Archives pour la catégorie Littérature Fantastique/Horrifique/Epouvante

Sekt : L’origine du venin de Vincent Ravalec

Parution : 6 avril 2018 – Editions TohuBohuCollection : Roman – Prix papier : 22€ – Pages : 470 – Genre : Thriller ésotérique

Voilà un livre qui divise quelque peu… En effet, il s’avère difficile d’intégrer l’équipe du MIOLDS… La plume de l’auteur a ceci de particulier, qu’il faut du temps, peut-être un peu trop, pour que le lecteur arrive enfin à rentrer dans l’intrigue.

Cette difficulté, aurait pu être un réel obstacle, mais l’auteur a réussi à m’entrainer avec ses personnages, dans cette intrigue particulière, au bout de 160 pages, j’avoue que je commençais à désespérer…

Je suis contente de m’être accrochée, soit je me suis habituée à la plume particulière de l’auteur, soit l’histoire a éveillé ma curiosité… Certainement un peu des deux…

C’est une plume singulière que l’on découvre, qui va osciller entre le floue et un style parfois pompeux… Comme si l’auteur se perdait dans sa construction, pour autant, une fois qu’on s’approprie la plume, on arrive à visualiser la trame, mais cela reste quelque peu en façade. En même temps, la plume cadre bien avec cette sensation de floue diffus, puisque l’auteur nous entraine à la limite du réel et de l’irréel… Ou du fantasmé… Du coup, on se demande justement, si cette opacité, n’est pas voulue, pour que le lecteur soit perdu…

N’oublions pas que nous sommes dans les bases d’une première enquête du MIOLDS, qui vient de se constituer, pour lutter contre les dérives sectaires et que parfois notre quotidien peut se révéler parsemé de détails incompréhensibles… Cette incompréhension ne voulant pas dire que la chose n’existe pas…

Les deux personnages principaux, même s’ils sont parfois caricaturés, sont assez crédibles dans leurs interrogations, leurs sentiments… Serge, le flic se retrouve largué au MIOLDS après avoir perdu du galon… Marie-Hélène, a perdu la reconnaissance de ses pairs lorsqu’elle a fait libérer un tueur. Une possibilité pour eux de garder un pied dans leur boulot, mais surtout une possibilité de se racheter. Le MIOLDS, avant d’être une mission ministérielle est la possibilité de consécration pour un gars qui a les dents longues et qui ne veut qu’une chose, faire sa place en politique…

Même si au départ, l’enquête démarre de manière classique, les différents croisements, vont les mener que les traces d’une organisation bien particulière, qui va mettre en exergue, certaines pratiques occultes, qu’elles soient démoniques ou simplement liées à une élite qui souhaite atteindre les plus hautes sphères…

Le lecteur se projette dans cette enquête où des forces mystérieuses semblent décider à influencer le cours des choses et à décider du sort du monde…

L’intrigue est très intéressante, sensible et actuelle, puisque l’on se demande souvent, si certaines actions ne sont pas faites au détriment de l’intérêt général… Chacun tire la couverture à soi… Mais surtout les ficelles qui lui seront le plus profitable…

J’ai beaucoup aimé, les révélations qui renvoient à notre quotidien, à la politique, tout en finesse et cela sous couvert d’une enquête qui frôle le fantastique, mais qui ne relève, pour moi, que de la suggestion, permettant au lecteur de s’interroger.

Je ne dirais pas que c’est un page-turner, car la plume reste difficile à appréhender, avec une certaine lenteur. Pour autant, j’ai terminé ma lecture il y a plusieurs semaines et je dois dire que je ne pouvais dégager mon ressenti, alors que aujourd’hui, j’ai réussi à prendre du recul et surtout à voir où l’auteur voulait m’emmener… J’ai digéré les informations, je me suis appropriée le livre et l’intrigue a fait son chemin dans mon cerveau torturé…

C’est un livre qui se digère, dont l’intrigue doit se reposer pour prendre son sens.

Je remercie Charlotte de la maison d’édition Tohu-Bohu pour sa confiance et pour le plaisir que j’ai pris avec cette lecture.

Ecrivain, réalisateur, scénariste et producteur, Vincent Ravalec a choisi le train comme résidence principale. Il y travaille dans le calme à ses multiples projets. Tous genres confondus, Vincent Ravalec a publié une cinquantaine de titres depuis Un pur moment de rock’n’roll et Cantique de la racaille au début des années 1990.

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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – L’imagerie de Adrien Lioure

Parution : 11 avril 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2,49€Prix Papier : 9,00€ –    248 PagesGenre : Littérature jeunesse

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Lors des sélections, je n’avais pas accroché au résumé, non seulement la couverture ne me plaisait pas, ( désolée mais ce jaune…) mais en plus la quatrième de couverture avec son côté métaphysique, métaphorique, ne m’attirait pas du tout…

Prix oblige, je me suis lancée dans l’inconnu… Et là ! Stupeur et damnation ! Mais quelle petite pépite que nous a pondu l’auteur !

S’il y a bien un livre qui trompe son monde c’est « l’imagerie » ! Remarque un éléphant ça trompe énormément… Elle était facile !

C’est un livre complètement atypique, qui sort des sentiers battus et dont l’auteur a construit l’univers avec minutie et beaucoup de réflexion.

Un roman comme j’en ai rarement lu !

Avec une plume subtile, légère, sans fioriture, l’auteur nous embarque dans un univers où les sensations sont personnifiées. La douleur, le sommeil…

L’imagerie, est un lieu étrange, peuplé d’illusions, de grooms pilotant des ascenseurs… De scientifiques qui s’illuminent… Vous l’aurez compris, un endroit qui fascine et ne laisse pas indifférent.

Quel idée de génie que de personnifier nos sentiments, nos sensations, surtout notre souffrance. Cette souffrance dépeinte comme utile et nécessaire. Sans aucune connotation négative. Elle est là pour protéger ceux qui sont dans son secteur.

Vous voyez le truc, les zones peuplées d’êtres humains sont découpées en secteur et chaque secteur est affecté à une souffrance, à un sommeil… A une faucheuse…

Le fait de personnifier nos ressentis, permet de les aborder différemment, mais surtout nous fait prendre conscience qu’il faut prendre du recul et se poser certaines questions. Le lecteur tout en se divertissant, fait une introspection parfois salvatrice, puisque les sentiments sont abordés de manière positive, parfois destructrice.

L’alternance des points de vues, permet à chaque protagoniste de s’exprimer mais surtout donne un rythme dense au récit et permet au lecteur de se sentir en osmose avec eux !

Dolorius, Soméphine, sont tellement proches de nous qu’ils sont palpables…

Pour décrire son univers, l’auteur ne nous noie pas dans un amoncellement de mots compliqués, bien au contraire, les mots sont recherchés, précis, doublés d’une plume agréable, facile à lire et très visuelle, ancrée dans notre monde contemporain, ce qui en fait certainement un livre unique dans son genre.

Malgré quelques problèmes de ponctuation, qui peuvent parfois irriter les yeux… L’univers prend forme d’une facilité déconcertante et avec logique. Tout coule de source et c’est tellement cohérent que je ne me suis jamais sentie perdue, malgré la foule de détail et de descriptions aussi bizarres les unes que les autres…

Sous couvert de science fiction, parsemé d’humour et d’aventure, c’est une réflexion sur la mort, sur le deuil, d’un réalisme rare.

Plus d’infos sur l’auteur : 

– twitter : https://twitter.com/AdrienLioure
– facebook : https://www.facebook.com/imagerieleroman/

Jeune auteur de 24 ans, diplômé d’une école de commerce. Il découvre au fil de ses différents stages en production cinématographique son intérêt pour l’écriture, scénaristique tout d’abord. Il se lance dans un premier roman en 2012 intitulé Ennoïa, la grande ellipse.
Mais ce n’est que début 2016 qu’il dévoile au fur et à mesure ses travaux d’écriture sur Internet, et ce après avoir achevé son deuxième roman : L’Imagerie. Ce récit de science-fiction gagne alors le prix coup de cœur d’un concours organisé par une communauté francophone sur Wattpad. C’est ainsi qu’il rencontre et fait face à plusieurs centaines de bêta-lecteurs numériques. Leurs conseils et commentaires lui donnent l’envie d’aller plus loin et de se lancer dans l’autoédition.