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41 Vautours – Tome 1 – 48 Heures avant Noël de Céline Tanguy

Parution : 24 janvier 2017 – Prix papier :  16,90€ – Prix Numérique : 6,99€ – Pages : 208 – Genre : Polar- thriller

Avec ce livre, Céline Tanguy, te donne un shoot d’adrénaline, une bonne dose,  histoire que tu sois bien accro et que tu en redemande… Une fois commencé, rien n’a plus d’importance.

Dès les premières lignes, le ton est donné. Brutal et direct. C’est une course poursuite, une lutte contre le temps qui passe. L’urgence est palpable même entre les lignes. Les sentiments sont francs et sans concessions. Une écriture fluide et très imagée au point de parfois se croire dans une des séries américaines, que nous affectionnons tous.

Les détails de l’intrigue sont tellement précis, que l’on se demande si l’auteur n’a pas écrit son bouquin à New York ! C’est graphique, tout en étant visuel. Les courses poursuites sont vivantes et les coups de feu laissent une odeur nauséabonde dans le sillage de cette lecture.

Une enquête qui fait ressortir les dérives des services secrets, de la CIA, des hommes politiques véreux qui sont pointées du doigt et bien entendu les traîtres… Mais là l’auteur brouille les pistes avant son final.

Les personnages sont ciselés en quelques phrases, ce qui les rend vite attachants, des dialogues vifs et directs, quelques notes d’humour.

Céline Tanguy effleure le sujet, le met en bouche… Pour que l’on y revienne…

Avec une plume tranchante à souhait, l’auteur entraine son lecteur dans une intrigue digne des grands noms ! Pas de fioritures, rien n’est laissé au hasard et tout se goupille à merveille pour que l’on passe un excellent moment.

J’ai kiffé au point de ne pas avoir envie de terminer cette lecture, car je savais que je voudrais attaquer le second dans la foulée… Mais bon, les bonnes choses doivent s’apprécier et plus on attend, plus c’est bon (Je vous vois venir… Je parle de lecture, pas d’autres choses….)

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Les larmes des cigognes de Lawren Schneider

Parution : 19 novembre 2017 – Prix papier :  18,00€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 325 – Genre : Polar- thriller

J’ai découvert l’auteur avec son premier opus « l’héritage de Lizzie » qui ne m’avait pas complètement convaincu… 

Pourtant, avec ce titre, cette couverture et ce quatrième de couv, j’ai été intriguée. La couverture simple, avec cette faux ensanglantée, ne pouvait qu’attiser ma curiosité et le titre « bizarre » selon mon fils est typiquement le genre qui me titille…

J’ai donc embarqué à bord des « larmes des Cigognes » et le voyage a été un grand plaisir. L’auteur s’éloigne du style « polar » ou « thriller » classique pour présenter au lecteur un livre qui mélange les genres et retrace avec maitrise tout un pan de l’histoire alsacienne, pour livrer une intrigue de qualité, avec un zest de paranormal…

Lawren Schneider fait le lien avec deux périodes, 1986 à Gambstett (Alsace) avec ces 4 ados dont la vie va basculer et Tambov (Russie) 1943, Louis, son passé qu’il traîne comme un fardeau et ces alsaciens déportés de force dans l’armée allemande…

J’ai été embarquée dans le récit, aussi bien par l’intrigue en elle-même, que par la trame historique, qui se révèle chargée d’informations et surtout lève le voile sur un pan de notre histoire, pour beaucoup (en tout cas pour moi) méconnue… On sent que l’auteur a fait des recherches pour que sa trame historique tienne la route, sans jamais tomber dans le la mièvrerie malgré l’horreur.

La part de paranormal glissée dans l’intrigue, trouve sa place dans ce thriller-historique, sans jamais le rendre illogique, j’ai trouvé que cela rendait l’histoire plus humaine… Du moins, elle n’entache en rien le souhait de l’auteur, qui est de rendre hommage à ces hommes, déchirés et enrôlés malgré eux.

Un livre diablement bien construit, des personnages incroyables, maîtrisés, qu’on lit avec avidité, avec une pointe de déception lorsque l’on voit la fin arrivée… J’aurai souhaitée lire quelques chapitres supplémentaires… Pour en savoir plus… Pour comprendre…

Un livre qui rend hommage à l’Alsace, à ces hommes confrontés à l’horreur, un devoir de mémoire…

La plume de l’auteur a mûrie depuis son premier opus et je trouve que ce type d’intrigue et de récit est beaucoup plus réussit et travaillé.

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

La fille de Pablo de Noël PEREZ-VERA

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Parution : 14 juillet 2017 – Prix papier :  11,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 296 – Genre : Thriller-humour noir-


Une intrigue à contre-courant de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui. Une écriture sans langue de bois, crue, déstabilisante et un je ne sais quoi qui fait que tu y reviens… Une fois que l’on commence à lire « la fille de Pablo » on a du mal à le refermer…

Un récit qui alterne les points de vues, permettant à l’auteur de distiller les indices pour faire le lien entre les différents évènements. Un style narratif, qui embarque facilement le lecteur, avec un humour atypique.

J’ai parfois eu du mal, avec certaines pensées ou réflexions que l’auteur prête à son personnage principal, des réflexions politiques, que l’on a du mal à s’imaginer dans la bouche d’une gamine de 17/18 ans, ce qui casse un peu le rythme. Même si cela prête à sourire, l’auteur cherche trop à faire passer ses idées, mais la jeunesse de Lily entraine un sacré décalage qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Cela m’a vraiment gêné car je n’ai pas senti d’adéquation entre les propos et l’âge du personnage principal…

« Elle n’a pas pris une ride. Aussi jeune, comme quoi se remuer le cul ça conserve ! Si nos politiques avaient été moins nuls, ils auraient fixé d’emblée l’âge de la retraite à 80 ans ce qui aurait présenté le double avantage : 1- de garder nos vieux en bonne santé ; 2- de faire retrouver un régime de retraite par répartition son équilibre de devenir bénéficiaire. Ne resterait plus alors qu’à partager les gains ainsi enregistrés entre les 438 députés LREM ayant adopté le texte. CQFD »

Un récit en toile de fond la cité Pablo Picasso, un lieu ancré dans la réalité… Une histoire bien glauque, racontée de manière cynique, froide avec un humour noir qui prend sa source dans un quotidien bien réel… Les descriptions sont telles que l’on visualise très bien les lieux, même si on ne les connais pas, ce qui était mon cas. J’ai d’ailleurs été vous chercher quelques photos, histoire que vous puissiez découvrir la toile de fond utilisée par l’auteur.

L’auteur a fait le choix d’utiliser un langage familier, pour coller à son récit et même si le parlé déstabilise avec ces phrases directes, courtes et familières, cela cadre très bien avec ce que l’auteur a voulu rendre.

Même si j’ai trouvé, certains clichés avec des connotations négatives sur les banlieues, la lecture centrée sur cette jeune fille qui décide de se venger d’une manière bien singulière, a réussie à prendre le pas sur les aspects négatifs du récit.

L’auteur a réussi à me bluffer avec la chute complètement inattendue et qui donne une saveur bien différente à cette lecture…

Je remercie l’auteur pour cette découverte atypique que j’ai eu plaisir à lire.

Ancien cadre d’un ministère, Noël Perez-Vera, d’origine breton, est artiste peintre et écrivain. Formé aux ateliers artistiques de Vannes, il peint depuis plus de 20 ans. Il pensait consacrer son nouveau temps libre à la peinture, mais la passion de l’écriture a repris le dessus. Un évènement : l’Open super 12 du pays d’Auray a servi de détonateur à l’écriture de son premier ouvrage : « 2 petites balles jaunes » (2016). « La fille de Pablo » (2017) est son second roman.

        

 

 

Réalités Invisibles de Eric Costa

Parution : 16 février 2017 – Prix papier :  9,99€ – Prix numérique : 2,99€ – Pages :143 – Genre : Fantastique, horreur, nouvelles,

Il n’est pas simple de faire un retour sur des nouvelles, c’est un exercice délicat, il faut prendre du recul et ne pas perdre de vu, qu’en peu de lignes l’auteur doit embarquer son lecteur rapidement.

Eric Costa, réussi bien ce pari, avec ces nouvelles. Pour ceux qui ont déjà vu la série la 4ème dimension, on retrouve cette ambiance bizarre, mais sans réelle réponse… C’est comme ça et il ne faut pas trop chercher… Au risque de se retrouver plonger dans une réalité différente de la sienne…

Avec une plume qui embarque facilement son lecteur, l’auteur présente 6 nouvelles.

Hôtel Wolff :

Théophile doit se rendre au chevet de sa mère malade, mais il s’arrête pour la nuit dans un hôtel. Ses désirs les plus fous se matérialise et une ambiance mystérieuse qui devient oppressante  au fil de la lecture. L’auteur maitrise parfaitement les codes de la nouvelle horrifique et le lecteur est scotché par ce final…

Solitaire :

Un homme injustement accusé, raconte le meurtre de sa femme. L’ambiance est assez glauque, on est perdu, comme Alex…  La chute est surprenante… Attention aux vœux que vous prononcez…

Éclosion :

C’est la nouvelle qui m’a le plus déstabilisée… Une jeune fille se prend d’affection pour une étrange chenille. N’étant pas fana de bestioles, j’ai plus été révulsée qu’autre chose… L’auteur décrit très bien cette chenille et sa transformation…

Le refuge :

La référence à Dracula est très présente. Alzius s’arrête dans un refuge pour passer la nuit. Il entend la voix de son fils, mort et sent des choses roder… J’ai beaucoup aimé cette nouvelle… Avec un final que l’on n’imagine pas comme ça…

Le manoir :

C’est la nouvelle que j’ai le moins apprécié ! Valmek se retrouve pris au piège d’un vieux manoir qui se transforme en un labyrinthe…

Fréquence 24 :

J’ai particulièrement apprécié cette nouvelle. Une maison isolée, une femme qui se retrouve seule, en pleine nuit, avec cette radio qui annonce des choses bien trop bizarres, pour ne pas nous faire flipper… Un huis clos qui fait froid dans le dos… Une superbe nouvelle !

Des nouvelles bien sympas à découvrir sans modération…

Merci à Eric Costa pour sa confiance et à Simplement Pro

Eric Costa a fait ses études de dramaturgie pendant trois ans. « Harem: Aztèques » (2017) a été récompensé par le prix du Jury Amazon KDP au salon du livre de Paris 2017. Son blog : ici

Le rêve dévoré de Jo Rouxinol

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Parution : 11 décembre 2017 – Prix papier :  12,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 258 – Genre : Thriller-psychologique


Jo Rouxinol a l’art de manier les sentiments, avec sa plume addictive et travaillée, elle nous entraine dans les méandres de l’âme humaine.

L’adolescence semble une période qu’elle affectionne particulièrement, puisque son personnage principal est une ado de 14 ans. Peut-être que le fait d’être professeur n’y est pas étranger… En tout cas, on sent chez l’auteur un don d’observation… Le don de déceler les blessures… Certes, c’est une fiction, mai j’ai le sentiment de découvrir une réalité…

Un fond de vérité… Une vérité que l’on croit toucher du doigt, mais que l’auteur ne divulgue que peu à peu…

Clarisse va mal… Elle n’aime ni sa vie de collégienne, ni la vie qu’elle mène chez ses parents séparés… Une mère, que l’on devine dépassée, elle ne maitrise plus rien… Enfin, elle ne veut plus rien maitriser… Ce père, qui préfère laisser sa fille faire ce qu’elle veut, histoire d’avoir la paix, la semaine où elle vient chez lui…

Clarisse, n’est pas tendre avec eux, même lorsqu’elle nous parle d’eux, on sent une rage mal contenue… Mais, peu à peu l’auteur distille les informations et on comprend enfin pourquoi Clarisse a cette soif de vivre, cette soif d’amour, d’attention… Elle ferait n’importe quoi, pour que l’on s’intéresse à elle. A elle, en tant qu’individu, sans tenter de la faire rentrer dans un moule…

Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’ai mis un moment à me remettre de mes émotions. L’auteur a réussi à m’émouvoir avec cette gamine qui va peu à peu s’ouvrir à la vie… Cette gamine qui crie sa rage…

L’auteur a l’art de poser les situations pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue. Sans jugement, elle dépeint les sentiments qu’elle pose avec finesse. Elle aurait pu tomber dans la facilité et à travers Clarisse, juger ces parents toxiques, nombrilistes et qui ne savent pas écouter… Qui ne veulent pas écouter… Pourtant, elle ne juge pas… Elle expose… Et au lecteur de se faire son avis.

On ressort, un peu sonné, comme Clarisse, qui décide de tout plaquer tellement elle en a marre… Elle craque et décide de fuir… Fuir ce quotidien qui la tue à petit feu… Elle décide de fuir pour enfin vivre ce rêve qui la dévore… Elle va le vivre jusqu’au bout, jusqu’à ce que la réalité la rattrape et qu’elle s’éveille.

Ce rêve, lui permettra de grandir et enfin s’affranchir de son histoire… Une histoire tragique mais qui lui donnera la force de vivre…

Clarisse s’adresse au lecteur qui devient son allié, le témoin de sa fuite en avant… Surtout le témoin de sa renaissance…

Son langage est parfois cru, déstabilisant, mais j’ai trouvé qu’il y avait une certaine évolution, peu à peu il devient plus posé, à l’instar de Clarisse qui pose son fardeau. Sa rage disparaît, Clarisse s’épanouit et peut enfin comprendre d’où vient son malaise et ainsi s’expliquer son attitude et se comprendre…

Déjà avec « le temps des étoiles », l’auteur m’avait touché avec sa plume et cette lecture ne fait que confirmer son talent.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais parfois la vie t’offre une porte de sortie… La fin est emprunte d’espoir.

Jo Rouxinol, oblige son lecteur à se poser et penser sa manière de voir les choses, qui ne sont jamais aussi tranchée que ce que l’on croit.

Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails car il faut le lire pour le vivre ce bouquin! Et la trame est construite de manière telle que si tu dévoile un truc tout s’imbrique et prend son sens.

« Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaient gris, il n’y avait ni portes ni fenêtres, rien qu’une boîte sans ciel et sans air, voilà ce que vous m’offriez, un cercueil dans lequel je ne pouvais que hurler en griffant les parois, en heurtant tout ce qui se trouvait à proximité, hurler et hurler encore, hurler tant que la vie ressemblerait à la mort. Et maintenant, regardez-moi, regardez-moi bien, j’ai vu l’océan et j’ai vu l’horizon, et je prends désespérément tout cet avenir que le monde me promet. »

Challenge ABC 2017 auto-édition                    –           Challenge polar et Thriller  2017-2018

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Le voyage de Kirikoustra

Parution : 15 mars 2017 – Prix papier :  4,99€ – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 74 – Genre : Réflexions philosophiques

 

« lui qui se voulait devenir, se verra peut-être lu par vous cet autre qui dans vos mains détenez un fragment de son histoire, de notre Histoire. »

Lorsque j’ai découvert l’auteur Kirikoustra à travers les réseaux sociaux, j’ai été intrigué par le recul qu’il prenait en parlant de lui à la 3ème personne… Cela m’a rappelé ces auteurs du 17/18ème siècle… Un brin décalé dans l’univers du modernisme…

J’avais toujours un petit sourire en tombant sur un de ses posts et je me disais que cette personne vivait son personnage et je trouvais originale cette dissociation que l’auteur fait entre sa personnalité et celle de son personnage, pour justement lui permettre de vivre et surtout se faire découvrir.

Donner la parole à sa création et s’effacer en tant qu’auteur est assez culotté et j’aime bien.

Lorsque j’ai vu, que l’auteur le proposais en SP sur SimplementPro, j’ai eu envie de découvrir ce que Kirikoustra avait à me dire… Et j’ai été encore plus intriguée lorsque l’auteur n’a pas essayé de me vendre sa sauce, mais bien au contraire. D’après lui ce n’était pas mon genre… Et je risquais de ne pas apprécier…

Et pourtant….

Effectivement, je suis une fana de thrillers, dystopies, horreur… Mais je suis aussi une fana de littérature classique et j’en ai lu pas mal avant de me fixer… Dis-moi ce que tu lis, je te dirais ce que tu peux apprécier… Ne pas se fier aux apparences… Bon, un peu quand même, je n’aime pas la romance !

Kirikoustra est un ovni dans l’univers de l’écriture, ce qui en fait un écrit décalé, ce n’est pas tant les réflexions qui le jalonnent, mais c’est l’époque à la quelle il paraît.

C’est un livre étrange qui dénote et c’est ce qui donne envie de le découvrir. C’est court 74 pages, donc rapide à lire… Enfin pas si rapide, car on revient sur certains passages, pour comprendre ce que l’auteur tente d’expliquer…

L’avant propos laisse encore la possibilité au potentiel lecteur de se revenir en arrière, dissuade le lecteur de s’embarquer dans ce qui le perturber… Le déranger…

« Cet ouvrage est déconseillé aux personnes adeptes de normes et autres conventions. Dépourvu de toute logique, il vous laissera soit dans l’indifférence la plus totale, soit dans un état quelque peu perplexe »

Kirikoustra embarque le lecteur dans ses réflexions, sans but précis, des réflexions sur tout et rien à la fois… Un brin de folie que l’on a du mal à cerner, mais qui nous entraine malgré nous vers sa plume qu’il personnifie… Sa plume, à qui il donne vie, arrive à faire visualiser ce que l’auteur souhaite dire…

Kirikoustra pousse le lecteur à se pencher sur ses propres réflexions, sur ses pensées, sur plusieurs sujets… Une introspection… Qui peut être dérangeante parfois… Un brin anticonformiste…

C’est un livre difficile à définir, à cerner, qu’on apprécie ou pas, mais qui ne laisse pas indifférent.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition

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C’est pour ton bien de Cindy Costes

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Parution : 23 août 2016 – Prix papier :  4,00€ – Prix Numérique : 0,00€ – Pages : 23 – Genre : Thriller-psychologique


L’auteur a souhaité faire découvrir sa nouvelle, en faisant voyager la version papier et j’ai trouvé l’idée très sympa, l’intrigue me plaisait bien et j’aime de plus en plus découvrir ce petit format de lecture.

Écrire une nouvelle n’est pas aussi simple que cela, car l’auteur doit pouvoir camper ses personnages rapidement et embarquer son lecteur dans son intrigue dès les premières lignes.

Qui n’a pas un jour entendu cette fameuse phrase « c’est pour ton bien ! » Qui n’a pas eu envie d’envoyer balader la personne qui prononçait cette fameuse phrase ? Cette fameuse phrase qui permet aux autres de penser à ta place, comme si tu étais incapable de décider oui bien que tu devenais complètement invisible… Au point d’occulter te personnalité, tes choix, tes décisions…

Cette fameuse phrase qui peu à peu t’ampute de ta personnalité…

L’auteur, Cindy Costes, permet au lecteur, en quelques lignes de découvrir une personnage sensible, pris entre deux feux… Faire un choix est parfois difficile, mais il l’est encore plus lorsque des personnes parasitent votre quotidien en décidant à votre place.

Pourtant il suffit d’ouvrir les yeux et surtout d’avoir le temps de se poser pour faire le choix qui sera bon. Du moins le choix qui sera en adéquation avec ses convictions. Avec une jolie plume, directe et sans fioritures, nous découvrons Lætitia une maman solo, qui sort d’une histoire d’amour… Sa meilleure amie et sa mère sont toujours là pour commenter sa vie… Ses choix… Son amoureux… Son boulot… Rien n’est bien à leur yeux…

Chacune y va de son commentaire, ponctué d’un « c’est pour ton bien »… Et pourtant aucune ne sait réellement qui est Lætitia et ce qu’elle désire vraiment, puisqu’elles ne l’écoutent pas…

En attendant la publication de ses premiers romans sur lequels elle travaille, je vous invite à la découvrir à travers ses nouvelles :
– « C’est pour ton bien » publiée sur Amazon le 29 septembre 2016 et dans le Top 100 depuis sa sortie, désormais disponible en version papier;
– « Le Voyage », figurant au sommaire de « L’Indé Panda n°2 »;
– « Le Rendez-vous » à découvrir dans « L’Indé Panda n°4 »;
– « Moi, Isa, 16 ans » faisant partie du recueil solidaire « Tous pour Boilt ».

Si vous souhaitez la suivre ou échanger avec elle, je vous invite à la rejoindre ici https://www.facebook.com/CindyCostes.auteur ou https://cindycostes.wordpress.com/

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Comme un phare dans la tourmente de Wendall Utroi

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Parution : 21 décembre 2017 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 241 – Genre : transmission, intergénération


Ceci n’est pas une fiction… La vie est loin d’être un long fleuve tranquille…

Chaque enfant grandit grâce au regard que l’on porte sur lui et ce regard fera de lui l’adulte qu’il sera…

L’auteur y a mis ses tripes… Il a déposé à nos pieds une histoire vécue… avec une rare sensibilité, une écriture fluide et une plume poétique.

Si vous avez déjà lu un de ses livres, ne vous attendez pas à découvrir un thriller, celui-ci est bien différent… Beaucoup plus personnel…

Wendall a l’art de manier les mots, l’art de nous transporter dans un conte, en racontant… Se racontant… Et tout est beau, tout est simple… Même dans la douleur…

L’auteur fait une belle confidence à son lecteur… Une confidence qui se lit tout en douceur… Pour évoquer des souvenirs que l’on sent tellement vivace, que notre imagination fait défiler au rythme de cette lecture… Du déroulé d’une tranche de vie…

Une vie simple, une introspection… Une remise en cause…

Un gamin qui toute sa vie sera guidé par un amour simple, sans concession…

Martial, paysan bourru, se plonge dans ses réflexions, dans ses souvenirs… Ces 15 dernières années ont été parsemées de hauts, de bas…Et le bonheur a toujours été au rendez-vous… Malgré les embuches, malgré les déchirures…

Cette relation entre ce grand-père et son petit-fils Antoine, sera une construction pour l’un et une introspection pour l’autre… Une réflexion sur l’expression des sentiments… Dire que l’on aime n’a souvent pas besoin de mots… A juste besoin d’un regard, d’un geste de tendresse… Surtout d’une présence…

Une présence qui ne soit pas asphyxiante, mais constructive…

Il suffit d’un regard, d’un mot pour illuminer votre vie entière… Et c’est bien ce que Wendall Utroi nous apprend…

Cet enfant, c’est moi, c’est toi, c’est nous… C’est l’auteur qui se dévoile et qui rend un bel hommage à la personne qui apporte le plus… La personne qui fera de toi l’adulte équilibré… La personne qui sera la lumière qui te guidera…

Tout est feutré… C’est intime, c’est beau mais sans jamais tomber dans le gnangnan… Même dans les moments les plus durs, on lève la tête, on se tient droit et on affronte… Ainsi va la vie…

« Notre vie d’adulte se forge dans les premières années de l’enfance. Lorsque l’on évoque notre passé, il nous revient souvent le souvenir d’un parent, d’une mamie, que l’on porte dans son cœur, et qui nous a épaulé dans cette étape délicate. »

 

 

 

 

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Je pleurerai plus tard de Mathieu BERTRAND

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Parution : 2 octobre 2017 – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 280 – Genre : Polar-Thriller-psychologique

J’avais déjà eu le plaisir de découvrir sa plume dans « les émeraudes de Satan » qui pour un premier livre était déjà une belle réussite, pourtant ici, il change complètement de style  et c’est un vrai plaisir de découvrir sa plume dans ce thriller.

Il n’en demeure pas moins que l’auteur nous balance quelques bribes de fantastique, un domaine qu’il affectionne, même si son intrigue est un thriller : le passage où son personnage principal voit sa grand-mère flotter au-dessus de lui, alors qu’il se repose dans le noir lors d’une garde de nuit alors qu’il a  20 ans… Son épouse qui vient lui rendre visite… Le tout entre raison et déraison. Entre Folie et croyances de la Corse profonde, ses démons, ses fantômes… Et l’esprit cartésien qui tente de démonter tout ça…

Il y a un vrai travail d’écriture et l’évolution est flagrante entre les deux livres, même si quelques longueurs persistent… Des phrases trop courtes par moment, qui peuvent gâcher le rythme… Mais l’auteur a réussi malgré cela à m’embarquer dans son récit. Le récit d’un homme qui perd tout… un homme bien installé dans la vie et dont la vie va basculer.

Le livre débute par la fin et c’est judicieux et atypique, car le lecteur sait dès le départ que le personnage est en prison, on ne sait pas pourquoi… seulement qu’il veut en finir avec cette vie… Et il nous raconte comment sa vie à basculer il y a 8 semaines… Le lecteur est entrainé dans un tourbillon sans fin… sauf une fin fatale… car l’issue ne peut être qu’un drame.

« Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable. Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier… »

8 semaines que l’auteur va faire vivre sur les chapeaux de roues, aussi bien à son lecteur qu’à son personnage principal, Patrice Lorenzi, Directeur de services pénitentiaires … 8 semaines d’émotion intense… Dans lesquelles l’auteur m’a

J’ai été tour à tour émue, embarqué dans un tourbillon d’émotion et je salue le travail qu’il a mené avec une écriture plus aboutie. Il rend hommage au milieu carcéral, qu’il connaît très bien… Un métier méconnu, souvent dénigrer et pourtant loin d’être facile… Sans pour autant en faire trop, pour ne pas ennuyer le lecteur, sauf en filigrane, car nous ne naviguons pas dans ces eaux… Mais bien dans une vengeance…

Une vengeance qui n’a pas de prix… Se venger de ceux qui ont volé cette vie idyllique, qui ont détruit l’équilibre parfait… Qui ont tué son enfant… Et sa femme…

Cet homme est torturé par ce choix et pourtant il reste convaincu par la justice il y croit… Mais sa promesse à sa femme va supplanter cette justice..

Le livre se termine par le début, avec les sentiments que nous livre ce père… Ce meurtrier. qui croyait que sa haine et sa douleur seraient apaisées par la disparition des tueurs et pourtant rien n’a disparu et il n’est pas apaisé… La douleur et telle que rien ne peut venir la combler, même pas la vengeance…

La justice aurait peut-être contribué à une reconnaissance en tant que victime qui est malgré tout salvatrice… Le temps du deuil est long… Et même si on ne peut accepter de voir mourir son enfant… Se venger apporte-t-il le réconfort ? Beaucoup de questions…dont les réponses se trouvent en chacun de nous.

J’ai adoré la trame principale de l’intrigue, que je ne dévoile pas, pour vous laisser le plaisir de découvrir… Ce qui peut être existe… En tout cas, tout est plausible et possible…

La vengeance peut prendre différentes manières et le destin parfois met sur notre route d’étranges phénomènes dont les rouages s’articulent de manière à ce que tout s’emboîte parfaitement…

Le titre, leitmotiv du personnage principal, pourrait être le nôtre… Chacun de nous se retrouvera dans ses doutes, ses interrogations et certainement ses choix…
Merci Mathieu Bertrand pour cette découverte. Merci pour le travail qui a été fait et l’écriture de qualité. Une évolution visible qui est un vrai régal et une plume en parfaite accord avec ce thriller psychologique qui m’a vraiment ému et dont l’intrigue m’a emportée.

Né en 1969 à Pontoise . Titulaire d’une licence en relations humaines, il devient surveillant pénitentiaire après une formation diplômante à l’École nationale d’administration pénitentiaire de Fleury-Merogis en 1989.

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Vegan Psycho de Freeric Huginn

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Parution : 9 mai 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 305 – Genre : Thriller-psychologique


Sans être végane, je mange de moins en moins de viande. J’essaie de pallier avec des protéines végétales, du coup dès sa sortie ce livre m’a attiré avec sa couverture et son titre. J’ai découvert la plume de l’auteur un peu par hasard…

J’ai découvert Vanessa et Valmont, les deux flics qui vont faire face à des disparitions inquiétantes et des meurtres vraiment glauques et particulièrement gores.

Le ton est donné dès le début avec une enquête qui même si elle tarde à démarrer, car les inspecteurs ont du mal à cerner le tueur… Un tueur particulièrement tordu… L’auteur décrit les scènes avec minutie et nous entraine dans les milieux des laboratoires médicaux, dans les abattoirs, pour trouver des indices autant sur les victimes que sur le tueur. Toutes les pistes mènent vers le milieu végane extrémiste.

L’auteur, tente avec cette intrigue de sensibiliser son lecteur à la cruauté faite aux animaux, sur l’exploitation que l’homme fait de l’animal, mais il fait d’une manière subtile sans tomber dans l’extrême et la moralisation.

Pour autant l’enquête s’enlise et nos deux inspecteurs, vont se faire aider d’un médium… Pour tenter de démêler le vrai du faux…

L’intrigue est vraiment intéressante et l’écriture, parfois trop familière peu dérouter le lecteur, mais au final cela match bien avec ce thriller qui se veut proche du lecteur.

J’ai eu parfois la sensation de me perdre, un peu comme l’auteur qui vers la fin s’enlise et perd le fil conducteur et malgré toutes ses tentatives, il n’arrivera pas à se rattraper avec un final qui m’a refroidie. Une fin à la limite bâclée, une explication beaucoup trop simple, et qui douche quelque peu le lecteur.

Malgré ce défaut, une lecture agréable avec une plume intéressante, qui ne peut que s’améliorer.

Le titre n’est plus à disposition des lecteurs, car à l’heure où j’écris mon avis, l’auteur a signé avec une maison d’édition. Vous pourrez donc vous procurez le titre prochainement.

Freeric Huginn est un écrivain Français, passionné par le Tarot de Marseille et la littérature, formateur au sein d’une Association Chantier école.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition                                          Challenge polar 2017-2018

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