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Tombent les anges de Marlène Charine

 

Parution : 2 août 2017 – Edition NLPrix papier : 16€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 274 – Genre : Thriller-Paranormal-Fantastique

 

Waouhhh !!! Moment d’arrêt, de « statufaction » (j’ai décidé que ça existait…) Mon esprit a subit un bug livresque! Une couverture étrange, sombre, très belle et un titre intrigant…

Tous les ingrédient sont réunis pour un excellent thriller avec ce   mélange des genres : romance, mais sans tomber dans le gnangnan, fantastique que la lectrice que je suis adore.

L’auteur ne laisse rien au hasard avec cette écriture fluide et addictive, j’ai fais une très belle découverte. Autant par l’écriture d’une grande qualité, que par l’intrigue déconcertante et extrêmement bien construite. On ne s’imagine pas un thriller doublé de fantastique, paranormal et pourtant l’auteur réussit le tour de force de présenter un récit crédible.

L’auteur arrive à ferrer son lecteur et l’embarque dans son récit, au point qu’il ne peut le lâcher !

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée…

On pourrait trouver bizarre que le surnaturel côtoie cette enquête hors norme, mais bien au contraire. L’auteur arrive à maintenir une tension sur une grande partie du récit avec des éléments que l’on ne voit pas venir, du moins que l’on a du mal à imaginer tellement c’est déconcertant…

On lit en apnée pour reprendre son souffle et se poser pour digérer, car c’est un livre qu’on ne peut lire que vite tellement on a envie de comprendre, de savoir et en même temps on se dit, non mais sérieux ? Oui sérieux, c’est tellement crédible qu’on se dit : « mais pourquoi pas ! Après tout ! » Pourquoi certaines personnes seraient douées de perceptions particulières et surtout pourquoi celles qui le seraient ne travailleraient pas dans la police ?

Lorsque l’on pense que l’auteur distille des infos comme ça, plus loin on comprend que les choses sont beaucoup plus compliquées que cela n’y paraît et l’auteur arrive à relier le tout d’une manière très surprenante.

Cécile, complètement perdue, mais on le serait à moins… Merlin, supérieur attachant meurtri par la vie… Et les autres : une équipe de choc, chacun avec ses qualités et surtout une équipe d’une grande empathie et d’une cohésion à toute épreuve.

Une lecture qui m’a fait passé par plusieurs sentiments… La révolte face au sexisme… L’empathie pour Cécile, perdue entre ses peurs, ses visions et ses envies et même cette petite romance, entre deux être meurtris par la vie est belle au point de trouver belle cette rencontre. La haine face aux découvertes et comme toujours on découvre que l’homme est un être vil, malsain et manipulateur, prêt à tout pour assouvir ses travers…

J’ai refermé ce livre en ayant un grand besoin de souffler, de respirer, de me remettre de mes émotions…

Merci aux éditions Numériklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Nouvelliste, auteur d’un premier roman, « Le Projet Alice » (2017). Avec « Tombent les anges » (2017), son second roman, elle confirme son talent indéniable pour construire des intrigues à la fois percutantes et captivantes.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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A pas de loup de Mylene Ormerod

Parution : 15 mai 2017 – Éditions Dreelune – Prix Numérique : 1,99€ – Pages : 74

Une belle surprise m’attendait avec « à pas de Loup » ! En principe je ne lis pas la 4ème de couverture en entier… Je me laisse parfois séduire juste par une couverture et là ce fut une belle surprise avec cette nouvelle écrite par Mylène Ormerod, publiée aux éditions Dreelune.

C’est court, mais c’est très bien construit et c’est beau ! Il y a un peu de romance… Mais cela n’envahit pas l’histoire… C’est plus comme une âme sœur que peu à peu sort de sa chrysalide…

L’auteur construit son récit peu à peu tout en douceur pour amener son lecteur à vivre et ressentir son univers où la réalité se mêle à la fiction.

Guerrier, une créature massive, aux crocs acérés et au regard d’acier est un loup pas comme les autres, avec qui vous apprendrez que l’animal peut avoir une conscience humaine…

« L’Homme est un loup pour l’Homme » mais la bête n’est pas celle que nous pensons… Vous pourriez être surpris par ce récit court mais très agréable à lire, que l’auteur a rendu vivant grâce à une jolie plume, très bien travaillée. Le lecteur ressent tout l’amour qu’elle a mis dans ces lignes et on se laisse embarqué.

La psychologie des personnage est finement travaillée, avec des émotions bien présentes et palpables. Les descriptions sont faites avec justesse pour le plus grand bonheur du lecteur qui peut les visualiser et passer un très bon moment avec eux.

Un auteur de talent, qui a une belle plume addictive et travaillée qui nous plonge dans son univers et le lecteur en ressort heureux d’avoir passer un très bon moment de lecture.

Karma de Jean-Charles Flamion

 

 

 

Parution : 27 mai 2017 – Édition : Séma Editions – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10€ –  Pages : 88

Un livre bien étrange mais qui amène une réflexion intéressante sur le devenir de l’âme humaine ! 

Pour peu que les histoires de Karmas, résurrections, vies antérieures vous parlent, ce livre est fait pour vous.

Le lecteur est invité à suivre les tribulations d’une âme à travers ses nouvelles vies et je dois dire que même si le début était déstabilisant, je me suis trouvée entraînée dans l’aventure de plusieurs vies.

Le tout est parsemé de références historiques puisque les époques et les renaissances différents. … Avec une belle écriture, malgré quelques longueurs métaphysiques dont je ne suis pas fane, parfois même poétique à l’image d’une histoire racontée par un chaman, un guide spirituel… 

Jalonné de leçons de vies, point moralisatrices mais comme un fil conducteur qui pousse à la réflexion…

Ça se lit vite, bien et sans aucune prise de tête, malgré un thème qui saurait pu entraîner l’auteur dans la facilité d’un énième livre sur le sujet ! 

Je remercie Séma Édition pour sa confiance et ce partenariat. L’auteur a su m’entraîner dans une lecture atypique pas désagréable, qui pousse à la réflexion et une certaine introspection est nécessaire pour comprendre ce qu’il a souhaité transmettre…

Une lecture à la réflexion spirituelle parsemée de plusieurs vies, enrichissante.

Jean-Charles Flamion a quinze ans lorsqu’il publie sa première nouvelle dans un magazine spécialisé dans le polar. Au fil des lectures, ses goûts évoluent vers le fantastique. Il trouve son inspiration chez H.P. Lovecraft, Richard Matheson, Dean Koontz, Stephen King et Serge Brussolo. Auteur de quatre titres publiés par un éditeur local puis grâce à internet, il aime jouer avec l’interdit, les faiblesses et l’ambivalence de l’esprit humain. Son roman Les derniers jours d’Octobre a été étudié par les lycéens mosellans de Bitche en 2005 et 2006. Après une expérience journalistique comme correspondant au Républicain Lorrain entre 1995 et 1997, il reste proche de sa région d’origine et travaille aujourd’hui au Luxembourg.

Bibliographie 

Annabelle, avril 2015 – SMS, mai 2014 Maudit Christ, 1999 – Portraits polychromes (nouvelles), 2001 – Les derniers jours d’Octobre, 2004 – L’île interdite, 2006

Amisseum : Les Terres Inconnues de Maes Larson

Parution : 20 avril 2017 – Auto-édition

Prix: 15€99- Numérique 3€99 ( Amazon)

Pages :492 – Genre : fantastique-fantasy-magie

L’auto-édition recèle décidément bien des pépites ! L’auteur arrive à entrainer son lecteur dans un univers fourni, à la construction travaillée.

Dès que j’ai vu cette sublime couverture,  j’ai eu envie de plonger dans ce livre. Je n’ai remarqué le château que bien plus tard… J’ai été attirée par cette pyramide, cette lune… Et le château a pris tout son sens en découvrant l’intrigue…

3 ados se retrouver à faire des choix qui vont les engager.

3 ados qui vont mûrir et peut être trouver un sens à leur vie bien tracée et prévisible malgré les aléas de la vie.

Adam, grand frère attentionné et meurtrie par la maladie de sa petite soeur à qui il voue un amour inconditionnel, pragmatique à l’esprit cartesien. Isaac, dont les parents sont morts… élevé par une grand mère aimante, c’est le pessimiste de la bande. Ryan, le sportif de haut niveau confronté à des choix qu’il n’a pas envie de faire… un brin bagareur, fonceur… 3 amis complémentaires qui sont propulsés dans un univers bien different du leur mais qui va les grandir.

Malgré leurs doutes et leurs peurs ils sont unis et leur amitié est à toute épreuve et c’est bien ça qui les rend différents et attachants !

L’auteur nous entraîne dans un monde tellement bien construit qu’on ne peut qu’être en osmose avec ce livre ! Impossible à lâcher, même si le début semble long, mais il faut bien ça pour mettre en place cet univers !

Un univers parsemé de personnages, avec des noms, oh combien révélateurs du travail de l’auteur ! Des personnages travaillés,  qui auront, chacun, à un moment, leur rôle. Ils se croisent et se recroisent, parfois sans se rencontrés mais construisent chacun la trame de ce monde.

Un récit rythmé, captivant qui laisse le lecteur sur une ouverture vers d’autres aventures.

A quand le second tome ? Il me tarde de retrouver ces personnages et Unisseum…

Un livre difficile à lâcher, des personnages ordinaires qui sont parachutés pour vivre des aventures extraordinaires.

C’est le premier livre de cet auteur et je dois dire que c’est d’une qualité narrative irréprochable.

Une plume addictive, qui ne peut qu’entraîner le lecteur dans un univers fantasy très bien construit.

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Viktor de Nicolas Elie

 

 

Parution : 29 mars 2017 – Édition : ÉvidenceCollection  I-Mage-In-Air

Pages : 400 – Genre : thriller psychologique – fantastique

J’ai été attirée par cette couverture, étrange et surnaturelle… C’est seulement après que j’ai découvert son résumé !

Tout est réuni pour entraîner le lecteur dans une histoire bien glauque ! Viktor est un tueur, un vrai, un tueur dans l’âme qui vit les choses avec ses tripes. Mais un tueur avec des capacités intellectuelles hors normes !

On a parfois du mal à déceler le vrai du faux…. Viktor est habité par une âme ancestrale, une âme à l’âge indéfinissable. … il est habité par le goût du sang…. mais attention il ne tue que ceux qu’il pense devoir éradiquer de la surface de la terre qu’ils salissent par leur présence….

L’auteur, nous embarqué dans un récit qui change… un récit rarement abordé. … on frôle par moment le fantastique… mais c’est tellement étrange qu’on se demande si Viktor n’a pas des capacités de suggestions, même sur nous simple lecteur… simple spectateur…

Je n’ai jamais mis autant de temps à lire un livre aussi court…. Autant l’auteur m’a conquise avec l’histoire de Viktor, autant il m’a perdu avec son choix d’écriture ! Je n’ai pas compris la disparition des négations ! Mais pourquoi ? Pourquoi ce choix ? Pourquoi avoir allourdi un style qui est bon par cette absence ?

Je reste dubitative et frustrée ! Oui frustrée de constater que Viktor aurait pu être un petit bijou, mais qu’en fin de compte il restera entaché de cette absence linguistique qui donne tout son sens à une lecture et la rend fluide !

Je ressors de cette lecture comme vidée de mon énergie, à force d’avoir été coupée dans mon élan de lecture !

J’aurai compris ce choix, pour Viktor enfant, et encore… vu son intelligence…. j’aurai compris pour les proxénètes… mais impossible d’imaginer un psychologue, un directeur de banque, un directeur de grand hôtel faire des phrases sans négations !

En conclusion, un très bon livre avec une histoire bien travaillée mais l’absence de la négation allourdie et gêne la lecture en la rendant moins fluide. Après avoir contacté l’auteur, pour tenter de comprendre… Il présente ce choix comme déterminé par l’usage du langage parlé… Je dois dire que je n’adhère pas…

Malgré tout, j’ai hâte de relire l’auteur, s’il ne fait pas abstraction des négations, car si ses livres, sont de la qualité de « Viktor » au niveau de l’intrigue, c’est un grand écrivain de thrillers que voilà.

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les survivants d’Aglot de Delphine Biaussat

 

 

Parution : 17 mai 2017 – Édition : ÉvidenceCollection  I-Mage-In-Air

Pages : 128 – Genre : fantastique

Proposé par les éditions Evidence « Les survivants d’Aglot » de Delphine Biaussat nous entraîne vers une catastrophe à la suite de laquelle les morts se relèvent ! L’histoire débute avec un duo atypique, Anthony, nouveau gardien à la prison de la ville et Émilie, l’une des détenues, vont devoir coopérer pour survivre.

Ceux qui me suivent, savent que je suis assez friande de lecture de ce genre et les zombies m’attirent comme un aimant ! Et je dois dire que cette couverture m’a intrigué. Le thème des zombies est un thème largement utilisé ces dernières années, ce qui va faire la différence, c’est la plume de l’auteur et comment il a décidé de le traiter !

Pour le coup, Delphine Biaussat, présente une idée somme toute, originale tout en ancrant le récit dans notre temps ! Ici point de manipulation génétique ou de fuite de virus… Ce qui donne un côté fantastique au récit…

Pour une fois, les zombies, ne riment pas avec survies… Mais avec Pourquoi ??? Enfin si, nos héros devront survivre pour trouver LA réponse ? Ils vont essayer de comprendre, de trouver une solution, plutôt que de trouver une nouvelle façon de vivre.

Un récit court, qui embarque facilement le lecteur avec des personnages bien campés. Malgré leur incompréhension des évènements, leur personnalité va s’étoffer au fur et à mesure des découvertes.

Un roman pas tout à fait abouti et qui laisse le lecteur sur sa faim. Une écriture simple, un peu familière, mais néanmoins agréable.

L’auteur, Delphine Biaussat, présente une lecture originale et revisite le genre et ce n’est pas pour me déplaire, même si je reste une grande fan de l’hémoglobine des zombies…

Vers onze ans, elle s’est lancée dans deux histoires, juste pour le plaisir, dont une enquête policière. Ses études l’ont tenu éloigné de l’écriture et au fil des ans, l’envie de reprendre sa plume la titillait.  Depuis deux-trois ans, Elle se laisse complètement aller et a des projets d’écriture plein la tête. « Meurtre au manoir des fées » (2015) est son premier roman.

42 de Lawrence Singclear

 

 

Parution : 8 mai 2017 – Auto-édité – Prix : Ebook : 2.99€ – Broché : 10€

273 Pages  – Genre : fantastique

La lecture débute comme un zoom sur une scène de film, sur un homme qui se réveille dans une forêt. Il ne sait pas ce qu’il y fait et ne se souvient plus de son identité. Sur son bras, le chiffre 42. La première personne qu’il rencontrera essaiera de le tuer. Pourquoi cherche-t-on à mettre fin à ses jours ?

Je pensais lire un thriller avec ce 4ème de couverture, mais je me suis trouvée embarqué par l’auteur dans un univers bien étrange dès le départ.

L’ambiance est étrange et tout le long de cette lecture, j’ai fais un parallèle avec la série « Lost ». Cette atmosphère bizarre qui en fait une lecture addictive, malgré un je ne sais quoi de déception.

J’ai du mal à expliquer cette étrange sensation d’inachevé, une fin dont j’ai eu du mal à trouver un sens… Mais plusieurs jours de réflexions plus tard, j’ai enfin pigé le sens que l’auteur a voulu donner à son livre…

Pourtant, j’ai trouvé le tout intéressant.

Pour survivre, 42 doit tuer des gens, il ne ressent ni la faim, ni la soif, ni le manque de sommeil ! Toutes les sensations, et ce qui fait de lui un être humain, ont disparu… Il avance, avec le seul but de ne pas se faire tuer… Il tue, rencontre des gens et fait alliance avec eux, por survivre. Un monde dans lequel, on meurt, on renait… Et plus les renaissances sont nombreuses et plus on perd notre humanité…

Le personnage principal, évolue dans un monde qu’il ne comprend pas, un monde dans lequel il n’a pas envie de vivre… Il souhaite être libre et ne pas être soumis aux diktats….

Cette quête de liberté, pierre angulaire de cette lecture imprègne les lignes et les pages défilent justement, car tout être humain tend à vouloir cette liberté, parfois au détriment de sa propre humanité…

 Bien entendu, un parallèle peut être fait avec l’actualité avec ces luttes intestines qui dominent le monde, cette lutte contre les dictatures… On prend conscience, que tout ne peut pas être accepté… Pourtant, l’humanité, peut se perd dans cette quête… L’humanité se déshumanise à force de ne penser qu’à cette liberté… L’illusion d’une liberté qui n’a plus de sens… parfois…

La trame est intéressante, mais traîne en longueur… Parfois d’une lenteur déstabilisante, alors que l’histoire est rythmée… C’est tout le paradoxe de ce livre… Peut-être que certains passages, certaines répétitions auraient pu être élagués. Lorsque l’auteur parle à travers 42, cela est encore plus flagrant, comme si ce n’était plus le même écrivain… Pourtant, cet aspect était absent lorsque l’auteur décrivait les choses en mettant de côté 42….

Un livre étrange, intéressant avec un final déstabilisant mais qui amène du sens… Une réflexion sur l’Homme, sur son humanité, sur sa capacité à s’adapter au point parfois de se perdre…

 

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KIRSTEN de Sébastien Prudhomme-Asnar

 

 

Parution : 28 avril 2017 – Auto-édité – Prix ebook : 3.99€ –

236 Pages  – Genre : horreur, surnaturel

Voilà bien un voyage au plus profond de l’âme humaine

Un voyage avec kirsten à travers les contrés de l’avilissement de l’Homme… aux tréfonds de l’horreur, avec un roman surnaturel tout en poésie !

Oui, j’ai bien dis poésie ! L’auteur a une plume qui t’embarque complètement dans un monde merveilleux, horrible à souhait avec l’horreur au coin de la rue…

Berifos le Dom, pas d’enfants, l’argent n’a aucune valeur et les gens ne vieillissent pas…Totalement coupé du monde… Quelques touristes y atterrissent parfois, mais on se demande bien comment ils échouent dans ce trou paumé… Comme attirés peut-être par… Le Mal… Puissant vecteur qui veille au grain… Jonathan et Frédéric, arrivent dans ce village au moment où une adolescente a été kidnappée…

Là commence l’horreur, mais attention pas bâclée ni rapide … Le tout se fait lentement, de manière crescendo pour atteindre l’horreur ultime… Le tout avec une écriture fluide et addictive.

L’horreur et le sexe liés, sans aucune pudeur et des personnages complètement barges ! Mais tendant vers le but ultime… On s’enfonce dans la fange et dans un bain de sang.

Je ne voyais pas trop comment l’auteur allait conclure, j’ai pensé à une secte avec un gourou magicien, mais je ne m’attendais pas à Kirsten…

Oui, Kirsten, celle par qui le Mal arrive !!! Bon elle est facile ! C’est encore une femme…Oui, mais il faut reconnaître qu’une femme en personnage maléfique ça match bien ! Le même roman avec un homme n’aurait pas été pareil… Elle est terrible, elle est belle ! Oui malgré la description de l’auteur, je l’ai trouvé belle et attachante … Dans tout ce qu’elle a de plus horrible… Ne vous fiez pas aux beaux atours… Ici vous serez dans ce que l’homme a de plus bas et de plus vil, mais aidé par le Mal, le tout prend une ampleur encore plus grande pour nous entrainer dans un page-turner complètement addictif !

Impossible de lâcher ce livre, même tard dans la nuit tellement, j’étais en apnée et en reprenant mon souffle de temps en temps, histoire de pas crever asphyxiée !

Non seulement le tout est poétique, mais en plus on sent l’artiste peintre ! Les descriptions sont telles qu’on se balade dans LE tableau de Sébastien Prudhomme-Asnar ! Un tableau d’une grande noirceur mais haut en couleur !

Un final en apothéose au comble de l’horreur, de la cruauté… Qui m’a hypnotisé, sans me faire peur. Je suis fana de ce genre gore, mystique, surnaturel…

Un petit mot sur cette couverture envoutante, flippante et magnifique, de Laurent Fièvre tout simplement superbe.

Pour les fans de belles plumes, de noirceur avec une pincée d’ésotérisme et un soupçon de thriller Horrifique Kirsten est fait pour vous 🙂

Merci à l’auteur pour cette découverte, merci de sa confiance. Je suis certaine de lire les prochains et de suivre l’auteur avec attention.

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Guitariste, enseignant de musique, et artiste peintre, Sébastien est revenu à sa première vocation, l’écriture, il y a deux ans. Son recueil de nouvelles fantastiques, « L’âme au fond », est paru en 2015 aux Éditions du Menhir (sélection du prix Masterton). « Kirsten » est son premier roman. Son prochain livre sera un thriller-polar. Parution en 2018

Sentinelle de Jean-Bernard Lemal

Parution : 16 juin 2017

Édition : IS Editions Collection Romans – A paraître

Pages : 188 – Genre : Thriller psychologique – Suspense – fantastique

Proposé par IS Edition, « Sentinelle » de Jean-Bernard Lemal présente deux histoires parallèle. Ce qui parfois peu déstabiliser ou faire perdre le fil, mais amène une belle dynamique, une curiosité, qui sans cela serait certainement une lecture comme tant d’autres…

Ici nous suivront Aka-Bô, l’un des derniers survivants d’un peuple, isolé qui refuse tout contact avec le reste du monde et qui Il lutte pour la survie des membres de sa tribu  sur l’île de Sentinelle, perdue au milieu de la mer d’Andaman.

La nature a une place très importante pour cette tribu qui se trouve à la merci des éléments, mais c’est leur vie… Les éléments se déchainent à travers un cyclone qui va apporter des ordures,  la « civilisation » sur les rivages de l’île et notamment un magasine avec la photo d’un homme que Aka-Bô, prend pour son dieu, Pugalat.

Walter Teagarden travail pour la société WIC et a une belle situation…

Le fantastique rejoint la réalité…

Ako-Bô qui va tout faire pour que son Dieu rejoigne son île, il va faire des sacrifices, entrer en transes et Walter Teagarden, va peu à peu entrer en transe lui aussi… Mais d’une autre manière… Il est à la recherche de son paradis et les évènements vont le pousser à le trouver…

Un homme qui va découvrir les secrets de sa société, des secrets bien gardés, mais qui font froid dans le dos… Cet homme va découvrir qu’il a des sentiments et qu’il peut aimer à en perdre la raison et sa raison il va la perdre et il va faire payer aux autres cette perte ! Toute la mascarade sera découverte et il sera le justicier armé…

La lecture est très dynamique et on a intérêt à ne pas perdre le fil, car l’auteur  dès le début, présente beaucoup de personnages, on s’y perd un peu, mais en fin de compte ce sont toujours les mêmes qui reviennent…

Au fil de la lecture on est immergé dans une histoire tordue bien glauque et très plausible qui est facilement transposable à notre quotidien…  L’intrigue est bien menée et monte crescendo, pour un final digne d’un bon thriller !

De psychopathe refoulé, Walter Teagarden se retrouve justicier… Un personnage qui devient attachant au fil des pages et une symbiose avec Aka-Bô très bien menée…

Une histoire inspirée de faits divers récents… Que je ne souhaite pas évoquer, pour ne pas vous en dire plus… Ce serait dommage d’avoir cette information qui est un vrai fil conducteur…

Né à Madagascar, Jean-Bernard Lemal apprend à lire et écrire avec sa grand-mère et commence à fréquenter l’école lors de son arrivée en France à l’age de neuf ans. On le retrouve musicien, technicien sur plateformes pétrolières, consultant sur des projets internationaux. Il est actuellement installé aux Etats-Unis où il représente des sociétés européennes.  Ayant visité plus de soixante-quinze pays, son projet d’écriture s’exprime par la mise en scène de ses nombreuses rencontres, au travers de récits basés sur une lecture différente de l’Histoire, de destins uniques, de lieux improbables et de milieux particuliers.

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LE COMPLOT DE TCHERNOBYL de Théo Lemattre

Parution : 29 avril 2017 – AutoÉditionPrix ebook : 0.99€ –

120  Pages  – Genre : thriller fantastique

J’ai eu le plaisir d’être bêta lectrice pour le  nouveau roman de Théo Lemattre et je continue à trouver du talent à ce très jeune auteur.

Cette fois il nous entraîne à Tchernobyl, dans les décombres du 26 avril 1986, avec le réacteur numéro 4 de la centrale qui a explosé. Un incident ? Il n’y a pas de hasard…

L’être humain est présenté comme un être mesquin que rien n’arrête, un être qui ne recule pas devant le rêve fou qu’il imagine quitte à sacrifier des vies humaines, la science et le progrès ne connaissent pas de limites… conduisant le monde en Enfer…

Un très gros travail de documentation a encore été fait et je dois dire que les défauts relevés lors de ma lecture de la malédiction du Vatican commencent à s’estomper et l’auteur prend en compte les remarques de ses lecteurs.

Son nouveau thriller allie le fantastique et le scientifique avec talent et l’idée de départ est bonne et accrocheuse !

L’auteur nous entraîne dans Pripyat et nous fait découvrir un monde parallèle, un monde figé dans la terreur qui fascine malgré les risques que cela peut entraîner il y a un réel tourisme qui s’est développé.

Pripyat la ville communiste par excellence, la ville fleuron et fierté de la Russie est figée par cette catastrophe. C’est osé et talentueux de prendre comme thème cette catastrophe et ça match bien !

Merci à l’auteur pour sa confiance, car je pense ne pas l’avoir ménagé dans mes retours…

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