Archives pour la catégorie Lectures 2015

Sans TRACES APPARENTES D’Elisa TIXEN ou la réconciliation du passé et du présent

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Auteur : Elisa TIXEN– Éditions de la Rémanence– 20€ – 312 pages

« Après la mort brutale de son compagnon, Charlie se réfugie chez sa grand-mère, au cœur de la forêt landaise. Alors qu’elle espérait retrouver la paix, elle découvre dans la vie de ses ancêtres une série de morts tragiques qui font écho à sa propre histoire. Coïncidences ou malédiction ? 

Charlie refuse de laisser de vieux secrets de famille peser sur son avenir.

 Mon avis :

J’ai reçu ce livre grâce à l’évènement « Livres Voyageurs » organisé par Anne-Ju

C’est un roman qui réconcilie le passé avec le présent, en remettant les vérités à leur place ! Je me suis laissée guider par l’auteure, alors que parfois je me sentais perdre pied, je ne voyais pas où ces lignes m’amenaient ! J’ai lu ce livre dans un contexte familial compliqué… avec les soucis que cela peut engendrer et chaque ligne, chaque mot me permettaient de faire comme un parallèle avec mon vécu.

Le présent n’étant que le fruit d’un passé inconnu ou ignoré!

La mise en avant de la psycho-généalogie me plait beaucoup et me parle également. Je me suis posée pas mal de  questions sur cette famille que je ne connais pas en fin de compte, car nous ne connaissons de nos familles que ce que l’on veut bien nous raconter. Lorsque l’on se fait la réflexion parfois, d’une espèce de répétition entre les générations, ce livre ne peut que faire écho.

Elisa TIXEN a réussi à me surprendre plus d’une fois, de manière très agréable et très fluide, malgré des chapitres qui peuvent paraître longs, les choses coulent de source, sans que l’on s’y attende. On sent que l’auteure a travaillé les différents événements pour que tout s’imbrique parfaitement.

Je me suis souvent demandée pourquoi telle ou telle chose se répétait chez certaines personnes d’une famille ou de ma famille et grâce à l’auteure il y a un début de réponse, ou du moins un nom sur une réflexion que certains psychologues se font dans le secret de leurs consultations…

J’ai l’envie d’en savoir d’avantage sur mes origines, cette famille que je ne connais pas… dont j’ai appris quelques bribes à 14 ans… Peut être que le voile sera levé sur certaines blessures ou incompréhensions…

Je ne pensais pas qu’à travers cette lecture, attirée plus par le titre, que par le résumé, qui laisse présager un aspect fantastique, que pour ma part je n’ai pas ressenti, j’arriverais à me poser autant de questions et même si ma lecture est terminée depuis un moment, je m’aperçois que ce livre a remué des choses en moi! Pour cela bien sûr, il faut croire, au bien, au mal, aux sciences occultes et au pouvoir de certaines personnes…

La Fureur du Prince de Thierry Berlanda

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Auteur : Thierry BERLANDA– Edition la Bourdonnaye– 19,80€ – 296 pages

Le criminel le plus sauvage du pays vient de s’échapper. À l’issue d’un carnage qui promet d’être le premier d’une longue série, il a franchi les murs de son hôpital psychiatrique. Qui l’a aidé ? Et à quelle fin ? De nouveau, Jeanne Lumet, celle qui a permis son arrestation un an auparavant, se dresse sur la route ensanglantée de celui que les journalistes ont surnommé Le Prince. Et de nouveau, elle agit au péril de sa vie, entre Bareuil – son mentor qui joue un jeu sadique avec elle – et Falier – le flic en fin de parcours censé la protéger.

Mon avis :

A ne lire qu’après « L’insigne du boiteux » du même auteur, sans quoi, vous risquez de ne pas trop comprendre ce qu’il se passe.

J’ai aimé « L’insigne du boiteux » (mon avis) et j’attendais donc beaucoup de cette suite. Peut être trop puisque j’ai été un peu déçue du début de ce second tome. Je pensais que l’intrigue irait plus loin que le côté psychologique débuté dans le premier tome, et que l’intrigue allait vraiment être haletante! Le début est trop long, trop « mou », à mon goût, par rapport à la fin du tome précédent, ce qui donne la sensation d’être face à un premier tome, alors même que je n’avais pas eu cette sensation dans « l’insigne du boiteux ». Heureusement les choses évoluent peu à peu dans la deuxième partie….

Si je n’avais pas apprécié le premier tome, je pense que je me serai arrêtée au bout d’une centaine de pages, tellement j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire!

Le troisième et dernier tome devrait sortir d’ici quelques mois, j’espère que nous en apprendrons un peu plus sur cet homme, soit dans sa déchéance, soit  dans la reconnaissance de son règne.

Malgré les points négatifs, la plume de l’auteur est fluide et reste un vrai plaisir à la lecture 🙂


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L’insigne du boiteux de Thierry Berlanda

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Auteur : Thierry BERLANDA– Edition la Bourdonnaye– 16€ – 266 pages

Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?
Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…

Mon avis :

Jeanne est un personnage très attachant.  Le commandant Falier, prend son travail à coeur et il est prêt à tout pour résoudre cette énigme et arrêter ce fou. Concernant Bareuil, le professeur, je n’ai sue de quel côté il était : celui de la police ou de l’assassin. Cet assassin étrange et énigmatique.

L’enquête est bien menée,  malgré des moments incohérents. Les heures tournent au fil des chapitres, le suspense va grandissant. Les dialogues efficaces nous plongent dans une réalité crue et sordide.

Jusqu’à la fin on s’interroge sur le coupable (même si on a des informations distillées)

Heureusement que je ne me suis pas arrêtée à la couverture de ce roman, ni le titre. Aucun des deux ne m’aurait poussé à acheter ce roman!

La chute qui semble bâclée n’est malheureusement pas à l’image de cet ouvrage! mais en lisant la suite « la fureur du prince »cela devrait donner un nouvel regard 🙂

Lire la suite L’insigne du boiteux de Thierry Berlanda

L’heure des fous de Nicolas Lebel : un bijou

 

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Auteur :  Nicolas LEBEL – Edition Marabout poche– 6,99€ – 384 pages

Un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard… Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.  L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, campement de fortune au coeur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

Mon avis :

J’ai découvert cet auteur grâce aux blogs collectif polar et Les motordus d’Anne-ju et j’ai remporté ce livre dans le cadre de ma participation au concours organisé par Geneviève. Merci beaucoup! grâce à vous j’ai découvert un très bon livre, un très bon auteur et vais de ce pas acheter le second ouvrage de Nicolas LEBEL « le jour des morts »

L’heure est celle des fous mais l’auteur garde une grande maîtrise de son écriture : simple, directe et incisive qui nous entraine dans un récit haletant.

Un vrai bon polar avec une histoire riche qui va crescendo jusqu’au grand final. On se laisse emporter dans les bas-fonds de Paris, vers une nouvelle Cour des Miracles,  Pas de superhéros à l’œuvre mais des policiers « ordinaires », avec beaucoup de défauts. Ce « pauvre » stagiaire qui se fait bizuter par Mehrlicht (mon personnage préféré) qui parle argot, à de la bouteille et un physique de grenouille 🙂 Il y a aussi le fan de musculation qui avait sa carte au FN, la femme qui essaie de se faire une place, le chef de droite… Des personnages attachants et un humour constant tout au long des dialogues..

« Je dis, que la loi, on la balance pas sur la ville au Kärcher, c’est un travail d’impressionnistes…de pointillistes, même. »

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Agent 6 de Tom Rob SMITH

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Auteur :  Tom Rob SMITH – Edition Pocket – 8,40€ – 605 pages

1965. Entre l’URSS et les États-Unis, l’heure est à la détente, et un grand concert est organisé à New York, devant le siège de l’ONU, pour célébrer leur rapprochement. L’organisatrice soviétique, Raïssa Demidova, a fait le déplacement avec ses deux filles. Resté en Russie, leur père et mari Leo Demidov s’inquiète. Ancien agent du KGB, il flaire quelque chose… Et son instinct ne le trompe pas : un chanteur noir américain, fervent partisan communiste, est abattu en plein concert, et c’est Raïssa qui est accusée du crime. De Moscou à Manhattan, en passant par l’Afghanistan, la quête de vérité de Leo va secouer le rideau de fer…

Mon avis :

Après Enfant 44 et Kolyma, Agent 6 est le troisième opus de la trilogie. Même si ces trois romans s’enchaînent chronologiquement, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres!

Un bon documentaire sur les dessous des services secrets tant russe, qu’américain. Ainsi qu’une vision de la vie en Afghanistan au moment de la « cohabitation » avec les russes.

Malgré tout, je n’ai pas été convaincue… Il m’a fallu attendre plus de 200 pages pour arriver à l’évènement qui fait tout basculer, c’est donc bien long !
J’ai eu du mal à retrouver Léo, le passage des années est vraiment peu crédible… Autant je me suis attachée à Léo dans les 2 premiers livres, autant ici je trouve son personnage factice et sans saveur.

C’est pour moi une déception, après enfant 44 qui m’avait emballée et qui est un petit bijou (que je conseil vivement), j’avais beaucoup apprécié Kolyma, mais là j’ai été déçue, même si j’ai appris beaucoup de choses au niveau historique.

Dans l’ensemble c’est un auteur que j’apprécie beaucoup, mais je pense que Agent 6 a été écrit d’une manière trop commercial ! J’attends beaucoup de son 4ème livre « la ferme » 🙂

« Pour tenir son journal intime en toute sécurité, le meilleur moyen était d’imaginer Staline en train d’en lire chaque mot »

« La haine raciale est une cause importante de mécontentement chez les Noirs américains, et un outil efficace pour les convertir au communisme, peut-être le plus efficace dont nous disposions »

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In the END Tome 2 – Demitria Lunetta –

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Auteur :  Demitria Lunetta – Edition Lumen – 15€ – 405 pages

Voilà trois mois qu’Amy a fui New Hope pour échapper au diabolique docteur Reynolds. Grâce à l’équipement de Gardienne que lui a fourni Kay et à l’émetteur sonique qui éloigne les créatures, elle survit tant bien que mal dans les étendues désertiques du Texas. Jusqu’au jour où une voix lui parvient à travers l’oreillette qui la relie encore à ses anciens camarades : Baby, restée à New Hope, est en danger. Amy n’a pas le choix. Si elle veut sauver sa sœur d’adoption, il va lui falloir se rendre à Fort Black, là où d’autres survivants se sont rassemblés et vivent selon la loi du plus fort. Dans cette véritable jungle, la jeune fille va tout faire pour retrouver Ken, le frère de Kay, seul capable de l’aider à secourir Baby. Assistée de Jacks, le neveu du dirigeant de Fort Black, la jeune fille finit par en apprendre un peu plus sur l’invasion des Floraes… Une vérité qui s’avère plus cauchemardesque encore qu’elle ne le croyait ! Après IN THE AFTER, Demitria Lunetta nous entraîne dans une course infernale contre la montre. Avec IN THE END, elle clôt d’une main de maître un dyptique au rythme haletant.

Mon avis :

J’ai aimé ce tome, mais beaucoup moins que le premier, qui avait un rythme soutenu et du coup était très prenant!

Même si l’auteur a une belle plume et que ce monde post apocalyptique me plaît, je me suis quelque peu ennuyé, malgré un résumé qui promettait de belles révélations, des actions … Que j’attends toujours 😦

Le livre est pour moi divisé en deux parties. Celle qui se déroule à Fort Black avec de nouveaux personnages et de l’horreur… J’étais contente car cela donnait un nouveau souffle par rapport au premier tome. La seconde partie, est plus dans la continuité du premier tome…

La fin ne m’a pas scotché! j’ai trouvé qu’elle était prévisible! Je dirais même bâclée!

J’ai mis du temps à le lire, alors que j’ai terminé le premier tome en 5 jours!

« New Hope dissimulait tous ses mauvais côtés aux citoyens. Fort Black les expose tous au grand jour et laisse les hommes s’en délecter »

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In the After Tome 1 – Demitria Lunetta –

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Auteur :  Demitria Lunetta – Edition Lumen – 8,70€ – 410 pages

Ils entendent le plus léger des bruits de pas. Ils sont plus rapides que le plus rapide des prédateurs. Et ils ne renonceront pas… tant que vous serez vivant ! Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroit dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ? Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais ils ne fait que commencer !

Mon avis :

L’auteur a un écriture addictive, le monde qu’elle décrit est tellement réaliste qu’on se prend à imaginer un futur semblable.

Un très bon livre livre post-apocalyptique, des personnages très attachants, de l’action, des révélations qui nous scotchent…

Une fois commencé, on ne peut plus s’arrêter! La fin laisse présager une suite intéressante… dans le second tome « In the End »

 » Les films d’horreur ont tout faux. Les monstres ne peuplent pas nos nuits, ils n’attendent pas patiemment, tapis dans l’ombre, le bon moment pour surgir. Ilschassent le jour, en pleine lunes, quand la visibilité est à son maximum. La nuit, si par miracle vous parvenez à ne pas faire de aucun bruit, ils pourraient presque vous frôler sans même remarquer votre présence. »

 

Middlesex de Jeffrey Eugenides : Un roman unique plein de charme

 

 

 

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Auteur :  Jeffrey Eugenides – Edition Poche – 8,70€ – 656 pages

Callie naît avec la moue d’une jolie petite fille brune. À quatorze ans, étonnée de se découvrir deux sexes, elle devient un garçon. Lolita moustachue, savourant et souffrant à la fois de sa trouble identité, elle part sur les traces de ses origines mi-monstrueuses, mi-mythologiques, et fouille dans le passé secret – et peut-être coupable ? – de sa grand-mère Desdemona…

Mon avis :

Après Virgin Suicides, l’auteur reçoit le prix Pulitzer en 2002 pour Middlesex.

L’histoire débute en 1922 en Turquie et s’achève dans le Michigan dans les années 70. Cette saga familiale, court sur  trois générations d’une famille d’immigrés grecs, les Stephanides sur fond d’événements historiques : la guerre gréco-turque dans les années 1920, la prohibition, la crise de 29, les émeutes de 1967 à Détroit…

A travers cette famille, l’auteur aborde différents problèmes de société (l’immigration, l’intégration, l’adolescence, la sexualité, l’apprentissage, l’argent, l’alcool… etc). Il parvient à traiter ces sujets avec une certaine légereté, nous faisant parfois rire des pires situations.

Au-delà d’un simple roman sur l’hermaphrodisme, c’est un grand roman sur la différence et sur l’acceptation de soi

Vous noterez le double sens du titre « Middlesex » : c’est le quartier où vit la famille Stephanides mais cela a également un rapport avec la situation sexuelle du héros…

Extrait :

« aucune de mes coéquipières plus atlhétiques n’avait jamais occupé un corps aussi problématique. Elles n’avaient pas, comme moi, deux testicules occupant illégalement leurs canaux inguinaux. A mon insu, ces anarchistes s’étaient installés dans mon abdomen et s’étaient même branchés sur les réseaux de distribution. Si je croisais les jambes d’une certaine façon ou que je bougeais trop vite, j’éprouvais une douleur fulgurante dans l’aine »

Challenge organisé par Bianca

la couleur du lait de Nell LEYSHON

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Auteur : Nell LEYSHON – Edition 10 /18 – 6,60€

1831. Mary une jeune fille de 15 ans mène une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l’écriture… mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Un apprentissage qui lui servira à coucher noir sur blanc le récit tragique de sa destinée. Et son implacable confession. Nell Leyshon réalise un travail d’orfèvre avec ce portrait inoubliable, où vibre la voix lucide et magnifique de son héroïne.  » La Couleur du lait se déroule en quatre temps, celui du rythme de la nature.

Mon avis :

Le récit se déroule sur à peine un an, entre 1830 et 1831 et raconte l’histoire d’une fille de ferme qui est la narratrice.

Du haut de ses 15 ans elle nous livre avec sincérité les événements tels qu’elle les a vécus avec son honnêteté et sa vivacité de paysanne. Ce texte sans ponctuation, ni majuscules, écrit dans une langue où abondent les fautes de grammaire et de syntaxe peut dérouter à plus d’un titre ! Mais l’on est vite pris par le récit qui se révèle au fil des pages de plus en plus riche.

Le ton oscille entre humour et tragédie et rend Mary (m.a.r.y) attachante et étonnante.

C’est un vrai coup de poing et un petit coup de coeur que ce récit lu en 2h00.

SORRY DE Zoran Drvenkar

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Auteur : Zoran Drvenkar – Edition Poche – 504 pages – 7,60€

Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, ils ont l’idée de monter une agence, nommée Sorry, chargée de s’excuser à la place des autres. Le succès est immédiat, ils aident des hommes d’affaires qui estiment s’être mal comportés, un associé ou une entreprise à alléger leurs remords à l’égard de leurs victimes… Jusqu’au jour où un mystérieux assassin désireux de soulager sa conscience recourt aux services du quatuor. Ce sera le début d’une longue descente aux enfers. Pris au piège, les quatre amis n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître.

Mon avis :

un livre que je n’ai pas apprécié, et que je ne conseillerais pas. La quatrième de couverture et notamment par cette idée très originale d’agence d’excuse m’avait pourtant séduite! Mais, très rapidement, on s’aperçoit que cette idée n’est pas du tout exploitée, au final on n’en saura pas plus sur cette idée!

Deuxième déception, la lenteur du récit, accentuée par les changements incessants de narrateur, le style change tout le temps et je n’ai tout simplement rien compris.

Et puis, arrivée au « coeur » du récit, les détails sur la pédophilie, gros malaise pour moi (qui aime pourtant les thrillers un peu « trash »), j’ai fini ce roman avec un sentiment désagréable!

Challenge organisé par Bianca

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