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Réalités Invisibles de Eric Costa

Parution : 16 février 2017 – Prix papier :  9,99€ – Prix numérique : 2,99€ – Pages :143 – Genre : Fantastique, horreur, nouvelles,

Il n’est pas simple de faire un retour sur des nouvelles, c’est un exercice délicat, il faut prendre du recul et ne pas perdre de vu, qu’en peu de lignes l’auteur doit embarquer son lecteur rapidement.

Eric Costa, réussi bien ce pari, avec ces nouvelles. Pour ceux qui ont déjà vu la série la 4ème dimension, on retrouve cette ambiance bizarre, mais sans réelle réponse… C’est comme ça et il ne faut pas trop chercher… Au risque de se retrouver plonger dans une réalité différente de la sienne…

Avec une plume qui embarque facilement son lecteur, l’auteur présente 6 nouvelles.

Hôtel Wolff :

Théophile doit se rendre au chevet de sa mère malade, mais il s’arrête pour la nuit dans un hôtel. Ses désirs les plus fous se matérialise et une ambiance mystérieuse qui devient oppressante  au fil de la lecture. L’auteur maitrise parfaitement les codes de la nouvelle horrifique et le lecteur est scotché par ce final…

Solitaire :

Un homme injustement accusé, raconte le meurtre de sa femme. L’ambiance est assez glauque, on est perdu, comme Alex…  La chute est surprenante… Attention aux vœux que vous prononcez…

Éclosion :

C’est la nouvelle qui m’a le plus déstabilisée… Une jeune fille se prend d’affection pour une étrange chenille. N’étant pas fana de bestioles, j’ai plus été révulsée qu’autre chose… L’auteur décrit très bien cette chenille et sa transformation…

Le refuge :

La référence à Dracula est très présente. Alzius s’arrête dans un refuge pour passer la nuit. Il entend la voix de son fils, mort et sent des choses roder… J’ai beaucoup aimé cette nouvelle… Avec un final que l’on n’imagine pas comme ça…

Le manoir :

C’est la nouvelle que j’ai le moins apprécié ! Valmek se retrouve pris au piège d’un vieux manoir qui se transforme en un labyrinthe…

Fréquence 24 :

J’ai particulièrement apprécié cette nouvelle. Une maison isolée, une femme qui se retrouve seule, en pleine nuit, avec cette radio qui annonce des choses bien trop bizarres, pour ne pas nous faire flipper… Un huis clos qui fait froid dans le dos… Une superbe nouvelle !

Des nouvelles bien sympas à découvrir sans modération…

Merci à Eric Costa pour sa confiance et à Simplement Pro

Eric Costa a fait ses études de dramaturgie pendant trois ans. « Harem: Aztèques » (2017) a été récompensé par le prix du Jury Amazon KDP au salon du livre de Paris 2017. Son blog : ici

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Le voyage de Kirikoustra

Parution : 15 mars 2017 – Prix papier :  4,99€ – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 74 – Genre : Réflexions philosophiques

 

« lui qui se voulait devenir, se verra peut-être lu par vous cet autre qui dans vos mains détenez un fragment de son histoire, de notre Histoire. »

Lorsque j’ai découvert l’auteur Kirikoustra à travers les réseaux sociaux, j’ai été intrigué par le recul qu’il prenait en parlant de lui à la 3ème personne… Cela m’a rappelé ces auteurs du 17/18ème siècle… Un brin décalé dans l’univers du modernisme…

J’avais toujours un petit sourire en tombant sur un de ses posts et je me disais que cette personne vivait son personnage et je trouvais originale cette dissociation que l’auteur fait entre sa personnalité et celle de son personnage, pour justement lui permettre de vivre et surtout se faire découvrir.

Donner la parole à sa création et s’effacer en tant qu’auteur est assez culotté et j’aime bien.

Lorsque j’ai vu, que l’auteur le proposais en SP sur SimplementPro, j’ai eu envie de découvrir ce que Kirikoustra avait à me dire… Et j’ai été encore plus intriguée lorsque l’auteur n’a pas essayé de me vendre sa sauce, mais bien au contraire. D’après lui ce n’était pas mon genre… Et je risquais de ne pas apprécier…

Et pourtant….

Effectivement, je suis une fana de thrillers, dystopies, horreur… Mais je suis aussi une fana de littérature classique et j’en ai lu pas mal avant de me fixer… Dis-moi ce que tu lis, je te dirais ce que tu peux apprécier… Ne pas se fier aux apparences… Bon, un peu quand même, je n’aime pas la romance !

Kirikoustra est un ovni dans l’univers de l’écriture, ce qui en fait un écrit décalé, ce n’est pas tant les réflexions qui le jalonnent, mais c’est l’époque à la quelle il paraît.

C’est un livre étrange qui dénote et c’est ce qui donne envie de le découvrir. C’est court 74 pages, donc rapide à lire… Enfin pas si rapide, car on revient sur certains passages, pour comprendre ce que l’auteur tente d’expliquer…

L’avant propos laisse encore la possibilité au potentiel lecteur de se revenir en arrière, dissuade le lecteur de s’embarquer dans ce qui le perturber… Le déranger…

« Cet ouvrage est déconseillé aux personnes adeptes de normes et autres conventions. Dépourvu de toute logique, il vous laissera soit dans l’indifférence la plus totale, soit dans un état quelque peu perplexe »

Kirikoustra embarque le lecteur dans ses réflexions, sans but précis, des réflexions sur tout et rien à la fois… Un brin de folie que l’on a du mal à cerner, mais qui nous entraine malgré nous vers sa plume qu’il personnifie… Sa plume, à qui il donne vie, arrive à faire visualiser ce que l’auteur souhaite dire…

Kirikoustra pousse le lecteur à se pencher sur ses propres réflexions, sur ses pensées, sur plusieurs sujets… Une introspection… Qui peut être dérangeante parfois… Un brin anticonformiste…

C’est un livre difficile à définir, à cerner, qu’on apprécie ou pas, mais qui ne laisse pas indifférent.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Vegan Psycho de Freeric Huginn

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Parution : 9 mai 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 305 – Genre : Thriller-psychologique


Sans être végane, je mange de moins en moins de viande. J’essaie de pallier avec des protéines végétales, du coup dès sa sortie ce livre m’a attiré avec sa couverture et son titre. J’ai découvert la plume de l’auteur un peu par hasard…

J’ai découvert Vanessa et Valmont, les deux flics qui vont faire face à des disparitions inquiétantes et des meurtres vraiment glauques et particulièrement gores.

Le ton est donné dès le début avec une enquête qui même si elle tarde à démarrer, car les inspecteurs ont du mal à cerner le tueur… Un tueur particulièrement tordu… L’auteur décrit les scènes avec minutie et nous entraine dans les milieux des laboratoires médicaux, dans les abattoirs, pour trouver des indices autant sur les victimes que sur le tueur. Toutes les pistes mènent vers le milieu végane extrémiste.

L’auteur, tente avec cette intrigue de sensibiliser son lecteur à la cruauté faite aux animaux, sur l’exploitation que l’homme fait de l’animal, mais il fait d’une manière subtile sans tomber dans l’extrême et la moralisation.

Pour autant l’enquête s’enlise et nos deux inspecteurs, vont se faire aider d’un médium… Pour tenter de démêler le vrai du faux…

L’intrigue est vraiment intéressante et l’écriture, parfois trop familière peu dérouter le lecteur, mais au final cela match bien avec ce thriller qui se veut proche du lecteur.

J’ai eu parfois la sensation de me perdre, un peu comme l’auteur qui vers la fin s’enlise et perd le fil conducteur et malgré toutes ses tentatives, il n’arrivera pas à se rattraper avec un final qui m’a refroidie. Une fin à la limite bâclée, une explication beaucoup trop simple, et qui douche quelque peu le lecteur.

Malgré ce défaut, une lecture agréable avec une plume intéressante, qui ne peut que s’améliorer.

Le titre n’est plus à disposition des lecteurs, car à l’heure où j’écris mon avis, l’auteur a signé avec une maison d’édition. Vous pourrez donc vous procurez le titre prochainement.

Freeric Huginn est un écrivain Français, passionné par le Tarot de Marseille et la littérature, formateur au sein d’une Association Chantier école.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition                                          Challenge polar 2017-2018

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La fille à la peau pâle et frêle de Jennifer Del Pino

 

Parution : 24 octobre 2017 – IS Éditions Collection Sueurs glaciales Prix papier : 13,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 160 – Genre : Thriller

 

Un roman atypique, proposé par IS Edition, « La fille à la peau pâle et frêle » entraine le lecteur dans l’esprit d’Élise une psychopathe de 25 ans, dérangée, je dirais même complètement barge, a un comportement étrange, puisqu’elle torture et tuent…

C’est un choix narratif original puisque nous faisons la connaissance d’une psychopathe, ce qui est assez déroutant. En effet, la majorité des psychopathes présentés dans les thrillers sont des hommes et j’ai trouvé très original de plonger les méandres d’un cerveau féminin, complètement tordu et malade… Surtout qu’elle assume cette nana !! Oui, elle assume et raconte avec détachement tout ce qu’elle a pu faire de plus horrible, au point parfois de ce demander si elle ne tire pas une certaine jouissance à se raconter…

Dans un premier temps, le personnage principal devient narratrice, elle se décrit, fait son propre portrait et en même temps le lecteur profite des pensées de sa dernière victime…

J’ai été impressionnée par le choix de l’auteur, de faire parler cette jeune femme qui explique pourquoi elle agit ainsi… Aucun regret, bien au contraire elle n’essaie pas de résister à ses pulsions…

Dans une deuxième partie, le lecteur va se voir raconter, aux différentes manières dont elle va faire mal… Elle aime ça… Elle en a besoin… C’est viscéral, au point d’en devenir incontrôlable… Une vengeance… Qui va prendre des proportions qu’elle n’avait peut-être pas mesuré…

Des extraits d’un carnet secret sont des uppercuts que l’auteur balance à son lecteur… Comme un électrochocs pour lui faire comprendre, qu’on ne devient pas psychopathe gratuitement… Que rien ne se fait sans raison…. Un enfant confronté au mal absolu… Dérive et bascule dans l’horreur…

Malgré une intrigue courte, ce livre a la construction atypique et dérangeante permet de passer un très bon moment en compagnie de « la fille à la peau pâle et frêle » même si j’ai parfois eu peur qu’elle m’entraine dans sa folie… Élise garde la tête froide et sait très bien qu’elle n’est pas comme tout le monde… Mais elle assume… Elle aime faire mal, elle aime tuer…

Merci à IS Editions pour cette lecture et pour la confiance qu’elle m’accorde.

Après un premier ouvrage publié sous pseudonyme et dont l’identité et le titre resteront secrets (éditions Mille Plumes, 2012), puis La vie et la mort des âmes blessées (éditions ABCD’r, 2016), La fille à la peau pâle et frêle est son premier thriller, publié chez IS Edition. Parmi ses titres publiés figurent également : Sophro-Aromathérapie (Mon petit éditeur, 2016), Huiles essentielles, bibliothèque des maux et remèdes (Editons Vie, 2017)

 Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Reconstitution de Thierry Moral

Parution : 28 juillet  2017 –  IS Éditions Collection Sueurs glaciales Prix papier :  14€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 136 – Genre : Thriller psychologique

Une couverture intrigante… un titre tout aussi intrigant… Une histoire totalement folle mais tellement crédible que les pages se lisent toute seule ! Un excellent thriller sur le fond de ruines d’une cité en décrépitude… A l’image de cet homme chef d’orchestre d’un jeu macabre dans lequel il trouve la jouissance qu’il ne peut trouver que dans le pouvoir qu’il exerce sur des êtres faibles… Des êtres qu’il décide d’avilir au point que leur animalité prend le pas sur leur humanité….

Le 15 août 2008, date à laquelle la vie de JL bascule… 6 jeunes sont embarqués dans un jeu dont ils ne savent rien… Un jeu dont seul JL sort indemne…

Le parallèle entre la vie de JL qui bascule et cette Tour dans la cité des Hérons, à la veille de l’explosion est très intéressant et bien amené. Ces murs deviennent le témoin improbable qui se raconte… Et qui nous raconte … Ce qui s’est passé… Ces murs deviennent un personnage à part entière… Et apporte un autre regard sur certains faits…

Ce livre est complètement dingue ! Je ne m’attendais pas à une histoire comme celle là! Une histoire qui te montre à quel point un homme t’entraîne dans sa folie… A quel point un homme peut prendre le dessus… Un homme dont tu pensais t’affranchir pour faire face à tes démons… 

Tu croyais lui échapper… Mais tu ne peux pas échapper au Boss… Le boss voit tout.. Le boss t’avait dit de ne pas parler… Le boss va devenir ton maître… Et fera de toi son élève….

Un thriller psychologique d’une grande maîtrise, des personnages bien travaillés avec une psychologie que j’aurais souhaité plus poussée, mais cela tient au format assez court… 

L’auteur, malgré ce récit court, balade son lecteur, le trompe, le malmène au rythme des points de vue des protagonistes… Ce qui donne un rythme dense sans que l’ennuie ne se pointe…

Une intrigue très originale, sombre, tellement réelle qu’elle en est dérangeante… Car elle touche à nos croyances en l’humanité… Mais l’être humain est à l’image de ce que nous observons… Mauvais, arrogant… 

Les plus gros mangent les plus petits… Jamais cette phrase n’aura pris autant son sens qu’avec ce livre…

Merci à IS Edition pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Diplômé en ingénierie culturelle, Thierry Moral exerce pendant quelques années le métier de médiateur culturel dans une compagnie théâtrale pour ensuite devenir artiste professionnel. Il passe de metteur en scène à comédien, conteur et auteur. Artiste de proximité avant tout, il joue, raconte, s’exprime dans des lieux aussi diversifiés que des salles des fêtes, des bistros, la rue, des granges, des salles d’exposition, des caves voûtées, des médiathèques et même des théâtres. 

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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