La mort est abordée avec recul et sans donner froid dans le dos, puisque l’approche est différente.

Une lecture sans temps mort, en même temps pour la mort ce serait un comble… On est pris dans l’intrigue, sans pouvoir lâcher le bouquin. Une construction narrative digne d’un bon scénario tellement les descriptions sont visuelles et les personnages bien campés. C’est tellement bon, qu’on en redemande.

Le final s’appréhende de deux manières et laisse la possibilité au lecteur, soit de poursuivre l’aventure avec nos amis les faucheurs, Citra et Rowan ou s’arrêter là.

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Neal Shusterman a déjà écrit de nombreux romans pour adolescents et ses ouvrages ont été largement primés.

Avec Les fragmentés, il a rencontré un grand succès auprès des 13-18 ans.

Neal Shusterman a grandi à Brooklyn (New-York) où très tôt il s’est mis à écrire. Il commence à travailler en écrivant une colonne humoristique célèbre dans un journal avant de se lancer dans la rédaction de livres et de scenarii.

Dans les années qui suivent, Neal Shusterman devient un écrivain et scénariste connu des États-Unis. Ses livres reçoivent beaucoup prix et il est très apprécié par les adolescents.
Aujourd’hui, il vit en Caroline du Sud et est un auteur plébiscité. Il anime des rencontres avec ses lecteurs très souvent.
Bien que son succès soit important aux États-Unis, ses livres et films étant nombreux, Neal Shusterman n’est pas du tout connu en France, seul son livre Les fragmentés (Unwind en anglais) a pour le moment été traduit.

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Ray Shepard, tome 1 : Amnésie de Morgane Rugraff

 

Parution : 9 janvier 2017Editions : Plume BlanchePrix Numérique : 7,99€Prix Papier : 19,99€384 PagesGenre : Young Adulte

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Si votre cœur est animé par la vengeance, que devient votre âme ?

« Mon frère, si tu crois encore assez en quelque chose pour t’y raccrocher, fais-le ; car je vais te retrouver et te tuer. »

Laissez-vous emporter par ce premier opus des aventures fantastiques de Ray Shepard ! j’avoue que je n’étais pas très emballée par cette lecture, le genre? Yong Adulte, n’étant pas celui que j’affectionne particulièrement. Pour autant, sortir de sa zone de confort, est parfois bénéfique et ici, j’ai été agréablement surprise.

La plume de l’auteur est travaillée, même si on déplore plusieurs coquilles, avec parfois des mots manquants… Je mets plus cet aspect sur le travail de la maison d’édition… Et je dois dire que c’est assez déplaisant, pour ne pas donner envie d’acheter la version papier, alors même que l’objet livre en lui-même, donne très envie de le posséder,  grâce à cette belle couverture.

Passé ce coup de gueule sur la ME, je vais m’attarder sur Ray Shepard… Même s’il ne révolutionne pas le genre, je dois dire que j’ai passé un excellent moment à découvrir l’univers que l’auteur a mis en place. Même si on se rapproche beaucoup de « la croisée des mondes » de Philip Pullman avec l’idée du double animal de l’homme… J’avais vraiment peur que l’auteur ne s’affranchisse pas de l’idée identique.

Dès le second chapitre, on entre dans le vif de l’intrigue et là l’auteur arrive a créer son propre univers avec des personnages bien travaillés.

Ray Shepard : meurtri par la vie et la perte de sa famille assassinée. Son spectre, Aerön un tigre blanc.
Mariah Alevann : un passé tout aussi tragique. Semeuse d’éclairs. Son spectre Luthéus, un lynx argenté
Matt : meilleur ami de Ray. Son spectre Taek, un ocelot
Tyler Hatwood : demi-frère de Matt. Son spectre Urcane, un  léopard
Kaily Black : sœur de Jack. Son spectre Athénestia, une panthère noire
Jack Black : ennemi juré de Ray. Son spectre Stax un puma
Jim Hayden : a pour maître Damon Black. Son spectre Sherbane, un léopard

Tiago Falk : Eclaireur de la Guilde des Ombres. Son spectre, Tarot, un aigle
Sloane : duelliste des UCB. Son spectre, Vesta, un oiseau de proie
Evans et Brian : duellistes des UCB. Leurs spectres un guépard et un serval.
Jay et Tom : jumeaux, duellistes des UCB. Leurs spectres, Tshâd et Arion, des chats sauvages
Kévin : duelliste des UCB. Son spectre, un singe
Adam : ami de Jack. Son spectre un loup
Damon Black : le père de Jack et Kaily, avide de pouvoir. Possède un spectre, moitié lion, moitié oiseau.
Léane Raven : traqueuse de fluide
Kiba : duelliste et leader des Ice Dogs. Son spectre, un loup blanc

Ryo Shepard : frère de Ray et disciple des Gouttes pourpres
Brewen Alevann : frère de Mariah et disciple des Gouttes pourpres,

Même si on se perd au début entre les différents noms à retenir et surtout ceux de leur double « animal ». Ce double, dont la construction est aussi travaillée et visuelle. Il n’est facile de décrire cet univers que l’auteur construit avec brio. Des combats, des entrainements, jusqu’à la consécration par un tournoi entre duellistes…

Au fil de l’intrigue, certains personnages évoluent plus que d’autres et même si une romance est présente avec un triangle amoureux crédible, pour une fois ce n’est pas une romance niaise, mais bien un amour torturé et surtout l’auteur fait comprendre, que « l’amour ne sauve pas de tout » ! Ouf enfin un truc plausible dans le genre ! Non mais sérieusement, il faut arrêter de croire que le prince charmant va venir sur son blanc destrier et te sauver de ta noirceur… Il n’y a qu’une personne qui peut te sauver… TOI…  Et même si Ray Shepard est charismatique, il est l’emblème même du gars qui décide d’affronter sa noirceur et de l’assumer… Il a une bonne raison en même temps… Chaque personnage est construit sur un modèle unique, lui conférant une personnalité propre.

Même si, à la fin du premier tome, beaucoup de question subsistent, il n’en reste pas moins que l’auteur construit un univers avec ses propres règles, avec une plume très visuelle et bien scénarisée. Le final, donne envie de lire la suite et c’est bien là tout le talent de l’auteur d’accrocher son lecteur par une plume et une intrigue addictive.

Née en 1988 dans un petit coin de bord de mer. Fille unique, élevée dans l’amour des livres. Le goût de l’écriture lui est venu très tôt, elle écrit son premier roman à quinze ans, pendant ses années d’internat. Ses univers sont vastes et elle aime faire voyager ses lecteurs autant dans la fantasy que dans l’époque médiévale, qu’elle affectionne tout particulièrement.

 

 

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Fabuleux Nectar de Vincent Portugal

Parution : 1er juillet 2017 – Auto-édité –   Prix Numérique : 2,99€Prix Papier : 9,90€ 158 PagesGenre : fantastique-Jeunesse

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Fabuleux Nectar est un mélange des genres qui oscille entre magie, poésie et légendes.

Un célèbre alchimiste, Misha, et une princesse captive, Séléna, qui n’a que sa ruse et son intelligence pour améliorer sa situation… Ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

Ne vous fiez pas aux apparences !

Malgré une couverture enfantine, ce livre recèle beaucoup plus de profondeur qu’il n’y parait. Sous ses aires de livre jeunesse, qu’un gamin de 8/10 peut lire sans soucis mais dont les parents découvriront la profondeur.

Certaines lectures sont plus complexes qu’elles ne paraissent. A travers un récit emprunt de magie, avec des sirènes, des potions et tout ce qui va avec, l’auteur livre ici une intrigue politique avec toutes les manigances qui vont avec, tout en gardant une plume fluide qui va osciller entre enjeux politiques et économiques autant pour Séléna, qui veut préserver la liberté de son peuple, que pour le roi qui veut assoir son autorité.

Une lecture plaisir, qu’on lit avec intérêt, sans s’ennuyer, pourtant il n’y a pas d’action à proprement parlé, puisque l’auteur nous entraine dans une suite de description, d’évènements,  mais le tout est tellement bien ficelé que c’est un vrai plaisir à lire.

Quand on sait qu’en plus, Fabuleux Nectar est le spin off de la saga « le souffle des Dieux », on se plait à se dire que la suite vaut peut-être le détour…