Archives du mot-clé thriller psychologique

La fille de Pablo de Noël PEREZ-VERA

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Parution : 14 juillet 2017 – Prix papier :  11,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 296 – Genre : Thriller-humour noir-


Une intrigue à contre-courant de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui. Une écriture sans langue de bois, crue, déstabilisante et un je ne sais quoi qui fait que tu y reviens… Une fois que l’on commence à lire « la fille de Pablo » on a du mal à le refermer…

Un récit qui alterne les points de vues, permettant à l’auteur de distiller les indices pour faire le lien entre les différents évènements. Un style narratif, qui embarque facilement le lecteur, avec un humour atypique.

J’ai parfois eu du mal, avec certaines pensées ou réflexions que l’auteur prête à son personnage principal, des réflexions politiques, que l’on a du mal à s’imaginer dans la bouche d’une gamine de 17/18 ans, ce qui casse un peu le rythme. Même si cela prête à sourire, l’auteur cherche trop à faire passer ses idées, mais la jeunesse de Lily entraine un sacré décalage qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Cela m’a vraiment gêné car je n’ai pas senti d’adéquation entre les propos et l’âge du personnage principal…

« Elle n’a pas pris une ride. Aussi jeune, comme quoi se remuer le cul ça conserve ! Si nos politiques avaient été moins nuls, ils auraient fixé d’emblée l’âge de la retraite à 80 ans ce qui aurait présenté le double avantage : 1- de garder nos vieux en bonne santé ; 2- de faire retrouver un régime de retraite par répartition son équilibre de devenir bénéficiaire. Ne resterait plus alors qu’à partager les gains ainsi enregistrés entre les 438 députés LREM ayant adopté le texte. CQFD »

Un récit en toile de fond la cité Pablo Picasso, un lieu ancré dans la réalité… Une histoire bien glauque, racontée de manière cynique, froide avec un humour noir qui prend sa source dans un quotidien bien réel… Les descriptions sont telles que l’on visualise très bien les lieux, même si on ne les connais pas, ce qui était mon cas. J’ai d’ailleurs été vous chercher quelques photos, histoire que vous puissiez découvrir la toile de fond utilisée par l’auteur.

L’auteur a fait le choix d’utiliser un langage familier, pour coller à son récit et même si le parlé déstabilise avec ces phrases directes, courtes et familières, cela cadre très bien avec ce que l’auteur a voulu rendre.

Même si j’ai trouvé, certains clichés avec des connotations négatives sur les banlieues, la lecture centrée sur cette jeune fille qui décide de se venger d’une manière bien singulière, a réussie à prendre le pas sur les aspects négatifs du récit.

L’auteur a réussi à me bluffer avec la chute complètement inattendue et qui donne une saveur bien différente à cette lecture…

Je remercie l’auteur pour cette découverte atypique que j’ai eu plaisir à lire.

Ancien cadre d’un ministère, Noël Perez-Vera, d’origine breton, est artiste peintre et écrivain. Formé aux ateliers artistiques de Vannes, il peint depuis plus de 20 ans. Il pensait consacrer son nouveau temps libre à la peinture, mais la passion de l’écriture a repris le dessus. Un évènement : l’Open super 12 du pays d’Auray a servi de détonateur à l’écriture de son premier ouvrage : « 2 petites balles jaunes » (2016). « La fille de Pablo » (2017) est son second roman.

        

 

 

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Il et moi de Philippe Setbon

Parution : 12 janvier 2018 – Tohu-Bohu Editions Prix papier :  19€ – Pages : 272 – Genre : Thriller-psychologique


Avec « Il et moi » je découvre la plume d’un auteur dont je n’avais lu aucun livre et surtout une finesse dans la description psychologique du personnage principal dont on suit la déchéance pas à pas.

Une magnifique couverture, qui prend tout son sens lorsque l’on referme le livre et qui en devient encore plus parlante. Un titre à double sens avec ce « S »… Il et moi – Il est moi… Qui laisse au lecteur le plaisir de se triturer les méninges jusqu’à ce qu’il comprenne …

Court mais intense, court mais te fou une claque magistrale tellement il est bien construit, tellement il t’embarque dans une histoire bien tordue, une mauvaise blague, comme on pourrait en faire une, histoire de faire payer celui qui nous fou les boules ! C’est typiquement le genre de choses que je pourrais faire… La blague, pas le reste… Je n’ai pas encore basculé du côté obscure… Quoi que…

Avec un récit sans fioritures et sans concession, l’auteur nous entraine dans l’histoire de cet homme dont la vie va prendre un virage inattendu… Un virage qui lui fera perdre la raison au point de ne plus distinguer le bien du mal, de ne plus distinguer la réalité… Cette réalité que le lecteur a parfois du mal à percevoir, tellement la folie est palpable… Une construction en entonnoir qui donne un rythme dense, une lecture que l’on ne peut poser tellement on est pris par le récit.

L’histoire d’une folie qui se construit, qui se vit au rythme des pages que l’on tourne, pour atteindre son paroxysme. Un personnage qui ne va plus rien maitriser, que la raison a abandonné, malgré quelques soubresauts, il est trop tard…

La frontière entre réalité et fiction est parfois tellement mince que basculer d’un côté ou de l’autre est un vrai jeu d’équilibre.

Costa est un acteur engagé. Engagé au point de laisser son personnage prendre le dessus. Une mauvaise farce qui tourne à l’indéfinissable…

Il suffit parfois de peu de choses pour les rouages bien huilés d’une vie s’enrayent… Pour péter un câble… Au point parfois de ne pas se réveiller…

Je suis fana de thrillers psychologiques, l’être humain dans ce qu’il de de plus tordu me fascine et me révulse en même temps, il oblige le lecteur à se positionner et renvoie à nos convictions les plus profondes.

Je remercie la maison d’édition Tohu-Bohu pour sa confiance et pour le plaisir que j’ai pris avec cette lecture.

Philippe Setbon, né en 1957, débute comme auteur et dessinateur de de B.D dans les revues Pilote et Métal Hurlant avant de bifurquer vers le cinéma. Il signe les scénarios de plusieurs longs métrages comme Détective de Jean-Luc Godard, ou Mort un dimanche de pluie, réalise Mister Frost puis se consacre à la télévision. Il écrit de nombreux téléfilms et séries dont Les Enquêtes d’Héloïse Rome, Fabio Montale, Franck Riva, etc… Il en réalise lui-même une vingtaine dont la minisérie à succès Ange De Feu.
Il est également l’auteur d’une douzaine de romans chez Rivages, Flammarion, Buchet-Chastel et aux Éditions du Caïman.

 

Le rêve dévoré de Jo Rouxinol

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Parution : 11 décembre 2017 – Prix papier :  12,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 258 – Genre : Thriller-psychologique


Jo Rouxinol a l’art de manier les sentiments, avec sa plume addictive et travaillée, elle nous entraine dans les méandres de l’âme humaine.

L’adolescence semble une période qu’elle affectionne particulièrement, puisque son personnage principal est une ado de 14 ans. Peut-être que le fait d’être professeur n’y est pas étranger… En tout cas, on sent chez l’auteur un don d’observation… Le don de déceler les blessures… Certes, c’est une fiction, mai j’ai le sentiment de découvrir une réalité…

Un fond de vérité… Une vérité que l’on croit toucher du doigt, mais que l’auteur ne divulgue que peu à peu…

Clarisse va mal… Elle n’aime ni sa vie de collégienne, ni la vie qu’elle mène chez ses parents séparés… Une mère, que l’on devine dépassée, elle ne maitrise plus rien… Enfin, elle ne veut plus rien maitriser… Ce père, qui préfère laisser sa fille faire ce qu’elle veut, histoire d’avoir la paix, la semaine où elle vient chez lui…

Clarisse, n’est pas tendre avec eux, même lorsqu’elle nous parle d’eux, on sent une rage mal contenue… Mais, peu à peu l’auteur distille les informations et on comprend enfin pourquoi Clarisse a cette soif de vivre, cette soif d’amour, d’attention… Elle ferait n’importe quoi, pour que l’on s’intéresse à elle. A elle, en tant qu’individu, sans tenter de la faire rentrer dans un moule…

Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’ai mis un moment à me remettre de mes émotions. L’auteur a réussi à m’émouvoir avec cette gamine qui va peu à peu s’ouvrir à la vie… Cette gamine qui crie sa rage…

L’auteur a l’art de poser les situations pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue. Sans jugement, elle dépeint les sentiments qu’elle pose avec finesse. Elle aurait pu tomber dans la facilité et à travers Clarisse, juger ces parents toxiques, nombrilistes et qui ne savent pas écouter… Qui ne veulent pas écouter… Pourtant, elle ne juge pas… Elle expose… Et au lecteur de se faire son avis.

On ressort, un peu sonné, comme Clarisse, qui décide de tout plaquer tellement elle en a marre… Elle craque et décide de fuir… Fuir ce quotidien qui la tue à petit feu… Elle décide de fuir pour enfin vivre ce rêve qui la dévore… Elle va le vivre jusqu’au bout, jusqu’à ce que la réalité la rattrape et qu’elle s’éveille.

Ce rêve, lui permettra de grandir et enfin s’affranchir de son histoire… Une histoire tragique mais qui lui donnera la force de vivre…

Clarisse s’adresse au lecteur qui devient son allié, le témoin de sa fuite en avant… Surtout le témoin de sa renaissance…

Son langage est parfois cru, déstabilisant, mais j’ai trouvé qu’il y avait une certaine évolution, peu à peu il devient plus posé, à l’instar de Clarisse qui pose son fardeau. Sa rage disparaît, Clarisse s’épanouit et peut enfin comprendre d’où vient son malaise et ainsi s’expliquer son attitude et se comprendre…

Déjà avec « le temps des étoiles », l’auteur m’avait touché avec sa plume et cette lecture ne fait que confirmer son talent.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais parfois la vie t’offre une porte de sortie… La fin est emprunte d’espoir.

Jo Rouxinol, oblige son lecteur à se poser et penser sa manière de voir les choses, qui ne sont jamais aussi tranchée que ce que l’on croit.

Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails car il faut le lire pour le vivre ce bouquin! Et la trame est construite de manière telle que si tu dévoile un truc tout s’imbrique et prend son sens.

« Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaient gris, il n’y avait ni portes ni fenêtres, rien qu’une boîte sans ciel et sans air, voilà ce que vous m’offriez, un cercueil dans lequel je ne pouvais que hurler en griffant les parois, en heurtant tout ce qui se trouvait à proximité, hurler et hurler encore, hurler tant que la vie ressemblerait à la mort. Et maintenant, regardez-moi, regardez-moi bien, j’ai vu l’océan et j’ai vu l’horizon, et je prends désespérément tout cet avenir que le monde me promet. »

Challenge ABC 2017 auto-édition                    –           Challenge polar et Thriller  2017-2018

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C’est pour ton bien de Cindy Costes

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Parution : 23 août 2016 – Prix papier :  4,00€ – Prix Numérique : 0,00€ – Pages : 23 – Genre : Thriller-psychologique


L’auteur a souhaité faire découvrir sa nouvelle, en faisant voyager la version papier et j’ai trouvé l’idée très sympa, l’intrigue me plaisait bien et j’aime de plus en plus découvrir ce petit format de lecture.

Écrire une nouvelle n’est pas aussi simple que cela, car l’auteur doit pouvoir camper ses personnages rapidement et embarquer son lecteur dans son intrigue dès les premières lignes.

Qui n’a pas un jour entendu cette fameuse phrase « c’est pour ton bien ! » Qui n’a pas eu envie d’envoyer balader la personne qui prononçait cette fameuse phrase ? Cette fameuse phrase qui permet aux autres de penser à ta place, comme si tu étais incapable de décider oui bien que tu devenais complètement invisible… Au point d’occulter te personnalité, tes choix, tes décisions…

Cette fameuse phrase qui peu à peu t’ampute de ta personnalité…

L’auteur, Cindy Costes, permet au lecteur, en quelques lignes de découvrir une personnage sensible, pris entre deux feux… Faire un choix est parfois difficile, mais il l’est encore plus lorsque des personnes parasitent votre quotidien en décidant à votre place.

Pourtant il suffit d’ouvrir les yeux et surtout d’avoir le temps de se poser pour faire le choix qui sera bon. Du moins le choix qui sera en adéquation avec ses convictions. Avec une jolie plume, directe et sans fioritures, nous découvrons Lætitia une maman solo, qui sort d’une histoire d’amour… Sa meilleure amie et sa mère sont toujours là pour commenter sa vie… Ses choix… Son amoureux… Son boulot… Rien n’est bien à leur yeux…

Chacune y va de son commentaire, ponctué d’un « c’est pour ton bien »… Et pourtant aucune ne sait réellement qui est Lætitia et ce qu’elle désire vraiment, puisqu’elles ne l’écoutent pas…

En attendant la publication de ses premiers romans sur lequels elle travaille, je vous invite à la découvrir à travers ses nouvelles :
– « C’est pour ton bien » publiée sur Amazon le 29 septembre 2016 et dans le Top 100 depuis sa sortie, désormais disponible en version papier;
– « Le Voyage », figurant au sommaire de « L’Indé Panda n°2 »;
– « Le Rendez-vous » à découvrir dans « L’Indé Panda n°4 »;
– « Moi, Isa, 16 ans » faisant partie du recueil solidaire « Tous pour Boilt ».

Si vous souhaitez la suivre ou échanger avec elle, je vous invite à la rejoindre ici https://www.facebook.com/CindyCostes.auteur ou https://cindycostes.wordpress.com/

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Comme un phare dans la tourmente de Wendall Utroi

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Parution : 21 décembre 2017 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 241 – Genre : transmission, intergénération


Ceci n’est pas une fiction… La vie est loin d’être un long fleuve tranquille…

Chaque enfant grandit grâce au regard que l’on porte sur lui et ce regard fera de lui l’adulte qu’il sera…

L’auteur y a mis ses tripes… Il a déposé à nos pieds une histoire vécue… avec une rare sensibilité, une écriture fluide et une plume poétique.

Si vous avez déjà lu un de ses livres, ne vous attendez pas à découvrir un thriller, celui-ci est bien différent… Beaucoup plus personnel…

Wendall a l’art de manier les mots, l’art de nous transporter dans un conte, en racontant… Se racontant… Et tout est beau, tout est simple… Même dans la douleur…

L’auteur fait une belle confidence à son lecteur… Une confidence qui se lit tout en douceur… Pour évoquer des souvenirs que l’on sent tellement vivace, que notre imagination fait défiler au rythme de cette lecture… Du déroulé d’une tranche de vie…

Une vie simple, une introspection… Une remise en cause…

Un gamin qui toute sa vie sera guidé par un amour simple, sans concession…

Martial, paysan bourru, se plonge dans ses réflexions, dans ses souvenirs… Ces 15 dernières années ont été parsemées de hauts, de bas…Et le bonheur a toujours été au rendez-vous… Malgré les embuches, malgré les déchirures…

Cette relation entre ce grand-père et son petit-fils Antoine, sera une construction pour l’un et une introspection pour l’autre… Une réflexion sur l’expression des sentiments… Dire que l’on aime n’a souvent pas besoin de mots… A juste besoin d’un regard, d’un geste de tendresse… Surtout d’une présence…

Une présence qui ne soit pas asphyxiante, mais constructive…

Il suffit d’un regard, d’un mot pour illuminer votre vie entière… Et c’est bien ce que Wendall Utroi nous apprend…

Cet enfant, c’est moi, c’est toi, c’est nous… C’est l’auteur qui se dévoile et qui rend un bel hommage à la personne qui apporte le plus… La personne qui fera de toi l’adulte équilibré… La personne qui sera la lumière qui te guidera…

Tout est feutré… C’est intime, c’est beau mais sans jamais tomber dans le gnangnan… Même dans les moments les plus durs, on lève la tête, on se tient droit et on affronte… Ainsi va la vie…

« Notre vie d’adulte se forge dans les premières années de l’enfance. Lorsque l’on évoque notre passé, il nous revient souvent le souvenir d’un parent, d’une mamie, que l’on porte dans son cœur, et qui nous a épaulé dans cette étape délicate. »

 

 

 

 

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Je pleurerai plus tard de Mathieu BERTRAND

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Parution : 2 octobre 2017 – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 280 – Genre : Polar-Thriller-psychologique

J’avais déjà eu le plaisir de découvrir sa plume dans « les émeraudes de Satan » qui pour un premier livre était déjà une belle réussite, pourtant ici, il change complètement de style  et c’est un vrai plaisir de découvrir sa plume dans ce thriller.

Il n’en demeure pas moins que l’auteur nous balance quelques bribes de fantastique, un domaine qu’il affectionne, même si son intrigue est un thriller : le passage où son personnage principal voit sa grand-mère flotter au-dessus de lui, alors qu’il se repose dans le noir lors d’une garde de nuit alors qu’il a  20 ans… Son épouse qui vient lui rendre visite… Le tout entre raison et déraison. Entre Folie et croyances de la Corse profonde, ses démons, ses fantômes… Et l’esprit cartésien qui tente de démonter tout ça…

Il y a un vrai travail d’écriture et l’évolution est flagrante entre les deux livres, même si quelques longueurs persistent… Des phrases trop courtes par moment, qui peuvent gâcher le rythme… Mais l’auteur a réussi malgré cela à m’embarquer dans son récit. Le récit d’un homme qui perd tout… un homme bien installé dans la vie et dont la vie va basculer.

Le livre débute par la fin et c’est judicieux et atypique, car le lecteur sait dès le départ que le personnage est en prison, on ne sait pas pourquoi… seulement qu’il veut en finir avec cette vie… Et il nous raconte comment sa vie à basculer il y a 8 semaines… Le lecteur est entrainé dans un tourbillon sans fin… sauf une fin fatale… car l’issue ne peut être qu’un drame.

« Ils sont morts. Tous les deux. Ce jour-là, j’ai tout perdu. Mais pire encore… j’ai perdu mon âme.
Couché dans ma cellule, j’observe le mouvement de balancier d’un nœud de pendu. Dans quelques minutes, mon cou s’y brisera. Quand plus rien ne vous raccroche à la vie, la mort devient une échappatoire plutôt acceptable. Huit semaines. Huit putains de semaines qui m’ont fait basculer dans une haine qui dictait mes pensées autant que mes actes.
Impossible de s’extirper de ce carcan que représente l’envie de vengeance. Ça part d’une promesse, ça se transforme en rage et ça s’installe dans votre tête pour n’en sortir que lorsque vous êtes un meurtrier… »

8 semaines que l’auteur va faire vivre sur les chapeaux de roues, aussi bien à son lecteur qu’à son personnage principal, Patrice Lorenzi, Directeur de services pénitentiaires … 8 semaines d’émotion intense… Dans lesquelles l’auteur m’a

J’ai été tour à tour émue, embarqué dans un tourbillon d’émotion et je salue le travail qu’il a mené avec une écriture plus aboutie. Il rend hommage au milieu carcéral, qu’il connaît très bien… Un métier méconnu, souvent dénigrer et pourtant loin d’être facile… Sans pour autant en faire trop, pour ne pas ennuyer le lecteur, sauf en filigrane, car nous ne naviguons pas dans ces eaux… Mais bien dans une vengeance…

Une vengeance qui n’a pas de prix… Se venger de ceux qui ont volé cette vie idyllique, qui ont détruit l’équilibre parfait… Qui ont tué son enfant… Et sa femme…

Cet homme est torturé par ce choix et pourtant il reste convaincu par la justice il y croit… Mais sa promesse à sa femme va supplanter cette justice..

Le livre se termine par le début, avec les sentiments que nous livre ce père… Ce meurtrier. qui croyait que sa haine et sa douleur seraient apaisées par la disparition des tueurs et pourtant rien n’a disparu et il n’est pas apaisé… La douleur et telle que rien ne peut venir la combler, même pas la vengeance…

La justice aurait peut-être contribué à une reconnaissance en tant que victime qui est malgré tout salvatrice… Le temps du deuil est long… Et même si on ne peut accepter de voir mourir son enfant… Se venger apporte-t-il le réconfort ? Beaucoup de questions…dont les réponses se trouvent en chacun de nous.

J’ai adoré la trame principale de l’intrigue, que je ne dévoile pas, pour vous laisser le plaisir de découvrir… Ce qui peut être existe… En tout cas, tout est plausible et possible…

La vengeance peut prendre différentes manières et le destin parfois met sur notre route d’étranges phénomènes dont les rouages s’articulent de manière à ce que tout s’emboîte parfaitement…

Le titre, leitmotiv du personnage principal, pourrait être le nôtre… Chacun de nous se retrouvera dans ses doutes, ses interrogations et certainement ses choix…
Merci Mathieu Bertrand pour cette découverte. Merci pour le travail qui a été fait et l’écriture de qualité. Une évolution visible qui est un vrai régal et une plume en parfaite accord avec ce thriller psychologique qui m’a vraiment ému et dont l’intrigue m’a emportée.

Né en 1969 à Pontoise . Titulaire d’une licence en relations humaines, il devient surveillant pénitentiaire après une formation diplômante à l’École nationale d’administration pénitentiaire de Fleury-Merogis en 1989.

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Vegan Psycho de Freeric Huginn

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Parution : 9 mai 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 305 – Genre : Thriller-psychologique


Sans être végane, je mange de moins en moins de viande. J’essaie de pallier avec des protéines végétales, du coup dès sa sortie ce livre m’a attiré avec sa couverture et son titre. J’ai découvert la plume de l’auteur un peu par hasard…

J’ai découvert Vanessa et Valmont, les deux flics qui vont faire face à des disparitions inquiétantes et des meurtres vraiment glauques et particulièrement gores.

Le ton est donné dès le début avec une enquête qui même si elle tarde à démarrer, car les inspecteurs ont du mal à cerner le tueur… Un tueur particulièrement tordu… L’auteur décrit les scènes avec minutie et nous entraine dans les milieux des laboratoires médicaux, dans les abattoirs, pour trouver des indices autant sur les victimes que sur le tueur. Toutes les pistes mènent vers le milieu végane extrémiste.

L’auteur, tente avec cette intrigue de sensibiliser son lecteur à la cruauté faite aux animaux, sur l’exploitation que l’homme fait de l’animal, mais il fait d’une manière subtile sans tomber dans l’extrême et la moralisation.

Pour autant l’enquête s’enlise et nos deux inspecteurs, vont se faire aider d’un médium… Pour tenter de démêler le vrai du faux…

L’intrigue est vraiment intéressante et l’écriture, parfois trop familière peu dérouter le lecteur, mais au final cela match bien avec ce thriller qui se veut proche du lecteur.

J’ai eu parfois la sensation de me perdre, un peu comme l’auteur qui vers la fin s’enlise et perd le fil conducteur et malgré toutes ses tentatives, il n’arrivera pas à se rattraper avec un final qui m’a refroidie. Une fin à la limite bâclée, une explication beaucoup trop simple, et qui douche quelque peu le lecteur.

Malgré ce défaut, une lecture agréable avec une plume intéressante, qui ne peut que s’améliorer.

Le titre n’est plus à disposition des lecteurs, car à l’heure où j’écris mon avis, l’auteur a signé avec une maison d’édition. Vous pourrez donc vous procurez le titre prochainement.

Freeric Huginn est un écrivain Français, passionné par le Tarot de Marseille et la littérature, formateur au sein d’une Association Chantier école.

 

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L’Emprise Des Sens de Sacha Erbel

Parution : 14 novembre 2016 – Édition : L@ liseuse Prix papier :  17,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 246 – Genre : Thriller-psychologique


Dès son départ en vacances, Talia est en proie à des phénomènes étranges… Elle met ça sur le compte de la fatigue… Arrivée en Louisiane, elle va se retrouver face à un tueur en série, mystérieux qui pratique des rituels vaudous

L’auteur construit son intrigue avec simplicité sur un rythme soutenu. Talia se découvre un don peu commun, grâce à une prêtresse. Elle a en effet le pouvoir de se connecter au tueur en étant dans sa tête. Elle se retrouve, malgré elle, à enquêter sur ce tueur, hanté par sa mère qui l’a dévalorisé et rabaissé. Une mère qui en a fait un monstre…

L’intrigue est très intéressante et très bien exploitée par l’auteur, qui nous embarque dans des chapitres courts et dense. Malgré tout, j’aurais souhaité que l’auteur, prenne le temps d’installer le suspense crescendo, pour permettre au lecteur de s’imprégner du côté surnaturel. Au lieu de cela, le lecteur plonge dans un abime irréel trop vite et dès la moitié du livre on sait grâce aux visions de Talia, qui était le tueur.

Un thriller fantastique très bien construit malgré ces défauts et une plume qui est déjà de qualité et qui entraîne le lecteur.

Diplômée en Criminologie appliquée à l’expertise mentale, Sacha Erbel (un nom de plume) est fonctionnaire de police depuis plus de 20 ans. Elle travaille au Service de la protection (SDLP) où elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles. 

Challenge polar 2017-2018                                                        ABC 2017 _ Policier / Thriller

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La rumeur tome 2 : L’espoir de Solenne Hernandez

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Parution : 18 novembre 2016 – Prix papier :  12,79€ – Prix Numérique : 1,49€ – Pages : 404 – Genre : Thriller fantastique


Le premier tome se terminait sur une révélation troublante et glaçante, le second tome offre des changements et une ouverture assez intéressante.

Enfin les silhouettes se révèlent, certaines tout du moins ont décidé d’aider les enfants à fuir. La rumeur continue de poursuivre Brewen, Oswald et les Fuyards.

Malgré tout, les questions restent entières et j’ai été épatée par la capacité de l’auteur à nous embarquer dans son monde. Un monde tellement bien construit, qu’il en est palpable.

Chaque passage est une révélation que l’auteur distille mais avec parcimonie, ce qui rend la lecture encore plus asphyxiante. En effet les situations sont déstabilisantes pour le lecteur qui va de surprise en surprise et enfin comprendre les raisons des expérimentations, des enlèvements. On lit en apnée, tellement cela dépasse notre entendement !

L’auteur a vraiment construit une dystopie excellente où chaque personnage est travaillé lui donnant du corps.

Une personne complètement barge aidée d’un scientifique vont entrainer le début de la fin… Le parallèle historique est proche et la 2ème guerre mondiale surgit de notre mémoire…

Avec ce tome, l’auteur nous donne un aperçu d’un monde où le bonheur est complètement tronqué et sous l’emprise d’un mégalo barge…

Le 1er tome avait été une belle découverte, ce 2ème tome est une excellente suite. L’auteur a une très belle plume addictive et aux descriptions telles que tout est palpables et vivants. L’espoir est toujours présent et se battre pour une vie meilleure reste la trame directrice.

 

Solenne Hernandez est titulaire d’un master 1 Didactique des langues et des cultures – Français langue étrangère et seconde (DLC-FLES) de l’Université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand (2011-2012). Elle est rédactrice web desk au sein de Webedia/SNCF depuis 2016. Son premier roman, « La Rumeur, tome 1 : La Fuite » (mars 2016), est le tout premier d’une saga dystopique pour jeunes adultes dont le tome 2 – « L’Espoir » – est disponible depuis novembre 2016.

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Challenge un pavé par mois                                                     Challenge polar 2017-2018         

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Le chef d’oeuvre de Kalya Ousmane

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Parution : août 2017 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 19 – Genre : Nouvelle-Peinture-amitié


Kalya a un univers à part, enfin pas si à part que ça, puisqu’elle s’inspire de la vie..

La vie qui prend sous sa plume une tonalité différente. L’édition brochée du « Trottoir », dont je vous parle ici, comprend une petite nouvelle, courte, « Le Chef d’œuvre », mais intense…

Une tranche de vie, une parenthèse … La Provence est présente, mais bizarrement, j’ai plus imaginé la Bretagne…

Comme quoi, chaque lecteur a sa propre vision… Et projette ses propres désirs…

En même temps, Kalya, évoque la Provence, sans en faire un personnage… Mais elle s’en sert comme toile de fond… Une toile qui va se métamorphoser et prendre l’apparence de ce que le lecteur aura envie de voir…

19 pages, c’est court, mais pourtant, les personnages sont posés avec justesse et l’écriture toujours aussi fluide, pour le grand plaisir du lecteur.

Une bande de copain, que la vie maintient proche… Malgré les coups durs, une histoire d’amitié, à la vie à la mort, comme sait si bien en parler Kalya.

Kalya Ousmane, auteur au grand cœur qui livre une part d’elle-même à chaque fois que je découvre une de ses nouvelles… Elle sait regarder la vie, regarder les fêlures, pour en faire une force…

J’ai beaucoup aimé le clin d’œil avec le nom du personnage principal Arnaud. S pour Arnaud Soulier… Un mixte entre deux auteurs…

Son premier livre « 7 jours (en) quête d’enfant » est paru en janvier 2017.Depuis elle a écrit une nouvelle « Le chef d’oeuvre », parue en août dernier et proposée en numérique. Mais que vous pouvez lire dans sa version papier avec le livre « le trottoir ». 7 nouvelles paraissent le 16 décembre dans « un 24 décembre en Floride »

Challenge ABC 2017 auto-édition                 

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