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Sentinelle de Jean-Bernard Lemal

Parution : 16 juin 2017

Édition : IS Editions Collection Romans – A paraître

Pages : 188 – Genre : Thriller psychologique – Suspense – fantastique

Proposé par IS Edition, « Sentinelle » de Jean-Bernard Lemal présente deux histoires parallèle. Ce qui parfois peu déstabiliser ou faire perdre le fil, mais amène une belle dynamique, une curiosité, qui sans cela serait certainement une lecture comme tant d’autres…

Ici nous suivront Aka-Bô, l’un des derniers survivants d’un peuple, isolé qui refuse tout contact avec le reste du monde et qui Il lutte pour la survie des membres de sa tribu  sur l’île de Sentinelle, perdue au milieu de la mer d’Andaman.

La nature a une place très importante pour cette tribu qui se trouve à la merci des éléments, mais c’est leur vie… Les éléments se déchainent à travers un cyclone qui va apporter des ordures,  la « civilisation » sur les rivages de l’île et notamment un magasine avec la photo d’un homme que Aka-Bô, prend pour son dieu, Pugalat.

Walter Teagarden travail pour la société WIC et a une belle situation…

Le fantastique rejoint la réalité…

Ako-Bô qui va tout faire pour que son Dieu rejoigne son île, il va faire des sacrifices, entrer en transes et Walter Teagarden, va peu à peu entrer en transe lui aussi… Mais d’une autre manière… Il est à la recherche de son paradis et les évènements vont le pousser à le trouver…

Un homme qui va découvrir les secrets de sa société, des secrets bien gardés, mais qui font froid dans le dos… Cet homme va découvrir qu’il a des sentiments et qu’il peut aimer à en perdre la raison et sa raison il va la perdre et il va faire payer aux autres cette perte ! Toute la mascarade sera découverte et il sera le justicier armé…

La lecture est très dynamique et on a intérêt à ne pas perdre le fil, car l’auteur  dès le début, présente beaucoup de personnages, on s’y perd un peu, mais en fin de compte ce sont toujours les mêmes qui reviennent…

Au fil de la lecture on est immergé dans une histoire tordue bien glauque et très plausible qui est facilement transposable à notre quotidien…  L’intrigue est bien menée et monte crescendo, pour un final digne d’un bon thriller !

De psychopathe refoulé, Walter Teagarden se retrouve justicier… Un personnage qui devient attachant au fil des pages et une symbiose avec Aka-Bô très bien menée…

Une histoire inspirée de faits divers récents… Que je ne souhaite pas évoquer, pour ne pas vous en dire plus… Ce serait dommage d’avoir cette information qui est un vrai fil conducteur…

Né à Madagascar, Jean-Bernard Lemal apprend à lire et écrire avec sa grand-mère et commence à fréquenter l’école lors de son arrivée en France à l’age de neuf ans. On le retrouve musicien, technicien sur plateformes pétrolières, consultant sur des projets internationaux. Il est actuellement installé aux Etats-Unis où il représente des sociétés européennes.  Ayant visité plus de soixante-quinze pays, son projet d’écriture s’exprime par la mise en scène de ses nombreuses rencontres, au travers de récits basés sur une lecture différente de l’Histoire, de destins uniques, de lieux improbables et de milieux particuliers.

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Black$tone de Guillaume Richez

 

 

 

 

Parution : 17 mai 2017

ÉditionFleur sauvage Prix  broché : 19,90€

Pages : 550 – Genre : techno-thriller géopolitique

On se retrouve projeté dans un vrai scénario catastrophe !

Guillaume Richez nous embarque dans un thriller palpitant avec de l’action, du suspense, des scènes gores bourrées de sang, mais attention rien qui ne vous empêche de dormir ! Bien au contraire on suit les évènements et on se dit « mais à quel moment ça va exploser ? » Avec ce Boeing 737 qui vient se scratcher sur l’ambassade des États-Unis à Pékin, on est projeté dans une nouvelle guerre froide, dont les acteurs ont changé, mais tellement crédible et tellement collée à la réalité que tout peut arriver ! La guerre est à nos portes et celle-ci serait dévastatrice…

Une tension palpable tout le long de ma lecture ! Lu en 2 jours tellement j’ai été happée par cette ambiance de crise mondiale. Mais c’était sans compter sur le talent de l’auteur, qui nous embarque dans une enquête sur un meurtrier en série et tout prend son sens…

Un livre qui se lit comme un documentaire avec l’histoire de ces dernières décennies en toile de fond ! Une crise majeur au niveau mondial qui est décortiquée avec talent ! On se demande où l’auteur va chercher tout ça et s’il ne s’est pas réincarné en petite souris le temps des événements !

J’ai adoré les passages, dans lesquels Obama prend vie et l’authenticité que cela donne au récit ! Tellement vivant qu’on croit y être et vivre le récit auprès des personnages !

La tension monte peu à peu avec un excellent dosage, mais tellement tendu du string qu’on se dit mais Guillaume Richez va faire péter la bombe !!! Incroyable mais non… Ouf nous sommes sauvés mais jusqu’à quand ?…

Un thriller où la géopolitique a une grande place, bien ancré dans notre réalité, Blackstone, sans nous prendre la tête, fait un exposé des situations tendues dans une région en éternel conflit…

Mais attention Blackstone, ce n’est pas que ça ! Pas que de la géopolitique ! C’est aussi une enquête sur un tueur en série, sur des trafics, des personnages meurtris, des personnages qui meurent ou qui disparaissent !

A cette toile de fond de crise mondiale, une série de meurtres sanglants, dont l’enquête sera menée par des policiers chinois et américains ! Tant qu’à faire autant pimenter le tout…

« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer. »

Un tueur sanglant, un tueur qui peut cacher bien autre chose…

C’est un pavé, mais tellement riche en rebondissements, tellement bien construit, que pas un seul moment l’ennui ne nous pousse à tourner les pages plus vite, bien contraire on le déguste et on prend son temps pour en apprécier chaque passage !

Un scénario digne des grands films, porté par une maison d’édition qui sait appâter son lecteur !

Merci à l’auteur pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir son livre, que je vous recommande vivement !

Guillaume Richez est diplômé de Lettres Modernes. En 2011, il est membre du jury du 37ème Prix Inter du Livre présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs des éditions
Points. En 2012 paraît aux éditions J’ai Lu son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un thriller réservé à un public averti.
Depuis 2016, il publie des chroniques littéraires et crée en 2017 le site web Les Imposteurs consacré à la littérature, au polar, à la science-fiction et au mauvais genre. Blackstone, son deuxième roman, paraît aux éditions Fleur Sauvage en mai 2017.

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Au Scalpel de Sam Millar

Parution : 6 avril 2017

Édition : Seuil Collection : Cadre noirPrix  broché : 20€

Pages : 288 – Genre : thriller – roman noir

Au Scalpel est le quatrième livre avec le détective Karl Kane, après Les chiens de Belfast, le cannibale de Crumlin Road et Un sale hiver.

Au Scalpel, peu néanmoins se lire sans avoir lu les opus précédents, plusieurs passages font références à ce qui s’est passé avant…

L’auteur est présenté comme « un poète des ténèbres » d’après les éditions du seuil en quatrième de couverture du roman, en reprenant les mots de l’hebdomadaire New Yorkais Village Voice.

Pour autant, ici point de poésie !

Merci à Babelio et aux éditions du Seuil, qui m’ont permis de découvrir un auteur avec une écriture vive et incisive. Il tranche dans le vif, sans fioritures et va directement au but…

D’ailleurs dès le départ, on est dans le vif et on comprend bien vite que Karl Kane ne fait pas dans la dentelle et ne s’embarrasse pas de règles… Il est protecteur, a des valeurs et se fout pas mal des conséquences que cela peut avoir…

C’est un homme qui en a bavé et donc pourquoi prendre des pincettes avec les cons, les hors la loi et les pédophiles… Il est marqué au fer rouge par son vécu et cela se sent dans tout son être, dans ses actions… Il en fait, d’ailleurs, encore des cauchemars… D’une rare violence…

A neuf ans, la mère de Karl Kane a été violée et tuée par Walter Arnold.

« Et puis tout avait changé. Pour toujours. Les hurlements de sa mère, fous, les interminables cris stridents d’une infernale agonie. Les couteaux. le sang. La terreur. le viol. le meurtre. »

Son père, atteint d’Alzheimer, a du être placé. Sa fille Katie est perturbée psychologiquement… Bref il est à vif notre détective !

Avec Au Scalpel, trois affaires vont se télescoper… Des scènes gores, une ambiance malsaine, des passages insoutenables, largement contrebalancés par un humour noir à souhait et un Karl Kane sarcastique.

J’adore l’humour noir, pas toujours apprécié à sa juste valeur, et là j’ai été servi et j’ai adoré ! Il est tellement rare d’avoir un personnage aussi sarcastique, il est humain avec une capacité de résilience admirable et cela le rend sympathique et excuse tous ses travers.

« Il se foutait de tuer, mais il préférait le faire quand tout était sous contrôle, sur le tempo de son choix. »

Une lecture que j’ai apprécié, un personnage sympathique et un auteur à lire…

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Né à Belfast en 1958, Sam Millar a fait de la prison en Irlande du Nord comme activiste politique, et aux États-Unis comme droit-commun. Gracié par le président Clinton, il rentre au pays et devient écrivain. Son récit autobiographique, On the Brinks, a marqué les esprits. La série Karl Kane se signale par un humour noir corrosif. Toujours basé à Belfast, Millar travaille à un récit de hold-up…

Répercussions de Xavier Massé

 

Parution : 21 décembre 2016

Édition : IS Editions Collection Sueurs Glaciales Prix  broché : 18€

Pages : 200 – Genre : Thriller psychologique – Suspense

Lors de sa sortie, la couverture m’avait attiré comme un aimant, j’avais donc noté le titre, en attendant de pouvoir le lire. Sa lecture se sera faite beaucoup plus tôt que prévu, grâce à l’éditeur, l’auteur et  Lau Lo du blog Evadez-moi qui a souhaité nous faire connaître ce premier opus de Xavier Massé. En effet, ce livre voyage entre plusieurs blogs, pour notre plus grand plaisir,

Une lecture rythmée  avec une écriture dynamique et fluide, sans temps mort, avec des personnages bien travaillés dont la psychologie frôle le machiavélisme.

Kevin White amnésique partiel et séquentiel depuis l’enfance doit s’astreindre à une organisation minutée, à des penses bêtes, pour ne pas subir de préjudices et vivre presque normalement.  Chaque jour, à partir de 17h jusqu’au réveil le lendemain matin, il ne se souvient absolument de rien. Malgré toutes ses précautions, sa vie bascule, le jour où il se réveille dans la salle des coffres d’une banque fédérale ! Trois millions de dollars ont disparu alors que les portes de la banque sont restées fermées toute la nuit et qu’il n’y a ni témoin, ni braqueur.

Pour les deux enquêteurs, il est LE suspect tout désigné, malgré son handicap. Sans souvenirs, il devient à leurs yeux, le suspect numéro 1 de ce casse pour le moins insolite.

On va de révélation en révélation, de surprise en surprise au rythme des découvertes de Kevin dont on sent le cerveau sur le point d’exploser.

Le fil conducteur est beaucoup plus complexe que cela ne paraît et peu à peu les différents éléments prennent place pour arriver à une explication et une révélation très réussie.

Une thématique rarement utilisée alors qu’elle rend le personnage sympathique et dont on excuserait les oublis et les faux pas…

3 devises rythment cette lecture :

  • La fin ne vous sera pas dévoilée, même par un petit mot…
  • La fin, vous ne devinerez pas…
  • La fin ne vous aura jamais autant épatée…

Bon c’est vrai, je  joue à Maître Yoda… Mais j’ai le droit… Disons que j’ai été inspirée…

Un pan entier de l’intrigue aurait pu être plus développé pour justement apporter plus de profondeur à l’histoire, mais cela n’a certainement pas gâché mon plaisir.

Lire des thrillers les uns après les autres, me rend plus exigeante, mais j’ai trouvé que la fin était trop rapide et j’aurai voulu qu’elle soit plus détaillée, plus explicite. Il m’a manqué un je ne sais quoi, qui m’a laissé sur ma faim.

Un premier roman de qualité écrit par un auteur à suivre que je vous recommande avec grand plaisir.

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Né en 1977 à Roussillon, Xavier MASSÉ a très tôt été fan de fiction, et notamment de cinéma. Après des études en Génie civil, il entre à la SNCF où il est actuellement cadre. « Répercussions » est son premier roman publié, dans la collection « Sueurs glaciales » de IS Edition.

LE COMPLOT DE TCHERNOBYL de Théo Lemattre

Parution : 29 avril 2017 – AutoÉditionPrix ebook : 0.99€ –

120  Pages  – Genre : thriller fantastique

J’ai eu le plaisir d’être bêta lectrice pour le  nouveau roman de Théo Lemattre et je continue à trouver du talent à ce très jeune auteur.

Cette fois il nous entraîne à Tchernobyl, dans les décombres du 26 avril 1986, avec le réacteur numéro 4 de la centrale qui a explosé. Un incident ? Il n’y a pas de hasard…

L’être humain est présenté comme un être mesquin que rien n’arrête, un être qui ne recule pas devant le rêve fou qu’il imagine quitte à sacrifier des vies humaines, la science et le progrès ne connaissent pas de limites… conduisant le monde en Enfer…

Un très gros travail de documentation a encore été fait et je dois dire que les défauts relevés lors de ma lecture de la malédiction du Vatican commencent à s’estomper et l’auteur prend en compte les remarques de ses lecteurs.

Son nouveau thriller allie le fantastique et le scientifique avec talent et l’idée de départ est bonne et accrocheuse !

L’auteur nous entraîne dans Pripyat et nous fait découvrir un monde parallèle, un monde figé dans la terreur qui fascine malgré les risques que cela peut entraîner il y a un réel tourisme qui s’est développé.

Pripyat la ville communiste par excellence, la ville fleuron et fierté de la Russie est figée par cette catastrophe. C’est osé et talentueux de prendre comme thème cette catastrophe et ça match bien !

Merci à l’auteur pour sa confiance, car je pense ne pas l’avoir ménagé dans mes retours…

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Je m’appelle Birdy de Franco Mannara

 

Parution : 8 mars 2017 – Édition : Calmann-Lévy – Prix  broché : 1819.90€

Pages 416 – Genre : Polar

« Sexe, Drug and Rock N Roll »

Âmes sensibles s’abstenir ! 

Voilà ce qui m’a donné envie de lire « je m’appelle Birdy » Du coup j’étais malgré tout sur la réserve, car des accroches comme celle-là même si elles laissent présager des coups de cœur ne sont que de la poudre aux yeux. Et puis voir Caryl Ferey inviter à la lecture, on se dit quand-même il doit être bon ce bouquin ! Et bien je peux vous dire que tout cela n’est pas de la poudre aux yeux et que je me suis pris un méga trip !

Avec ce premier livre Franco Mannara compose un polar comme un opéra Rock qui te laisse sur les rotules à la fin !

Un livre trash, hyper trash ! Mais quel putain de livre !!!

Un livre qu’on n’oublie pas facilement ! Une claque livresque à tous les niveaux. Impossible à lâcher une fois qu’on le commence.

L’auteur connaît bien le milieu dans lequel il nous embarque, dans lequel il nous balance sans bouée de sauvetage et autant dire que la claque dans la gueule n’est pas loin !

Punaise je suis passée par tellement d’émotions : révolte, haine, envie de meurtre…  

On découvre les travers, les vices de ceux pour qui le fric ne suffit pas, pour qui le besoin de domination est tel qu’il en devient dégueulasse et crade. Crade au point que tu as envie de prendre une douche parce que la crasse colle à ta peau, colle à ton âme. 

Ici l’auteur nous plonge dans le monde  de la nuit, la drogue, la sniff, les petites pilules bleues côtoient le sexe mais le sexe qui révulse le sexe qui te sali, le coup tiré vite fait et qui te laisse un goût amer, un coup dont tu ne te souviens pas tellement t’es défoncé.

Avec l’auteur on plonge dans le monde de la défonce, le monde de la drogue dont on a du mal à s’extirper !

Mais attention malgré les morts suspectes, la drogue et la montagne de merde, la beauté pousse parce que la merde fait un bon engrais ! 

Ces meurtres qui jalonnent sont-ils le fait d’un tueur en série ou dus à l’univers de la nuit ? Il appartient à Ibanez, flic atypique, gitan rejeté par les siens et meurtri par la vie de le découvrir !

Paolo, guitariste, qui n’hésite pas à sniffer sa dose pour se mettre dans l’ambiance va se retrouver parachuter  détective pour payer sa dette…. 

Ces deux hommes, vont se retrouver télescoper par la force des choses et c’est jouissif ! Jouissif car l’auteur ne ménage pas nos nerfs et n’ira pas par quatre chemin pour nous plonger dans l’horreur jusqu’à la fin !

Je remercie l’auteur pour cette lecture pour cette écriture pour ces mots pleins de justesse et de talent. Alors oui c’est trash, c’est crade, c’est Vil, c’est noir mais c’est tellement humain ! L’humain est représenté dans tout ce qu’il a de décadent et d’horrible. Tellement horrible que vous ne pourriez deviner…. Le mieux c’est de lire « je m’appelle Birdy » pour le découvrir. …

je remercie vivement les éditions Calmann-Lévy pour l’envoi du livre, pour la découverte de ce premier titre et surtout pour la qualité des publications qui ne m’ont encore jamais déçues.

Un premier roman efficace, d’une très grande qualité, un polar bien noir avec des scènes dignes d’un très bon scénario, avec des scènes choquantes. Choquantes si vous n’avez pas l’habitude des polars et thrillers, mais pour les lecteurs habitués à de ce genre ça passe bien et on en redemande.

A quand le prochain, pour que je puisse me délecter, l’auteur m’a embarqué et ferré dans son univers.

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Issu du rock underground, Franco Mannara, auteur, compositeur, interprète et bidouilleur sonore, a construit un parcours atypique. Fondateur du groupe « Spoke Orkestra », qui se produit dans toute la France, il signe ici son premier polar, fortement inspiré de son univers musical.

La cave de Natasha Preston

Parution : 19 avril 2017 – Édition : Hachette Romans – Prix  broché : 18€

Pages 400 – Genre : Thriller psychologique

J’ai été assez surprise de découvrir ce thriller classé dans la catégorie Young Adults.

Pour ceux qui auraient tendance à ne pas se lancer dans des livres de cette catégorie, il serait dommage de ne pas découvrir « la cave », vous risqueriez de passer à côté d’un très bon moment de lecture, mais surtout de ne pas vivre le paroxysme de l’horreur.

Au départ, j’avais un peu peur de tomber sur une enquête classique suite à l’enlèvement de Summer qui mène une vie parfaitement normale d’une ado de 16 ans. Elle est entourée de ses parents, amis et un petit ami. Le tout commençait d’une manière assez « nian-nian » et je me disais que je ne le finirais certainement pas !

Le tournant arrive rapidement, sans que l’ennui ne s’installe, lorsque Summer croise la route de Trèfle et ne rentre donc pas chez elle…

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave.

Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris, Violette, et où Summer rebaptisée Lilas, les rejoint.

– Qu’est-ce qu’il attend de nous ?

– Je ne sais pas exactement, mais je crois qu’il cherche une famille. La famille idéale. Il choisit des filles, qu’il trouve parfaites, comme des fleurs.❞

Ces filles sont soumises à la folie meurtrière d’un homme : Trèfle, dont la folie est telle qu’il a décidé qu’elles faisaient partie de sa famille et qu’il les protégeait… Mais le cauchemar ne s’arrête pas là…

❝ Il a souri en montrant ses dents trop blanches et trop bien alignées.
Tout en lui était impeccable : sa peau, ses cheveux, ses vêtements, repassés avec soin, ses maudites dents. L’image du loup déguisé en agneau lui allait comme un gant.❞

L’auteur nous entraîne dans la psychologie des personnages. Une alternance de point de vu très intéressante.

D’un côté Summer/Lilas avec son quotidien, l’évolution de ses pensées, sa vie dans « la cave » sa relation aux autres, le regard qu’elle porte sur ses quo-détenues est sans complaisance…

❝ La solitude est pire qu’une maladie mortelle. Chaque jour qui passe, on s’efface un peu plus. ❞

On est parfois plongé dans les pensées de Trèfle, on est dans son esprit et sa vision des choses est bercée d’illusions, on en apprend plus sur sa vie, son enfance… Ses pensées, sont terrifiantes et absurdes à la fois !

Enfin, Lewis, le petit ami de Summer qu’on découvre lors de la disparition de Summer, ses recherches, ses espoirs … Ses émotions sont palpables et sa douleur est transmise à travers le récit de l’auteur.

Ces alternances donnent du rythme à cette lecture, qui sans cela aurait été assez plate et sans intérêt pour tomber dans une banale enquête suite à disparition, comme une mauvaise série TV.

J’ai parfois eu envie de secouer certaines filles pour les réveiller ! Un syndrome de Stockholm complètement déstabilisant, qui les pousse à faire et accepter des choses qu’en temps normal elle auraient rejeté en bloc, mais es-ce seulement ça ? La peur parfois vous fait accepter le pire….

❝ La question est toute simple et la réponse est « jamais ». L’enjeu n’est pas d’abandonner ou non, c’est de survivre. Je ne sais pas si nous sortirons d’ici en vie, mais accepter ses conditions est notre seule chance d’y parvenir. ❞

De temps en temps on a des retours en arrière avec les années indiquées en début de chapitre, notamment sur Trèfle et comment il a basculer… Certains passages concernent Summer et sa relation avec Lewis. Ces détails ajoutent à l’intrigue un rythme non négligeable.

L’ambiance est angoissante, certains passages sont choquants, glauques. Tout est tellement dingue dans ce livre que cela frôle la perfection dans le récit et la vérité ne semble pas loin. Malgré tout, l’espoir est très présent.

Certains passages seront gores à souhait, choquants pour certains et trop crus pour d’autres ! Mais c’est là toute la qualité d’un très bon thriller qu’on a du mal à lâcher et qui allie la terreur et l’espoir. Deux antonymes dans un thriller, mais l’auteur arrive à les marier avec talent.

En bref, une lecture addictive qui prend son envol à la dernière partie ! Je pensais même à mon livre lorsque je devais faire autre chose ! J’étais impatiente de connaître le dénouement.

Un huis clos, angoissant qui va vous remuer  et ne ménagera pas vos nerfs ! Une lecture à découvrir et surtout un récit magnifiquement construit par son auteur Natasha Preston.

Un thriller jeunesse de qualité, avec une psychologie des personnages et un psychopathe digne du genre. Le final est très différent d’un thriller classique, mais cela tient de la classification Young Adults…

Je remercie NetGalley et la collection Black Moon des éditions Hachette pour cette lecture.

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Syndrome de Stockholm de Philémon Le Bellégard

Parution : 31 octobre 2016 – Édition : Librinova – Prix ebook : 3.99€ –

Prix  broché : 16.90€  – 240 Pages  – Genre : thriller psychologique

Le « Syndrome de Stockholm » de Philémon Le Bellégard, est un thriller psychologique dont je peux vous parler grâce à l’envoi de l’auteur, que je remercie.

Voilà une lecture qui change de ce que j’ai déjà déjà pu découvrir ! En effet l’auteur place son intrigue dans l’univers de l’art, de la peinture, ce qui en fait toute l’originalité.

Stendriëk Börgen, artiste suédois génial et mystérieux, entretient  une relation  atypique avec son mécène Enstenov Khalinek, puissant homme d’affaires aux méthodes  discutables.

Lors d’une exposition, Börgen dévoile son œuvre,  un ensemble  de plus de 3000 toiles, qu’il aura mis 10 ans à réaliser. Le peintre et le mécène jubilent, mais plusieurs questions se posent  :  quels liens unissent vraiment les deux hommes  ? Comment une telle entente, aussi inattendue que suspecte, est-elle possible  ? Quelle est cette étrange matière dont  les  œuvres sont faites… ?

Anna James, journaliste et critique  d’art  se retrouve  au centre  d’une histoire qui dépasse  le monde de l’art.

L’intrigue qui tourne autour de ces trois personnages, est construite avec talent, avec une psychologie très recherchée ! Chacun a, à sa manière, une folie qui apparaît au fil de la lecture. La relation des deux hommes est lourde de sens : pour l’un un besoin de reconnaissance pour l’autre un besoin de domination. Chacun se sert de l’autre pour arriver à ses fins !

Avec ce titre « Syndrome de Stockholm« ,  ceux qui connaissent la signification de cet état psychologique, peuvent d’ores et déjà imaginer la trame principale du livre. Mais vous ne pourrez pas imaginer les relations tordues qui lient les personnages. Une trame construite avec talent, avec rigueur. On sent que l’auteur s’est investi et qu’il a donné le meilleur !

L’écriture est d’une rare beauté et d’une qualité irréprochable. Le vocabulaire est riche et on apprend des choses sur l’univers artistique. L’auteur créé un lien d’échange avec son lecteur qui sort de cette lecture satisfait dans tous les sens du terme !

L’auteur, avec Le Syndrome de Stockholm, a érigé son vocabulaire en art, au même titre que l’art est la colonne vertébrale de ce livre.

« L’entrée de Stendriek Borgen fut fracassante. L’immense salle de réception du Titanium Palace avait été chauffée à blanc par les six mille invités, triés sur le volet – appartenant tous à ce qu’on aurait pu appeler l’élite intellectuelle internationale – qui bouillaient d’impatience de découvrir le Grand Œuvre de Stendriek Börgen, que l’on annonçait, depuis plusieurs semaines, à travers le monde, comme exceptionnel et grandiose, sublime et transcendant… »

L’horreur, la cruauté et la folie humaine sont poussées à leur paroxysme, donnant parfois l’envie de vomir ! Oui c’est un thriller d’une rare cruauté paré d’une belle robe tant au niveau de l’écriture, du contenu que du contenant avec cette couverture intrigante qui a attiré à plusieurs reprises les regards lors de mes déplacements dans le métro …

 Les manipulations, les calculs des uns, les ambitions des autres sont dépeints avec talent et rendent les personnages  humain dans tout ce qu’ils peuvent avoir de tordu et d’horrible.

L’auteur Philémon Le Bellégard, nous plonge dans un thriller psychologie d’une excellente qualité, sans tourner autour du pot, il parvient, malgré les horreurs à nous immerger dans son monde totalement fascinant et original.

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 Breton d’origine, Angevin d’adoption, Parisien de vie, Philémon Le Bellégard est de partout et de nulle part. C’est un touche-à-tout qui travaille dans le secteur du numérique mais qui aime aussi les livres en papier. Littérature, théâtre, cinéma, en écriture, tout le tente. Il a commencé à écrire lorsqu’il était adolescent, mais n’a jamais publié. « Syndrome de Stockholm » est le premier roman qu’il publie. Désormais dans la toute-puissante quarantaine, il veut écrire comme un forcené…

 

Le Miroir du Damné de F. Livyns et JB Leblanc

Parution : 14 avril 2017 – Édition : Séma EditionsPrix ebook : 6.99€ –

Prix  broché : 22€ (Précommande d’exemplaires dédicacés) –

Pages 502 – Genre : Thriller rural horrifique

Je remercie infiniment Séma Editions  (Southeast Jones, tout particulièrement) pour ce service presse.

Un thriller rural horrifique d’une très belle qualité écrit à quatre mains  par  J.B. Leblanc et Frédéric Livyns, et un livre qu’on lit en apnée jusqu’à la dernière page. On se retrouve Au cœur du massif des Maures, dans le petit village de Tarsac, le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa. Un assassin particulièrement sadique qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ?

La moiteur de l’air, la chaleur rend à merveille  l’ambiance oppressante, l’étouffement dans lequel vit ce village complètement enclavé où tous sont suspects…

Le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale vont devoir enquêter et plonger dans ce que l’être humain a de plus vil en lui.

On plonge dès les premières pages dans une enquête qui se termine en apothéose ! Tarsac transpire, Tarsac a peur, Tarsac est l’antre du diable avec cette chaleur qui va crescendo au rythme des découvertes, des meurtres et de l’horreur !

Cette ville transpire l’abandon, le bout du monde, les gens meurtris pas un passé encore vivace dans les souvenirs des villageois qui sont autant coincés à Tarsac que Tarsac est coincée dans  ces montagnes, isolée du monde. Les personnages sont à l’image de la ville : secs et rudes.

Deux enquêtes vont se télescoper : celle de 12 ans en arrière et celle d’aujourd’hui. Y a t -il un lien ? Rien ne le laisse présager et pourtant les auteurs font basculer leur thriller rural vers l’horreur. L’alternance entre ces deux enquêtes, entre le passé et le présent, donne un rythme soutenu à la lecture. Malgré quelques longueurs parfois, dans les descriptions, on ne peut lâcher ce livre  addictif et prenant.

Le parti pris des auteurs, d’allier thriller et surnaturel est une réussite et la construction laisse à penser que la frontière entre les deux est mince. Un pari réussi que de nous confronter à des croyances qui semblent révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le cœur de l’énigme.

La sorcellerie, la magie, les démons se côtoient sans que cela semble incompatible ou impossible ! Tout est plausible, claire et précis. Les auteurs ont fait un excellent travail en ne tombant pas dans la banale histoire de croyances rurales, mais tentent de prouver que les démons existent et surtout que la magie, les sorcières sont en parfaite harmonie avec la nature et en filigrane on comprend que ces croyances perdurent par endroit ! Même si cela reste de la fiction, on ne peut manquer de s’interroger…

La seule chose qui m’a gêné dans ma lecture, je dois dire même parfois horripilé, c’est la référence à la catégorie professionnelle par moment au lieu du prénom des personnages….

L’enfer ouvre ses portes pour nous accueillir en son sein et nous recracher complètement laminés, chamboulés, apeurés. Oui l’horreur, la peur prend tout son sens et on espère que cela va s’arrêter… Pour le bien de tous, pour la santé mentale de tous et de nous pauvre lecteur martyrisé et entraîné, par ces deux auteurs dans tout ce qu’il y a de plus incompréhensible !

Les auteurs arrivent à brouiller les pistes avec brio et nous entraînent vers un excellent thriller surnaturel sur fond de thriller rural d’une grande réussite.

Un petit mot pour cette magnifique couverture signée Christophe Huet qui ne peut qu’attirer une lectrice comme moi et qui ne laisse pas indifférente. Le graphiste a fait un excellent travail qui rend bien l’atmosphère du livre.

challenge un pavé par mois

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Frédéric Livyns auteur belge, de trois romans aux éditions Chloé des Lys sous le pseudonyme de Kiss Huige : « Phero Nexafreuse » (chronique sombre et désespérée), « Matriarcat » (roman noir) et « Résurgence » (roman fantastique). Il publie également un recueil de poésie nommé « D’échéance de soi » sous le pseudonyme de Joshua Zell aux éditions Le Manuscrit.  Il est également publié auprès des éditions Edilivre sous son véritable nom.  « Catharsis » et « Entrez… ».

Jean-Baptiste Leblanc est un auteur français de thrillers fantastiques. 2012 « Le Cauchemar de Cassandre ». 2013 « L’ère du diable ». 2014 « La porte »

 

Le roman inachevé de Luca Tahtieazym

Auto-édition ♦ Parution 21/01/2017 Pages : 301 ♦ Prix Broché : 16,90€ Pris ebook Genre : Thriller- Drame

« Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres. » Boris Cyrulink –

Quand réalité et fiction se croisent, cela donne un petit bijou à lire !

Quand tout est trouble, les frontières qui séparent la réalité et la fiction ont parfois tendance à se confondre…

Une belle histoire d’amour entre Romain et Elsa, qui débute à leur adolescence. Il est fasciné par elle, par sa part d’ombre. Lorsqu’elle disparaît, Romain, en pleine déchéance, meurtri, devenu alcoolique, décide de retourner sur les pas de celle qu’il va faire revivre en écrivant leur histoire en comblant les vides avec ce qu’il a imaginé…

« Je regarde encore le ciel. La lumière est belle. Le soleil n’est pas bien gaillard mais ses premiers rayons percent la grisaille. Là-haut, entre deux goélands, je vois des idées qui scintillent.
J’ai faim. Mon ventre gargouille. Ça gâche quelque peu la solennité de l’instant. J’ai faim donc je mange mes mots. »

L’auteur, Luca Tahtieazym, nous guide avec un grand talent, à travers une magistrale histoire complètement déstabilisante ! J’ai été prise dans ses mots et la trame de son écriture !

Les personnages sont aboutit, leurs hésitations, leurs sentiments, confèrent une réalité étrange, au point qu’on s’identifie à eux et qu’on les imagine sortir du livre et prendre vie…

J’ai été bouleversée par le réalisme et la vie qui fusait dans les veines des personnages ! Quel talent !

Deux parties, apparaissent rapidement : Une où Romain est centré sur sa douleur, sur son ressenti, son alcoolisme, il s’apitoie sur son sort, et rejette ceux qui l’aiment pour pouvoir glisser encore plus dans la déchéance…

Dans le seconde partie Romain apparaît plus humain et se dévoile beaucoup plus, se confie sur ses sentiments sans avoir peur. Un peu comme une auto-analyse psychologique qui permettrait de le grandir…

« J’ai donc été élevé comme un psychopathe. Ce n’est pas que je ne ressentais rien, non,mais plutôt qu’on m’engageait à rester mesuré à chaque fois que mon pouls battait un peu fort. Non dans cette famille, on ne s’emballe pas pour rien. On ne s’emballe pas tout court. »

La narration est excellente, la structure que Luca Tahtieazym, lui donne est tellement complexe qu’il nous entraîne dans les tréfonds de l’âme humaine, sans jamais nous pousser au voyeurisme. Bien au contraire, on garde une distance avec Romain, on l’analyse, on ne devient ni son pote, ni son ennemi. Il est d’une telle complexité qu’on le dissèque pour tenter de comprendre une partie de son mécanisme…

« Je fais avec. C’est une expression que j’affectionne, ça, de faire avec. On fait avec quand on n’attend plus grand-chose. Quand je lorgne ma tronche dans un miroir et que je soupire, je me dis que je vais faire avec. Après tout, il y a des gens qui se traînent la même mâchoire mais qui en plus n’ont rien connu qui les fasse vibrer un tant soit peu. Ce n’est pas mon cas. »

C’est le premier livre de l’auteur que je découvre et j’ai bien envie de me pencher sur les précédents, histoire de me faire plaisir et surtout de voir l’évolution qu’il a pu suivre dans son écriture…

D’un drame d’une grande banalité, l’auteur construit son « roman inachevé » d’une grande originalité où la fiction et la réalité se croisent pour un moment addictif et d’une grande réussite.

Ce roman ne m’a pas laissé sur ma faim. Ne vous fiez pas au titre, car c’est loin d’être un roman inachevé, bien au contraire, il est aboutit avec un final d’une très grande qualité et une belle surprise…

challenge polar et thriller 2016-2017

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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dropfin

Auteur de quatre romans : un thriller désespéré ayant pour cadre notre monde recouvert par une neige qui ne cesse plus de tomber (CHAOS), un diptyque sur la quête d’identité au suspens haletant (L’ombre et LE roman inachevé) et un OLNI flirtant avec l’humour et la philosophie (BAGATELLE ET LA CHAMADE DES CŒURS PERDUS), unique en son genre et finalement inclassable.