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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Ray Shepard, tome 1 : Amnésie de Morgane Rugraff

 

Parution : 9 janvier 2017Editions : Plume BlanchePrix Numérique : 7,99€Prix Papier : 19,99€384 PagesGenre : Young Adulte

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Si votre cœur est animé par la vengeance, que devient votre âme ?

« Mon frère, si tu crois encore assez en quelque chose pour t’y raccrocher, fais-le ; car je vais te retrouver et te tuer. »

Laissez-vous emporter par ce premier opus des aventures fantastiques de Ray Shepard ! j’avoue que je n’étais pas très emballée par cette lecture, le genre? Yong Adulte, n’étant pas celui que j’affectionne particulièrement. Pour autant, sortir de sa zone de confort, est parfois bénéfique et ici, j’ai été agréablement surprise.

La plume de l’auteur est travaillée, même si on déplore plusieurs coquilles, avec parfois des mots manquants… Je mets plus cet aspect sur le travail de la maison d’édition… Et je dois dire que c’est assez déplaisant, pour ne pas donner envie d’acheter la version papier, alors même que l’objet livre en lui-même, donne très envie de le posséder,  grâce à cette belle couverture.

Passé ce coup de gueule sur la ME, je vais m’attarder sur Ray Shepard… Même s’il ne révolutionne pas le genre, je dois dire que j’ai passé un excellent moment à découvrir l’univers que l’auteur a mis en place. Même si on se rapproche beaucoup de « la croisée des mondes » de Philip Pullman avec l’idée du double animal de l’homme… J’avais vraiment peur que l’auteur ne s’affranchisse pas de l’idée identique.

Dès le second chapitre, on entre dans le vif de l’intrigue et là l’auteur arrive a créer son propre univers avec des personnages bien travaillés.

Ray Shepard : meurtri par la vie et la perte de sa famille assassinée. Son spectre, Aerön un tigre blanc.
Mariah Alevann : un passé tout aussi tragique. Semeuse d’éclairs. Son spectre Luthéus, un lynx argenté
Matt : meilleur ami de Ray. Son spectre Taek, un ocelot
Tyler Hatwood : demi-frère de Matt. Son spectre Urcane, un  léopard
Kaily Black : sœur de Jack. Son spectre Athénestia, une panthère noire
Jack Black : ennemi juré de Ray. Son spectre Stax un puma
Jim Hayden : a pour maître Damon Black. Son spectre Sherbane, un léopard

Tiago Falk : Eclaireur de la Guilde des Ombres. Son spectre, Tarot, un aigle
Sloane : duelliste des UCB. Son spectre, Vesta, un oiseau de proie
Evans et Brian : duellistes des UCB. Leurs spectres un guépard et un serval.
Jay et Tom : jumeaux, duellistes des UCB. Leurs spectres, Tshâd et Arion, des chats sauvages
Kévin : duelliste des UCB. Son spectre, un singe
Adam : ami de Jack. Son spectre un loup
Damon Black : le père de Jack et Kaily, avide de pouvoir. Possède un spectre, moitié lion, moitié oiseau.
Léane Raven : traqueuse de fluide
Kiba : duelliste et leader des Ice Dogs. Son spectre, un loup blanc

Ryo Shepard : frère de Ray et disciple des Gouttes pourpres
Brewen Alevann : frère de Mariah et disciple des Gouttes pourpres,

Même si on se perd au début entre les différents noms à retenir et surtout ceux de leur double « animal ». Ce double, dont la construction est aussi travaillée et visuelle. Il n’est facile de décrire cet univers que l’auteur construit avec brio. Des combats, des entrainements, jusqu’à la consécration par un tournoi entre duellistes…

Au fil de l’intrigue, certains personnages évoluent plus que d’autres et même si une romance est présente avec un triangle amoureux crédible, pour une fois ce n’est pas une romance niaise, mais bien un amour torturé et surtout l’auteur fait comprendre, que « l’amour ne sauve pas de tout » ! Ouf enfin un truc plausible dans le genre ! Non mais sérieusement, il faut arrêter de croire que le prince charmant va venir sur son blanc destrier et te sauver de ta noirceur… Il n’y a qu’une personne qui peut te sauver… TOI…  Et même si Ray Shepard est charismatique, il est l’emblème même du gars qui décide d’affronter sa noirceur et de l’assumer… Il a une bonne raison en même temps… Chaque personnage est construit sur un modèle unique, lui conférant une personnalité propre.

Même si, à la fin du premier tome, beaucoup de question subsistent, il n’en reste pas moins que l’auteur construit un univers avec ses propres règles, avec une plume très visuelle et bien scénarisée. Le final, donne envie de lire la suite et c’est bien là tout le talent de l’auteur d’accrocher son lecteur par une plume et une intrigue addictive.

Née en 1988 dans un petit coin de bord de mer. Fille unique, élevée dans l’amour des livres. Le goût de l’écriture lui est venu très tôt, elle écrit son premier roman à quinze ans, pendant ses années d’internat. Ses univers sont vastes et elle aime faire voyager ses lecteurs autant dans la fantasy que dans l’époque médiévale, qu’elle affectionne tout particulièrement.

 

 

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Celle qui s’enfuyait de Philippe Lafitte

 

Parution : 7 mars 2018 – Editions GrassetPrix papier : 18,00€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 224 – Genre : Thriller-psychologique 

Rien ne sert de fuir… Le passé te rattrape un jour ou l’autre…

Un thriller psychologique, empreint de vérité historique, l’ancrant dans une réalité encore plus frappante.

Sur fond de combat pour les droits des Afro-Américains, la vie de Phyllis Marie Mervil va basculer… Ici point de meurtre au sens premier du terme, ni de sang. Tout est dans l’atmosphère oppressante que l’auteur, arrive à rendre palpable grâce à une montée lente de l’intrigue… Une pression qui prend son temps

Le 22 octobre 1975,  des vies basculent… Tout change pour Phyllis, elle qui voulait changer les choses, va devoir fuir et changer de vie… Quarante ans de fuite, de traque… Et pourtant, elle ne pourra éviter la confrontation…

Le temps n’a pas de prise sur la mémoire…

Pour conjurer ses démons, elle va écrire, coucher ses mots… Aussi bien que ses maux, pour tenter de conjurer le sort… Elle est devenue écrivain, se cachant derrière des pseudonymes… Pourtant, le succès elle fait tout pour le gagner, mais veut rester dans l’ombre… Pour fuir ce passé… Qui va la rattraper…

Une introspection, une course contre la montre, contre la vie… Une femme, trompée, manipulée et qui s’isole pour garder sa liberté.

Un livre avec très peu de dialogue, dont l’atmosphère, sans être légère, n’est pas pesante, tellement la plume rend palpable, l’acceptation de cette femme. Une acceptation, qui va peu à peu révéler, son origine.

L’auteur prend le temps de décrire la solitude de Phyllis, sa compagne… Cette solitude, transpire dans chaque mot, chaque phrase… Donnant parfois un sentiment d’oppression, mais qu’il arrive à faire retomber, sans jamais tomber dans la facilité ou faire ressentir de la tristesse.

Les allers retours entre passé et présent, même s’ils peuvent sembler répétitifs, permettent de faire monter la pression et de faire ressentir le point culminant de cette intrigue, avec une fin, qui déroute.

La narration se fait à travers la voix des personnages, donnant un rythme dense, haletant tout en étant dans une fuite en avant. Plus on avance dans la lecture, plus l’histoire leur donne vie, plus les personnages font progresser cette intrigue. Philippe Lafitte, arrive à leur insuffler la vie, grâce à une construction psychologique fine et travaillée.

La mise en place, de l’ambiance, du décor, est quasi scénarisé, tellement la plume est visuelle et sensorielle dans les descriptions. Sans pour autant en faire trop, pour ne pas perdre son lecteur. Il fournit ce qu’il faut pour que l’imagination soit bercée par sa plume, tout en nuance…

Je remercie NetGalley et les éditions Grasset, grâce à qui j’ai découvert une nouvelle plume, avec grand plaisir.

Philippe Lafitte est l’auteur de trois romans remarqués publiés aux éditions Buchet/Chastel et de « Vies d’Andy » (éditions Le Serpent à Plumes, 2010). En mai 2015, son cinquième roman, « Belleville Shanghai Express » paraît aux éditions Grasset. Il est également scénariste pour le cinéma et la télévision.

Le miroir de Mariam Sirel

Parution : 1er mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 3,75€Prix Papier : 13Pages : 144 – Genre : Thriller-psychologique

 

Ne vous fiez pas aux apparences….

En apparence, c’est un livre léger… Je m’attendais à découvrir une intrigue simple, mais l’auteur perd son lecteur dans une trame assez tordue.

C’est court, mais on est vite immergé dans le vif du sujet, l’auteur ne se perd pas en descriptions trop longues ou superflues, même si j’aurai souhaité en apprendre un peu plus sur certains personnages…

Pour autant, j’ai passé un très bon moment, deux heures de lecture, parsemées de secrets, de doutes… Pour être très surprise par ce final que l’auteur livre… On ne s’ennuie, le suspense est palpable, on se perd dans une trame construite comme une toile d’arraignée, mais qui va se recentrer sur l’essentiel et permettre de comprendre le dénouement. Le lecteur est tout autant malmené que les personnages, par Mariam Sirel, qui nous balade de rebondissement en rebondissement, nous faisant douter.

Une histoire simple, où le tragique s’invite… Une histoire qui peut nous arriver… Une tragédie familiale qui démontre que les secrets ne sont pas toujours bons… Les non-dits sont parfois destructeurs et pires que le secret lui-même…

Comme tout premier roman, la plume est perfectible, pour que la fluidité dans la lecture soit plus agréable. Un langage parfois familier, qui déroute, alors même que l’intrigue est bonne.

L’auteur a prévu une suite, qui sera certainement plus travaillée et que je suis curieuse de découvrir… Je remercie l’auteur, Mariam Sirel, pour sa confiance et sa patience tout en lui souhaitant la bienvenue dans le monde de l’écriture.

Le Manuscrit inachevé de Franck Thilliez

 

Parution : 3 mai 2018 – Fleuve éditionsPrix papier : 21,90€ – Prix Numérique : 17,99€ – Pages : 528 – Genre : Polar – Thriller

 

Rhoo punaise ! Rien à faire, je suis une accro à Thilliez et il me faut ma dose ! Y-a-t-il quelque chose à faire ? Pourquoi voudrais-je me désintoxiquer, puisqu’à chaque fois c’est un plaisir ? Même si je n’ai pas encore fini de lire tous les livres de l’auteur… Ça c’est une autre histoire…Revenons à nos moutons …

L’auteur a une telle capacité à se renouveler, à nous entrainer dans des intrigues toutes aussi folles les unes que les autres, que cela frôle le génie ! Quoi ? Vous n’êtes pas d’accord ? Bon en même temps c’est mon avis, je fais qu’est-ce que je veux !

Sérieusement… Franck Thilliez arrive à m’épater, presque à chaque fois… Mais là, il m’a complètement bluffé.

En même temps, il ne ment pas à ses lecteurs, puisqu’il avait annoncé que surprendre ses lecteurs,  était de plus en plus difficile mais qu’il avait essayé de les manipuler encore une fois en raisonnant différemment, en se mettant à leur place, pour que la surprise soit toujours au rendez-vous même chez les plus fidèles de ses fans. C’est chose faite !

Ce bouquin est un vrai page-Turner, sans temps mort, avec deux histoires dont on ne voit pas le lien apparent et pourtant lorsque les révélations se font, on a le cerveau complètement retourné. Tellement retourné, d’ailleurs, qu’on analyse de plus en plus, pour tenter de lire entre les lignes, tenter de démêler la trame de l’histoire. Bref on veut comprendre !

Cherchez pas, l’auteur va vous embrouiller l’esprit et c’est franchement incroyable tellement c’est bon. Les jeux de mots, le parallélisme entre les personnages, comme fait exprès pour que chacun puisse avoir son double opposé. L’amnésique en opposition au flic Hypermnésique. Deux flics V & V. Léane et son pseudo Enaël.  Deux enquêtes qui vont n’en former qu’une…

Un jeu de quille dans lequel le lecteur sera forcément le perdant.

Mais ce qui encore plus paradoxale, par rapport à ses autres livres, c’est qu’on sent que l’auteur s’éclate à nous mener en bateau et c’est communicatif, car malgré la noirceur du récit, avec des scènes durs et chers à l’auteur, le livre reste lumineux par sa construction sans jamais atteindre le fond de la noirceur. Pourtant la noirceur humaine est toujours présente, même encore plus machiavélique ! Et même si vous croyez avoir tout compris de l’auteur, il arrivera à encore à vous entrainer vers le fond.

C’est bon, très bon, ça se dévore tout seul et on en redemande !

N’ayant pas l’esprit logique, je suis certainement passée à côté d’indices très intéressants et c’est bien la première fois que j’ai envie de relire un bouquin, juste pour le décortiquer !

Avec le manuscrit inachevé, on sent comme une plume plus aboutie, une certaine sérénité dans la narration qui ne fait que donner encore plus de profondeur livrant ici son meilleur roman à ce jour.

528 pages qu’on dévore, dont on aimerait trouver tous les mystères, mais qui pourtant, malgré un final en apothéose, titille l’esprit longtemps après l’avoir refermé, tellement la construction est magistrale.

Merci à ma fille chérie, qui ne lit jamais mon blog, mais qui suit sa mère dans ses délires et qui se demande parfois je suis pas un peu folle…

Passionné de cinéma, il devient ingénieur spécialisé dans les nouvelles technologies et l’informatique. Il allie cette passion à son goût pour les thrillers pour donner naissance à son premier roman, « Train d’enfer pour Ange rouge » (La Vie du Rail, « Rail Noir », 2003), qui a été nominé au Prix SNCF du polar français 2004.  Le succès rencontré depuis « La Chambre des morts » lui a permis de cesser son travail d’informaticien pour se consacrer exclusivement à son travail d’écriture.

Dans un communiqué publié sur son site internet et relayé par Deadline, Franck Thilliez annonce que le producteur des films de Wes Anderson, Indian Paintbrush, a acquis les droits de la série de livres mettant en scène les personnages Franck Sharko et Lucie Henebelle, soit cinq ouvrages, « La Chambre des morts », « La mémoire fantôme », « Le Syndrome E », « Gataca » et « Atomka. »

Premier acte de ces adaptations à venir, celle du « Syndrome E » paru en 2010.

 

 

Là où rien ne meurt de Franck Calderon et Hervé de Moras

Parution : 15 mars 2018 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix papier : 20,00€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 368 – Genre : Thriller romantique

  

Vers l’infini et l’au-delà… Ce livre tout en nuance entraine le lecteur dans une histoire profondément humaine où le hasard a toute sa place…

La collection la bête noire promet très souvent des découvertes assez intéressantes et je dois dire qu’avec ce titre, cela se confirme. « Là où rien ne meurt » est unique de par son style, puisque deux genres, qui peuvent sembler opposer,  arrivent à se côtoyer, mais surtout à fusionner pour le plus grand bonheur du lecteur !

Imaginez une intrigue policière, doublée de mystère, avec un zeste de fantastique le tout saupoudrée de romance … Vous Avez dit ROMANCE ! Oui, vous avez bien lu… Et j’ai aimé ! Non mais attention, ce n’est pas la romance gnangnan qui me hérisse les cheveux sur la tête ! Non c’est une romance douce, qui s’installe lentement mais qui est délivrée avec parcimonie. Pas de rentre dedans, pas de scènes de léchouilles qui n’en finissent plus…

Bref, la romance au service d’un très bon thriller et qui apporte une certaine fraîcheur à une intrigue qui aurait été plus classique sans cette petite touche.

Un homme ordinaire qui va vivre des choses belles et dont le passé a conditionné le présent. Nîmes qui vibre sous les inondations qui vont être le catalyseur de cette intrigue, point banale.

L’allégorie avec les intempéries, les inondations, avec ce passé  douloureux est très bien construite et donne un rythme rapide à cette lecture à l’image des eaux qui ravagent tout sur leur passage. Un évènement peut-être d’une rare violence sur le futur et être destructeur…

Pour autant le récit, prend du temps à démarrer, lui permettant à l’intrigue de se construire et au lecteur de croiser les différents éléments pour enfin parvenir à s’accélérer, donnant un rythme dense et prendre le lecteur dans ses filets, puisqu’il ne pourra plus  poser le livre.

Des allers retours entre passé et présent très bien construits, comme une toile d’araignée, dont on va peu à peu extraire les réponses. Une quête qui va osciller entre le besoin de comprendre et la recherche de la vérité, salvatrice, même si elle est douloureuse.

Une écriture à quatre mains qui tourne autour de l’éternité, de l’alchimie, de la magie… Qui semble frôler le fantastique, mais dont les auteurs brouillent les pistes pour le plus grand plaisir du lecteur, embarqué dans une intrigue digne d’un scénario. Le tout est très visuel, sans que les descriptions ne soient noyées dans le trop, même si parfois, un goût de trop peu nous effleure.

Pourquoi trop peu, me direz-vous ? Mais parce que c’est tellement bon à lire, qu’on aimerait continuer, qu’on aimerait que les auteurs racontent plus longuement. Il y a un côté poétique à cette histoire, qui tout en étant un thriller de très bonne facture, ne verse aucune goutte de sang…

Et même si je suis fana de gore et de choses bizarres, mettre en off mes neurones et me laisser porter par un récit magnifique, s’avère reposant tout en étant jouissif.

Un petit bijou, une pépite dont les auteurs sont les tailleurs de talent !

Je remercie la collection La Bête Noire et NetGalley pour cette très belle lecture.

Note des auteurs :

« Michel de Moras, le papa de l’un des auteurs, Hervé de Moras, est décédé le 18 décembre 2001. Son cercueil a été emporté 8 mois plus tard dans les inondations qui ont frappé la région nîmoise. Peu de temps avant, un astronome japonais pensait avoir repéré dans le ciel une trace de la comète Biela 3D, disparue depuis presque 150 ans. Ces histoires vraies nous ont inspiré ce roman. Tout le reste n’est que pure fiction. »

Franck Calderon est producteur et scénariste de télévision et a produit ou écrit de gros succès d’audience pour les principales chaînes (il a notamment travaillé à TF1 Production).
Il écrit avec son ami d’enfance Hervé de Moras qui est enseignant à Nîmes.

 

Sekt : L’origine du venin de Vincent Ravalec

Parution : 6 avril 2018 – Editions TohuBohuCollection : Roman – Prix papier : 22€ – Pages : 470 – Genre : Thriller ésotérique

Voilà un livre qui divise quelque peu… En effet, il s’avère difficile d’intégrer l’équipe du MIOLDS… La plume de l’auteur a ceci de particulier, qu’il faut du temps, peut-être un peu trop, pour que le lecteur arrive enfin à rentrer dans l’intrigue.

Cette difficulté, aurait pu être un réel obstacle, mais l’auteur a réussi à m’entrainer avec ses personnages, dans cette intrigue particulière, au bout de 160 pages, j’avoue que je commençais à désespérer…

Je suis contente de m’être accrochée, soit je me suis habituée à la plume particulière de l’auteur, soit l’histoire a éveillé ma curiosité… Certainement un peu des deux…

C’est une plume singulière que l’on découvre, qui va osciller entre le floue et un style parfois pompeux… Comme si l’auteur se perdait dans sa construction, pour autant, une fois qu’on s’approprie la plume, on arrive à visualiser la trame, mais cela reste quelque peu en façade. En même temps, la plume cadre bien avec cette sensation de floue diffus, puisque l’auteur nous entraine à la limite du réel et de l’irréel… Ou du fantasmé… Du coup, on se demande justement, si cette opacité, n’est pas voulue, pour que le lecteur soit perdu…

N’oublions pas que nous sommes dans les bases d’une première enquête du MIOLDS, qui vient de se constituer, pour lutter contre les dérives sectaires et que parfois notre quotidien peut se révéler parsemé de détails incompréhensibles… Cette incompréhension ne voulant pas dire que la chose n’existe pas…

Les deux personnages principaux, même s’ils sont parfois caricaturés, sont assez crédibles dans leurs interrogations, leurs sentiments… Serge, le flic se retrouve largué au MIOLDS après avoir perdu du galon… Marie-Hélène, a perdu la reconnaissance de ses pairs lorsqu’elle a fait libérer un tueur. Une possibilité pour eux de garder un pied dans leur boulot, mais surtout une possibilité de se racheter. Le MIOLDS, avant d’être une mission ministérielle est la possibilité de consécration pour un gars qui a les dents longues et qui ne veut qu’une chose, faire sa place en politique…

Même si au départ, l’enquête démarre de manière classique, les différents croisements, vont les mener que les traces d’une organisation bien particulière, qui va mettre en exergue, certaines pratiques occultes, qu’elles soient démoniques ou simplement liées à une élite qui souhaite atteindre les plus hautes sphères…

Le lecteur se projette dans cette enquête où des forces mystérieuses semblent décider à influencer le cours des choses et à décider du sort du monde…

L’intrigue est très intéressante, sensible et actuelle, puisque l’on se demande souvent, si certaines actions ne sont pas faites au détriment de l’intérêt général… Chacun tire la couverture à soi… Mais surtout les ficelles qui lui seront le plus profitable…

J’ai beaucoup aimé, les révélations qui renvoient à notre quotidien, à la politique, tout en finesse et cela sous couvert d’une enquête qui frôle le fantastique, mais qui ne relève, pour moi, que de la suggestion, permettant au lecteur de s’interroger.

Je ne dirais pas que c’est un page-turner, car la plume reste difficile à appréhender, avec une certaine lenteur. Pour autant, j’ai terminé ma lecture il y a plusieurs semaines et je dois dire que je ne pouvais dégager mon ressenti, alors que aujourd’hui, j’ai réussi à prendre du recul et surtout à voir où l’auteur voulait m’emmener… J’ai digéré les informations, je me suis appropriée le livre et l’intrigue a fait son chemin dans mon cerveau torturé…

C’est un livre qui se digère, dont l’intrigue doit se reposer pour prendre son sens.

Je remercie Charlotte de la maison d’édition Tohu-Bohu pour sa confiance et pour le plaisir que j’ai pris avec cette lecture.

Ecrivain, réalisateur, scénariste et producteur, Vincent Ravalec a choisi le train comme résidence principale. Il y travaille dans le calme à ses multiples projets. Tous genres confondus, Vincent Ravalec a publié une cinquantaine de titres depuis Un pur moment de rock’n’roll et Cantique de la racaille au début des années 1990.

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – L’imagerie de Adrien Lioure

Parution : 11 avril 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2,49€Prix Papier : 9,00€ –    248 PagesGenre : Littérature jeunesse

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Lors des sélections, je n’avais pas accroché au résumé, non seulement la couverture ne me plaisait pas, ( désolée mais ce jaune…) mais en plus la quatrième de couverture avec son côté métaphysique, métaphorique, ne m’attirait pas du tout…

Prix oblige, je me suis lancée dans l’inconnu… Et là ! Stupeur et damnation ! Mais quelle petite pépite que nous a pondu l’auteur !

S’il y a bien un livre qui trompe son monde c’est « l’imagerie » ! Remarque un éléphant ça trompe énormément… Elle était facile !

C’est un livre complètement atypique, qui sort des sentiers battus et dont l’auteur a construit l’univers avec minutie et beaucoup de réflexion.

Un roman comme j’en ai rarement lu !

Avec une plume subtile, légère, sans fioriture, l’auteur nous embarque dans un univers où les sensations sont personnifiées. La douleur, le sommeil…

L’imagerie, est un lieu étrange, peuplé d’illusions, de grooms pilotant des ascenseurs… De scientifiques qui s’illuminent… Vous l’aurez compris, un endroit qui fascine et ne laisse pas indifférent.

Quel idée de génie que de personnifier nos sentiments, nos sensations, surtout notre souffrance. Cette souffrance dépeinte comme utile et nécessaire. Sans aucune connotation négative. Elle est là pour protéger ceux qui sont dans son secteur.

Vous voyez le truc, les zones peuplées d’êtres humains sont découpées en secteur et chaque secteur est affecté à une souffrance, à un sommeil… A une faucheuse…

Le fait de personnifier nos ressentis, permet de les aborder différemment, mais surtout nous fait prendre conscience qu’il faut prendre du recul et se poser certaines questions. Le lecteur tout en se divertissant, fait une introspection parfois salvatrice, puisque les sentiments sont abordés de manière positive, parfois destructrice.

L’alternance des points de vues, permet à chaque protagoniste de s’exprimer mais surtout donne un rythme dense au récit et permet au lecteur de se sentir en osmose avec eux !

Dolorius, Soméphine, sont tellement proches de nous qu’ils sont palpables…

Pour décrire son univers, l’auteur ne nous noie pas dans un amoncellement de mots compliqués, bien au contraire, les mots sont recherchés, précis, doublés d’une plume agréable, facile à lire et très visuelle, ancrée dans notre monde contemporain, ce qui en fait certainement un livre unique dans son genre.

Malgré quelques problèmes de ponctuation, qui peuvent parfois irriter les yeux… L’univers prend forme d’une facilité déconcertante et avec logique. Tout coule de source et c’est tellement cohérent que je ne me suis jamais sentie perdue, malgré la foule de détail et de descriptions aussi bizarres les unes que les autres…

Sous couvert de science fiction, parsemé d’humour et d’aventure, c’est une réflexion sur la mort, sur le deuil, d’un réalisme rare.

Plus d’infos sur l’auteur : 

– twitter : https://twitter.com/AdrienLioure
– facebook : https://www.facebook.com/imagerieleroman/

Jeune auteur de 24 ans, diplômé d’une école de commerce. Il découvre au fil de ses différents stages en production cinématographique son intérêt pour l’écriture, scénaristique tout d’abord. Il se lance dans un premier roman en 2012 intitulé Ennoïa, la grande ellipse.
Mais ce n’est que début 2016 qu’il dévoile au fur et à mesure ses travaux d’écriture sur Internet, et ce après avoir achevé son deuxième roman : L’Imagerie. Ce récit de science-fiction gagne alors le prix coup de cœur d’un concours organisé par une communauté francophone sur Wattpad. C’est ainsi qu’il rencontre et fait face à plusieurs centaines de bêta-lecteurs numériques. Leurs conseils et commentaires lui donnent l’envie d’aller plus loin et de se lancer dans l’autoédition.

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Fabuleux Nectar de Vincent Portugal

Parution : 1er juillet 2017 – Auto-édité –   Prix Numérique : 2,99€Prix Papier : 9,90€ 158 PagesGenre : fantastique-Jeunesse

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Fabuleux Nectar est un mélange des genres qui oscille entre magie, poésie et légendes.

Un célèbre alchimiste, Misha, et une princesse captive, Séléna, qui n’a que sa ruse et son intelligence pour améliorer sa situation… Ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

Ne vous fiez pas aux apparences !

Malgré une couverture enfantine, ce livre recèle beaucoup plus de profondeur qu’il n’y parait. Sous ses aires de livre jeunesse, qu’un gamin de 8/10 peut lire sans soucis mais dont les parents découvriront la profondeur.

Certaines lectures sont plus complexes qu’elles ne paraissent. A travers un récit emprunt de magie, avec des sirènes, des potions et tout ce qui va avec, l’auteur livre ici une intrigue politique avec toutes les manigances qui vont avec, tout en gardant une plume fluide qui va osciller entre enjeux politiques et économiques autant pour Séléna, qui veut préserver la liberté de son peuple, que pour le roi qui veut assoir son autorité.

Une lecture plaisir, qu’on lit avec intérêt, sans s’ennuyer, pourtant il n’y a pas d’action à proprement parlé, puisque l’auteur nous entraine dans une suite de description, d’évènements,  mais le tout est tellement bien ficelé que c’est un vrai plaisir à lire.

Quand on sait qu’en plus, Fabuleux Nectar est le spin off de la saga « le souffle des Dieux », on se plait à se dire que la suite vaut peut-être le détour…

 

 

La chambre de lactation de Frédéric Soulier

Parution : 17 mars 2018 – Auto-édité – Prix Numérique : 0,99€Prix Papier : 5,26€125 PagesGenre : Thriller-horrifique-gore

 

Ne vous attendez pas à lire un thriller tout gentil ! Non !

Avec la chambre de lactation, l’auteur nous entraine dans ce qu’il y a de plus sordide chez l’être humain… Enfin chez la femme… Eh bien, oui ! Pour une fois que c’est une femme qui se trouve au cœur de l’intrigue, enfin surtout au cœur d’un thriller-horrifique et que c’est la femme qui est le monstre… C’est assez original, déstabilisant, pour le souligner !

En même temps, quand deux p’tits cons décident de cambrioler une brave dame… Ils ne méritent que ça… Même si au départ c’est exactement la réflexion qu’on se fait, on va vite déchanter… Et même parfois, on va les plaindre… Juste un peu…

On est dans un huis clos où certaines scènes sont à la limite du tolérable, mais d’autres m’ont faites rires ! Je dois avoir un côté sadique quelque part…

Un huis clos où l’horreur est poussée à son paroxysme. Des descriptions ignobles, dégoutantes, parfois à vomir, mais je me suis laissée emportée par cette plume visuelle, ciselée d’une rare qualité littéraire ! Oui ce n’est pas parce que l’auteur livre un thriller-horrifique qu’il tombe dans un langage facile. C’est de la littérature ma bonne dame ! Une plume d’une qualité irréprochable, parsemée de mots familiers, utilisés par nos deux p’tits cons…Mais une plume recherchée avec un langage soutenu.

Une personne peut en cacher une autre… Et c’est bien ce que l’auteur met en exergue… Avec un postulat de départ assez classique, il va balayer les travers de l’être humain et le lecteur devient un spectateur qui va aussi bien se réjouir, que s’offusquer… J’ai adoré cette folie qui monte crescendo, sans temps morts où l’auteur adapte le rythme de sa plume au rythme de cette violence.

Bien sûr c’est crasseux, immonde, mais on est pas dans le monde des bisounours… La réalité est sous-jacente et c’est tout l’art de la plume de l’auteur de rendre palpable cette réalité qui se cache sous les plus beaux atours… La bête qui sommeille en chacun de nous, mais que certaines personnes laissent s’exprimer…

Dès le départ, vous êtes prévenus : « Cette novella est destinée à un public très averti et à des adultes consentants »… Donc, n’y allez pas si votre cœur n’est pas bien accroché, car l’auteur va vous remuer les tripes dans tous les sens du terme. On est au bord de l’abject et toutes les horreurs sont concentrées en ces quelques pages.

Il y a un peu de « Misery » dans ce livre, mais en beaucoup plus glauque, avec des scènes crues où tous les travers de l’être humain semblent s’être déversés.

C’est pervers à souhait, parsemé d’une rare violence, avec un zeste de gore. Le tout vous filera des envies de vomir ou parfois des envies de meurtres, mais surtout une envie de connaître le fin mot de cette histoire. Préparez votre sceau à vomi… Ou alors ne mangez rien, ni avant, ni après… Préparez-vous à sauter dans le vide, dans une lente descente aux enfers.

Enfin et surtout, préparez-vous à détester ce livre que vous allez adorer.

J’ai tour à tour détesté, adoré ! J’ai adoré détesté… J’ai vécu un moment de pur bonheur dans l’horreur la plus totale, dans ce qu’il y a de plus abject. Et j’ai même parfois trouvé les situations cocasses pour en rire avant de me retrouver au bord de la nausée.

C’est tout l’art de l’auteur, il sait aussi bien malmener ses personnages que ses lecteurs, qu’il ne ménage pas et qui contrairement aux protagonistes, en redemandent…

C’est crade, c’est moche, mais tellement jouissif qu’on en veut encore ….

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Les Chroniques des Fleurs d’Opale : Tome 1 – La Candeur de la Rose, partie 1 de Ielenna

Parution : 26 mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 5,99€ – Prix papier : 20€Pages : 465Genre : Fantasy-Romance

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, qui devient Prix du Cercle Anonyme de la littérature, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Une histoire avec des Dieux, qui ont des  descendants dans chacune des races présentes et la déesse Dorina qui marque un être de son choix. Le conflit entre humains et Neltiads est le point de départ de l’intrigue. L’opposition entre eux, se joue à peu de choses, au point qu’on a du mal à cerner le pourquoi. En effet les Neltiads ne se distinguent que par des yeux violets, des tatouages sur les avant-bras.

L’histoire assez classique, d’une jeune Neltiads, différente de son propre peuple, puisqu’elle n’a qu’une marque sur le front et dont la famille a été massacrée. Elle trouve refuge dans un monastère, où l’origine de son tatouage va se révéler et la désigner comme incarnation terrestre de la déesse Dorina. De par sa nature, elle sera cloitrée, pendant 11 ans, pour éviter d’attirer l’attention. Elle y reçoit une éducation religieuse, très stricte tout en devenant érudite.

Vous sentez venir le truc ? Le mouton qu’on engraisse pour le mener à l’abattoir…

La première centaine de page se lit avec plaisir pour découvrir l’intrigue et le monde construit. Tout bascule lorsque Diphtil, Astiran (son ami d’enfance : oui elle n’a pas le droit de sortir mais elle arrive à s’en faire un), son frère Naid (qu’elle croyait mort, mais qui ne l’est plus) et Yasalyn, mercenaire à la solde du prêtre du monastère, qui doit la ramener, car ses pouvoirs vont survenir à sa majorité et l’empereur du Royaume d’Edenor veut se les accaparer…

Je vous ai parlé du mouton qu’on engraissait…

Malheureusement, l’auteur m’a perdu, lorsque la romance a fait son entrée. Un amour naissant, idéalisé, niais et d’un manque de crédibilité palpable. Et notre petite héroïne qui était attachante, devient chiante au possible avec des scènes dignes de Barbara Cartland, emplies de clichés et sans aucunes finesses. Elle a beau avoir grandi dans un monastère pendant 11 ans, on ne pourra pas me faire avaler qu’elle a zappé les 11 ans qu’elle a vécu libre au sein de sa famille. Le personnage que l’auteur a construit dans cette partie, n’a rien à voir avec une femme forte, c’est une personne anesthésiée, naïve, prude et sans intérêt. Bref, vous l’aurez compris, elle a tout pour me faire sortir de mes gonds.

Comme si l’auteur, n’en avait pas assez, elle va créer un nouveau couple ! En rajoutant une couche, histoire que le tout soit bien mielleux, avec une tartine de sentiments dégoulinants… Trop de romance, tue la romance.

Une fois qu’on « digère » notre répugnance à la romance, on est face à des personnages assez caricaturaux.

Naid, le frère protecteur qui voit sa sœur comme une fleur fragile et Astiran, l’ami d’enfance, chevalier servant, protecteur et amoureux !

Certaines incohérences sont assez déplaisantes pour les relever, Naid 19 ans ? Guerrier, fort comme un taureau. Yasalyn, la badass par excellent, 17 ans, doublée d’une bombasse plantureuse, prostituée de son état et mercenaire à ses heures perdues ???

Deux personnalités aussi complexes ne peuvent être aussi jeunes, même si nous sommes dans la fantasy, il faut un minimum de cohérence. Leur psychologie a été finement travaillée et leur présence a rehaussé le niveau de l’intrigue ! Même leur amourette belle, torturée, est adulte… Donc moins niaise.

Dans l’ensemble cette lecture a été en dent de scie. Parfois plaisante, parfois horripilante…

Il est regrettable que l’intrigue ne soit pas aussi travaillée et mise en avant que la romance. Alors même que l’idée des Dieux et des déesses empruntant à la mythologie grecque est plus qu’intéressante, surtout transposée en fantasy.

La romance est tellement présente que l’intrigue n’existe plus. Au détriment des questions soulevées par l’univers imaginé.

A force de se chercher les tourtereaux m’ont perdus en chemin, même si les 100 dernières pages, un  nouveau souffle se fait sentir. La romance est enfin reléguée au second plan et l’intrigue reprend ses droits, avec un regain d’intérêt par le lecteur.

Diphtil va peu à peu évoluer et son caractère s’affirmer. Mais cela ne se fera pas sans quelques claques. Il n’est pas évident de passer de la gourde écervelée à la femme-Déesse incarnée…

En gros, c’est mignon, souvent niais… Heureusement que l’auteur a réussi à rebondir en relançant vers la fin, une intrigue mal exploitée.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ma lecture, c’est le vocabulaire utilisé par l’auteur, une belle plume travaillée et utilisant un langage soutenu, mais qui parfois se voit entachè de mots familiers, qui arrivent comme un cheveu sur la soupe…

L’auteur aurait dû faire concourir son livre sans la catégorie Romance qui aurait été plus appropriée.

Auteur fantasy, historique, science-fiction, fanfiction, depuis 2006. Internet a été son premier tremplin, lui ayant permis de rassembler de nombreux lecteurs autour de ses textes, sur différentes plateformes.
Sous l’impulsion de ses lecteurs, elle sort de son tiroir en 2016 sa saga de fantasy des Chroniques des Fleurs d’Opale, et lance une campagne de crowdfunding qui atteindra 250% de l’objectif initial.

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