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Jessie – le roman de Stephen King adapté par Netflix

 

  • Titre original : Gerald’s Game 
  • Réalisation : Mike Flanagan
  • Scénario : Jeff Howard, Mike Flanagan
  • Acteurs principaux : Carla Gugino, Bruce Greenwood, Henry Thomas
  • Date de sortie : 29 Septembre 2017 
  • Durée : 1h43min
  • Genre : thriller-psychologique

Sans être le roman le plus connu de Stephen King, Jessie est une sacrée réussite, puisque sur 400 pages, l’auteur arrive à nous embarquer avec un seul personnage, Jessie, enfermé dans cette chambre…

Du coup, lorsque Netflix, a diffusé cette petite pépite, je ne pouvais laisser passer. Malgré une certaine appréhension… La bande-annonce laissait présager une adaptation fidèle au livre, ce qui promettait un très bon thriller psychologique.

Jessie se retrouve menottée au lit par son mari Gérald qui aime dominer… Sauf que Jessie en a un marre de ces jeux… Elle repousse son mari, qui fait une crise cardiaque. Jessie, toujours menottée se retrouve dans l’incapacité de se détacher. Tout le long du livre, elle va tenter de se libérer, de ne pas mourir de soif ou de faim et surtout de ne pas sombrer dans la folie.

Mike Flanagan propose une excellente adaptation. L’histoire démarre rapidement, Jessie, (Carla Gugino est formidable) ne passe pas le film toute seule avec ses pensées ou à se parler à elle-même. Le réalisateur trouve une façon très intéressante de mettre Jessie face à ses pensées.

Le passé de Jessie est décortiqué sous tous les angles, ses pensées et flashbacks sont très bien amenés pour permettre à l’intrigue de se dérouler sans que l’on s’ennuie. Aucun temps mort.

Peu à peu les souvenirs de Jessie ressurgissent et des visions commencent à la visiter, les ombres sont parfaitement maitrisées par le réalisateur qui arrive à montrer le parallèle entre ses souvenirs et sa situation… A ce qui l’a amené à être menottée à ce lit… Embourbée dans ses souvenirs…

Jessie, confrontée à ses monstres… Les monstres qui ne sont parfois pas ceux que l’on pourrait croire…

La tension monte crescendo et devient éprouvante autant pour le spectateur que pour Jessie.

Jessie m’a parfois mise mal à l’aise et cette impression est resté un certain moment palpable. Je pense que cela est largement dû au fait que la réalisation est très fidèle au livre et surtout que le jeu des acteurs est vraiment excellent.

L’actrice, Carla Gugino, réussit à faire passer beaucoup d’émotion, Bruce Greenwood et Henry Thomas, participent avec talent à cette ambiance malsaine.

En bref, une excellente adaptation, fidèle au livre ce qui en fait la meilleure adaptation à ce jour d’un livre de cet auteur. Le jeu des acteurs est excellent et malgré une mise en scène sans fioritures le rendu final est très bon.

Jessie est un film qui dérange, avec toutes ces peurs et angoisses abordées et il restera dans ma mémoire.

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Le Fils de l’Homme de Alfonso Cuarón

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Réalisateur : Alfonso Cuarón – Date de sortie : 18/10/2006
Nationalité : Britannique, Américain – Durée : 1h50
Genre : Science fiction, Thriller, Drame – Acteurs : Clive Owen, Clare-Hope Ashitey, Julianne Moore

Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l’annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte – un fait qui ne s’est pas produit depuis une vingtaine d’années – et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection…

 

Je ne sais combien de fois j’ai vu ce film, mais je sais une chose, il ne m’a pas révélé tous ses secrets et mon plaisir est grand à chaque fois, c’est pour moi, le meilleur film d’anticipation de sa génération ! Une réflexion sur les dérives annoncées de l’humanité.

Adaptation du roman éponyme de P.D. James, « Les Fils de l’homme » est une grande réussite, aussi brillant qu’effrayant, le film d’Alfonso Cuarón peint une sombre vision de ce que nous réserve l’avenir, avec ce qu’il y a de plus terrifiant, l’humanité condamnée à l’infertilité.

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En 2027, cela fait 18 ans, qu’aucun bébé n’a vu le jour, ce qui engendre un chaos planétaire. Les immigrés sont stigmatisés et traqués, les rebelles lâchent des bombes dans le but de faire plier des gouvernements de plus en plus sécuritaires.

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Dans ce monde où les kits de suicides sont distribués à la population, un espoir renaitra en la présence d’une immigrée clandestine porteuse d’un enfant. Chacun cherchera à se l’approprier pour son propre intérêt et Théo se retrouve, le protecteur du dernier espoir de l’humanité. Le tout dosé avec talent et vérités assénées tout le long du film !

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Les scènes se succèdent les une après les autres, dans un brio remarquable, caméra à l’épaule, comme un reportage de guerre, d’une grande réalité, des plans-séquences qui se succèdent magistralement pour notre grand bonheur, d’une grande maîtrise, notamment la  scène « de la voiture » et celle de la rébellion finale.

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Le tout nous maintient dans un stress continu, une tension permanente, pour notre plus grand plaisir.

Le jeu des acteurs est superbe. Clive Owen campe avec grande classe le personnage de Théo, qui peu à peu  réveille le militant qui est en lui, sans grand discours mais avec une grande simplicité dans ses actes. Michael Caine, est génial en néo baba-cool. Je regrette juste l’absence de Julianne Moore, d’une grande partie du film.

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Lorsque le film se termine, on ne pourra qu’être touché par cette tristesse perceptible tout le long et l’on retiendra le message final avec cette lueur d’espoir.

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La musique a été choisie avec talent et donne une bande son époustouflante : King Crimson, Radiohead, Aphex Twin.

Brillant !

Comme c’est le mois d’halloween je participe au challenge 😉

 

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Challenge Halloween 2016

 

 

The door de Johannes Roberts

581102.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisateur : Johannes Roberts
Date de sortie : 01/06/2016
Nationalité : Britannique, Indien
Durée : 1h36
Genre : Épouvante-horreur

Acteurs : Sarah Wayne Callies, Jeremy Sisto, Suchitra Pillai-Malik, Javier Botet…

Une famille américaine mène une paisible existence en Inde jusqu’à ce qu’un accident tragique prenne la vie de leur jeune fils. La mère, inconsolable, apprend qu’un rituel antique peut lui permettre de lui faire un dernier adieu. Elle voyage alors jusqu’à un ancien temple, où se trouve une porte qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mais quand elle désobéit à l’avertissement sacré de ne jamais ouvrir cette porte, elle bouleverse alors l’équilibre entre les deux mondes.

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Johannes Roberts, le réalisateur, nous emmène en Inde, pays emprunt de mysticisme. La culture indienne sert de contexte à ce long métrage, donc il y a un vrai travail de recherche sur la religion et les croyances multiples de ce pays, ce qui laissait présager, avec cette base intéressante, un bon film.

Une mère qui a perdu son fils dans un tragique accident de voiture (Sarah Wayne Callies) aux prises avec des forces occultes qu’elle est allée réveiller dans un vieux temple aux pouvoirs magiques. Selon une mythologique ancestrale, le lieu permet de parler une dernière fois avec les disparus, à condition de ne pas ouvrir la porte, qui nous sépare du monde des morts.

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En fin de compte c’est la seule chose de bien dans ce film, que j’ai trouvé prévisible ! Quelle personne, n’ouvrirait pas cette fameuse porte ? L’intrigue n’est pas assez travaillée, les scènes d’épouvantes n’ont rien d’épouvantables et cela n’apporte aucune nouveauté au genre horrifique.

Pourtant j’ai bien cru que cela allait décoller, avec cette chose derrière la porte…

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The Door n’a d’horrifique que son scénario.

Malgré un épilogue intéressant, si vous voulez avoir peur ce film n’est pas pour vous !

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Challenge Halloween 2016

 

 

The Witch film de Robert Eggers

1297806973801_ORIGINALRéalisateur : Robert Eggers
Date de sortie : 15 juin 2016
Durée : 1h48
Acteurs : Kate Dickie, Anya Taylor Joy, Ralph Ineson, Harvey Scrimshaw …

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation,
menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

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Sélection officielle du 23ème festival international du film fantastique de Gérardmer, The Witch a remporté le prix du jury Syfy (en partenariat avec Canalsat)

Ce film se rapproche plus du drame historique et familial que du thriller fantastique. Alors qu’il est vendu comme film d’horreur, il n’aura malheureusement pas beaucoup de succès, alors que c’est un bon film, grâce auquel on apprend sur cette période. Bien accueilli dans l’ensemble par la presse, les spectateurs n’ont pas accroché, semble-t-il pas assez horrifique! le manque de frayeurs et d’hémoglobines y est pour beaucoup.

La sorcellerie devient une arme pour régler ses comptes, un jeu dont sont prisonniers les colons du fait de leurs croyances religieuses : le Mal ne peut exister que par le Diable !

Si vous voulez voir un film d’horreur dans les standards actuels, passez votre chemin. Si vous voulez plonger au milieu d’une famille puritaine en proie au mal et vous laisser envoûter par une atmosphère pesante et un visuel soigné alors ça pourrait vous plaire.

Le rythme est assez lent mais l’histoire et la psychologie des personnages sont vraiment intéressantes.

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Ce que le jour doit à la nuit : film d’Alexandre Arcady

20159308Réalisateur : Alexandre Arcadyl
Date de sortie : 12 septembre 2012
Scénario : Alexandre Arcady et Daniel Saint-Hamont d’après le roman de Yasmina Khadra
Durée : 2h39
Musique : Armand Amar

Acteurs : Fu’ad Aït Aattou, Nora Arnezeder, Anne Parillaud,Vincent Pérez, Mohamed Fellag, Anne Consigny, Nicolas Giraud, Matthias Van Khache, Olivier Barthelemy, Matthieu Boujenah, Marine Vacth, Tayeb Belmihoub, Iyad Bouchi, Jean-Francois Poron…

Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu’il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l’ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d’amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays.

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Un très belle adaptation d’Alexandre Arcady, du sublime livre de Yasmina Khadra qui aurait mérité un plus grand succès.

Pas évident de qualifier ce film, c’est un mélange des genres : Film historique, film d’amour, film d’action.

« Ce que le jour doit a la nuit » respecte son sujet à la perfection, sans s’éparpiller une seconde. Une succession d’émotions, tristesse, joie, frustration…

Les sentiments des personnages sont tellement vivaces que nous les vivons avec eux.

Sur fond de paysages algériens magnifiques,  une histoire d’amitié et d’amour qui ne se ternira jamais.

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Un message, une leçon de vie rarement aussi bien livrée au cinéma : il faut vivre sa vie sans jamais laisser le moindre obstacle se placer sur notre chemin.

La musique de fin de Idir est un beau clin d’oeil à la Kabylie et cette musique ne fait que nous émouvoir encore plus fort.

 

The boy de William Brent Bell

imageRéalisateur : William Trent Bell
Date de sortie : 27/01/2016
Nationalité : USA
Durée : 1h38
Genre : Épouvante

Acteurs : Lauren Cohan (Greta), Rupert Evans (Malcolm), Ben Robson (Cole), Jim Norton (M. Heelshire), Diana Hardcastle (Mme Heelshire) …

Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie…

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William Brent Bell s’est spécialisé dans les films d’horreur et s’est fait connaître en 2005 avec Stay Alive, où la mort franchit la barrière du virtuel pour tuer les joueurs du jeu. En 2012 Devil Inside sur l’exorcisme. Pour The Boy, il s’inspire de maison hantée (que l’on retrouve dans La Dame en noir et The Conjuring), et situe son action en Grande-Bretagne, là où les manoirs inspirent.

J’ai quand même hésité à visionner ce film mais je me suis laissée tenter par ma fille.

Dans ce film, le réalisateur, offre à Lauren Cohan, que l’on connaît pour son rôle de Maggie dans la série The Walking Dead, son premier grand rôle au cinéma.

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Même si on pense à une copie du film Annabelle inspiré de The Conjuring, on se retrouve avec un film plus intime et plus noir, en s’appuyant pour cela sur son personnage principal qui suscite la sympathie, l’intrigue est beaucoup plus étoffée et prenante.

Ce château grandiose sert de somptueux décore tout le long du film et on plonge dans un huis clos avec un malaise qui monte en puissance.

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Greta, qui ne se laisse pas convaincre par ce que lui demande le couple, essaie de percer le mystère qui entoure cette famille, mais elle-même va se perdre dans ses cauchemars et dans sa peur de cette époux violent qu’elle a fuie, mais qu’elle sent se rapprocher.

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La musique joue un rôle important dans l’ambiance du film, elle ponctue avec justesse les rebondissements.

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William Brent Bell nous amène jusqu’à un final assez convaincant. Si l’on accepte l’histoire du départ The Boy parvient à nous tenir en haleine, grâce  à un scénario très bien ficelé, qui ne laisse rien au hasard.

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Si vous vous attendez à un film d’horreur, vous risquez d’être déçus, en effet nous sommes en présence d’un film angoissant certes, mais pas d’horreur.

 

Les Enquêtes du Département V : Miséricorde

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Résumé Allo Ciné :

Suite à l’échec d’une opération, l’inspecteur chef Carl Mørck est affecté à la Section Q, dédiée aux vieilles affaires classées. Elle ne compte que deux membres : lui-même et son nouvel assistant, Assad. Bien qu’on leur ait ordonné de se contenter de lire et de trier les dossiers, l’opiniâtreté de Carl les plonge dans les mystères de la disparition de Merete Lynggaard. Cette belle femme politique a disparu cinq ans plus tôt d’un ferry. Le seul témoin est son frère, atteint de lésions cérébrales, qu’on a retrouvé hurlant sur le pont. L’affaire a été momentanément classée, concluant au suicide. Mais peu convaincus par cette explication, Carl et Assad se lancent dans une enquête qui les mènera bien au-delà de l’apparente courtoisie de la société scandinave.

Mon avis :

Un polar glaçant et sombre. Un très bon film avec un très bon casting , c’est du bon cinéma qui nous vient du nord, pas de course poursuite mais des états d’âmes.

Au delà de l’enquête il y a deux personnalités, Carl et son assistant Assad. Des rôles taillés sur mesure avec des caractères forts que tout oppose. Carl est introverti et taciturne, Assad est doux et plus optimiste. Ils vont faire preuve d’obstination pour aller au bout de leur enquête.

Nikolaj Lie Kaas est étonnant et joue parfaitement son rôle de rustre, il est d’une grande sobriété et le duo avec Fares Faress fonctionne bien.

Un scénario captivant et sans chichi, avec une intrigue tordue mais surprenante. Mikkel Norgaard a le sens du rythme nécessaire pour faire un thriller qui a de la gueule.

Je vous recommande la lecture du livre, qui est un vrai bijoux! je l’avais lu avant c’était donc très plaisant

 

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Résumé :

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s’acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d’encre. Mais, faute d’indices, la police avait classé l’affaire. Jusqu’à l’intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d’origine syrienne. Pour eux, pas de cold case …

Couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, le thriller de Jussi Adler-Olsen, première enquête de l’inspecteur Mørck, est un véritable phénomène d’édition mondial.

Ma lecture actuelle, dont je vous parlerais dans un prochain post :

 

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Avec une sortie le 8 avril au cinéma

Les Enquêtes du Département V : Profanation