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Le temps des étoiles de Jo Rouxinol

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  9,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 176 – Genre : Fantastique-Littérature jeunesse

Depuis sa sortie, il patiente gentiment dans ma liseuse… Toujours d’autres livres… D’autres lectures… D’autres projets… Chaque livre possède son moment de lecture… Notre choix est parfois influencé par une réflexion… Un sujet qui nous touche…

L’auteur, Jo Rouxinol, aborde avec «le temps des étoiles» un sujet qui parle à tout à chacun… Un sujet que l’on ne peut ignore… Surtout en ce moment…

Elle aborde un sujet grave, avec une grande subtilité dans le choix des mots… Une délicatesse dans l’écriture qui fait écho à ce sujet délicat…

Elle aborde avec une sensibilité rare, la haine, la désinformation, l’antisémitisme… Le tout est ponctué d’une écriture d’une très belle qualité et irréprochable.

Il est difficile d’aborder la Shoah, le conflit Israélo-palestinien, l’antisémitisme dans un seul livre, pourtant l’auteur y arrive et cela de manière inattendue…

Non pas en le faisant comme un cours, qu’elle donnerait à ses élèves… Mais en faisant voyager son élève dans le temps… Un élève, qui s’interroge et à qui on montre que tout est manipulation, même la Shoah serait un prétexte… Cela serait faux … Des propose antisémites tenus par un autre élève…

En faisant ce voyage, Ilyes, plonge dans l’horreur… Plonge dans un pan de l’histoire, dont l’être humain ne peut se sentir fière et surtout sera confronté au quotidien d’une famille juive… Perdu, parce qu’il se retrouve dans les années 40 (sans portable…) et perdu parce qu’il va comprendre… Comprendre que l’horreur est vraie et qu’elle n’a rien d’un conte…

Ce qu’il apprend dans son bouquin d’histoire est vrai… Mais comment cela est possible ? Comment l’être humain peut-il faire ça ?

Aucun jugement n’est émis, aucun jugement sur ce que peuvent penser les négationnistes…. L’auteur aurait pu facilement tomber dans ce travers, pourtant elle ne fait que raconter une histoire qui touche sans jamais juger. Elle oppose deux points de vues qui sont présentés : ceux qui y croient et ceux qui pensent que c’est faux…

Le choix narratif est très judicieux et rend la lecture encore plus touchante puisqu’elle permet au lecteur de faire une immersion totale dans le récit.

Les personnages sont touchants et très bien construits. Mehdi trouve peu à peu la lumière et le chemin à suivre, pour enfin s’affranchir de cet autre élève… Cet élève qui a la haine de l’autre… Cet élève qui reflète une pensée haineuse et surtout représente une partie de la population qui se sent exclue et qui recherche sa vérité dans l’extrême… L’extrémisme religieux… Mais pas que…

L’auteur l’aborde avec subtilité mais sans jamais mettre les pieds dans le plat et pointer du doigt une pensée différente… Elle tente d’expliquer, de mener son lecteur par la main, à la manière d’un conte qui guiderait vers une pensée, une réflexion et amènerait le lecteur à se faire son idée… Pas de morale à deux balles qui auraient pu entrainer un débat stérile, mais une pensée qui s’insinue en chaque lecteur pour qu’il trouve sa propre voie…Sa propre réflexion…

Un roman jeunesse, mais pas que «le Temps des Étoiles », c’est une lecture parfait pour aborder certains sujets avec délicatesse et une pré-réflexion. Une lecture, qui ouvre vers le dialogue et la tolérance.

« Le temps des étoiles » est une fiction, certes, mais qui intègre des éléments historiques bien réels. Parmi eux, le témoignage de Charles Baron, à la fin, est totalement conforme à l’histoire de cet ancien déporté d’Auschwitz, dont voici un aperçu:

Une lecture à faire découvrir à nos ados, pour les aider à prendre part à certains sujets et qui devrait être proposée au collège.

En tout cas, je le ferais découvrir à mon fils, en temps voulu…Une lecture, un livre apporte parfois une meilleure réponse…

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Miss Zombie, détective décharnée de Delphine Dumouchel

Parution : 8 octobre 2016 – Édition : Séma Editions – Collection : Séma’gique – Prix Numérique : 3,99€ – Prix papier : 10€ – Pages : 162 – Genre : Fantastique – Littérature jeunesse – Zombies

La couverture de Lou Ardan et Philippe Sombreval est drôle et l’humour qui s’en dégage donne le ton bien avant de plonger dans cette lecture.

Missy est une Zombie depuis 4 ans, elle vit sous terre avec d’autres zombis, alors que les humains vivent au-dessus et tentent de survivre. Elle est plus intelligente, disons que son cerveau tourne plus vite que les autres zombies. Elle n’a pas la mémoire qui flanche comme la plupart des zombis, mais dans son malheur elle ne peut plus marcher depuis le soir de sa transformation… Elle se déplace à l’aide d’un skate…

Sa copine Carole ne veut qu’une seule chose, devenir la reine du bal… Mais elle a un gros soucis… Un œil qui ne tient plus et qu’elle doit se faire recoller régulièrement…

Deux jeunes filles, pleine de vie dans leur zombitude… Suivent des cours pour leur permettre d’être inoffensives et civilisées… Un zombi, savant fou est enlevé et une menace plane sur les humains, elles décident de mener l’enquête…

Si vous aimez les histoires déjantées cette lecture est parfaite pour vous ou même pour les enfants. Mon fils de 10 ans a beaucoup aimé.

L’intrigue est simple avec une écriture accessible, des scènes drôle avec un humour présent tout le long.

Une lecture qui apprend l’auto-dérision et aide à prendre du recul sur la vie et ses aléas…

Des illustrations qui permettent de visualiser le récit et donnent corps aux personnages.

Un livre qui se lit tout seul, tellement l’ennui est absent, et cla malgré un sujet qui aurait pu paraître triste, puisque Missy et Carole sont mortes… Pourtant c’est tellement drôle qu’on oubli qu’elles ne peuvent avoir une vie normale…

La fin laisse présager une suite que nous avons hâte de découvrir.

Après avoir enseigné pendant 10 ans l’art de monter à cheval, l’arrivée de son deuxième petit gnome lui a confirmé qu’il était temps de s’envoler vers d’autres horizons. Commençant d’abord par la littérature adulte, son goût pour l’imaginaire et le rêve l’a vite rattrapée et dirigée à s’essayer à la littérature jeunesse mais elle aime garder un pied chez les « grands » et revient régulièrement avec des écrits sur des thèmes qui lui tiennent à cœur. Intervenante dans les écoles, médiathèques et centres de loisirs, Delphine aime avant tout partager et à travers ses textes, ouvrir à la discussion.

Challenge de l’épouvante 2017-2018

Petites histoires à faire peur… Mais pas trop de Frederic Livyns

Parution : 27 mai 2017 – Édition : Séma Editions – Collection : Séma’gique – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier : 10€ – Pages : 84 – Genre : Fantastique – Littérature pour enfants

Un livre qui surfe sur les peurs enfantines, et qui permettra d’appréhender la peur et de la dédramatiser autour de 4 histoires à faire peur…mais pas trop !

Les illustrations de Préscilla Grédé reflètent parfaitement ces histoires et permettent aux enfants à mieux visualiser les tableaux que l’auteur brosse avec talent et des mots justes. En tout cas mon fils a beaucoup apprécié…

4 nouvelles qui seront autant apprécié par nos enfants que par des adultes, dont les peurs n’auraient pas disparues… Puisqu’elles nous renverrons à nos peurs et nos angoisses…

« Le bois de la sorcière »

Ayleen et son petit frère Léo décident d’emprunter un chemin interdit par les parents… Afin de cueillir des fleurs pour l’anniversaire de leur maman, mais la sorcière qui vit dans ce bois, fait peur… Fait peur aux adultes, car la sorcière arriverait à faire perdre le chemin à celui ou celle qui oserait s’y promener…. Mais les adultes qui ont peur, ont peut-être simplement peur de la différence… Ces deux enfants apprendront à se forger leur propre jugement… 

« sous le lit »

Rien que le titre, est évocateur et nous renvoie à nos peurs… Et mon fils a beaucoup aimé celle-ci. Le « monstre » construit par l’auteur est beau et l’idée est excellente. L’imagination est poussée à son paroxysme avec ces bruits et les questions que se pose Bastien… L’imagination est l’ennemi de la réalité et souvent on se demande ce qui se cache dans le noir… La peur est palpable tout le long de cette lecture.

« La cachette mystérieuse »

Décidément Aylenn et Léo n’écoutent pas les adultes… Ils vont encore suivre un chemin interdit… Pourtant la seule chose que les adultes veulent c’est les protéger… De toute façon ils veulent savoir … Mon fils a beaucoup apprécié cette histoire, c’est celle qu’il a préféré.

« L’épouvantable »

Charlie et son petit frère Steven, sont dans une vieille ferme avec leur père pour les vacances. Steven croit voir des choses… Devant lui… Devant la maison… Dans les champs… Lorsqu’il est croit que la chose se rapproche de la maison. Mais qu’elle est cette chose ? L’imagination, la nuit, le noir, sont encore bien présents dans cette histoire…

Les adultes sont toujours représentés dans un rôle de protecteur et la présence des enfants dans les récits, permet aux jeunes lecteurs de se projeter et de s’identifier.  L’imagination des enfants est beaucoup plus fertile que celle des adultes, donc leurs peurs seront décuplées…

Chaque histoire se termine bien avec une explication à cette peur sous-jacente et au mystère qui l’entoure… Avec une jolie morale qui amène une réflexion que ce soit pour l’enfant ou l’adulte, permettant de démystifier les peurs enfantines.

Merci à mon partenaire Séma Edition pour sa confiance 🙂

Né en Belgique en 1970, Frédéric Livyns est très tôt attiré par le fantastique et s’y adonne avec passion depuis de nombreuses années. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, tant pour les adultes que pour un lectorat plus jeune.


Challenge de l’épouvante 2017-2018

L’appétit des ombres d’Olivier Saraja

Parution : 7 septembre 2017 – Prix papier : 4,50€ – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 60 – Genre : Fantastique-suspense

 

Une histoire qui se lit vite avec cette petite nouvelle de 60 pages qui entraine le lecteur vers un monde assez sombre. On y trouve une ambiance savamment dosée et une écriture de qualité.

L’auteur offre la possibilité à ses lecteurs de s’interroger sur la nature humaine dans ce qu’elle a de plus sombre et c’est assez intéressant.

J’ai trouvé dommage que l’on en sache pas plus sur les « ombres » que cela ne soit pas plus poussé, plus original… En même temps il est difficile de faire un traitement complet sur 60 pages… Même si ce genre a déjà pu être abordé, l’enchainement de l’intrigue est très bien et on passe un bon moment.

Passionné de science-­fiction, de fantastique et de fantaisie, les univers imaginaires ont toujours attiré Olivier. Après avoir contribué à l’âge d’or du jeu de rôle (sur table) en France, il s’est consacré à la découverte des logiciels libres au travers du système d’exploitation GNU/Linux. Quelques années plus tard, il revient donc à ses premières amours en s’essayant à la fiction.

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Challenge de l’épouvante 2017-2018

Esprit es-tu là de Jean-Philippe Vest

Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  15,99€ – Prix Numérique : 1,49€ – Pages : 613 – Genre : fantastique

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Ce qui m’a attiré en premier, c’est cette jolie couverture sobre et ce titre énigmatique, qui laissent présager un bon moment fantastique.

L’auteur nous embarque dans une histoire qui débute au 19ème siècle, Été 1853, une soirée mondaine anime un hôtel particulier au cœur de Paris. Les convives rient, discutent, rien ne semble pouvoir les perturber. C’est alors que le jeune Louis entame une conversation avec un invité qui ne devrait pas être présent. Et pour cause, le comte de Lamarck est décédé il y a un an… »

Il ne m’en fallait pas plus pour être ferrer… Et puis, j’étais curieuse de voir comment l’auteur allait tenir ses promesses sur un pavé de 613 pages… Et j’ai été agréablement surprise…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans le vif du sujet avec ce roman dont l’histoire peut paraître simpliste, mais qui surprend. En effet ces deux frère ont des dons… Chacun à sa manière est le parfait complément de l’autre… Ils sont jumeaux, rien que cela les rend spéciaux aux yeux des autres…

Dans la première partie, l’auteur nous décrit la vie de ces deux enfants, qui bascule le jour où Louis entame une conversation avec un invité décédé depuis un an… L’auteur nous fait découvrir comment est perçu le spiritisme au 19ème siècle, comment les parents avides de reconnaissance et d’argent pour ne pas perdre le rang qu’ils ont… Sont prêt à « sacrifier » leurs enfants pour que leur don leur soit profitable… Mais la société est régie de telle manière que même dans les plus hautes sphères on cherche à communiquer avec l’au-delà… Mais attention à ne pas être pris pour cible des gens de la haute…

Mais Louis, même en étant un enfant obéissant (nous sommes au 19ème siècle et on doit respect et écoute à ses parents… Même si l’on n’est pas d’accord) se rebelle… Et ne comprend pas pourquoi son don ne devrait profiter qu’à une élite…

J’ai trouvé les personnages très bien travaillés, on sent que l’auteur s’est documenté mais surtout que ses études en Histoire ont été un terreau profitable pour ce livre… Le 19ème siècle est très bien retranscrit avec aussi bien les décors et les descriptions extérieures que le caractère des personnages, leurs costumes… On s’y croirait et cela donne encore plus de volume et de réalité au récit.

Dans la seconde partie, les rôles changent… Des personnages entrent en scène et cela donne une nouvelle dynamique à la lecture et permet au lecteur de ne pas s’essouffler et surtout de maintenir une tension agréable avec une lecture addictive.

J’ai bouclé ce livre en 3 jours, ce gros pavé m’a accompagné dans les transports en commun, c’est dire que je l’ai trouvé bien !

L’auteur a une plume fluide, descriptive qui pourrait l’être moins sur certains passages, les personnages sont attachants, bien travaillés et on a parfois de belles surprises… Les évènements se déroulent sans grain de sable et découlent les uns des autres d’une manière assez agréable…

L’auteur arrive à faire prendre un virage très intéressant à la fin en se basant sur des faits historiques qu’il imbrique dans son récit sans que cela ne semble trop tirer par les cheveux.

Une suite se prépare et j’espère que l’auteur gardera une trame aussi riche à son récit, tout en réduisant quelques descriptions et répétitions superflues…

Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un excellent moment de lecture et que j’ai hâte de pouvoir découvrir la suite.

N’hésitez pas à découvrir « Esprit es-tu là » en promotion pour ce mois d’octobre…

Né en 1978, Jean-Philippe Vest a deux modèles littéraires : Théophile Gautier et John Kennedy Toole. Paru en 2008, « Le Musée des Amours Lointaines » s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires. Depuis, l’écrivain publie un roman par an.

 

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Challenge de l’épouvante 2017-2018

Tombent les anges de Marlène Charine

 

Parution : 2 août 2017 – Edition NLPrix papier : 16€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 274 – Genre : Thriller-Paranormal-Fantastique

 

Waouhhh !!! Moment d’arrêt, de « statufaction » (j’ai décidé que ça existait…) Mon esprit a subit un bug livresque! Une couverture étrange, sombre, très belle et un titre intrigant…

Tous les ingrédient sont réunis pour un excellent thriller avec ce   mélange des genres : romance, mais sans tomber dans le gnangnan, fantastique que la lectrice que je suis adore.

L’auteur ne laisse rien au hasard avec cette écriture fluide et addictive, j’ai fais une très belle découverte. Autant par l’écriture d’une grande qualité, que par l’intrigue déconcertante et extrêmement bien construite. On ne s’imagine pas un thriller doublé de fantastique, paranormal et pourtant l’auteur réussit le tour de force de présenter un récit crédible.

L’auteur arrive à ferrer son lecteur et l’embarque dans son récit, au point qu’il ne peut le lâcher !

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée…

On pourrait trouver bizarre que le surnaturel côtoie cette enquête hors norme, mais bien au contraire. L’auteur arrive à maintenir une tension sur une grande partie du récit avec des éléments que l’on ne voit pas venir, du moins que l’on a du mal à imaginer tellement c’est déconcertant…

On lit en apnée pour reprendre son souffle et se poser pour digérer, car c’est un livre qu’on ne peut lire que vite tellement on a envie de comprendre, de savoir et en même temps on se dit, non mais sérieux ? Oui sérieux, c’est tellement crédible qu’on se dit : « mais pourquoi pas ! Après tout ! » Pourquoi certaines personnes seraient douées de perceptions particulières et surtout pourquoi celles qui le seraient ne travailleraient pas dans la police ?

Lorsque l’on pense que l’auteur distille des infos comme ça, plus loin on comprend que les choses sont beaucoup plus compliquées que cela n’y paraît et l’auteur arrive à relier le tout d’une manière très surprenante.

Cécile, complètement perdue, mais on le serait à moins… Merlin, supérieur attachant meurtri par la vie… Et les autres : une équipe de choc, chacun avec ses qualités et surtout une équipe d’une grande empathie et d’une cohésion à toute épreuve.

Une lecture qui m’a fait passé par plusieurs sentiments… La révolte face au sexisme… L’empathie pour Cécile, perdue entre ses peurs, ses visions et ses envies et même cette petite romance, entre deux être meurtris par la vie est belle au point de trouver belle cette rencontre. La haine face aux découvertes et comme toujours on découvre que l’homme est un être vil, malsain et manipulateur, prêt à tout pour assouvir ses travers…

J’ai refermé ce livre en ayant un grand besoin de souffler, de respirer, de me remettre de mes émotions…

Merci aux éditions Numériklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Nouvelliste, auteur d’un premier roman, « Le Projet Alice » (2017). Avec « Tombent les anges » (2017), son second roman, elle confirme son talent indéniable pour construire des intrigues à la fois percutantes et captivantes.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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A pas de loup de Mylene Ormerod

Parution : 15 mai 2017 – Éditions Dreelune – Prix Numérique : 1,99€ – Pages : 74

Une belle surprise m’attendait avec « à pas de Loup » ! En principe je ne lis pas la 4ème de couverture en entier… Je me laisse parfois séduire juste par une couverture et là ce fut une belle surprise avec cette nouvelle écrite par Mylène Ormerod, publiée aux éditions Dreelune.

C’est court, mais c’est très bien construit et c’est beau ! Il y a un peu de romance… Mais cela n’envahit pas l’histoire… C’est plus comme une âme sœur que peu à peu sort de sa chrysalide…

L’auteur construit son récit peu à peu tout en douceur pour amener son lecteur à vivre et ressentir son univers où la réalité se mêle à la fiction.

Guerrier, une créature massive, aux crocs acérés et au regard d’acier est un loup pas comme les autres, avec qui vous apprendrez que l’animal peut avoir une conscience humaine…

« L’Homme est un loup pour l’Homme » mais la bête n’est pas celle que nous pensons… Vous pourriez être surpris par ce récit court mais très agréable à lire, que l’auteur a rendu vivant grâce à une jolie plume, très bien travaillée. Le lecteur ressent tout l’amour qu’elle a mis dans ces lignes et on se laisse embarqué.

La psychologie des personnage est finement travaillée, avec des émotions bien présentes et palpables. Les descriptions sont faites avec justesse pour le plus grand bonheur du lecteur qui peut les visualiser et passer un très bon moment avec eux.

Un auteur de talent, qui a une belle plume addictive et travaillée qui nous plonge dans son univers et le lecteur en ressort heureux d’avoir passer un très bon moment de lecture.

Karma de Jean-Charles Flamion

 

 

 

Parution : 27 mai 2017 – Édition : Séma Editions – Prix Numérique : 2,99€ – Prix papier :  10€ –  Pages : 88

Un livre bien étrange mais qui amène une réflexion intéressante sur le devenir de l’âme humaine ! 

Pour peu que les histoires de Karmas, résurrections, vies antérieures vous parlent, ce livre est fait pour vous.

Le lecteur est invité à suivre les tribulations d’une âme à travers ses nouvelles vies et je dois dire que même si le début était déstabilisant, je me suis trouvée entraînée dans l’aventure de plusieurs vies.

Le tout est parsemé de références historiques puisque les époques et les renaissances différents. … Avec une belle écriture, malgré quelques longueurs métaphysiques dont je ne suis pas fane, parfois même poétique à l’image d’une histoire racontée par un chaman, un guide spirituel… 

Jalonné de leçons de vies, point moralisatrices mais comme un fil conducteur qui pousse à la réflexion…

Ça se lit vite, bien et sans aucune prise de tête, malgré un thème qui saurait pu entraîner l’auteur dans la facilité d’un énième livre sur le sujet ! 

Je remercie Séma Édition pour sa confiance et ce partenariat. L’auteur a su m’entraîner dans une lecture atypique pas désagréable, qui pousse à la réflexion et une certaine introspection est nécessaire pour comprendre ce qu’il a souhaité transmettre…

Une lecture à la réflexion spirituelle parsemée de plusieurs vies, enrichissante.

Jean-Charles Flamion a quinze ans lorsqu’il publie sa première nouvelle dans un magazine spécialisé dans le polar. Au fil des lectures, ses goûts évoluent vers le fantastique. Il trouve son inspiration chez H.P. Lovecraft, Richard Matheson, Dean Koontz, Stephen King et Serge Brussolo. Auteur de quatre titres publiés par un éditeur local puis grâce à internet, il aime jouer avec l’interdit, les faiblesses et l’ambivalence de l’esprit humain. Son roman Les derniers jours d’Octobre a été étudié par les lycéens mosellans de Bitche en 2005 et 2006. Après une expérience journalistique comme correspondant au Républicain Lorrain entre 1995 et 1997, il reste proche de sa région d’origine et travaille aujourd’hui au Luxembourg.

Bibliographie 

Annabelle, avril 2015 – SMS, mai 2014 Maudit Christ, 1999 – Portraits polychromes (nouvelles), 2001 – Les derniers jours d’Octobre, 2004 – L’île interdite, 2006

Amisseum : Les Terres Inconnues de Maes Larson

Parution : 20 avril 2017 – Auto-édition

Prix: 15€99- Numérique 3€99 ( Amazon)

Pages :492 – Genre : fantastique-fantasy-magie

L’auto-édition recèle décidément bien des pépites ! L’auteur arrive à entrainer son lecteur dans un univers fourni, à la construction travaillée.

Dès que j’ai vu cette sublime couverture,  j’ai eu envie de plonger dans ce livre. Je n’ai remarqué le château que bien plus tard… J’ai été attirée par cette pyramide, cette lune… Et le château a pris tout son sens en découvrant l’intrigue…

3 ados se retrouver à faire des choix qui vont les engager.

3 ados qui vont mûrir et peut être trouver un sens à leur vie bien tracée et prévisible malgré les aléas de la vie.

Adam, grand frère attentionné et meurtrie par la maladie de sa petite soeur à qui il voue un amour inconditionnel, pragmatique à l’esprit cartesien. Isaac, dont les parents sont morts… élevé par une grand mère aimante, c’est le pessimiste de la bande. Ryan, le sportif de haut niveau confronté à des choix qu’il n’a pas envie de faire… un brin bagareur, fonceur… 3 amis complémentaires qui sont propulsés dans un univers bien different du leur mais qui va les grandir.

Malgré leurs doutes et leurs peurs ils sont unis et leur amitié est à toute épreuve et c’est bien ça qui les rend différents et attachants !

L’auteur nous entraîne dans un monde tellement bien construit qu’on ne peut qu’être en osmose avec ce livre ! Impossible à lâcher, même si le début semble long, mais il faut bien ça pour mettre en place cet univers !

Un univers parsemé de personnages, avec des noms, oh combien révélateurs du travail de l’auteur ! Des personnages travaillés,  qui auront, chacun, à un moment, leur rôle. Ils se croisent et se recroisent, parfois sans se rencontrés mais construisent chacun la trame de ce monde.

Un récit rythmé, captivant qui laisse le lecteur sur une ouverture vers d’autres aventures.

A quand le second tome ? Il me tarde de retrouver ces personnages et Unisseum…

Un livre difficile à lâcher, des personnages ordinaires qui sont parachutés pour vivre des aventures extraordinaires.

C’est le premier livre de cet auteur et je dois dire que c’est d’une qualité narrative irréprochable.

Une plume addictive, qui ne peut qu’entraîner le lecteur dans un univers fantasy très bien construit.

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Viktor de Nicolas Elie

 

 

Parution : 29 mars 2017 – Édition : ÉvidenceCollection  I-Mage-In-Air

Pages : 400 – Genre : thriller psychologique – fantastique

J’ai été attirée par cette couverture, étrange et surnaturelle… C’est seulement après que j’ai découvert son résumé !

Tout est réuni pour entraîner le lecteur dans une histoire bien glauque ! Viktor est un tueur, un vrai, un tueur dans l’âme qui vit les choses avec ses tripes. Mais un tueur avec des capacités intellectuelles hors normes !

On a parfois du mal à déceler le vrai du faux…. Viktor est habité par une âme ancestrale, une âme à l’âge indéfinissable. … il est habité par le goût du sang…. mais attention il ne tue que ceux qu’il pense devoir éradiquer de la surface de la terre qu’ils salissent par leur présence….

L’auteur, nous embarqué dans un récit qui change… un récit rarement abordé. … on frôle par moment le fantastique… mais c’est tellement étrange qu’on se demande si Viktor n’a pas des capacités de suggestions, même sur nous simple lecteur… simple spectateur…

Je n’ai jamais mis autant de temps à lire un livre aussi court…. Autant l’auteur m’a conquise avec l’histoire de Viktor, autant il m’a perdu avec son choix d’écriture ! Je n’ai pas compris la disparition des négations ! Mais pourquoi ? Pourquoi ce choix ? Pourquoi avoir allourdi un style qui est bon par cette absence ?

Je reste dubitative et frustrée ! Oui frustrée de constater que Viktor aurait pu être un petit bijou, mais qu’en fin de compte il restera entaché de cette absence linguistique qui donne tout son sens à une lecture et la rend fluide !

Je ressors de cette lecture comme vidée de mon énergie, à force d’avoir été coupée dans mon élan de lecture !

J’aurai compris ce choix, pour Viktor enfant, et encore… vu son intelligence…. j’aurai compris pour les proxénètes… mais impossible d’imaginer un psychologue, un directeur de banque, un directeur de grand hôtel faire des phrases sans négations !

En conclusion, un très bon livre avec une histoire bien travaillée mais l’absence de la négation allourdie et gêne la lecture en la rendant moins fluide. Après avoir contacté l’auteur, pour tenter de comprendre… Il présente ce choix comme déterminé par l’usage du langage parlé… Je dois dire que je n’adhère pas…

Malgré tout, j’ai hâte de relire l’auteur, s’il ne fait pas abstraction des négations, car si ses livres, sont de la qualité de « Viktor » au niveau de l’intrigue, c’est un grand écrivain de thrillers que voilà.

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