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Film We are what we are de Jim Mickle

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Réalisateur : Jim Mickle
Date de sortie : 2013
Sortie DVD : 03/09/2014
Nationalité : USA
Durée : 1h33
Genre : Drame, Épouvante

Acteurs : Bill Sage (Mr Parker), Ambyr Childers (Iris Parker), Julia Garner (Rose Parker), Michael Parks (Dr Barrow), Kelly McGillis (Marge), Laurent Rejto (le curé), Kassie DePaiva (Emma Parker), Jack Gore (Rory Parker), Wyatt Russell (Anders)…

Les Parker sont connus dans le village pour leur grande discrétion. Derrière les portes closes de leur maison, le patriarche, Franck, dirige sa famille avec rigueur et fermeté. Après le décès brutal de leur mère, Iris et Rose, les deux adolescentes Parker, vont devoir s’occuper de leur jeune frère Rory. Elles se retrouvent avec de nouvelles responsabilités et n’ont d’autre choix que de s’y soumettre, sous l’autorité écrasante de leur père, déterminé à perpétuer une coutume ancestrale à tout prix. Une tempête torrentielle s’abat sur la région, les fleuves débordent. Les autorités locales commencent à découvrir des indices qui les rapprochent du terrible secret des Parker…

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Directement adapté du film mexicain de Jorge Michel Grau, sorti en 2010, ce remake américain est moins gore que l’original, beaucoup plus axé sur la psychologie des personnages au détriment de l’imagerie sanguinolente (le titre original du film de Jorge Michel Grau était Ne nous jugez pas, transformé en We are what we are pour sa distribution internationale).

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En général les americains font un remake lorsqu’ un bon film étranger rencontre un certain succès à l’international, au lieu de sortir dans leurs salles le film original doublé ou avec des sous-titres… la démarche est ici assez surprenante car « ne me jugez pas » n’a rencontré qu’un succès moyen au Mexic.

« We are what we are » n’est pas un chef d’oeuvre, pas de sursauts à répétition, pas d’hémoglobine, mais une lenteur mesurée avec des plans très réussis.

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L’horreur prend tout son sens dans ce film froid et dérangeant, il vous glace le sang.

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On est immergé dans la vie de cette famille, dans l’horreur que l’on découvre petit à petit et que l’on se refuse de croire.

Le final est hallucinante, je ne m’y attendais pas.

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CONTAGION #LeFilmDeLaSemaine2016 – 16/52

 

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Peu importe que ce film soit bon ou non, ce qu’il est intéressant d’analyser c’est le message qu’il véhicule !

On nous invite à penser que les institutions gouvernementales sont « extrêmement » efficaces dans ce genre de situation et que les critiques extérieurs sont impostures.

Le film démarre en montrant comment quelques personnes malades, en déplacement pour leur routine quotidienne, peuvent facilement en contaminer des milliers.

Le sujet d’introduction est simple : un virus mortel peut se répandre autour du monde en quelques jours.

Ce scénario terrifiant de réalisme est une manière très efficace d’accrocher l’audience et de causer un état de frayeur. Pendant ces scènes, la caméra zoome quelques secondes sur des objets communs qui peuvent transmettre les microbes, assez longtemps pour que le spectateur réalise : « Hé, je touche parfois ces choses ! Cela pourrait être moi ! »

Après des mois d’horreur et des centaines de millions de morts, une solution finale ressort et sauve l’humanité : la vaccination en masse.

Un film-catastrophe créé pour la distraction ou pour enseigner au public ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas quand une catastrophe se produit ?

L’OMS participerait-elle à un film simplement pour distraire ?

Quand le vaccin H1N1 a été diffusé en 2009, que des campagnes massives de vaccination ont été organisées, de nombreux citoyens, des figures d’autorité incluant des officiels de la santé publique, des médecins et des spécialistes s’y sont opposés. Ils déclaraient que le vaccin n’était pas utile, insuffisamment testé et qu’il avait des effets secondaires négatifs.

En associant le personnage corrompu d’Alan au « mouvement anti-vaccin », le film discrédite tous ceux qui remettent en question la nécessité de campagnes de vaccination.

Si un autre virus devait frapper, les spectateurs de Contagion seraient plus enclins à ignorer ces mouvements.

En d’autres mots, le film dit : « Les conspirationnistes sont des menteurs corrompus dangereux pour la sécurité publique et ils devraient être arrêtés. Ne les écoutez pas »
Écoutez les autorités et prenez le vaccin… sinon vous mourrez. »

Fait intéressant : le film est sorti DVD au moment où l’OMS a été accusée d’exagérer le nombre de morts de la nouvelle grippe aviaire H5N1.

Crimson Peak #LeFilmDeLaSemaine2016 – 15/52

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Après avoir succombé aux charmes d’un bel inconnu, une jeune femme se retrouve dans une étrange maison au faîte d’une montagne d’argile rouge sang : Un endroit empli de secrets qui la hanteront jusqu’à la fin de ses jours. La vérité est là quelque part, entre désir et ténèbres, mystère et démence, cachée aux flancs de Crimson Peak.

J’ai fais la connaissance du réalisateur avec Le Labyrinthe de Pan, un conte fantastique à la fois inquiétant et plein de poésie, situé dans une Espagne marquée par la guerre civile. Un climat social que l’on retrouve également dans l’un de ses premiers films, L’Echine Du Diable, reflétant chez Del Toro, un goût prononcé pour le genre horrifique. Cette prédilection que l’on retrouvera également dans ses nombreuses productions telles que Don’t Be Afraid of the Dark, L’OrphelinatMamà ou encore la série télévisée The Strain.

La bande annonce est, encore une fois, trompeuse : le film n’est pas tellement effrayant.

Le film a trop été vendu comme un film d’épouvante, alors qu’on est dans un film fantastique romantico-gothique. Le réalisateur ne cherche même pas a nous effrayer, donc ne vous attendez pas à avoir peur. Le plus important dans ce film, c’est l’histoire et le mystère qui plane, avec une dose de paranormal.

La maison hantée devient un personnage à part entière et à l’identité propre.

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C’est l’élément le plus important du film.

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Guillermo Del Toro ayant en tête chaque détail l’a faite construire de toute pièce.

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Ce film est génial à tous les niveaux, même si l’histoire et le scénario pêchent après une heure de visionnage. Bien sûr l’esthétique et l’aspect horrifique compensent quelques peu les défauts. Pas le meilleur film de Guillermo Del Toro mais un des plus angoissants. Frissons garantis !

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