Archives pour la catégorie Un livre, un extrait…

Un livre, un extrait… Zaune de Jean-Hugues Oppel

Blanchard salue le cerbère qui a une bosse sous l’aisselle gauche, une autre à hauteur de l’estomac et une troisième dans la braguette. 357 Magnum sous le bras, Mauser recalibré 12/12 Choke à la ceinture et érection de taille raisonnable dans le pantalon ; l’homme feuillette une revue cochonne pour tuer le temps.

Auteur : Jean-Hughes Oppel

Éditeur : l’Archipel

Parution : 02/03/2018

Catégorie : Thriller

Nombre de pages: 191

La Zone. Un territoire au-delà du périphérique. Des pavillons entassés, des achélèmes tristes et des parkings sans printemps. Des usines et des humains en ruine. Des loubards, des flics et des malfrats.
Et Zaune, la fille cuivre et or. Qui n’a pas vingt-quatre heures pour sauver son frère, un toxico victime des jeux d’argent, poursuivi par deux tueurs pour récupérer un kilo d’héroïne et un paquet de fric qu’il a subtilisés au dealer en chef.
Zaune prend les choses en main. Aidée de deux animateurs de MJC, elle escamote « Nanard » aux yeux des flics et des truands qui n’en reviennent pas d’une telle audace. Début d’une traque ponctuée de violence et de souffrance… À quoi bon ? Pour donner un sens à sa vie.
Dans un style rapide et sec, plus efficace qu’une descente de police, Zaune est une course poursuite à travers la banlieue des années 1990, quand les ordinateurs personnels balbutiaient et que le téléphone portable ne faisait rêver qu’au cinéma. Mais l’Homme était déjà un loup pour les petits chaperons rouges de la Cité…

Publicités

Un livre, un extrait… LES JUMELLES DE CLAIRE DOUGLAS

Je me rappelle ce qu’a dit maman à l’hôpital après ma tentative de suicide, quand je lui ai demandé comment elle pouvait supporter de vivre sans son autre fille. A travers ses larmes, elle m’a répondu : « Lucy vit toujours à travers toi, Abi. Quand je te regarde, je la vois. Quand j’entends ta voix, j’entends aussi la sienne. Voilà pourquoi elle ne disparaîtra jamais vraiment, tu comprends ? Si tu mourais, ma chérie, il ne resterait plus rien d’elle sur terre. »

 

Auteur : Claire Douglas

Éditeur: HarperCollins

Parution : 03/01/2018

Catégorie: Thriller-psychologique

Nombre de pages: 345

Prix broché : 17,90€

Prix poche : 7,50€

Prix Numérique : 6,99€

 

 

Après un accident tragique, obsédée par la mort de sa sœur Lucy, Abi s’installe à Bath dans l’espoir de reprendre pied. Mais elle y rencontre Beatrice et Ben, un couple de jumeaux qui l’attirent dans leur univers privilégié et trouble…
Invitée par Bea à vivre dans l’hôtel particulier qu’elle partage avec Ben, Abi met tout en œuvre pour satisfaire les exigences de ses amis. Aimantée par eux mais déstabilisée par leurs comportements étranges, elle est poussée vers la folie quand elle est visée ― mais l’est-elle vraiment ― par des événements inquiétants qui se produisent dans la maison…

Thème romanesque par excellence, la gémellité est ici abordée sous l’angle d’un suspense psychologique prenant qui joue des aspects les plus sombres de cette relation fusionnelle, dangereuse, et qui les révèle sans tabous.

Un livre, un extrait… Mange tes morts de Jack HEATH

J’ai mangé le visage et le tronc et rogné la chair sur les mains, les pieds et un bras. J’ai jeté son système digestif et son cerveau dans le vide-ordures : ces parties sont toxiques.

Auteur : Jack HEATH

Traducteur: Charles BONNOT

Éditeur: Super 8 éditions

Parution : 22/03/2018

Catégorie: Thriller

Nombre de pages: 400

Prix papier : 19€

Prix Numérique : 12,99€

 

Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l’école ; rançon exigée. L’horloge tourne, la police est impuissante : c’est une mission pour Timothy Blake.
Timothy (nom de code  » le pendu « ) a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un coturne toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler.

Ce thriller survolté et sans tabou ne vous laissera aucun répit. Accessoirement, il se pourrait qu’il vous incite à devenir végétarien.

Un livre, un extrait… Le voile de Guillaume Lecasble

Depuis un mois, Montréal vit dans le crépitement des touffes de bandes magnétiques. Un mois que l’opération K7 a commencé. Pour la première fois, depuis que le voile est devenu une certitude, la population mondiale a répondu d’une seule voix. Il a fallu fouiller les greniers. Les caves. Faire deux pas en arrière dans le temps. Faire revenir au présent le passé des parents, des grands parents. Pour protester. Manifester. Se rebeller. Chacun y est allé de sa visite du dessus du placard, des fonds de tiroirs, des cartons oubliés pour retrouver les cassettes obsolètes. Se procurer des bandes magnétiques était une obligation, pour celui qui voulait faire frissonner son désaccord dans le souffle du vent. L’idée n’était pas de faire entendre les voix de ces bandes magnétiques sur les mini K7 dépoussiérés, mais de faire entendre leur âme à travers leur corps sacrifié

 

Auteur : Guillaume Lecasble

Éditeur: TohuBohu

Parution : 02/03/2018

Catégorie : Science-fiction

Nombre de pages: 144

Prix broché : 17€

 

Paru dans le quotidien La Presse de Montréal. Annonce 592 – 8/16. Pour mon prochain roman, Le Voile, je cherche deux personnages, un homme et une femme dans la trentaine vivant à Montréal et ayant une raison de se rendre aux chutes du Niagara. En acceptant d’être un des personnages vous acceptez la possibilité de mourir à la fin du livre. Si vous répondez aux critères énoncés ci-dessus, merci de me contacter par mail : ww@ww. ca Joshua@beme.com Destinataire : ww@ww.Ca. ― Bonjour WW, mon nom est Joshua Lecoeur. Etre un personnage dans un roman m’intéresse. J’ai 31 ans. Je suis français. Je vis à Montréal depuis dix ans pour pouvoir rendre visite à mon père qui est interné dans un centre de psychiatrie à Niagara Falls. WW ― Merci de votre réponse. Vous n’êtes donc pas effrayé par la perspective de mourir à la fin du livre ? Joshua ― Si c’est ma dernière chance de connaître l’amour, non. Un roman sur le début de l’Apocalypse. Dans le silence de l’angoisse.

Un livre, un extrait… Que la guerre est jolie de Christian Roux

Depuis quelques temps, j’ai une envie de partager autre chose qu’un simple retour de lecture.

Cibler un extrait permet de dégager un passage qui me parle plus qu’un autre.

Je pourrais le faire lorsque je publie mon avis, mais comme j’aime faire les choses différemment et que j’ai envie de mettre en lumière un extrait particulier, j’inaugure une nouvelle rubrique sur le blog, sous cette bannière

Kofi est un grand noir. Un mètre-quatre-douze. Souvent, on lui demande s’il joue au basket. Ce n’est plus le cas. Il y a joué, plus jeune et il était même plutôt bon. On lui a même fait quelques propositions. Mais il trouvait ça ennuyeux. Et il aurait dû renoncer à trop de choses : Kofi fume, boit et mange du porc ; il pense que la mort est la fin de tout.

Ses modes de pensées et de vie rendaient ses relations avec les autres membres de l’équipe difficiles. Prier avant une compétition, lever les yeux au ciel après chaque panier marqué, non merci.

On ne l’obligeait pas à suivre ces rituels, bien sûr, mais, même si on veillait à ne pas le froisser – il marquait à lui seul cinquante pour cent des paniers de l’équipe -, on lui faisait remarquer qu’il ne s’y soumettait pas.

Il n’aime pas la religion, de même qu’il n’aime pas les fachos, les cocos ou les gros capitalistes. D’une manière générale, il déteste toute forme de pensée ou d’idéologie visant à l’universalisation des comportements des hommes et des femmes, c’est à dire à leur uniformisation.

Pour autant, il s’entend très bien avec les parents de Simon. Il adore leur couscous et boire du thé à la menthe lui convient tout à fait. Et il n’ira certainement pas les insulter en sortant une flaque de whisky de sa poche.

Pour lui, tout ce qui se vit en privé est respectable. Même les croyances ou les pratiques sexuelles qu’il ne comprend pas le sont. Mais surtout, qu’on ne le bassine pas avec ça. La religion, c’est comme la baise, ça se pratique en chambre. Point à la ligne.

81wvDkNyM7L

 

Parution : 7 février 2018 – Éditeur : RivagesPrix papier : 19,50€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 300- Genre : Polar – Roman Noir