Archives du mot-clé polar

Meurtre sur Oléron – Les mouettes ne se marrent plus de Line Dubief

 

Parution : 2 mars 2017 Editeur : La Geste Collection le Geste Noir – Prix papier :  13,90€ –  Pages : 304 – Genre : Polar

 

En refermant ce livre, un sentiment de plénitude m’a envahi… J’ai passé un excellent moment avec une lecture douce et emprunte de délicatesse, malgré le drame qui est la trame de ce polar digne de ce nom, porté par une maison d’édition qui s’attache à promouvoir la culture entre Loire et Gironde en publiant chaque année une centaine d’ouvrages sur les régions du Centre-Ouest.

Une intrigue simple mais rondement menée dans laquelle on suit l’inspecteur Eustache et le gendarme Oscar qui enquêtent sur le meurtre de Mathieu Rimbaud, fils de l’épicier, retrouvé mort sur la plage de La Brée, sur l’Ile d’Oléron.

La construction narrative imaginée par l’auteur donne du peps au récit, puisque le meurtre est perpétré le 21 juillet et que les chapitres nous ramènent au 16 juillet… Comme un compte un rebours… Qui permet de vivre en fin de compte l’enquête d’une autre façon… Mathieu nous raconte… Se raconte… Jusqu’au jour de sa mort…. Le tout entrecoupé de chapitres ramenant au présent pour permettre au lecteur de suivre le déroulé de l’enquête.

On découvre, Mathieu, passionné, simple, qui vit de petits boulots, fait la fête… Fume un joint de temps en temps… L’archétype du jeune d’aujourd’hui… Pourtant, une chose perturbe Mathieu… Mais lui-même ne comprends pas très bien… Jusqu’au jour où il comprend et ce jour lui sera fatal…

Une lecture tout en fraicheur, subtile écrite avec talent. Les descriptions sont telles que le lecteur arrive très bien à s’imaginer ces paysages décrits par l’auteur, ces odeurs … L’auteur nous fait vivre ces paysages de Charente-Maritime, sans jamais tomber dans des longueurs qui rebuteraient le lecteur.

Le duo d’enquêteurs est excellent et l’humour amène le sourire au lecteur.

Une écriture qui change des polars nordiques et des thrillers que j’affectionne particulièrement.

On suit l’intrigue jusqu’au bout, avec plaisir, avec délectation comme un bonbon qu’on prend le temps de déguster, on déguste ce polar au dénouement inattendu…

Bravo à l’auteur, pour ce premier roman à l’intrigue très bien construite et bien ficelée. Une excellente surprise.

Merci à l’auteur pour sa confiance et sa patience… Je suis très en retard dans mes retours… Mais je n’oublie personne 😉

Née en 1961 en région parisienne, alors qu’elle prépare son bac littéraire, Line Dubief choisit d’interrompre ses études pour voyager. De petits boulots en petits boulots, de contrées en continents, toujours passionnée de lecture, elle finit par s’installer en Franche-Comté. Elle y élève ses deux enfants et reprend le cours de sa formation.  Aujourd’hui, ingénieur d’études à l’université de Franche-Comté, elle partage sa vie entre son travail, ses enfants et petits-enfants, son ami, ses amis, son jardin et bien entendu les livres et, depuis plusieurs années, l’écriture.  Meurtre sur Oléron, est son premier roman.

Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Publicités

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – L’Arménien de Carl Pineau

Parution : 6 décembre 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2.49€ – Prix Papier : 16,90€ – 311 PagesGenre : Thriller – Polar

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Avec son premier roman, l’auteur, Carl Pineau, fait le pari de nous embraquer dans les années 80, ce qui est très intéressant et je dois dire que de ce côté-là on est servi…. L’ambiance est vraiment palpable et tellement bien retranscrite qu’on s’y croirait.

Une histoire somme toute banale, un caïd des nuits nantaises qui se fait assassiner, cela aurait pu être une histoire simple, sans fioriture qui aurait fait passer un bon moment, sans laisser de souvenir impérissable. Mais l’auteur a un vrai talent et la construction narrative est excellente avec ces flashbacks, permettant peu à peu au lecteur de comprendre pourquoi le personnage principal, Luc, est retrouvé mort ce 22 décembre 1989, deux balles dans la peau, partiellement calciné…

L’auteur a réussi le tour de force de m’entrainer dans cette ambiance sombre du monde de la nuit, avec cette liberté qui prédominait au début des années 80, avec sexe à gogo, sans protection… C’est glauque, c’est cru, c’est noir et tellement bien construit que l’on visualise la drogue, les dealers, les boites de nuit avec ces videurs, bâtis comme des armoires… King Kong, un personnage secondaire archétype des nuits chaudes…

Bertrand, coiffeur et seul véritable ami de Luc., qu’on aime et déteste à la fois, queutard sans vergogne, confronté à la perte de son meilleur ami… Petite frappe des milieux nantais, dealer d’herbe à ses heures, mais avec de l’honneur, car ne veut pas toucher à la drogue dure… Qui fera connaître les endroits les plus mal famés de Nantes à Luca… Il va l’initier au monde de la nuit, comme un grand frère qui guide…

Françoise, psy de Luc depuis son enfance, qui a développé des liens qui peuvent sembler particuliers, mais que l’on arrive à comprendre au fil de la lecture.

La trame est différente de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui, puisque ce n’est pas réellement un déroulé d’enquête policière que nous suivons, mais la voix de ses amis qui nous font remonter le fil des évènements.

Carl Pineau, propose une intrigue très bien bien ficelée qui peut sembler débuter lentement, mais qui peu à peu entraine le lecteur vers des révélations qui donnent envie de poursuivre la lecture pour comprendre et surtout apprendre à connaitre ces personnages très bien construits, très différents les uns des autres, certains détestables, d’autres attachants… Un langage très crue,parfois vulgaire, qui peut choquer… Mais auquel on se fait très bien puisqu’il cadre parfaitement aux personnages et à l’atmosphère des années 80.

J’ai particulièrement apprécié l’alternance des points de vue et celle alternance entre passé et présent… Même si parfois, il fallait que je m’accroche pour savoir qui parlait … Les indications de temps restent assez floues, certainement voulues par l’auteur pour dérouter son lecteur et l’obliger à se concentrer sur l’intrigue et la construction narrative.

L’auteur parsème son histoire des évènements majeurs des années 80, l’élection de Mitterrand… La chute du mur de Berlin… La découverte du Sida et surtout l’impact que cela va avoir sur les relations sexuelles, la prise de conscience du danger des MST… Mais surtout la transcription de la vie des jeunes de cité et la seule échappatoire qu’ils trouvent en dealant, la place qu’ils ont du mal à se faire sans ces années « touches pas à mon pote » et le racisme auquel ils sont confrontés… En fin de compte, même si les choses ont quelque peu changé… Malgré les années d’écart… Peu des choses ont changé… Dans l’esprit de certaines personnes…

La couverture, faite «maison» présente bien l’ambiance froide et sombre des nuits nantaises dans laquelle le lecteur va plonger.

Pour un premier roman, l’auteur propose un excellent livre, auquel je n’ai trouvé aucun défaut, une plume très bien travaillée et un talent d’écrivain pour le plus grand plaisir des lecteurs amoureux des bons polars.

 

Né en 1966 à Nantes, Carl Pineau commence très tôt à fréquenter la vie nocturne de la ville. Il est encore très jeune lorsqu’une discothèque l’embauche pour animer les soirées. Les lieux cultes nantais deviennent pour lui un univers familier. À 21 ans, il quitte le monde de la nuit et reprend des études. Nantes est sa ville de cœur. Pourtant, en 2009, avec sa femme et ses deux enfants, il décide d’aller voir le monde pour réaliser son rêve d’enfant: écrire.

La famille se fixe d’abord au Québec, où Carl suit les cours de création littéraire de l’université de Laval et entame L’Arménien, et marque le début de la collection Nuits Nantaises.

Depuis 2015, la tribu habite en Thaïlande, où Carl continue d’écrire. Malecón, thriller politico-financier situé entre Paris et Cuba, sortira en 2018. Deux autres polars de la série Nuits Nantaises sont également en rédaction.

Plus d’information sur le blog de l’auteur sur la page Facebook de Carl Pineau et sur son twitter.

Challenge ABC 2017 auto-édition 

17758202_10209531203857745_368592036455944819_o.jpg

 

Challenge polar 2017-2018 –                     ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

 

Parution : 24 août 2017 – Sonatine EditionPrix papier : 21€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 450 – Genre : Thriller- Polar –

 

Aucun espoir de sortir de cette lecture indemne! Aucun espoir de reprendre son souffle, dans cette noirceur qui te colle à la peau dès les premières lignes… Dès les premières lignes tu sais que tu vas plonger dans un abîme de désespoir sans fond, sans possibilité de t’en sortir, au même titre que ces personnages complètement meurtris, que la vie n’a pas gâté, mais surtout que la vie pousse à faire des choix parfois contradictoires, mais nous, lecteur qu’aurions nous fait ? Qu’aurions nous proposer pour nous extirper de cette moiteur étouffante qui te colle à la peau ? Aurions-nous pu faire des choix différents ?

L’auteur nous entraine dans un récit lent, mais salvateur, au rythme des balades en pick-up de Russel, fraîchement sorti de prison après 11 années derrière les barreaux…. C’est peu à peu que l’on apprend pourquoi… C’est peu à peu que l’on comprend le désespoir de la vie qui bascule en une fraction de seconde… Sa sortie de prison ne sera pas de tout repos… En même temps Russel est-il prêt à se reposer ? Est-il prêt à laisser le fardeau de la culpabilité qu’il traine avec lui sur la route des kilomètres qu’il égéenne ?

« Le soir parfois je m’asseyais sur la véranda et ce que j’entendais c’était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu’il y avait plus personne sur terre. »

Peut-être pense-il pouvoir le faire avec Maben… Maben qui se retrouve sur le chemin de Russel… Les hasards sont parfois tellement étranges, qu’on se demande si le Dieu écrivain ne manipule pas quelque peu son lecteur, pour l’entrainer encore plus dans la déchéance humaine… Une déchéance larvée, qui est présente à un virage… Un virage que la vie te fait prendre, sans que tu puisses le voir, l’appréhender… Un virage que tu prends parfois trop vite qui fait tout exploser en mille morceaux… Et là ta vie, git à tes pieds et tu ne peux que tenter de ramasser les morceaux… Tenter de recoller… Mais attention, même quand on recolle un vase, le vase n’est plus pareil… Ainsi va la vie… Ainsi va la vie de ces deux êtres dont les chemins se croisent…

C’est noir, c’est profond, c’est moite de cette chaleur qui étouffe, comme cette vie qui étouffe nos personnages… Fuir, fuir pour tenter d’aspirer cet air qui vient à manquer… L’air qui se raréfie, au rythme des lignes, des pages qui sont de plus en plus sombres…

Le lecteur se lie à sa lecture, d’amour et de haine tout à la fois… D’amour de ces lignes et de ce style narratif déstabilisant, que l’auteur emprunte… Comme pour faire un parallèle avec les dégâts de la vie… Une écriture incisive et tellement descriptive que le lecteur se prend une claque dans les deux sens du terme. La première, parce que cette écriture est inhabituelle et la seconde quand on comprend où l’auteur nous emmène… Il nous prend par la main doucement, avec précaution, pour ensuite balancer un uppercut à son lecteur qui comprend qu’il a été pris au piège… Comme les personnages… Pris au piège d’une vie sans issue… D’une vie morne… Noire… Et tellement laide…

On avance, on suit ces êtres malmenés, qui cherchent l’absolution… Le pardon… Cherchant la paix… Une lueur d’espoir… Car l’humain est ainsi fait, il garde l’espoir même dans les moments les plus sombres.

« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir…. »

Le titre en anglais « Desperation Road – La route du désespoir » est très évocateur et retranscrit parfaitement l’ambiance. Michael Farris Smith nous entraine « nulle part sur la terre » pour nous montrer la route, le chemin et même si j’ai été saisie par quelques longueurs, l’auteur est arrivé à me faire comprendre que ces longueurs sont salvatrices, aussi bien pour moi dont la lecture se fait parfois en apnée… Que pour ses personnages fracassés par la vie, qui cherchent la lumière… Au bout de la route… L’espoir est là…

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir cette plume vers laquelle je retournerai avec plaisir.

Michael Farris Smith est nouvelliste et romancier. Il est titulaire d’un doctorat (Ph.D.) de l’University of Southern Mississippi. Il a été professeur associé d’anglais au département de langues, littérature et philosophie à la Mississippi University for Women à Columbus. Après « Une pluie sans fin » (Rivers, 2013), « Nulle part sur la terre » (Desperation Road, 2017) est son deuxième roman. « The fighter » sortira en mars 2018.

challenge un pavé par mois 

challenge-un-pave-par-mois

 

 

 

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Olagarro de Ludovic Bouquin

Parution : 23 février 2017 Édition : Pousse au Crime

Pages : 196 – Genre : Polar

Ce qui m’a attiré en premier dans ce livre c’est sa couverture ! Comme quoi, son importance est grande. Ensuite le quatrième de couverture a fait le reste.

Une jeune artiste peintre qui vend toutes ses toiles à un mécène inconnu, se retrouve prise dans les filets d’une histoire qu’elle n’imaginait pas…

2015 – Paris, Alicia, artiste peintre en plein essor, confronté&e à son passé.

2015 – Bordeaux, un homme retrouvé mort dévoré par des fauves. Ce mot étrange, olagarro, l’unique point de départ d’une enquête qui s’annonce difficile pour le commissaire Nekka.

1979 – Pays Basque espagnol, un douanier poignardé sur une montagne.

Plusieurs histoires en parallèle mais avec pour fil conducteur ce fameux mécène inconnu…Pour en fin de compte ne faire qu’une histoire bien amenée et bien construite.

Le roman débute sur les chapeaux de roues, à travers un voyage aux Pays Basque à la recherche de la vérité…

Une vraie enquête menée sans temps morts, ce qui donne un rythme intéressant à la lecture. A peine 200 pages pour ce livre qui se lit vite et avec plaisir, malgré une seconde partie moins intéressante, qui s’essouffle un peu…

Avec « Olagarro » on plonge dans un polar intéressant et bien construit, avec les codes que les amateurs de polars apprécient. N’étant pas une fana de ce genre, l’auteur a réussi à m’embarquer dans son univers et j’ai lu avec plaisir.

challenge polar et thriller 2016-2017 logopolarssharon1

ABC 2017 _ Policier / Thriller capture

 

Né en 1973, Ludovic Bouquin a grandi en Côte d’ivoire. De ses années africaines, il a rapporté des couleurs, des ambiances qu’il a précieusement gardées à l’heure de gagner le Sud-Ouest de la France où il est désormais installé. Il partage son temps entre l’informatique et l’écriture.

Je m’appelle Birdy de Franco Mannara

 

Parution : 8 mars 2017 – Édition : Calmann-Lévy – Prix  broché : 1819.90€

Pages 416 – Genre : Polar

« Sexe, Drug and Rock N Roll »

Âmes sensibles s’abstenir ! 

Voilà ce qui m’a donné envie de lire « je m’appelle Birdy » Du coup j’étais malgré tout sur la réserve, car des accroches comme celle-là même si elles laissent présager des coups de cœur ne sont que de la poudre aux yeux. Et puis voir Caryl Ferey inviter à la lecture, on se dit quand-même il doit être bon ce bouquin ! Et bien je peux vous dire que tout cela n’est pas de la poudre aux yeux et que je me suis pris un méga trip !

Avec ce premier livre Franco Mannara compose un polar comme un opéra Rock qui te laisse sur les rotules à la fin !

Un livre trash, hyper trash ! Mais quel putain de livre !!!

Un livre qu’on n’oublie pas facilement ! Une claque livresque à tous les niveaux. Impossible à lâcher une fois qu’on le commence.

L’auteur connaît bien le milieu dans lequel il nous embarque, dans lequel il nous balance sans bouée de sauvetage et autant dire que la claque dans la gueule n’est pas loin !

Punaise je suis passée par tellement d’émotions : révolte, haine, envie de meurtre…  

On découvre les travers, les vices de ceux pour qui le fric ne suffit pas, pour qui le besoin de domination est tel qu’il en devient dégueulasse et crade. Crade au point que tu as envie de prendre une douche parce que la crasse colle à ta peau, colle à ton âme. 

Ici l’auteur nous plonge dans le monde  de la nuit, la drogue, la sniff, les petites pilules bleues côtoient le sexe mais le sexe qui révulse le sexe qui te sali, le coup tiré vite fait et qui te laisse un goût amer, un coup dont tu ne te souviens pas tellement t’es défoncé.

Avec l’auteur on plonge dans le monde de la défonce, le monde de la drogue dont on a du mal à s’extirper !

Mais attention malgré les morts suspectes, la drogue et la montagne de merde, la beauté pousse parce que la merde fait un bon engrais ! 

Ces meurtres qui jalonnent sont-ils le fait d’un tueur en série ou dus à l’univers de la nuit ? Il appartient à Ibanez, flic atypique, gitan rejeté par les siens et meurtri par la vie de le découvrir !

Paolo, guitariste, qui n’hésite pas à sniffer sa dose pour se mettre dans l’ambiance va se retrouver parachuter  détective pour payer sa dette…. 

Ces deux hommes, vont se retrouver télescoper par la force des choses et c’est jouissif ! Jouissif car l’auteur ne ménage pas nos nerfs et n’ira pas par quatre chemin pour nous plonger dans l’horreur jusqu’à la fin !

Je remercie l’auteur pour cette lecture pour cette écriture pour ces mots pleins de justesse et de talent. Alors oui c’est trash, c’est crade, c’est Vil, c’est noir mais c’est tellement humain ! L’humain est représenté dans tout ce qu’il a de décadent et d’horrible. Tellement horrible que vous ne pourriez deviner…. Le mieux c’est de lire « je m’appelle Birdy » pour le découvrir. …

je remercie vivement les éditions Calmann-Lévy pour l’envoi du livre, pour la découverte de ce premier titre et surtout pour la qualité des publications qui ne m’ont encore jamais déçues.

Un premier roman efficace, d’une très grande qualité, un polar bien noir avec des scènes dignes d’un très bon scénario, avec des scènes choquantes. Choquantes si vous n’avez pas l’habitude des polars et thrillers, mais pour les lecteurs habitués à de ce genre ça passe bien et on en redemande.

A quand le prochain, pour que je puisse me délecter, l’auteur m’a embarqué et ferré dans son univers.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

challenge un pavé par mois

challenge-un-pave-par-mois

challenge polar et thriller 2016-2017

logopolarssharon1

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/04/dropfin-e1488406411372.png?w=474
full
Issu du rock underground, Franco Mannara, auteur, compositeur, interprète et bidouilleur sonore, a construit un parcours atypique. Fondateur du groupe « Spoke Orkestra », qui se produit dans toute la France, il signe ici son premier polar, fortement inspiré de son univers musical.

la chambre d’ami de James Lasdun

♦ Editeur : Sonatine ♦ Parution : 9/03/2017 Pages : 246 ♦ Prix : 19♦ Genre : huis-clos, polar

Avec cette couverture j’ai tout de suite pensé aux paroles de la chanson « pull marine » d’Isabelle Adjani :

« Avant de toucher le fond
Je descend à reculons
Sans trop savoir ce qui se passait dans le fond

C’est plein de chlore au fond de la piscine
J’ai bu la tasse tchin tchin »

J’ai eu peur de boire la tasse, malheureusement je n’ai pu l’éviter !

Tout est quasiment dit sur la 4ème de couverture, même si je me demande si celui qui l’a écrite a lu le même livre que moi ! Mais la 4ème de couverture m’a vendu du rêve, m’a vendu une extase livresque qui malheureusement n’a pas été au rendez-vous.

Un cadre agréable pour ce huis-clos : une résidence d’été au milieu des montagnes.

Un trio : Charlie, un riche banquier new-yorkais, sa femme Chloé et Matthew, le cousin de Charlie, un cuisinier qui se cherche, qui a une envie de mieux vivre. Charlie invite son cousin Matthew à passer l’été dans le bungalow de sa résidence secondaire, qui en échange de son hébergement, cuisine pour la famille. La chaleur estivale aidant, chacun vaque à ses occupations

Une cinquantaine de page pour mettre le décor et les personnages en place. Je me suis ennuyée !!! Les descriptions sont longues ! Ennuyeuses ! Je n’ai pas du tout accroché avec l’écriture de l’auteur, j’ai pourtant été appâtée par une comparaison avec Françoise Sagan, Claude Chabrol et Patricia Highsmith, pourtant je n’ai retrouvé aucun des talents cités !

Je ne me suis attachée à aucun des personnages que j’ai trouvé détestables et sans aucun charisme.

Je pensais avoir de la Passion, du drame, de la trahison, l’adultère, un meurtre : rien ne devait manquer à mon plaisir ! Les éléments sont effectivement présents, mais bien trop plats et larvés pour prendre tout leur essor et donner du plaisir au lecteur !

challenge polar et thriller 2016-2017

logopolarssharon1

 

dropfin

James Lasdun est né à Londres, il vit dans l’Etat de New York et enseigne la création littéraire à l’Université de Princeton. Il a reçu le prix Dylan Thomas pour la fiction et une bourse Guggenheim pour la poésie. La nouvelle titre du recueil Besieged a inspiré Shanduraï au réalisateur Bernardo Bertolucci.

Les Sept stigmates de Jean Dardi MISE A JOUR

41s0zjm2t9l-_sy346_Edition : City Editions – Parution : 09/2016 – Pages : 346 – Prix Broché 18,50€ –  Genre : Thriller

Paris connaît une vague de crimes sans précédent. Une jeune secrétaire, un imam, un rappeur, un assassin, un voleur… Tous retrouvés égorgés. Aucun lien apparent, si ce n’est ce mystérieux message reçu par chacune des victimes quelques jours avant leur mort. La psychose s’installe. En haut-lieu on panique, on trépigne, on menace. Au 36 Quai des Orfèvres, en plein mois d’août, il ne reste guère que le commissaire Giovanni Dell’Orso, qui ne batifole pas sur les plages. En pleine déprime, il hérite donc de cette affaire qui s’avère particulièrement délicate. D’autant que, des bas-fonds de Paris aux arrondissements les plus chics, le tueur franchit progressivement toutes les limites. Y compris celles de sa folie meurtrière…

trait-rouge

Pas d’extraits du livre ! Pour éviter l’accusation de plagiat !!!

trait-rouge

Des meurtres bien sanglants comme on aime !

………

………

Même si j’ai découvert qui était le meurtrier alors qu’il me restait 150 pages à lire, j’ai trouvé agréable le dernier quart du livre.

Je pensais lire et suivre cet auteur mais je m’abstiendrais !

Histoire de vous faire votre avis …..

Droit de réponse 

Hier, c’était alerte orange : tempête médiatique sur Facebook.

Aujourd’hui, le lait étant retombé, on passe la deuxième couche.

En préambule, j’invite chaleureusement tous ceux et celles qui m’ont bousculé, à lire très attentivement ce que j’écris et à ne pas sortir de son contexte tel ou tel mot. Je pense notamment au mot plagiat dont le sens que je voulais lui donner a été totalement incompris. 

Certaines se demandaient ce qui avait motivé ma colère à la lecture de cette chronique. Ce n’est pas son contenu général qui, au demeurant était plutôt « gentil ». Non, c’est le fait, je le répète, qu’elle ressemble étrangement à celle dont je vous donne le lien ci-dessous et que les citations qui y figurent  ne sont ni plus ni moins qu’un copier–coller de  celles  figurant sur mon profil Babelio.

Voilà, c’est ça qui m’a irrité. Quand on veut faire de la critique littéraire et par respect (ce mot a été  beaucoup utilisé hier) pour l’auteur qui a bossé des mois sur son bébé, on consacre un minimum de temps et de sérieux à sa chronique. 

Voici donc pour appuyer mes dires, trois liens que je donne dans l’ordre où ils sont apparus sur internet :
https://livrenvieblackkatsblog.wordpress.com/2017/01/12/les-sept-stigmates-jean-dardi/#more-14665
http://www.babelio.com/auteur/Jean-Dardi/412126
https://julitlesmots.wordpress.com/category/challenge-abc-2017-policier-thriller/
Que celui ou celle qui ne trouve pas d’analogies, de ressemblances, de points communs  entre ces trois liens, me jette la pierre…Mais de grâce, avant de me juger, prenez le temps de lire très attentivement !

Bon, l’incident est clos. 

On vient de trouver un appareil génital au complet (les trois pièces) dans la poubelle d’un restaurant du 11°. Faut que j’y aille !!! Bizzz !!

« Salut les potes et les potesses !
Une fois n’est pas coutume, je vais me livrer aujourd’hui à un exercice ô combien périlleux : je vais faire la chronique d’une chronique.
Celle de Julie. Tiens, je vous donne le lien pour vous permettre de la consulter :

https://julitlesmots.wordpress.com/…/les-sept-stigmates-de…/

Tout d’abord, je tiens à la remercier d’avoir consacré un peu de son temps à la lecture de mon ouvrage et autant ( pas assez ?) à sa chronique.
J’en suis d’autant plus satisfait qu’apparemment j’ai réussi à faire aimer un polar à une adepte pure et dure de thrillers.
Cependant, et puisque nous sommes amis, je vais me permettre de donner quelques conseils à Julie. Je passe sur les détails, sous peine de remplir une page entière. Mais néanmoins :
1) Lorsque l’on cite des passages de l’œuvre, attention à ne pas faire de copier-coller d’extraits figurant déjà dans la chro d’une autre blogueuse, lesquels extraits ayant depuis été repris sur le profil Babelio de l’auteur. Si un auteur se livrait à de telles pratiques, il serait taxé de plagiat.
2) N’exprimer que son ressenti, ses sentiments de lectrice et se garder de faire un résumé exhaustif du livre. Pas simple !
3) Songez qu’un roman, bon ou mauvais, représente pour l’écrivain, une somme de travail considérable. Et que souvent il s’y est investi bien plus que vous ne pouvez l’imaginer. Attention aux mots ! Un ou quelques mots mal utilisés peuvent réduire ce travail à néant.

challenge polar et thriller 2016-2017

logopolarssharon1

ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

trait-rouge

Une Forêt Obscure de Fabio M. Mitchelli

41mtghr10vl

Editions : Robert Laffont Parution : 15 septembre 2016 Pages : 416  Prix : 20.00€

À Montréal, Luka diffuse sur le Web les images des animaux qu’il torture, puis celles de son amant qu’il assassine à coups de pic à glace. Pour enquêter sur une telle affaire, il faut un flic borderline comme Louise Beaulieu.
En Alaska, dans la petite ville de Juneau, deux jeunes filles sont découvertes en état de choc. Pour comprendre, il faut un flic comme Carrie Callan, qui va exhumer les vieux secrets et regarder le passé en face.
Le point commun à ces deux affaires : Daniel Singleton, un tueur en série. Du fond de sa cellule, il élabore le piège qui va pousser Louise à aller plus loin, toujours plus loin… Jusqu’à la forêt de Tongass, là où le mensonge corrode tout, là où les pistes que suivent les deux enquêtrices vont se rejoindre.
Un thriller psychologique choral, librement inspiré de l’escalade criminelle du tristement célèbre Luka Rocco Magnotta et du meurtre prémédité qu’il a commis en 2012, sur la personne de Lin Jun, un jeune étudiant chinois installé à Montréal, ainsi que des crimes effroyables du tueur en série Robert Christian Hansen qui a violé et assassiné dix-sept femmes dans les environs d’Anchorage, entre 1971 et 1983. trait-rouge

 » Je n’ai rien d’un monstre. Je suis là uniquement pour nourrir l’esprit de la forêt, en lui offrant la chair de la jeunesse.  »

Daniel Singleton, alias Robert Christian Hansen (1939-2014), le monstre d’Anchorage.

« L’enfance est une plaie. … c’est le miroir de notre passé derrière lequel il faudrait rester caché, Louise, c’est une blessure qui se referme et s’infecte à mesure que l’on devient adulte »

« Luka souriait. Le plaisir qu’il prenait était jubilatoire, incommensurable, même. L’être qui l’avait dévoré au fils des ans ne lui avait laissé aucune chance. La bête noire s’était insinuée en lui, l’avait dissous de l’intérieur.

Sa peau reflétait l’horreur qui se déroulait sous ses yeux. La trépidation dense des jeux de lumière se répercutait de l’écran sur son corps, comme une projection diaphane et fantomatique depuis la vidéo que diffusait la bande passante. Les traits de son visage absorbaient les images de sa propre barbarie, son esprit quantifiait les time codes les plus cruels du film dont il était l’auteur. Les séquences de torture lui procuraient la sensation de dominer l’ensemble de l’espèce vivante à la surface du globe. Il était un prédateur cosmopolite au sommet de la chaîne alimentaire, un fauve urbain qui cherchait constamment à rassasier sa faim de gloire, étancher sa soif de célébrité dans un monde édifié par les diktats, un monde qui avait décidé de l’ignorer, de faire de lui un individu quelconque, insipide et sans intérêt. Une pièce parmi les pièces du grand système de l’humanité, un rouage de plus limité à sa propre circonvolution. »

trait-rouge

Donner un avis juste et cohérent, sans pour autant passer à la trappe les points forts du livre, qui me laisse un sentiment mitigé, un vrai dilemme !!

Je suis assez déçue de ne pas  avoir apprécié ce livre, peut-être à sa juste valeur, peut-être ai-je trop lu d’avis enthousiastes… Je ne sais pas… mais j’ai terminé une forêt obscure de Fabio Mitchelli depuis quelques jours et j’ai eu beaucoup de mal à faire mon article ! Au vu de ce que j’ai pu voir beaucoup ont apprécié mais moi moyennement ! Comment faire pour donner un avis mitigé alors que l’on lit des critiques élogieuses !? Pas simple tout ça !

Je n’ai pas lu « la compassion du Diable » dont les retours m’ont vraiment donné envie de découvrir cet auteur et puis les retours du  blog collectif polar  étaient tellement enthousiastes que je ne pouvais que aimer… je surveillais DONC activement ses sorties littéraires ! Et j’ai eu la chance de recevoir le livre par Babelio et les éditions Robert Laffont que je remercie au passage.

Mon avis quelque peu mitigé (bein ce n’est que mon avis…) ne remet pas en cause la qualité de l’écriture, Fabio Mitchelli a une plume vive et acérée, ce qui est un réel plaisir.

Le roman met du temps à démarrer ! J’ai eu un mal fou à me repérer au départ, j’ai bien cru que j’étais larguée ! J’ai choisi de ne pas trop penser aux prénoms des personnages et de me concentrer sur l’intrigue et heureusement ! Sans cela je pense que je l’aurais mis de côté 😐 Trop de noms, trop de lieux…

Je n’ai pas compris pourquoi l’auteur à fait le choix de 2 intrigues en une ! L’intrigue principale se suffisait à elle-même ce qui aurait réduit les personnages et aurait apporté plus de plaisir (pour moi). L’intrigue secondaire passant peu à peu aux oubliettes, malgré des rappels, on se concentre sur notre sujet principal avec un très bon sujet dans lequel j’aurai préfère plonger directement !

Je n’ai pas apprécié le parallélisme fait avec le « Le silence des agneaux » quand Louise Beaulieu, belle fliquette rouquine, se retrouve face à Daniel Singleton qui entre en scène avec une imitation du Docteur Lecter.

Le roman est parsemé de références musicales. Une playlist de quinze titre se trouve à la fin du livre, notamment, Rivers Of Tears d’Eric Clapton – Boring One de Big Fox – Song For Bob de Nick Cave & Warren Ellis  – The Happiest Lamb de Audra Mae

L’auteur nous embrouille avec différentes pistes  pour finalement se rattraper avec un très beau final, pour ce que j’ai considéré être l’histoire principale !! Et là je dois dire que là j’ai été bluffée et j’ai trouvé ça tellement bon que je sors limite fâchée de cette lecture ! Dommage que l’auteur nous ait noyé dans ses digressions.

J’ai beaucoup moins apprécié le final de la seconde histoire avec Daniel Singleton,  un copié collé malheureux, qui n’apporte rien, à part nous remémorer le film, tiré du livre de Thomas Harris.

Dommage car ce bouquin aurait pu être un petit bijou avec un peu plus d’une centaine de pages en moins ! Car l’intrigue et son final sont un pur plaisir!

trait-rouge

springcreekentrance
Spring Creek Correctional Center

Robert Christian Hansen né le 15 février 1939 à Estherville (Iowa) et mort le 21 août 2014 à Anchorage, Alaska, est un tueur en série américain. Entre 1971 et 1983, il a assassiné entre 17 et 21 femmes dans les environs d’Anchorage (Alaska). Arrêté en 1983, il est condamné à 461 années d’emprisonnement et c’est en prison qu’il meurt, au Spring Creek Correctional Center, à l’âge de 75 ans.trait-rouge

Fabio M.Mitchelli, né à Vienne (Isère) en 1973, musicien et écrivain, auteur de thrillers psychologiques, romans et nouvelles. Il a signé « La trilogie des verticales » parue aux éditions Ex-aequo entre 2010 et 2012, dont La verticale du fou. Il a été révélé au public par son thriller La Compassion du Diable (éditions Fleur Sauvage – 2014), surnommé Le Livre Bleu, inspiré par la vie de Jeffrey Dahmer. Il est fasciné par les faits divers et les grands criminels du XXème siècle.

 

challenge polar et thriller 2016-2017

logopolarssharon1

Un pavé par mois chez Bianca

challenge-un-pave-par-mois.jpg

Le chant du Diable de Frédérick Rapilly

Lorsque j’ai refermé le chant des âmes, le premier opus de Frédérick Rapilly, je n’avais qu’une envie c’est de me plonger directement dans cette suite, dans l’univers technoïde.

Mais en fin de compte, le Chant du Diable est totalement différent et totalement éloigné de l’univers du premier ! Donc on lit une suite, mais sans qu’elle n’en soit une. Ce qui est un peu déstabilisant au départ, mais on s’y fait très bien ! Pas besoin d’avoir lu le premier, puisque l’auteur fait des renvoie habillement.

Frédérick Rapilly, a fait le pari d’un roman surprenant : il sépare son duo qui a fait le succès de son premier livre, pour les placer sur deux terrains totalement différents, mais qui finissent par se rejoindre au niveau de leur enquête, sans jamais se recroiser physiquement, malgré l’amitié qu’ils éprouvent, ils sont présents l’un pour l’autre et cela convient parfaitement à la tournure que prend l’auteur, il n’a d’ailleurs jamais été question d’amourette entre eux !

Il forme un nouveau duo, bien surprenant :  Marc, journaliste solitaire doublement meurtri par la perte de sa femme et de Jillian, qui lui a redonné goût à la vie, qui disparaît enlevé par le tueur en série, donc il est de nouveau dégoûté de la vie …. Trop de cliché, trop de similitudes par rapport au premier livre… Et Kiefer Wiseman, à qui l’auteur consacre quelques lignes en italique, je me suis dis on va avoir une révélation du tonnerre (de ouf comme dit ma fille) bein même pas ! L’effet est retombé comme un soufflé au fromage qui a mal pris…  Je n’ai pas compris ces digressions qui n’apportent rien au livre !

L’auteur part donc de l’enquête de son premier livre, mais tisse une trame différente, mais toujours avec notre technokiller… Qui a changé radicalement de modus operandi. On sent sa présence sous-jacente tout le long de ce thriller, mais la fin sera une chute surprenante et formidable aux deux romans, malgré une fin trop rapide à mon goût

Malgré ses différences ce roman apporte une complémentarité, cela aurait pu être un seul livre.

L’absence de référence musicales, qui faisaient l’originalité du premier, est bien dommage. Même si chaque chapitre débute avec les paroles de Paint it black des Rolling Stones et des infos réelles plus ou moins détournées.

Bon, vous l’aurez compris, j’ai été moins emballée par ce livre, même s’il est très bien !  Sûrement que l’univers de la techno m’a manqué. Le rythme est moins haletant et j’ai trouvé, dans l’ensemble, que le thème était plus « banal » je dirais même qu’on a l’impression que l’auteur entre dans un « moule » comme pour faire profiter un plus large « lectorat ». L’univers musical qui rendait le livre unique a laissé la place à une enquête limite ordinaire, pour la fan de thriller que je suis.

Mais pour avoir un livre « fini » je vous recommande sa lecture, sans en attendre le plaisir que le premier procure. 

 

91mdma71ojl

♦ Editions : Pocket ♦ Parution : 13 novembre 2013 ♦ Pages : 281 ♦ Prix : 5.50€

Sur une plage espagnole, une touriste hollandaise est découverte nue, choquée, incapable de parler, serrant entre ses mains une tête coupée… Le lendemain, en France, la rédaction du magazine Paris Flash reçoit une étrange vidéo : bâillonnée, une inconnue terrorisée est filmée en gros plan tandis que résonnent les cris de terreur d’une autre femme qui supplie qu’on l’achève. Missionnée par sa hiérarchie, la photographe Katie Jackson couvre l’affaire. Au même moment, à des milliers de kilomètres, en Thaïlande, son ancien collègue, le journaliste Marc Torkan, enquête sur le meurtre sauvage d’une escort-girl russe… Ces deux affaires sont-elles liées ? Pourquoi Marc Torkan se retrouve-t-il à chaque fois impliqué ? Et qui chasse qui ? Le Diable seul le sait…

challenge polar et thriller 2016-2017

logopolarssharon1

frederick_rapilly

Frédérick Rapilly, né le 18 mai 1968 à Vannes (Morbihan), est un journaliste, essayiste et auteur de thrillers français. Il vit à Paris.  Il est rédacteur en chef de Télé 7 Jour.

Le chant des Ames de Frédérick Rapilly

C’est rigolo de lire un livre qui débute là où tu as passé tes vacances ! J’ai apprécié ce côté d’entrée de jeu ! Ah Baden, Vannes, le Golfe du Morbihan…. Bon après on prend le large dans tous les sens du terme… l’Espagne, la Pologne, la Thaïlande…. On bouge pas mal, mais ans avoir le tournis et on en redemande !

Le thème des raves et de la techno, j’ai trouvé ça génial ! Oui j’aime bien de temps en temps écouter un morceau de ce genre musical et m’éclater les tympans! Même si je n’ai jamais assisté à une rave, mais qui sait un jour … Cela fait rire mes enfants et ils me regardent avec de gros yeux ronds…. et j’aime les surprendre …

Bon revenons à nos moutons, oups à ce bouquin !

«Cela pourrait être elle. Ou elle ! Ou encore elle ! Son regard glisse d’une silhouette à une autre. La pulsion est là. La migraine aussi. Il doit se contrôler. Ce n’est ni le lieu, ni le moment.»

Le premier livre de Frédérick Rapilly est un vrai choc livresque ! Non seulement l’ambiance est bien glauque mais le thème choisi, même si les tueurs en série foisonnent, du monde de la techno fait l’originalité de ce bouquin ! Même si on y est totalement étranger, on ne se sent pas complètement à l’ouest, les descriptions des prestations des Dj et les différences dans les sons et les tempo sont parfaitement décrits ! J’ai trouvé que l’auteur connaissait son sujet et le faisait vivre pour nous.

En tout cas j’avais bien envie de le lire avec une bonne musique techno 😉

L’univers technoïde sert de toile de fond à ce thriller, mais la musique d’une manière générale, du classiques au rock en passant par la pop et l’électro, est également très présente.

Tous les ingrédients sont là, des personnages attachants, des chapitres courts et une intrigue avec un bon rythme.

Cela fait un moment que ce livre était dans ma PAL ! Attirée par le titre au départ et par la couverture, que je trouve superbe, je l’ai mis de côté, pensant que le côté techno prendrait trop le dessus.

J’ai été happée par l’intrigue de l’auteur, d’un bout à l’autre et sans temps morts.

Il y a un peu de tout dans ce livre ! Un mélange subtile de Patrick Süskind avec « Parfum » et « les rivières pourpres » de Jean-Christophe Grangé.

Un livre que l’on dévore d’un bout à l’autre, qui va vous promener dans un univers captivant, qui mêle habilement la musique et l’enquête policière.

Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est que ce thriller ne tombe pas dans les clichés du milieu technoïde et propose une enquête menée tambour battant d’une main de maître.

La fin m’a laissé totalement chamboulée et j’ai déjà attaqué la suite, une fois qu’on a plongé dans l’univers de Frédérick Rapilly on n’en sort pas indemne et quitte à souffrir autant aller jusqu’au bout 😉

Bref c’est un vrai coup de coeur ❤

81chu9svyxl

♦ Editions : Pocket ♦ Parution : 15 novembre 2012 ♦ Pages : 406 ♦ Prix : 20.90€

Quand des touristes découvrent le corps crucifié d’une jeune femme au cœur de la forêt de Brocéliande, les médias se déchaînent et l’affaire fait vite la Une de l’actualité. Alors que la police s’oriente vers un rituel satanique, Marc Torkan, ex-grand reporter, est chargé d’une contre-enquête par son ancien rédacteur en chef. Accompagné d’une photographe inexpérimentée, il comprend rapidement que la police fait fausse route : la veille du meurtre, la victime semble s’être rendue à une rave-party. L’enquête prend un tournant inattendu lorsqu’en Thaïlande un second cadavre est retrouvé en marge d’un événement similaire. Pour le journaliste et sa coéquipière, la chasse au scoop se transforme en chasse à l’homme. Seuls, il se lancent sur la piste d’un tueur en série qui choisit ses proies dans le tumulte et la fièvre des fêtes électro…

challenge polar et thriller 2016-2017

logopolarssharon1

Un pavé par mois chez Bianca

challenge-un-pave-par-mois.jpg

Frédérick Rapilly, né le 18 mai 1968 à Vannes (Morbihan), est un journaliste, essayiste et auteur de thrillers français. Il vit à Paris.  Il est rédacteur en chef de Télé 7 Jour. frederick_rapilly