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La cité des Miroirs Tome 3 de Justin Cronin

Editeur : Robert Laffont  ♦ Parution : 16/03/2017  ♦ Pages : 861

♦ Prix : 23.50€  Traduction : Dominique HAAS

Genre : fantastique – post-apocalyptique – thriller

Lors de la publication du Passage, Stephen King déclare: « Lisez les quinze premières pages et vous serez accro. Lisez les trente suivantes et vous vous retrouverez au beau milieu de la nuit, plongé dans votre lecture. Lisez ce livre et le monde réel disparaitre. »

Enfin !! 4 ans que j’attends la suite de cette trilogie ! 4 ans que l’auteur m’a frustré ! 4 ans d’attente pour connaitre ! J’ai enfin pu me délecter des aventures dont je vous parlais avec le Passage et les Douze. Et chose rare chez moi, je n’ai pas lu un autre livre en parallèle ! Je me suis consacré corps et âme à ce dernier opus, pour en apprécier chaque ligne, chaque mot, chaque découverte…

Bien entendu, si vous ne connaissez pas cette trilogie de 2832 pages, je vous invite à le faire et je vous propose de découvrir ou redécouvrir mes avis :

https://julitlesmots.wordpress.com/2014/03/31/le-passage-de-justin-cronin-un-monde-post-apocalyptique-qui-tient-en-haleine/

Il y a dix livres dans ce livre, dix styles de narration différents, on a peur pour les personnages, on craint de tourner la page, c’est terriblement humain, on y croit dur comme fer. Les personnages ont une humanité à fleur de peau et leurs destins entrecroisés dans le temps renforcent les liens que se tissent.

Le passage de Justin Cronin : un Monde post-apocalyptique qui tient en haleine

Une fois de plus, l’auteur nous transporte dans ces ruines américaines aux alentours de l’an 2100.
Une immersion continue dans ce futur moyenâgeux où des factions militaires et esclavagistes tentent d’accaparer les dernières ressources.

Le Passage – Tome 2 : Les Douze – Une suite EPOUSTOUFLANTE

A son père, écrivain, qui lui demandait quel livre elle aimerait lire, la jeune Iris Cronin répondit : « L’histoire d’une fille qui sauve le monde« .

Ainsi germa dans l’esprit de Justin Cronin l’intrigue du Passage, la fascinante épopée qui a créé l’événement en 2010. L’auteur sort du cadre purement littéraire de ses romans précédents, nous présente des monstres à glacer les sangs, et la description angoissante d’une Amérique post-apocalyptique.

La cité des Miroirs clôt magistralement cette épopée post apocalyptique. L’auteur a une plume addictive et je dois dire que le travail de traduction est excellent ! Justin Cronin m’a entraîné dans le sillage des personnages que j’ai aimé, que j’ai pleuré et parfois détesté !

Le nombre de personnages reste très important, mais moins que dans les deux premiers opus. On retrouve d’ailleurs la liste complète des noms, ce qui les rend encore plus réels ! Ils ont évolué, ont pris en maturité et les évènements les obligent à modifier leurs comportements ou leurs stratégies.

Justin Cronin aime ses personnages et les rend vivants, magiques.

Des rebondissements que je n’attendais pas particulièrement, des émotions très présentes, beaucoup plus humaines que dans les deux premiers tomes. Des surprises et un final époustouflant… Une renaissance de l’Humain dans tout ce qu’il a de beau et de merveilleux !

Les questions existentielles sont toujours posées avec retenue et savoir-faire par cet auteur de talent, qui pousse son lecteur à se poser des questions sur les dangers des manipulations génétiques et les comportements destructeurs de l’Homme.

J’ai lu jusqu’à pas d’heure, tellement l’auteur a peaufiné son 3ème tome ! Bon en même temps 4 ans il avait intérêt … Un rythme soutenu, une œuvre dense… Un final à la hauteur de mes attentes…

Il à noter qu’une adaptation par Ridley Scott est prévue, maintenant que la trilogie est terminée, John Logan en serait le scénariste, ce qui peut présager un film vraiment pas mal !

challenge un pavé par mois

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Né en 1962, Justin Cronin fait ses études à l’université de Harvard. Il est l’auteur de plusieurs romans dont Huit saisons (Mercure de France, 2003), couronné par le prix Pen-Hemingway. Le Passage a été publié chez Robert Laffont en 2011. Le succès de ses romans en France vaut aussi par la qualité des traductions que l’on doit à Dominique HAAS, qui est une référence dans cette catégorie de littérature.

 

 

 

 

 

Anna de Niccolo Ammaniti

Ce genre littéraire a la vogue ces derniers temps, donc pour intéresser son lecteur, il faut se démarquer !

Niccolo Ammaniti a au départ une idée assez originale, puisque le adultes ont disparus suite à un virus !

Ok jusque là on se dit sympa comment vont se débrouiller ces gamins seuls face à l’horreur ! 

L’auteur a pris le partie de centrer sa fiction sur Anna et Astor son petit frère, c’est une vraie mère pour lui et elle tente de le protéger de l’horreur. Bizarrement je m’attendais, malgré cette apocalypse à ce que les enfants tentent de se regrouper ! Mais en fin de compte, même pour les enfants, les plus faibles sont sous la coupe des plus forts, ce qui est encore plus flagrant avec des enfants, qui n’ont eu aucune limite, ou s’en souviennent si peu.

L’auteur arrive, à travers ses descriptions à nous imprégner de l’atmosphère de son récit, grâce à des description très imagées et digne d’un bon film (Les enfants vivants en communauté dans l’hôtel, les vaches dans la grande surface, les squelettes parsemés …). Il ne révolutionne pas le genre, mais laisse entrevoir un rite initiatique du passage de l’enfant à l’adulte

Anna est une condamnée et elle le sait, elle tente par tout les moyens de transmettre à son frère l’instinct de survie.

Peu d’action, mais beaucoup de réflexions, de souvenirs, de peurs d’enfants face à la mort, mais surtout la peur de laisser l’autre dans ce monde sans espoir ! Pourtant, là on retrouve tout à fait le propre du caractère de l’enfant, l’espoir est au centre de ce roman ! La vie prends le dessus, l’envie de vivre est plus forte que tout ! Les enfants ont des ressources que nous adultes soupçonnons tellement peu…

Les sentiments d’Anna sont très bien décrits, ce qui donne une réalité au roman que l’on arrive très bien à transposer dans un futur proche….

Malgré le pessimisme de ce roman, l’espoir parsemé de gouttes de croyances sorties de l’imagination des enfants…. se laisse lire, mais ne révolutionne pas le genre.

Je ne connaissais pas l’auteur, mais il est agréable à lire, même si j’ai bien failli abandonner ma lecture que j’ai trouvé trop longue par moment… Mais la ténacité d’Anna la rend attachante.

J’ai eu une petite pensée pour « Sa Majesté des Mouches » de William Golding, privés d’adultes, les enfant se réinventent un monde, constituent de nouvelles règles pour tenter de survivre, Anna est dans la même veine, mais en plus moderne.

La fin est à l’image du livre, brutale et sans mais bizarrement avec une ouverture sur un probable espoir d’une vie meilleure.

 

9782246861645-001-x_0♦ Editions : Grasset

♦ Traduit par : Myriem Bouzaher

♦ Parution : 14 septembre 2016

♦ Pages : 320

♦ Prix : Papier 20€ / Numérique 14,99€

Sicile, 2020. Un virus mortel, « la Rouge », a déferlé sur l’Europe quatre ans auparavant et décimé la population adulte ; les jeunes, eux, sont protégés jusqu’à l’âge de la puberté. Anna se retrouve seule avec Astor, son petit frère de quatre ans.
Elle doit affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, l’odeur pestilentielle, pour trouver, quand il en reste, des médicaments, des bougies, des piles, des boîtes de conserve, avec comme unique guide dans cette lutte pour la survie, le cahier d’instructions que lui a légué leur mère avant d’être emportée par la maladie.
Lorsqu’Astor disparaît, Anna part à sa recherche, prête à défier les bandes d’enfants sauvages qui errent à travers les rues désertes, les centres commerciaux et les bois. Mais l’ordre appartient au passé et les règles d’autrefois ont été oubliées. Pour réussir à sauver Astor, Anna va devoir en inventer de nouvelles, parcourant ce monde à l’abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d’une civilisation qui a couru à sa propre perte.
Une véritable odyssée des temps modernes où s’entremêlent lumière et ténèbres, un duel permanent entre la vie et la mort.

 

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Né à Rome en 1966, Niccolò Ammaniti choisit d’abandonner ses études de biologie pour se tourner vers immagine27l’écriture. Après Branchies (1994) et Et je t’emmène (1999), il obtient une reconnaissance internationale avec le best-seller Je n’ai pas peur (Grasset, 2001), vainqueur du prix Viareggio. Suivront Comme Dieu le veut (Grasset, 2008), qui a reçu le prestigieux prix Strega 2007, puis La fête du siècle (Robert Laffont, 2011) et Moi et toi (Robert Laffont, 2012). Ses romans sont traduits dans plus d’une quarantaine de langues.

 

Positif de David Wellington

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Titre : Positif
Auteur : David Wellington

Traducteur : Benoît DOMIS
Éditeur : Bragelonne

Pages : 552
Parution : 11/2015
Prix : 23€

Tout le monde peut être positif…
Le signe « plus » tatoué au dos de la main de Finnegan le marque comme un positif. À tout moment, le virus zombie pourrait se diffuser dans son corps, transformant l’être humain rationnel qu’il est en un monstre affamé. Sa seule chance de mener une existence normale est de survivre à la période d’incubation potentielle.
Finn se lance alors seul dans un voyage infernal qui lui fait traverser une Amérique métamorphosée – un territoire sombre et dangereux, peuplé de héros, de pillards, de fous furieux et de hordes de zombies. Et bien que ceux-ci soient partout, Finn ne tarde pas à découvrir que le plus grand danger vient peut-être de ses frères humains…
 

En apprendre un peu sur l’auteur

David Wellington est né à Pittsburgh en Pennsylvanie en 1971. Il a fait son université à Penn State où il a obtenu un MFA en écriture créative. Il habite à New York avec sa femme Elisabeth. Il s’est fait connaître en 2004 en publiant, sur un blook, une série sur les zombies (Monster Island). L’intrigue fut écrite en publiant les chapitres à un rythme de trois fois par semaine.

Sous le nom de David Wellington, il écrit des romans d’horreur acclames par les critique. Ainsi, ses sagas Vampire Story (bientôt un cinquième tome) et Zombie Story (trois tomes pour le moment) sont de plus en plus connues.
Sous le nom de David Chandler, il s’est lancé dans la Fantasy. La trilogie des sept Lames est sa première incursion dans l’imaginaire. Il avoue avoir entrepris l’écriture de la trilogie Les Sept Lames pour apaiser le gamin de treize ans qui sommeille toujours en lui, et qui  tenait à rendre hommage aux œuvres de Fantasy et de science-fiction qui ont bercé son enfance.

Avis

« Entre Mad Max et World War Z, l’ultime épopée zombie de notre temps. »

« Une vision noire et terrifiante du mythe zombie et un roman d’apprentissage brutal. Hautement recommandé. »

Jay Bonansinga, auteur de The Walking Dead

 

Un monde ravagé, par …les Zombiiiies !!! Mais les zombies ne sont qu’un prétexte, car ils ne sont quasiment pas présents, nous suivons surtout la vie des survivants et les luttes entre rescapés.

Ok, les villes ont été ravagées, l’eau et la terre sont contaminées, mais les individus sont beaucoup plus dangereux qu’eux !

Finn, un ado de la seconde génération va se retrouver positif et être confronté à un monde de pillards, de sectes, de zombies…. il va tenter de survivre à ce monde apocalyptique. Il est vachement naïf, malgré ce monde ravagé.Vivre à Manhattan, une île, où les survivants se sont organisés et vivent à peu près normalement, lui a permis de garder un semblant de vie humaine … J’ai bien eu envie de le secouer à plusieurs reprises ! Bein oui !! Notre héro se retrouve confronté à la lie de l’humanité, à un monde complètement apocalyptique et il comment de belles bourdes qui mettent sa vie en danger à plusieurs reprises.

New York ne s’en tire pas trop mal.
Je parle de Manhattan, bien sûr. Brooklyn, le Queens et le Bronx sont à l’abandon – faute d’un nombre suffisant d’habitants. Ces quartiers peuvent se révéler assez dangereux, pas tant à cause des zombies qu’on risque d’y croiser que des immeubles qui s’effondrent et de l’eau, vraiment toxique.

Le récit est jalonné de bons et méchants, à un rythme effréné, plus proche de Mad Max que de World war Z.

Je me suis vue dans ce fameux repère de pillards, ce parking sous terrain avec rampes en colimaçon ! J’ai imaginé ce parking infesté de Zombies et là j’ai repère l’extincteur et me suis imaginée m’en servir comme arme ! Voilà ce qui se passe quand tu lis un livre comme Positif et que tu dois récupérer le coffre de toit dans ton box plongé dans le noir ! Tu utilise ta fermeture centralisée et tu y vas parce qu’il le faut, tu vis Positif, tu deviens Positif et tu plongé dans l’horreur comme le personnage principal. 

« Les panneaux de tôle ondulée de six mètres de haut avaient été peints en blanc pour éviter la rouille. Au sommet, des gardes armés de fusils à lunette occupaient une passerelle métallique. Devant l’entrée, des os de toutes sortes remplissaient un grand espace vide : des squelettes humains, par centaines, non, par milliers. Ils formaient des piles où se mélangeaient crânes, bassins, fémurs et phalanges, jaunis par le soleil. Des oiseaux noirs les examinaient, même s’il ne restait apparemment plus grand-chose pour eux. Seul un étroit ruban d’asphalte dégagé »

C’est marrant, car quand je me suis lancée, je n’avais pas fais attention à la petite phrase sur la couverture : « Entre Mad Max et World War Z, l’ultime épopée zombie de notre temps » pourtant plus j’avançais dans le récit et plus Mad Max s’imposait, c’est incroyable ce road movie qui prend aux tripes comme face à l’écran !

Et je n’arrêtais pas de fredonner cette chanson de Chris Rea « Road to Hell » (La Route De L’enfer)

Well I’m standing by the river
J’attends au bord de la rivière
But the water doesn’t flow
Mais l’eau ne coule pas
It boils with every poison you can think of
Elle bout avec tous les poisons auxquels tu peux penser
And I’m underneath the streetlight
Et je suis sous la lumière de la rue
But the light of joy I know
Mais la lumière de joie que je connais
Scared beyond belief way down in the shadows
Est effrayé au-delà du possible et se cache dans l’ombre
And the perverted fear of violence
Et la peur perverse de la violence
Chokes the smile on every face
Etouffe le sourire sur chaque visage
And common sense is ringing out the bell
Et le bon sens résonne
This ain’t no technological breakdown
Ce n’est pas une rupture technologique
Oh no, this is the road to hell
Oh non, c’est la route de l’enfer

And all the roads jam up with credit
Et toutes les routes sont bloquées
And there’s nothing you can do
Et il n’y a rien que tu puisses faire
It’s all just pieces of paper flying away from you
C’est juste un bout de papier s’envolant loin de toi
Oh look out world, take a good look
Oh regarde dehors le monde, regarde bien
What comes down here
Ce qui arrive ici
You must learn this lesson fast and learn it well
Tu dois apprendre cette leçon vite et bien
This ain’t no upwardly mobile freeway
Ce n’est pas une autoroute de l’échelle sociale
Oh no, this is the road
Oh non, c’est la route
Said this is the road
C’est la route
This is the road to hell
C’est la route de l’enfer

La psychologie des personnages est superbement bien rendu, l’évolution du héros, passant de la naïveté d’un ado et la maturité d’un homme adulte, mais tellement imprégné de valeurs humaines que cela peut faire croire qu’il est toujours naïf, mais pour moi cela lui confère une humanité dans ce monde d’apocalypse.

J’étais le faiseur de miracles, le grand libérateur.
J’ai donc essayé de ne pas trop laisser voir les doutes qui m’assaillaient.
J’avais consacré toute mon énergie à trouver un moyen d’améliorer la vie de ces gens, au point d’éventuellement me sacrifier pour les libérer des horreurs du camp. Curieusement, mourir en apothéose est assez facile ; mais continuer à vivre après un moment de triomphe, ça, c’est autrement plus compliqué.

Tout ce que j’adore en fait !

L’auteur s’émancipe des attaques de zombies, pour se concentrer sur la psychologie de ses personnages et leur débrouille.

« Sans sucre. Ce n’était pas la première fois que je m’interrogeais sur ce qui avait pu passer par la tête des gens avant la catastrophe. Sans sucre. Pourquoi produire des aliments qui ne contenaient rien de nourrissant ? Pourquoi fabriquer un simulacre parfait, mais sans valeur nutritive, incapable de rassasier ?
Parfois, je crois que les gens précatastrophe étaient tous fous ; sans zombies, sans problèmes d’approvisionnement ou de sécurité, ils inventaient probablement toutes sortes de trucs tordus pour échapper à l’ennui. »

Je ne peux que vous conseiller cette lecture, bien différente des derniers livres sur les zombies que j’ai pu lire.

Pas un coup de coeur, mais j’ai passé un bon moment.

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