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LES JUMELLES DE CLAIRE DOUGLAS

 

Parution :19 octobre 2016 –HarperCollins NoirPrix broché : 17,90€ – Prix poche : 7,50€ – Prix Numérique : 3,49€ – Pages : 352 – Genre : Thriller-psychologique-romance

 

Avec ce titre, HarperCollins lance en octobre 2016 sa nouvelle collection HarperCollins noir, qui oscille entre thriller et romance, mais une romance un peu différente de celles que nous connaissons, un brin tordue… Malsaine…

Claire Douglas, nous entraine dans un monde qui fascine : la gémellité, traitée sous l’angle du thriller psychologique et même si c’est étrange, on tente de suivre l’auteur dans son récit, qui se veut parfois trop répétitif, ce qui gâche vraiment la lecture.

Malgré une couverture digne d’intérêt ainsi qu’un résumé assez alléchant, j’avais un peu peur que la romance prenne le pas sur l’intrigue. Alors même si romance il y a, on fait comme moi et on lit avec détachement… Parce que pour les scènes d’amour, on repassera, trop téléguidée à mon goût… Bon en même temps, je ne suis pas bon public…

Pas mal de personnages secondaires, assez bien construits, que l’auteur arrive à faire intervenir d’une manière ou d’une autre, en leur donnant un rôle selon leur degré d’intervention

Sans être un livre inoubliable, ça se laisse lire, grâce aux comportements complètement ambivalents de certains personnages, qui sont difficiles à cerner. Dommage, que certaines longueurs, viennent ajouter un manque de cohérence….

Les rapports humains, dans ce qu’il peuvent avoir de plus malsains, sont décortiqués, mais il m’a manqué le petit plus que l’on peut trouver dans un thriller psychologique bien glauque, qui permet d’avoir de l’empathie ou du dégoût.

Je ne me suis attachée à aucun des protagonistes, sauf peut-être la meilleure amie (dont je ne me souviens plus du prénom…) qui en fin de compte est la seule à avoir assez de recul pour se poser les bonnes questions.

Malgré, la manipulation dont semble être victime Abi, entre la disparition de ses médicaments, des bijoux, des lettres… On joue avec sa santé mentale, pourtant je n’ai pas ressenti l’angoisse que cela procure, même lorsqu’elle reçoit pour son anniversaire un bouquet offert par sa sœur morte…

Pourtant l’auteur, tente de brouiller les pistes, en orientant son lecteur, mais quand on est fana de thriller, les ficelles sont trop grosses.

Malgré toutes les interrogations que le lecteur peut avoir, l’intrigue reste plate, linéaire, sans aucune tension, même quand l’auteur écrit que la tension est à son comble… Les scènes sentimentales, qui auraient pu faire basculer le roman vers une romance avec la manipulation qui aurait pris le pas, n’arrive pas à tirer son épingle du jeu.

« Quand il relève la tête, un élan de désir parcourt mon corps », « Comme il se met à retirer mes vêtements, je lui demande s’il est sûr de ce qu’il fait et il répond que oui. »

Malgré un final inattendue, on se pose pas mal de question tout le long du livre, ce n’est pas une explosion, il semble écrit à la hâte, comme s’il avait été trouvé sur un coin de table, sans avoir été travaillé.

Un côté trop rapide,  qui peut laisser penser que l’auteur hésitait entre romance et thriller… Le choix n’a pas semblé facile et cela se ressent.

Une histoire convenue avec un environnement romanesque, le tout reste d’une bonne qualité pour un premier roman, mais un roman, Young Adult plus que Adulte… Qui plairait certainement à un public plus jeune que moi et surtout moins connaisseurs. Ça reste un thriller, tout en étant léger, sans développement trop compliqué, accessible à un public non averti.

Je remercie les éditions HarperCollins ainsi que NetGalley pour cette lecture.

Pendant quinze ans, Claire Douglas a été journaliste pour la presse féminine et des quotidiens nationaux. Mais c’est à une carrière d’écrivain qu’elle se destine depuis toujours. Une ambition qui se concrétise lorsqu’elle remporte, avec Les jumelles, le concours du premier roman organisé par Marie Claire UK. Claire Douglas vit à Bath, en Angleterre avec son mari et leurs deux enfants.

 

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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Sublimation de Bastien Pantalé

Parution : 3 décembre 2016 – Auto-édité – Prix Numérique : 3,99€Prix Papier : 15,99€326 PagesGenre : Polar-Thriller psychologique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore

Je suis toujours contente de pouvoir découvrir un nouvel auteur dans un registre que j’apprécie particulièrement. C’est pour ça que je n’ai pas beaucoup hésité, à sélectionner « Sublimation ».

Malgré une intrigue, qui fait une immersion dans le monde de l’art, l’auteur n’arrive pas à tirer son épingle du jeu en se démarquant, alors même que les meurtres sont mystérieux et étranges. Les personnages sont trop caricaturaux pour avoir leur propre personnalité et créer leur propre emprunte dans le monde du polar.

Un flic, Bonhoure, comme on en voit beaucoup, tête brûlée, dont la vie privée est quelque peu chaotique, se retrouve parachuté sur cette enquête dont il se passerait bien… Dont les rapports avec sa hiérarchie ne sont pas différents de ce que l’on a déjà pu lire chez d’autres auteurs…

Ceux qui sont sur le terrain, connaissent le boulot, ceux dans les bureaux ne pensent qu’au résultat… Ok c’est certainement vrai… Mais c’est du déjà lu et j’ai eu l’impression de tourner en rond, car l’auteur lui-même tourne en rond avec des réflexions trop personnelles qui transparaissent et dénaturent l’intrigue.

L’auteur prête à son personnage principal ses pensées, notamment sur les attentats ou sur le malaise des français et cela m’a gêné ! Les jugements ou idées personnelles dénaturent le récit ne lui donnant pas plus de profondeur, au contraire, cela ne permet pas de dégager une réflexion propre à ce flic qui aurait pu avoir une personnalité complètement isolée de celle de son auteur.

J’ai été très gênée, horripilée par la répétition successive de l’origine ethnique de tel ou tel personnage. Si le lecteur n’a pas compris que la nana est éthiopienne, c’est qu’il est vraiment aveugle.

Je ne comprends pas pourquoi l’auteur a insisté sur ces origines… En tout cas, j’ai vraiment été lassée et parfois frustrée de devoir le lire une énième fois…

Bastien Pantalé, aurait pu tirer son épingle du jeu avec la jolie fliquette spécialisée dans le trafic d’art et relancer son intrigue avec ce duo prometteur, mais la vie privée de Bonhoure prend trop de place, alors qu’elle aurait pu simplement évoquée, au détriment des autres et pour laisser l’enquête prendre son essor. Il y a un manque d’équilibre avec les coéquipiers qui sont pourtant dignes d’intérêt.

L’urgence de retrouver ce meurtrier ne transparaît pas… Au contraire, à travers son flic, même s’il ne légitime pas les meurtres, il les comprend…

Point de suspense, puisque l’on devine vite comment les choses vont évoluer… Ce qui aurait pu être une histoire différente tombe comme un soufflet, d’autant plus que c’est un genre que j’apprécie particulièrement. L’auteur reste dans les clous en proposant une intrigue classique qui ne se démarque pas.

L’aspect, qui aurait pu apporter un plus, l’assaut de ces visions qu’un des personnages subit, malgré une explication scientifique cohérente, n’arrive pas à démarquer l’intrigue et malheureusement la mayonnaise n’a pas pris.

Pour autant, on sent que l’auteur a fait un réel travail de recherche sur l’art, pour rendre l’ensemble crédible et pour les novices, c’est un point qui peut être plaisant. L’aspect scientifique avec la gémellité, qui reste aujourd’hui un mystère encore non exploré, est amorcé de manière intéressante, mais pas assez poussée à mon sens pour que cela accroche vraiment le lecteur….

Auteur fureteur, curieux de tout ce qui pourra le nourrir, Bastien Pantalé revendique sa volonté de s’essayer à divers genres littéraires. Un moyen de trouver, si ce n’est la gloire, son style propre.
Polar, thriller, science-fiction, romance, témoignage, érotisme… une palette qu’il complète au fil de ses explorations.
Itinérant culturel, esprit voyageur, cœur prêt à bondir…
Son credo ? Partager ce qui le compose !

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Twitter : https://twitter.com/BastienPantale

 

 

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – À ma vie, à ta mort de Sandra Triname

Parution : 7 mars 2017 – Editions : Plume BlanchePrix Numérique : 7,99€ – Prix Papier : 21,90€ – 371 PagesGenre : Thriller fantastique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore     

Lors des sélections, j’avais été particulièrement emballée par la couverture et le résumé, qui me promettait une jolie découverte livresque… Et puis les 10 premières pages avaient terminé le job… J’étais ferrée… J’avais hâte de découvrir ce thriller-fantastique !

Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais inidentifiable, est retrouvé dans une cave à New York. Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire….

Imagines ! Dès les premières lignes, l’auteur te fou un uppercut avec une immersion dans les pensées d’une jeune femme qui vit ses derniers instants sous la torture… La torture est tellement horrible, tellement bien décrite, que c’était forcement un livre pour moi…

Une enquête qui démarre bien sous la houlette d’un duo efficace, Harvey et Sullivan, le vieux flic qui se voit obligé de prendre sous son aile le nouveau, qui va découvrir le grand cœur derrière la grande gueule… Un Schéma qui peut sembler trop « stéréotypé » mais que j’ai trouvé bien construit. Ces deux personnages sont attachants et deviennent la pierre angulaire de l’intrigue. L’auteur leur insuffle un vrai caractère à travers leur construction psychologique et c’est certainement ce qui sauve en grande partie cette lecture…

Un duo pas tellement atypique pour une enquête qui l’est vraiment…

L’enquête que construit l’auteur est rondement menée et cela aurait pu être un très bon thriller-psychologique, si la partie fantastique n’était venue entachée le récit…

Autant j’ai vraiment accroché avec la première partie, autant la deuxième partie m’a vraiment ennuyée… Alors que j’attendais avec impatience de découvrir comment l’auteur allait approfondir l’aspect de la faucheuse et de la Mort…

Beaucoup de longueurs avec, parfois un côté morale, des sous-entendus mais sans jamais rien de concret… L’auteur tourne autour du pot, mais sans jamais accrocher son lecteur…

J’ai parfois eu l’impression d’être complètement larguée, comme si l’auteur ne savait pas où elle allait… Une certaine confusion palpable dans l’écriture, que j’ai trouvé moins attractive, avec un détachement qui pousse le lecteur à prendre ses distances… Aussi bien avec l’intrigue, qu’avec Ambre, cette faucheuse, complètement larguée…. Pour qui je n’ai eu aucune empathie…

Ambre au Pays des Dieux n’a pas trouvé sa place et le lecteur se retrouve malmené entre ses réflexions, parfois trop moralisatrice… Et sa naïveté exaspérante…

La troisième partie, est bien plus intéressante avec la reprise de cette enquête au meurtrier sanglant et à l’imagination débordante… Ça tient la route et notre duo match toujours aussi bien et même la partie fantastique prend un côté beaucoup plus sympa en prenant du recul par rapport au monde des Morts…

Le portrait du tueur est très bien travaillé, sa construction est fine et je dois dire que sur cette partie l’auteur m’a vraiment surprise, car tout s’emboite à merveille et la construction de son récit prend son sens avec un final qui arrive à lier le fantastique et le thriller avec talent.

L’intrigue est inégalement répartie et c’est vraiment dommage car l’idée est vraiment très intéressante.

Ce qui qui est le plus dérangeant, ce n’est pas tant les personnages, leur construction, le récit, car nous touchons au subjectif… Ça match ou pas ! Ce qui est le plus dérangeant c’est le nombre de fautes qui reste…

Je ne parle pas simple petites coquilles… Une vraie relecture s’impose, pour supprimer les répétitions, fautes d’accords, mots faisant contresens, obligeant le lecteur à faire une gymnastique avec ses neurones, n’aidant certainement pas dans la confusion que l’on peut ressentir à la lecture de certains passages…

 

 

 

 

 

La foi profonde de Thomas Desmond

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Parution : 26 septembre 2016 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 14 – Genre : thriller-fantastique


Perdue au milieu de l’océan, l’île Foenig abrite un très vieux monastère. Ses résidents vivent en autarcie, coupés du monde depuis des siècles. Par une nuit de tempête apocalyptique, un moine du continent va devoir s’y rendre à tout prix, afin d’y accomplir une mystérieuse mission.

Le fait d’avoir pu lire les autres nouvelles, m’a poussé à lire celle-ci, dont le pitch laissait présager une aussi bonne découverte. Pour autant, je n’ai vraiment pas été séduite. J’ai trouvé que l’auteur perdait quelque peu de sa qualité à planter son décor, ses personnages et du coup l’ambiance en prend un coup.

On ne retrouve pas cette ambiance sombre qui fait la qualité des nouvelles horrifiques, dont l’auteur a le secret.

Ici tout va trop vite, au point de perdre son lecteur.

Une sensation de brouillon, d’inachevé. Le décor est mal planté, trop vite… Et nous sommes déjà à la fin de ce voyage…

L’auteur n’a pas réussi à m’embarquer dans son thriller fantastique, pourtant c’est un style que j’affectionne particulièrement.

Rencontre éternelle de Thomas Desmond

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 13 octobre 2016 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 15Genre : fantastique


De retour du mariage d’un ami, Paul doit parcourir en voiture le pays du nord au sud. Il a promis à sa mère hospitalisée de passer la voir avant de rentrer chez lui. Alors qu’il traverse une vaste forêt, la nuit tombe et la fatigue le gagne. Mais la réalité vire au rêve quand il voit apparaître au milieu de la route une silhouette féminine. Évitant de peu l’accident, il va faire une rencontre qui va bouleverser son existence.

Avec une écriture fluide, le lecteur embarque facilement dans cette ambiance sombre où l’angoisse monte crescendo, jusqu’à laminer son personnage principal.

Un personnage à l’empathie palpable, dont les sentiments sont très bien exploités et ce pour le plus grand plaisir du lecteur, qui comprend son tiraillement entre ses désirs et ses obligations…

L’auteur manie l’art de l’écriture en entrainant le lecteur, sans fioritures, au cœur de son intrigue. Il nous entraine vers ce que l’on peut apparenter à l’histoire de la Dame Blanche… Mais c’est sans compter sur l’esprit prolifique de l’auteur… Vers un final que l’on ne voit pas venir…

Une immersion dans la 4ème dimension… L’auteur a ce genre de plume mystérieuse qui maintien une tension tout en restant volontairement dans le vague… Et le mystère plane…

Comme d’habitude c’est court, c’est intense et on en redemande.

Jinjinaji de Kate Del Ferra

Parution : 19 août 2017 – Prix broché :  16,20€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 308 – Genre : Thriller psychologique


C’est grâce à un ami sur Facebook que j’ai eu le plaisir de découvrir ce livre. Un cadeau qui m’a touché… Laurent a très bien cerné la lectrice que je suis…

Un thriller psychologique d’une excellente qualité ! Le ton est donné dès le départ par l’auteur Kate Del Ferra.

C’est l’histoire d’une vie qui va à un moment basculer … Le titre ne vous dira rien et pourtant tout tourne autour… Jinjinaji… C’est beau, a une connotation exotique… Ne vous y trompez pas, dans le titre il y a aussi la comédie qui tue… pourtant ici point de sang, point de meurtres et pourtant les envies de tuer sont présentent…

Pour faire un bon thriller, un bon auteur n’a pas besoin de balancer de l’hémoglobine à tout bout de champs, ni balancer des cadavres à toutes les sauces… Il suffit d’avoir du talent et de maîtriser l’art de l’humour noir, du cynisme et que le lecteur comprenne cet humour complètement décalé. Cela nécessite un vrai travail sur l’intrigue, les personnages qui seront au centre du sujet…

Une intrigue d’une rare qualité que l’auteur mène avec brio de la première à la dernière ligne avec une écriture maitrisée et fluide elle entraine le lecteur dans un délire complètement inattendu !

Des personnages dont la construction est faite avec talent, tout tourne autour d’un quatuor qui peut tout à fait se transposer dans la réalité ! Nous sommes cernés et c’est peu de le dire… Contrairement à ce que l’on croit parfois, les pires ne sont pas les étrangers, mais les membres d’une même famille qui peuvent se détruire… Ça nous ressemble et c’est tellement loin de nous en même temps… Ces relations familiales parfois bien tordues qui peuvent nous faire fuir… Que l’on hésite à fuir… Que l’on pense maitriser… Mais à un moment tout bascule et l’on ne maitrise rien… Ou plus rien…

Une lecture qui invite à la réflexion tout en se tordant le bide de rire parfois, avec les situations cocasses et l’on visualise tellement bien les yeux ronds que font certains…

Une construction narrative dans laquelle l’auteur a fait le choix de donner la parole à un personnage, qui va livrer sur un plateau ses interrogations, mais aussi un pan de son existence, de sa manière de voir les choses et de vouloir les contrôler… A travers son regarde le lecteur est invité à comprendre on non…Tour à tour on a les visions des autres membres de cette famille et là le lecteur passe du rire réel et non feint, à l’étonnement le plus total, tellement les situations sont délirantes… On se demande si c’est vrai… Si vraiment les choses se déroulent comme ça…

L’auteur, a un réel talent de conteuse d’histoire, avec un cynisme déconcertant elle plante l’intrigue, ne ménage pas ses personnages et cela pour le plus grand plaisir du lecteur ! C’est jubilatoire, c’est cynique, le sentiment de gêne, de honte, d’horreur… On passe par tout plein de choses qui nous remuent les tripes, nous font rires.

J’adore cet humour complètement décalé et cynique… J’aime cet humour noir qui te permet de prendre de la distance avec les horreurs des situations qui peuvent se présenter…

Il faut un sacré degré d’empathie, d’introspection pour présenter un tel bouquin avec ce cynisme qui te permet de justement de ne pas perdre pied.

Les rapports humains sont décortiqués avec maitrise et surtout l’auteur emmène son lecteur dans une aventure qu’il ne voit pas venir, elle livre peu à peu, avec parcimonie les révélations qui vont tour à tour déstabiliser, étonner le lecteur pour complètement le laisser sur le carreau tellement il ne voit pas venir LE truc …. Ce truc qui sera le déclencheur…

L’auteur tout en douceur et avec humour, pousse le lecteur à vivre l’intrigue comme un miroir dans lequel il pourrait se voir… Qui n’a pas vécu la première rencontre avec ses futurs beaux parents ? Qui n’ pas été, parfois été déstabilisé par une « plaisanterie » limite… La ligne à ne pas franchir avec les familiarités qui sont déstabilisantes ou cet empressement à accueillir « l’autre » comme s’il faisait partie de la famille… Au point de devenir envahissant, harcelant… De ne pas oser y mettre une limite par amour, par peur…

Savoir dire stop, non, ne se fait pas qu’à l’extérieur… Il faut aussi savoir le dire en famille, entre amis… Et à mon sens c’est là que cela s’apprend en premier… Si nous n’en sommes pas capables dans nous sphères familiales et amicales, seront nous armés pour le faire à l’extérieur ? Savoir déceler la perversité sous toutes ses formes, ces manipulations quotidiennes dont nous pouvons être les victimes

Un vrai coup de cœur livresque, d’une excellente qualité avec un humour audacieux, glaçant et grinçant à la fois qui fait sourire, rire, révolte et donne envie de vomir…Qui ne laisse pas indifférent, qui présente la perversion sous des angles bien réels et palpables avec des situations aussi loufoques les unes que les autres et pourtant tellement réalistes, que chaque lecteur devrait pouvoir y retrouver un peu de lui, pour peu qu’il le fasse avec recul et avec un œil emprunt d’empathie, se mettre en retrait pour savoir lire entre les lignes et pour que le plaisir soit total.

Une comédie dramatique où les sentiments exacerbés sont disséqués, avec une écriture fluide et cynique à souhait avec une pointe d’humour noir. Pas de fioritures, aucun mot n’est inutile.

Tout prête à sourire et pourtant c’est d’une profondeur déroutante.

La fille de Pablo de Noël PEREZ-VERA

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Parution : 14 juillet 2017 – Prix papier :  11,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 296 – Genre : Thriller-humour noir-


Une intrigue à contre-courant de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui. Une écriture sans langue de bois, crue, déstabilisante et un je ne sais quoi qui fait que tu y reviens… Une fois que l’on commence à lire « la fille de Pablo » on a du mal à le refermer…

Un récit qui alterne les points de vues, permettant à l’auteur de distiller les indices pour faire le lien entre les différents évènements. Un style narratif, qui embarque facilement le lecteur, avec un humour atypique.

J’ai parfois eu du mal, avec certaines pensées ou réflexions que l’auteur prête à son personnage principal, des réflexions politiques, que l’on a du mal à s’imaginer dans la bouche d’une gamine de 17/18 ans, ce qui casse un peu le rythme. Même si cela prête à sourire, l’auteur cherche trop à faire passer ses idées, mais la jeunesse de Lily entraine un sacré décalage qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Cela m’a vraiment gêné car je n’ai pas senti d’adéquation entre les propos et l’âge du personnage principal…

« Elle n’a pas pris une ride. Aussi jeune, comme quoi se remuer le cul ça conserve ! Si nos politiques avaient été moins nuls, ils auraient fixé d’emblée l’âge de la retraite à 80 ans ce qui aurait présenté le double avantage : 1- de garder nos vieux en bonne santé ; 2- de faire retrouver un régime de retraite par répartition son équilibre de devenir bénéficiaire. Ne resterait plus alors qu’à partager les gains ainsi enregistrés entre les 438 députés LREM ayant adopté le texte. CQFD »

Un récit en toile de fond la cité Pablo Picasso, un lieu ancré dans la réalité… Une histoire bien glauque, racontée de manière cynique, froide avec un humour noir qui prend sa source dans un quotidien bien réel… Les descriptions sont telles que l’on visualise très bien les lieux, même si on ne les connais pas, ce qui était mon cas. J’ai d’ailleurs été vous chercher quelques photos, histoire que vous puissiez découvrir la toile de fond utilisée par l’auteur.

L’auteur a fait le choix d’utiliser un langage familier, pour coller à son récit et même si le parlé déstabilise avec ces phrases directes, courtes et familières, cela cadre très bien avec ce que l’auteur a voulu rendre.

Même si j’ai trouvé, certains clichés avec des connotations négatives sur les banlieues, la lecture centrée sur cette jeune fille qui décide de se venger d’une manière bien singulière, a réussie à prendre le pas sur les aspects négatifs du récit.

L’auteur a réussi à me bluffer avec la chute complètement inattendue et qui donne une saveur bien différente à cette lecture…

Je remercie l’auteur pour cette découverte atypique que j’ai eu plaisir à lire.

Ancien cadre d’un ministère, Noël Perez-Vera, d’origine breton, est artiste peintre et écrivain. Formé aux ateliers artistiques de Vannes, il peint depuis plus de 20 ans. Il pensait consacrer son nouveau temps libre à la peinture, mais la passion de l’écriture a repris le dessus. Un évènement : l’Open super 12 du pays d’Auray a servi de détonateur à l’écriture de son premier ouvrage : « 2 petites balles jaunes » (2016). « La fille de Pablo » (2017) est son second roman.

        

 

 

Il et moi de Philippe Setbon

Parution : 12 janvier 2018 – Tohu-Bohu Editions Prix papier :  19€ – Pages : 272 – Genre : Thriller-psychologique


Avec « Il et moi » je découvre la plume d’un auteur dont je n’avais lu aucun livre et surtout une finesse dans la description psychologique du personnage principal dont on suit la déchéance pas à pas.

Une magnifique couverture, qui prend tout son sens lorsque l’on referme le livre et qui en devient encore plus parlante. Un titre à double sens avec ce « S »… Il et moi – Il est moi… Qui laisse au lecteur le plaisir de se triturer les méninges jusqu’à ce qu’il comprenne …

Court mais intense, court mais te fou une claque magistrale tellement il est bien construit, tellement il t’embarque dans une histoire bien tordue, une mauvaise blague, comme on pourrait en faire une, histoire de faire payer celui qui nous fou les boules ! C’est typiquement le genre de choses que je pourrais faire… La blague, pas le reste… Je n’ai pas encore basculé du côté obscure… Quoi que…

Avec un récit sans fioritures et sans concession, l’auteur nous entraine dans l’histoire de cet homme dont la vie va prendre un virage inattendu… Un virage qui lui fera perdre la raison au point de ne plus distinguer le bien du mal, de ne plus distinguer la réalité… Cette réalité que le lecteur a parfois du mal à percevoir, tellement la folie est palpable… Une construction en entonnoir qui donne un rythme dense, une lecture que l’on ne peut poser tellement on est pris par le récit.

L’histoire d’une folie qui se construit, qui se vit au rythme des pages que l’on tourne, pour atteindre son paroxysme. Un personnage qui ne va plus rien maitriser, que la raison a abandonné, malgré quelques soubresauts, il est trop tard…

La frontière entre réalité et fiction est parfois tellement mince que basculer d’un côté ou de l’autre est un vrai jeu d’équilibre.

Costa est un acteur engagé. Engagé au point de laisser son personnage prendre le dessus. Une mauvaise farce qui tourne à l’indéfinissable…

Il suffit parfois de peu de choses pour les rouages bien huilés d’une vie s’enrayent… Pour péter un câble… Au point parfois de ne pas se réveiller…

Je suis fana de thrillers psychologiques, l’être humain dans ce qu’il de de plus tordu me fascine et me révulse en même temps, il oblige le lecteur à se positionner et renvoie à nos convictions les plus profondes.

Je remercie la maison d’édition Tohu-Bohu pour sa confiance et pour le plaisir que j’ai pris avec cette lecture.

Philippe Setbon, né en 1957, débute comme auteur et dessinateur de de B.D dans les revues Pilote et Métal Hurlant avant de bifurquer vers le cinéma. Il signe les scénarios de plusieurs longs métrages comme Détective de Jean-Luc Godard, ou Mort un dimanche de pluie, réalise Mister Frost puis se consacre à la télévision. Il écrit de nombreux téléfilms et séries dont Les Enquêtes d’Héloïse Rome, Fabio Montale, Franck Riva, etc… Il en réalise lui-même une vingtaine dont la minisérie à succès Ange De Feu.
Il est également l’auteur d’une douzaine de romans chez Rivages, Flammarion, Buchet-Chastel et aux Éditions du Caïman.

 

Le rêve dévoré de Jo Rouxinol

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Parution : 11 décembre 2017 – Prix papier :  12,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 258 – Genre : Thriller-psychologique


Jo Rouxinol a l’art de manier les sentiments, avec sa plume addictive et travaillée, elle nous entraine dans les méandres de l’âme humaine.

L’adolescence semble une période qu’elle affectionne particulièrement, puisque son personnage principal est une ado de 14 ans. Peut-être que le fait d’être professeur n’y est pas étranger… En tout cas, on sent chez l’auteur un don d’observation… Le don de déceler les blessures… Certes, c’est une fiction, mai j’ai le sentiment de découvrir une réalité…

Un fond de vérité… Une vérité que l’on croit toucher du doigt, mais que l’auteur ne divulgue que peu à peu…

Clarisse va mal… Elle n’aime ni sa vie de collégienne, ni la vie qu’elle mène chez ses parents séparés… Une mère, que l’on devine dépassée, elle ne maitrise plus rien… Enfin, elle ne veut plus rien maitriser… Ce père, qui préfère laisser sa fille faire ce qu’elle veut, histoire d’avoir la paix, la semaine où elle vient chez lui…

Clarisse, n’est pas tendre avec eux, même lorsqu’elle nous parle d’eux, on sent une rage mal contenue… Mais, peu à peu l’auteur distille les informations et on comprend enfin pourquoi Clarisse a cette soif de vivre, cette soif d’amour, d’attention… Elle ferait n’importe quoi, pour que l’on s’intéresse à elle. A elle, en tant qu’individu, sans tenter de la faire rentrer dans un moule…

Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’ai mis un moment à me remettre de mes émotions. L’auteur a réussi à m’émouvoir avec cette gamine qui va peu à peu s’ouvrir à la vie… Cette gamine qui crie sa rage…

L’auteur a l’art de poser les situations pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue. Sans jugement, elle dépeint les sentiments qu’elle pose avec finesse. Elle aurait pu tomber dans la facilité et à travers Clarisse, juger ces parents toxiques, nombrilistes et qui ne savent pas écouter… Qui ne veulent pas écouter… Pourtant, elle ne juge pas… Elle expose… Et au lecteur de se faire son avis.

On ressort, un peu sonné, comme Clarisse, qui décide de tout plaquer tellement elle en a marre… Elle craque et décide de fuir… Fuir ce quotidien qui la tue à petit feu… Elle décide de fuir pour enfin vivre ce rêve qui la dévore… Elle va le vivre jusqu’au bout, jusqu’à ce que la réalité la rattrape et qu’elle s’éveille.

Ce rêve, lui permettra de grandir et enfin s’affranchir de son histoire… Une histoire tragique mais qui lui donnera la force de vivre…

Clarisse s’adresse au lecteur qui devient son allié, le témoin de sa fuite en avant… Surtout le témoin de sa renaissance…

Son langage est parfois cru, déstabilisant, mais j’ai trouvé qu’il y avait une certaine évolution, peu à peu il devient plus posé, à l’instar de Clarisse qui pose son fardeau. Sa rage disparaît, Clarisse s’épanouit et peut enfin comprendre d’où vient son malaise et ainsi s’expliquer son attitude et se comprendre…

Déjà avec « le temps des étoiles », l’auteur m’avait touché avec sa plume et cette lecture ne fait que confirmer son talent.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais parfois la vie t’offre une porte de sortie… La fin est emprunte d’espoir.

Jo Rouxinol, oblige son lecteur à se poser et penser sa manière de voir les choses, qui ne sont jamais aussi tranchée que ce que l’on croit.

Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails car il faut le lire pour le vivre ce bouquin! Et la trame est construite de manière telle que si tu dévoile un truc tout s’imbrique et prend son sens.

« Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaient gris, il n’y avait ni portes ni fenêtres, rien qu’une boîte sans ciel et sans air, voilà ce que vous m’offriez, un cercueil dans lequel je ne pouvais que hurler en griffant les parois, en heurtant tout ce qui se trouvait à proximité, hurler et hurler encore, hurler tant que la vie ressemblerait à la mort. Et maintenant, regardez-moi, regardez-moi bien, j’ai vu l’océan et j’ai vu l’horizon, et je prends désespérément tout cet avenir que le monde me promet. »

Challenge ABC 2017 auto-édition                    –           Challenge polar et Thriller  2017-2018

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C’est pour ton bien de Cindy Costes

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Parution : 23 août 2016 – Prix papier :  4,00€ – Prix Numérique : 0,00€ – Pages : 23 – Genre : Thriller-psychologique


L’auteur a souhaité faire découvrir sa nouvelle, en faisant voyager la version papier et j’ai trouvé l’idée très sympa, l’intrigue me plaisait bien et j’aime de plus en plus découvrir ce petit format de lecture.

Écrire une nouvelle n’est pas aussi simple que cela, car l’auteur doit pouvoir camper ses personnages rapidement et embarquer son lecteur dans son intrigue dès les premières lignes.

Qui n’a pas un jour entendu cette fameuse phrase « c’est pour ton bien ! » Qui n’a pas eu envie d’envoyer balader la personne qui prononçait cette fameuse phrase ? Cette fameuse phrase qui permet aux autres de penser à ta place, comme si tu étais incapable de décider oui bien que tu devenais complètement invisible… Au point d’occulter te personnalité, tes choix, tes décisions…

Cette fameuse phrase qui peu à peu t’ampute de ta personnalité…

L’auteur, Cindy Costes, permet au lecteur, en quelques lignes de découvrir une personnage sensible, pris entre deux feux… Faire un choix est parfois difficile, mais il l’est encore plus lorsque des personnes parasitent votre quotidien en décidant à votre place.

Pourtant il suffit d’ouvrir les yeux et surtout d’avoir le temps de se poser pour faire le choix qui sera bon. Du moins le choix qui sera en adéquation avec ses convictions. Avec une jolie plume, directe et sans fioritures, nous découvrons Lætitia une maman solo, qui sort d’une histoire d’amour… Sa meilleure amie et sa mère sont toujours là pour commenter sa vie… Ses choix… Son amoureux… Son boulot… Rien n’est bien à leur yeux…

Chacune y va de son commentaire, ponctué d’un « c’est pour ton bien »… Et pourtant aucune ne sait réellement qui est Lætitia et ce qu’elle désire vraiment, puisqu’elles ne l’écoutent pas…

En attendant la publication de ses premiers romans sur lequels elle travaille, je vous invite à la découvrir à travers ses nouvelles :
– « C’est pour ton bien » publiée sur Amazon le 29 septembre 2016 et dans le Top 100 depuis sa sortie, désormais disponible en version papier;
– « Le Voyage », figurant au sommaire de « L’Indé Panda n°2 »;
– « Le Rendez-vous » à découvrir dans « L’Indé Panda n°4 »;
– « Moi, Isa, 16 ans » faisant partie du recueil solidaire « Tous pour Boilt ».

Si vous souhaitez la suivre ou échanger avec elle, je vous invite à la rejoindre ici https://www.facebook.com/CindyCostes.auteur ou https://cindycostes.wordpress.com/

Challenge ABC 2017 auto-édition                    

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