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Black$tone de Guillaume Richez

 

 

 

 

Parution : 17 mai 2017

ÉditionFleur sauvage Prix  broché : 19,90€

Pages : 550 – Genre : techno-thriller géopolitique

On se retrouve projeté dans un vrai scénario catastrophe !

Guillaume Richez nous embarque dans un thriller palpitant avec de l’action, du suspense, des scènes gores bourrées de sang, mais attention rien qui ne vous empêche de dormir ! Bien au contraire on suit les évènements et on se dit « mais à quel moment ça va exploser ? » Avec ce Boeing 737 qui vient se scratcher sur l’ambassade des États-Unis à Pékin, on est projeté dans une nouvelle guerre froide, dont les acteurs ont changé, mais tellement crédible et tellement collée à la réalité que tout peut arriver ! La guerre est à nos portes et celle-ci serait dévastatrice…

Une tension palpable tout le long de ma lecture ! Lu en 2 jours tellement j’ai été happée par cette ambiance de crise mondiale. Mais c’était sans compter sur le talent de l’auteur, qui nous embarque dans une enquête sur un meurtrier en série et tout prend son sens…

Un livre qui se lit comme un documentaire avec l’histoire de ces dernières décennies en toile de fond ! Une crise majeur au niveau mondial qui est décortiquée avec talent ! On se demande où l’auteur va chercher tout ça et s’il ne s’est pas réincarné en petite souris le temps des événements !

J’ai adoré les passages, dans lesquels Obama prend vie et l’authenticité que cela donne au récit ! Tellement vivant qu’on croit y être et vivre le récit auprès des personnages !

La tension monte peu à peu avec un excellent dosage, mais tellement tendu du string qu’on se dit mais Guillaume Richez va faire péter la bombe !!! Incroyable mais non… Ouf nous sommes sauvés mais jusqu’à quand ?…

Un thriller où la géopolitique a une grande place, bien ancré dans notre réalité, Blackstone, sans nous prendre la tête, fait un exposé des situations tendues dans une région en éternel conflit…

Mais attention Blackstone, ce n’est pas que ça ! Pas que de la géopolitique ! C’est aussi une enquête sur un tueur en série, sur des trafics, des personnages meurtris, des personnages qui meurent ou qui disparaissent !

A cette toile de fond de crise mondiale, une série de meurtres sanglants, dont l’enquête sera menée par des policiers chinois et américains ! Tant qu’à faire autant pimenter le tout…

« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer. »

Un tueur sanglant, un tueur qui peut cacher bien autre chose…

C’est un pavé, mais tellement riche en rebondissements, tellement bien construit, que pas un seul moment l’ennui ne nous pousse à tourner les pages plus vite, bien contraire on le déguste et on prend son temps pour en apprécier chaque passage !

Un scénario digne des grands films, porté par une maison d’édition qui sait appâter son lecteur !

Merci à l’auteur pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir son livre, que je vous recommande vivement !

Guillaume Richez est diplômé de Lettres Modernes. En 2011, il est membre du jury du 37ème Prix Inter du Livre présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs des éditions
Points. En 2012 paraît aux éditions J’ai Lu son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un thriller réservé à un public averti.
Depuis 2016, il publie des chroniques littéraires et crée en 2017 le site web Les Imposteurs consacré à la littérature, au polar, à la science-fiction et au mauvais genre. Blackstone, son deuxième roman, paraît aux éditions Fleur Sauvage en mai 2017.

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Triumvirat de Bouffanges

Parution : 1er mai 2016

Auto-Édition Prix  broché : 11,55€ – Ebook : 0,99€

Pages : 344 – Genre : Stratégiesuspense

Avec le projet « voyager avec les auto-édités » organisé par Passion Cultur’All je ne pouvais qu’embarquer pour ce voyage en compagnie d’auteurs auto-édités et ainsi contribuer à vous les faire découvrir

Ma Boite de Pandore a tracé le circuit de ce voyage

Ce livre a fait un tour en Belgique, pour revenir et faire un arrêt dans les Ardennes, dans la Drôme et finir chez moi à Paris !

Que dire Sur Paris ?

C’est une très belle ville, mais quand on y vit on ne fait que courir sans en apprécier les avantages. C’est le propre de toutes les grosses agglomérations. Mes petits plaisirs parisiens ? Une terrasse de café, un truc à siroter et un bon livre ! Le pied et le summum du plaisir ! Il faut dire que sur Paris, les terrasse de café ce n’est pas ce qu’il manque… En été, se poser dans un parc, sur une chaise ou dans l’herbe, permet de se déconnecter de cette vie à 100 à l’heure ! Parfois j’envie mes amis de province qui ont un rythme de vie plus calme, même avec tous les tracas du quotidien… Mais pas certaine de vouloir quitter Paris…

Je vais avoir du mal à vous parler de ce livre, car je n’ai pas réussi à rentrer dedans ! Pourtant ce titre me faisait envie depuis sa sortie !

Jacques Leroux, surdoué des mathématiques combinatoires, prépare sa thèse. Passionné d’un jeu dérivé des échecs et mondialement populaire, le triumvirat, il participe à un tournoi en ligne qui le qualifiera pour le tournoi professionnel de Baltimore.
Ce jeu dans lequel les joueurs doivent collaborer avant de se trahir l’emmènera bien plus loin qu’il n’aurait cru, les limites du jeu semblant dépasser largement les bords de l’échiquier…

Triumvirat est un jeu entièrement imaginé par l’auteur et rien que pour ça, je lui dis Bravo ! Pour les amoureux des jeux de stratégie, de maths, c’est parfait, mais pour moi qui ne suis pas fana de Maths, j’ai vite été larguée, bon en fait cela ne m’a pas intéressé du tout…

Pourtant l’auteur a fait un excellent travail et nous immerge directement dans son jeu, avec une interview dans laquelle le concepteur Conrad Peterson explique les règles.

Avec ce jeu, vous avez intérêt à être calé en mathématiques combinatoires, avoir pas mal de mémoire et beaucoup d’intuition… Du coup on est plongé dans un jeu qui évolue tout le temps.

Il m’a fallu relire certains passages plusieurs fois au départ et je ne sui pas du tout entré dedans, je n’ai pas réussi à aimer le personnage, que j’ai trouvé trop immature… Jacques Leroux, amoureux du triumvirat au point de négliger sa thèse, et sa copine, qui le materne trop …

« — Notre marché, Jeanne, c’était de réussir nos vies. Rien de plus. Je n’ai jamais certifié que ce serait dans les maths.
— Tu as un talent pour ça, Jacques. Tu as un talent et tu le laisses pour des chimères…
— Et j’ai un talent pour le Triumvirat, Jeanne. Sauf qu’en plus, ça me passionne. Si je peux concilier talent et passion, en quoi est-ce criminel ? »

Je m’attendais vraiment à lire un thriller, un polar, au vu de la quatrième de couverture, alors que ce qui ressort principalement  c’est la concurrence entre les joueurs, les stratégies…

Là où j’ai trouvé l’auteur bluffant c’est la conception de son jeu, il a mis trois ans à écrire son livre et on le comprend, tellement il est riche parsemé d’interviews, d’articles de journaux, de mails … Et tellement son jeu est élaboré au point qu’on oublie qu’il n’existe pas !

Même si je n’ai pas adhéré, je vous laisse le plaisir de le découvrir.

Challenge ABC 2017 auto-édition

 

A l’ombre du Baron de Fabienne Josaphat

 

 

 

 

 

 

 

Parution : 15 mars 2017

ÉditionCalmann-Lévy Prix  broché : 19,90€

Pages : 288 – Genre : Policier – historique – Suspense

« A l’ombre du Baron est un premier roman qui impressionne, une lettre d’amour à Haïti et son peuple » Miami Herald

Originaire d’Haïti, vivant aux États-Unis, Fabienne Josaphat, signe avec « À l’ombre du baron » une premier roman poignant, une ode à un peuple, une fiction mais tellement réelle qu’on est plongé à Haïti et tout comme les haïtiens, on aura du mal à s’extirper des « tontons macoutes » et du régime de Papa Doc…

On est transporté en 1965, François Duvalier, alias « Papa Doc » ou « Baron Samedi« , fait régner la terreur. Haïti, vit au rythme de la peur des dénonciations, parfois un simple soupçon et les tontons macoutes débarquent, rouent de coups sous n’importe quel prétexte ! Tout le monde soupçonne tout le monde.

Se dresser contre le dictateur, c’est signer, son incarcération dans la sinistre prison de Fort Dimanche, ou sa mise à mort…

Raymond, chauffeur de taxi, peine à joindre des deux bouts depuis l’instauration du couvre-feu, et fait tout pour que ses enfants et sa femme vivent dignement. Mais les repas se font rares, la peur, les questions existentielles… tout rappel que cela va mal !

Nicolas, son frère,  a une belle vie. Mais a une attitude condescendante avec son frère, se pensant supérieur parce qu’il a de l’argent et qu’il a fait des études. Lors d’un cours, il parle de droits de l’Homme mais surtout il écrit un livre sur des disparitions dont celle de Jacques Stephen Alexis (Écrivain haïtien connu pour sa résistance à la dictature de François Duvalier, son œuvre romanesque, ainsi que sa définition novatrice d’un réalisme merveilleux propre à la littérature de la Caraïbe.) Suite à dénonciation par un de ses étudiants il sera emprisonné à Fort Dimanche.

« Nous ne sommes une priorité pour personne sauf nous. »

Sa date d’exécution est fixée rapidement, après avoir subi la pire des tortures, tout cela sans procès !

Les deux frères, pourtant deux étrangers l’un pour l’autre, vont être transformés par cette épreuve, leur vie va basculer…

« Les yeux dans le vide, il entendit les gardes transporter le corps dans le couloir. Puis il enfouit sa tête dans ses genoux. Y trouva l’obscurité, la sécurité, un refuge où se prendre les cheveux à deux mains et les arracher d’un crâne dans lequel la démence s’insinuait déjà. Il cessa de lutter et s’effondra, écoutant le ricanement moqueur qui caquetait sous les prières, le rire d’un Dieu farceur tapi dans les recoins de Fort Dimanche : la Mort, ajustant son chapeau claque, exhalant la fumée de son cigare, ondulant des hanches, dansant autour de leur cellules, bras grands ouverts dans un geste d’accueil. La Mort se payait sa tête. »

Un livre qui ne peut laisser indifférent, un devoir de mémoire qui rappel à quel point tout est encore d’actualité…

Il m’est très difficile d’exprimer avec des mots ce que j’ai pu ressentir en lisant « A l’ombre du Baron » J’étais persuadée de lire un thriller horrifique avec en toile de fond les traditions  vaudou et autre sorcellerie…. J’ai été émue, bouleversée et choquée des conditions décrites par l’auteur. A aucun moment je n’ai senti que nous étions en 1965, tellement le présent est palpable et tellement cela fait écho à la condition de vie de plusieurs citoyens de par le monde…

François Duvalier, surnommé « Papa Doc« , fut Président d’Haïti de 1957 à 1964 puis dictateur (« Président à vie« ) de 1964 à sa mort, en 1971. Son règne fut empreint de corruption et marqué par l’utilisation de milices privées, les tontons macoutes. J’ai été révoltée par ce climat de terreur dans lequel le peuple haïtien tente de survivre.

Mes morts dorment dans cette terre ; ce sol est rouge du sang de générations d’hommes qui portent mon nom ; je descends par deux fois, en lignée directe, de celui-là même qui fonda cette nation. Aussi ai-je décidé de rester ici et peut-être d’y mourir.  Jacques Stephen Alexis, écrivain (1922-1961) – Extrait d’une lettre à François Duvalier, 2 juin 1960

« Papa Doc », nommé ainsi lorsqu’il commence à pratiquer la médecine dans les régions rurales et qu’il s’attire les faveurs des populations, consolide son pouvoir, il réanime les traditions du vaudou, prétend  être un « hougan » : chef spirituel de la religion vaudou, organisateur des cérémonies, celui par lequel passent les esprits (lwas) qui désirent transmettre un message au monde des vivants. A la mort de John Fitzgerald Kennedy, il prétend que l’assassinat est dû  à un sort jeté par lui.

Duvalier a également modelé son image sur celui du « Baron Samedi », pour se rendre encore plus imposant. Il mettait souvent des lunettes de soleil et parlait avec un fort ton nasal associé au Loa.

L’auteur a su retranscrire avec talent les peurs, les sensations, les odeurs, les paysages… Bref tout est tellement beau et tellement noir en même temps ! A l’image de l’être humain et de la dictature que vit ce peuple. Bourreaux et victimes se côtoient. L’auteur a fait un vrai travail de recherches et cela se sent dans son récit. Beaucoup de haïtiens ayant fui leur pays, se recon5naitront dans cette histoire.

Ce roman a beau être une fiction, les faits rapportés sont bien réels, ainsi que la prison de Fort Dimanche et les conditions de vie.

Originaire de Haïti, Fabienne Josaphat est diplômée de la Florida International University et vit aujourd’hui à Miami. La presse compare déjà ce premier roman
à La Brève et Merveilleuse Vie d’Oscar Wao de Junot Diaz et Au temps des papillons de Julia Alvarez.

Signé A de Dorothy Koomson

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♦ Edition : Belfond ♦ Parution : novembre/2016 ♦ Pages : 608 ♦ Prix Broché : 22€  ♦ Genre : Thriller, littérature générale

Il y a dix-huit mois, le mari de Saffron a été tué, et son assassin n’a jamais été retrouvé. Pourtant, la jeune femme connaît son identité, mais elle ne peut rien révéler… Sauf à mettre en danger ce qu’elle a de plus cher, sa fille Phoebe, quatorze ans, et son fils Zane, dix ans.
Depuis, chaque jour est un combat pour Saffron : rester debout, ne pas craquer, être forte pour veiller seule sur ses enfants.
Mais deux nouveaux chocs ne tardent pas à ébranler son monde. C’est d’abord Phoebe, dont elle découvre, par hasard, le douloureux secret. Puis ces lettres pressantes, menaçantes, toutes signées « A », qui affluent à leur domicile.
« A », comme le nom du meurtrier qu’elle doit taire coûte que coûte…

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« Il prononçait ton nom, non pas comme si c’était celui d’une épice luxueuse et parfumée, mais comme s’il s’agissait de quelque chose d’amer et d’infect. »

« Je déteste avoir la nausée plus encore que je ne déteste vomir, parce que, au moins, quand on vomit, on extirpe le contenu de notre estomac, et, hormis la douleur au niveau des côtes ou de la gorge, il ne reste plus rien ; c’est réglé. La nausée, en revanche, s’installe au creux de votre être, remonte de temps à autre, menace de déborder avant de s’apaiser à nouveau, comme si quelqu’un cherchait à l’amalgamer et l’incorporer, l’incorporer et l’amalgamer, sans jamais vraiment y parvenir. »

« La douleur ne disparaîtra pas, mais on finira par apprendre à vivre avec. On n’aura plus l’impression qu’elle va nous consumer à chaque instant de la journée ; elle s’estompera un peu. »

« Il n’est pas toujours facile de se confronter aux problèmes qui nous touchent le plus. »

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Une mère de famille, doit continuer à vivre avec ses deux enfants, assumer le quotidien alors que sa vie s’est écroulée, suite à l’assassinat de son mari 18 mois plus tôt.

Le meurtrier est vite dévoilé, sans aucun doute sur sa culpabilité. Si vous cherchez une enquête policière, elle n’apparaît qu’en filigrane le long de cette lecture, mais sans être le sujet principal.

Malgré l’absence de l’aspect « thriller », j’ai aimé cette lecture pour l’aspect humain.

L’auteur réussit le tour de force de nous faire entrer dans la tête de cette femme complètement paumée, qui apprend à dissimuler ses failles, ses doutes, pour affronter sa vie, sa relation conflictuelle avec sa fille de 14 ans. L’apprentissage peu à peu de ce qu’elle veut et ne veut pas, de ce qu’elle est prête à accepter ou non notamment dans son travail, sa famille et ses relations.

L’auteur décrit avec merveille les sentiments de Saffron, ses doutes, ce qu’elle ressent, cette angoisse de se noyer par le trop plein d’émotions, de haine, de peur.  Les sentiments sont tellement bien décrits que nous vivons avec Saffron ses échecs, ses conflits avec sa famille, ses angoisses, ses craintes les plus profondes, ajouté à tout cela ses troubles alimentaires.

Peu à peu, au fil des pages, Saffron renaît, la vie reprend ses droits malgré la douleur, elle reprend courage et prend des décisions en s’émancipant de celles des autres et c’est tout cela qui lui fera prendre conscience et lui ouvrira les yeux sur ce qui est bon pour elle et ses enfants. Nous assistons à une naissance, je ne dirais pas renaissance, car après un décès on ne renait pas, on vit différemment.

C’est une femme qui doit accepter le  deuil pour pouvoir avancer.

Dans ce pavé de 608 pages, plusieurs thèmes sont abordés, sans ennuie malgré quelques longueur. Je m’attendais à lire un thriller mais le style narratif  ne fait ressortir aucune angoisse ou tension que l’on retrouve dans le genre. Je trouve dommage que la 4ème de couverture axe ce livre sur le thriller, alors que ce n’est pas le cas.

Merci à Netgalley et aux éditions Belfond grâce auxquels j’ai pu découvrir ce roman

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Un pavé par mois chez Bianca

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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avt_dorothy-koomson_3988Dorothy Koomson est une romancière anglaise. Elle est titulaire de deux diplômes, en psychologie et en journalisme, et a écrit pour un certain nombre de magazines féminines et des journaux. La Fille de ma meilleure amie, son premier roman traduit en français, a connu un immense succès en Angleterre.

Un bébé pour Rosemary de Ira Levin

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 Edition : Robert Laffont
 Parution : mai 2011 
 Pages : 364 
 Prix : 12€        
Genre : Fantastique, Science Fiction, satanisme

Un cinq pièces au Bradford en plein coeur de New York, quel bonheur pour un jeune couple! Rosemary et Guy n’en reviennent pas. Les jaloux disent que l’immeuble est maudit, marqué par la magie noire, que le sinistre Marcato y habita, que les sœurs Trench y pratiquèrent des sacrifices immondes…
Peu de temps après l’arrivée de Rosemary, une jeune fille se jette par la fenêtre.
Une étrange odeur règne dans les appartements. Quant aux voisins, leurs yeux sont bizarres, leurs prévenances suspectes. Guy lui-même change, et sa jeune femme, poursuivie par des rêves atroces, lutte en vain contre une terreur grandissante.
Que deviendra, dans ces conditions, le bébé de Rosemary…?trait-rouge

 » Et maintenant, en passant en revue les semaines et les mois écoulés, elle croyait y deviner la présence inquiétante de signes auxquels elle n’avait pas prêté attention et qui revenaient aujourd’hui à sa mémoire, des signe de l’imperfection de l’amour de Guy à son égard, d’une disparité entre ses paroles et ses sentiments. C’était un acteur; peut-on savoir à quel moment un acteur est sincère et cesse de jouer la comédie ? . »

« Tu as des cernes autour des yeux qui feraient pâlir de jalousie un panda. »

« Elle ne savait pas si elle était folle ou si elle avait raison. Si, les sorciers étaient des gens qui cherchaient à acquérir un pouvoir, ou s’ils détenaient réellement ce pouvoir ; si Guy l’aimait et était son mari, ou si c’était un traître, si c’était leur ennemi, à elle et à son enfant. « trait-rouge

Adapté au cinéma, en 1968 par Polanski, Rosemary’s Baby est un roman de Ira Levin qui, grâce à une écriture tout en sobriété, en subtilité a su créer une nouvelle forme d’horreur.

L’auteur parsème son histoire d’horreur, de paranoïa, de complot satanique pour parachever son oeuvre avec un dénouement qui monte crescendo et nous met les nerfs à vifs.

Cette ambiance oppressante et la sensation de malaise que l’on ressent sont tellement bien décrites que les années n’ont pas prises sur ce livre !

Le plume de l’auteur est toujours addictive et magistrale ! Ira Levin est fin psychologue  et fourni avec « Un Bébé pour Rosemary » un chef-d’oeuvre de la littérature horrifique. Nous sommes loin du tout gore qui envahi nos écrans et de plus en plus nos lectures.

La seule chose qui surprend c’est le regard de 2016 sur une société de 1966. La femme qui reste à la maison, s’occupe de la tapisserie, des repas et monsieur qui travaille…. une étude de société très intéressante !

Un classique de la littérature horrifique à mettre entre toutes les mains d’amateurs du genre. trait-rouge

ira-levinIra Levin est un écrivain américain auteur de pièces de théâtre, de romans de science fiction, policiers ou de thrillers.
Étudiant de l’Université de New-York, Ira LEVIN écrit son premier roman à 22 ans seulement,. A Kiss Before Dying [1953] reçoit le prix du meilleur premier roman de l’Association des auteurs américains de romans à énigme [Mystery Writers of America]. Ce succès l’encourage dans cette voie.
Trois ans plus tard, après son service militaire, il s’attaque au théâtre et écrit sa première pièce, une adaptation de Mac Hyman’s No Time for Sergeants.
Il continuera pendant toute sa vie à écrire à la fois comme romancier et comme auteur de pièce. Parmi ses succès de théâtre, la comédie Critic’s Choice, la comédie musicale Drat ! The Cat ! et les suspenses Veronica’s Room et Deathtrap. Certaines de ces pièces sont jouées encore aujourd’hui à Broadway.
Son roman le plus célèbre est Le bébé de Rosemary [Rosemary’s Baby, 1967], roman doux-amer qui fait d’une naïve américaine la victime d’une secte satanique. On accusa même le roman d’avoir favorisé un certain retour à l’occultisme !
Selon le New York Times, Ira LEVIN était d’ailleurs mécontent d’être associé au satanisme populaire qui a suivi la publication de Rosemary’s Baby : « Je me sens coupable de voir que Rosemary’s Baby a conduit à L’Exorciste ou à The Omen, confiait-il au Los Angeles Times en 2002. Une génération entière a été exposée et a une plus forte croyance en Satan ».
Rosemary’s Baby a été adapté au cinéma par le metteur en scène Roman Polanski en 1968, avec Mia Farrow et John Cassavetes dans les rôles principaux.
Dans Les femmes de Stepford [1972] (The Stepford Wives), un SF-thriller également adapté au cinéma en 1975, Ira LEVIN raconte la vie d’une petite cité pittoresque du Connecticut où les femmes sont remplacées par des robots. Un remake a été réalisé en 2004 avec Nicole KIDMAN.
The Boys From Brazil [Les Garçons du Brésil, 1976] est l’histoire d’un étrange complot nazi pour réscussiter Hitler et le Troisième Reich dans l’Amérique du Sud de la fin des années 70. Il a été adapté à l’écran en 1978, avec Gregory Peck et Laurence Olivier.

Ira Levin n’a écrit que sept romans en quarante ans de carrière mais en a vendu des dizaines de millions d’exemplaires.

Le fossile d’acier de Philippe Saimbert

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 Auto-édition 
 Parution : août 2014 
 Pages : 203 
 Prix : 9,99€        
Genre : Thriller, Science Fiction

Un train emporte un groupe de voyageurs à la rencontre de mystérieux phénomènes, relatés par la presse locale d’un petit pays d’Europe centrale. En pleine nuit, leur wagon se détache : ils se retrouvent abandonnés au beau milieu d’une vaste forêt recouverte de brume. Dès lors, l’excursion tourne au cauchemar. Apparitions étranges et surnaturelles, puis morts brutales vont s’enchaîner tout au long du récit. S’agit-il d’une rencontre du troisième type ou de quelque chose de plus incroyable encore ?trait-rouge

 » Et si Dieu avait de la mémoire ?….. répéta-t-il, des sanglots dans la gorge.
Dans ce cas, ce serait dramatique pour vous, répondit-elle doucement. Mais vous pleurez, monsieur Domergue ,… Je ne pensais pas que cela fût possible de la part d’une personne de votre rang. Dieu n’aime pas les lâches. Croyez-moi. Il ne donne pas une seconde chance à ces derniers. Enfin…pas toujours…. »

 » Il devait y avoir une explication. Oui, il devait y en avoir une. Mais voulait-il vraiment la connaître?  »

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Des voyageurs en partance pour une excursion, organisée par M. Lohman plein d’entrain et d’énergie, à bord d’un wagon arrimé à un train à vapeur rénové pour l’occasion. L’ambiance est pesante dès le départ, avec ces personnages énigmatiques et un décor peu rassurant ! Une destination inconnue, mais dont le point de convergence semble cette brume, cet endroit qui a vu apparaître des phénomènes curieux, difficilement explicables… Qui depuis quelques semaines fait l’objet d’apparitions de lumières étranges aperçues dans le ciel, filmées ou encore photographiées par des touristes ayant fait l’excursion.

Certains pensent qu’il s’agit d’extra-terrestre qui ont décidé de se manifester, d’autres que ce n’est qu’une mise en scène pour attirer les touriste et gagner de l’argent.

Le wagon dans lequel ils se trouvent se détache de son convoi, le voyage devient cauchemardesque après un événement des plus troublants, il sont seuls au milieu de la forêt. Cette situation révélera le vrai visage de chaque personnage.

Lorsque j’ai été contacté par l’auteur, c’est la couverture et le titre qui m’ont attiré, le résumé a fait le reste. J’espérais que le livre soit à la hauteur et je dois dire que le roman est très prenant !

L’histoire est très intéressante, relativement simple mais devient captivante au fil des pages. Certaines scènes peuvent paraître assez choquantes mais le style de l’auteur leur donne une force dans ce qu’il y a de plus horrible !

Dommage que l’histoire n’est pas été plus approfondie, j’ai un goût d’inachevé, surtout avec cette fin qui  aurait mériter d’être plus longue avec plus de détails, tant le sujet est intéressant.

Du suspens mélangé au fantastique, un roman qui mène on ne sait où et qui surprend par sa fin complètement folle et spectaculaire.

Bravo à l’auteur, qui m’a bluffé avec la complexité et la subtilité de cette fin complètement inattendue qui a remis en question la trame du livre, tout ce sur quoi je pensais déboucher a été anéanti et cela de manière tragique, insupportable mais tellement bon…

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Philippe Saimbert est romancier et scénariste. Passionné de littérature, de BD, de rock et de cinéma, l’auteur a signé depuis 1999 plusieurs bandes dessinées et romans chez divers éditeurs (City, Asgard, Albin Michel BD, Delcourt).

L’évadée de Simon Wood

51+X1FFLSGLTitre : L’évadée
Auteur : Simon Wood
Collection : AmazonCrossing
Pages : 358
Parution : janvier 2016
Prix : 9,99€

Nouvellement diplômées, les étudiantes Zoé et Holli prennent la route pour Las Vegas juste pour décompresser. Pourtant, les choses tournent horriblement mal sur le chemin du retour, et la dernière fois que Zoé voit son amie Holli, celle-ci est aux mains d’un tueur sadique. Zoé parvient à s’évader, mais pour elle, plus rien ne sera jamais comme avant.

Un an plus tard, Zoé est toujours tourmentée par les remords, et se jette à corps perdu dans une enquête de police sur un crime qui ressemble étrangement à son propre enlèvement. Avec l’aide d’un enquêteur zélé, elle retrace ses pas dans l’espoir de retrouver la mémoire, de découvrir ce qui s’est passé dans le désert durant cette nuit fatidique et aussi d’obtenir que justice soit faite pour Holli. Son ravisseur, surnommé « le Numéroteur » par des médias fascinés, est à l’affût de Zoé. Pour lui, elle n’est pas une survivante, mais simplement celle qui s’est échappée.

En apprendre un peu sur l’auteur

Simon Wood est un ancien coureur automobile, titulaire d’un brevet de pilote, sauveteur animalier, cycliste d’endurance et détective privé à ses heures. Il est également un auteur accompli avec, à son actif, plus de cent cinquante histoires publiées. Ses romans policiers, qui figurent dans de nombreuses revues et anthologies, lui ont valu la prestigieuse Anthony Award et une nomination à l’occasion des CWA Dagger Awards. D’origine anglaise, il vit aux États-Unis depuis 1998. Il réside en Californie avec son épouse Julie.

Avis

Comment affronter son passé pour avancer ? … Zoé tente de se reconstruire après « le » drame qui a fait basculer sa vie dans un cauchemar. Mais c’est sans compter sur les délires du « numéroteur », psychopathe qui a décidé de finir le travail…

« Lorsque les gens se comportaient mal, la réaction adéquate était de leur donner une correction. Les injures, c’était des enfantillages. La réaction adulte, c’était d’infliger le châtiment. »

La singularité réside dans la narration qui jongle entre la victime, le tueur et l’enquêteur. La jeune Zoé, est une tête à claque au début du roman, bien qu’elle soit une victime. Mais on s’attache à elle au fil des pages, c’est une fille qui lutte contre son traumatisme et qui fait preuve de courage.

« Les mensonges lui venaient aussi naturellement que les sourires. Lorsqu’elle parlait aux inconnus, son identité était comme une feuille vierge, elle pouvait s’inventer n’importe quel personnage et les hommes la croyaient. »

Un des rares livres abordé du point de vu du tuer, ce qui peut radicalement changé notre vision ce qui donne au roman un côté invraisemblable dont on veut connaitre la fin. 

Le tueur n’est pas stéréotypé et son histoire personnelle nous le rendrait presque sympathique!!

Un thriller bien ficelé, qui a tout d’un très bon scénario, même si l’histoire est un peu convenue il n’y a pas de temps mort, les rebondissements de situations nous accrochent. Une intrigue menée de main de maître l’écriture et la narration rendent les personnages attachants et émotionnellement crédibles pour une montée en puissance d’un suspense qui ne permet plus que d’aller au bout !

« L’ennui avec les œuvres de charité, c’était qu’elles étaient fondées et dirigées par des gens qui fonctionnaient à l’émotionnel. Ceci attirait les dons, mais lorsqu’il s’agissait de traiter avec le fisc ou d’autres administrations d’État, la passion ne servait à rien. Et c’était là qu’il entrait en jeu. Il maîtrisait à la perfection la langue de la bureaucratie. Sa sensibilité comptable aux données et aux chiffres permettait à ces gens de poursuivre leur quête. »

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