Archives pour la catégorie Auteurs

Tempêtes solaires : Le nouveau monde de Ludovic Spinosa

Parution : 31 janvier 2017 – Les Éditions PerséePrix papier :  19,30€ – Prix Numérique : 9,99€ – Pages : 228 – Genre : Science-fiction – 

Une intrigue centrée sur les tempêtes solaires et surtout sur ce qu’elles pourraient engendrées comme catastrophes avait tout pour me plaire…

L’auteur nous fait suivre une dizaine de personnages à travers le monde et à travers des chapitres courts, trop courts… Ce qui aurait pu donner de la densité au récit et un rythme intéressant…. Mais sur une ou deux pages, il est difficile de s’attacher à eux, ou simplement de s’en souvenir.  Ici les personnages sont effleurés, ce qui ne crée aucun lien d’empathie avec eux. Je pense que l’auteur a tenté, de manière maladroite, de nous montrer, comment à travers le monde et cela malgré des pays différents, l’être humain allait réagir…

Pour ce qui est de l’écriture, j’ai été très gênée par des lourdeurs et des tournures de phrases qui auraient pu être évitées, si un travail de relecture avait été correctement fait. Ce qui aurait déjà pu donner un relief plus dense. Je n’ai pas compris, pourquoi par moment l’auteur utilisait un langage soutenu, alors que dans le même temps, il utilisait un langage familier, ce qui ne cadrait pas avec les éléments et surtout sans aucune raison, gâchant la fluidité du récit.

Une ponctuation mal placée qui oblige à relire plusieurs fois la phrase pour en trouver le sens. Des majuscules absentes… Un gros problème typographique, très gênant qui vient couper la phrase en plein milieu !

Des fautes d’orthographes par dizaines…. Des contresens (…reçoit un grand coup de coude à l’arcade, faisant gicler une grande salve de sang…)

Certains passages deviennent illisibles lorsqu’ils cumulent les fautes (Flavio sent déjà la rage de ne rien pouvoir faire, monter en lui, et de voir la scène sous ses yeux de ses amis se faire descendre»)

Je suis vraiment navrée, déçue pour l’auteur, car un minimum de travail de relecture par la maison d’édition aurait pu éviter ces défauts, malheureusement récurrents… Et qui empêchent de se concentrer sur la lecture !

La maison d’édition est passée à côté : conseils, corrections, qualité du livre et cela au détriment de l’auteur et du lecteur.

Alors que l’idée du récit est très intéressante et d’actualité. En effet, l’être humain sait que pour préserver son avenir, certaines choses sont à faire maintenant et que notre mode de vie ultra connecté, ne nous sera d’aucune aide en cas de problème… L’auteur exploite cette possibilité de survivalisme qui peut prendre tout son sens et donne matière à réfléchir…

Ludovic Spinosa donne des informations intéressantes sur les tempêtes solaires et le dérèglement climatique, on sent qu’il a fait des recherches et c’est le point fort du livre.

Je ne suis pas tendre, pour autant je ne peux pas blâmer entièrement l’auteur, car j’imagine le temps, le travail et les tripes qu’il a mis dans ce livre. Un premier roman est toujours perfectible. Ici la maison d’édition aurait certainement pu améliorer l’écriture et les tournures de phrases, en faisant une simple relecture, car en l’état le lecteur aura du mal à y trouver son bonheur.

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Dans le silence des oiseaux de Kriss F. Gardaz

Parution : 24 juin 2017 – Edition : l’Astre BleuPrix papier :  17,00€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 284 – Genre : Polar-fantastique

Une jolie couverture, un titre énigmatique, une quatrième alléchante et on plonge facilement dans ce polar qui embarque le lecteur dans une intrigue prometteuse.

Une petite ville perdue en Bourgogne, Courbille, calme où rien ne se passe… En principe et où tout le monde se connait… Le corps d’une femme accroché au grillage d’une station d’épuration, premier meurtre d’une série étrange… Le major Elliot Stiff débarque de Dijon et va tenter de résoudre cette affaire bien différente de celles qu’il a pu connaître… Une inscription énigmatique « Dans le silence des oiseaux, son cri s’est tu » retrouvée sur un origami en forme d’oiseau déposé près du cadavre…

Dès le départ, on est pris par cette intrigue bien construite pour laquelle l’auteur prend le temps de planter son décor et ses personnages avec une écriture fluide et vive.

L’auteur fait vivre l’enquête grâce à un duo atypique et attachant, un flic à la vie cabossée, qui ne se remet pas de la mort de sa fille, dont la femme a sombré dans la dépression et une libraire qui cache un secret…. Une particularité, qui va la rendre sympathique et qui va l’entrainer malgré elle sur les traces du tueur… Autour de ce duo plusieurs autres personnages complexes, avec chacun ses peurs et ses angoisses…

L’auteur balade son lecteur en l’entrainant vers une piste, pour en fin de compte le pousser vers une autre… Elle maintient le suspense jusqu’au bout.

J’ai été embarquée dans le récit, aussi bien par l’intrigue, que par la petite particularité de la bibliothécaire, qui se révèle peu à peu, mais sans prendre le pas sur cette enquête policière.

Un livre très bien construit, des personnages maîtrisés, qu’on lit avec plaisir. L’enquête est menée de main de maitre, captivante sans répit. Les indices sont livrés avec parcimonie, jusqu’aux derniers chapitres.

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’elle m’a accordé.

L’Expérience Cendrillon de Sébastien Fritsch

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Parution : 28 octobre 2017 – Prix papier :  7€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 368 – Genre : Polar- thriller


Un thriller qui commence sur les chapeaux de roues, le lecteur est de suite plongé dans le vif de l’intrigue…. Et tout comme le personnage principal, Milica, on se demande bien dans quoi l’auteur nous embarque.

Un road movie implacable, vers un destin que l’on croit maitriser… Mais dont les embuches, les cadavres et les différentes intrigues, montrent bien qu’elle ne maîtrise pas grand chose… Et cela depuis la première ligne du livre…

J’ai apprécié la partie sur les révélations que l’auteur, livre au lecteur, après l’avoir manipulé dans tous les sens… Après lui avoir fait croire que la vérité était ailleurs…

En fin de compte, nous sommes manipulables par ceux que nous aimons…. Même si nous croyons que nous maitrisons les choses, il suffit de « tomber » sur une personne calculatrice et tout le château de carte s’écroule…

C’est ce qui arrive à Milica… Qui se retrouve entre la Serbie et la France, en quête de vérité….

L’idée est très intéressante, l’expérience Cendrillon est un bon thriller, avec une écriture fluide dans lequel le lecteur n’aura aucun temps mort. C’est cruel à souhait…

Pour autant, je n’ai pas ressenti d’empathie pour Milica, l’auteur n’a pas réussi à me la rendre sympathique. Elle m’a exaspéré par sa naïveté, ses questionnements, son immobilisme, même en étant en mouvement… Je sais c’est paradoxal, mais j’ai trouvé qu’elle subissait les choses malgré les choix qu’elle faisait, tout était dictée…

Comme une marionnette qu’on guide avec une télécommande….  J’ai eu par moment envie de la secouer et de lui dire « eh ! Mais réveille-toi ! »

La mise en scène imaginée par l’auteur, dépasse ce à quoi s’attend le lecteur… Un roman perfectible, le personnage principal, se pose beaucoup trop de question, répétitives et on se lasse vite de ses états d’âmes…  Pour autant, la quarantaines de pages à la fin, apportent une lumière différente à l’intrigue, enfin on comprend et l’auteur dénoue la machination, dont Milica, n’est pas la seule victime…

Du suspense, une intrigue intéressante, un thriller qui se lit bien et avec plaisir, même si le personnage principal manque de personnalité.  Ce manque de personnalité, est certainement voulu par l’auteur, ce qui expliquerait son attitude…

Merci à l’auteur et à SimplementPro pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon en 2000. De formation scientifique, il a travaillé une quinzaine d’années dans le domaine de la logistique pharmaceutique avant de se reconvertir dans l’enseignement. Il a publié sept romans à ce jour, dans des univers et sur des thèmes très différents : romans noirs, contemporains ou historiques, évoquant transmission familiale, influence de la littérature, fidélité dans l’amitié ou violence conjugale. Quelques points communs les relient néanmoins entre eux : un attachement aussi important à la langue qu’à l’intrigue et une petite tendance à manipuler les lecteurs jusqu’aux toutes dernières lignes.

Les larmes des cigognes de Lawren Schneider

Parution : 19 novembre 2017 – Prix papier :  18,00€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 325 – Genre : Polar- thriller

J’ai découvert l’auteur avec son premier opus « l’héritage de Lizzie » qui ne m’avait pas complètement convaincu… 

Pourtant, avec ce titre, cette couverture et ce quatrième de couv, j’ai été intriguée. La couverture simple, avec cette faux ensanglantée, ne pouvait qu’attiser ma curiosité et le titre « bizarre » selon mon fils est typiquement le genre qui me titille…

J’ai donc embarqué à bord des « larmes des Cigognes » et le voyage a été un grand plaisir. L’auteur s’éloigne du style « polar » ou « thriller » classique pour présenter au lecteur un livre qui mélange les genres et retrace avec maitrise tout un pan de l’histoire alsacienne, pour livrer une intrigue de qualité, avec un zest de paranormal…

Lawren Schneider fait le lien avec deux périodes, 1986 à Gambstett (Alsace) avec ces 4 ados dont la vie va basculer et Tambov (Russie) 1943, Louis, son passé qu’il traîne comme un fardeau et ces alsaciens déportés de force dans l’armée allemande…

J’ai été embarquée dans le récit, aussi bien par l’intrigue en elle-même, que par la trame historique, qui se révèle chargée d’informations et surtout lève le voile sur un pan de notre histoire, pour beaucoup (en tout cas pour moi) méconnue… On sent que l’auteur a fait des recherches pour que sa trame historique tienne la route, sans jamais tomber dans le la mièvrerie malgré l’horreur.

La part de paranormal glissée dans l’intrigue, trouve sa place dans ce thriller-historique, sans jamais le rendre illogique, j’ai trouvé que cela rendait l’histoire plus humaine… Du moins, elle n’entache en rien le souhait de l’auteur, qui est de rendre hommage à ces hommes, déchirés et enrôlés malgré eux.

Un livre diablement bien construit, des personnages incroyables, maîtrisés, qu’on lit avec avidité, avec une pointe de déception lorsque l’on voit la fin arrivée… J’aurai souhaitée lire quelques chapitres supplémentaires… Pour en savoir plus… Pour comprendre…

Un livre qui rend hommage à l’Alsace, à ces hommes confrontés à l’horreur, un devoir de mémoire…

La plume de l’auteur a mûrie depuis son premier opus et je trouve que ce type d’intrigue et de récit est beaucoup plus réussit et travaillé.

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Ne réveille jamais un ours qui dort : L’ordre de Saint-Michel – Tome 1 de Olivier Michael Kim

Parution : 14 mai 2017 – Prix papier :  18,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 695 – Genre : Polar

Ce qui m’a attiré en premier, c’est cette couverture et ce titre, qui laissaient présager un bon moment de lecture.

1985, banlieue parisienne, Francis Balard dit « Balou » et son copain Amjad sont poursuivis par la police… Balou leur échappe grâce à l’aide d’un homme.

Vingt ans plus tard, le ministre de l’intérieur est tué lors d’un attentat. Un indice accuse Balou. Cette affaire va réveiller un passé qu’il souhaitait occulter. Ancien membre d’une mystérieuse organisation appelée l’Ordre de Saint-Michel, il cache des secrets qui font trembler le sommet de l’État.

Tous les services de l’Etat traquent ce présumé tueur… Ses secrets sont bien trop importants et ne doivent pas être divulgués… Au prix de la vie de Balou, mort ou vif…

Une lecture qui se fait sur un rythme effréné, au même titre que l’intrigue. Une intrigue très bien ficelée et qui happe le lecteur qui est pris au jeu des découvertes et divulgations qui sont parsemées au fil des pages.

Un page-turner très bien construit, un polar qui se lit facilement malgré ses 695 pages. Je dois dire que ce gros pavé, me faisait un peu peur au départ. Non pas le nombre de page, mais je me demandais ce que l’auteur avait pu concocter comme intrigue pour réussir à tenir son lecteur en haleine.

Et je n’ai pas du tout été déçue ! L’auteur arrive à nous embarquer peu à peu dans une histoire très bien construite, très bien ficelée, qu’on lit de manière addictive, tellement c’est bien fait. Le tout se déroule comme un film avec un très bon scénario. Un peu comme un « Jason Bourne », Balou est trahi et pourtant, il garde espoir dans la possibilité de faire éclater la vérité et surtout il a envie de vivre et de prouver à sa femme que c’est un homme bien, malgré son passé…

Le bouquin est bien foutu et se lit presque d’une traite, les rebondissements sont multiples et les personnages sont bien construits, même les plus pourris ont leurs raisons… Et chacun défend ses idées, défend l’unité à laquelle il appartient… Une lutte de pouvoir… La traque d’un homme par les flics, les gendarmes, la DGSE, la DST… L’auteur nous entraine au cœur des services de l’État, au cœur du pouvoir, puisque le Président fait son apparition… Au cœur des intrigues mais pas que…

La politique frôle parfois la limite de la légalité et ça match bien, car malgré ses 695 pages, lorsque le livre se ferme, on se plait à vouloir découvrir la suite.

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

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Je pleurerai plus tard de Mathieu BERTRAND

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Parution : 2 octobre 2017 – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 280 – Genre : Polar-Thriller-psychologique

J’avais déjà eu le plaisir de découvrir sa plume dans « les émeraudes de Satan » qui pour un premier livre était déjà une belle réussite, pourtant ici, il change complètement de style  et c’est un vrai plaisir de découvrir sa plume dans ce thriller.

Il n’en demeure pas moins que l’auteur nous balance quelques bribes de fantastique, un domaine qu’il affectionne, même si son intrigue est un thriller : le passage où son personnage principal voit sa grand-mère flotter au-dessus de lui, alors qu’il se repose dans le noir lors d’une garde de nuit alors qu’il a  20 ans… Son épouse qui vient lui rendre visite… Le tout entre raison et déraison. Entre Folie et croyances de la Corse profonde, ses démons, ses fantômes… Et l’esprit cartésien qui tente de démonter tout ça…

Il y a un vrai travail d’écriture et l’évolution est flagrante entre les deux livres, même si quelques longueurs persistent… Des phrases trop courtes par moment, qui peuvent gâcher le rythme… Mais l’auteur a réussi malgré cela à m’embarquer dans son récit. Le récit d’un homme qui perd tout… un homme bien installé dans la vie et dont la vie va basculer.

Le livre débute par la fin et c’est judicieux et atypique, car le lecteur sait dès le départ que le personnage est en prison, on ne sait pas pourquoi… seulement qu’il veut en finir avec cette vie… Et il nous raconte comment sa vie à basculer il y a 8 semaines… Le lecteur est entrainé dans un tourbillon sans fin… sauf une fin fatale… car l’issue ne peut être qu’un drame.

« Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable. Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier… »

8 semaines que l’auteur va faire vivre sur les chapeaux de roues, aussi bien à son lecteur qu’à son personnage principal, Patrice Lorenzi, Directeur de services pénitentiaires … 8 semaines d’émotion intense… Dans lesquelles l’auteur m’a

J’ai été tour à tour émue, embarqué dans un tourbillon d’émotion et je salue le travail qu’il a mené avec une écriture plus aboutie. Il rend hommage au milieu carcéral, qu’il connaît très bien… Un métier méconnu, souvent dénigrer et pourtant loin d’être facile… Sans pour autant en faire trop, pour ne pas ennuyer le lecteur, sauf en filigrane, car nous ne naviguons pas dans ces eaux… Mais bien dans une vengeance…

Une vengeance qui n’a pas de prix… Se venger de ceux qui ont volé cette vie idyllique, qui ont détruit l’équilibre parfait… Qui ont tué son enfant… Et sa femme…

Cet homme est torturé par ce choix et pourtant il reste convaincu par la justice il y croit… Mais sa promesse à sa femme va supplanter cette justice..

Le livre se termine par le début, avec les sentiments que nous livre ce père… Ce meurtrier. qui croyait que sa haine et sa douleur seraient apaisées par la disparition des tueurs et pourtant rien n’a disparu et il n’est pas apaisé… La douleur et telle que rien ne peut venir la combler, même pas la vengeance…

La justice aurait peut-être contribué à une reconnaissance en tant que victime qui est malgré tout salvatrice… Le temps du deuil est long… Et même si on ne peut accepter de voir mourir son enfant… Se venger apporte-t-il le réconfort ? Beaucoup de questions…dont les réponses se trouvent en chacun de nous.

J’ai adoré la trame principale de l’intrigue, que je ne dévoile pas, pour vous laisser le plaisir de découvrir… Ce qui peut être existe… En tout cas, tout est plausible et possible…

La vengeance peut prendre différentes manières et le destin parfois met sur notre route d’étranges phénomènes dont les rouages s’articulent de manière à ce que tout s’emboîte parfaitement…

Le titre, leitmotiv du personnage principal, pourrait être le nôtre… Chacun de nous se retrouvera dans ses doutes, ses interrogations et certainement ses choix…
Merci Mathieu Bertrand pour cette découverte. Merci pour le travail qui a été fait et l’écriture de qualité. Une évolution visible qui est un vrai régal et une plume en parfaite accord avec ce thriller psychologique qui m’a vraiment ému et dont l’intrigue m’a emportée.

Né en 1969 à Pontoise . Titulaire d’une licence en relations humaines, il devient surveillant pénitentiaire après une formation diplômante à l’École nationale d’administration pénitentiaire de Fleury-Merogis en 1989.

Challenge ABC 2017 auto-édition             Challenge polar 2017-2018

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Le cri de l’engoulevent de Magali Cervantes

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Parution : 13 juin 2017 – Prix papier :  16,00€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 280 – Genre : romance – thriller-Psychologie


J’avais une certaine appréhension en plongeant dans cette lecture… J’étais sur mes gardes, car je ne suis pas une fana de romance… J’aime les sentiments torturés et j’aime surtout que cela ressemble à la vie! Pour avoir lu certaines romances étant jeune, j’ai toujours la sensation qu’une fois qu’on en a lu une on les a toutes lu… En bref, j’allais à tâtons et hésitante lire « le cri de l’engoulevent » de Magali Cervantes.

Contre toute attente, l’intrigue m’a vraiment plu et j’ai lu quasiment l’intégralité en une journée. Oui il y a une histoire d’amour, oui c’est une passion mais une très belle surprise.

L’auteur manie l’art des sentiments avec dextérité et ne tombe jamais dans la mièvrerie avec cet amour torturé, mais qui une fois le livre refermé, passe au second plan. Car ce que le lecteur va retenir c’est l’hymne à la vie, le respect que chaque personne doit avoir pour soi-même.

L’auteur nous entraine dans une histoire qui débute dans les années 30 et balaie un pan entier de l’histoire de France, mais nous fait aussi voyager en Afrique, dans un Cameroun qui vit les prémices des premières révoltes de son indépendance… Après la défaite de l’Allemagne lors de la Grande Guerre en 1918, le Cameroun se retrouve, pour la partie orientale administré par la France qui adopte une politique « d’assimilation » et pour la partie occidentale administré par le Royaume-Uni. Chacun de ces deux pays imprimera sa marque à son Cameroun, la France adoptant la politique de l’assimilation et le Royaume-Uni celle de l’indirect rule c’est à dire une colonie gérée par des chefs indigènes au profit de la nation coloniale.

L’Afrique est contée avec magie dans ce qu’elle a de plus merveilleux et la beauté des gens, des paysages tout est ressenti par le lecteur qui est transporté dans cette période lors de laquelle Rose vit une vie parfaite, une vie dont elle a toujours rêvé… Les personnages sont décrits avec justesse et le lecteur arrive à les visualiser grâce à la plume de l’auteur qui leur donne vie. Il se dégage d’eux une douceur palpable, une sérénité contagieuse, qui contamine le lecteur comme Rose qui peu à peu s’ouvre à la vie, comme une fleur qui éclos…

Une fleur que le Cameroun arrose pour la magnifier… Mais la graine de la culpabilité que sa mère a fait germer en elle est trop lourde à porter… Tellement lourde que Rose abandonne ce Cameroun, abandonne son amour, s’abandonne pour se vouer corps et âme à cette mère… Une mère qui n’a cherché que son bien-être à elle, sans jamais se soucier de celui de sa fille… Une mère manipulatrice, dominatrice qui ne vit que pour rabaisser sa fille… Dont la vie n’a certainement pas été simple, mais qui refuse que sa fille soit heureuse, puisque elle ne l’est pas.

Cette mère qui dominera Rose, jusqu’à la toute fin…

Un livre sur la vie, sur la vie que l’on gâche par peur de déplaire… Une vie que l’on refuse de vivre, que l’on oublie de vivre, mais une vie qui nous échappe et qu’il est impossible de revivre lorsqu’elle nous quitte… Une vie que Rose à refuser de vivre, qu’elle a subit… Une vie qui lui échappe… Elle n’est que la simple spectatrice du temps qu’on passe sans décider d’en devenir l’actrice… 

L’auteur m’a touché avec sa plume, m’a bouleversé… Cette histoire de femme ne peut que faire écho et nous renvoyer à nos propres choix.

Un livre d’une grande sensibilité avec une fin très émouvante et révélatrice de l’influce des décisions que nous prenons.

En bref, une lecture touchante dont la romance ne prend qu’une place très secondaire , puisque la trame principale choisie par l’auteur est autre… L’auteur veut pousser son lecteur dans ses retranchements et l’oblige ainsi à ouvrir les yeux et prendre des décisions… Vivre sa vie, la savourer , savourer chaque instant de bonheur mais surtout la vivre non pas pour les autres mais pour soit.

Après 10 années d’écriture, et cinq livres publiés dont le premier « De l’autre côté des nuages » aux éditions l’Apart, je vous invite à découvrir mon travail d’écriture qui consiste à mettre en lumière les gens de l’ombre, et plus particulièrement, les combat de femmes.
Tous mes livres parlent de la lutte.
Des livres positifs, qui donnent envie d’agir et de se battre, parce que lutter c’est vivre et se résigner c’est mourir.
Ce qui m’intéresse : les histoires de vie extraordinaires de gens ordinaires, ou les histoires de vie ordinaires de gens extraordinaires, les histoires de luttes, les relations humaines, les sentiments, les émotions. L’humanité en ce qu’elle a de meilleure.
Les combats de femmes. Ce qui dérange, interpelle, moleste, ne laisse pas indifférent.

Challenge ABC 2017 auto-édition  –  Challenge polar 2017-2018         

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Meurtre sur Oléron – Les mouettes ne se marrent plus de Line Dubief

 

Parution : 2 mars 2017 Editeur : La Geste Collection le Geste Noir – Prix papier :  13,90€ –  Pages : 304 – Genre : Polar

 

En refermant ce livre, un sentiment de plénitude m’a envahi… J’ai passé un excellent moment avec une lecture douce et emprunte de délicatesse, malgré le drame qui est la trame de ce polar digne de ce nom, porté par une maison d’édition qui s’attache à promouvoir la culture entre Loire et Gironde en publiant chaque année une centaine d’ouvrages sur les régions du Centre-Ouest.

Une intrigue simple mais rondement menée dans laquelle on suit l’inspecteur Eustache et le gendarme Oscar qui enquêtent sur le meurtre de Mathieu Rimbaud, fils de l’épicier, retrouvé mort sur la plage de La Brée, sur l’Ile d’Oléron.

La construction narrative imaginée par l’auteur donne du peps au récit, puisque le meurtre est perpétré le 21 juillet et que les chapitres nous ramènent au 16 juillet… Comme un compte un rebours… Qui permet de vivre en fin de compte l’enquête d’une autre façon… Mathieu nous raconte… Se raconte… Jusqu’au jour de sa mort…. Le tout entrecoupé de chapitres ramenant au présent pour permettre au lecteur de suivre le déroulé de l’enquête.

On découvre, Mathieu, passionné, simple, qui vit de petits boulots, fait la fête… Fume un joint de temps en temps… L’archétype du jeune d’aujourd’hui… Pourtant, une chose perturbe Mathieu… Mais lui-même ne comprends pas très bien… Jusqu’au jour où il comprend et ce jour lui sera fatal…

Une lecture tout en fraicheur, subtile écrite avec talent. Les descriptions sont telles que le lecteur arrive très bien à s’imaginer ces paysages décrits par l’auteur, ces odeurs … L’auteur nous fait vivre ces paysages de Charente-Maritime, sans jamais tomber dans des longueurs qui rebuteraient le lecteur.

Le duo d’enquêteurs est excellent et l’humour amène le sourire au lecteur.

Une écriture qui change des polars nordiques et des thrillers que j’affectionne particulièrement.

On suit l’intrigue jusqu’au bout, avec plaisir, avec délectation comme un bonbon qu’on prend le temps de déguster, on déguste ce polar au dénouement inattendu…

Bravo à l’auteur, pour ce premier roman à l’intrigue très bien construite et bien ficelée. Une excellente surprise.

Merci à l’auteur pour sa confiance et sa patience… Je suis très en retard dans mes retours… Mais je n’oublie personne 😉

Née en 1961 en région parisienne, alors qu’elle prépare son bac littéraire, Line Dubief choisit d’interrompre ses études pour voyager. De petits boulots en petits boulots, de contrées en continents, toujours passionnée de lecture, elle finit par s’installer en Franche-Comté. Elle y élève ses deux enfants et reprend le cours de sa formation.  Aujourd’hui, ingénieur d’études à l’université de Franche-Comté, elle partage sa vie entre son travail, ses enfants et petits-enfants, son ami, ses amis, son jardin et bien entendu les livres et, depuis plusieurs années, l’écriture.  Meurtre sur Oléron, est son premier roman.

Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le temps des étoiles de Jo Rouxinol

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  9,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 176 – Genre : Fantastique-Littérature jeunesse

Depuis sa sortie, il patiente gentiment dans ma liseuse… Toujours d’autres livres… D’autres lectures… D’autres projets… Chaque livre possède son moment de lecture… Notre choix est parfois influencé par une réflexion… Un sujet qui nous touche…

L’auteur, Jo Rouxinol, aborde avec «le temps des étoiles» un sujet qui parle à tout à chacun… Un sujet que l’on ne peut ignore… Surtout en ce moment…

Elle aborde un sujet grave, avec une grande subtilité dans le choix des mots… Une délicatesse dans l’écriture qui fait écho à ce sujet délicat…

Elle aborde avec une sensibilité rare, la haine, la désinformation, l’antisémitisme… Le tout est ponctué d’une écriture d’une très belle qualité et irréprochable.

Il est difficile d’aborder la Shoah, le conflit Israélo-palestinien, l’antisémitisme dans un seul livre, pourtant l’auteur y arrive et cela de manière inattendue…

Non pas en le faisant comme un cours, qu’elle donnerait à ses élèves… Mais en faisant voyager son élève dans le temps… Un élève, qui s’interroge et à qui on montre que tout est manipulation, même la Shoah serait un prétexte… Cela serait faux … Des propose antisémites tenus par un autre élève…

En faisant ce voyage, Ilyes, plonge dans l’horreur… Plonge dans un pan de l’histoire, dont l’être humain ne peut se sentir fière et surtout sera confronté au quotidien d’une famille juive… Perdu, parce qu’il se retrouve dans les années 40 (sans portable…) et perdu parce qu’il va comprendre… Comprendre que l’horreur est vraie et qu’elle n’a rien d’un conte…

Ce qu’il apprend dans son bouquin d’histoire est vrai… Mais comment cela est possible ? Comment l’être humain peut-il faire ça ?

Aucun jugement n’est émis, aucun jugement sur ce que peuvent penser les négationnistes…. L’auteur aurait pu facilement tomber dans ce travers, pourtant elle ne fait que raconter une histoire qui touche sans jamais juger. Elle oppose deux points de vues qui sont présentés : ceux qui y croient et ceux qui pensent que c’est faux…

Le choix narratif est très judicieux et rend la lecture encore plus touchante puisqu’elle permet au lecteur de faire une immersion totale dans le récit.

Les personnages sont touchants et très bien construits. Mehdi trouve peu à peu la lumière et le chemin à suivre, pour enfin s’affranchir de cet autre élève… Cet élève qui a la haine de l’autre… Cet élève qui reflète une pensée haineuse et surtout représente une partie de la population qui se sent exclue et qui recherche sa vérité dans l’extrême… L’extrémisme religieux… Mais pas que…

L’auteur l’aborde avec subtilité mais sans jamais mettre les pieds dans le plat et pointer du doigt une pensée différente… Elle tente d’expliquer, de mener son lecteur par la main, à la manière d’un conte qui guiderait vers une pensée, une réflexion et amènerait le lecteur à se faire son idée… Pas de morale à deux balles qui auraient pu entrainer un débat stérile, mais une pensée qui s’insinue en chaque lecteur pour qu’il trouve sa propre voie…Sa propre réflexion…

Un roman jeunesse, mais pas que «le Temps des Étoiles », c’est une lecture parfait pour aborder certains sujets avec délicatesse et une pré-réflexion. Une lecture, qui ouvre vers le dialogue et la tolérance.

« Le temps des étoiles » est une fiction, certes, mais qui intègre des éléments historiques bien réels. Parmi eux, le témoignage de Charles Baron, à la fin, est totalement conforme à l’histoire de cet ancien déporté d’Auschwitz, dont voici un aperçu:

Une lecture à faire découvrir à nos ados, pour les aider à prendre part à certains sujets et qui devrait être proposée au collège.

En tout cas, je le ferais découvrir à mon fils, en temps voulu…Une lecture, un livre apporte parfois une meilleure réponse…

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Le château de Tanna’Saoghal de A.J. Crime

Parution : 22 avril 2017 – Évidence Collection  I-Mage-In-AirPrix papier :  18€ – Prix Numérique : 7,99€ – Pages : 376 – Genre : Fantastique-Paranormal

Je suis une fana de littérature horrifique, j’ai baigné dedans… Enfin, je suis de celles qui ont commencé par Stephen King à l’adolescence et qui en gardent un très bon souvenir… Du coup, lorsque je me lance dans une lecture de ce genre, je prends le recul nécessaire, car je sais que je suis exigeante au niveau de l’intrigue et que j’aime frissonner… Bon frissonner devient de plus en plus difficile, le genre horrifique se développant, notamment au cinéma qui laisse moins de place à l’imagination…

En débutant le roman de AJ.Crime je savais que je n’aurais pas peur, puisque je suis devenue insensible… Ce n’est pas faute d’être à la recherche de ce frisson… Alors à votre bon cœur chers auteurs et maisons d’éditions faites moi vibrer d’horreur…

Bon revenons au « château de Tanna’Saoghal » de A.J. Crime, le postulat de départ avait tout pour me faire passer un bon moment… Bill Wallon, médecin, croise un esprit. Un esprit très puissant et d’une grande violence…

L’intrigue démarre un peu par hasard… Et ce médecin se trouve confronter à l’impensable pour lui, très cartésien… Pour tenter de reprendre une vie normale, Bill Wallon va mener son enquête avec l’aide d’un médium… Pour retrouver, l’origine de cet esprit… Il va atterrir dans un petit village d’Écosse… Au château de Tanna’Saoghal dont les propriétaires meurent d’étrange façon…

Même si plusieurs choses m’ont gêné, cette partie était sympa à lire. Jusqu’à ce que l’histoire de ce château soit racontée à Bill Wallon… L’intrigue se mettait en place.

L’intrigue aurait dû prendre un tournant dans cette seconde partie, mais je dois dire que certaines incompréhensions sont venues se grever et je n’ai pu me détacher des petites choses qui m’ont horripilé…

Un enfant de 8 ans, diminué mentalement… 1,80m… Je veux bien être dans une lecture paranormal mais là… J’ai tenté de passer outre… Le massacre commence, du gore en veux-tu en voilà… Les personnages sont creux et sans saveurs… Je ne me suis pas attachée à eux… En même temps pas eu le temps… Tout le monde meurt…

J’ai été dérangé par cette pseudo romance, qui redémarre, 10 ans après… Comme si de rien n’était…Passe encore…

Mais l’auteur m’a perdu… Choqué… Lors d’une scène que certains qualifieraient de gore, alors que je la trouve choquante…

L’esprit maléfique se sert de l’enfant diminué mentalement, pour trucider tout le monde et ainsi avoir une enveloppe charnelle. Même si je sais que c’est l’esprit qui perpétue ces meurtres et positionne les corps dans des positions suggestives, j’ai trouvé que l’auteur allait trop loin en plaçant l’enfant/esprit dans un acte sexuel… Que l’auteur se serve de l’enveloppe charnelle de cet enfant pour exprimer des désirs sexuels, des propos sexuels ou bien mêmes des gestes équivoques passe encore, mais de là, à le rendre acteur de cet acte sexuel, je n’ai pas pu !!! Même si l’auteur prête à cet enfant de 8 ans 1,80m et un corps d’homme malgré un cerveau amorphe, j’ai trouvé qu’il allait trop loin…

« inadapté mental, la bonne dame nature compensait cette tare par des mensurations extrêmes. Taillé en athlète, leur fils unique de huit ans mesurait prés d’un mètre quatre-vingt … »

Je suis pourtant ouverte à tout, mais là c’était trop…

Le style de l’auteur, aurait mérité d’être plus travaillé, plus fluide… On sent que d’une phrase sur l’auteur hésite. Dans une phrase, on lit Bill, celle d’après Wallon… La phrase d’après on revient à Bill… Et c’est comme ça pour pas mal de personnages… Certains mots sont utilisés pour d’autres… Et le style, parfois ampoulé de l’auteur, aurait pu donner un genre à ce type de lecture et coller au genre horrifique, sauf que cela ne match pas…

POURQUOI, pourquoi utiliser un phrasé qui alourdi le texte et de ce fait la lecture ? J’ai du mal à comprendre…Utiliser des mots simples, permets de fluidifier le récit et la lecture !

« … Le cœur poussait par à-coups contre ses côtes resserrées, la salive déserta sa langue et son palais… »

« Bill croisa les iris couleur lac de montagne et s’y plongea. Il se reprit. Wallon reporta un regard serein sur la table … »

« … une frénésie excédée… »

« …la chevilla au sol… »

« … le souffle syncopé… »

J’ai bien failli laisser tomber cette lecture qui fut longue tellement je focalisais sur les défauts… Mais je me suis accrochée, car si je voulais faire un retour honnête et justifié, je devais lire jusqu’à la fin…

Une fois que tout le monde se fait trucider, vient la partie de la chasse au monstre…

En bref…

Il y a des scènes dures, dérangeantes, qui auraient pu être travaillées différemment surtout lorsque l’on se sert d’un enfant handicapé comme vecteur d’un esprit malsain…

Le livre aurait mérité une lecture plus poussée avec des corrections adéquats pour éviter l’utilisation de mots faisant contresens ou n’étant pas adaptés :

« Gary disposa la voiture au pied des escaliers… » On ne dispose pas une voiture…

Je n’ai lu que des avis positifs et je dois dire que je ne comprends pas… Suis-je passé à côté ?

Auteur Français né en 1973 en région parisienne. Il écrit dans les genres fantastiques depuis l’âge de 15 ans et a commencé à publier ses histoires en 2014 pour le plaisir des lecteurs.
Science-fiction, épouvante, héroïc-fantasy, les projets sont nombreux et d’autres publications à venir vous feront voyager dans l’espace, le temps et l’âme de ses personnages pervertis par des vies difficiles ou des rencontres hors du commun.

Challenge de l’épouvante 2017-2018