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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – 11 serpents de Philippe Saimbert

Parution : 17 janvier 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 1,00€Prix Papier : 10,02€254 PagesGenre : Thriller humoristique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

En lice dans la catégorie Imaginaire, 11 serpents t’embraque dans une lecture atypique, cynique aux situations bien loufoques !

11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort. Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

J’ai déjà eu le plaisir de découvrir l’auteur avec « le Fossile d’acier », un genre tout à fait différent, dont j’avais apprécié l’intrigue.

Ici, Philippe Saimbert s’attaque à un genre totalement différent et je dois dire que sa plume s’y prête bien. Même si j’ai eu du mal au départ, je ne voyais pas trop où il voulait m’emmener, au fil des pages je me suis prise au jeu.

Une lecture assez comique avec des situations aussi cocasses les unes que les autres. C’est jouissif, cynique mais les situations sont tellement farfelues, que cela en devient hilarant.

L’intrigue est construite comme une BD, c’est très visuel, même en l’absence de planches de dessins, on retrouve cette trame lorsque l’on plonge dans une BD déjantée !

La cousine Abeline, aussi riche qu’originale, propose à ses amis et famille, un jeu où ils devront se montrer drôles et machiavéliques. Et là, les personnages se lâchent et tout les coups bas sont permis pour arriver à leurs fins. Chacun d’entre eux, va user de ce qu’il a de plus machiavélique pour manipuler, faire mal et gagner ses faveurs et elle s’éclate bien, et nous aussi, tellement les situations sont réalistes et tordues.

Même si le début, peut paraitre long à se mettre en place, les stratagèmes sont efficaces, tordus et on en redemande.

Le personnage principal, Philippe est un auteur dont la réussite est assez fluctuante, il dit de lui-même que c’est un « looser ». Il enchaîne les problèmes, subit les humiliations de  ses proches, qui le prennent de haut, lui font bien sentir à quel point ils le trouvent minable, sans talent et sans volonté.

Je l’ai trouvé amusant, surtout dans sa manière de se dépeindre, de se raconter. A travers ses mots, l’auteur nous livre une part de ses pensées, il y a un peu de lui dans ses réflexions sur le monde de l’édition, sur le fait d’être un auteur, sur l’image qu’il dégage… Il y a une part de réalité, aussi dans la manière qu’a sa famille de le percevoir…

C’est un auteur raté, dont les bouquins « ne sont bons qu’à faire du feu de cheminée » qui se raconte de manière détachée et se veut observateur de cette famille, complètement déjantée et de la situation dans laquelle ils se retrouvent tous… Il est observateur plus qu’acteur de cette tragédie humaine qui se déroule sous nous yeux.

Tragédie qui fait ressortir les travers de l’être humain, capable de tout, même du pire, pour arriver à ses fins….

Un fois que l’on passe le premier tiers, on assiste à un feu d’artifice qui va se poursuivre jusqu’au twist final et là, je dis bravo à l’auteur, qui n’a vraiment pas mené ses lecteurs en bateau !

Avec ce final, on oscille entre stupéfaction et ahurissement, car rien ne le laisse présager, pourtant l’intérêt est maintenu tout le long des 200 dernières pages, par un auteur qui ne se contente pas d’une fin bâclée, bien au contraire, il colle un dernier rebondissement histoire de bien clouer le lecteur sur place. 

On va de surprise en surprise, parsemées de rebondissements aussi cocasses et cyniques les uns que les autres, le tout avec une plume travaillée, acide, hilarante et visuelle. 

Même si on peut s’interroger sur cette couverture un brin BD, elle prend tout son sens.

Sous ses airs de Légèreté, c’est un vaudeville, une comédie de mœurs à la Feydeau, qui décrit la médiocrité de ceux capables de toutes les bassesses pour arriver à leurs fins.

 

 

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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Sorceraid, Episode 1 : Le Fantôme de Waterlow : Saison 1 : Décadence de Léna Lucily

Parution : 10 juin 2016 – Auto-édité – Prix Numérique : 2,99€Prix Papier : 9,45€148 PagesGenre : Fantastique

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Les histoires de sorcières et compagnies, ce n’est pas trop ma tasse de thé, café… C’est d’ailleurs pour ça que je n’avais pas sélectionné ce livre…

Puisque j’ai choisi de chroniquer deux catégories, dans le cadre du prix, je me suis donc retrouvée à lire ce bouquin… J’avoue que je reculais le moment fatidique…

Contre toute attente, j’ai passé un très bon moment en compagnie de Nora et de sa découverte du monde de la magie…

Sorciers décadents, fantômes, potions, sortilèges, malédictions, nécromancie, ésotérisme, sorcellerie, boule de cristal, chauve-souris, « papichons », marmites… Ces mots n’auront plus aucun secret pour vous…

Le fait que Nora soit une sorcière « moderne » permet de s’identifier facilement, surtout que la nénette, est blogueuse mode, cherche du boulot et se retrouve embauchée par Sorceraid « Consultants » pour des sorciers qui ont utilisé toute leur magie et l’ont perdue….

Avec une plume fraîche, drôle et légère, l’auteur nous parachute dans son univers magique, d’une manière tellement naturelle, que rien ne surprend. La construction narrative est de très belle qualité, emmenée par une plume fluide et addictive que l’on se surprend à lire avec frénésie.

Je salue le travail d’écriture de l’auteur, car je n’ai décelé aucune coquille, pas de répétitions superflues… Un excellent boulot !

« Sorceraid » représente l’archétype de la société moderne : il faut vendre, vendre, vendre… Le leitmotiv principal : le chiffre d’affaire… Vous avez perdu vos pouvoirs… « Sorceraid », a ce qu’il vous faut… Des scrupules… On s’en tamponne…

La modernité de l’univers de l’auteur, ancre son intrigue dans la réalité et permet de facilement s’identifier aux différents personnages. Le repérage spatio-temporel est facilement identifiable, puisque nous nous trouvons au178b Whitechapel Road à Londres.

L’auteur plante ses personnages et son décor, de manière fluide, tout en nous entrainant vers des rebondissements, inattendus, Nora étant novice, on ne s’attend pas à ce qu’elle se retrouve rapidement confronté à son statut… Pourtant l’auteur ne la ménage pas.

On aimerait en apprendre davantage sur certains personnages, l’auteur n’a pas encore tout dévoilé. Leur présentation n’est qu’effleurée, pour une mise en bouche…

150 pages de plaisir, sans temps mort, ni longueurs superflues, le tout est savamment dosé avec une construction qui maintient le suspense jusqu’à la toute fin, tout en amorçant la suite…

Un premier tome suffisamment développé pour permettre au lecteur de se projeter dans une suite, sans avoir à attendre de trop connaître l’univers de l’auteur.

Un livre qui se lit vite, qui fait du bien tout en apportant une touche de magie.

Certaines descriptions sont assez loufoques, avec un humour subtil, pour faire sourire le lecteur, tout en gardant un recul nécessaire lors de situations parfois dramatiques, auxquelles sera confrontée notre héroïne…

Une vraie satire du monde du travail, qui vous fera transposer chaque moment à votre quotidien…

Léna est originaire de Brest et a vécu à Rennes, Paris, Norwich et Londres. Elle a étudié la littérature, les langues étrangères, la traduction et le management interculturel.