Archives pour la catégorie Romans Jeunesse

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Le Baron Miaou de Nico Bally

Parution : 17 janvier 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 1,00€Prix Papier : 10,02€254 PagesGenre : Littérature jeunesse

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Nhadda Cranne, aide son père à créer des masques, dans son atelier. Grâce au Baron Miaou, elle va vivre une aventure folle…

A travers les différents personnages, l’auteur embarque son lecteur dans un voyage imaginaire bien construit. Le moyen-âge en toile de fond permet de rendre hommage aux contes et surtout au chat botté de Charles Perrault. Même si la comparaison semble facile, le parallèle entre les deux contes m’a séduite, puis qu’ici aussi le Baron Miaou est doué de ruse et au départ il souhaite bien arriver à ses fins et surtout faire fortune…

Mais là s’arrête la comparaison, puisque l’auteur s’affranchit du conte d’origine et donne à son personnage principal honneur, bravoure pour mener à bien sa quête…

C’est clairement un récit initiatique permettant facilement à un jeune public de comprendre l’importance de se remettre en question, de s’accepter telle que l’on peut être, sans chercher à se dissimuler derrière un masque. Ici, l’utilisation des masques par notre petite héroïne, est une belle allégorie, puisqu’elle utilise un masque, qu’elle a fabriqué, pour chaque situation. Elle se cache donc pour cacher ses sentiments, ses traits qui pourraient la trahir. Le regard des autres et de s’en préserver tout en s’acceptant et l’acceptant permet d’affronter la réalité.

L’auteur aborde, le courage de faire face aux autres mais aussi aux situations le tout dans un monde enchanté à travers plusieurs aventures.

Lors de la présélection, l’extrait ne m’avait pas emballé, non pas par l’écriture, mais le côté jeunesse et enfantin ne m’avait pas séduite.

Pourtant, ce n’est pas le premier livre jeunesse que je lis… Soit je fais la lecture à mon fils, soit je lis ses bouquins avant lui… Quand monsieur a le temps…

J’ai tenté de lui donner envie, en lui lisant quelques passages, mais il l’a trouvé « trop fille »… En même temps, le petite héroïne est une fille…

Même si le récit est bien construit, je me suis ennuyée… Mais cela n’est dû qu’à l’aspect jeunesse du livre. Je n’ai jamais été bon public pour ce type de lecture et même si je n’ai pas adhéré en tant qu’adulte, c’est un roman enfantin et jeunesse qui plaira sans conteste aux plus jeunes.

Une excellente lecture à faire aux gamins qui seront enchantés de découvrir les aventures du Baron Miaou et de Nhadda.

Les illustrations sont l’œuvre de Nicolas Trève, illustrateur de la couverture du roman.

Plus d’infos sur l’auteur ? C’est par ici : 

– site officiel : https://sites.google.com/view/nico-bally/
– twitter : https://twitter.com/NicoBally
– instagram : https://www.instagram.com/nico.bally/
– facebook : https://www.facebook.com/les.histoires.de.Nico.Bally

 

 

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Clara et Alex, tome 2 : Des monstres à l’école de Santi ANAYA

Parution : 21 septembre 2017 – Prix papier :  5,50€ – Pages : 48 – Genre : BD-jeunesse

Mon fils et moi-même avons pu lire cette petite BD destinée aux 6-8 ans, grâce à la masse critique de Babelio.

Même si celle-ci ne faisait pas partie de mes demandes, mon fils de 10 ans l’a trouvé agréable.

Son avis :

J’ai beaucoup aimé les bulles et les dialogues. La présentation de l’histoire et les illustrations sont vraiment. C’est court et rapide à lire, j’aime bien quand c’est comme ça.

Comment tu as trouvé les personnages ?

Clara : elle a des pouvoirs et des cheveux de feu. Quand elle s’énerve ses cheveux explosent. Elle lance des flammes, mais elle ne sait pas viser

Alex : ou FulgurAlex est très rapide et a une combinaison pour se protéger du feu à cause de Clara. Il entend super bien à au moins 1000m.

Le Format : il est trop bien, même avec une main je tiens bien le livre.

Mon avis de maman :

Une première petite BD qui va plaire. Elle est parfaite pour aborder les premières lectures. La tranche d’âge 6-8 ans me paraît trop large. Plus adpatée pour les 6/7 ans. Mais cela dépend beaucoup de l’enfant et de sa capacité de lecture. Le format est petit, parfait pour offrir à la période de noël au moment où un enfant de 6 ans, commence à appréhender la lecture.

Plusieurs tomes de disponibles :

 

 

Le temps des étoiles de Jo Rouxinol

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  9,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 176 – Genre : Fantastique-Littérature jeunesse

Depuis sa sortie, il patiente gentiment dans ma liseuse… Toujours d’autres livres… D’autres lectures… D’autres projets… Chaque livre possède son moment de lecture… Notre choix est parfois influencé par une réflexion… Un sujet qui nous touche…

L’auteur, Jo Rouxinol, aborde avec «le temps des étoiles» un sujet qui parle à tout à chacun… Un sujet que l’on ne peut ignore… Surtout en ce moment…

Elle aborde un sujet grave, avec une grande subtilité dans le choix des mots… Une délicatesse dans l’écriture qui fait écho à ce sujet délicat…

Elle aborde avec une sensibilité rare, la haine, la désinformation, l’antisémitisme… Le tout est ponctué d’une écriture d’une très belle qualité et irréprochable.

Il est difficile d’aborder la Shoah, le conflit Israélo-palestinien, l’antisémitisme dans un seul livre, pourtant l’auteur y arrive et cela de manière inattendue…

Non pas en le faisant comme un cours, qu’elle donnerait à ses élèves… Mais en faisant voyager son élève dans le temps… Un élève, qui s’interroge et à qui on montre que tout est manipulation, même la Shoah serait un prétexte… Cela serait faux … Des propose antisémites tenus par un autre élève…

En faisant ce voyage, Ilyes, plonge dans l’horreur… Plonge dans un pan de l’histoire, dont l’être humain ne peut se sentir fière et surtout sera confronté au quotidien d’une famille juive… Perdu, parce qu’il se retrouve dans les années 40 (sans portable…) et perdu parce qu’il va comprendre… Comprendre que l’horreur est vraie et qu’elle n’a rien d’un conte…

Ce qu’il apprend dans son bouquin d’histoire est vrai… Mais comment cela est possible ? Comment l’être humain peut-il faire ça ?

Aucun jugement n’est émis, aucun jugement sur ce que peuvent penser les négationnistes…. L’auteur aurait pu facilement tomber dans ce travers, pourtant elle ne fait que raconter une histoire qui touche sans jamais juger. Elle oppose deux points de vues qui sont présentés : ceux qui y croient et ceux qui pensent que c’est faux…

Le choix narratif est très judicieux et rend la lecture encore plus touchante puisqu’elle permet au lecteur de faire une immersion totale dans le récit.

Les personnages sont touchants et très bien construits. Mehdi trouve peu à peu la lumière et le chemin à suivre, pour enfin s’affranchir de cet autre élève… Cet élève qui a la haine de l’autre… Cet élève qui reflète une pensée haineuse et surtout représente une partie de la population qui se sent exclue et qui recherche sa vérité dans l’extrême… L’extrémisme religieux… Mais pas que…

L’auteur l’aborde avec subtilité mais sans jamais mettre les pieds dans le plat et pointer du doigt une pensée différente… Elle tente d’expliquer, de mener son lecteur par la main, à la manière d’un conte qui guiderait vers une pensée, une réflexion et amènerait le lecteur à se faire son idée… Pas de morale à deux balles qui auraient pu entrainer un débat stérile, mais une pensée qui s’insinue en chaque lecteur pour qu’il trouve sa propre voie…Sa propre réflexion…

Un roman jeunesse, mais pas que «le Temps des Étoiles », c’est une lecture parfait pour aborder certains sujets avec délicatesse et une pré-réflexion. Une lecture, qui ouvre vers le dialogue et la tolérance.

« Le temps des étoiles » est une fiction, certes, mais qui intègre des éléments historiques bien réels. Parmi eux, le témoignage de Charles Baron, à la fin, est totalement conforme à l’histoire de cet ancien déporté d’Auschwitz, dont voici un aperçu:

Une lecture à faire découvrir à nos ados, pour les aider à prendre part à certains sujets et qui devrait être proposée au collège.

En tout cas, je le ferais découvrir à mon fils, en temps voulu…Une lecture, un livre apporte parfois une meilleure réponse…

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Miss Zombie, détective décharnée de Delphine Dumouchel

Parution : 8 octobre 2016 – Édition : Séma Editions – Collection : Séma’gique – Prix Numérique : 3,99€ – Prix papier : 10€ – Pages : 162 – Genre : Fantastique – Littérature jeunesse – Zombies

La couverture de Lou Ardan et Philippe Sombreval est drôle et l’humour qui s’en dégage donne le ton bien avant de plonger dans cette lecture.

Missy est une Zombie depuis 4 ans, elle vit sous terre avec d’autres zombis, alors que les humains vivent au-dessus et tentent de survivre. Elle est plus intelligente, disons que son cerveau tourne plus vite que les autres zombies. Elle n’a pas la mémoire qui flanche comme la plupart des zombis, mais dans son malheur elle ne peut plus marcher depuis le soir de sa transformation… Elle se déplace à l’aide d’un skate…

Sa copine Carole ne veut qu’une seule chose, devenir la reine du bal… Mais elle a un gros soucis… Un œil qui ne tient plus et qu’elle doit se faire recoller régulièrement…

Deux jeunes filles, pleine de vie dans leur zombitude… Suivent des cours pour leur permettre d’être inoffensives et civilisées… Un zombi, savant fou est enlevé et une menace plane sur les humains, elles décident de mener l’enquête…

Si vous aimez les histoires déjantées cette lecture est parfaite pour vous ou même pour les enfants. Mon fils de 10 ans a beaucoup aimé.

L’intrigue est simple avec une écriture accessible, des scènes drôle avec un humour présent tout le long.

Une lecture qui apprend l’auto-dérision et aide à prendre du recul sur la vie et ses aléas…

Des illustrations qui permettent de visualiser le récit et donnent corps aux personnages.

Un livre qui se lit tout seul, tellement l’ennui est absent, et cla malgré un sujet qui aurait pu paraître triste, puisque Missy et Carole sont mortes… Pourtant c’est tellement drôle qu’on oubli qu’elles ne peuvent avoir une vie normale…

La fin laisse présager une suite que nous avons hâte de découvrir.

Après avoir enseigné pendant 10 ans l’art de monter à cheval, l’arrivée de son deuxième petit gnome lui a confirmé qu’il était temps de s’envoler vers d’autres horizons. Commençant d’abord par la littérature adulte, son goût pour l’imaginaire et le rêve l’a vite rattrapée et dirigée à s’essayer à la littérature jeunesse mais elle aime garder un pied chez les « grands » et revient régulièrement avec des écrits sur des thèmes qui lui tiennent à cœur. Intervenante dans les écoles, médiathèques et centres de loisirs, Delphine aime avant tout partager et à travers ses textes, ouvrir à la discussion.

Challenge de l’épouvante 2017-2018

Petites histoires à faire peur… Mais pas trop de Frederic Livyns

Parution : 27 mai 2017 – Édition : Séma Editions – Collection : Séma’gique – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier : 10€ – Pages : 84 – Genre : Fantastique – Littérature pour enfants

Un livre qui surfe sur les peurs enfantines, et qui permettra d’appréhender la peur et de la dédramatiser autour de 4 histoires à faire peur…mais pas trop !

Les illustrations de Préscilla Grédé reflètent parfaitement ces histoires et permettent aux enfants à mieux visualiser les tableaux que l’auteur brosse avec talent et des mots justes. En tout cas mon fils a beaucoup apprécié…

4 nouvelles qui seront autant apprécié par nos enfants que par des adultes, dont les peurs n’auraient pas disparues… Puisqu’elles nous renverrons à nos peurs et nos angoisses…

« Le bois de la sorcière »

Ayleen et son petit frère Léo décident d’emprunter un chemin interdit par les parents… Afin de cueillir des fleurs pour l’anniversaire de leur maman, mais la sorcière qui vit dans ce bois, fait peur… Fait peur aux adultes, car la sorcière arriverait à faire perdre le chemin à celui ou celle qui oserait s’y promener…. Mais les adultes qui ont peur, ont peut-être simplement peur de la différence… Ces deux enfants apprendront à se forger leur propre jugement… 

« sous le lit »

Rien que le titre, est évocateur et nous renvoie à nos peurs… Et mon fils a beaucoup aimé celle-ci. Le « monstre » construit par l’auteur est beau et l’idée est excellente. L’imagination est poussée à son paroxysme avec ces bruits et les questions que se pose Bastien… L’imagination est l’ennemi de la réalité et souvent on se demande ce qui se cache dans le noir… La peur est palpable tout le long de cette lecture.

« La cachette mystérieuse »

Décidément Aylenn et Léo n’écoutent pas les adultes… Ils vont encore suivre un chemin interdit… Pourtant la seule chose que les adultes veulent c’est les protéger… De toute façon ils veulent savoir … Mon fils a beaucoup apprécié cette histoire, c’est celle qu’il a préféré.

« L’épouvantable »

Charlie et son petit frère Steven, sont dans une vieille ferme avec leur père pour les vacances. Steven croit voir des choses… Devant lui… Devant la maison… Dans les champs… Lorsqu’il est croit que la chose se rapproche de la maison. Mais qu’elle est cette chose ? L’imagination, la nuit, le noir, sont encore bien présents dans cette histoire…

Les adultes sont toujours représentés dans un rôle de protecteur et la présence des enfants dans les récits, permet aux jeunes lecteurs de se projeter et de s’identifier.  L’imagination des enfants est beaucoup plus fertile que celle des adultes, donc leurs peurs seront décuplées…

Chaque histoire se termine bien avec une explication à cette peur sous-jacente et au mystère qui l’entoure… Avec une jolie morale qui amène une réflexion que ce soit pour l’enfant ou l’adulte, permettant de démystifier les peurs enfantines.

Merci à mon partenaire Séma Edition pour sa confiance 🙂

Né en Belgique en 1970, Frédéric Livyns est très tôt attiré par le fantastique et s’y adonne avec passion depuis de nombreuses années. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, tant pour les adultes que pour un lectorat plus jeune.


Challenge de l’épouvante 2017-2018

Black Clover – Tome 1 de Yuki Tabata

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Éditeur : Kazé Manga Titre original : Black Clover Dessin : Yûki TABATA Scénario : Yûki TABATA Traduction : Sylvain CHOLLET Prix : 6.79 € Nombre de pages : 192 Parution : 07/09/2016

Dans un monde régi par la magie, Yuno et Asta ont grandi ensemble avec un seul but en tête : devenir le prochain Empereur-Mage du royaume de Clover. Mais si le premier est naturellement doué, le deuxième, quant à lui, ne sait pas manipuler la magie. C’est ainsi que lors de la cérémonie d’attribution de leur grimoire, Yuno reçoit le légendaire grimoire au trèfle à quatre feuilles tandis qu’Asta, lui, repart bredouille. Or plus tard, un ancien et mystérieux ouvrage noir décoré d’un trèfle à cinq feuilles surgit devant lui ! Un grimoire d’anti-magie…

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Quasiment tous les habitants sont dotés de pouvoirs magiques, et sont choisis par un grimoire qui les suivra toute leur vie, dès de leur 15 ans.

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Un manga très proche de Naruto de KISHIMOTO, sur pas mal d’aspects notamment au niveau des personnages.

L’auteur ne prend ainsi pas de risque, et se contente de « copier » ce qui a déjà fonctionné.

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Black Clover est agréable à lire et on se laisse prendre au jeu des dessins.

Yûki Tabata possède avec un trait dynamique et agréable, ce qui donne au portrait, dessinés avec minutie, de beaux traits.

Je remercie Babelio pour cette découverte.

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Yuki Tabata est un scénariste et dessinateur de BD, auteur de la série Black Clover. Il avait auparavant publié plusieurs one-shot : Grave Keeper HAKAMORI (2001), Blue Steady (2003), XXX WITH NO NAME ( 2004), Garance ( 2005)

Martin Luther King : J’ai fait un rêve

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 Scénario :  Teitelbaum, Michael  - Helfand, Lewis 
Dessin : Kumar, Naresh 
 Couleurs : Sherawat, Pradeep  - Sharma, Vijay 
 Editeur : 21g 
 Collection : Destins d'histoire 
 Planches : 109 
 Parution : 30/10/2014

Cela paraît impossible à croire aujourd’hui, mais il y a moins de 50 ans, le Sud des Etats-Unis vivait encore dans un système ségrégationniste où les Noirs ne pouvaient pas bénéficier des même droits que les Blancs. Fils d’un pasteur baptiste et pasteur lui-même, MLK Jr. rêvait d’une nation où chacun serait jugé selon ses qualités et non selon la couleur de sa peau. Son discours devant le Mémorial Lincoln en Août 1963, resté célèbre par la formule « I have a dream – j’ai fait un rêve » en fait le principal artisan de la prise de conscience de tout un peuple. Disciple de Gandhi et de sa philosophie de la lutte non-violente, il prend la tête du combat pour les Droits Civiques et obtient du Président Lyndon B Johnson la reconnaissance des droits égaux pour les Noirs dans tous les Etats-Unis. Son assassinat à Menphis en avril 1968 déclencha des émeutes dans tout le pays. Depuis 1983, le troisième lundi de Janvier est férié aux USA en son honneur.

Jamais la liberté n’est accordée par l’oppresseur, elle doit être conquise par l’opprimé.

Une BD très bien documentée et instructive. Les auteurs reviennent sur les grands moments et les figures emblématiques de la lutte contre la ségrégation raciale, de Rosa Parks , du boycott des bus de Montgomery, de l’élection en 2008 de Barack Obama à la présidence, l’assassinat d’Emmett Till ou le « Bloody Sunday ».

Parsemée d’un certain nombre de photographies représentants le pasteur à la tribune, ainsi que des extraits de ses célèbres discours : celui de 1964 à Oslo alors qu’il recevait le Prix Nobel de la Paix ; celui de la lettre dite « de la prison de Birmingham » ; celui de Washington le 28 août 1963.

De son enfance aux côtés d’un père très engagé à son ascension en tant que leader de la lutte contre la ségrégation, cette BD dévoile tous les grands moments de Martin Luther King. On apprend ainsi qu’il était un admirateur de Gandhi, que c’était un orateur dès le lycée, qu’il était farouche opposant à la guerre au Vietnam.

Au-delà de son parcours politique et de sa vie de famille, cette BD nous montre ses différents combats : contre la ségrégation raciale dans les transports et lieux publics d’abord, puis pour garantir l’accès au vote des électeurs noirs ou pour améliorer le sort des Noirs des quartiers pauvres des états du nord.

La lutte pour le droit des éboueurs de Memphis à un meilleur salaire sera son dernier combat : le 4 avril 1968 Martin Luther King est victime d’un assassinat perpétré par un ségrégationniste blanc armé d’un fusil.

Au dernier chapitre on voit l’héritage laissé par le pasteur : les émeutes raciales qui suivent sa mort, la poursuite du combat mené par sa femme et ses enfants…

Une dizaine de pages nous montre la chronologie de l’émancipation des noirs aux États-Unis et propose une interview d’un père et sa fille, tous deux Noirs et nés aux Etats-Unis, qui reviennent sur les conséquences qu’ont eu pour eux les combat de Martin Luther King des années 1964 à aujourd’hui.

 

Nini Zombie, tome 1 : Celle qui n’existait plus de Lisette Morival et Fabrizio Borrini

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Nini est morte. Ce pourrait être la fin mais c’est le début d’une nouvelle aventure pour la jeune fille devenue un zombie. Mais rien n’est simple dans sa nouvelle vie. En renaissant, Nini a perdu la mémoire et ne se souvient que d’une chose : elle est dessinatrice. Mais qui est-elle vraiment ? Pourquoi le professeur Spirit l’a-t-il ramenée à la vie ? Et qui est Zékiel, ce feu follet qui se prétend éperdument amoureux d’elle ? En partant à la recherche de son passé, Nini va prendre de gros risques. En effet, un lourd secret plane sur sa famille et de nombreuses personnes souhaiteraient qu’elle reste amnésique. Et puis surtout, la mort rôde et elle est prête à tout pour récupérer l’âme perdue de « celle qui n’existe plus ».

Editions : Kennes Parution :Mai 2016 Pages : 165  Prix : 12,90

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La couverture moderne et fantastique, donne le ton à cette histoire de zombies. Un roman, avec cette thématique destiné à un jeune public est assez rare pour le souligner.

Nini Zombie est une une bonne surprise. L’intrigue est pleine de suspense d’actions et de rebondissements, ce qui donne un rythme assez dynamique doublée d’une écriture fluide.

Les évènements s’enchainent au retour de colonie de vacances de Nini et sa soeur Eloïse, lorsque les parents ne viennent pas les récupérer. Le lecteur est vite immergé dans la situation de ces deux jeunes filles, avec un récit court pour encourager les jeunes lecteurs et donner goût à la lecture.

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Je l’ai lu en une journée et je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer !

L’histoire est assez noire : des zombies, des savants fous, la Mort… mais le tout présenté d’une manière joviale et à aucun moment on tombe dans le glauque ou le morbide.Peut-être ce livre permet-il aussi d’aborder la mort…

Le livre est parsemé de petites illustrations représentant certaines scènes abordées, ce qui rend la lecture fluide et distrayante.

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Merci à Babelio et aux éditions Kennes pour l’envoi de ce roman jeunesse

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Comédienne, éditrice, écrivaine, ainsi qu’une scénariste française de bande dessinée, institutrice puis professeur de français, Lisette Morival aime par-dessus tout l’écriture. Elle a enseigné d’abord dans son pays natal, la France, puis décide de partir exercer aux États-Unis en 1983.
Elle reprend à 30 ans des études de journalisme et se consacre notamment à la création de magazines pour enfants au sein des plus grandes sociétés de presse françaises. Elle a été le 9ème rédacteur en chef du Journal de Mickey, succédant à Marion Desjardins. en février 2003, Lisette devient la rédactrice en chef du magazine de mode pour adolescente, W.i.t.c.h. Mag. En 2006, Lisette Morival scénarise deux histoires mettant en scène Winnie l’ourson et ses amis. En 2013, elle crée sa propre société d’édition, Didascalie.En parallèle, elle écrit des romans et des nouvelles dont deux recueils de souvenirs d’enfance coécrits avec Philippe Delerm. Elle est aussi l’auteur de nombreuses pièces de théâtre, jouées régulièrement sur les scènes parisiennes, et de pièces radiophoniques pour France Musique.

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Fabrizio Borrini est né à Liège le 14 avril 1960. D’aussi loin qu’il se souvienne, Fabrizio Borrini a toujours eu la fibre artistique. Dès ses quinze ans, il entre à l’Académie des Beaux-Arts de Liège où, à défaut de fréquenter assidûment les cours, il hante les couloirs, s’imprègne de l’atmosphère artistique des lieux et discute bande dessinée avec d’autres mordus.Son envie de faire de la BD est de plus en plus forte. Dans les années 80, Fabrizio Borrini publie « Suplex et Caltex » aux éditions Magic Strip. Ce premier album a un très bon accueil et lui ouvre les portes… de la publicité et du multimédia. Entre la réalisation de génériques pour la télé, de décors pour le théâtre et de publicités, Borrini n’a plus beaucoup de temps à consacrer à la BD. Ce n’est qu’en 1994 qu’il fait son retour dans le monde de la bande dessinée. À la demande du rédacteur en chef de l’époque, il entre dans la grande famille du Journal Spirou. Il animera tout d’abord la satire « Test à claques » avec Janssens au scénario. Toujours avec Janssens, il réalise par la suite une série d’histoires courtes. Viennent enfin les enquêtes délirantes de « L’inspecteur Zbu » qu’il anime avec Omond.