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Tombent les anges de Marlène Charine

 

Parution : 2 août 2017 – Edition NLPrix papier : 16€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 274 – Genre : Thriller-Paranormal-Fantastique

 

Waouhhh !!! Moment d’arrêt, de « statufaction » (j’ai décidé que ça existait…) Mon esprit a subit un bug livresque! Une couverture étrange, sombre, très belle et un titre intrigant…

Tous les ingrédient sont réunis pour un excellent thriller avec ce   mélange des genres : romance, mais sans tomber dans le gnangnan, fantastique que la lectrice que je suis adore.

L’auteur ne laisse rien au hasard avec cette écriture fluide et addictive, j’ai fais une très belle découverte. Autant par l’écriture d’une grande qualité, que par l’intrigue déconcertante et extrêmement bien construite. On ne s’imagine pas un thriller doublé de fantastique, paranormal et pourtant l’auteur réussit le tour de force de présenter un récit crédible.

L’auteur arrive à ferrer son lecteur et l’embarque dans son récit, au point qu’il ne peut le lâcher !

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée…

On pourrait trouver bizarre que le surnaturel côtoie cette enquête hors norme, mais bien au contraire. L’auteur arrive à maintenir une tension sur une grande partie du récit avec des éléments que l’on ne voit pas venir, du moins que l’on a du mal à imaginer tellement c’est déconcertant…

On lit en apnée pour reprendre son souffle et se poser pour digérer, car c’est un livre qu’on ne peut lire que vite tellement on a envie de comprendre, de savoir et en même temps on se dit, non mais sérieux ? Oui sérieux, c’est tellement crédible qu’on se dit : « mais pourquoi pas ! Après tout ! » Pourquoi certaines personnes seraient douées de perceptions particulières et surtout pourquoi celles qui le seraient ne travailleraient pas dans la police ?

Lorsque l’on pense que l’auteur distille des infos comme ça, plus loin on comprend que les choses sont beaucoup plus compliquées que cela n’y paraît et l’auteur arrive à relier le tout d’une manière très surprenante.

Cécile, complètement perdue, mais on le serait à moins… Merlin, supérieur attachant meurtri par la vie… Et les autres : une équipe de choc, chacun avec ses qualités et surtout une équipe d’une grande empathie et d’une cohésion à toute épreuve.

Une lecture qui m’a fait passé par plusieurs sentiments… La révolte face au sexisme… L’empathie pour Cécile, perdue entre ses peurs, ses visions et ses envies et même cette petite romance, entre deux être meurtris par la vie est belle au point de trouver belle cette rencontre. La haine face aux découvertes et comme toujours on découvre que l’homme est un être vil, malsain et manipulateur, prêt à tout pour assouvir ses travers…

J’ai refermé ce livre en ayant un grand besoin de souffler, de respirer, de me remettre de mes émotions…

Merci aux éditions Numériklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Nouvelliste, auteur d’un premier roman, « Le Projet Alice » (2017). Avec « Tombent les anges » (2017), son second roman, elle confirme son talent indéniable pour construire des intrigues à la fois percutantes et captivantes.

Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Le meurtre d’O’doul Bridge de Florent Marotta

Parution : 7 septembre  2017 – Editions : Taurnada  – Collection : Le French Coach – Prix papier :  14€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 136 – Genre : Thriller – Policier –

J’ai eu le plaisir de découvrir la plume de l’auteur avec cet opus au titre évocateur et avec lequel on sait de suite dans quoi le lecteur va être embarqué et cela dès les premières pages, puisque l’on assiste à un assassinat… On entre directement dans le vif du sujet sans perdre de temps.

Je dois dire que l’auteur réussit à faire monter la pression, pour ensuite attaquer un chapitre plus lent avec la présentation de Michael Ballanger, coach de vie… ce qui permet au lecteur de reprendre son souffle… On imagine mal la présence d’un coach de vie dans un thriller, mais l’auteur arrive très bien à construire son personnage. Un homme qui a tout perdu… Et qui pour se reconstruire… Ou se punir… A décidé de partir vivre à San Francisco…

Mais il va se retrouver confronter à ses démons en plongeant dans cette enquête, malgré lui… Au moment de mourir, l’homme a composé un numéro, le sien. C’est plus fort que lui… Il doit comprendre…

C’est un personnage meurtri, très bien construit par l’auteur, mais que j’ai trouvé parfois exaspérant… Tout en étant attachant… L’auteur réussi à l’étoffer et le rendre sympathique… Surtout quand on le voit se démener pour résoudre cette enquête malgré quelques bâtons dans les roues…

Il ira jusqu’au bout… Comme pour exorciser sa culpabilité…

J’ai beaucoup apprécié le personnage du journaliste Sean Pilgrim, complètement parano, et de Kim, call-girl à ses heures qui se destine à devenir psy, qui aimerait bien que leur relation dépasse le stade de l’amitié… Des personnages secondaires construits avec maîtrise, qui étoffent le récit en lui donnant plus de caractère.

Le rythme est dense et avec peu de temps morts… Sauf pour nous livrer les états d’âme de Michael Ballanger, qui se retrouve confronté à ses démons avec l’arrivée de sa fille et cette enquête qui va raviver ses blessures. Ce qui en fin de compte le rend plus humain… Sans cela le personnage m’aurait fait penser à une pub de l’homme parfait…

Le récit se lit vite, bien et avec enthousiasme même si l’on connaît l’identité du tueur bien avant la fin… Ce qui retire quelque peu le suspense que je cherche lorsque je me plonge dans un thriller. Sans retirer, malgré tout, un avis positif lorsque j’ai refermé ce livre en ayant lu un bon bouquin qui regroupe tous les ingrédients pour passer un bon moment : meurtre, mensonges, manipulations…

L’auteur fait succéder le tout avec talent en abordant des sujets qui trouvent écho dans notre quotidien : l’homophobie, les risques d’internet et l’espionnage auquel nous serions confrontés, le racisme….

Je n’ai lu aucun livre de l’auteur, mais j’ai hâte de pouvoir me plonger dans un de ses autres opus.

Je remercie Joël et les Editions Taurnada pour leur confiance et surtout pour m’avoir permis de découvrir un nouvel auteur.

Florent Marotta est né dans la Loire en 1976. Après une première carrière sous les drapeaux où il passe successivement de soldat à officier de police judiciaire, il se lance dans l’écriture. Son amour pour cet art le pousse à composer des fictions sous forme de thriller ou de fantasy. Il est l’auteur de nombreux romans.

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Anima Noctis Pierre-Olivier Lacroix

Parution : 9 mars  2017 –  Edition NL – Prix papier :  15€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 238 – Genre : Thriller psychologique

Quand la noirceur te mène à ta perte… Quand ta psychologie est fragilisée… Ça donne un livre hors norme… Ça donne une intrigue au dénouement insoupçonnable… Ça donne Anima Noctis de Pierre-Olivier Lacroix

C’est un roman sombre avec un tueur d’une grande cruauté… Chaque meurtre est scénarisé de manière insoutenable. L’auteur nous embarque dans un récit court mais d’une grande densité avec une plume incisive et directe, il dévoile tout au long de ce livre aux chapitres courts, des informations techniques tellement plausibles que le tout n’est pas indigeste, bien au contraire, la transsexualité et la métempsychose (la croyance selon laquelle une même âme peut animer successivement plusieurs corps soit d’humains soit d’animaux, ainsi que de végétaux) la psychologie sont abordées d’une manière claire et simple, sans être simpliste, le tout donne une crédibilité au récit et aux explications qui le jalonnent…

Avec Anima Noctis, l’auteur m’a embarqué dans une enquête oppressante, glauque, à la limite du supportable, surtout lorsqu’il décrit les « tableaux » des victimes… J’ai vécu cette enquête au rythme des personnages, attachants, très bien travaillés. Au point de les rendre humains, puisque l’auteur ne nous épargne pas leurs doutes, leurs questions, leur quête absolue du meurtrier au point de parfois douter d’eux-mêmes…

Des personnages fascinants mais qui nous révulsent et pourtant on continu à lire… Au cas où…Même lorsque l’on commence à avoir des indications sur ce tueur, l’auteur nous pousse à avoir de l’empathie pour lui… On ne peut que se demander si l’on naît tueur… Ou si on le devient… Les tourmentes et les actes de notre tueur sont décrits d’une manière simple, quasi scientifique, sans jugements, mais bien pour comprendre… Car il faut comprendre pourquoi ce tueur en arrive à de tels meurtres d’une barbarie sans nom.

Malgré l’incompréhension, l’auteur pousse son lecteur à trouver des réponses dans ce que l’on prend pour acquis ou inné… Comment chaque personne fait face aux traumatismes qui parfois remettent en question nos vies… Comment se remettre après un drame… Et surtout peut-on rester soi-même… Ne traversons-nous pas une crise identitaire après un traumatisme… 

En lisant Anima Noctis, ces questions seront les vôtres… Nécessairement vous vous poserez la question du comment faire après… Comment survivre….

Bref, on ne ressort pas neutre de cette lecture surtout avec le final en apothéose, que je n’ai du tout vu venir ! Et là l’auteur m’a juste retourné le cerveau… Une grande maîtrise de l’art de retourner les situations… Pour un final digne des grands écrivains.

J’ai parfois trouvé un peu de Frank Thilliez dan les personnages torturés de Pierre-Olivier Lacroix…

Merci aux Éditions Numeriklivres pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Tour à tour assistant de production du Festival Paris-Cinéma, réalisateur de courts métrages dont deux ont été primés, scénariste, critique littéraire et auteur de plusieurs ouvrages de fiction et de nouvelles dont « Eh bien, dansez maintenant » et « L’ascension » , publiés aux Trois Plumes.

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Reconstitution de Thierry Moral

Parution : 28 juillet  2017 –  IS Éditions Collection Sueurs glaciales Prix papier :  14€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 136 – Genre : Thriller psychologique

Une couverture intrigante… un titre tout aussi intrigant… Une histoire totalement folle mais tellement crédible que les pages se lisent toute seule ! Un excellent thriller sur le fond de ruines d’une cité en décrépitude… A l’image de cet homme chef d’orchestre d’un jeu macabre dans lequel il trouve la jouissance qu’il ne peut trouver que dans le pouvoir qu’il exerce sur des êtres faibles… Des êtres qu’il décide d’avilir au point que leur animalité prend le pas sur leur humanité….

Le 15 août 2008, date à laquelle la vie de JL bascule… 6 jeunes sont embarqués dans un jeu dont ils ne savent rien… Un jeu dont seul JL sort indemne…

Le parallèle entre la vie de JL qui bascule et cette Tour dans la cité des Hérons, à la veille de l’explosion est très intéressant et bien amené. Ces murs deviennent le témoin improbable qui se raconte… Et qui nous raconte … Ce qui s’est passé… Ces murs deviennent un personnage à part entière… Et apporte un autre regard sur certains faits…

Ce livre est complètement dingue ! Je ne m’attendais pas à une histoire comme celle là! Une histoire qui te montre à quel point un homme t’entraîne dans sa folie… A quel point un homme peut prendre le dessus… Un homme dont tu pensais t’affranchir pour faire face à tes démons… 

Tu croyais lui échapper… Mais tu ne peux pas échapper au Boss… Le boss voit tout.. Le boss t’avait dit de ne pas parler… Le boss va devenir ton maître… Et fera de toi son élève….

Un thriller psychologique d’une grande maîtrise, des personnages bien travaillés avec une psychologie que j’aurais souhaité plus poussée, mais cela tient au format assez court… 

L’auteur, malgré ce récit court, balade son lecteur, le trompe, le malmène au rythme des points de vue des protagonistes… Ce qui donne un rythme dense sans que l’ennuie ne se pointe…

Une intrigue très originale, sombre, tellement réelle qu’elle en est dérangeante… Car elle touche à nos croyances en l’humanité… Mais l’être humain est à l’image de ce que nous observons… Mauvais, arrogant… 

Les plus gros mangent les plus petits… Jamais cette phrase n’aura pris autant son sens qu’avec ce livre…

Merci à IS Edition pour cette lecture et la confiance qu’elle m’accorde.

Diplômé en ingénierie culturelle, Thierry Moral exerce pendant quelques années le métier de médiateur culturel dans une compagnie théâtrale pour ensuite devenir artiste professionnel. Il passe de metteur en scène à comédien, conteur et auteur. Artiste de proximité avant tout, il joue, raconte, s’exprime dans des lieux aussi diversifiés que des salles des fêtes, des bistros, la rue, des granges, des salles d’exposition, des caves voûtées, des médiathèques et même des théâtres. 

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La Nature des choses de Charlotte Wood

Parution : 6 septembre  2017 Éditions du Masque  Prix papier :  20,90€ – Prix Numérique : 14,90€ – Pages : 288 – Genre : Thriller

Premier roman de l’auteur à être publié en France par les éditions du Masque que je remercie pour ce livre arrivé dans mon escarcelles grâce à Babelio que je remercie également.

J’étais ravie de découvrir ce livre qui promettait un bon moment de lecture avec une 4ème de couverture intrigante…

Au début on plonge facilement dans l’histoire de ces dix femmes emprisonnées au milieu du désert australien. L’intrigue plante un décor noir, dans un bush australien aride, sec à l’image de la sécheresse et la rudesse humaine à laquelle sont confrontée ces femmes, dont le seul tord est d’être femme indépendante, dans un monde dominé par les hommes, par l’image que la société a des femmes qui ont la mauvaise idée d’assumer leur sexualité… Aventure avec un homme politique, participante à l’émission « The Voice » séduite par le producteur, « Escort girl »…

Ces femmes, qui se veulent sur un pied d’égalité avec les hommes, mais que la société juge… Car ce qui n’est pas choquant pour un homme, l’est pour une femme… Le qualificatif est toujours négatifs vis à vis d’une femme qui aura eu une aventure sans lendemain… Ou aura eu une aventure avec un homme marié… Elles sont punies pour ces comportements… Du moins, c’est ce qu’elles pensent.

Le thème en lui-même est très intéressant et pose une vraie question sociétale…. Pour autant, ce livre qui a remporté plusieurs prix en Australie, a également causé de vifs débats…

J’ai été assez déstabilisée par les choix de l’auteur qui, sans jamais dévoiler le comment, distille une histoire intrigante, entièrement dans la suggestion… Le lecteur est mis à contribution et son imagination est titillée car plusieurs suggestions sont proposées à travers les pensées de ces femmes, mais sans jamais apporter une réponse claire…

Une lecture qui oblige le lecteur à ne pas être passif, à ingurgiter les informations… Le cerveau est en ébullition et on ressort de là un peu vidé.

Vidée, frustrée de ne pas en savoir plus sur ces femmes, mais épatée par la description que l’auteur fait des sentiments humains et surtout du désir de vivre coûte que coûte…

Les descriptions sont parfois à la limite du supportable mais mettent l’accent sur l’état d’esprit des protagonistes qui vont se retrouver enfermés, tout autant ces femmes que leurs geôliers… Et les rapports de force vont s’inverser…

Je m’attendais à un thriller mais je me suis trouvée embarquée dans un huis clos déstabilisant tout en suggestion et dans lequel la nature humaine est montrée telle qu’elle est… Dure, noire et animale…

Charlotte Wood est l’auteur de cinq romans et de deux documents. Elle est titulaire d’un BA de l’Université Charles-Sturt, d’un master de l’Université technologique de Sydney et d’un doctorat de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud. « La Nature des choses » (The Natural Way of Things, 2015), son cinquième roman et le premier traduit en français, a connu un succès retentissant en Australie en remportant de nombreux prix littéraires dont le prestigieux Stella Prize en 2016. Il sera publié dans neuf pays et une adaptation cinématographique est en cours. Charlotte Wood vit à Sydney.

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Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier Roman – Le Silence des Aveux d’Amélie De Lima

Parution : 13 mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2.99€ – Prix Papier : 10,54€ – 439 PagesGenre : Drame, Résilience, fantastique

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Amélie De Lima frappe fort avec son premier roman «Le silence des aveux» Tout d’abord avec cette très belle couverture, faite «maison» qui présente bien l’ambiance froide et hivernale de l’intrigue dans laquelle le lecteur va plonger.

L’auteur campe le décor et les personnages avec talent, les rend vivants, le lecteur est immergé dans l’esprit de chacun des protagonistes pour son plus grand bonheur, un voyage dans le passé de chacun, mais pas seulement, puisque l’auteur nous fait voyager au plus profond de leurs esprits… Parfois machiavéliques…

Tous les personnages sont réellement attachants, chacun à leur manière présente ses blessures, ses doutes, ses désirs…

Véronique, commissaire de police, est réveillée le 26 novembre 2010, en pleine nuit, par son adjoint, l’inspecteur Bernier, pour qu’elle se rende sur les lieux où une jeune fille, a été découverte, les cheveux scalpés, en sous-vêtements, un billet de vingt euros dans sa main droite… La neige, a recouvert le peu d’indices…

 » On lui a scalpé les cheveux à grands coups de ciseaux, comme vous pouvez vous-même le constater. Il désigne d’un coup de menton, le crâne saccagé de l’adolescente, auréolé d’une énorme touffe de cheveux. « 

Elise, psychologue hérite d’un nouveau patient… Benjamin… Une enfance difficile et traumatisante…

Plusieurs meurtres avec la même signature, le même mode opératoire… Un tueur en série sévit sur Lille…

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détester d’autres…

Amélie de Lima a une plume simple, sans fioritures, ce qui apporte une fluidité au récit dont le rythme est dense, avec un final jouissif, qui se devine grâce aux infos distillées… Mais que le lecteur ne veut pas voir, ne souhaite pas voir, tellement cela semble inattendu…

Un final à la hauteur pour ce thriller atypique, maitrisé avec talent…Pour le plus grand plaisir du lecteur… Pour mon plus grand plaisir ! J’ai été plongé dans une atmosphère glauque à souhait avec des personnages à la limite de la folie, la folie qui nous prend dans ses filets pour nous recracher dans une atmosphère bien tordue mais tellement maîtrisée et brillante.

Comme tout premier roman, il est perfectible… Mais l’essentiel y est pour passer un bon moment.

Amélie de Lima, confirme son talent d’écrivain pour le plus grand bonheur des lecteurs qui oseraient s’aventurer dans les méandres du «silence des aveux»

Originaire de Lille, expatriée à Barcelone, rédactrice web et formatrice en entreprise. Passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Il y a près d’un an et demi, Amélie a décidé d’écrire son premier roman auto-édité qui se déroule à Lille, dans un esprit sombre et nordique.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Fanny N. De Alice Quinn

 

 

 

 

 

Parution : 27 janvier 2017 – Auto-édition – Prix Numérique : 4,99€ – Prix papier :  14,90€ –  Pages : 160

Fanny N. adore les bébés. En avoir un à elle, c’est le rêve de sa vie. Quand elle les regarde, au parc, dans leurs poussettes, avec leurs mamans, l’envie monte, monte… et peut-être aussi la jalousie. Car Fanny N. a 33 ans, mesure 1,59 m, pèse 100 kilos, et vit encore chez sa mère, qui l’infantilise totalement. Il faut dire que Fanny N. n’est pas tout à fait comme la majorité des jeunes femmes de son âge, avec son corps dévasté par des monstres et sa simplicité d’esprit proche de celle des petits dont elle s’occupe à la crèche. Alors les prétendants au titre de père ne se bousculent pas au portillon.

« Avant de savoir que je ne serai jamais quelqu’un d’autre que moi, il a fallu que je vive tout ça. »

Que faire, dans ces conditions ? Que faire de cette tendresse qui la dévore au fil du temps ? Que faire de ces désirs frustrés, de cette douleur insupportable ? Que faire, lorsque l’envie devient obsession ? Barricadée derrière ses éclairs de lucidité, d’humour et d’autodérision, Fanny N. pourra-t-elle tenir encore longtemps ou finira-t-elle par exploser comme une bombe à retardement ?

Un livre court, mais tellement intense ! Fanny N. est attachante et déstabilise le lecteur car elle s’adresse à lui… Et parfois parle d’elle-même pour se détacher et sa schizophrénie est exploitée par l’auteur avec une réalité déroutante et brio.

Fanny ne laisse pas indifférente… Fanny nous embarque dans sa folie, tour à tour on la déteste, on l’aime, on a de la compassion pour elle… Elle est tellement vivante… Emmurée dans sa folie…

Fanny N. m’a foutu une sacrée claque, car «Fanny N. est enragée en dedans. Mais en dehors elle est douce comme une image.»

OK Fanny est schizophrène, mais la vie n’a pas été tendre avec elle

« Elle m’a prise dans ses bras pour me consoler. Ça m’a dégoûté de sentir son ventre chaud et ses seins. Mais je me suis laissée faire. Elle me berce quelquefois comme ça. Elle défait ses fringues et elle me fait sucer ses seins, comme si j’étais un bébé qui tète….. Je sais que ma mère est folle.. »

C’est une histoire dure, crue (viol, inceste) à laquelle Alice Quinn donne vie. Il faut une sacrée dose de talent pour se mettre dans la peau d’un tel personnage, le mettre au monde, le faire grandir mais avec tellement d’amour, que cela se sent entre chaque mot. La vie de Fanny est glauque, froide, horrible…

L’auteur donne vie à un monstre, mais démontre qu’il y a un cœur qui bat en lui ! Un monstre rendu humain grâce à une très belle plume et grâce au talent d’un écrivain. Il est très difficile, parfois de lire certains passages, tellement l’horreur est présente, palpable jusqu’à la toute fin.

Avec Fanny N. vous ne sortirez pas indemne ! Il faut quelques jours pour se remettre de cette lecture. Une héroïne, qui n’a rien pour l’aider dans la vie, qui tente de survivre…

Fanny. N qui clame désespérément son droit au bonheur, en dépit de sa « différence ».

« Ça fait du bien de pleurer. Il y a des antidépresseurs dans les larmes. »

Un roman court, passionnant avec une histoire noire, qui vous colle à la peau, même quand vous le refermez, un roman que vous ne pourrez pas oublier tellement il remue les tripes.

J’ai du mal à croire que cet auteur puisse présenter un personnage aussi sombre que Fanny, alors que les autres titres laissent présager beaucoup d’humour. Elle me fait penser à un comédien de grand talent qui peut changer de peau et être plusieurs personnages… En laissant parler les démons de chacun de ses rôles…

Bienvenue !

https://www.facebook.com/alice.quinn2013

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LA RUMEUR tome 1 : La fuite de Solenne Hernandez

 

 

 

 

 

Parution : 31 août 2016 – Auto-édition – Prix Numérique : 1,49€ – Prix papier :  12,79€ –  Pages : 424

Qui sait comment notre monde pourrait évoluer si une crise éclatait ? La mode est aux dystopies… Mais pas seulement… Ce qui intrigue lorsque l’on plonge dans ce genre de lecture c’est l’univers que l’auteur aura développé.

Avec la Rumeur, l’auteur nous embarque dans un monde où une crise majeure sévit, plus grand chose n’a de valeur… L’argent ne représente plus rien… Pour sauver cette humanité en perdition, le Secteur, gouvernement en place, pense résoudre la crise, en y mettant un terme.. Une rumeur se propage peu à peu, sans jamais être palpable… Certains vont adhérer… D’autres non… Il y a un prix à payer… Les rêves des enfants…

Afin de rendre le bonheur aux habitants du centre, le Secteur va voler les rêves et l’imagination des enfants pour les leur donner, les rêves deviennent convoités et ont une valeur inestimable… Pour cela on n’hésite pas à faire vivre un enfer aux enfants…

« Qui, qui diable dans ce monde qui courait à sa perte, pouvait donc sincèrement croire en la supposée clémence d’un Secteur qui tuait sans vergogne hommes, femmes, et enfants ? »

Le Secteur garantit l’apport de vivres et de sécurité aux villages et en échange, les habitants doivent travailler… Le Secteur pour le bonheur de certains n’hésite pas à semer la mort et la Terreur…

Dans ce monde post-apocalyptique, la terreur et l’oppression sont les maîtres-mots, les rêves et l’innocence n’ont plus leur places…

Nous suivons Brewen et Oswald qui ont pu échapper au Secteur… Jusqu’au jour où ils doivent fuir à nouveau… Cette fuite est un ordre… Une obligation… Fuir vers le nord ?

Un premier tome addictif, avec des personnages attachants et un univers très bien construit.

Oui c’est un livre Young adult, mais pour peu qu’on aime ce genre ça passe bien, même si parfois c’est très ado… Il est de plus en plus fréquent que les dystopies soient Young adult certainement pour l’espoir et le courage dont ils font preuve… Les adultes sont plus terre à terre et se laisseraient plus facilement glisser… Je n’ai pas de réponse… Toujours est-il qu’avec la Rumeur les adultes sont en général, les « méchants »… Et le but est de ne pas tomber entre les griffes des « silhouettes » et des « chasseurs »

On sent la jeunesse de l’auteur, mais cela ne m’a pas trop gêné dans ma lecture, car la plume est travaillée et ne pourra que s’améliorer.

Un vrai travail a été fait sur ce monde, ce qui offre une très bonne immersion. L’auteur maintient son lecteur en haleine et malgré le nombre de page, l’ennui ne se profile pas, car elle distille savamment les différents ingrédients de son intrigue. Les personnages sont bien présentés ce qui les rend attachants ou non et aide le lecteur à appréhender à travers des flash-back, l’histoire de chacun.

« Ils nous occupent , petit crapaud. Ils nous bernent. Ils essaient d’insinuer de l’espoir et des rêves chez ceux qui n’y croient plus. Ils nous apprennent à nous battre pour qu’on pense pouvoir leur échapper. Pour qu’on s’imagine s’en sortir. Et notre imagination, c’est leur denrée. Souviens-toi. »

Le lecteur est spectateur et découvre l’intrigue en même temps que les personnages, le mystère reste entier, même à la fin du premier tome.

En effet, beaucoup de choses n’ont pas encore été révélées, ce qui maintient le lecteur dans une attente et un suspense maîtrisé.

On sent toute l’inquiétude de l’auteur face à un avenir incertain, compliqué… Reflet d’une génération qui se pose beaucoup de question sur cet avenir, alors même que le présent demande à être vécu… Les peurs et angoisses sont jetées sur le papier, dans ce monde où le rêve n’est pas permis… Pas pour tous du moins…

Un livre… Une histoire… Pour cristalliser ses peurs… Une thérapie face à l’inconnu…

Solenne Hernandez est titulaire d’un master 1 Didactique des langues et des cultures – Français langue étrangère et seconde (DLC-FLES) de l’Université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand (2011-2012). Elle est rédactrice web desk au sein de Webedia/SNCF depuis 2016. Son premier roman, « La Rumeur, tome 1 : La Fuite » (mars 2016), est le tout premier d’une saga dystopique pour jeunes adultes dont le tome 2 – « L’Espoir » – est disponible depuis novembre 2016.

Challenge ABC 2017 auto-édition – challenge un pavé par mois

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Le Ferry de Mats Strandberg

 

 

 

Parution : 14 juin 2017 – Edition Bragelonne – Collection L’Ombre  – Prix Numérique : 12,99€ – Prix papier :  20€ –  Pages : 504

On beau dire, mais une bonne couverture c’est vendeur ! Quand je l’ai vu, j’ai été attirée, comme un aimant. Avec ce rappel des couloirs de l’hôtel de Shining et sa moquette… Avec cette accroche « la vague de terreur qui a balayé la Suède », plus le résumé, je n’ai pas résisté…

Cela aurait pu être un très bon huis-clos, puisqu’on va vite comprendre pourquoi tout va partir en cacahuète…

Si vous cherchez du suspense, passez votre chemin, au bout de 90 pages on sait déjà ce qui va se dérouler sur les 400 pages qui restent…

« Le Stephen King suédois. » Lotta Olsson, DN. Kultur

Quand on met la barre aussi haut, il faut vraiment que cela soit à la hauteur… Et là, la comparaison n’a aucun sens ! On est loin du suspense addictif du Maître du genre …

Je m’attendais à plonger dans l’horreur mais en fin de compte j’ai été immergée dans un bain soporifique ! 504 pages à lire… 160 pages de supplice … Et je suis désolée, mais je n’irais pas plus loin… Impossible pour moi de continuer… Je pensais vraiment tomber sur une idée originale… Malheureusement… C’est du déjà lu et relus… Si encore cela était présenté différemment…

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Sans raison… de Mehdy Brunet

 

 

 

 

 

Parution : 27 avril 2015 – Taurnada Editions – Prix Numérique : 4,99€ – Prix papier : 9,99€ –  Pages : 274

Que ferions-nous si notre vie basculait ? En un claquement de doigt ? Peut-être comme Josey et son père… Parfois la vengeance est la seule possibilité que nous entrevoyons …

« Au fur et à mesure que les cercueils s’enfoncent dans la terre, ce sont des morceaux de mon âme qui disparaissent avec elles et le bruit sourd de la plaque de marbre qui glisse sur l’ouverture pour les enfermer à jamais, finit d’aspirer la part d’humanité qu’il me restait. »

Josey, qui vient de perdre sa femme et sa fille dans des circonstances dramatiques,  décide de se venger et de partir à la recherche des sales types… Un périple à travers la France… Mais pas seulement… Il va se transformer, va muter en un monstre sanguinaire… Un monstre froid… Le temps de la vengeance…

C’est une vengeance qui se décide en famille, en famille on décide de se faire justice… La justice semblant faillible et trop clémente avec les crapules… Une famille unie pour le meilleure et pour le pire…

« Je vais les buter papa ! Et ils vont souffrir. »

L’auteur, nous balance les scènes d’une rare violence, mais on y revient… Il nous balance les ressentis des uns et des autres dans un style sans fioritures et sans blablas… On va directement, là où il nous mène, sur les chapeaux de roues, avec des mots justes, percutants…

Les scènes de viols, de séquestrations, de tortures sont décrites avec talent. Comme un film qui se déroule sous nos yeux, la violence est telle que la lecture se fait parfois en apnée.

« Ils ont tué des membres de ta famille, des membres de notre famille et ils doivent souffrir pour ça. Mais

nous ne parlons pas seulement de vengeance, nous parlons aussi de meurtres ! Tu devras vivre avec du sang sur les mains était nuit seront hantées par les cadavres de ses hommes. Après ça, il te faudra vivre caché pour le restant de tes jours.

– Ce n’est pas être meurtrier que de faire disparaître ces monstres de la surface de la terre ! »

Quand à la fin, j’ai trouvé qu’elle était amenée trop vite… Elle aurait pu être plus longue, surtout qu’elle a un impact sur tout le déroulé et la raison du livre…

Sans raison est un bon thriller qui ne se perd pas en tergiversations, puisque dès le départ, on sait que la vengeance sera au cœur du récit.

Cette histoire amène nécessairement une réflexion sur notre possibilité ou non de basculer… Comment la douleur peut nous transformer… Tout à chacun peut « péter un câble » et vouloir tuer à celui ou celle qui a fait le plus mal…

Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et l’envoie de ce livre.

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