Archives pour la catégorie Lectures 2016

Knysna de Odehia NADACO

51x1wpjw6glAuteur : Odehia Nadaco
Date de parution : 06/2016
Pages  : 414
Prix ebook : 3,99€ – Broché : 18€

Deux amis d’enfance unis par un pacte de vérité. Un drame qui va chambouler leurs vies. La difficulté de concilier recherche de la vérité et nécessité d’oublier. Michael Stark et Hilton HdB sont liés par un pacte d’amitié : aucun mensonge, ne rien se cacher. Quand un drame survient qui remet tout en question. Comment continuer à vivre, rechercher la vérité et protéger l’autre de sa propre incapacité à accepter ? La relation complexe entre Hilton et Knysna viendra rapidement troubler la recherche d’une réponse, ramenant de vieux démons, mettant en péril un équilibre difficilement construit.

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« comme si le ciel pleurait les larmes que personne ne versait »

« Les larmes montaient aux yeux de l’embourgeoisée. Difficile de se faire rejeter dans un moment où tout son être est à vif. Et il ne connaissait que trop bien ce sentiment : elle avait toujours très bien su le lui faire ressentir. L’espace d’un instant, il faillit se sentir minable de lui faire ça. Pourquoi reproduire le mal quand on sait ce qu’est la douleur ? Mais pour elle… Il fallait couper court à cette conversation au plus vite, et pour toujours. Il allait lui en donner pour son déplacement. »

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Il y a quelques mois je découvrais un auteur auto-édité de talent, j’ai comme une envie de repartager avec vous mon avis pour que vous puissiez à votre tour faire connaissance avec Knysna.

Un premier roman qui n’a rien à envier aux grands noms du polar!

L’auteur nous plonge directement dans son récit, sans fioriture ni langue de bois, l’horreur dès le départ et je me suis dis ok ! ça démarre fort et je n’ai pas été déçue.

Deux histoires s’entrecroisent. Celle de cet évènement majeur qui sera le fil conducteur tout au long de son roman et la relation de Hil avec Knysna…

Je me suis beaucoup plus attachée à la première, même si par moment l’auteur laisse entrevoir une relation entre les deux, ce n’est qu’à la toute fin que l’on comprend la relation…. ou non relation…

Des moments très forts, une descente aux enfers d’un des personnages et le rôle plus observateur de son ami, même si celui-ci tente à plusieurs reprises de prendre une place plus importante. Sa place d’ami en retrait, mais observateur, qui sait se manifester au bon moment, car le seul qui en fin de compte aime ce personnage torturé et tente de le ramener vers la lumière, vers la vie…

La douleur liée au drame est vraiment palpable et devient de plus lourde et on sent que le final sera à la hauteur. Je me suis perdue dans plusieurs suppositions, preuve que l’auteur sait amener son sujet et le manie avec art.

Les relations que le personnage principal entretien avec sa famille est jouissif d’horreur et cette famille riche dominée par une mère hautaine et haïssable ne peut que devenir antipathique et nous rendre sympathique cet être meurtri par l’absence d’amour et d’attention…

Knysna, qui donne son prénom à ce roman est mystérieuse et se laisse désirer au point de la haïr par moment, pour enfin devenir sympathique lorsque l’on comprend la manipulation dont elle a fait l’objet….

De très bons points positifs et un titre que je n’ai pas compris, j’aurais plus pensé à « une lente descente aux enfers… » ce roman n’a rien à envier aux bons polars qui jalonnent les rayons.

Une dégustation pour une première et une plume qui ne pourra que s’améliorer et nous pondre de bons futurs thrillers.

challenge polar et thriller 2016-2017

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Un pavé par mois chez Bianca

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La Vallée des ombres de Xavier-Marie Bonnot

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 Edition : Belfond
 Parution : 03/11/2016
 Pages : 304 
 Prix : 18,00€        
Genre : Thriller

René Vasseur est une machine, un être au cuir épais qui a fait la guerre, qui a changé de nom. René Vasseur est un légionnaire. Après vingt ans d’absence, la haine au cœur, il revient dans son village natal, au fond d’une vallée industrielle dévastée par la crise. Peu à peu, surgissent les ombres du passé : la femme qu’il a aimée, l’ennemi d’enfance devenu flic, l’ami qui a basculé dans le grand banditisme, son père, ancien patron de la CGT locale, tyrannique et désabusé… Et le drame qui a bouleversé sa vie : la mort de son frère, Rémy, dix-huit ans, assassiné lors des grèves de décembre de 1986.
René est-il venu venger son frère ? Pourquoi ne l’a-t-il pas secouru alors qu’il en était capable ? Pourquoi a-t-il rejoint la Légion ?

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« Après sa mort, j’ai rompu les amarres. Je suis devenu un type redoutable. Les unités d’élites de la Légion étrangère m’ont transformé. J’ai souffert, j’ai saigné. J’ai tué. J’en avais besoin. Je suis descendu au fond de la vie. Tout au bout des remords. Mais mon ombre est toujours là, ma fausse identité. Aucune guerre, aucun combat ne l’a estompée. Je n’ai jamais su vraiment qui j’étais.
Tout peut changer sauf vous-même. Sauf votre passé. »

« Mon père estimait que ses enfants devaient connaître le pensionnat pour devenir des hommes. J’ai vécu les angoisses de la nuit avec les autres, les moqueries des petits durs de dortoir. Pas un pion pour comprendre, ni un adulte pour écouter les petites brisures qui finissent par démolir un enfant. « 

« La vérité, c’est une agonie qui ne finit pas. La vérité de ce monde, c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n’ai jamais pu me tuer moi.
Louis-Ferdinand Céline « 

« En prison une seconde dure un siècle mais les années passent à une vitesse vertigineuse. « 

« La vie ça use, à faire peur. »

« J’ai peur. J’ai toujours eu peur. C’est peut-être pour cela que je suis dangereux. »

« On ne rêve et on ne désire jamais assez. »

« Les occasions ne manquent jamais de devenir un salaud. »

« Une victime est toujours coupable, n’est-ce pas ? »

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Je ne savais pas trop sur quel genre de livre j’allais tomber, vu que ne je ne connaissais pas l’auteur ! Et j’ai eu une vraie claque, un vrai coup de coeur  pour ce roman  !

Une vallée enclavée, noire comme le charbon, noire comme une société complètement à la dérive, un village qui vit et subit le chômage de plein fouet, meurtri par la crise ! Alors j’ai quand même pris un ptit coup de vieux, car la Vallée des ombres est aussi une étude sur ces grèves des années 80, dont je me souviens, même si j’étais jeune, sur le syndicalisme engagé. Une partie de la population a été licenciée par cette usine qui a rejeté les habitants de la vallée sans concessions et sans remords. Tous les thèmes sont là pour donner vie au tragique.

Je me suis attachée aux personnages, à René, à son père qui sous es airs bourrus est un tendre qui a mis de côté sa famille et son bonheur pour être au service des autres. Syndicaliste dans l’âme, il y croyait,  à ces hommes et ces femmes qui se battent pour une vie meilleure, malgré le noirceur et la grisaille qui les entoure !

René a fuit cette vallée 20 ans plus tôt, incapable d’affronter la perte de son frère et surtout le regard accusateur de son père, son retour fera ressurgir les blessures et les souvenirs les plus profonds…

On va de rebondissement en découvertes, René sera confronté à ses questions, il devra pardonner pour avancer ! Car dans ce livre il est bien question de pardon.

L’auteur a une écriture tellement fluide, tellement agréable et traite avec grande justesse les petites et grandes blessures.

Un livre qui parle, qui émeut, avec de l’émotion, de l’amour, du sombre, du pardon, du tragique … C’est le reflet de l’être humain en somme !

Merci aux éditions Belfond et à NetGalley pour cette lecture.

challenge polar et thriller 2016-2017

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img_3704Né en 1962, Xavier-Marie Bonnot est écrivain et réalisateur de films documentaires. Il remporte avec son premier roman, La Première Empreinte (L’Écailler du Sud, 2002), le prix Rompol et le prix des Marseillais. Le Pays oublié du temps (Actes Sud, 2011) a été récompensé par le prix Plume de cristal et Premier homme (Actes Sud, 2013) par le prix Lion noir. Il est désormais traduit dans le monde entier. Après La Dame de pierre (Belfond, 2015), La Vallée des ombres est son huitième roman.

Alsaciens VS zombis de Amparo Seith

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 Auto édition
 Parution : 17/08/2015
 Pages : 242 
 Prix : 11,97€        
Genre : Récit fantastique, jeunesse.

Alsace, 1809.

Moi, Kristina, mère maquerelle, je n’ai jamais eu peur des hommes et ce ne sont pas leurs cadavres ambulants aux relents de munster qui vont m’effrayer. Pas même lorsqu’ils essaient de me manger toute crue.
Pour protéger les miens, je vais devoir changer de vie et prendre les armes. Quand les morts décident de se réveiller, réduire leur cerveau en choucroute me semble être le meilleur moyen de les éliminer.

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Je tournais autour de ce titre depuis sa sortie ! J’avais un peu peur de me lancer dans cette lecture, malgré un pitch alléchant, en fin de compte j’ai été agréablement surprise et je l’ai lu d’une traite !

J’ai beaucoup aimé Kristina, héroïne improbable, qui passe de mère maquerelle qui souhaite changer de vie, dans une Alsace dévastée par la guerre Napoléonienne, à une femme qui prend des décisions et combat mieux qu’un homme, en devenant une guerrière sur qui on compte. Le choix du contexte temporel est très original et donne encore plus de place à une femme qui n’a en général droit de rien, à part écarter les cuisses…

Amparo Seith réussit à dépeindre une Alsace humide où de village en village le fléau zombie se répand, on s’y croirait presque tellement les détails sont bons.

Les scènes de combats, avec les cervelles qui éclatent, sont très bien décrites, les zombis sont sanglants, mais ce ne sont pas toujours eux dont il faut se méfier ! L’Homme est aussi dépeint dans toute sa bassesse et dans ce qu’il a de plus horrible !

Dommage qu’on ne sache pas comment cela débute, la fin m’a quelque peu laisser sur ma faim… Mais la lecture a été une bonne surprise avec de l’originalité dans son ensemble.

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Née en Espagne, élevée par sa grand-mère vénézuélienne, elle a déménagé à Strasbourg à l’age de douze ans. Mariée et mère de deux enfants nés en 2010, elle est professeure d’Espagnol. « Jakera » (2012) est son premier roman.

Les cinq éléments : La Tablette d’Émeraude de Dan JOLLEY

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 Edition : Slalom
 Parution : 12/01/2017
 Pages : 400 
 Prix : 14,90€        
Genre : Récit fantastique, jeunesse.

Tome 1 : La Tablette d’Émeraude

Gabe Conway a passé son enfance à déménager, ballotté de ville en ville par son oncle autoritaire. Ce n’est que lorsque ce dernier disparaît que Gabe comprend que cette cavale, ces couvre-feux stricts et les règles apparemment arbitraires imposées par son oncle n’avaient qu’un seul but : le protéger, lui. Car voilà plus d’un siècle que la famille du jeune garçon est persécutée par l’Aurore Éternelle, une secte impitoyable dont le but est de faire fusionner notre monde avec son double maléfique, Arcadia. Gabe et ses amis se retrouvent entraînés dans un tourbillon de secrets obscurs et de magie noire, et ils sont désormais le dernier rempart entre notre monde et Arcadia, ce royaume parallèle et corrompu rempli de créatures cauchemardesques et de périls inimaginables.

Le feu, c’est l’instinct et la colère.  L’air, c’est l’esprit allié au coeur. L’eau, c’est la célérité et la ruse. La terre, c’est la lenteur et la stabilité. Il existe un cinquième élément : la Magie – et la Magie, c’est le destin, aussi sombre soit-il…

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« Tu as l’air triste, Gabe. Je croyais qu’elle te motivait, cette petite sortie pédagogique. » C’était leur nom de code pour désigner les aventures dans lesquelles ils s’embarquaient : sorties pédagogiques.trait-rouge

Une nouvelle série dont l’écriture rythmée va envoûter les jeunes lecteurs. Une histoire haletante, un récit addictif entre magie, aventure, action et développement de relations fortes dans un groupe de jeunes héros attachants.

Un tome qui ouvre sur une série qui nous promet un maximum d’aventures et de magie.

Un roman jeunesse très agréable à découvrir ! Une lecture que mon fils lira certainement.

L’intrigue est passionnante, je ne me suis pas ennuyée un seul moment, les révélations jalonnent la lecture et nos héros prennent leurs pouvoirs au sérieux. Nos 4 héros sont très attachants et vont se confronter à des monstres, des créatures horribles, à un monde parallèle, aux sacrifices humains et à un fantôme bien déterminé à revenir parmi les vivants.

Le roman sort le 12 janvier 2017 et  mérite qu’on le découvre et qu’on le fasse découvrir. L’histoire tourne autour des quatre éléments, d’une histoire de famille, de secrets, de magie et de fantastique, avec une ambiance sombre, des personnages  attachants,  une écriture agréable à lire et une très belle intrigue.

Merci aux éditions Slalom et à NetGalley pour cette lecture.

Un pavé par mois chez Bianca

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10-13-13danjolleybyluiginovi1Dan Jolley écrit depuis les années 1980. À son actif : des séries BD, notamment chez DC Comics : Obergeist (élu meilleur BD fantastique en 2011 par le magazine Wizard), La Cité des orphelins et plus récemment l’adaptation en BD de la série La Guerre des clans et des mangas ( World of Warcraft chez Soleil). Il écrit également les scénarios de nombreux jeux vidéo ( Avatar, Transformers, Chronos…) et a réalisé la novellisation du film Iron Man (roman pour ados).

avt_marie-de-premonville_5038De 2003 à 2006, Marie de Prémonville a traduit tout le cycle de La Tour Sombre, de Stephen King (environ 5 000 pages), pour les éditions  » J’ai Lu « . En 2007, elle fait la connaissance de Robert Goolrick, et traduit tour à tour ses romans Une Femme simple et honnête, Féroces (qui rencontre un grand succès), puis Arrive un vagabond, qui remporte en 2012 le Grand Prix des Lectrices de Elle. En jeunesse, Marie de Prémonville a traduit chez J’ai Lu la série des Numéro Quatre (6 volumes, ambiance fantastique, dans l’esprit de Divergente…).

Zombi de Joyce-Carol Oates

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 Edition : Livre de poche
 Parution : 03/12/2014
 Pages : 216 
 Prix : 6,10€        
Genre : Thriller psychologique

Il pose bien un peu problème à à ses parents, mais ni l’un ni l’autre ne croient à l’accusation d’agression sexuelle sur un mineur dont il est l’objet. Il est un cas pour le psychiatre-expert auprès des tribunaux chargé de le suivre, qui se sent néanmoins encouragé par la nature toujours plus positive de ses rêves et sa franchise à en discuter. Il est le plus exquis des garçons pour sa riche grand-mère incapable de lui refuser quoi que ce soit. Il est le plus vrai et le plus terrifiant des tueurs-psychopathes jamais imaginés dans un roman dont on se demande par instants comment l’auteur a pu trouver les mots pour l’écrire. Joyce Carol Oates nous offre encore une fois la preuve de son immense talent. En donnant la voix à une âme des plus noires, elle plonge dans l’ignominie, et le lecteur avec elle de pénétrer l’innommable.

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Tout l’art de l’auteur Joyce Carole Oates, est de nous faire entrer dans la tête d’un monstre. Avec Zombi on se balade dans les pensées d’un véritable malade mental qui peut parfois sembler sympathique, mais sa folie reprend le dessus !

On sent bien que l’auteur s’est largement inspirée de Jeffrey Dahmer, le livre est écrit à la première personne, ce qui fait encore plus froid dans le dos ! Quentin s’est fait pincer pour agression sexuelle, mais dès le départ, on sent qu’il y a plus que ça et on est vite immerger dans les méandres d’un cerveau malade, qui a l’idée  de se « créer » son Zombi !

« C’est il y a cinq ans que l’idée de créer un ZOMBI à mes propres fins m’est venue pour la première fois comme un coup de tonnerre qui a changé ma vie. »

forcément ce sera un homme !

« Un ZOMBI dirait : « Dieu te bénisse, maître. » Il dirait : « Tu es bon, maître. Tu es généreux & miséricordieux. » Il dirait : « Encule-moi à me défoncer les boyaux, maître. » Il mendierait sa nourriture & il mendierait l’air qu’il respire. Il mendierait la permission d’aller aux toilettes pour ne pas souiller ses vêtements. Il serait toujours respectueux. Jamais il ne rirait ni ne ricanerait ni ne froncerait le nez de dégoût. Il lécherait avec sa langue comme demandé. Il poserait la tête sur mon épaule comme demandé. Il ferait l’ours en peluche comme demandé. Il poserait sa tête sur mon épaule comme un bébé. Ou je poserais ma tête sur son épaule comme un bébé. »

Pour cela il compte pratiquer la lobotomie transorbitale, mais de manière artisanale :  il lui « suffirait » d’enfoncer un pic à glace dans l’œil d’un homme pour  atteindre une partie du cerveau qui réduirait nombre de ses facultés. Acheter un pic à glace excite tellement Quentin, qu’à peine l’a-t-il entre ses mains qu’il éjacule dans son pantalon. Le crime a toujours un caractère extrêmement sexuel chez Quentin. S’il y a sang, il y a aussi forcément du sperme.

L’auteur nous présente ici, un cas clinique, une étude de cas, une plongée sans temps morts et sans respiration, dans le cerveau d’un fou.

Avec des chapitres courts, un récit glaçant qui ne verse jamais dans l’exhibitionnisme, l’auteur ne laisse pas le temps à son lecteur de reprendre son souffle ! On a accès au chaos qui règne dans le cerveau de Quentin, qui ne se pose jamais la question de savoir pourquoi il est comme ça ! Il tue, c’est parce qu’il ne peut pas faire autrement. Il est prisonnier de ses pulsions et n’a aucun moyen de leur échapper, encore plus lorsqu’il ne prend pas ses médicaments…

Il est conscient du mal qu’il fait, mais il se voile lui-même la face, pour pouvoir faire bonne figure face aux autres.

challenge polar et thriller 2016-2017

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Née en 1938, Joyce Carol Oates est l’une des grandes dames de la littérature américaine. Professeur de littérature à l’université de Princeton, elle mène une prolifique carrière d’auteurs (une trentaine de romans, des essais, des nouvelles, des pièces de théâtre, de la poésie). Par mi ses ouvrages les plus célèbres : Blonde, Eux, Confessions d’un gang de filles, Bellefleur ou La légende de Bloodsmor.

Le Fils de Rosemary de Ira Levin

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 Edition : Robert Laffont
 Parution : 15/09/2016 
 Pages : 376  
Prix : 9,50€        
Genre : Thriller fantastique

Novembre 1999.
Rosemary Woodhouse se réveille dans une clinique d’un coma long de 27 ans. Et se rend vite compte que ce monde inconnu qui se révèle à elle est en admiration idolâtre devant un jeune homme d’apparence christique, enfant chéri des médias, dont la parole bienveillante a converti des millions de fidèles. Andy, la chair de sa chair. Mère et fils se rencontrent enfin, apprennent à se connaître. Rosemary, rassurée, découvre que ce charismatique fils prodigue, au lieu d’être l’instrument docile de la volonté de son père, veut symboliquement sceller la réconciliation de tous les hommes à l’orée du troisième millénaire.
Mais ce nouveau sauveur autoproclamé n’est-il pas un peu trop angélique ?trait-rouge

L’auteur a pris son temps et attendu une trentaine d’années pour écrire la suite de Rosemary’s baby.

Ce second opus marque une rupture de ton très inattendu et montre bien que l’auteur en a fini avec cette naïve ménagère américaine.

Si vous espérez revoir la même Rosemary à la fois intelligente mais manquant de perspicacité vous la retrouverez, aveuglée par son optimisme et son amour maternelle malgré ses crises de lucidité.

On se demande si l’auteur a voulu faire une suite ou écrire un roman totalement différent sans oser renier son chef-d’oeuvre. Bon l’histoire est sans plus, un peu de suspens, mais rien de très transcendant, ce qui malheureusement nous entraine vers un thriller dans la seconde partie, mais sans grande prétention.

Reste le final, évidemment qui est complètement inattendu et m’a complètement scotché. Et si Ira l’auteur n’avait  pas cédé à la facilité, s’il avait vraiment prévu ce dénouement, car le doute est toujours possible, alors il est vraiment très malin parce que les dernières pages balaient toutes les invraisemblances et question en suspens !

Le succès relatif du Fils de Rosemary est sans nul doute dû au premier roman et au très réel talent de son auteur.

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Ira Levin est un écrivain américain auteur de pièces de théâtre, de romans de science fiction, policiers ou de thrillers.
Étudiant de l’Université de New-York, Ira LEVIN écrit son premier roman à 22 ans seulement,. A Kiss Before Dying [1953] reçoit le prix du meilleur premier roman de l’Association des auteurs américains de romans à énigme [Mystery Writers of America]. Ce succès l’encourage dans cette voie.
Trois ans plus tard, après son service militaire, il s’attaque au théâtre et écrit sa première pièce, une adaptation de Mac Hyman’s No Time for Sergeants.
Il continuera pendant toute sa vie à écrire à la fois comme romancier et comme auteur de pièce. Parmi ses succès de théâtre, la comédie Critic’s Choice, la comédie musicale Drat ! The Cat ! et les suspenses Veronica’s Room et Deathtrap. Certaines de ces pièces sont jouées encore aujourd’hui à Broadway.
Son roman le plus célèbre est Le bébé de Rosemary [Rosemary’s Baby, 1967], roman doux-amer qui fait d’une naïve américaine la victime d’une secte satanique. On accusa même le roman d’avoir favorisé un certain retour à l’occultisme !
Selon le New York Times, Ira LEVIN était d’ailleurs mécontent d’être associé au satanisme populaire qui a suivi la publication de Rosemary’s Baby : « Je me sens coupable de voir que Rosemary’s Baby a conduit à L’Exorciste ou à The Omen, confiait-il au Los Angeles Times en 2002. Une génération entière a été exposée et a une plus forte croyance en Satan ».
Rosemary’s Baby a été adapté au cinéma par le metteur en scène Roman Polanski en 1968, avec Mia Farrow et John Cassavetes dans les rôles principaux.
Dans Les femmes de Stepford [1972] (The Stepford Wives), un SF-thriller également adapté au cinéma en 1975, Ira LEVIN raconte la vie d’une petite cité pittoresque du Connecticut où les femmes sont remplacées par des robots. Un remake a été réalisé en 2004 avec Nicole KIDMAN.
The Boys From Brazil [Les Garçons du Brésil, 1976] est l’histoire d’un étrange complot nazi pour réscussiter Hitler et le Troisième Reich dans l’Amérique du Sud de la fin des années 70. Il a été adapté à l’écran en 1978, avec Gregory Peck et Laurence Olivier.

Ira Levin n’a écrit que sept romans en quarante ans de carrière mais en a vendu des dizaines de millions d’exemplaires.

 

Un bébé pour Rosemary de Ira Levin

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 Edition : Robert Laffont
 Parution : mai 2011 
 Pages : 364 
 Prix : 12€        
Genre : Fantastique, Science Fiction, satanisme

Un cinq pièces au Bradford en plein coeur de New York, quel bonheur pour un jeune couple! Rosemary et Guy n’en reviennent pas. Les jaloux disent que l’immeuble est maudit, marqué par la magie noire, que le sinistre Marcato y habita, que les sœurs Trench y pratiquèrent des sacrifices immondes…
Peu de temps après l’arrivée de Rosemary, une jeune fille se jette par la fenêtre.
Une étrange odeur règne dans les appartements. Quant aux voisins, leurs yeux sont bizarres, leurs prévenances suspectes. Guy lui-même change, et sa jeune femme, poursuivie par des rêves atroces, lutte en vain contre une terreur grandissante.
Que deviendra, dans ces conditions, le bébé de Rosemary…?trait-rouge

 » Et maintenant, en passant en revue les semaines et les mois écoulés, elle croyait y deviner la présence inquiétante de signes auxquels elle n’avait pas prêté attention et qui revenaient aujourd’hui à sa mémoire, des signe de l’imperfection de l’amour de Guy à son égard, d’une disparité entre ses paroles et ses sentiments. C’était un acteur; peut-on savoir à quel moment un acteur est sincère et cesse de jouer la comédie ? . »

« Tu as des cernes autour des yeux qui feraient pâlir de jalousie un panda. »

« Elle ne savait pas si elle était folle ou si elle avait raison. Si, les sorciers étaient des gens qui cherchaient à acquérir un pouvoir, ou s’ils détenaient réellement ce pouvoir ; si Guy l’aimait et était son mari, ou si c’était un traître, si c’était leur ennemi, à elle et à son enfant. « trait-rouge

Adapté au cinéma, en 1968 par Polanski, Rosemary’s Baby est un roman de Ira Levin qui, grâce à une écriture tout en sobriété, en subtilité a su créer une nouvelle forme d’horreur.

L’auteur parsème son histoire d’horreur, de paranoïa, de complot satanique pour parachever son oeuvre avec un dénouement qui monte crescendo et nous met les nerfs à vifs.

Cette ambiance oppressante et la sensation de malaise que l’on ressent sont tellement bien décrites que les années n’ont pas prises sur ce livre !

Le plume de l’auteur est toujours addictive et magistrale ! Ira Levin est fin psychologue  et fourni avec « Un Bébé pour Rosemary » un chef-d’oeuvre de la littérature horrifique. Nous sommes loin du tout gore qui envahi nos écrans et de plus en plus nos lectures.

La seule chose qui surprend c’est le regard de 2016 sur une société de 1966. La femme qui reste à la maison, s’occupe de la tapisserie, des repas et monsieur qui travaille…. une étude de société très intéressante !

Un classique de la littérature horrifique à mettre entre toutes les mains d’amateurs du genre. trait-rouge

ira-levinIra Levin est un écrivain américain auteur de pièces de théâtre, de romans de science fiction, policiers ou de thrillers.
Étudiant de l’Université de New-York, Ira LEVIN écrit son premier roman à 22 ans seulement,. A Kiss Before Dying [1953] reçoit le prix du meilleur premier roman de l’Association des auteurs américains de romans à énigme [Mystery Writers of America]. Ce succès l’encourage dans cette voie.
Trois ans plus tard, après son service militaire, il s’attaque au théâtre et écrit sa première pièce, une adaptation de Mac Hyman’s No Time for Sergeants.
Il continuera pendant toute sa vie à écrire à la fois comme romancier et comme auteur de pièce. Parmi ses succès de théâtre, la comédie Critic’s Choice, la comédie musicale Drat ! The Cat ! et les suspenses Veronica’s Room et Deathtrap. Certaines de ces pièces sont jouées encore aujourd’hui à Broadway.
Son roman le plus célèbre est Le bébé de Rosemary [Rosemary’s Baby, 1967], roman doux-amer qui fait d’une naïve américaine la victime d’une secte satanique. On accusa même le roman d’avoir favorisé un certain retour à l’occultisme !
Selon le New York Times, Ira LEVIN était d’ailleurs mécontent d’être associé au satanisme populaire qui a suivi la publication de Rosemary’s Baby : « Je me sens coupable de voir que Rosemary’s Baby a conduit à L’Exorciste ou à The Omen, confiait-il au Los Angeles Times en 2002. Une génération entière a été exposée et a une plus forte croyance en Satan ».
Rosemary’s Baby a été adapté au cinéma par le metteur en scène Roman Polanski en 1968, avec Mia Farrow et John Cassavetes dans les rôles principaux.
Dans Les femmes de Stepford [1972] (The Stepford Wives), un SF-thriller également adapté au cinéma en 1975, Ira LEVIN raconte la vie d’une petite cité pittoresque du Connecticut où les femmes sont remplacées par des robots. Un remake a été réalisé en 2004 avec Nicole KIDMAN.
The Boys From Brazil [Les Garçons du Brésil, 1976] est l’histoire d’un étrange complot nazi pour réscussiter Hitler et le Troisième Reich dans l’Amérique du Sud de la fin des années 70. Il a été adapté à l’écran en 1978, avec Gregory Peck et Laurence Olivier.

Ira Levin n’a écrit que sept romans en quarante ans de carrière mais en a vendu des dizaines de millions d’exemplaires.

Sweet d’Emmy Laybourne

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 Edition : Hachette
 Parution : 14/09/2016 
 Pages : 300 
 Prix : 15,90€        
Genre : Thriller horrifique

Madame, Monsieur,
J’ai l’honneur de vous inviter à une extraordinaire croisière de luxe à bord de l’Extravagance !  Au programme : découverte en avant-première d’un produit miracle qui vous débarrassera de vos bourrelets disgracieux. Et sans efforts ! Vous rêvez de retrouver votre taille de guêpe ? Le Solu est fait pour vous. Le Solu n’est pas un amincissant comme les autres. Le Solu vous fera vraiment maigrir. Vous ne pourrez plus vous passer de lui. Je vous le garantis. N’attendez plus : rejoignez-nous sur les rives de Fort Lauderdale, en Floride, pour un embarquement imminent !
Au plaisir de vous aider à mincir,
Timothy Almstead, président de Solu Corporationtrait-rouge

« Il est tellement parfait que j’en ai un tsunami au cerveau. »

« – Quand tous les passagers seront à bord, explique Tom, ces deux hommes vont tracer une ligne sur la coque juste au-dessus de la surface de l’eau. Dans sept petits jours, quand l’Extravagance reviendra au port, la ligne se situera au moins trois mètres plus haut par rapport au niveau de l’eau ! Cela indiquera une perte de poids totale d’au moins 2 250 kilos pour les cinq cents passagers ! Je dis bien au moins 2250 ! »

« Le Solu va débarrasser l’Amérique des gros paresseux. Vous voyez le tableau ? »

 » – je ne te trouve pas grosse, Viv’. Ni toi ni moi. Je nous trouve parfaitement normales. En l’honneur de quoi on devrait être toujours plus minces ?
– Parce que les gens, quand ils voient ça, m’explique-t-elle en s’empoignant le ventre, ils voient de la faiblesse. Et je ne veux pas passer pour une faible.
– N’importe quoi ! moi, je ne pense pas ça quand je vois un ventre…
– Eh ben moi si !
Là, son regard s’abaisse une fraction de seconde sur mon ventre.
Ça fait mal. »trait-rouge

On part en croisière à bord d’un luxueux paquebot où riches et  célébrités vont pouvoir découvrir en avant-première le tout nouveau produit miracle pour perdre du poids, version sucrée !

Le Solu est annoncé comme LE produit miracle, qui fera fondre les kilos sans effort ! Il suffit d’en prendre une certaine dose par jour et la vie se veut parfaite !

Nos deux héros qui ne veulent pas goûter au Solu s’aperçoivent rapidement que le comportement des passagers devient agressif, qu’ils sont irrités dès qu’ils n’absorbent pas leurs doses, peu à peu ils se transforment en de véritables junkies prêts à tout pour le tout petit gramme de Solu. L’objectif premier de cette croisière est la perte de poids et ça fonctionne plus que bien et à une vitesse fulgurante, tellement bien …

Un vrai roman addictif qu’on dévore sans retenue et à une vitesse folle, l’angoisse et le suspense montent crescendo et prennent une tournure qu’on ne soupçonne pas, le rythme de l’intrigue est accentué par les différents points de vue, permet une parfaite immersion dans la croisière et son rythme ponctué par les doses de Solu.

Avec ce livre, l’auteur critique la société de consommation, notamment en évoquant l’addiction au sucre, sans jamais critiquer l’être humain. Elle souhaite à chacun d’accepter son corps et son apparence, mais elle met aussi en garde contre les effet ravageurs des faux sucres contenus dans beaucoup de produits de consommation. La critique est dirigée vers les grands noms du soda et les mauvaises habitudes alimentaires données par les multinationales, encourageant encore et toujours la consommation de sucres.

Un cercle vicieux que dénonce l’auteur qui racontera son parcours dans les remerciements.

Avec une fin ouverte, on se demande si l’auteur envisage une suite ou si cette conclusion laisse libre cours à notre imagination…

Une croisière de rêve, des personnages attachants, un produit miracle pour maigrir, que demander de mieux ? À moins que le Solu ne nous transforme en monstres junkies à la recherche d’une dose…

Merci aux éditions Hachette et à NetGalley pour cette lecture.

trait-rouge

nm0493494Emmy Laybourne est romancière, parolière, scénariste, enseignante. Elle a aussi joué quelques rôles au cinéma et dans des sériées TV. Elle vit à New York avec son mari, ingénieur en informatique, et ses deux enfants. Seuls au monde est son premier roman.

Martin Luther King : J’ai fait un rêve

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 Scénario :  Teitelbaum, Michael  - Helfand, Lewis 
Dessin : Kumar, Naresh 
 Couleurs : Sherawat, Pradeep  - Sharma, Vijay 
 Editeur : 21g 
 Collection : Destins d'histoire 
 Planches : 109 
 Parution : 30/10/2014

Cela paraît impossible à croire aujourd’hui, mais il y a moins de 50 ans, le Sud des Etats-Unis vivait encore dans un système ségrégationniste où les Noirs ne pouvaient pas bénéficier des même droits que les Blancs. Fils d’un pasteur baptiste et pasteur lui-même, MLK Jr. rêvait d’une nation où chacun serait jugé selon ses qualités et non selon la couleur de sa peau. Son discours devant le Mémorial Lincoln en Août 1963, resté célèbre par la formule « I have a dream – j’ai fait un rêve » en fait le principal artisan de la prise de conscience de tout un peuple. Disciple de Gandhi et de sa philosophie de la lutte non-violente, il prend la tête du combat pour les Droits Civiques et obtient du Président Lyndon B Johnson la reconnaissance des droits égaux pour les Noirs dans tous les Etats-Unis. Son assassinat à Menphis en avril 1968 déclencha des émeutes dans tout le pays. Depuis 1983, le troisième lundi de Janvier est férié aux USA en son honneur.

Jamais la liberté n’est accordée par l’oppresseur, elle doit être conquise par l’opprimé.

Une BD très bien documentée et instructive. Les auteurs reviennent sur les grands moments et les figures emblématiques de la lutte contre la ségrégation raciale, de Rosa Parks , du boycott des bus de Montgomery, de l’élection en 2008 de Barack Obama à la présidence, l’assassinat d’Emmett Till ou le « Bloody Sunday ».

Parsemée d’un certain nombre de photographies représentants le pasteur à la tribune, ainsi que des extraits de ses célèbres discours : celui de 1964 à Oslo alors qu’il recevait le Prix Nobel de la Paix ; celui de la lettre dite « de la prison de Birmingham » ; celui de Washington le 28 août 1963.

De son enfance aux côtés d’un père très engagé à son ascension en tant que leader de la lutte contre la ségrégation, cette BD dévoile tous les grands moments de Martin Luther King. On apprend ainsi qu’il était un admirateur de Gandhi, que c’était un orateur dès le lycée, qu’il était farouche opposant à la guerre au Vietnam.

Au-delà de son parcours politique et de sa vie de famille, cette BD nous montre ses différents combats : contre la ségrégation raciale dans les transports et lieux publics d’abord, puis pour garantir l’accès au vote des électeurs noirs ou pour améliorer le sort des Noirs des quartiers pauvres des états du nord.

La lutte pour le droit des éboueurs de Memphis à un meilleur salaire sera son dernier combat : le 4 avril 1968 Martin Luther King est victime d’un assassinat perpétré par un ségrégationniste blanc armé d’un fusil.

Au dernier chapitre on voit l’héritage laissé par le pasteur : les émeutes raciales qui suivent sa mort, la poursuite du combat mené par sa femme et ses enfants…

Une dizaine de pages nous montre la chronologie de l’émancipation des noirs aux États-Unis et propose une interview d’un père et sa fille, tous deux Noirs et nés aux Etats-Unis, qui reviennent sur les conséquences qu’ont eu pour eux les combat de Martin Luther King des années 1964 à aujourd’hui.

 

Le fossile d’acier de Philippe Saimbert

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 Auto-édition 
 Parution : août 2014 
 Pages : 203 
 Prix : 9,99€        
Genre : Thriller, Science Fiction

Un train emporte un groupe de voyageurs à la rencontre de mystérieux phénomènes, relatés par la presse locale d’un petit pays d’Europe centrale. En pleine nuit, leur wagon se détache : ils se retrouvent abandonnés au beau milieu d’une vaste forêt recouverte de brume. Dès lors, l’excursion tourne au cauchemar. Apparitions étranges et surnaturelles, puis morts brutales vont s’enchaîner tout au long du récit. S’agit-il d’une rencontre du troisième type ou de quelque chose de plus incroyable encore ?trait-rouge

 » Et si Dieu avait de la mémoire ?….. répéta-t-il, des sanglots dans la gorge.
Dans ce cas, ce serait dramatique pour vous, répondit-elle doucement. Mais vous pleurez, monsieur Domergue ,… Je ne pensais pas que cela fût possible de la part d’une personne de votre rang. Dieu n’aime pas les lâches. Croyez-moi. Il ne donne pas une seconde chance à ces derniers. Enfin…pas toujours…. »

 » Il devait y avoir une explication. Oui, il devait y en avoir une. Mais voulait-il vraiment la connaître?  »

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Des voyageurs en partance pour une excursion, organisée par M. Lohman plein d’entrain et d’énergie, à bord d’un wagon arrimé à un train à vapeur rénové pour l’occasion. L’ambiance est pesante dès le départ, avec ces personnages énigmatiques et un décor peu rassurant ! Une destination inconnue, mais dont le point de convergence semble cette brume, cet endroit qui a vu apparaître des phénomènes curieux, difficilement explicables… Qui depuis quelques semaines fait l’objet d’apparitions de lumières étranges aperçues dans le ciel, filmées ou encore photographiées par des touristes ayant fait l’excursion.

Certains pensent qu’il s’agit d’extra-terrestre qui ont décidé de se manifester, d’autres que ce n’est qu’une mise en scène pour attirer les touriste et gagner de l’argent.

Le wagon dans lequel ils se trouvent se détache de son convoi, le voyage devient cauchemardesque après un événement des plus troublants, il sont seuls au milieu de la forêt. Cette situation révélera le vrai visage de chaque personnage.

Lorsque j’ai été contacté par l’auteur, c’est la couverture et le titre qui m’ont attiré, le résumé a fait le reste. J’espérais que le livre soit à la hauteur et je dois dire que le roman est très prenant !

L’histoire est très intéressante, relativement simple mais devient captivante au fil des pages. Certaines scènes peuvent paraître assez choquantes mais le style de l’auteur leur donne une force dans ce qu’il y a de plus horrible !

Dommage que l’histoire n’est pas été plus approfondie, j’ai un goût d’inachevé, surtout avec cette fin qui  aurait mériter d’être plus longue avec plus de détails, tant le sujet est intéressant.

Du suspens mélangé au fantastique, un roman qui mène on ne sait où et qui surprend par sa fin complètement folle et spectaculaire.

Bravo à l’auteur, qui m’a bluffé avec la complexité et la subtilité de cette fin complètement inattendue qui a remis en question la trame du livre, tout ce sur quoi je pensais déboucher a été anéanti et cela de manière tragique, insupportable mais tellement bon…

challenge polar et thriller 2016-2017

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Philippe Saimbert est romancier et scénariste. Passionné de littérature, de BD, de rock et de cinéma, l’auteur a signé depuis 1999 plusieurs bandes dessinées et romans chez divers éditeurs (City, Asgard, Albin Michel BD, Delcourt).