Archives pour la catégorie Maisons d’éditions

Tombent les anges de Marlène Charine

 

Parution : 2 août 2017 – Edition NLPrix papier : 16€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 274 – Genre : Thriller-Paranormal-Fantastique

 

Waouhhh !!! Moment d’arrêt, de « statufaction » (j’ai décidé que ça existait…) Mon esprit a subit un bug livresque! Une couverture étrange, sombre, très belle et un titre intrigant…

Tous les ingrédient sont réunis pour un excellent thriller avec ce   mélange des genres : romance, mais sans tomber dans le gnangnan, fantastique que la lectrice que je suis adore.

L’auteur ne laisse rien au hasard avec cette écriture fluide et addictive, j’ai fais une très belle découverte. Autant par l’écriture d’une grande qualité, que par l’intrigue déconcertante et extrêmement bien construite. On ne s’imagine pas un thriller doublé de fantastique, paranormal et pourtant l’auteur réussit le tour de force de présenter un récit crédible.

L’auteur arrive à ferrer son lecteur et l’embarque dans son récit, au point qu’il ne peut le lâcher !

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée…

On pourrait trouver bizarre que le surnaturel côtoie cette enquête hors norme, mais bien au contraire. L’auteur arrive à maintenir une tension sur une grande partie du récit avec des éléments que l’on ne voit pas venir, du moins que l’on a du mal à imaginer tellement c’est déconcertant…

On lit en apnée pour reprendre son souffle et se poser pour digérer, car c’est un livre qu’on ne peut lire que vite tellement on a envie de comprendre, de savoir et en même temps on se dit, non mais sérieux ? Oui sérieux, c’est tellement crédible qu’on se dit : « mais pourquoi pas ! Après tout ! » Pourquoi certaines personnes seraient douées de perceptions particulières et surtout pourquoi celles qui le seraient ne travailleraient pas dans la police ?

Lorsque l’on pense que l’auteur distille des infos comme ça, plus loin on comprend que les choses sont beaucoup plus compliquées que cela n’y paraît et l’auteur arrive à relier le tout d’une manière très surprenante.

Cécile, complètement perdue, mais on le serait à moins… Merlin, supérieur attachant meurtri par la vie… Et les autres : une équipe de choc, chacun avec ses qualités et surtout une équipe d’une grande empathie et d’une cohésion à toute épreuve.

Une lecture qui m’a fait passé par plusieurs sentiments… La révolte face au sexisme… L’empathie pour Cécile, perdue entre ses peurs, ses visions et ses envies et même cette petite romance, entre deux être meurtris par la vie est belle au point de trouver belle cette rencontre. La haine face aux découvertes et comme toujours on découvre que l’homme est un être vil, malsain et manipulateur, prêt à tout pour assouvir ses travers…

J’ai refermé ce livre en ayant un grand besoin de souffler, de respirer, de me remettre de mes émotions…

Merci aux éditions Numériklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Nouvelliste, auteur d’un premier roman, « Le Projet Alice » (2017). Avec « Tombent les anges » (2017), son second roman, elle confirme son talent indéniable pour construire des intrigues à la fois percutantes et captivantes.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le meurtre d’O’doul Bridge de Florent Marotta

Parution : 7 septembre  2017 – Editions : Taurnada  – Collection : Le French Coach – Prix papier :  14€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 136 – Genre : Thriller – Policier –

J’ai eu le plaisir de découvrir la plume de l’auteur avec cet opus au titre évocateur et avec lequel on sait de suite dans quoi le lecteur va être embarqué et cela dès les premières pages, puisque l’on assiste à un assassinat… On entre directement dans le vif du sujet sans perdre de temps.

Je dois dire que l’auteur réussit à faire monter la pression, pour ensuite attaquer un chapitre plus lent avec la présentation de Michael Ballanger, coach de vie… ce qui permet au lecteur de reprendre son souffle… On imagine mal la présence d’un coach de vie dans un thriller, mais l’auteur arrive très bien à construire son personnage. Un homme qui a tout perdu… Et qui pour se reconstruire… Ou se punir… A décidé de partir vivre à San Francisco…

Mais il va se retrouver confronter à ses démons en plongeant dans cette enquête, malgré lui… Au moment de mourir, l’homme a composé un numéro, le sien. C’est plus fort que lui… Il doit comprendre…

C’est un personnage meurtri, très bien construit par l’auteur, mais que j’ai trouvé parfois exaspérant… Tout en étant attachant… L’auteur réussi à l’étoffer et le rendre sympathique… Surtout quand on le voit se démener pour résoudre cette enquête malgré quelques bâtons dans les roues…

Il ira jusqu’au bout… Comme pour exorciser sa culpabilité…

J’ai beaucoup apprécié le personnage du journaliste Sean Pilgrim, complètement parano, et de Kim, call-girl à ses heures qui se destine à devenir psy, qui aimerait bien que leur relation dépasse le stade de l’amitié… Des personnages secondaires construits avec maîtrise, qui étoffent le récit en lui donnant plus de caractère.

Le rythme est dense et avec peu de temps morts… Sauf pour nous livrer les états d’âme de Michael Ballanger, qui se retrouve confronté à ses démons avec l’arrivée de sa fille et cette enquête qui va raviver ses blessures. Ce qui en fin de compte le rend plus humain… Sans cela le personnage m’aurait fait penser à une pub de l’homme parfait…

Le récit se lit vite, bien et avec enthousiasme même si l’on connaît l’identité du tueur bien avant la fin… Ce qui retire quelque peu le suspense que je cherche lorsque je me plonge dans un thriller. Sans retirer, malgré tout, un avis positif lorsque j’ai refermé ce livre en ayant lu un bon bouquin qui regroupe tous les ingrédients pour passer un bon moment : meurtre, mensonges, manipulations…

L’auteur fait succéder le tout avec talent en abordant des sujets qui trouvent écho dans notre quotidien : l’homophobie, les risques d’internet et l’espionnage auquel nous serions confrontés, le racisme….

Je n’ai lu aucun livre de l’auteur, mais j’ai hâte de pouvoir me plonger dans un de ses autres opus.

Je remercie Joël et les Editions Taurnada pour leur confiance et surtout pour m’avoir permis de découvrir un nouvel auteur.

Florent Marotta est né dans la Loire en 1976. Après une première carrière sous les drapeaux où il passe successivement de soldat à officier de police judiciaire, il se lance dans l’écriture. Son amour pour cet art le pousse à composer des fictions sous forme de thriller ou de fantasy. Il est l’auteur de nombreux romans.

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Anima Noctis Pierre-Olivier Lacroix

Parution : 9 mars  2017 –  Edition NL – Prix papier :  15€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 238 – Genre : Thriller psychologique

Quand la noirceur te mène à ta perte… Quand ta psychologie est fragilisée… Ça donne un livre hors norme… Ça donne une intrigue au dénouement insoupçonnable… Ça donne Anima Noctis de Pierre-Olivier Lacroix

C’est un roman sombre avec un tueur d’une grande cruauté… Chaque meurtre est scénarisé de manière insoutenable. L’auteur nous embarque dans un récit court mais d’une grande densité avec une plume incisive et directe, il dévoile tout au long de ce livre aux chapitres courts, des informations techniques tellement plausibles que le tout n’est pas indigeste, bien au contraire, la transsexualité et la métempsychose (la croyance selon laquelle une même âme peut animer successivement plusieurs corps soit d’humains soit d’animaux, ainsi que de végétaux) la psychologie sont abordées d’une manière claire et simple, sans être simpliste, le tout donne une crédibilité au récit et aux explications qui le jalonnent…

Avec Anima Noctis, l’auteur m’a embarqué dans une enquête oppressante, glauque, à la limite du supportable, surtout lorsqu’il décrit les « tableaux » des victimes… J’ai vécu cette enquête au rythme des personnages, attachants, très bien travaillés. Au point de les rendre humains, puisque l’auteur ne nous épargne pas leurs doutes, leurs questions, leur quête absolue du meurtrier au point de parfois douter d’eux-mêmes…

Des personnages fascinants mais qui nous révulsent et pourtant on continu à lire… Au cas où…Même lorsque l’on commence à avoir des indications sur ce tueur, l’auteur nous pousse à avoir de l’empathie pour lui… On ne peut que se demander si l’on naît tueur… Ou si on le devient… Les tourmentes et les actes de notre tueur sont décrits d’une manière simple, quasi scientifique, sans jugements, mais bien pour comprendre… Car il faut comprendre pourquoi ce tueur en arrive à de tels meurtres d’une barbarie sans nom.

Malgré l’incompréhension, l’auteur pousse son lecteur à trouver des réponses dans ce que l’on prend pour acquis ou inné… Comment chaque personne fait face aux traumatismes qui parfois remettent en question nos vies… Comment se remettre après un drame… Et surtout peut-on rester soi-même… Ne traversons-nous pas une crise identitaire après un traumatisme… 

En lisant Anima Noctis, ces questions seront les vôtres… Nécessairement vous vous poserez la question du comment faire après… Comment survivre….

Bref, on ne ressort pas neutre de cette lecture surtout avec le final en apothéose, que je n’ai du tout vu venir ! Et là l’auteur m’a juste retourné le cerveau… Une grande maîtrise de l’art de retourner les situations… Pour un final digne des grands écrivains.

J’ai parfois trouvé un peu de Frank Thilliez dan les personnages torturés de Pierre-Olivier Lacroix…

Merci aux Éditions Numeriklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Tour à tour assistant de production du Festival Paris-Cinéma, réalisateur de courts métrages dont deux ont été primés, scénariste, critique littéraire et auteur de plusieurs ouvrages de fiction et de nouvelles dont « Eh bien, dansez maintenant » et « L’ascension » , publiés aux Trois Plumes.

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Reconstitution de Thierry Moral

Parution : 28 juillet  2017 –  IS Éditions Collection Sueurs glaciales Prix papier :  14€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 136 – Genre : Thriller psychologique

Une couverture intrigante… un titre tout aussi intrigant… Une histoire totalement folle mais tellement crédible que les pages se lisent toute seule ! Un excellent thriller sur le fond de ruines d’une cité en décrépitude… A l’image de cet homme chef d’orchestre d’un jeu macabre dans lequel il trouve la jouissance qu’il ne peut trouver que dans le pouvoir qu’il exerce sur des êtres faibles… Des êtres qu’il décide d’avilir au point que leur animalité prend le pas sur leur humanité….

Le 15 août 2008, date à laquelle la vie de JL bascule… 6 jeunes sont embarqués dans un jeu dont ils ne savent rien… Un jeu dont seul JL sort indemne…

Le parallèle entre la vie de JL qui bascule et cette Tour dans la cité des Hérons, à la veille de l’explosion est très intéressant et bien amené. Ces murs deviennent le témoin improbable qui se raconte… Et qui nous raconte … Ce qui s’est passé… Ces murs deviennent un personnage à part entière… Et apporte un autre regard sur certains faits…

Ce livre est complètement dingue ! Je ne m’attendais pas à une histoire comme celle là! Une histoire qui te montre à quel point un homme t’entraîne dans sa folie… A quel point un homme peut prendre le dessus… Un homme dont tu pensais t’affranchir pour faire face à tes démons… 

Tu croyais lui échapper… Mais tu ne peux pas échapper au Boss… Le boss voit tout.. Le boss t’avait dit de ne pas parler… Le boss va devenir ton maître… Et fera de toi son élève….

Un thriller psychologique d’une grande maîtrise, des personnages bien travaillés avec une psychologie que j’aurais souhaité plus poussée, mais cela tient au format assez court… 

L’auteur, malgré ce récit court, balade son lecteur, le trompe, le malmène au rythme des points de vue des protagonistes… Ce qui donne un rythme dense sans que l’ennuie ne se pointe…

Une intrigue très originale, sombre, tellement réelle qu’elle en est dérangeante… Car elle touche à nos croyances en l’humanité… Mais l’être humain est à l’image de ce que nous observons… Mauvais, arrogant… 

Les plus gros mangent les plus petits… Jamais cette phrase n’aura pris autant son sens qu’avec ce livre…

Merci à IS Edition pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Diplômé en ingénierie culturelle, Thierry Moral exerce pendant quelques années le métier de médiateur culturel dans une compagnie théâtrale pour ensuite devenir artiste professionnel. Il passe de metteur en scène à comédien, conteur et auteur. Artiste de proximité avant tout, il joue, raconte, s’exprime dans des lieux aussi diversifiés que des salles des fêtes, des bistros, la rue, des granges, des salles d’exposition, des caves voûtées, des médiathèques et même des théâtres. 

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La Nature des choses de Charlotte Wood

Parution : 6 septembre  2017 Éditions du Masque  Prix papier :  20,90€ – Prix Numérique : 14,90€ – Pages : 288 – Genre : Thriller

Premier roman de l’auteur à être publié en France par les éditions du Masque que je remercie pour ce livre arrivé dans mon escarcelles grâce à Babelio que je remercie également.

J’étais ravie de découvrir ce livre qui promettait un bon moment de lecture avec une 4ème de couverture intrigante…

Au début on plonge facilement dans l’histoire de ces dix femmes emprisonnées au milieu du désert australien. L’intrigue plante un décor noir, dans un bush australien aride, sec à l’image de la sécheresse et la rudesse humaine à laquelle sont confrontée ces femmes, dont le seul tord est d’être femme indépendante, dans un monde dominé par les hommes, par l’image que la société a des femmes qui ont la mauvaise idée d’assumer leur sexualité… Aventure avec un homme politique, participante à l’émission « The Voice » séduite par le producteur, « Escort girl »…

Ces femmes, qui se veulent sur un pied d’égalité avec les hommes, mais que la société juge… Car ce qui n’est pas choquant pour un homme, l’est pour une femme… Le qualificatif est toujours négatifs vis à vis d’une femme qui aura eu une aventure sans lendemain… Ou aura eu une aventure avec un homme marié… Elles sont punies pour ces comportements… Du moins, c’est ce qu’elles pensent.

Le thème en lui-même est très intéressant et pose une vraie question sociétale…. Pour autant, ce livre qui a remporté plusieurs prix en Australie, a également causé de vifs débats…

J’ai été assez déstabilisée par les choix de l’auteur qui, sans jamais dévoiler le comment, distille une histoire intrigante, entièrement dans la suggestion… Le lecteur est mis à contribution et son imagination est titillée car plusieurs suggestions sont proposées à travers les pensées de ces femmes, mais sans jamais apporter une réponse claire…

Une lecture qui oblige le lecteur à ne pas être passif, à ingurgiter les informations… Le cerveau est en ébullition et on ressort de là un peu vidé.

Vidée, frustrée de ne pas en savoir plus sur ces femmes, mais épatée par la description que l’auteur fait des sentiments humains et surtout du désir de vivre coûte que coûte…

Les descriptions sont parfois à la limite du supportable mais mettent l’accent sur l’état d’esprit des protagonistes qui vont se retrouver enfermés, tout autant ces femmes que leurs geôliers… Et les rapports de force vont s’inverser…

Je m’attendais à un thriller mais je me suis trouvée embarquée dans un huis clos déstabilisant tout en suggestion et dans lequel la nature humaine est montrée telle qu’elle est… Dure, noire et animale…

Charlotte Wood est l’auteur de cinq romans et de deux documents. Elle est titulaire d’un BA de l’Université Charles-Sturt, d’un master de l’Université technologique de Sydney et d’un doctorat de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud. « La Nature des choses » (The Natural Way of Things, 2015), son cinquième roman et le premier traduit en français, a connu un succès retentissant en Australie en remportant de nombreux prix littéraires dont le prestigieux Stella Prize en 2016. Il sera publié dans neuf pays et une adaptation cinématographique est en cours. Charlotte Wood vit à Sydney.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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