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Le cri de l’engoulevent de Magali Cervantes

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Parution : 13 juin 2017 – Prix papier :  16,00€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 280 – Genre : romance – thriller-Psychologie


J’avais une certaine appréhension en plongeant dans cette lecture… J’étais sur mes gardes, car je ne suis pas une fana de romance… J’aime les sentiments torturés et j’aime surtout que cela ressemble à la vie! Pour avoir lu certaines romances étant jeune, j’ai toujours la sensation qu’une fois qu’on en a lu une on les a toutes lu… En bref, j’allais à tâtons et hésitante lire « le cri de l’engoulevent » de Magali Cervantes.

Contre toute attente, l’intrigue m’a vraiment plu et j’ai lu quasiment l’intégralité en une journée. Oui il y a une histoire d’amour, oui c’est une passion mais une très belle surprise.

L’auteur manie l’art des sentiments avec dextérité et ne tombe jamais dans la mièvrerie avec cet amour torturé, mais qui une fois le livre refermé, passe au second plan. Car ce que le lecteur va retenir c’est l’hymne à la vie, le respect que chaque personne doit avoir pour soi-même.

L’auteur nous entraine dans une histoire qui débute dans les années 30 et balaie un pan entier de l’histoire de France, mais nous fait aussi voyager en Afrique, dans un Cameroun qui vit les prémices des premières révoltes de son indépendance… Après la défaite de l’Allemagne lors de la Grande Guerre en 1918, le Cameroun se retrouve, pour la partie orientale administré par la France qui adopte une politique « d’assimilation » et pour la partie occidentale administré par le Royaume-Uni. Chacun de ces deux pays imprimera sa marque à son Cameroun, la France adoptant la politique de l’assimilation et le Royaume-Uni celle de l’indirect rule c’est à dire une colonie gérée par des chefs indigènes au profit de la nation coloniale.

L’Afrique est contée avec magie dans ce qu’elle a de plus merveilleux et la beauté des gens, des paysages tout est ressenti par le lecteur qui est transporté dans cette période lors de laquelle Rose vit une vie parfaite, une vie dont elle a toujours rêvé… Les personnages sont décrits avec justesse et le lecteur arrive à les visualiser grâce à la plume de l’auteur qui leur donne vie. Il se dégage d’eux une douceur palpable, une sérénité contagieuse, qui contamine le lecteur comme Rose qui peu à peu s’ouvre à la vie, comme une fleur qui éclos…

Une fleur que le Cameroun arrose pour la magnifier… Mais la graine de la culpabilité que sa mère a fait germer en elle est trop lourde à porter… Tellement lourde que Rose abandonne ce Cameroun, abandonne son amour, s’abandonne pour se vouer corps et âme à cette mère… Une mère qui n’a cherché que son bien-être à elle, sans jamais se soucier de celui de sa fille… Une mère manipulatrice, dominatrice qui ne vit que pour rabaisser sa fille… Dont la vie n’a certainement pas été simple, mais qui refuse que sa fille soit heureuse, puisque elle ne l’est pas.

Cette mère qui dominera Rose, jusqu’à la toute fin…

Un livre sur la vie, sur la vie que l’on gâche par peur de déplaire… Une vie que l’on refuse de vivre, que l’on oublie de vivre, mais une vie qui nous échappe et qu’il est impossible de revivre lorsqu’elle nous quitte… Une vie que Rose à refuser de vivre, qu’elle a subit… Une vie qui lui échappe… Elle n’est que la simple spectatrice du temps qu’on passe sans décider d’en devenir l’actrice… 

L’auteur m’a touché avec sa plume, m’a bouleversé… Cette histoire de femme ne peut que faire écho et nous renvoyer à nos propres choix.

Un livre d’une grande sensibilité avec une fin très émouvante et révélatrice de l’influce des décisions que nous prenons.

En bref, une lecture touchante dont la romance ne prend qu’une place très secondaire , puisque la trame principale choisie par l’auteur est autre… L’auteur veut pousser son lecteur dans ses retranchements et l’oblige ainsi à ouvrir les yeux et prendre des décisions… Vivre sa vie, la savourer , savourer chaque instant de bonheur mais surtout la vivre non pas pour les autres mais pour soit.

Après 10 années d’écriture, et cinq livres publiés dont le premier « De l’autre côté des nuages » aux éditions l’Apart, je vous invite à découvrir mon travail d’écriture qui consiste à mettre en lumière les gens de l’ombre, et plus particulièrement, les combat de femmes.
Tous mes livres parlent de la lutte.
Des livres positifs, qui donnent envie d’agir et de se battre, parce que lutter c’est vivre et se résigner c’est mourir.
Ce qui m’intéresse : les histoires de vie extraordinaires de gens ordinaires, ou les histoires de vie ordinaires de gens extraordinaires, les histoires de luttes, les relations humaines, les sentiments, les émotions. L’humanité en ce qu’elle a de meilleure.
Les combats de femmes. Ce qui dérange, interpelle, moleste, ne laisse pas indifférent.

Challenge ABC 2017 auto-édition  –  Challenge polar 2017-2018         

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Meurtre sur Oléron – Les mouettes ne se marrent plus de Line Dubief

 

Parution : 2 mars 2017 Editeur : La Geste Collection le Geste Noir – Prix papier :  13,90€ –  Pages : 304 – Genre : Polar

 

En refermant ce livre, un sentiment de plénitude m’a envahi… J’ai passé un excellent moment avec une lecture douce et emprunte de délicatesse, malgré le drame qui est la trame de ce polar digne de ce nom, porté par une maison d’édition qui s’attache à promouvoir la culture entre Loire et Gironde en publiant chaque année une centaine d’ouvrages sur les régions du Centre-Ouest.

Une intrigue simple mais rondement menée dans laquelle on suit l’inspecteur Eustache et le gendarme Oscar qui enquêtent sur le meurtre de Mathieu Rimbaud, fils de l’épicier, retrouvé mort sur la plage de La Brée, sur l’Ile d’Oléron.

La construction narrative imaginée par l’auteur donne du peps au récit, puisque le meurtre est perpétré le 21 juillet et que les chapitres nous ramènent au 16 juillet… Comme un compte un rebours… Qui permet de vivre en fin de compte l’enquête d’une autre façon… Mathieu nous raconte… Se raconte… Jusqu’au jour de sa mort…. Le tout entrecoupé de chapitres ramenant au présent pour permettre au lecteur de suivre le déroulé de l’enquête.

On découvre, Mathieu, passionné, simple, qui vit de petits boulots, fait la fête… Fume un joint de temps en temps… L’archétype du jeune d’aujourd’hui… Pourtant, une chose perturbe Mathieu… Mais lui-même ne comprends pas très bien… Jusqu’au jour où il comprend et ce jour lui sera fatal…

Une lecture tout en fraicheur, subtile écrite avec talent. Les descriptions sont telles que le lecteur arrive très bien à s’imaginer ces paysages décrits par l’auteur, ces odeurs … L’auteur nous fait vivre ces paysages de Charente-Maritime, sans jamais tomber dans des longueurs qui rebuteraient le lecteur.

Le duo d’enquêteurs est excellent et l’humour amène le sourire au lecteur.

Une écriture qui change des polars nordiques et des thrillers que j’affectionne particulièrement.

On suit l’intrigue jusqu’au bout, avec plaisir, avec délectation comme un bonbon qu’on prend le temps de déguster, on déguste ce polar au dénouement inattendu…

Bravo à l’auteur, pour ce premier roman à l’intrigue très bien construite et bien ficelée. Une excellente surprise.

Merci à l’auteur pour sa confiance et sa patience… Je suis très en retard dans mes retours… Mais je n’oublie personne 😉

Née en 1961 en région parisienne, alors qu’elle prépare son bac littéraire, Line Dubief choisit d’interrompre ses études pour voyager. De petits boulots en petits boulots, de contrées en continents, toujours passionnée de lecture, elle finit par s’installer en Franche-Comté. Elle y élève ses deux enfants et reprend le cours de sa formation.  Aujourd’hui, ingénieur d’études à l’université de Franche-Comté, elle partage sa vie entre son travail, ses enfants et petits-enfants, son ami, ses amis, son jardin et bien entendu les livres et, depuis plusieurs années, l’écriture.  Meurtre sur Oléron, est son premier roman.

Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le temps des étoiles de Jo Rouxinol

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  9,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 176 – Genre : Fantastique-Littérature jeunesse

Depuis sa sortie, il patiente gentiment dans ma liseuse… Toujours d’autres livres… D’autres lectures… D’autres projets… Chaque livre possède son moment de lecture… Notre choix est parfois influencé par une réflexion… Un sujet qui nous touche…

L’auteur, Jo Rouxinol, aborde avec «le temps des étoiles» un sujet qui parle à tout à chacun… Un sujet que l’on ne peut ignore… Surtout en ce moment…

Elle aborde un sujet grave, avec une grande subtilité dans le choix des mots… Une délicatesse dans l’écriture qui fait écho à ce sujet délicat…

Elle aborde avec une sensibilité rare, la haine, la désinformation, l’antisémitisme… Le tout est ponctué d’une écriture d’une très belle qualité et irréprochable.

Il est difficile d’aborder la Shoah, le conflit Israélo-palestinien, l’antisémitisme dans un seul livre, pourtant l’auteur y arrive et cela de manière inattendue…

Non pas en le faisant comme un cours, qu’elle donnerait à ses élèves… Mais en faisant voyager son élève dans le temps… Un élève, qui s’interroge et à qui on montre que tout est manipulation, même la Shoah serait un prétexte… Cela serait faux … Des propose antisémites tenus par un autre élève…

En faisant ce voyage, Ilyes, plonge dans l’horreur… Plonge dans un pan de l’histoire, dont l’être humain ne peut se sentir fière et surtout sera confronté au quotidien d’une famille juive… Perdu, parce qu’il se retrouve dans les années 40 (sans portable…) et perdu parce qu’il va comprendre… Comprendre que l’horreur est vraie et qu’elle n’a rien d’un conte…

Ce qu’il apprend dans son bouquin d’histoire est vrai… Mais comment cela est possible ? Comment l’être humain peut-il faire ça ?

Aucun jugement n’est émis, aucun jugement sur ce que peuvent penser les négationnistes…. L’auteur aurait pu facilement tomber dans ce travers, pourtant elle ne fait que raconter une histoire qui touche sans jamais juger. Elle oppose deux points de vues qui sont présentés : ceux qui y croient et ceux qui pensent que c’est faux…

Le choix narratif est très judicieux et rend la lecture encore plus touchante puisqu’elle permet au lecteur de faire une immersion totale dans le récit.

Les personnages sont touchants et très bien construits. Mehdi trouve peu à peu la lumière et le chemin à suivre, pour enfin s’affranchir de cet autre élève… Cet élève qui a la haine de l’autre… Cet élève qui reflète une pensée haineuse et surtout représente une partie de la population qui se sent exclue et qui recherche sa vérité dans l’extrême… L’extrémisme religieux… Mais pas que…

L’auteur l’aborde avec subtilité mais sans jamais mettre les pieds dans le plat et pointer du doigt une pensée différente… Elle tente d’expliquer, de mener son lecteur par la main, à la manière d’un conte qui guiderait vers une pensée, une réflexion et amènerait le lecteur à se faire son idée… Pas de morale à deux balles qui auraient pu entrainer un débat stérile, mais une pensée qui s’insinue en chaque lecteur pour qu’il trouve sa propre voie…Sa propre réflexion…

Un roman jeunesse, mais pas que «le Temps des Étoiles », c’est une lecture parfait pour aborder certains sujets avec délicatesse et une pré-réflexion. Une lecture, qui ouvre vers le dialogue et la tolérance.

« Le temps des étoiles » est une fiction, certes, mais qui intègre des éléments historiques bien réels. Parmi eux, le témoignage de Charles Baron, à la fin, est totalement conforme à l’histoire de cet ancien déporté d’Auschwitz, dont voici un aperçu:

Une lecture à faire découvrir à nos ados, pour les aider à prendre part à certains sujets et qui devrait être proposée au collège.

En tout cas, je le ferais découvrir à mon fils, en temps voulu…Une lecture, un livre apporte parfois une meilleure réponse…

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Le château de Tanna’Saoghal de A.J. Crime

Parution : 22 avril 2017 – Évidence Collection  I-Mage-In-AirPrix papier :  18€ – Prix Numérique : 7,99€ – Pages : 376 – Genre : Fantastique-Paranormal

Je suis une fana de littérature horrifique, j’ai baigné dedans… Enfin, je suis de celles qui ont commencé par Stephen King à l’adolescence et qui en gardent un très bon souvenir… Du coup, lorsque je me lance dans une lecture de ce genre, je prends le recul nécessaire, car je sais que je suis exigeante au niveau de l’intrigue et que j’aime frissonner… Bon frissonner devient de plus en plus difficile, le genre horrifique se développant, notamment au cinéma qui laisse moins de place à l’imagination…

En débutant le roman de AJ.Crime je savais que je n’aurais pas peur, puisque je suis devenue insensible… Ce n’est pas faute d’être à la recherche de ce frisson… Alors à votre bon cœur chers auteurs et maisons d’éditions faites moi vibrer d’horreur…

Bon revenons au « château de Tanna’Saoghal » de A.J. Crime, le postulat de départ avait tout pour me faire passer un bon moment… Bill Wallon, médecin, croise un esprit. Un esprit très puissant et d’une grande violence…

L’intrigue démarre un peu par hasard… Et ce médecin se trouve confronter à l’impensable pour lui, très cartésien… Pour tenter de reprendre une vie normale, Bill Wallon va mener son enquête avec l’aide d’un médium… Pour retrouver, l’origine de cet esprit… Il va atterrir dans un petit village d’Écosse… Au château de Tanna’Saoghal dont les propriétaires meurent d’étrange façon…

Même si plusieurs choses m’ont gêné, cette partie était sympa à lire. Jusqu’à ce que l’histoire de ce château soit racontée à Bill Wallon… L’intrigue se mettait en place.

L’intrigue aurait dû prendre un tournant dans cette seconde partie, mais je dois dire que certaines incompréhensions sont venues se grever et je n’ai pu me détacher des petites choses qui m’ont horripilé…

Un enfant de 8 ans, diminué mentalement… 1,80m… Je veux bien être dans une lecture paranormal mais là… J’ai tenté de passer outre… Le massacre commence, du gore en veux-tu en voilà… Les personnages sont creux et sans saveurs… Je ne me suis pas attachée à eux… En même temps pas eu le temps… Tout le monde meurt…

J’ai été dérangé par cette pseudo romance, qui redémarre, 10 ans après… Comme si de rien n’était…Passe encore…

Mais l’auteur m’a perdu… Choqué… Lors d’une scène que certains qualifieraient de gore, alors que je la trouve choquante…

L’esprit maléfique se sert de l’enfant diminué mentalement, pour trucider tout le monde et ainsi avoir une enveloppe charnelle. Même si je sais que c’est l’esprit qui perpétue ces meurtres et positionne les corps dans des positions suggestives, j’ai trouvé que l’auteur allait trop loin en plaçant l’enfant/esprit dans un acte sexuel… Que l’auteur se serve de l’enveloppe charnelle de cet enfant pour exprimer des désirs sexuels, des propos sexuels ou bien mêmes des gestes équivoques passe encore, mais de là, à le rendre acteur de cet acte sexuel, je n’ai pas pu !!! Même si l’auteur prête à cet enfant de 8 ans 1,80m et un corps d’homme malgré un cerveau amorphe, j’ai trouvé qu’il allait trop loin…

« inadapté mental, la bonne dame nature compensait cette tare par des mensurations extrêmes. Taillé en athlète, leur fils unique de huit ans mesurait prés d’un mètre quatre-vingt … »

Je suis pourtant ouverte à tout, mais là c’était trop…

Le style de l’auteur, aurait mérité d’être plus travaillé, plus fluide… On sent que d’une phrase sur l’auteur hésite. Dans une phrase, on lit Bill, celle d’après Wallon… La phrase d’après on revient à Bill… Et c’est comme ça pour pas mal de personnages… Certains mots sont utilisés pour d’autres… Et le style, parfois ampoulé de l’auteur, aurait pu donner un genre à ce type de lecture et coller au genre horrifique, sauf que cela ne match pas…

POURQUOI, pourquoi utiliser un phrasé qui alourdi le texte et de ce fait la lecture ? J’ai du mal à comprendre…Utiliser des mots simples, permets de fluidifier le récit et la lecture !

« … Le cœur poussait par à-coups contre ses côtes resserrées, la salive déserta sa langue et son palais… »

« Bill croisa les iris couleur lac de montagne et s’y plongea. Il se reprit. Wallon reporta un regard serein sur la table … »

« … une frénésie excédée… »

« …la chevilla au sol… »

« … le souffle syncopé… »

J’ai bien failli laisser tomber cette lecture qui fut longue tellement je focalisais sur les défauts… Mais je me suis accrochée, car si je voulais faire un retour honnête et justifié, je devais lire jusqu’à la fin…

Une fois que tout le monde se fait trucider, vient la partie de la chasse au monstre…

En bref…

Il y a des scènes dures, dérangeantes, qui auraient pu être travaillées différemment surtout lorsque l’on se sert d’un enfant handicapé comme vecteur d’un esprit malsain…

Le livre aurait mérité une lecture plus poussée avec des corrections adéquats pour éviter l’utilisation de mots faisant contresens ou n’étant pas adaptés :

« Gary disposa la voiture au pied des escaliers… » On ne dispose pas une voiture…

Je n’ai lu que des avis positifs et je dois dire que je ne comprends pas… Suis-je passé à côté ?

Auteur Français né en 1973 en région parisienne. Il écrit dans les genres fantastiques depuis l’âge de 15 ans et a commencé à publier ses histoires en 2014 pour le plaisir des lecteurs.
Science-fiction, épouvante, héroïc-fantasy, les projets sont nombreux et d’autres publications à venir vous feront voyager dans l’espace, le temps et l’âme de ses personnages pervertis par des vies difficiles ou des rencontres hors du commun.

Challenge de l’épouvante 2017-2018

Elise de Luca Tahtieazym

Parution : 9 août  2017 – Prix papier :  16,90€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 338 – Genre : Thriller psychologique

Une couverture étrange… Énigmatique… Un titre court, mais qui laisse présager un récit percutant… Percutant comme sait si bien les écrire Lucas Tahtieazym…

Avec Elise j’ai retrouvé la plume de l’auteur, sans fioritures et sans filet il nous bouscule dans nos convictions et on en redemande…

Comme toujours l’auteur déstabilise son lecteur avec un sujet grave… Mais magistralement présenté dans ce huis clos perturbant…

Dès les premières lignes, l’ambiance est posée… C’est noir, malsain et ça chamboule les tripes… Cette petite fille qui s’adresse au lecteur, pour lui raconter son histoire, pour le pendre à partie… Nous embarque dans son monde qu’elle construit…Dans ce refuge… Qui peu à peu va prendre l’aspect d’une tombe… Une tombe dans laquelle la lecture sera la bouée de sauvetage face à la sauvagerie et la barbarie…

Elise nous balance en pleine face son histoire, sans prendre de pincette… On prend en pleine face ses peurs, sa haine… On s’attache à Elise, ce petit bout de femme, lucide et tellement vivante dans l’horreur, vivante grâce aux livres, auxquels l’auteur rend un hommage qui ne peut laisser indifférent… Un livre peut vous sauver… Et c’est tellement vrai… Cela ne peut que faire écho à ces livres que l’on voudrait supprimer de la face de la planète, en leur trouvant tout plein de défauts…

Pourtant, si Elise ne perd pas la boule c’est grâce à ses livres qui seront ses points de repères dans cette tombe… Face à son bourreau… Ces lectures qui forgeront l’esprit d’Elise…. Pour l’aider à éclore et mettre les mots sur ses maux…

Le lecteur est malmené et confronté à ce qui peut se faire de plus pervers et de plus vil, au même titre qu’Elise… Que le lecteur ne peut aider… Il subit, comme Elise, il est malmené, comme Elise qui est impuissante, comme son lecteur, qui ne peut que terminer sa lecture en ayant le cœur qui bat de révolte et de haine… Et pourtant ce fameux lecteur voudra retourner dans les méandres du cerveau de l’auteur… Dans ce qu’il a de plus noire à nous faire lire…

Je suis certaine que l’auteur a encore des histoires bien glauques à nous conter… Et si elles sont toutes de cette qualité narrative et d’écriture, je signe à nouveau pour le prochain, même si je sais d’avance que mon petit cœur de lectrice va encore en baver….

Je remercie pour l’auteur pour sa confiance et sa patience…

Auteur au nom imprononçable, Luca Tahtieazym est l’auteur de six romans : un thriller crépusculaire ayant pour cadre notre monde recouvert par une neige qui ne cesse plus de tomber (CHAOS), un diptyque sur la quête d’identité au suspens haletant (L’OMBRE et LE ROMAN INACHEVÉ), un OLNI flirtant avec l’humour et la philosophie (BAGATELLE ET LA CHAMADE DES CŒURS PERDUS), unique en son genre et finalement inclassable, et VERSUS, un thriller dans lequel les codes sont inversés et où le tueur en série mène l’enquête. Il a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) pour VERSUS. ÉLISE, son dernier roman, est paru en août 2017. Il conte l’histoire d’une fillette séquestrée qui trouve la force de résister grâce à ses lectures. Des intrigues soignées, des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants forment un cocktail atypique qui vous bousculera dans vos habitudes de lecture.

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Challenge polar 2017-2018      –        ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Esprit es-tu là de Jean-Philippe Vest

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  15,99€ – Prix Numérique : 1,49€ – Pages : 613 – Genre : fantastique

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Ce qui m’a attiré en premier, c’est cette jolie couverture sobre et ce titre énigmatique, qui laissent présager un bon moment fantastique.

L’auteur nous embarque dans une histoire qui débute au 19ème siècle, Été 1853, une soirée mondaine anime un hôtel particulier au cœur de Paris. Les convives rient, discutent, rien ne semble pouvoir les perturber. C’est alors que le jeune Louis entame une conversation avec un invité qui ne devrait pas être présent. Et pour cause, le comte de Lamarck est décédé il y a un an… »

Il ne m’en fallait pas plus pour être ferrer… Et puis, j’étais curieuse de voir comment l’auteur allait tenir ses promesses sur un pavé de 613 pages… Et j’ai été agréablement surprise…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans le vif du sujet avec ce roman dont l’histoire peut paraître simpliste, mais qui surprend. En effet ces deux frère ont des dons… Chacun à sa manière est le parfait complément de l’autre… Ils sont jumeaux, rien que cela les rend spéciaux aux yeux des autres…

Dans la première partie, l’auteur nous décrit la vie de ces deux enfants, qui bascule le jour où Louis entame une conversation avec un invité décédé depuis un an… L’auteur nous fait découvrir comment est perçu le spiritisme au 19ème siècle, comment les parents avides de reconnaissance et d’argent pour ne pas perdre le rang qu’ils ont… Sont prêt à « sacrifier » leurs enfants pour que leur don leur soit profitable… Mais la société est régie de telle manière que même dans les plus hautes sphères on cherche à communiquer avec l’au-delà… Mais attention à ne pas être pris pour cible des gens de la haute…

Mais Louis, même en étant un enfant obéissant (nous sommes au 19ème siècle et on doit respect et écoute à ses parents… Même si l’on n’est pas d’accord) se rebelle… Et ne comprend pas pourquoi son don ne devrait profiter qu’à une élite…

J’ai trouvé les personnages très bien travaillés, on sent que l’auteur s’est documenté mais surtout que ses études en Histoire ont été un terreau profitable pour ce livre… Le 19ème siècle est très bien retranscrit avec aussi bien les décors et les descriptions extérieures que le caractère des personnages, leurs costumes… On s’y croirait et cela donne encore plus de volume et de réalité au récit.

Dans la seconde partie, les rôles changent… Des personnages entrent en scène et cela donne une nouvelle dynamique à la lecture et permet au lecteur de ne pas s’essouffler et surtout de maintenir une tension agréable avec une lecture addictive.

J’ai bouclé ce livre en 3 jours, ce gros pavé m’a accompagné dans les transports en commun, c’est dire que je l’ai trouvé bien !

L’auteur a une plume fluide, descriptive qui pourrait l’être moins sur certains passages, les personnages sont attachants, bien travaillés et on a parfois de belles surprises… Les évènements se déroulent sans grain de sable et découlent les uns des autres d’une manière assez agréable…

L’auteur arrive à faire prendre un virage très intéressant à la fin en se basant sur des faits historiques qu’il imbrique dans son récit sans que cela ne semble trop tirer par les cheveux.

Une suite se prépare et j’espère que l’auteur gardera une trame aussi riche à son récit, tout en réduisant quelques descriptions et répétitions superflues…

Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un excellent moment de lecture et que j’ai hâte de pouvoir découvrir la suite.

N’hésitez pas à découvrir « Esprit es-tu là » en promotion pour ce mois d’octobre…

Né en 1978, Jean-Philippe Vest a deux modèles littéraires : Théophile Gautier et John Kennedy Toole. Paru en 2008, « Le Musée des Amours Lointaines » s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires. Depuis, l’écrivain publie un roman par an.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge de l’épouvante 2017-2018