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Viktor de Nicolas Elie

 

 

Parution : 29 mars 2017 – Édition : ÉvidenceCollection  I-Mage-In-Air

Pages : 400 – Genre : thriller psychologique – fantastique

J’ai été attirée par cette couverture, étrange et surnaturelle… C’est seulement après que j’ai découvert son résumé !

Tout est réuni pour entraîner le lecteur dans une histoire bien glauque ! Viktor est un tueur, un vrai, un tueur dans l’âme qui vit les choses avec ses tripes. Mais un tueur avec des capacités intellectuelles hors normes !

On a parfois du mal à déceler le vrai du faux…. Viktor est habité par une âme ancestrale, une âme à l’âge indéfinissable. … il est habité par le goût du sang…. mais attention il ne tue que ceux qu’il pense devoir éradiquer de la surface de la terre qu’ils salissent par leur présence….

L’auteur, nous embarqué dans un récit qui change… un récit rarement abordé. … on frôle par moment le fantastique… mais c’est tellement étrange qu’on se demande si Viktor n’a pas des capacités de suggestions, même sur nous simple lecteur… simple spectateur…

Je n’ai jamais mis autant de temps à lire un livre aussi court…. Autant l’auteur m’a conquise avec l’histoire de Viktor, autant il m’a perdu avec son choix d’écriture ! Je n’ai pas compris la disparition des négations ! Mais pourquoi ? Pourquoi ce choix ? Pourquoi avoir allourdi un style qui est bon par cette absence ?

Je reste dubitative et frustrée ! Oui frustrée de constater que Viktor aurait pu être un petit bijou, mais qu’en fin de compte il restera entaché de cette absence linguistique qui donne tout son sens à une lecture et la rend fluide !

Je ressors de cette lecture comme vidée de mon énergie, à force d’avoir été coupée dans mon élan de lecture !

J’aurai compris ce choix, pour Viktor enfant, et encore… vu son intelligence…. j’aurai compris pour les proxénètes… mais impossible d’imaginer un psychologue, un directeur de banque, un directeur de grand hôtel faire des phrases sans négations !

En conclusion, un très bon livre avec une histoire bien travaillée mais l’absence de la négation allourdie et gêne la lecture en la rendant moins fluide. Après avoir contacté l’auteur, pour tenter de comprendre… Il présente ce choix comme déterminé par l’usage du langage parlé… Je dois dire que je n’adhère pas…

Malgré tout, j’ai hâte de relire l’auteur, s’il ne fait pas abstraction des négations, car si ses livres, sont de la qualité de « Viktor » au niveau de l’intrigue, c’est un grand écrivain de thrillers que voilà.

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Je suis un tueur humaniste de David Zaoui

 

 

Parution : 25 novembre 2016

Édition : Paul & Mike Collection P&M-ROMANS

Pages : 240 – Genre : Thriller psychologique

Babinsky, Babinsky !

« Une ville a besoin qu’on la débarrasse de ses poubelles, de ses ordures et déchets. L’humanité aussi. Je tente d’être utile au monde à ma façon. J’ai une éthique. Je suis un tueur humaniste. »

Comment te détester ? Comment ne pas t’aimer ? Comment un tueur peut-il être aussi attachant ?

Tu as un don du ciel, tu vises et tires comme un dieu. Un professionnel du crime te repère, t’adopte et tu deviens, malgré toi, un tueur à gages.

Mais tu as du cœur !

OK…Tu veux bien être un tueur… Mais tu veux faire les choses bien… Tu veux y mettre du tien… Ton point d’honneur : rendre heureuses tes futures victimes avant de les tuer.

Tu es un tueur ! Mais un tueur qui ne veut pas être tueur ….

Tu « tombes » dans ce milieux par le hasard d’un don qui attire ! Un don précieux qui aurait pu te mener vers la gloire et te mettre dans la lumière. Au lieu de ça, tu vivras dans l’ombre et tu seras entraîné dans les bas fonds !

Pas les bas fonds comme on s’imagine ! Non ! Car ton métier t’a mis à l’abri du besoin… Tu ne travailles pas… Enfin pas comme moi… ! Pour cela, tu dois exécuter…. tes contrats…. mais tu décide de le faire à ta manière ! Belle, tout en douceur et plein d’humanité !

« Je connaissais des tueurs, comme moi, mais, habités par une absence totale de morale, eux ne pensaient qu’à la thune, aux pompes, aux bagnoles puis aux montres qui valent une fortune ! Moi, je m’en tapais royalement, de tout ça. J’étais certes un tueur, mais un tueur éclairé, un mortel en devenir, doté d’une conscience et d’une grande sensibilité. « 

Jusqu’au jour où tu tombes sur un type impossible à rendre heureux, un emmerdeur… ! Un cas de conscience ! Un qui va te pousser à te poser des questions…

« — Pour aimer les autres, faut s’aimer soi-même…
— J’arrive à aimer les autres, bien que je ne m’aime pas
vraiment… mais… l’amour que je donne aux autres se
termine toujours mal… »

Comment un tueur devient attachant ? Lisez ce petit bijou qui vous fera sourire à plusieurs reprises et vous renverra même à vos propres travers !

« Affligé, j’ai zappé en regardant toutes ces publicités où l’on cherche à vous vendre agressivement des tas de choses inutiles. J’ai écouté les commentaires de jeunes écervelés de télé-réalité baragouiner dans un verbe tristement pauvre et je me suis surpris à penser que nous vivions l’époque la plus superficielle de l’histoire de l’humanité. Une époque où des forces puissantes soutenues par des moyens colossaux s’activaient en permanence. Il fallait écraser l’intellect afin de le remplacer par une sottise abjecte. L’ultime objectif était celui de nous transformer en machines à dépenser, à nous éduquer à une sorte de réflexe pavlovien de la conso. Quand je pensais à tous ces réseaux sociaux d’où chacun vomissait sa haine et son avis sur le monde, confortablement avachis dans leur quotidien, aveugles aux réalités économiques, j’étais désespéré. Ils aboyaient et la connexion passait. »

Un style franc et direct, donne à cette lecture atypique un rythme chantant et poétique ! Un tueur philosophe à ses heures… Qui aime les livres, la musique classique…

De l’humour à foison. Un humour noir, cynique que j’ai particulièrement apprécié.

« — J’ne veux pas tuer d’animaux ! martelai-je.
— Mais tu vas tuer aucun animal, calme-toi Babinsky, me fit Cyrus le gros devant ses deux comparses qui tenaient leur fusil contre leur poitrine.
— Bah alors, quoi ?
— On va simplement chasser, pour becter tout ça, ce soir.
— Manger des volailles pleines de plomb ?
Cyrus le gros me prit en aparté.
— Babinsky, ne me fais pas honte devant mes amis !
— Je ne tuerai aucun bestiau !
— Il faut juste que tu leur montres comment tu tires, merde !
— Pour quoi faire ?
— Parce que quand tu tiens une arme à feu dans ta main, c’est comme si Dieu avait un flingue !
— Moi, je veux pas tirer sur des proies innocentes !
— Mais Babinsky ! Tu manges bien de la viande et du poisson, non ? Et tu crois qu’ils arrivent comment dans ta putain d’assiette ?
— Je les vois pas souffrir.
— Ça change quoi ?
— Ça change tout.
— Mais qu’est-ce que ça peut te foutre, la souffrance
d’un écureuil, bordel ?! »

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David Zaoui né en 1977 en banlieue parisienne, a travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années aux USA. Il a beaucoup voyagé, suivi le cours Florent pendant 4 ans où a découvert la mise en scène et le métier de comédien. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

Il suffit juste de quelques minutes de Martine Venelle

 

 

Parution : 18 mars 2017 – Auto-édité – Prix Ebook : 2,99€ – Broché : 14,90€

206 Pages  – Genre : thriller psychologique – Roman noir – Drame

Il suffit Seulement quelques minutes pour qu’un auteur t’embarque dans une histoire familiale qui ne te laissera pas indifférent…

Un thriller qui débute sur une scène violente… La raison a bien failli abandonner Louise… Mais malgré la haine qu’elle ressent ou la haine qu’elle sent de ces parents qui l’ont élevé sans amour… Louise va vivre sa vie… Elle va mettre cette vie vécue de côté et se construire un autre moi… Profond et emprunt de doutes …

Des années plus tard, elle s’est construite… mais garde un œil bien ouvert sur son passé qui va surgir du plus profond de son inconscient pour la mener vers la lumière et vers sa quête, l’amour… Une quête bien légitime quand on en a été privé…

Qui sont Louise, Jade ? A qui appartient le squelette d’enfant enterrée dans ce jardin ?

Un petit livre addictif, qui se lit vite, doublé d’une très belle plume, sans fioritures, ni blablas.

Les sentiments sont au départ absents… Le tout est écrit comme on raconte un fait, comme un exposé, pour prendre de la distance… On sent que les secrets de famille doivent être analysés, décortiqués, pour être appréhendés… Et que ces secrets le lecteur va les prendre en pleine face… L’horreur n’est pas loin, l’horreur est sous-jacente et palpable… L’auteur joue avec nos sentiments, mais ses sentiments à elle sont aussi mis à rude épreuve, comme un vécu qu’on ose enfin affronté…

Peu de personnages, mais des personnages tous liés par une histoire commune, comme des fils que la vie aura tisser pour les relier entre eux pour qu’ils puissent vivre l’épouvantable, jusqu’au dénouement qui cassera ce fil et regroupera toutes les interrogations…

Le ton est donné dès les premières pages avec l’emploi de mots qui ne donne qu’une envie, c’est de plonger un peu plus dans l’horreur… L’horreur qui monte peu à peu et prend son envol et explose, jaillit pour en fin de compte faire en sorte que de ce drame du beau ressorte…

Une rose sur un tas de fumier, une vie gâchée, des vies gâchées, des vies malmenées mais unies dans l’amour filial et dans le pardon peut-être… Car pour avancer il faut savoir d’où l’on vient, pour avancer il faut se connaitre et pour se connaitre il faut parfois creuser dans les bas fonds de l’inconscient…

Paul, ce jeune homme confronté à la mort brutale de ses parents, range trie, commence un travail de deuil, qui ne sera peut-être pas si difficile… Des découvertes troublantes, que le jeune homme préfère ne pas voir quelques semaines avant la vente, vont resurgir, révélant non pas un mais plusieurs secrets, qu’il devra affronter…

On suit les traces de Paul pour peu à peu découvrir ces secrets et trouver les réponses avec lui, mais avec un train d’avance… On le suit dans ses réactions… Dans cette vérité qui se trouve dans l’inconscient de cette jeune fille, Louise… Mais qui est Louise ?

Une incroyable vérité va exploser, va jaillir et éclabousser tout ce petit monde, malgré tout, pour leur bonheur… Car ce bonheur auquel ils ont droit va les aider à se construire… Car la vérité, même si elle fait mal, permet de se construire… Cacher les choses, ne fait qu’engendrer doutes et incompréhensions…

L’auteur m’a ému, m’a subjugué par cette qualité narrative et par son retrait face à son récit. Le suspense se construit peu à peu pour arriver à ce final, qu’on devine mais qui est salvateur !

Un secret sordide qui vous mènera à vous interroger sur l’utilité des secrets et le bien fondé d’en avoir…

L’auteur a mis ses tripes dans ce roman et ça se sent, elle le fait avec retenue, sagesse et grand talent…

Son premier roman, « Il est toujours trop tard », publié en 2013, fait écho, d’une certaine manière à « Il suffit juste de quelques minutes »… Dans lequel elle nous montre qu’il n’est jamais trop tard pour se construire et avancer… Un livre qui témoigne d’un changement, d’une évolution….

Un roman court, mais il me semble que c’est la première fois qu’un de mes avis est aussi long….

Je laisse le mot de la fin à l’auteur :

Il est toujours trop tard, trop tard pour avoir des remords, trop tard pour avoir des regrets, trop tard quand les gens sont morts et que tout ne s’est pas dit tant que les mots pouvaient encore s’entendre, expliquer et apaiser les âmes. Trop tard quand on ne peut plus se retourner parce que la peur, l’orgueil, le temps ont trop passé…Mais il n’est jamais trop tard pour tourner la page et se laisser conduire dans l’infini richesse de la douleur qui construit, pour exprimer ses sentiments et ses ressentiments.M.V.

 

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Une bonne intention de Solène Bakowski

 

 

Parution : 15 juin 2017 – Auto-édité – Prix ebook : 1,49€ –

223 Pages  – Genre : thriller psychologique – Roman noir – Drame

Solène Bakowski m’a retourné et encore une fois elle m’a entraîné dans le sillage d’une écriture de talent ! Une conteuse de la vie…

Avec un sac elle m’avait subjugué par son talent et avec cet opus elle démontre un talent de conteuse de la vie… la vie inexorablement meurtrie…

Ici point de meurtres…. Mais des cœurs brisés. … des vies brisées. … par la seule manipulation…

« On croit qu’on a oublié, on croit qu’on n’a pas fait attention, et puis il suffit d’un objet, d’une parole, d’une musique et tout remonte à la surface, y compris des détails qu’on ne pensait pas avoir relevés sur le moment. »

Comment pousser une famille vers la destruction. … comment s’imaginer un moment que l’amour peut vous détruire. .. pourtant un amour qu’on s’imagine inconditionnel peut nous détruire ou nous pousser vers le haut…

Encore une fois Solène Bakowski se sert de l’amour filiale comme terreau de sa trame, décortique les sentiments avec talent, finesse et en fin psychologue elle démontre que la vérité arrive toujours à trouver la porte de sortie !

On ne ressort pas indemne après avoir lu du Solène ! C’est en même temps une claque et une thérapie ! Oui j’ose le dire !

Vous vous poserez maintes fois la question : dois-je en fin de compte cacher certaines choses pour protéger ? Cacher un tel secret protège vraiment ceux que j’aime ?

Un secret, un non dit ronge son détenteur mais aussi ceux que l’on croit protéger en ne divulguant rien !

Avec ce livre, vous prendrez en pleine face vos secrets et leurs conséquences et toutes vos certitudes s’écrouleront !

Merci Solène, pour ce livre, merci pour cette écriture, merci pour cette thérapie !

« La haine est une araignée qui entoile tout et tout le monde, elle ne s’encombre pas de demi-mesure. »

Bizarrement, cette lecture a fait quelques parallèle à ma vie et je dois dire que tout du long je me suis sentie fière des choix que j’ai pu faire… fière d’avoir rompu avec les traditionnels secrets bien gardés qui te bouffent de l’intérieur !

Avec talent, empathie l’auteur te prouve par A+B que parler délie les nœuds et engendre compréhension. …

Parler, ne pas cacher permet de comprendre et mieux appréhender l’autre mais surtout de le comprendre….

Il est intéressant de noter que j’ai lu ce livre le lendemain d’une grande discussion entre 3 générations de femmes,  générations qui ont chacune à leur manière décider de briser le cercle de répétitions inconscientes dues à l’absence de parole…

La génération de ma mère 64 ans ne parlait pas et pensait protéger ses êtres aimés en cachant ses propres blessures, ma génération de 20 ans plus jeune a décidé de rompre ces secrets et de parler à la 3ème génération, ma fille 20 ans… en ne cachant rien ! Et j’ai vu les bienfaits….

Alors oui ! Un grand merci Solène pour cette lecture en avant première, un grand merci pour cette confiance, un grand merci pour cette thérapie, un grand merci de démontrer avec talent que l’être humain se croit fort mais est bien faible sans  remise en question…

L’amour peut-être une destruction, l’amour peut aussi élever celui qui le reçoit sans concessions sans tabous, sans secrets….

Aimer l’autre, c’est l’aimer assez fort pour faire confiance en son jugement ! Aimer l’autre c’est être sincère ! Aimer l’autre c’est lui faire confiance.

Être une mère ne donne pas un droit de diriger la vie de son enfant ! Aimer son enfant c’est lui faire confiance, l’aider à se construire et surtout le laisser voler de ses propres ailes…

On ne sort pas indemne d’une lecture comme celle-ci ! La plume de l’auteur te marque au fer rouge et laisse son emprunte indélébile….

Merci Solène….

56a3c076863eeSolène Bakowski est née en 1981. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne.

Lien vers sa bio

 

 

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Sentinelle de Jean-Bernard Lemal

Parution : 16 juin 2017

Édition : IS Editions Collection Romans – A paraître

Pages : 188 – Genre : Thriller psychologique – Suspense – fantastique

Proposé par IS Edition, « Sentinelle » de Jean-Bernard Lemal présente deux histoires parallèle. Ce qui parfois peu déstabiliser ou faire perdre le fil, mais amène une belle dynamique, une curiosité, qui sans cela serait certainement une lecture comme tant d’autres…

Ici nous suivront Aka-Bô, l’un des derniers survivants d’un peuple, isolé qui refuse tout contact avec le reste du monde et qui Il lutte pour la survie des membres de sa tribu  sur l’île de Sentinelle, perdue au milieu de la mer d’Andaman.

La nature a une place très importante pour cette tribu qui se trouve à la merci des éléments, mais c’est leur vie… Les éléments se déchainent à travers un cyclone qui va apporter des ordures,  la « civilisation » sur les rivages de l’île et notamment un magasine avec la photo d’un homme que Aka-Bô, prend pour son dieu, Pugalat.

Walter Teagarden travail pour la société WIC et a une belle situation…

Le fantastique rejoint la réalité…

Ako-Bô qui va tout faire pour que son Dieu rejoigne son île, il va faire des sacrifices, entrer en transes et Walter Teagarden, va peu à peu entrer en transe lui aussi… Mais d’une autre manière… Il est à la recherche de son paradis et les évènements vont le pousser à le trouver…

Un homme qui va découvrir les secrets de sa société, des secrets bien gardés, mais qui font froid dans le dos… Cet homme va découvrir qu’il a des sentiments et qu’il peut aimer à en perdre la raison et sa raison il va la perdre et il va faire payer aux autres cette perte ! Toute la mascarade sera découverte et il sera le justicier armé…

La lecture est très dynamique et on a intérêt à ne pas perdre le fil, car l’auteur  dès le début, présente beaucoup de personnages, on s’y perd un peu, mais en fin de compte ce sont toujours les mêmes qui reviennent…

Au fil de la lecture on est immergé dans une histoire tordue bien glauque et très plausible qui est facilement transposable à notre quotidien…  L’intrigue est bien menée et monte crescendo, pour un final digne d’un bon thriller !

De psychopathe refoulé, Walter Teagarden se retrouve justicier… Un personnage qui devient attachant au fil des pages et une symbiose avec Aka-Bô très bien menée…

Une histoire inspirée de faits divers récents… Que je ne souhaite pas évoquer, pour ne pas vous en dire plus… Ce serait dommage d’avoir cette information qui est un vrai fil conducteur…

Né à Madagascar, Jean-Bernard Lemal apprend à lire et écrire avec sa grand-mère et commence à fréquenter l’école lors de son arrivée en France à l’age de neuf ans. On le retrouve musicien, technicien sur plateformes pétrolières, consultant sur des projets internationaux. Il est actuellement installé aux Etats-Unis où il représente des sociétés européennes.  Ayant visité plus de soixante-quinze pays, son projet d’écriture s’exprime par la mise en scène de ses nombreuses rencontres, au travers de récits basés sur une lecture différente de l’Histoire, de destins uniques, de lieux improbables et de milieux particuliers.

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Apparences de Lydia Le Fur

Parution : 26 mai 2017

Auto-édition Prix  broché : 12,65€

Pages : 144  – Genre : Thriller psychologique

Voilà, un livre lu rapidement, sur les chapeaux de roues, comme le rythme effréné dans lequel l’auteur nous entraîne.

J’ai encore une fois découvert un auteur, Lydia Le Fur, que je remercie de sa confiance et j’en suis ravie ! J’aime ces nouvelles plumes qui jalonnent mes lectures et je lis du bon comme du moins bon mais dans les deux cas, le travail est présent et se ressent.

Bref revenons à nos moutons, oups à ce livre…

La couverture tout d’abord, sobre comme je peux les apprécier, cette silhouette, avec cette porte en fond, à peine visible que l’on pense effacée….

On est vite plongé dans le vif du sujet, pas de chichis, on ne tourne pas autour du pot.

« Et comme tout ce qui est posté sur les réseaux sociaux prend un goût de vérité, sans même en avoir vérifié la source, le tour est joué. Ça fait le buzz et tout le monde y croit. »

On débute avec une artiste qui se voit proposer l’exposition de ses œuvres à New-York et qui se trouve embarquée dans un jeu de chat et de souris! Sauf que j’ai trouvé l’héroïne bien naïve trop confiante et parfois avec un comportement immture ! Elle se fait tirer dessus mais attrape un taxi pour l’aéroport et sa mère lui ramène sa valise comme ça !?

Une fois à New-York elle va repartir pour Londres comme ça juste parce qu’on lui demande !? De Paris à Oxford, en faisant escale à New York, Liza va vivre une histoire peu banale…

Certaines incompréhensions m’ont suivies une partie de ma lecture… Mais ! Il y a un Mais…

Liza a une vie bien rangée lisse elle a réussi et débute une carrière qui semble prometteuse. On la sent confiante, un peu trop parfois… Mais les artistes sont à fleur de peau…

Pourquoi veut-on la tuer ?

Un parallèle intéressant est fait entre cette idylle naissante, entre Liza et un autre personnage, que vous découvrirez… et cette course effrénée à travers le globe…

C’est un bon thriller qui peut sembler simple mais se révèle plus complexe au fil de l’histoire. J’ai beaucoup aimé le trame ! Vraiment je ne m’y attendais pas et ce fut une très belle surprise.

Méfiez-vous ! Ne vous fiez pas aux apparences !

« Les actualités ce sont les jeux Moderne. Du pain et des jeux, du pain et des infos, voilà ce que réclame le peuple et tout le monde est content. Un peu de guerre, un peu de sexe, un peu d’amour et de beaux sentiments, un peu de terroir et de région, un peu de sport de Balle sur une pelouse verte et des scandales financiers et hop ! C’est fait, les gens font de beaux rêves. »

L’évolution des personnages est une belle découverte et Liza devient moins immature, cette aventure l’aura faite grandir…

Les sujets abordés, que je ne vous dévoile pas intentionnellement… posent une question dont la réponse, au vu de cette lecture, ne sera pas aussi tranchée que ce que vous pourriez imaginer… L’éthique sera de la partie… Un thème rarement abordé sous forme de thriller et c’est ce qui en fait toute l’originalité…

Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce livre, avec son rythme rapide, le tout est très bien construit avec un style agréable, une écriture simple et fluide.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Challenge ABC 2017 auto-édition

 

Née à Saint-Malo. Professeur d’anglais, Passionnée de thrillers, de lecture et de cinéma.
Sa décision d’auto-publier son roman sur Amazon en ebook et papier, a été prise après quelques tentatives auprès de maisons d’édition.

Répercussions de Xavier Massé

 

Parution : 21 décembre 2016

Édition : IS Editions Collection Sueurs Glaciales Prix  broché : 18€

Pages : 200 – Genre : Thriller psychologique – Suspense

Lors de sa sortie, la couverture m’avait attiré comme un aimant, j’avais donc noté le titre, en attendant de pouvoir le lire. Sa lecture se sera faite beaucoup plus tôt que prévu, grâce à l’éditeur, l’auteur et  Lau Lo du blog Evadez-moi qui a souhaité nous faire connaître ce premier opus de Xavier Massé. En effet, ce livre voyage entre plusieurs blogs, pour notre plus grand plaisir,

Une lecture rythmée  avec une écriture dynamique et fluide, sans temps mort, avec des personnages bien travaillés dont la psychologie frôle le machiavélisme.

Kevin White amnésique partiel et séquentiel depuis l’enfance doit s’astreindre à une organisation minutée, à des penses bêtes, pour ne pas subir de préjudices et vivre presque normalement.  Chaque jour, à partir de 17h jusqu’au réveil le lendemain matin, il ne se souvient absolument de rien. Malgré toutes ses précautions, sa vie bascule, le jour où il se réveille dans la salle des coffres d’une banque fédérale ! Trois millions de dollars ont disparu alors que les portes de la banque sont restées fermées toute la nuit et qu’il n’y a ni témoin, ni braqueur.

Pour les deux enquêteurs, il est LE suspect tout désigné, malgré son handicap. Sans souvenirs, il devient à leurs yeux, le suspect numéro 1 de ce casse pour le moins insolite.

On va de révélation en révélation, de surprise en surprise au rythme des découvertes de Kevin dont on sent le cerveau sur le point d’exploser.

Le fil conducteur est beaucoup plus complexe que cela ne paraît et peu à peu les différents éléments prennent place pour arriver à une explication et une révélation très réussie.

Une thématique rarement utilisée alors qu’elle rend le personnage sympathique et dont on excuserait les oublis et les faux pas…

3 devises rythment cette lecture :

  • La fin ne vous sera pas dévoilée, même par un petit mot…
  • La fin, vous ne devinerez pas…
  • La fin ne vous aura jamais autant épatée…

Bon c’est vrai, je  joue à Maître Yoda… Mais j’ai le droit… Disons que j’ai été inspirée…

Un pan entier de l’intrigue aurait pu être plus développé pour justement apporter plus de profondeur à l’histoire, mais cela n’a certainement pas gâché mon plaisir.

Lire des thrillers les uns après les autres, me rend plus exigeante, mais j’ai trouvé que la fin était trop rapide et j’aurai voulu qu’elle soit plus détaillée, plus explicite. Il m’a manqué un je ne sais quoi, qui m’a laissé sur ma faim.

Un premier roman de qualité écrit par un auteur à suivre que je vous recommande avec grand plaisir.

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Né en 1977 à Roussillon, Xavier MASSÉ a très tôt été fan de fiction, et notamment de cinéma. Après des études en Génie civil, il entre à la SNCF où il est actuellement cadre. « Répercussions » est son premier roman publié, dans la collection « Sueurs glaciales » de IS Edition.

Versus de Luca Tahtieazym

Parution : 1er mai 2017 – Auto-édité – Prix ebook : 3.99€ –

240 Pages  – Genre : thriller psychologique

Encore un livre auto-édité ! Je plonge avec de plus en plus de plaisir dans ces plumes qui décident de se donner une chance et qui tirent leur épingle du jeu avec grand talent. Certains lecteurs pensant encore que l’auto-édition rime avec moindre qualité ! Si vous le pensez sincèrement,  ce que je respecte et peut comprendre, avec Versus vous verrez que cela n’est pas le cas ! Il y a du bon et du moins bon dans le monde de l’édition et dans le monde de l’auto-édition. Ces deux monde ne sont pas à opposer mais à compléter.

Si vous voulez plonger dans la vie d’un tueur, artiste à ses heures, qui a érigé ses meurtres en art et ses victimes en supports comme un peintre prend pour support une toile, Versus est fait pour vous, pour nous, pour moi !

Merci Luca ! Merci pour cette lecture complètement atypique lue en apnée et avec une trame d’une excellente qualité et déstabilisante à souhait.

Les choses se mettent en place, peu à peu, mais sans longueurs, les personnages ne sont pas nombreux, mais être dans la tête du tueur donne l’impression d’un huis-clos qui frôle parfois le syndrome de Stockholm !

Oui on s’attache à ce tueur et on arrive à le trouver sympathique, très instruit avec une éducation et un contrôle de lui-même qui frôle la perfection. Il déteste la bêtise, le racisme la médiocrité… Qui n’aimerait pas un homme tel que lui ?

Il a décidé d’ériger la perfection en art ! L’art de tuer, l’art de brouiller les pistes, l’art de s’adresser à nous simples lecteurs comme témoins de sa qualité d’être supérieur….

L’auteur a une écriture vive et incisive ! Point de fioritures qui pourraient nous faire perdre le fil, nous faire perdre ce personnage complètement barré mais oh combien la normalité transpire de lui…

Plus on avance dans cette lecture et moins on a envie de lâcher et perdre le contact avec notre tueur!

Le rythme va crescendo pour une lecture en apnée et un final en apothéose ! Cette fin est grandiose à l’image de ce tueur que l’on suit à travers une enquête qui inverse les rôles !

Un thriller psychologique digne des plus grands !

L’auteur apporte un soin particulier à son écriture recherchée et on sent que ce livre a été lu et relus pour que le lecteur se love entre les lignes dans les bras d’un tueur sans avoir à relever les éventuels défauts d’écriture !

Le final m’a laissé sans voix, je vous livre mon ressenti à chaud alors que je viens de refermer ce livre ! Même si vous ne lirez mon avis que dans 13 jours…

Chapeau bas l’artiste. ….

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La cave de Natasha Preston

Parution : 19 avril 2017 – Édition : Hachette Romans – Prix  broché : 18€

Pages 400 – Genre : Thriller psychologique

J’ai été assez surprise de découvrir ce thriller classé dans la catégorie Young Adults.

Pour ceux qui auraient tendance à ne pas se lancer dans des livres de cette catégorie, il serait dommage de ne pas découvrir « la cave », vous risqueriez de passer à côté d’un très bon moment de lecture, mais surtout de ne pas vivre le paroxysme de l’horreur.

Au départ, j’avais un peu peur de tomber sur une enquête classique suite à l’enlèvement de Summer qui mène une vie parfaitement normale d’une ado de 16 ans. Elle est entourée de ses parents, amis et un petit ami. Le tout commençait d’une manière assez « nian-nian » et je me disais que je ne le finirais certainement pas !

Le tournant arrive rapidement, sans que l’ennui ne s’installe, lorsque Summer croise la route de Trèfle et ne rentre donc pas chez elle…

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave.

Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris, Violette, et où Summer rebaptisée Lilas, les rejoint.

– Qu’est-ce qu’il attend de nous ?

– Je ne sais pas exactement, mais je crois qu’il cherche une famille. La famille idéale. Il choisit des filles, qu’il trouve parfaites, comme des fleurs.❞

Ces filles sont soumises à la folie meurtrière d’un homme : Trèfle, dont la folie est telle qu’il a décidé qu’elles faisaient partie de sa famille et qu’il les protégeait… Mais le cauchemar ne s’arrête pas là…

❝ Il a souri en montrant ses dents trop blanches et trop bien alignées.
Tout en lui était impeccable : sa peau, ses cheveux, ses vêtements, repassés avec soin, ses maudites dents. L’image du loup déguisé en agneau lui allait comme un gant.❞

L’auteur nous entraîne dans la psychologie des personnages. Une alternance de point de vu très intéressante.

D’un côté Summer/Lilas avec son quotidien, l’évolution de ses pensées, sa vie dans « la cave » sa relation aux autres, le regard qu’elle porte sur ses quo-détenues est sans complaisance…

❝ La solitude est pire qu’une maladie mortelle. Chaque jour qui passe, on s’efface un peu plus. ❞

On est parfois plongé dans les pensées de Trèfle, on est dans son esprit et sa vision des choses est bercée d’illusions, on en apprend plus sur sa vie, son enfance… Ses pensées, sont terrifiantes et absurdes à la fois !

Enfin, Lewis, le petit ami de Summer qu’on découvre lors de la disparition de Summer, ses recherches, ses espoirs … Ses émotions sont palpables et sa douleur est transmise à travers le récit de l’auteur.

Ces alternances donnent du rythme à cette lecture, qui sans cela aurait été assez plate et sans intérêt pour tomber dans une banale enquête suite à disparition, comme une mauvaise série TV.

J’ai parfois eu envie de secouer certaines filles pour les réveiller ! Un syndrome de Stockholm complètement déstabilisant, qui les pousse à faire et accepter des choses qu’en temps normal elle auraient rejeté en bloc, mais es-ce seulement ça ? La peur parfois vous fait accepter le pire….

❝ La question est toute simple et la réponse est « jamais ». L’enjeu n’est pas d’abandonner ou non, c’est de survivre. Je ne sais pas si nous sortirons d’ici en vie, mais accepter ses conditions est notre seule chance d’y parvenir. ❞

De temps en temps on a des retours en arrière avec les années indiquées en début de chapitre, notamment sur Trèfle et comment il a basculer… Certains passages concernent Summer et sa relation avec Lewis. Ces détails ajoutent à l’intrigue un rythme non négligeable.

L’ambiance est angoissante, certains passages sont choquants, glauques. Tout est tellement dingue dans ce livre que cela frôle la perfection dans le récit et la vérité ne semble pas loin. Malgré tout, l’espoir est très présent.

Certains passages seront gores à souhait, choquants pour certains et trop crus pour d’autres ! Mais c’est là toute la qualité d’un très bon thriller qu’on a du mal à lâcher et qui allie la terreur et l’espoir. Deux antonymes dans un thriller, mais l’auteur arrive à les marier avec talent.

En bref, une lecture addictive qui prend son envol à la dernière partie ! Je pensais même à mon livre lorsque je devais faire autre chose ! J’étais impatiente de connaître le dénouement.

Un huis clos, angoissant qui va vous remuer  et ne ménagera pas vos nerfs ! Une lecture à découvrir et surtout un récit magnifiquement construit par son auteur Natasha Preston.

Un thriller jeunesse de qualité, avec une psychologie des personnages et un psychopathe digne du genre. Le final est très différent d’un thriller classique, mais cela tient de la classification Young Adults…

Je remercie NetGalley et la collection Black Moon des éditions Hachette pour cette lecture.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Syndrome de Stockholm de Philémon Le Bellégard

Parution : 31 octobre 2016 – Édition : Librinova – Prix ebook : 3.99€ –

Prix  broché : 16.90€  – 240 Pages  – Genre : thriller psychologique

Le « Syndrome de Stockholm » de Philémon Le Bellégard, est un thriller psychologique dont je peux vous parler grâce à l’envoi de l’auteur, que je remercie.

Voilà une lecture qui change de ce que j’ai déjà déjà pu découvrir ! En effet l’auteur place son intrigue dans l’univers de l’art, de la peinture, ce qui en fait toute l’originalité.

Stendriëk Börgen, artiste suédois génial et mystérieux, entretient  une relation  atypique avec son mécène Enstenov Khalinek, puissant homme d’affaires aux méthodes  discutables.

Lors d’une exposition, Börgen dévoile son œuvre,  un ensemble  de plus de 3000 toiles, qu’il aura mis 10 ans à réaliser. Le peintre et le mécène jubilent, mais plusieurs questions se posent  :  quels liens unissent vraiment les deux hommes  ? Comment une telle entente, aussi inattendue que suspecte, est-elle possible  ? Quelle est cette étrange matière dont  les  œuvres sont faites… ?

Anna James, journaliste et critique  d’art  se retrouve  au centre  d’une histoire qui dépasse  le monde de l’art.

L’intrigue qui tourne autour de ces trois personnages, est construite avec talent, avec une psychologie très recherchée ! Chacun a, à sa manière, une folie qui apparaît au fil de la lecture. La relation des deux hommes est lourde de sens : pour l’un un besoin de reconnaissance pour l’autre un besoin de domination. Chacun se sert de l’autre pour arriver à ses fins !

Avec ce titre « Syndrome de Stockholm« ,  ceux qui connaissent la signification de cet état psychologique, peuvent d’ores et déjà imaginer la trame principale du livre. Mais vous ne pourrez pas imaginer les relations tordues qui lient les personnages. Une trame construite avec talent, avec rigueur. On sent que l’auteur s’est investi et qu’il a donné le meilleur !

L’écriture est d’une rare beauté et d’une qualité irréprochable. Le vocabulaire est riche et on apprend des choses sur l’univers artistique. L’auteur créé un lien d’échange avec son lecteur qui sort de cette lecture satisfait dans tous les sens du terme !

L’auteur, avec Le Syndrome de Stockholm, a érigé son vocabulaire en art, au même titre que l’art est la colonne vertébrale de ce livre.

« L’entrée de Stendriek Borgen fut fracassante. L’immense salle de réception du Titanium Palace avait été chauffée à blanc par les six mille invités, triés sur le volet – appartenant tous à ce qu’on aurait pu appeler l’élite intellectuelle internationale – qui bouillaient d’impatience de découvrir le Grand Œuvre de Stendriek Börgen, que l’on annonçait, depuis plusieurs semaines, à travers le monde, comme exceptionnel et grandiose, sublime et transcendant… »

L’horreur, la cruauté et la folie humaine sont poussées à leur paroxysme, donnant parfois l’envie de vomir ! Oui c’est un thriller d’une rare cruauté paré d’une belle robe tant au niveau de l’écriture, du contenu que du contenant avec cette couverture intrigante qui a attiré à plusieurs reprises les regards lors de mes déplacements dans le métro …

 Les manipulations, les calculs des uns, les ambitions des autres sont dépeints avec talent et rendent les personnages  humain dans tout ce qu’ils peuvent avoir de tordu et d’horrible.

L’auteur Philémon Le Bellégard, nous plonge dans un thriller psychologie d’une excellente qualité, sans tourner autour du pot, il parvient, malgré les horreurs à nous immerger dans son monde totalement fascinant et original.

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 Breton d’origine, Angevin d’adoption, Parisien de vie, Philémon Le Bellégard est de partout et de nulle part. C’est un touche-à-tout qui travaille dans le secteur du numérique mais qui aime aussi les livres en papier. Littérature, théâtre, cinéma, en écriture, tout le tente. Il a commencé à écrire lorsqu’il était adolescent, mais n’a jamais publié. « Syndrome de Stockholm » est le premier roman qu’il publie. Désormais dans la toute-puissante quarantaine, il veut écrire comme un forcené…