Archives du mot-clé Thriller et Polar 2017-2018

L’Impasse de Estelle Tharreau

Parution : 13 février 2017 – Éditions : TaurnadaCollection : le tourbillon des mots – Prix papier :  9,99€ – Prix Numérique : 4,99€ – Pages : 260 – Genre : Thriller

Deux familles, dont le seul point commun est d’habiter dans cette impasse. Un meurtre et tout bascule. L’enquête est menée par un flic, qui a grandi à Chanzy, ancienne ville minière et qui va devoir trouver le coupable…

Chanzy est à l’image de toutes ces villes en déclin, après la prospérité qu’elles ont connue. La pauvreté, le chômage ! De quoi te foutre les jetons, pour peu que tu sois hermétique au charme en décrépitude.

L’auteur, arrive à embarquer son lecteur, dès les premières pages, en plantant le décor très rapidement.

L’ambiance est pesante, à l’image de cette impasse de Chanzy, où deux familles que tout oppose vivent dans une promiscuité qui n’est pas pour plaire à tous… les Pélissier, famille très aisée et les Mazoyer, dont le père est un vrai rebut de l’humanité…

Cette impasse que l’on imagine très bien. Les descriptions, même si elles sont succinctes, laissent entrevoir une impasse sombre, humide qui transpire les secrets et les non-dits, au point, parfois, d’être oppressante à l’image de l’intrigue que l’auteur distille peu à peu.

Les personnages sont très bien travaillés, ce qui les rend plus réels et donne une dynamique au récit avec des chapitres courts et des secrets qui viennent pourrir une situation bien glauque !

Ce thriller nous tient en haleine jusqu’à la toute fin, qui se termine par un rebondissement inattendu ! L’auteur nous balade avec des révélations toutes plus saugrenues les unes que les autres et le lecteur croit toucher la vérité, mais il ne fait que l’effleurer, car la vérité dépasse tout entendement et ne peut même être envisageable… Et pourtant, la vérité se trouve bien dans cette impasse… Une vérité qui sera le secret de cette impasse… Sans issue et sans recours…

Un très bon thriller, une belle découverte, avec une intrigue rondement bien menée, une fin qui laisse le lecteur scotché aux pages avec un oh… Impossible à prononcer !

Merci à Joël pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’accorde.

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

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La fille de Pablo de Noël PEREZ-VERA

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Parution : 14 juillet 2017 – Prix papier :  11,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 296 – Genre : Thriller-humour noir-


Une intrigue à contre-courant de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui. Une écriture sans langue de bois, crue, déstabilisante et un je ne sais quoi qui fait que tu y reviens… Une fois que l’on commence à lire « la fille de Pablo » on a du mal à le refermer…

Un récit qui alterne les points de vues, permettant à l’auteur de distiller les indices pour faire le lien entre les différents évènements. Un style narratif, qui embarque facilement le lecteur, avec un humour atypique.

J’ai parfois eu du mal, avec certaines pensées ou réflexions que l’auteur prête à son personnage principal, des réflexions politiques, que l’on a du mal à s’imaginer dans la bouche d’une gamine de 17/18 ans, ce qui casse un peu le rythme. Même si cela prête à sourire, l’auteur cherche trop à faire passer ses idées, mais la jeunesse de Lily entraine un sacré décalage qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Cela m’a vraiment gêné car je n’ai pas senti d’adéquation entre les propos et l’âge du personnage principal…

« Elle n’a pas pris une ride. Aussi jeune, comme quoi se remuer le cul ça conserve ! Si nos politiques avaient été moins nuls, ils auraient fixé d’emblée l’âge de la retraite à 80 ans ce qui aurait présenté le double avantage : 1- de garder nos vieux en bonne santé ; 2- de faire retrouver un régime de retraite par répartition son équilibre de devenir bénéficiaire. Ne resterait plus alors qu’à partager les gains ainsi enregistrés entre les 438 députés LREM ayant adopté le texte. CQFD »

Un récit en toile de fond la cité Pablo Picasso, un lieu ancré dans la réalité… Une histoire bien glauque, racontée de manière cynique, froide avec un humour noir qui prend sa source dans un quotidien bien réel… Les descriptions sont telles que l’on visualise très bien les lieux, même si on ne les connais pas, ce qui était mon cas. J’ai d’ailleurs été vous chercher quelques photos, histoire que vous puissiez découvrir la toile de fond utilisée par l’auteur.

L’auteur a fait le choix d’utiliser un langage familier, pour coller à son récit et même si le parlé déstabilise avec ces phrases directes, courtes et familières, cela cadre très bien avec ce que l’auteur a voulu rendre.

Même si j’ai trouvé, certains clichés avec des connotations négatives sur les banlieues, la lecture centrée sur cette jeune fille qui décide de se venger d’une manière bien singulière, a réussie à prendre le pas sur les aspects négatifs du récit.

L’auteur a réussi à me bluffer avec la chute complètement inattendue et qui donne une saveur bien différente à cette lecture…

Je remercie l’auteur pour cette découverte atypique que j’ai eu plaisir à lire.

Ancien cadre d’un ministère, Noël Perez-Vera, d’origine breton, est artiste peintre et écrivain. Formé aux ateliers artistiques de Vannes, il peint depuis plus de 20 ans. Il pensait consacrer son nouveau temps libre à la peinture, mais la passion de l’écriture a repris le dessus. Un évènement : l’Open super 12 du pays d’Auray a servi de détonateur à l’écriture de son premier ouvrage : « 2 petites balles jaunes » (2016). « La fille de Pablo » (2017) est son second roman.

        

 

 

Le Tueur au miroir de Fabio M. MITCHELLI

Parution : 19 octobre 2017 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix broché :  21€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 384 – Genre : Polar-Thriller


Une intrigue diablement bien construite, un rythme de folie, pour une enquête dense et rythmée.

Avec « une forêt obscure », j’étais ressortie mitigée, un goût d’inachevé avec quelques incohérences. Pourtant ici, j’ai trouvé que l’écriture de l’auteur avait pris en assurance et en maturité, pour livrer au lecteur un polar rondement mené qui accroche sans temps morts et sans incohérences.

On se retrouve un peu dans un jeu de construction, comme des poupées russes que l’on découvre peu à peu… Un effeuillage en douceur d’une intrigue qui tient en haleine.

Il y a bien une enquête principale qui lie le lecteur à ce tueur au miroir… Mais l’auteur nous livre une autre intrigue qui vient construire et agrémentée, en arrière plan, une histoire beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Et c’est là où l’auteur a réussi à m’embarquer complètement, au point d’avoir du mal à lâcher mon bouquin !

Cette seconde trame en toile de fond, donne de l’épaisseur au récit et permet de découvrir un polar doublé d’un excellent thriller. Un simple polar ne m’aurait peut être pas complètement emballé, alors qu’avec cette construction les personnages sont palpables, vivants…

On a de l’empathie pour Louise qui est limite borderline, dont j’ai adoré découvrir l’intimité et les blessures.. Carrie est plus effacée mais permet de maintenir la barque à flot en restant droites dans ses pompes…

Ce tueur complètement barge dont on devine la folie… Que l’auteur construit sans concession, sans lui trouver d’excuses… Pour ne pas donner la possibilité au lecteur d’avoir de l’empathie pour lui… Souvent les tueurs en série sont flanqués d’une histoire bien glauque et inconsciemment on leur trouve toujours des excuses… Ici point d’excuse…. Permettant ainsi au lecteur d’avoir un esprit plus critique…

Plus les pages se tournent plus nous allons de révélation en révélation… Et même si j’ ai deviné dans quoi m’embarquait l’auteur, je n’ai pas boudé mon plaisir lorsque les révélations se font…

Justement parce que l’auteur a pris le temps de décortiquer, analyser en prenant le recul nécessaire pour nous annoncer l’impensable.

Une intrigue beaucoup plus recherchée, fine et travaillée, avec ce recul palpable dans les descriptions… Comme un narrateur qui décide de s’effacer pour laisser ses personnages vivres pleinement cette intrigue à la chute inimaginable… Un final magistral pour une construction et une intrigue magistrale !

Bravo à l’auteur qui a su se renouveler tout en restant dans le genre qu’il affectionne, et a conquis une lectrice qui partait réticente…

Merci à NetGalley et aux Éditions Laffont.

Fabio M.Mitchelli, né à Vienne (Isère) en 1973, musicien et écrivain, auteur de thrillers psychologiques, romans et nouvelles. Il a signé « La trilogie des verticales » parue aux éditions Ex-aequo entre 2010 et 2012, dont La verticale du fou. Il a été révélé au public par son thriller La Compassion du Diable (éditions Fleur Sauvage – 2014), surnommé Le Livre Bleu, inspiré par la vie de Jeffrey Dahmer. Il est fasciné par les faits divers et les grands criminels du XXème siècle.

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Il et moi de Philippe Setbon

Parution : 12 janvier 2018 – Tohu-Bohu Editions Prix papier :  19€ – Pages : 272 – Genre : Thriller-psychologique


Avec « Il et moi » je découvre la plume d’un auteur dont je n’avais lu aucun livre et surtout une finesse dans la description psychologique du personnage principal dont on suit la déchéance pas à pas.

Une magnifique couverture, qui prend tout son sens lorsque l’on referme le livre et qui en devient encore plus parlante. Un titre à double sens avec ce « S »… Il et moi – Il est moi… Qui laisse au lecteur le plaisir de se triturer les méninges jusqu’à ce qu’il comprenne …

Court mais intense, court mais te fou une claque magistrale tellement il est bien construit, tellement il t’embarque dans une histoire bien tordue, une mauvaise blague, comme on pourrait en faire une, histoire de faire payer celui qui nous fou les boules ! C’est typiquement le genre de choses que je pourrais faire… La blague, pas le reste… Je n’ai pas encore basculé du côté obscure… Quoi que…

Avec un récit sans fioritures et sans concession, l’auteur nous entraine dans l’histoire de cet homme dont la vie va prendre un virage inattendu… Un virage qui lui fera perdre la raison au point de ne plus distinguer le bien du mal, de ne plus distinguer la réalité… Cette réalité que le lecteur a parfois du mal à percevoir, tellement la folie est palpable… Une construction en entonnoir qui donne un rythme dense, une lecture que l’on ne peut poser tellement on est pris par le récit.

L’histoire d’une folie qui se construit, qui se vit au rythme des pages que l’on tourne, pour atteindre son paroxysme. Un personnage qui ne va plus rien maitriser, que la raison a abandonné, malgré quelques soubresauts, il est trop tard…

La frontière entre réalité et fiction est parfois tellement mince que basculer d’un côté ou de l’autre est un vrai jeu d’équilibre.

Costa est un acteur engagé. Engagé au point de laisser son personnage prendre le dessus. Une mauvaise farce qui tourne à l’indéfinissable…

Il suffit parfois de peu de choses pour les rouages bien huilés d’une vie s’enrayent… Pour péter un câble… Au point parfois de ne pas se réveiller…

Je suis fana de thrillers psychologiques, l’être humain dans ce qu’il de de plus tordu me fascine et me révulse en même temps, il oblige le lecteur à se positionner et renvoie à nos convictions les plus profondes.

Je remercie la maison d’édition Tohu-Bohu pour sa confiance et pour le plaisir que j’ai pris avec cette lecture.

Philippe Setbon, né en 1957, débute comme auteur et dessinateur de de B.D dans les revues Pilote et Métal Hurlant avant de bifurquer vers le cinéma. Il signe les scénarios de plusieurs longs métrages comme Détective de Jean-Luc Godard, ou Mort un dimanche de pluie, réalise Mister Frost puis se consacre à la télévision. Il écrit de nombreux téléfilms et séries dont Les Enquêtes d’Héloïse Rome, Fabio Montale, Franck Riva, etc… Il en réalise lui-même une vingtaine dont la minisérie à succès Ange De Feu.
Il est également l’auteur d’une douzaine de romans chez Rivages, Flammarion, Buchet-Chastel et aux Éditions du Caïman.

 

Le rêve dévoré de Jo Rouxinol

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Parution : 11 décembre 2017 – Prix papier :  12,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 258 – Genre : Thriller-psychologique


Jo Rouxinol a l’art de manier les sentiments, avec sa plume addictive et travaillée, elle nous entraine dans les méandres de l’âme humaine.

L’adolescence semble une période qu’elle affectionne particulièrement, puisque son personnage principal est une ado de 14 ans. Peut-être que le fait d’être professeur n’y est pas étranger… En tout cas, on sent chez l’auteur un don d’observation… Le don de déceler les blessures… Certes, c’est une fiction, mai j’ai le sentiment de découvrir une réalité…

Un fond de vérité… Une vérité que l’on croit toucher du doigt, mais que l’auteur ne divulgue que peu à peu…

Clarisse va mal… Elle n’aime ni sa vie de collégienne, ni la vie qu’elle mène chez ses parents séparés… Une mère, que l’on devine dépassée, elle ne maitrise plus rien… Enfin, elle ne veut plus rien maitriser… Ce père, qui préfère laisser sa fille faire ce qu’elle veut, histoire d’avoir la paix, la semaine où elle vient chez lui…

Clarisse, n’est pas tendre avec eux, même lorsqu’elle nous parle d’eux, on sent une rage mal contenue… Mais, peu à peu l’auteur distille les informations et on comprend enfin pourquoi Clarisse a cette soif de vivre, cette soif d’amour, d’attention… Elle ferait n’importe quoi, pour que l’on s’intéresse à elle. A elle, en tant qu’individu, sans tenter de la faire rentrer dans un moule…

Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’ai mis un moment à me remettre de mes émotions. L’auteur a réussi à m’émouvoir avec cette gamine qui va peu à peu s’ouvrir à la vie… Cette gamine qui crie sa rage…

L’auteur a l’art de poser les situations pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue. Sans jugement, elle dépeint les sentiments qu’elle pose avec finesse. Elle aurait pu tomber dans la facilité et à travers Clarisse, juger ces parents toxiques, nombrilistes et qui ne savent pas écouter… Qui ne veulent pas écouter… Pourtant, elle ne juge pas… Elle expose… Et au lecteur de se faire son avis.

On ressort, un peu sonné, comme Clarisse, qui décide de tout plaquer tellement elle en a marre… Elle craque et décide de fuir… Fuir ce quotidien qui la tue à petit feu… Elle décide de fuir pour enfin vivre ce rêve qui la dévore… Elle va le vivre jusqu’au bout, jusqu’à ce que la réalité la rattrape et qu’elle s’éveille.

Ce rêve, lui permettra de grandir et enfin s’affranchir de son histoire… Une histoire tragique mais qui lui donnera la force de vivre…

Clarisse s’adresse au lecteur qui devient son allié, le témoin de sa fuite en avant… Surtout le témoin de sa renaissance…

Son langage est parfois cru, déstabilisant, mais j’ai trouvé qu’il y avait une certaine évolution, peu à peu il devient plus posé, à l’instar de Clarisse qui pose son fardeau. Sa rage disparaît, Clarisse s’épanouit et peut enfin comprendre d’où vient son malaise et ainsi s’expliquer son attitude et se comprendre…

Déjà avec « le temps des étoiles », l’auteur m’avait touché avec sa plume et cette lecture ne fait que confirmer son talent.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais parfois la vie t’offre une porte de sortie… La fin est emprunte d’espoir.

Jo Rouxinol, oblige son lecteur à se poser et penser sa manière de voir les choses, qui ne sont jamais aussi tranchée que ce que l’on croit.

Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails car il faut le lire pour le vivre ce bouquin! Et la trame est construite de manière telle que si tu dévoile un truc tout s’imbrique et prend son sens.

« Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaient gris, il n’y avait ni portes ni fenêtres, rien qu’une boîte sans ciel et sans air, voilà ce que vous m’offriez, un cercueil dans lequel je ne pouvais que hurler en griffant les parois, en heurtant tout ce qui se trouvait à proximité, hurler et hurler encore, hurler tant que la vie ressemblerait à la mort. Et maintenant, regardez-moi, regardez-moi bien, j’ai vu l’océan et j’ai vu l’horizon, et je prends désespérément tout cet avenir que le monde me promet. »

Challenge ABC 2017 auto-édition                    –           Challenge polar et Thriller  2017-2018

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C’est pour ton bien de Cindy Costes

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Parution : 23 août 2016 – Prix papier :  4,00€ – Prix Numérique : 0,00€ – Pages : 23 – Genre : Thriller-psychologique


L’auteur a souhaité faire découvrir sa nouvelle, en faisant voyager la version papier et j’ai trouvé l’idée très sympa, l’intrigue me plaisait bien et j’aime de plus en plus découvrir ce petit format de lecture.

Écrire une nouvelle n’est pas aussi simple que cela, car l’auteur doit pouvoir camper ses personnages rapidement et embarquer son lecteur dans son intrigue dès les premières lignes.

Qui n’a pas un jour entendu cette fameuse phrase « c’est pour ton bien ! » Qui n’a pas eu envie d’envoyer balader la personne qui prononçait cette fameuse phrase ? Cette fameuse phrase qui permet aux autres de penser à ta place, comme si tu étais incapable de décider oui bien que tu devenais complètement invisible… Au point d’occulter te personnalité, tes choix, tes décisions…

Cette fameuse phrase qui peu à peu t’ampute de ta personnalité…

L’auteur, Cindy Costes, permet au lecteur, en quelques lignes de découvrir une personnage sensible, pris entre deux feux… Faire un choix est parfois difficile, mais il l’est encore plus lorsque des personnes parasitent votre quotidien en décidant à votre place.

Pourtant il suffit d’ouvrir les yeux et surtout d’avoir le temps de se poser pour faire le choix qui sera bon. Du moins le choix qui sera en adéquation avec ses convictions. Avec une jolie plume, directe et sans fioritures, nous découvrons Lætitia une maman solo, qui sort d’une histoire d’amour… Sa meilleure amie et sa mère sont toujours là pour commenter sa vie… Ses choix… Son amoureux… Son boulot… Rien n’est bien à leur yeux…

Chacune y va de son commentaire, ponctué d’un « c’est pour ton bien »… Et pourtant aucune ne sait réellement qui est Lætitia et ce qu’elle désire vraiment, puisqu’elles ne l’écoutent pas…

En attendant la publication de ses premiers romans sur lequels elle travaille, je vous invite à la découvrir à travers ses nouvelles :
– « C’est pour ton bien » publiée sur Amazon le 29 septembre 2016 et dans le Top 100 depuis sa sortie, désormais disponible en version papier;
– « Le Voyage », figurant au sommaire de « L’Indé Panda n°2 »;
– « Le Rendez-vous » à découvrir dans « L’Indé Panda n°4 »;
– « Moi, Isa, 16 ans » faisant partie du recueil solidaire « Tous pour Boilt ».

Si vous souhaitez la suivre ou échanger avec elle, je vous invite à la rejoindre ici https://www.facebook.com/CindyCostes.auteur ou https://cindycostes.wordpress.com/

Challenge ABC 2017 auto-édition                    

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Challenge Polars et Thrillers 2017 – 2018 #1

Le principe : lire tous les romans policiers possibles, romans noirs, recueils de nouvelles, mangas, bandes dessinées, romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Le tout entre le 8 juillet 2017 et le 8 juillet 2018.

Plusieurs catégories, elles ne sont pas obligatoires, simplement des indications pour ceux qui en auraient envie :

Jusqu’à cinq livres lus : Imogène.

De cinq à quinze livres lus : Montalbano.

De quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple.

De vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur.

De cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Maigret.

De soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.

Plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.

Pour ma part, je tente la catégorie commissaire Maigret et je suis assez contente de mes lectures 🙂

1- Alexis Arend : Josh 

2 – Amélie Antoine : Sans elle 

3 – Dany Boutingy : La chambre de Mamie

4 – Solène Bakowski : Avec elle 

5 – Slimane-Baptiste Berhoun : Les Yeux

6 -Bertrand Boileau : Le cimetière des veaux sous la mère

7 -Mehdy Brunet : Sans raison…  

8 – Eric Costa : Aztèques-Harem

9 – Sam Carda : Secrets Mortels

10 – A.J. Crime : Le château de Tanna’Saoghal

11 – Marlène Charine : Tombent les anges

12 – Jennifer Del Pino : La fille à la peau pâle et frêle

13 – Line Dubief : Meurtre sur Oléron – Les mouettes ne se marrent plus

14 – François-Xavier Dillard : Fais-le pour maman

15- Amélie De Lima : Le Silence des Aveux

16 – Delphine Dumouchel : Miss Zombie, détective décharnée

17 – Jean-Luc Espinasse : Intelligences 

18 – Michael Farris Smith : Nulle part sur la terre 

19 – Jean-Charles Flamion : Karma

20 – Karine Giebel : D’ombre et de silence 

21 – Patricia Hespel : La fille derrière la porte 

22 – Loana Hoarau : Buczko  

23 – Solenne Hernandez : LA RUMEUR tome 1 : La fuite  

24 – Maes Larson : Amisseum : Les Terres Inconnues 

25 – Pierre-Olivier Lacroix : Anima Noctis 

26 – Frederic Livyns : Petites histoires à faire peur…  

27 – Fabrice Liegeois : Aby (n’y descendez jamais)  

28 – Jean-Bernard Lemal : Sentinelle 

29 – Thierry Moral : Reconstitution

30 – Florent Marotta : Le meurtre d’O’doul Bridge 

31 – Mylène Ormerod : A pas de loup 

32 – Sébastien Prudhomme-Asnar : Kirsten

33 – Cédric Peron : CHARLY : Au commencement 

34 – Carl Pineau : L’arménien 

35 – Sarah Pinborough : Mon amie Adèle 

36 – Daniel Panizzoli : Tu vas mourir – Récits de l’assassin 

37 – Alice Quinn : Fanny N. 

38 – Tobby Roland : La dernière licorne 

39 – Jo Rouxinol : Le temps des étoiles 

40 – Sophie Blitman : Elle vivait dans nos yeux 

41 – Lawrence Singclear : 42 

42 – Errol Sabatini : Des Petits Biscuits pour la Timidité 

43 – Olivier Saraja : L’appétit des ombres 

44 – Matt Strandberg : Le ferry 

45 -Romain Slocombe : L’Affaire Léon Sadorski

46 – Luca Tahtieazym : Elise 

47 – Franck Thilliez : Sharko 

48 – Charlotte Wood : La nature des choses

49 – David Zaoui : Je suis un tueur humaniste

50 – Thomas Lejeune : Une dose d’adrénaline

51 – Magali Cervantes : Le cri de l’Engoulevent

52 – Jérôme Loubry : Le chiens de Détroit

53 – Sacha Erbel : L’Emprise Des Sens

54 – Solenne Hernandez : La rumeur tome 2 : L’espoir

55 – Kayla Olson : L’empire de sable

56 – Freeric Huginn : Vegan Psycho

57 – Kalya Ousmane : Le trottoir

58 – Olivier Norek : Entre deux mondes

59 – Lisa Gardner : Le Septième Mois

60 – Marie Sexton : Le puits

61 – Olivier Michael Kim : Ne réveille jamais un ours qui dort : L’ordre de Saint-Michel – Tome 1

62 – Nicole Neubauer : Sous son toit

Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le blog de Sharon

Sous son toit de Nicole Neubauer

Parution : 19 octobre 2017 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix broché :  20€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 432 – Genre : Polar


Une intrigue assez classique qui n’arrive pas à se démarquer, avec des flics et un coupable à trouver, une victime… Rose Benninghoff, retrouvée morte dans son appartement à Munich, la gorge tranchée, Oliver Baptiste Junior, quatorze ans retrouvé dans le sous-sol de l’immeuble, les mains couvertes de sang. Le père, un homme que la victime a fréquenté, Oliver prétend n’avoir aucun souvenir de la soirée qui a précédé le crime.

Oliver, gamin perturbé, un père antipathique, ont une relation étrange que je n’ai pas réussi à trouver intéressante, que je n’ai pas compris et pour cause, l’auteur n’arrive pas à trouver les bons mots pour l’expliquer, ça tourne en rond et même à la fin on reste sans réponse… Dommage que cette histoire conflictuelle entre le père et le fils n’ait pas été plus exploitée. Quand à la victime, Rose Benninghoff, elle était lisse de son vivant, sans amis… Et sa mort, n’arrive pas à la rendre plus sympathique que ça, même quand on en apprend plus sur elle et son passé…

L’enquête tourne en rond et lente… Lente et sans rebondissements ni suspense et n’arrive donc pas à décoller. L’auteur n’approfondit pas l’intrigue pour l’étoffer pour lui donner du piment et n’arrive pas à la faire décoller, même lorsque le passé ressurgit…

Malgré ces défauts, l’auteur a travaillé de manière très intéressante l’équipe qui mène l’enquête : le commissaire Waechter, le Taiseux, Hannes et Elli… Même si parfois on s’embrouille un peu quand l’auteur parle d’eux… Elle a réussi à construire des personnages avec du caractère et une personnalité propre. Ils sont humains avec leurs failles et leurs travers et c’est en ça qu’ils sont intéressants, car le lecteur arrive à s’identifier facilement à l’un ou l’autre.

Chacun est confronté à sa réalité, tout en faisant son boulot… Chacun doit trouver son équilibre, que ce soit en fuyant face ses responsabilités, en refusant un passé douloureux ou en prenant à la dérision les aspects qui gênent.

Elli, qui choisi de tourner en dérision sa ligne, loin d’être svelte mais qu’elle met en avant, malgré les situations, du coup devient sympathique et le lecteur arrive très bien à visualiser les scènes de cet humour noir…

Le commissaire Waechter, certainement le personnage le plus fragile et le plus intéressant avec son passé qu’il a du mal à porter et qui continu à le hanter…

Hannes est celui qui a une vie bien rangée, avec femme et enfants… Du moins, il a une nouvelle famille, dans laquelle sa fille de 15 ans, débarque. Mais il ne veut pas d’elle sa vie… Elle le dérange. C’est le personnage le plus travaillé avec une conscience qui le bouscule et que l’auteur livre brut, sans fioriture, lorsqu’il refuse cet enfant qu’il n’arrive pas à aimer… Ou qu’il refuse d’aimer… Un sujet rarement abordé et que l’auteur nous livre comme une confidence que Hannes livre au lecteur.

Le Taiseux, porte bien son pseudo et même si rien n’est divulgué sur sa vie prive, sa manière d’être, son comportement prêtent à sourire et lui donne du caractère.

Même si je sors de cette lecture assez mitigée… Ce best-seller outre-Rhin n’a pas réussi totalement à m’embarquer… Néanmoins, pour un premier livre, il a des qualités indéniables que l’auteur arrivera certainement à corriger dans un prochain opus que je lirais avec plaisir.

Nicole Neubauer est née en 1972 à Ingolstadt et a étudié la philologie anglaise et le droit à Munich et à Londres. Elle travaille comme avocate dans un cabinet juridique. Sous son toit a été sélectionné par l’association littéraire Sœurs meurtrières, qui a pour ambition de faire connaître les jeunes talents féminins au public allemand.

 

 

 

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Comme un phare dans la tourmente de Wendall Utroi

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Parution : 21 décembre 2017 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 241 – Genre : transmission, intergénération


Ceci n’est pas une fiction… La vie est loin d’être un long fleuve tranquille…

Chaque enfant grandit grâce au regard que l’on porte sur lui et ce regard fera de lui l’adulte qu’il sera…

L’auteur y a mis ses tripes… Il a déposé à nos pieds une histoire vécue… avec une rare sensibilité, une écriture fluide et une plume poétique.

Si vous avez déjà lu un de ses livres, ne vous attendez pas à découvrir un thriller, celui-ci est bien différent… Beaucoup plus personnel…

Wendall a l’art de manier les mots, l’art de nous transporter dans un conte, en racontant… Se racontant… Et tout est beau, tout est simple… Même dans la douleur…

L’auteur fait une belle confidence à son lecteur… Une confidence qui se lit tout en douceur… Pour évoquer des souvenirs que l’on sent tellement vivace, que notre imagination fait défiler au rythme de cette lecture… Du déroulé d’une tranche de vie…

Une vie simple, une introspection… Une remise en cause…

Un gamin qui toute sa vie sera guidé par un amour simple, sans concession…

Martial, paysan bourru, se plonge dans ses réflexions, dans ses souvenirs… Ces 15 dernières années ont été parsemées de hauts, de bas…Et le bonheur a toujours été au rendez-vous… Malgré les embuches, malgré les déchirures…

Cette relation entre ce grand-père et son petit-fils Antoine, sera une construction pour l’un et une introspection pour l’autre… Une réflexion sur l’expression des sentiments… Dire que l’on aime n’a souvent pas besoin de mots… A juste besoin d’un regard, d’un geste de tendresse… Surtout d’une présence…

Une présence qui ne soit pas asphyxiante, mais constructive…

Il suffit d’un regard, d’un mot pour illuminer votre vie entière… Et c’est bien ce que Wendall Utroi nous apprend…

Cet enfant, c’est moi, c’est toi, c’est nous… C’est l’auteur qui se dévoile et qui rend un bel hommage à la personne qui apporte le plus… La personne qui fera de toi l’adulte équilibré… La personne qui sera la lumière qui te guidera…

Tout est feutré… C’est intime, c’est beau mais sans jamais tomber dans le gnangnan… Même dans les moments les plus durs, on lève la tête, on se tient droit et on affronte… Ainsi va la vie…

« Notre vie d’adulte se forge dans les premières années de l’enfance. Lorsque l’on évoque notre passé, il nous revient souvent le souvenir d’un parent, d’une mamie, que l’on porte dans son cœur, et qui nous a épaulé dans cette étape délicate. »

 

 

 

 

Challenge ABC 2017 auto-édition                   

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Le puits de Marie Sexton

Parution : 21 novembre 2017 – Editeur : MxM BookmarkCollection : Mystère Prix Broché :  16,00€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 300 – Genre : Policier – Paranormal – Romance gay

Lorsque j’ai vu passer ce livre sur NetGalley, je n’ai pas hésité une seconde à faire la demande de lecture, la couverture m’a attirée et le résumé, je ne l’ai lu qu’en travers… J’ai du coup été assez surprise, car je ne suis pas fan de romance et encore moins d’homo-romance…

Ce n’est qu’une fois la lecture commencée que j’ai compris dans quoi j’embarquais… Je ne connaissais pas non plus l’auteur, Marie Sexton, qui écrit principalement des romances…

Alors pour le coup, quand on parle de sortir de sa zone de confort, là je suis en plein dedans, « le Puits » est un mélange de thriller et de romance gay.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas apprécié, ce serait mentir, si on s’attache à l’intrigue en elle-même, le roman se base sur la disparition d’une jeune femme : Élise, cousine du personnage principal Haven. Deux intrigues en une, puisque 12 ans séparent les évènements.

12 ans plus tôt, Élise toujours la première à délirer et faire peur aux autres, embarque cinq ados avec elle pour une séance de spiritisme, dans une maison soit disant hantée. Ce moment de délire se transforme en cauchemar quand tout le monde s’aperçoit,le lendemain matin, qu’Élise a disparue…

La lecture démarre bien, l’intrigue nous plonge dans l’ambiance paranormal et le mystère autour d’Élise nous entraine dans une bon thriller doublé de quelques passages paranormaux…

L’alternance entre passé et présent est intéressante pour tenter de résoudre cette disparition mystérieuse…

La romance gay, en fin de compte qu’une place secondaire, puisqu’elle est suggérée plus que détaillée… Elle est secondaire et c’est tant mieux, car c’est un bon thriller paranormal dont le rythme aurait été cassé.

Un thriller avec une dose de paranormal, sympa qui se lit facilement, si on fait abstraction de la romance.

Pour les fans de romance gay, la romance est en filigrane, pour les fans de thrillers, ne vous attendez pas à une écriture et une intrigue trop complexe… Sans être de la grande littérature ça se lit sans être complètement désagréable.

Elle vit dans le Colorado. Elle est fan de tout ce qui implique des jeunes hommes musclés Elle aime en particulier les Denver Broncos et prend plaisir à assister à leurs matches avec son mari. Ses amis imaginaires la suivent souvent. Elle a une fille, deux chats et un chien.

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