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LE COMPLOT DE TCHERNOBYL de Théo Lemattre

Parution : 29 avril 2017 – AutoÉditionPrix ebook : 0.99€ –

120  Pages  – Genre : thriller fantastique

J’ai eu le plaisir d’être bêta lectrice pour le  nouveau roman de Théo Lemattre et je continue à trouver du talent à ce très jeune auteur.

Cette fois il nous entraîne à Tchernobyl, dans les décombres du 26 avril 1986, avec le réacteur numéro 4 de la centrale qui a explosé. Un incident ? Il n’y a pas de hasard…

L’être humain est présenté comme un être mesquin que rien n’arrête, un être qui ne recule pas devant le rêve fou qu’il imagine quitte à sacrifier des vies humaines, la science et le progrès ne connaissent pas de limites… conduisant le monde en Enfer…

Un très gros travail de documentation a encore été fait et je dois dire que les défauts relevés lors de ma lecture de la malédiction du Vatican commencent à s’estomper et l’auteur prend en compte les remarques de ses lecteurs.

Son nouveau thriller allie le fantastique et le scientifique avec talent et l’idée de départ est bonne et accrocheuse !

L’auteur nous entraîne dans Pripyat et nous fait découvrir un monde parallèle, un monde figé dans la terreur qui fascine malgré les risques que cela peut entraîner il y a un réel tourisme qui s’est développé.

Pripyat la ville communiste par excellence, la ville fleuron et fierté de la Russie est figée par cette catastrophe. C’est osé et talentueux de prendre comme thème cette catastrophe et ça match bien !

Merci à l’auteur pour sa confiance, car je pense ne pas l’avoir ménagé dans mes retours…

challenge polar et thriller 2016-2017

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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L’amour est rouge de Sophie Jaff

♦ Editeur : Calmann-Lévy ♦ Parution : 18/01/2017 Pages : 416 ♦ Prix : 21,90♦ Genre : Thriller-fantastique

Le roman débute par une scène de séduction assez chaude, prélude d’un meurtre sanglant et le début d’une série de meurtres qui sèment la panique à New York. Un tueur en série que les médias vont surnommer «le Faucheur» parce que son art morbide consiste à lacérer le corps de ses victimes à la faucille.

Le ton est donné dès le départ, on est dans la tête du tueur et c’est génial ! Ses pensées, sa manière de voir les choses, c’est déstabilisant, glauque à souhait et totalement oppressant par moment !

« Son odeur est exactement celle que tu aimes sentir sur elle. Tu as envie de dévorer ce qu’elle sent. Tu sais flairer les femmes comme le cochon la truffe. Sniff, sniff, tu flaires la truffe. … « Mon petit chiot mouille-t-il ? » Tu veux savoir. « 

Et tandis que la ville est en proie à une hystérie collective, Katherine tente de démêler les sentiments contradictoires qui la hantent depuis qu’elle a rencontré deux prétendants très différents : le beau et gentil David, et le séduisant mais distant Sael.

Je ne me suis pas du tout attachée à Katherine ! Je l’ai trouvé distante, banale et agaçante ! Le début est déstabilisant, long, je ne voyais pas où l’auteur voulait m’emmener !

Par contre, le tueur, sa psychologie est extrêmement bien travaillée.

Pour lui, chaque sentiment est une couleur : l’excitation est bleu électrique, la terreur couleur de la craie et l’amour, le vrai, est rouge. Il est beau, fin stratège et arrive à faire tomber les femmes même les plus méfiantes dans ses filets et Katherine en fera partie.

Les personnages secondaires sont parfaitement décrits et étudiés.

Je suis bien heureuse de m’être laissée guider.

Un excellent thriller-fantastique, une écriture fluide qui entraîne le lecteur dans un monde qui bascule peu à peu dans le surnaturel.

Dans les chapitres « dans la tête du tueur » on se dit qu’on est vraiment face à un monstre, malade… On est dans sa tête ! Il y a un côté voyeur et malsain. Il se parle, il utilise la deuxième personne du singulier ce qui donne une réalité encore plus palpable.

Mais peu à peu le surnaturel émerge par petite touche dans la vie de Katherine et là, la lecture prend une dimension surnaturelle mais pas complètement loufoque! Non on garde de la crédibilité, on garde de la matière et on se dit bein pourquoi pas ! L’auteur apporte des ingrédients du thriller, de l’amour, du suspense pour nous livrer un thriller-fantastique très bien construit et très bien amené !

La traque oppressante construite par Sophie Jaff de manière méthodique est la grande réussite de ce livre.

Mêlant monde surnaturel et littéraire, fantastique et horreur, passé et présent, L’amour est rouge est le premier volet d’une trilogie, qu’il me tarde de découvrir !

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et la plateforme NetGalley pour cette lecture complètement déroutante et addictive !

challenge polar et thriller 2016-2017

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challenge un pavé par mois

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Originaire d’Afrique du Sud, Sophie Jaff est diplômée de la Tisch School of the Arts, où elle a étudié l’écriture de comédies musicales. Elle est également membre de la Dramatists Guild of America. Ses œuvres ont été jouées au Symphony Space, au Lincoln Center et au Gershwin Theater de New York, où elle vit et travaille au deuxième volume de cette trilogie.

L’exorciste de William Blatty

16641047_1580499625295277_508371656620819110_n Editeur : Robert Laffont ♦ Parution : 1974 ♦ Pages : 531

♦ Prix : 11,50€ ♦ Genre : Epouvante

Je me suis lancée dans cette lecture par défit ! Les réseaux sociaux te poussent souvent à sortir de ta zone de confort et je remercie Guillaume, que vous pouvez retrouver via son blog.

En effet, qui ne connaît pas l’Exorciste ? On a tous et toutes été marqué par ce film, mais peu de personnes savent que c’est avant tout un livre à découvrir…

Vous allez me dire : « pourquoi zone de confort, alors que tu es fana de ce genre de livre ?  » Bon, j’avoue tout ! J’ai tellement eu peur de ce film étant gamine, que j’avais peur que ce livre fasse ressurgir mes peurs enfantines… Enfin pas si enfantines que ça quand même… Quand tu as regardé le film à 7 ans, tu es marqué au fer rouge pour la vie… Donc je n’avais pas envie d’avoir peur et de retrouver mes démons…

Mais, comme j’aime avoir peur et ressentir le frisson me parcourir, je me suis lancée… Et j’ai bien fais !!!

A y est, Hourra, je suis exorcisée …. Bein oui quoi ? Comment j’ai pu avoir peur de ce livre ? Bein je ne sais pas et je remercie beaucoup Guillaume, grâce à qui j’ai exorcisé mes peurs !

Pour Chris Mac Neil et sa fille Reagan, une adolescente de douze ans, la vie s’écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington.

Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés. Quant à Reagan, d’étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche.

Tandis que peu à peu la personnalité de l’enfant se dédouble et se disloque, face aux médecins impuissants, un psychiatre va recommander un exorcisme face à son impuissance à mettre un nom sur cette maladie…

L’auteur place son intrigue au sein d’une famille totalement banale et parsème son récit d’explications médicales, qui trouvent toutes un sens, prises une par une et c’est tout cela réuni qui donne force au récit de William Blatty qui peu à peu nous plonge dans l’horreur.

On ne peut lire ce roman, sans se voir défiler les images du film ! Comme quoi les images ont un réel pouvoir sur nos esprits !

Les scènes les plus marquantes, sont sans conteste celles qui se déroulent dans la chambre de Regan, avec ce froid glacial, tellement glacial que tu en arrive à mettre une petite laine, histoire de faire passer le tout …

« – Qu’attendez-vous pour commencer? Tout de suite… Hein?
Quelque chose ne tournait pas rond.
– Tu aimerais cela? s’enquit Karras intrigué.
– Énormément.
– Mais est-ce que cela ne te chasserait pas de Reagan?
Le démon rejeta la tête en arrière en gloussant à perdre haleine, puis s’arrêta brusquement et répondit d’une voix gutturale :
– Cela nous rapprocherait.
– Toi et Reagan?
– Nous et vous, mon bon ami, croassa la voix. Nous et vous. Ha! ha! ha!
Karras sentit de nouveau cette main glaciale l’effleurer, se pose

Je n’ai pas eu peur, je me suis limite ennuyée … Ah oui ? Mais comment cela ?

L’intrigue met du temps à se mettre en place, je dirais qu’il faut vraiment arriver à plus de la moitié pour que ça démarre, ce qui fait que soit tu t’ennuie, soit tu saute des pages… Bon j’ai décidée de toute lire… Hein, autant aller jusqu’au bout… Et j’ai bien fais ! Les scènes les plus intéressantes, se révèlent peu à peu et les échanges entre le démon et le prêtre sont particulièrement bien construites.

« Ta mère suce des queues en enfer, Karras ! « 

Le démon met au défit le père Karras, en pleine crise de Foi. Le jeu entre le bien et le mal, Dieu et le Diable est excellent.

Les différentes pistes proposées par l’auteur, brouillent le lecteur, on passe des messes noires pratiquées à proximité du domicile de Chris à la conduite étrange de Karl Engstrom qui éveille les soupçons du lieutenant Kinderman. Pour finalement aboutir à un final qui se veut en apothéose !

Si on rapporte l’écriture à notre époque, y a du changement, l’écriture est intéressante et un peu en décalage avec nos livres « modernes » mais j’ai trouvé ça assez sympa !

Une lecture plus étrange qu’autre chose, malsaine, oppressante par moment, mais pas Le livre qui m’aura fait le plus peur ! Je dirais que, bizarrement, à la fin de ma lecture, j’ai ressenti une profonde tristesse, un mal être insidieux qui m’a déstabilisé…

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William Peter Blatty est né à New York en 1928. Après une scolarité chez les religieux, notamment chez les Jésuites, il poursuit des études de littérature anglaise à George Washington University. Il écrit plusieurs romans et scénarii de films avant d’arriver à l’apogée de sa carrière littéraire avec L’Exorciste qui est porté à l’écran deux ans plus tard et connaît un succès mondial.

 

 

Scission de Chase Novak

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 Edition : Préludes
 Parution : 10/2016
 Pages : 416
 Prix Broché: 14,90€    Genre : Thriller, fantastique

Adam et Alice Twisden ne sont pas des enfants ordinaires. Leurs parents ont subi un traitement expérimental contre l’infertilité et en ont payé le prix fort. La tante des jumeaux a obtenu leur garde et est déterminée à leur donner tout l’amour dont ils ont été privés jusqu’ici. Mais, au-delà du cocon qu’elle essaie de créer, d’autres forces règnent. Des bandes adolescentes issues de la même terrifiante procédure médicale rôdent dans les rues de New York. Les enfants vont devoir choisir leur camp…trait-rouge

À ne pas lire si vous n’avez pas encore lu « Conception » !

En effet Scission se déroule deux ans après et l’auteur recentre son oeuvre sur les jumeaux qui ont 12 ans.

Conception m’avait quelque peu déçue, mais j’avais envie de voir si l’auteur arriverait à m’accrocher avec Scission.

Bon bein le plaisir n’aura pas été présent pour cette suite non plus !

Les jumeaux de Conception ne sont pas les seuls nés d’expérimentations en Europe de l’Est. Une dizaine d’année plus tard, les effets secondaires se manifestent. Certains vivent en bande dans Central Park et s’organisent en revendant leur sang aux vertus euphorisantes, pour survivre. Les labos pharmaceutiques traquent ces enfants pour pouvoir analyser leur sang.

Mettre en avant les manipulations génétiques est vraiment une très bonne idée, dommage que l’auteur se soit éparpillé avec des enfants sauvages, des traques des labos pharmaceutiques, ce qui empêche de s’attacher aux personnages, surtout aux jumeaux qui ne sont pas très présents au final.

L’auteur a un style directe qui se lit facilement. Il va très loin dans ses descriptions au point de pouvoir déranger avec des scènes très violente parfois malsaine. Avec scission

Malheureusement pour moi, il va très loin dans ses idées et j‘ai parfois été dérangé par certaines scènes d’une extrême violence ou simplement malsaine. Avec Scission, l’auteur, aborde la puberté, le passage à l’état d’adulte et la consommation de drogues.

Malgré tout l’auteur n’a pas réussi à attirer mon attention et n’a pas emporter mon adhésion.  L’ennui que j’ai ressenti dans le premier tome a continué avec cet ouvrage. Pourtant l’histoire avait de quoi m’emporter mais il m’a manqué je ne sais quoi… j’avoue que c’est un sentiment très mitigé et que je n’arrive pas à vraiment mettre de mots dessus, surtout que j’ai trainé ma lecture sur plus de 15 jours…

Bref, vous l’avez compris, je n’ai pas aimé !

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avt_scott-spencer_3095Né en 1945 à Washington, Chase Novak est un ancien journaliste et a enseigné dans plusieurs universités des États-Unis. Conception est son premier livre et a été un best-seller dès sa sortie en Amérique.

La Tour de Cécile Duquenne

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 Editions Voy'el
 Parution : 11/2015
 Pages : 172
Genre : Thriller fantastique, dystopie.

Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu’elle se trouve au sous-sol d’une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d’en sortir est de monter jusqu’au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l’ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués…

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J’ai été attirée par ce livre rien qu’avec la couverture ! C’est dire à quel point l’artiste Alexandra V. Bach a du talent. Grâce à elle ce livre a trouvé le chemin vers ma liseuse, le résumé a fait le reste.

Pour écrire ce livre, l’auteur s’est lancée un défit, écrire un mini-roman en 3 jours. Je trouve cela très audacieux et pari réussi, car le livre est superbement écrit !

L’héroïne se réveille au milieu d’un marécage et a perdu la mémoire. A son réveil, elle fait la connaissance d’autres personnages, les plus marquants James, Jonathan et Melissa qui entament une course contre la montre pour leur survie.

Au départ, on ne sait pas grand chose sur la raison de leur présence dans cette Tour, mais les révélations se font tout au long de la lecture. Pour arriver sur un final complètement bluffant ! Je ne m’attendais pas à ça, malgré tout ce que j’avais pu imaginer.

L’auteur, Cécile Duquenne, nous entraîne dans un roman court, mais dense, digne d’un bon survival rythmé comme on aime, angoissant à souhait.

Le peur, le danger et la mort sont le lot des personnages très bien travaillés.

C’est un livre court, on peut même regretter qu’il le soit trop. J’appréhendais, car parfois on reste sur sa faim ! Mais là, l’auteur fait fort avec final complètement déroutant et je ne l’ai pas vu venir.

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Cécile Duquenne est née en 1988. Auteur amateur de fantasy, fantastique et jeunesse, elle est également libraire en dilettante, étudiante en japonais la plupart du temps, pirate de l’espace dans ses rêves les plus fous et sorcière à Poudlard dans une réalité alternative. Elle aime les sushis, la couleur rouge et le thé sans sucre, par contre elle déteste la betterave, l’hypocrisie, et le café mal fait.

Le Fils de Rosemary de Ira Levin

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 Edition : Robert Laffont
 Parution : 15/09/2016 
 Pages : 376  
Prix : 9,50€        
Genre : Thriller fantastique

Novembre 1999.
Rosemary Woodhouse se réveille dans une clinique d’un coma long de 27 ans. Et se rend vite compte que ce monde inconnu qui se révèle à elle est en admiration idolâtre devant un jeune homme d’apparence christique, enfant chéri des médias, dont la parole bienveillante a converti des millions de fidèles. Andy, la chair de sa chair. Mère et fils se rencontrent enfin, apprennent à se connaître. Rosemary, rassurée, découvre que ce charismatique fils prodigue, au lieu d’être l’instrument docile de la volonté de son père, veut symboliquement sceller la réconciliation de tous les hommes à l’orée du troisième millénaire.
Mais ce nouveau sauveur autoproclamé n’est-il pas un peu trop angélique ?trait-rouge

L’auteur a pris son temps et attendu une trentaine d’années pour écrire la suite de Rosemary’s baby.

Ce second opus marque une rupture de ton très inattendu et montre bien que l’auteur en a fini avec cette naïve ménagère américaine.

Si vous espérez revoir la même Rosemary à la fois intelligente mais manquant de perspicacité vous la retrouverez, aveuglée par son optimisme et son amour maternelle malgré ses crises de lucidité.

On se demande si l’auteur a voulu faire une suite ou écrire un roman totalement différent sans oser renier son chef-d’oeuvre. Bon l’histoire est sans plus, un peu de suspens, mais rien de très transcendant, ce qui malheureusement nous entraine vers un thriller dans la seconde partie, mais sans grande prétention.

Reste le final, évidemment qui est complètement inattendu et m’a complètement scotché. Et si Ira l’auteur n’avait  pas cédé à la facilité, s’il avait vraiment prévu ce dénouement, car le doute est toujours possible, alors il est vraiment très malin parce que les dernières pages balaient toutes les invraisemblances et question en suspens !

Le succès relatif du Fils de Rosemary est sans nul doute dû au premier roman et au très réel talent de son auteur.

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Ira Levin est un écrivain américain auteur de pièces de théâtre, de romans de science fiction, policiers ou de thrillers.
Étudiant de l’Université de New-York, Ira LEVIN écrit son premier roman à 22 ans seulement,. A Kiss Before Dying [1953] reçoit le prix du meilleur premier roman de l’Association des auteurs américains de romans à énigme [Mystery Writers of America]. Ce succès l’encourage dans cette voie.
Trois ans plus tard, après son service militaire, il s’attaque au théâtre et écrit sa première pièce, une adaptation de Mac Hyman’s No Time for Sergeants.
Il continuera pendant toute sa vie à écrire à la fois comme romancier et comme auteur de pièce. Parmi ses succès de théâtre, la comédie Critic’s Choice, la comédie musicale Drat ! The Cat ! et les suspenses Veronica’s Room et Deathtrap. Certaines de ces pièces sont jouées encore aujourd’hui à Broadway.
Son roman le plus célèbre est Le bébé de Rosemary [Rosemary’s Baby, 1967], roman doux-amer qui fait d’une naïve américaine la victime d’une secte satanique. On accusa même le roman d’avoir favorisé un certain retour à l’occultisme !
Selon le New York Times, Ira LEVIN était d’ailleurs mécontent d’être associé au satanisme populaire qui a suivi la publication de Rosemary’s Baby : « Je me sens coupable de voir que Rosemary’s Baby a conduit à L’Exorciste ou à The Omen, confiait-il au Los Angeles Times en 2002. Une génération entière a été exposée et a une plus forte croyance en Satan ».
Rosemary’s Baby a été adapté au cinéma par le metteur en scène Roman Polanski en 1968, avec Mia Farrow et John Cassavetes dans les rôles principaux.
Dans Les femmes de Stepford [1972] (The Stepford Wives), un SF-thriller également adapté au cinéma en 1975, Ira LEVIN raconte la vie d’une petite cité pittoresque du Connecticut où les femmes sont remplacées par des robots. Un remake a été réalisé en 2004 avec Nicole KIDMAN.
The Boys From Brazil [Les Garçons du Brésil, 1976] est l’histoire d’un étrange complot nazi pour réscussiter Hitler et le Troisième Reich dans l’Amérique du Sud de la fin des années 70. Il a été adapté à l’écran en 1978, avec Gregory Peck et Laurence Olivier.

Ira Levin n’a écrit que sept romans en quarante ans de carrière mais en a vendu des dizaines de millions d’exemplaires.

 

Un bébé pour Rosemary de Ira Levin

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 Edition : Robert Laffont
 Parution : mai 2011 
 Pages : 364 
 Prix : 12€        
Genre : Fantastique, Science Fiction, satanisme

Un cinq pièces au Bradford en plein coeur de New York, quel bonheur pour un jeune couple! Rosemary et Guy n’en reviennent pas. Les jaloux disent que l’immeuble est maudit, marqué par la magie noire, que le sinistre Marcato y habita, que les sœurs Trench y pratiquèrent des sacrifices immondes…
Peu de temps après l’arrivée de Rosemary, une jeune fille se jette par la fenêtre.
Une étrange odeur règne dans les appartements. Quant aux voisins, leurs yeux sont bizarres, leurs prévenances suspectes. Guy lui-même change, et sa jeune femme, poursuivie par des rêves atroces, lutte en vain contre une terreur grandissante.
Que deviendra, dans ces conditions, le bébé de Rosemary…?trait-rouge

 » Et maintenant, en passant en revue les semaines et les mois écoulés, elle croyait y deviner la présence inquiétante de signes auxquels elle n’avait pas prêté attention et qui revenaient aujourd’hui à sa mémoire, des signe de l’imperfection de l’amour de Guy à son égard, d’une disparité entre ses paroles et ses sentiments. C’était un acteur; peut-on savoir à quel moment un acteur est sincère et cesse de jouer la comédie ? . »

« Tu as des cernes autour des yeux qui feraient pâlir de jalousie un panda. »

« Elle ne savait pas si elle était folle ou si elle avait raison. Si, les sorciers étaient des gens qui cherchaient à acquérir un pouvoir, ou s’ils détenaient réellement ce pouvoir ; si Guy l’aimait et était son mari, ou si c’était un traître, si c’était leur ennemi, à elle et à son enfant. « trait-rouge

Adapté au cinéma, en 1968 par Polanski, Rosemary’s Baby est un roman de Ira Levin qui, grâce à une écriture tout en sobriété, en subtilité a su créer une nouvelle forme d’horreur.

L’auteur parsème son histoire d’horreur, de paranoïa, de complot satanique pour parachever son oeuvre avec un dénouement qui monte crescendo et nous met les nerfs à vifs.

Cette ambiance oppressante et la sensation de malaise que l’on ressent sont tellement bien décrites que les années n’ont pas prises sur ce livre !

Le plume de l’auteur est toujours addictive et magistrale ! Ira Levin est fin psychologue  et fourni avec « Un Bébé pour Rosemary » un chef-d’oeuvre de la littérature horrifique. Nous sommes loin du tout gore qui envahi nos écrans et de plus en plus nos lectures.

La seule chose qui surprend c’est le regard de 2016 sur une société de 1966. La femme qui reste à la maison, s’occupe de la tapisserie, des repas et monsieur qui travaille…. une étude de société très intéressante !

Un classique de la littérature horrifique à mettre entre toutes les mains d’amateurs du genre. trait-rouge

ira-levinIra Levin est un écrivain américain auteur de pièces de théâtre, de romans de science fiction, policiers ou de thrillers.
Étudiant de l’Université de New-York, Ira LEVIN écrit son premier roman à 22 ans seulement,. A Kiss Before Dying [1953] reçoit le prix du meilleur premier roman de l’Association des auteurs américains de romans à énigme [Mystery Writers of America]. Ce succès l’encourage dans cette voie.
Trois ans plus tard, après son service militaire, il s’attaque au théâtre et écrit sa première pièce, une adaptation de Mac Hyman’s No Time for Sergeants.
Il continuera pendant toute sa vie à écrire à la fois comme romancier et comme auteur de pièce. Parmi ses succès de théâtre, la comédie Critic’s Choice, la comédie musicale Drat ! The Cat ! et les suspenses Veronica’s Room et Deathtrap. Certaines de ces pièces sont jouées encore aujourd’hui à Broadway.
Son roman le plus célèbre est Le bébé de Rosemary [Rosemary’s Baby, 1967], roman doux-amer qui fait d’une naïve américaine la victime d’une secte satanique. On accusa même le roman d’avoir favorisé un certain retour à l’occultisme !
Selon le New York Times, Ira LEVIN était d’ailleurs mécontent d’être associé au satanisme populaire qui a suivi la publication de Rosemary’s Baby : « Je me sens coupable de voir que Rosemary’s Baby a conduit à L’Exorciste ou à The Omen, confiait-il au Los Angeles Times en 2002. Une génération entière a été exposée et a une plus forte croyance en Satan ».
Rosemary’s Baby a été adapté au cinéma par le metteur en scène Roman Polanski en 1968, avec Mia Farrow et John Cassavetes dans les rôles principaux.
Dans Les femmes de Stepford [1972] (The Stepford Wives), un SF-thriller également adapté au cinéma en 1975, Ira LEVIN raconte la vie d’une petite cité pittoresque du Connecticut où les femmes sont remplacées par des robots. Un remake a été réalisé en 2004 avec Nicole KIDMAN.
The Boys From Brazil [Les Garçons du Brésil, 1976] est l’histoire d’un étrange complot nazi pour réscussiter Hitler et le Troisième Reich dans l’Amérique du Sud de la fin des années 70. Il a été adapté à l’écran en 1978, avec Gregory Peck et Laurence Olivier.

Ira Levin n’a écrit que sept romans en quarante ans de carrière mais en a vendu des dizaines de millions d’exemplaires.

Le fossile d’acier de Philippe Saimbert

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 Auto-édition 
 Parution : août 2014 
 Pages : 203 
 Prix : 9,99€        
Genre : Thriller, Science Fiction

Un train emporte un groupe de voyageurs à la rencontre de mystérieux phénomènes, relatés par la presse locale d’un petit pays d’Europe centrale. En pleine nuit, leur wagon se détache : ils se retrouvent abandonnés au beau milieu d’une vaste forêt recouverte de brume. Dès lors, l’excursion tourne au cauchemar. Apparitions étranges et surnaturelles, puis morts brutales vont s’enchaîner tout au long du récit. S’agit-il d’une rencontre du troisième type ou de quelque chose de plus incroyable encore ?trait-rouge

 » Et si Dieu avait de la mémoire ?….. répéta-t-il, des sanglots dans la gorge.
Dans ce cas, ce serait dramatique pour vous, répondit-elle doucement. Mais vous pleurez, monsieur Domergue ,… Je ne pensais pas que cela fût possible de la part d’une personne de votre rang. Dieu n’aime pas les lâches. Croyez-moi. Il ne donne pas une seconde chance à ces derniers. Enfin…pas toujours…. »

 » Il devait y avoir une explication. Oui, il devait y en avoir une. Mais voulait-il vraiment la connaître?  »

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Des voyageurs en partance pour une excursion, organisée par M. Lohman plein d’entrain et d’énergie, à bord d’un wagon arrimé à un train à vapeur rénové pour l’occasion. L’ambiance est pesante dès le départ, avec ces personnages énigmatiques et un décor peu rassurant ! Une destination inconnue, mais dont le point de convergence semble cette brume, cet endroit qui a vu apparaître des phénomènes curieux, difficilement explicables… Qui depuis quelques semaines fait l’objet d’apparitions de lumières étranges aperçues dans le ciel, filmées ou encore photographiées par des touristes ayant fait l’excursion.

Certains pensent qu’il s’agit d’extra-terrestre qui ont décidé de se manifester, d’autres que ce n’est qu’une mise en scène pour attirer les touriste et gagner de l’argent.

Le wagon dans lequel ils se trouvent se détache de son convoi, le voyage devient cauchemardesque après un événement des plus troublants, il sont seuls au milieu de la forêt. Cette situation révélera le vrai visage de chaque personnage.

Lorsque j’ai été contacté par l’auteur, c’est la couverture et le titre qui m’ont attiré, le résumé a fait le reste. J’espérais que le livre soit à la hauteur et je dois dire que le roman est très prenant !

L’histoire est très intéressante, relativement simple mais devient captivante au fil des pages. Certaines scènes peuvent paraître assez choquantes mais le style de l’auteur leur donne une force dans ce qu’il y a de plus horrible !

Dommage que l’histoire n’est pas été plus approfondie, j’ai un goût d’inachevé, surtout avec cette fin qui  aurait mériter d’être plus longue avec plus de détails, tant le sujet est intéressant.

Du suspens mélangé au fantastique, un roman qui mène on ne sait où et qui surprend par sa fin complètement folle et spectaculaire.

Bravo à l’auteur, qui m’a bluffé avec la complexité et la subtilité de cette fin complètement inattendue qui a remis en question la trame du livre, tout ce sur quoi je pensais déboucher a été anéanti et cela de manière tragique, insupportable mais tellement bon…

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Philippe Saimbert est romancier et scénariste. Passionné de littérature, de BD, de rock et de cinéma, l’auteur a signé depuis 1999 plusieurs bandes dessinées et romans chez divers éditeurs (City, Asgard, Albin Michel BD, Delcourt).

Good night Idaho de Keith Lee Morris

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♦ Editions : Calmann-Lévy ♦ Parution : 19 octobre 2016 ♦ Pages : 456 ♦ Prix : 21.90€

La famille Addison – Julia et Tonio, leur fils de dix ans, Dewey, et l’oncle Robbie – traverse les États-Unis en voiture pour ramener Robbie d’une de ses nombreuses cures de désintoxication. Quand une violente tempête de neige les surprend à l’entrée de Good Night, ville perdue de l’Idaho, ils s’abritent au Repos Voyageurs. Dans cet hôtel, en son temps glorieux mais croulant aujourd’hui, les lois de la physique semblent ne pas s’appliquer.
À mesure que les heures passent, ils sont séparés les uns des autres et happés dans un monde où les rêves et les souvenirs se mélangent, et où les Addison se cherchent sans jamais se retrouver, comme si une force mystérieuse les en empêchait. Plus le temps passe, et plus ils s’effacent, au risque de rester prisonniers des limbes de Good Night pour toujours…

Entre histoire d’horreur, conte de fées et saga familiale, Keith Lee Morris nous entraîne au-delà du monde connu. Avec une écriture étourdissante et un superbe portrait de monde mystique, voici une réflexion détonante sur le pouvoir du souvenir et les liens familiaux.

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« Un mélange d’Alice au pays des merveilles et de Shining !  » Sans cette phrase ce livre serait passé à la trappe… Enfin cela n’aurait d’ailleurs pas été si grave !

Tout était réuni, pour faire frisonner le lecteur : une neige non-stop, une ambiance digne d’un film d’horreur, une famille avec des liens compliqués, un hôtel perdu avec un réceptionniste qui fait froid dans le dos !

J’étais séduie et impatiente de lire ce roman décrit comme étant entre Shining et Alice aux pays des merveilles.

On vit les aventures de chaque membre de cette famille, qui se perd dans les méandre de cette ville fantôme avec comme personnage principal cet hôtel (c’est bien la seule chose qui se rapproche de shining!)

Peu à peu le fantastique prend le relais, mais j’avoue que l’auteur m’a perdu avant ! J’ai tenté de me maintenir à flot, mais la lenteur du récit qui s’alterne entre présent et passé, des personnages qui se multiplient, sans que l’on comprenne pourquoi, m’ont complètement donné envie d’abandonner ma lecture ! Enfin, on devine, mais on se lasse ! Une succession de chapitres qui ne font qu’embrouiller le lecteur, trop long avant de pouvoir avoir ne serait-ce qu’un bout d’explication.

L’auteur m’a perdu en cours de route ! Dommage car ce livre aurait pu être intéressant avec pour thème principal ces fautes commises dans no vies antérieures, malheureusement l’écriture trop brouillonne de l’auteur n’aide pas.

Les deux personnages principaux ne sont pas ceux que l’on pourrait croire, mais bien cette neige et cet hôtel qui donnent une ambiance très particulière et très intéressante que l’auteur a su rendre fantastique à souhait. L’ambiance est très bien retranscrite, mais les personnages et le récit ne prennent malheureusement pas !

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Keith Lee Morris vit en Caroline du Sud et est professeur de creative writing à l’université de Clemson. Il est déjà l’auteur de deux romans et de nouvelles dont l’une lui a valu le prix Eudora Welty en 2005.

Un pavé par mois chez Bianca

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The Witch film de Robert Eggers

1297806973801_ORIGINALRéalisateur : Robert Eggers
Date de sortie : 15 juin 2016
Durée : 1h48
Acteurs : Kate Dickie, Anya Taylor Joy, Ralph Ineson, Harvey Scrimshaw …

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation,
menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

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Sélection officielle du 23ème festival international du film fantastique de Gérardmer, The Witch a remporté le prix du jury Syfy (en partenariat avec Canalsat)

Ce film se rapproche plus du drame historique et familial que du thriller fantastique. Alors qu’il est vendu comme film d’horreur, il n’aura malheureusement pas beaucoup de succès, alors que c’est un bon film, grâce auquel on apprend sur cette période. Bien accueilli dans l’ensemble par la presse, les spectateurs n’ont pas accroché, semble-t-il pas assez horrifique! le manque de frayeurs et d’hémoglobines y est pour beaucoup.

La sorcellerie devient une arme pour régler ses comptes, un jeu dont sont prisonniers les colons du fait de leurs croyances religieuses : le Mal ne peut exister que par le Diable !

Si vous voulez voir un film d’horreur dans les standards actuels, passez votre chemin. Si vous voulez plonger au milieu d’une famille puritaine en proie au mal et vous laisser envoûter par une atmosphère pesante et un visuel soigné alors ça pourrait vous plaire.

Le rythme est assez lent mais l’histoire et la psychologie des personnages sont vraiment intéressantes.

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