Archives du mot-clé thriller psychologique

Les chiens de Detroit de Jérôme Loubry

 

Parution : 11 octobre 2017 – Edition Calmann-Levy – Collection : suspense crime Prix papier : 18,90€ – Prix Numérique : 9,99€ – Pages : 306 – Genre : Thriller-roman noir-

 

Deux enquêtes à des années d’intervalles qui vont se télescoper et Jérome Loubry nous télescope dans une histoire classique avec des enlèvements d’enfants, mais avec une intrigue aux caractéristiques différentes et très bien amenée.

1998. Sept enfants sont assassinés, les journaux nomment le tueur « le Géant de brume », une légende locale. Stan Mitchell, qui mène l’enquête n’arrive pas à la mener à bien. Le tueur reste en liberté. Mais les meurtres s’arrêtent.

2013. Des enfants disparaissent, mais les corps sont introuvables. Stan Mitchell se retrouve aux côtés de Sarah Berkhamp pour mener l’enquête.

L’intrigue commence en mars 2013, par l’arrestation de Simon Duggan soupçonné d’être le Géant de brume.

L’auteur alterne les deux enquêtes avec des flashbacks entre le passé et le présent, jusqu’à ce que les deux périodes se croisent.

Une construction narrative, particulièrement réussie, qui se lit sur les chapeaux de roues. Un vrai page-turner, avec une plume fluide et directe Aucune fioritures, les chapitres sont courts et donnent à la lecture un rythme soutenu.

Les personnages sont très bien travaillés, leur complexité les rend humains et proches. Comme souvent, dans ce genre, ils sont torturés et là ils le sont particulièrement et le tout match bien…

La ville de Détroit est un personnage à part entière, puisque les descriptions sont tellement réelles que l’on se voit se balader dans ce Détroit glauque, pluvieux et triste… Cette ville, le rêve américain dans ce qu’il a de plus grand, n’est plus qu’un lointain souvenir, torturée, désertée par ses habitants. A l’image des personnages torturés…

La force de ce thriller, est ce parallèle que l’auteur crée entre cette ville meurtrie par le chômage, par ces meurtres et les personnages, ces deux flics que la vie n’a pas épargnée mais aussi ce Géant des Brumes, une légende urbaine… Mais qui prend vie…

Le lecteur fait une immersion dans ce Détroit gris et aura du mal à en sortir indemne, au même titre que les personnages que Jérôme Loubry malmène, torture et rend proches du lecteur…

Stan Mitchell flic alcoolique, violent, ne s’est jamais pardonné l’échec de la première enquête.

Sarah Berkhamp flic fragile, souffrant d’une petite schizophrénie avec hallucinations auditives.

Elle les appelle des impressions… Ces impressions qui peu à peu vont donner un côté étrange mais que l’auteur arrive à rendre très plausibles… Puisqu’elles nous guident vers la solution…

Les chiens de Détroit laissera une empreinte sur le lecteur, non pour ses personnages physiques, mais bien pour les descriptions de la ville. Des descriptions d’une grande qualité qui font de cette Ville un vrai personnage.

Né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il publie aujourd’hui son premier roman.

Challenge polar 2017-2018 –                  ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Publicités

Jessie – le roman de Stephen King adapté par Netflix

 

  • Titre original : Gerald’s Game 
  • Réalisation : Mike Flanagan
  • Scénario : Jeff Howard, Mike Flanagan
  • Acteurs principaux : Carla Gugino, Bruce Greenwood, Henry Thomas
  • Date de sortie : 29 Septembre 2017 
  • Durée : 1h43min
  • Genre : thriller-psychologique

Sans être le roman le plus connu de Stephen King, Jessie est une sacrée réussite, puisque sur 400 pages, l’auteur arrive à nous embarquer avec un seul personnage, Jessie, enfermé dans cette chambre…

Du coup, lorsque Netflix, a diffusé cette petite pépite, je ne pouvais laisser passer. Malgré une certaine appréhension… La bande-annonce laissait présager une adaptation fidèle au livre, ce qui promettait un très bon thriller psychologique.

Jessie se retrouve menottée au lit par son mari Gérald qui aime dominer… Sauf que Jessie en a un marre de ces jeux… Elle repousse son mari, qui fait une crise cardiaque. Jessie, toujours menottée se retrouve dans l’incapacité de se détacher. Tout le long du livre, elle va tenter de se libérer, de ne pas mourir de soif ou de faim et surtout de ne pas sombrer dans la folie.

Mike Flanagan propose une excellente adaptation. L’histoire démarre rapidement, Jessie, (Carla Gugino est formidable) ne passe pas le film toute seule avec ses pensées ou à se parler à elle-même. Le réalisateur trouve une façon très intéressante de mettre Jessie face à ses pensées.

Le passé de Jessie est décortiqué sous tous les angles, ses pensées et flashbacks sont très bien amenés pour permettre à l’intrigue de se dérouler sans que l’on s’ennuie. Aucun temps mort.

Peu à peu les souvenirs de Jessie ressurgissent et des visions commencent à la visiter, les ombres sont parfaitement maitrisées par le réalisateur qui arrive à montrer le parallèle entre ses souvenirs et sa situation… A ce qui l’a amené à être menottée à ce lit… Embourbée dans ses souvenirs…

Jessie, confrontée à ses monstres… Les monstres qui ne sont parfois pas ceux que l’on pourrait croire…

La tension monte crescendo et devient éprouvante autant pour le spectateur que pour Jessie.

Jessie m’a parfois mise mal à l’aise et cette impression est resté un certain moment palpable. Je pense que cela est largement dû au fait que la réalisation est très fidèle au livre et surtout que le jeu des acteurs est vraiment excellent.

L’actrice, Carla Gugino, réussit à faire passer beaucoup d’émotion, Bruce Greenwood et Henry Thomas, participent avec talent à cette ambiance malsaine.

En bref, une excellente adaptation, fidèle au livre ce qui en fait la meilleure adaptation à ce jour d’un livre de cet auteur. Le jeu des acteurs est excellent et malgré une mise en scène sans fioritures le rendu final est très bon.

Jessie est un film qui dérange, avec toutes ces peurs et angoisses abordées et il restera dans ma mémoire.

Alter Ego : Au-delà des apparences de Sélène Derose

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 6 juin 2017 – Prix papier :  13€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 386 – Genre : Thriller-psychologique


Je pensais tomber sur un thriller psycho-fantastique, mais je me suis trouvée entrainée dans un roman initiatique… L’auteur entraine son lecteur dans une bulle de douceur, à la recherche de soi… Nous faisons la connaissance de Niya, amérindienne dont la culture différente est très bien décrite par l’auteur.

Avec une écriture fluide, l’auteur nous entraine vers un sujet différent de ce que l’on peut découvrir. Elle nous explique les coutumes des natifs des États-Unis et elle le fait juste comme il faut, sans tomber dans des descriptions qui auraient pu se révéler trop longues et fastidieuses à suivre…

Niya va affronter son passé, pour vivre son présent et son avenir.

L’auteur oblige son lecteur à se poser des questions pour découvrir Niya et malgré toutes ses interrogations, le fin mot sera délivré par l’auteur qui perd son lecteur pour le retrouver et lui livrer une part de vérité… La fin restant ouverte et permettant à chaque lecteur d’appréhender les choses comme il veut…

Un roman sur la quête de soi, sur la recherche de son moi profond…

Des personnages hauts en couleurs et très bien construits, chacun apportant sa pierre à cette lecture la rendant plus agréable.

Elle a écrit « Quêtes, d’ombre et de lumière » (2017), un recueil d’histoires courtes et « Alter Ego: Au-delà des apparences » (2017), un roman psycho-fantastique, contemporain et moderne. Sélène Derose vit à Montpellier depuis une dizaine d’années. son site : http://www.selenederose.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/Selene.Derose.auteur/
Twitter : https://twitter.com/selene_derose

Challenge ABC 2017 auto-édition 

17758202_10209531203857745_368592036455944819_o.jpg

Elle vivait dans nos yeux de Sophie Blitman

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 25 janvier 2017 – Prix papier :  12€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 204 – Genre :  thriller-psychologique


Comme chaque année , un groupe d’amis se réuni après les vacances d’été pour passer un moment ensemble. Une parenthèse avant une rentrée qui peut être tumultueuse… L’auteur va prendre le temps de nous planter ses personnages, leurs caractères, en les présentant sur plusieurs facettes… Le lecteur entre dans leur intimité, leurs souvenirs dévoilant par la même occasion leur affinités et opposition… Leurs divergences…

La mort tragique du personnage fédérateur va faire exploser le groupe… Faire émerger les différents… Sa mort va créer un vide et entrainer le lecteur sur les traces de celle que l’on ne connaitra pas… Mais dont la perte sera l’élément déclencheur de la rancœur, un goût amer va entrainer ce groupe dans les désillusions et les trahisons… Le deuil modifie parfois notre perception de l’autre… Les personnages s’interrogent sur leur vie, leurs sentiments, leurs échecs, les rapports qu’ils entretiennent, les non-dits…

L’absence de dialogue est assez déstabilisante, c’est une lecture descriptive des sentiments humains

Le début est long à se mettre en place, l’auteur part dans des descriptions que j’aurais souhaité plus courtes et un démarrage plus rapide… C’est long et lent tout à la fois… J’aurais préféré que  cela soit plus rapide et concis, pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue sans s’ennuyer…

Malgré ce début, introspection sur chaque personnage, l’auteur évoque un drame… Qui sera le début de la fin de cette amitié… Une amitié qui va en prendre un coup… Les chapitres sont plus courts, plus dense avec des changements de personnages, donnant une dynamique plus intéressante au récit…

Je me suis parfois trouvée un peu larguée… Plus de dialogues auraient pu permettre de s’attacher aux personnages dont les pensées s’entremêlent au point parfois de perdre le lecteur…

Malgré ces longueurs, l’auteur a une plume agréable, j’aurais souhaité plus de profondeur dans la construction des personnages, l’idée de traiter le deuil, le comment vivre après est très bonne, mais les descriptions trop longues m’ont fait perdre le fil et cela ne m’a pas permis de m’attacher aux personnages… Peut-être cette distance créée par l’auteur est-elle nécessaire pour parler de ce sujet, mais du coup le lecteur se sent comme spectateur sans jamais ressentir d’empathie…

Un premier roman, qui a des qualités, mais qui aurait pu être moins descriptif, qui aurait pu être élagué un peu, histoire de faire du lecteur un acteur à part entière et lui permettre de s’identifier aux personnages. L’auteur a du potentiel et sa plume ne peut que s’améliorer…

Je remercie l’auteur, Sophie Blitman pour cette lecture atypique qu’il est difficile de classer, c’est une histoire sur la vie, sur les sentiments et les émotions de chacun…..

Agrégée de lettres modernes, elle a enseigné en tant que professeure de français avant de se tourner vers le journalisme, tout en restant dans le domaine de l’éducation. Aujourd’hui indépendante, elle partage son temps entre son activité de journaliste et l’écriture de fictions. « Elle vivait dans nos yeux » est son premier roman.

Challenge ABC 2017 auto-édition 

17758202_10209531203857745_368592036455944819_o.jpg

 

La fille derrière la porte de Patricia Hespel

Parution : 27 avril 2017 – éditeur : Les Nouveaux Auteurs Collection : Thriller Prix papier19,95Prix Numérique : 12,90€Pages : 330Genre : Thriller psychologique

Chaque lecteur, chaque être humain a une part d’ombre en lui… Une part sombre… Que l’on décide ou non de suivre… Qu’est ce qui fait que l’être humain bascule de l’autre côté ?

Avec «La fille derrière la porte», l’auteur, Patricia Hespel, nous entraine dans les tréfonds de l’âme humaine… Dans les tréfonds de la manipulation à l’état pur… La manipulation comme je l’ai rarement vu décrite.

Vivant dans le même immeuble, la rencontre entre deux jeunes femmes va bouleverser leur vie… Léna va coacher sa voisine en pleine dépression… Mais pas un coaching comme on se l’imagine… Pourtant, Emmy va suivre sa « coach » sans hésitation et en se plier à ses quatre volontés…
Une transformation qui va être impressionnante…

Chaque personnage est construit avec talent et méticulosité, chacune à sa façon bouleversera le lecteur, même le pire d’entre eux…

Le récit tourne principalement autour de :

Emmy : dépressive, larguée par son mari, perd son emploi et la garde de ses enfants….

Léna : l’opposée d’Emmy, battante à qui rien ne résiste et qui est actrice de sa vie. Vit avec Magnus rencontré dans un hôpital psychiatrique quelques années auparavant.

Magnus : compagnon de Léna, soumis et dépendant affectif…

Le postulat de départ est assez classique, la voisine psychopathe est un sujet largement abordé dans plusieurs thrillers, mais je dois dire que l’a l’auteur m’a complètement retourné l’esprit!

L’auteur, entraine son lecteur petit à petit vers un dénouement, dont elle livre les réponses par parcimonie… Les révélations se font petit à petit, sans dévoiler l’intégralité de son jeu de carte, l’auteur manipule son lecteur au point de le rendre accro… Comme on le serait d’une drogue…

Dans la plupart des thrillers, l’intrigue se construit sur le modèle de l’entonnoir. Mais ici l’auteur procède différemment puisque les nœuds se défont pour former une trame souple et fluide pour finalement nous serrer dans ses filets avec un nœud coulant pour nous couper le souffle… On a beau essayé de reprendre sa respiration, parfois la lecture se lit en apnée et le final en apothéose oblige le lecteur à reprendre son souffle…

Au départ, Emmy et Léna sont des personnages fondus l’un dans l’autre et des chapitres à flash-back permettent de mieux les dissocier et ainsi se révéler au lecteur. Une histoire construite autour d’un trio étrange et on sent bien qu’un drame se noue… Qu’un drame est à fleur de peau, mais l’issue ne se dévoile qu’à la fin et on comprend enfin…

Enfin le lecteur a le fin mot de cette histoire et là, je dis bravo à l’auteur et merci !

Une intrigue rondement menée, des personnages très bien travaillés et dont la psychologie est fine et tellement réelle qu’ils prennent vie sous nos yeux grâce à la plume addictive de l’auteur, une plume vive et acérée qui nous entraine sur des chemins sombres… L’auteur joue sur les sentiments, les non-dits, la manipulation sans jamais tombée dans les travers de la violence gratuite.

Le Prix du Suspense Psychologique 2017 est largement mérité.

Juriste de formation, Patricia Hespel a travaillé une douzaine d’années dans le secteur notarial. Elle a quitté son activité professionnelle pour tenter l’aventure du roman. Après son premier roman « Duelles », paru en 2011, Patricia Hespel a publié son deuxième livre, « Au bout du chemin » qui a obtenu le Prix du roman Femme actuelle 2013.

Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

 

Fais-le pour maman de François-Xavier Dillard

Parution : 13 mars 2014 – Editeur : Fleuve éditions – Prix papier : 18,50€ – Prix poche : 6,60€ Prix Numérique : 9,99€ – Pages : 288 – Genre : Thriller – Thriller psychologique

Une maman solo, au bord de l’épuisement, qui fait un boulot ingrat pour tenter de subvenir aux besoins de sa famille… Deux enfants totalement différents. Une ado, Valérie, révoltée… Un petit garçon, Sébastien, 7 ans, qui vit en observateur des disputes quotidiennes… Un jour tout bascule et Valérie reçoit des coups de couteaux. La mère accuse son fils d’avoir porté les coups… Pour les flics, c’est impossible, Sébastien n’a ni l’âge ni la taille, ni la force, pour faire ce genre de truc… La famille éclate… La mère qui accuse le fils se retrouve en prisons et les enfants sont séparés… Sébastien grandit dans une famille d’accueil et nous le retrouvons 30 ans plus tard, papa de deux petites filles et médecin…

L’auteur use d’une plume incisive et fluide pour entrainer son lecteur dans un récit d’une rare violence, dont les enfants sont les premiers à souffrir. Dont les conséquences sont dévastatrices sur leur construction psychologique dont les répercussions sont parfois dramatiques.

Même si on est bien dans un thriller avec des chapitres courts avec plusieurs rebondissements qui jalonnent le récit, l’auteur entraine le lecteur dans une introspection et cela pour chaque personnage. Ce qui change des enquêtes policières classiques…

Le lecteur sera plongé dans les réflexions de chaque protagoniste, passant tour à tour de la folie à la peur, à l’angoisse, aux questions auxquelles on est confronté, tellement l’auteur arrive à nous retourner le cerveau… Au moment où l’on pense avoir compris, l’auteur nous balance un uppercut et achève de nous perdre pour nous laminer avec un final complètement barge et complètement imprévisible…

Un vrai page-turner, impossible à lâcher, même tard dans la nuit, tellement l’ambiance est glauque et pesante… Que le récit assez court ne fait qu’accentuer, avec une intrigue se lit dans l’urgence, dans l’angoisse et la peur… On aimerait reprendre son souffle pour tenter d’évacuer ce stress qui nous prend dans ses filets… Pour nous recracher complètement abasourdi…

L’auteur nous entraine dans un thriller-psychologique différent de ceux que l’on peut lire, avec des enfants maltraités… La violence conjugale… Sujet, tellement actuel…

Ne vous fiez pas aux apparences…

Né à Paris en 1971, François-Xavier Dillard y vit toujours avec son épouse et ses trois enfants. Après des études de droit et de gestion, il intègre un grand groupe énergétique français au service des Ressources Humaines puis de la Communication où il cultive son goût pour l’écriture et la narration. Son premier roman Un vrai jeu d’enfants a paru au Fleuve Noir en janvier 2012.

 

Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

 

Parution : 24 août 2017 – Éditions PréludesPrix papier : 16,90€ – Prix Numérique : 11,99€ – Pages : 448 – Genre : Thriller-Psychologique – Fantastique – Suspense

 

Un excellent page-turner qui ne laissera aucun lecteur indifférent… Un thriller-psycho-fantastique qui accroche le lecteur, tant par sa construction narrative que par son intrigue atypique.

Le tout commence comme un thriller psychologique classique, peu à peu l’auteur tisse les liens entre les personnages… Ces liens sont étranges, ce huis clos complètement atypique, va se fondre dans un thriller machiavélique, avec un triangle amoureux qui laisse entrevoir des relations bien tordues…

Tordues… J’aime ces relations qui reflètent ce qu’un être humain peut être amené à faire par amour… Par peur de perdre l’être aimé… Faire de son ennemie sa meilleure amie… Quelle drôle d’idée… Et pourtant l’auteur réussi le pari d’embrouiller le lecteur, au point parfois qu’il se demandera s’il ne s’est pas perdu dans les méandres de la folie… Mai qui est le plus fou des trois…

L’auteur sème le doute, en nous entrainant dans la tête des personnages, avec des chapitres courts qui sont tour à tour l’esprit de Louise et celui d’Adèle…

Adèle est LE personnage le plus intéressant, le plus abouti, dont la création a certainement demandé un travail important. J’ai adoré plongé dans son esprit et les chapitres la concernant sont des bijoux tellement la psychologie et la manipulation sont abordées avec finesse.

L’auteur, nous embraque dans une excellente intrigue, dans laquelle le lecteur pense tout comprendre, pense enfin avoir les réponses à ses questions que l’on n’ose poser de peur d’avoir compris trop tôt… Mais c’est sans compter sur le talent de l’auteur qui nous retourne complètement le cerveau, en nous entrainant sur une autre piste…

Au-delà du thriller et du côté fantastique que l’auteur arrive à donner, c’est une lecture qui fait écho à l’infidélité,  qui montre l’obsession qu’elle peut entrainer lorsque l’on vit l’infidélité… C’est la marque au fer rouge qu’elle entraine, c’est la folie dans laquelle on peut facilement basculer, c’est toutes ces questions que l’on va se poser sur le pourquoi, le comment au point que la folie pointe le bout de son nez… Qui n’a pas été trompé et ne s’est pas posé ces questions ?

« Je pense au fait que celui ou celle qui est trompé reste dans l’ignorance et que, si on y réfléchit bien, la vie des gens n’est en général qu’un empilage de secrets et de mensonges. Sous la peau, on ne peut jamais véritablement voir qui est l’autre. »

Je remercie les éditions Préludes pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre atypique et addictif.

 

Sarah Pinborough est scénariste pour la BBC et écrit également pour les adolescents. En 2009, elle remporte le British Fantasy Award dans la catégorie Meilleure nouvelle, et en 2014 dans la catégorie Meilleure novella. L’auteure signe avec Mon amie Adèle son premier thriller, numéro 1 des ventes dès sa sortie dans le Sunday Times et en cours de traduction dans une quinzaine de pays.

 

challenge un pavé par mois 

challenge-un-pave-par-mois

Challenge polar 2017-2018 –                  ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

Avec elle de S. Bakowski – Sans elle de A. Antoine

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 9 novembre 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 374 – Genre : Thriller-psychologique


Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Des fillettes fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient. Avant de se jalouser et s’empoisonner. Il était une fois des jumelles inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 9 novembre 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 396 – Genre : Thriller-psychologique

Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Des fillettes fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient. Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement. Il était une fois des jumelles inséparables. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

Avec elle, de Solène Bakowski et Sans elle, d’Amélie Antoine, deux romans pour un projet commun. Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.

Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d’une même pièce.

Je remercie Solène Bakowski et Amélie Antoine pour leur  confiance et la faveur qu’elles m’ont faite en me permettant de découvrir leurs livres avant leur sortie officielle. J’ai tout de suite été emballée par ce projet et son originalité. Un pari osé qui entraine le lecteur dans deux lectures parallèles, deux romans qui débutent de la même manière, mais qu’un événement vient chambouler. La vie d’une famille sera bouleversée, mais surtout la vie de des deux sœurs jumelles, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau… Mais jusqu’où la ressemblance peut-elle aller

Dans la version d’Amélie Antoine, « Sans elle », par laquelle j’ai commencé, une des jumelles, disparaît le soir du 14 juillet, sa sœur va apprendre à vivre seule « sans elle »

Dans la version de Solène Bakowski, « Avec elle », le fameux soir du 14 juillet, un lacet fera basculer la vie de cette famille, toujours un drame mais les jumelles grandissent ensemble, s’aiment, se détestent tout à la fois…

Deux versions aussi passionnantes l’une que l’autre, qui peuvent parfaitement se lire indépendamment, mais cette lecture simultanée apporte une saveur toute particulière, car les deux récits, même s’ils sont différents sont complémentaires, au point que parfois les plumes de ces deux auteurs se confondent comme pour n’en faire qu’une.

La question qui se posera, obligera le lecteur à une introspection : « Et si j’avais fait ça au lieu de cela ? Si un seul détail de ma vie avait été différent… Est-ce que ma vie aurait été identique ?

La plume de Solène Bakowski  me fascine toujours autant. A chaque fois que je plonge dans un de ses livres, je suis Bouleversée par sa vision de l’être humain, pas son analyse de la psychologique face aux drames qui jalonnent les vies de ses personnages. Des personnages qu’elle rend vivants tellement ils nous ressemblent et tellement le lecteur peut transposer leur vécu au notre.

« Avec elle » ne déroge pas à la règle des écrits de qualité et sa plume reste aussi incisive, directe et parfois poétique que dans ses autres écrits.

J’ai eu le plaisir de découvrir la plume d’Amélie Antoine que je trouve plus manipulatrice avec son lecteur avec une écriture plus directe. Elle prend moins de gants pour amener les choses et nous plonger dans l’horreur d’une enquête dans laquelle les parents et leur relation sera disséquée, au point que le doute s’immisce entre eux… Le doute le pire ennemie face à une disparition d’enfant… Une mère à bout de force, la nervosité est palpable avec une atmosphère à découper au scalpel tellement elle est lourde et nous prend dans un étau pour nous étouffer..

Le lecteur va suivre cette famille sur une dizaine d’année… Une dizaine d’année qui seront horribles et qui seront l’antre de la chute du couple qui ne pourra résister … Comment se construire lorsque sa sœur jumelle disparait … Comment une petite fille se construit lorsqu’elle grandit dans l’ombre de « l’enfant aimé », Tout est disséqué avec brio, au point que l’on ne peut sortir indemne de ce genre de lecture qui touche à l’amour viscéral que l’on porte à son enfant… Comment continuer à vivre ? Survivre… Pour l’enfant qui reste… Qui devient une victime et otage des sentiments de culpabilité, otage du film que l’on se refait en boucle…

La vie ne tient pas à grand-chose… La vie peut basculer le jour où l’on prend le temps de faire un lacet… Un lacet, comme l’image du fil sur lequel s’étire la vie … Le fil de la vie est tellement tenu… Tellement mince… Qu’il nous arrive de nous répéter inlassablement : « Et si je n’avais pas fait ça… Et si j’avais fait ça… »

Cette sensation que la vie a pris une tournure différente, que ce moment précis a fait basculer, reste vivace toute une vie au point d’affecter tous nos actes… Avec Solène Bakowski, je suis souvent ramené à mes propres choix… Sa plume me transporte et m’oblige à un retour en arrière. On pourrait penser que cela se fait dans la douleur, mais l’acceptation fait partie du processus de guérison et accepter que la vie puisse basculer en une fraction de seconde, permet de ne pas vivre dans les regrets…

Avec Amélie Antoine, j’ai vécu intimement l’enquête, la chute de cette famille qui ne peut se reconstruire. J’ai par moment eu l’impression de vivre au côté de cette famille et d’être spectatrice … Un peu comme une petite souris qui voudrait se faire discrète mais qui continue à venir voir ce qui se passe pour ne pas en perdre une miette…

Ici la gémellité prend une place importante, mais surtout la question de la relation fusionnelle qui peut exister entre les deux. Les relations entre jumeaux sont-elles aussi parfaites que ce que le mythe laisse penser. N’y a-t-il pas un jumeau qui prend le dessus ? Un jumeau souffre-douleur de l’autre ? Un jumeau manipulateur ?

J’ai particulièrement apprécié la relation entre ces sœurs jumelles, on sent un réel travail de fait sur les relations gémellaires. Le mythe tombe et enfin deux personnalités distinctes sont présentent et les jumelles sont tour à tour, amies, ennemies, dominante dominée. Avec la possibilité de se dissocier complètement et de construire sa propre personnalité… Une personnalité qui ne sera pas dans l’ombre de l’une… Mais cela peut-il se faire en présence des deux ?

Les oppositions entre les sœurs, avec leurs sentiments contradictoires, la violence qui caractérise les relations fraternelles, qui n’est pas réservée à la gémellité. Tout est abordé avec talent et retenue. La haine, l’amour, la violence.

Dans avec elle de Solène Bakowski, La place des parents est assez confuse… Le père a une place assez effacée et la mère semble ne pas trouver sa place dans cette relation, au point de parfois les confondre… Oublier qu’elles sont deux… Et ne créer une relation qu’avec une…

Dans cette relation, chaque parent doit trouver sa place pour l’équilibre… Du couple gémellaire mais aussi parental…

Alors que le couple parental est assez proche dans « sans elle », même si la relation s’étiole au fil des années, au fil des espoirs …

Une expérience de lecture qui m’a chamboulé, tant par les intrigues que par la manière que ces auteurs ont abordé des sujets qui m’ont remué les tripes. La perte d’un enfant… La famille qui se disloque… C’est de l’art à l’état pur avec des plumes aussi addictives et talentueuses l’une que l’autre.

Solène Bakowski est née en 1981. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne. Lien vers sa bio

 

 

Après avoir publié en 2011 un récit autobiographique, « Combien de temps », Amélie Antoine choisit l’autoédition en 2015 pour son premier roman, « Fidèle au poste », qui connaît très vite un immense succès numérique : plus de 250 000 lecteurs plébiscitent ce roman à suspense. Il obtient en 2015 le premier Prix Amazon de l’autoédition, avant de sortir aux éditions Michel Lafon en mars 2016 puis aux Etats-Unis.
Son second roman, « Au nom de quoi », est d’abord publié sous le pseudonyme de Dorian Meune en mai 2016. Ce texte hommage revient sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan, par le biais de personnages fictifs.

Challenge ABC 2017 auto-édition 

17758202_10209531203857745_368592036455944819_o.jpg

Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

La nuit les loups de Vernet Hanna

 

Parution : 24 novembre 2017 – IS Éditions Collection Romans Prix papier : 12€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 104 – Genre : Thriller-psychologique

 

A la vie à la mort… Quand la noirceur de la vie laisse son emprunte indélébile sur toi… Dans ta mémoire, qui pour faire face décide de « buguer » pour survivre… Ça donne un livre avec ce titre qui semble étrange… Mais qui prendra tout son sens…

L’auteur, Hanna Vernet retrace avec une plume précise, l’histoire de ce couple à la dérive… Un couple dont la vie à deux est parsemée de doutes, de questionnement, qui peu à peu ne se connaissent plus… Enfin ont-ils seulement appris à se connaitre ? Ont-ils voulu s’apprivoiser ? Se confier ?

C’est une lecture très intéressante sur la communication, sur les mensonges que l’on peut faire consciemment ou par omission… Mais pas seulement… Il arrive parfois que la vie nous écrase avec ce qu’elle a mis sur nos routes et parfois notre cerveau n’a qu’une envie… Se mettre en pause… Mais sans compter sur le subconscient et là l’auteur arrive avec talent à faire surgir tout ce qui a pu être refouler par l’un des personnages.

Des personnalités complexes et chaque trait décrit les rend familier et on ne peut que vouloir comprendre, si les rêves, au sens réel du terme, de l’un, ne seront pas la perte de l’autre….

Malgré tout ce qui oppose ces deux êtres, qui se trahissent, se détestent parfois, mais restent ensemble… Comme une domination de l’un sur l’autre… Jusqu’au jour où la séparation inéluctable sera révélatrice des blessures de l’autre…

L’auteur nous entraine dans une atmosphère assez glauque, entre rêve et réalité, la frontière est parfois mince et au lecteur de trouver le ton… Entre les hallucinations, les souvenirs et les secrets, entre passé et présent…

La trame utilisée par l’auteur peu être déstabilisante, mais prend peu à peu sens et on en arrive à craindre cette fin qui arrive… Qu’on devine… Mais, qu’on pense impossible… Pourtant si l’auteur nous balance, sans fioriture, un uppercut que je n’ai pas vu venir… Avec une précision saisissante, elle illustre la perte de repère, la peur de cette vérité que l’on devine, l’impossible construction après un choc psychologique.

Le cerveau humain a cette capacité de nier l’évidence, au point que cela peut-être déconcertant… On refuse parfois de se souvenir, non par choix, mais pour se protéger de l’horreur que l’on a vécu… La noirceur de la vie est pourtant toujours tapie aux tréfonds de nous , prête à surgir et à nous dévorer, comme le ferait un loup…

Le parallèle que l’auteur fait entre le refoulement et les loups est une image très parlante, surtout pour un lecteur dont la vie aura été parsemée de chocs et pour qui les loups sont venus hurler dans la nuit… Le déni ne peut rester sous-jacent une vie entière et il faut parfois affronter ses démons, ses loups… Pour avancer et se construire…

L’être humain ne peut avancer avec les blessures que son âme n’aura pas apprivoisé, pour apprivoiser son moi profond et surtout le loup qui sommeil en lui…

Nous avons tous notre loup et si nous voulons avancer, construire, aimer le mieux est d’apprendre à le dompter… Pour se comprendre, mais surtout pour aider l’autre à comprendre notre personnalité, nos silences, nos peurs…

Avec un récit court mais dense, avec des personnages meurtris, l’auteur aborde la résilience, le déni et la capacité qui se trouve en chacun de nous de trouver sa voix profonde et écouter ces blessures pour les apprivoiser et apprendre à vivre avec… Et ne surtout pas rester sourd aux loups qui hurlent en chacun de nous…

Merci à IS Editions et à Babelio, pour cette lecture. Je suis déjà fan de cette maison d’édition et ce récit ne fait que confirmer mon sentiment.

Hanna VERNET est née en 1989, à Toulon. Après une licence de Lettres et un master de recherche en Imaginaires et Genèses littéraires à l’Université, elle prépare actuellement une thèse en littérature comparée.
Parallèlement, Hanna Vernet est chargée de cours en licence de Lettres Modernes à l’Université et travaille sur les droits des femmes et le féminisme en organisant régulièrement des conférences-débats autour de la question. Hanna Vernet signe également des chroniques dans diverses revues culturelles.
Après de multiples publications universitaires, Hanna Vernet revient à ses premières amours, la littérature, en publiant « Les rêves en noir et blanc », son premier roman.

Elise de Luca Tahtieazym

Parution : 9 août  2017 – Prix papier :  16,90€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 338 – Genre : Thriller psychologique

Une couverture étrange… Énigmatique… Un titre court, mais qui laisse présager un récit percutant… Percutant comme sait si bien les écrire Lucas Tahtieazym…

Avec Elise j’ai retrouvé la plume de l’auteur, sans fioritures et sans filet il nous bouscule dans nos convictions et on en redemande…

Comme toujours l’auteur déstabilise son lecteur avec un sujet grave… Mais magistralement présenté dans ce huis clos perturbant…

Dès les premières lignes, l’ambiance est posée… C’est noir, malsain et ça chamboule les tripes… Cette petite fille qui s’adresse au lecteur, pour lui raconter son histoire, pour le pendre à partie… Nous embarque dans son monde qu’elle construit…Dans ce refuge… Qui peu à peu va prendre l’aspect d’une tombe… Une tombe dans laquelle la lecture sera la bouée de sauvetage face à la sauvagerie et la barbarie…

Elise nous balance en pleine face son histoire, sans prendre de pincette… On prend en pleine face ses peurs, sa haine… On s’attache à Elise, ce petit bout de femme, lucide et tellement vivante dans l’horreur, vivante grâce aux livres, auxquels l’auteur rend un hommage qui ne peut laisser indifférent… Un livre peut vous sauver… Et c’est tellement vrai… Cela ne peut que faire écho à ces livres que l’on voudrait supprimer de la face de la planète, en leur trouvant tout plein de défauts…

Pourtant, si Elise ne perd pas la boule c’est grâce à ses livres qui seront ses points de repères dans cette tombe… Face à son bourreau… Ces lectures qui forgeront l’esprit d’Elise…. Pour l’aider à éclore et mettre les mots sur ses maux…

Le lecteur est malmené et confronté à ce qui peut se faire de plus pervers et de plus vil, au même titre qu’Elise… Que le lecteur ne peut aider… Il subit, comme Elise, il est malmené, comme Elise qui est impuissante, comme son lecteur, qui ne peut que terminer sa lecture en ayant le cœur qui bat de révolte et de haine… Et pourtant ce fameux lecteur voudra retourner dans les méandres du cerveau de l’auteur… Dans ce qu’il a de plus noire à nous faire lire…

Je suis certaine que l’auteur a encore des histoires bien glauques à nous conter… Et si elles sont toutes de cette qualité narrative et d’écriture, je signe à nouveau pour le prochain, même si je sais d’avance que mon petit cœur de lectrice va encore en baver….

Je remercie pour l’auteur pour sa confiance et sa patience…

Auteur au nom imprononçable, Luca Tahtieazym est l’auteur de six romans : un thriller crépusculaire ayant pour cadre notre monde recouvert par une neige qui ne cesse plus de tomber (CHAOS), un diptyque sur la quête d’identité au suspens haletant (L’OMBRE et LE ROMAN INACHEVÉ), un OLNI flirtant avec l’humour et la philosophie (BAGATELLE ET LA CHAMADE DES CŒURS PERDUS), unique en son genre et finalement inclassable, et VERSUS, un thriller dans lequel les codes sont inversés et où le tueur en série mène l’enquête. Il a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) pour VERSUS. ÉLISE, son dernier roman, est paru en août 2017. Il conte l’histoire d’une fillette séquestrée qui trouve la force de résister grâce à ses lectures. Des intrigues soignées, des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants forment un cocktail atypique qui vous bousculera dans vos habitudes de lecture.

Challenge ABC 2017 auto-édition

17758202_10209531203857745_368592036455944819_o.jpg

Challenge polar 2017-2018      –        ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture