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41 Vautours – Tome 1 – 48 Heures avant Noël de Céline Tanguy

Parution : 24 janvier 2017 – Prix papier :  16,90€ – Prix Numérique : 6,99€ – Pages : 208 – Genre : Polar- thriller

Avec ce livre, Céline Tanguy, te donne un shoot d’adrénaline, une bonne dose,  histoire que tu sois bien accro et que tu en redemande… Une fois commencé, rien n’a plus d’importance.

Dès les premières lignes, le ton est donné. Brutal et direct. C’est une course poursuite, une lutte contre le temps qui passe. L’urgence est palpable même entre les lignes. Les sentiments sont francs et sans concessions. Une écriture fluide et très imagée au point de parfois se croire dans une des séries américaines, que nous affectionnons tous.

Les détails de l’intrigue sont tellement précis, que l’on se demande si l’auteur n’a pas écrit son bouquin à New York ! C’est graphique, tout en étant visuel. Les courses poursuites sont vivantes et les coups de feu laissent une odeur nauséabonde dans le sillage de cette lecture.

Une enquête qui fait ressortir les dérives des services secrets, de la CIA, des hommes politiques véreux qui sont pointées du doigt et bien entendu les traîtres… Mais là l’auteur brouille les pistes avant son final.

Les personnages sont ciselés en quelques phrases, ce qui les rend vite attachants, des dialogues vifs et directs, quelques notes d’humour.

Céline Tanguy effleure le sujet, le met en bouche… Pour que l’on y revienne…

Avec une plume tranchante à souhait, l’auteur entraine son lecteur dans une intrigue digne des grands noms ! Pas de fioritures, rien n’est laissé au hasard et tout se goupille à merveille pour que l’on passe un excellent moment.

J’ai kiffé au point de ne pas avoir envie de terminer cette lecture, car je savais que je voudrais attaquer le second dans la foulée… Mais bon, les bonnes choses doivent s’apprécier et plus on attend, plus c’est bon (Je vous vois venir… Je parle de lecture, pas d’autres choses….)

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L’Impasse de Estelle Tharreau

Parution : 13 février 2017 – Éditions : TaurnadaCollection : le tourbillon des mots – Prix papier :  9,99€ – Prix Numérique : 4,99€ – Pages : 260 – Genre : Thriller

Deux familles, dont le seul point commun est d’habiter dans cette impasse. Un meurtre et tout bascule. L’enquête est menée par un flic, qui a grandi à Chanzy, ancienne ville minière et qui va devoir trouver le coupable…

Chanzy est à l’image de toutes ces villes en déclin, après la prospérité qu’elles ont connue. La pauvreté, le chômage ! De quoi te foutre les jetons, pour peu que tu sois hermétique au charme en décrépitude.

L’auteur, arrive à embarquer son lecteur, dès les premières pages, en plantant le décor très rapidement.

L’ambiance est pesante, à l’image de cette impasse de Chanzy, où deux familles que tout oppose vivent dans une promiscuité qui n’est pas pour plaire à tous… les Pélissier, famille très aisée et les Mazoyer, dont le père est un vrai rebut de l’humanité…

Cette impasse que l’on imagine très bien. Les descriptions, même si elles sont succinctes, laissent entrevoir une impasse sombre, humide qui transpire les secrets et les non-dits, au point, parfois, d’être oppressante à l’image de l’intrigue que l’auteur distille peu à peu.

Les personnages sont très bien travaillés, ce qui les rend plus réels et donne une dynamique au récit avec des chapitres courts et des secrets qui viennent pourrir une situation bien glauque !

Ce thriller nous tient en haleine jusqu’à la toute fin, qui se termine par un rebondissement inattendu ! L’auteur nous balade avec des révélations toutes plus saugrenues les unes que les autres et le lecteur croit toucher la vérité, mais il ne fait que l’effleurer, car la vérité dépasse tout entendement et ne peut même être envisageable… Et pourtant, la vérité se trouve bien dans cette impasse… Une vérité qui sera le secret de cette impasse… Sans issue et sans recours…

Un très bon thriller, une belle découverte, avec une intrigue rondement bien menée, une fin qui laisse le lecteur scotché aux pages avec un oh… Impossible à prononcer !

Merci à Joël pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’accorde.

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

Les larmes des cigognes de Lawren Schneider

Parution : 19 novembre 2017 – Prix papier :  18,00€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 325 – Genre : Polar- thriller

J’ai découvert l’auteur avec son premier opus « l’héritage de Lizzie » qui ne m’avait pas complètement convaincu… 

Pourtant, avec ce titre, cette couverture et ce quatrième de couv, j’ai été intriguée. La couverture simple, avec cette faux ensanglantée, ne pouvait qu’attiser ma curiosité et le titre « bizarre » selon mon fils est typiquement le genre qui me titille…

J’ai donc embarqué à bord des « larmes des Cigognes » et le voyage a été un grand plaisir. L’auteur s’éloigne du style « polar » ou « thriller » classique pour présenter au lecteur un livre qui mélange les genres et retrace avec maitrise tout un pan de l’histoire alsacienne, pour livrer une intrigue de qualité, avec un zest de paranormal…

Lawren Schneider fait le lien avec deux périodes, 1986 à Gambstett (Alsace) avec ces 4 ados dont la vie va basculer et Tambov (Russie) 1943, Louis, son passé qu’il traîne comme un fardeau et ces alsaciens déportés de force dans l’armée allemande…

J’ai été embarquée dans le récit, aussi bien par l’intrigue en elle-même, que par la trame historique, qui se révèle chargée d’informations et surtout lève le voile sur un pan de notre histoire, pour beaucoup (en tout cas pour moi) méconnue… On sent que l’auteur a fait des recherches pour que sa trame historique tienne la route, sans jamais tomber dans le la mièvrerie malgré l’horreur.

La part de paranormal glissée dans l’intrigue, trouve sa place dans ce thriller-historique, sans jamais le rendre illogique, j’ai trouvé que cela rendait l’histoire plus humaine… Du moins, elle n’entache en rien le souhait de l’auteur, qui est de rendre hommage à ces hommes, déchirés et enrôlés malgré eux.

Un livre diablement bien construit, des personnages incroyables, maîtrisés, qu’on lit avec avidité, avec une pointe de déception lorsque l’on voit la fin arrivée… J’aurai souhaitée lire quelques chapitres supplémentaires… Pour en savoir plus… Pour comprendre…

Un livre qui rend hommage à l’Alsace, à ces hommes confrontés à l’horreur, un devoir de mémoire…

La plume de l’auteur a mûrie depuis son premier opus et je trouve que ce type d’intrigue et de récit est beaucoup plus réussit et travaillé.

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

La fille de Pablo de Noël PEREZ-VERA

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Parution : 14 juillet 2017 – Prix papier :  11,50€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 296 – Genre : Thriller-humour noir-


Une intrigue à contre-courant de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui. Une écriture sans langue de bois, crue, déstabilisante et un je ne sais quoi qui fait que tu y reviens… Une fois que l’on commence à lire « la fille de Pablo » on a du mal à le refermer…

Un récit qui alterne les points de vues, permettant à l’auteur de distiller les indices pour faire le lien entre les différents évènements. Un style narratif, qui embarque facilement le lecteur, avec un humour atypique.

J’ai parfois eu du mal, avec certaines pensées ou réflexions que l’auteur prête à son personnage principal, des réflexions politiques, que l’on a du mal à s’imaginer dans la bouche d’une gamine de 17/18 ans, ce qui casse un peu le rythme. Même si cela prête à sourire, l’auteur cherche trop à faire passer ses idées, mais la jeunesse de Lily entraine un sacré décalage qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Cela m’a vraiment gêné car je n’ai pas senti d’adéquation entre les propos et l’âge du personnage principal…

« Elle n’a pas pris une ride. Aussi jeune, comme quoi se remuer le cul ça conserve ! Si nos politiques avaient été moins nuls, ils auraient fixé d’emblée l’âge de la retraite à 80 ans ce qui aurait présenté le double avantage : 1- de garder nos vieux en bonne santé ; 2- de faire retrouver un régime de retraite par répartition son équilibre de devenir bénéficiaire. Ne resterait plus alors qu’à partager les gains ainsi enregistrés entre les 438 députés LREM ayant adopté le texte. CQFD »

Un récit en toile de fond la cité Pablo Picasso, un lieu ancré dans la réalité… Une histoire bien glauque, racontée de manière cynique, froide avec un humour noir qui prend sa source dans un quotidien bien réel… Les descriptions sont telles que l’on visualise très bien les lieux, même si on ne les connais pas, ce qui était mon cas. J’ai d’ailleurs été vous chercher quelques photos, histoire que vous puissiez découvrir la toile de fond utilisée par l’auteur.

L’auteur a fait le choix d’utiliser un langage familier, pour coller à son récit et même si le parlé déstabilise avec ces phrases directes, courtes et familières, cela cadre très bien avec ce que l’auteur a voulu rendre.

Même si j’ai trouvé, certains clichés avec des connotations négatives sur les banlieues, la lecture centrée sur cette jeune fille qui décide de se venger d’une manière bien singulière, a réussie à prendre le pas sur les aspects négatifs du récit.

L’auteur a réussi à me bluffer avec la chute complètement inattendue et qui donne une saveur bien différente à cette lecture…

Je remercie l’auteur pour cette découverte atypique que j’ai eu plaisir à lire.

Ancien cadre d’un ministère, Noël Perez-Vera, d’origine breton, est artiste peintre et écrivain. Formé aux ateliers artistiques de Vannes, il peint depuis plus de 20 ans. Il pensait consacrer son nouveau temps libre à la peinture, mais la passion de l’écriture a repris le dessus. Un évènement : l’Open super 12 du pays d’Auray a servi de détonateur à l’écriture de son premier ouvrage : « 2 petites balles jaunes » (2016). « La fille de Pablo » (2017) est son second roman.

        

 

 

Réalités Invisibles de Eric Costa

Parution : 16 février 2017 – Prix papier :  9,99€ – Prix numérique : 2,99€ – Pages :143 – Genre : Fantastique, horreur, nouvelles,

Il n’est pas simple de faire un retour sur des nouvelles, c’est un exercice délicat, il faut prendre du recul et ne pas perdre de vu, qu’en peu de lignes l’auteur doit embarquer son lecteur rapidement.

Eric Costa, réussi bien ce pari, avec ces nouvelles. Pour ceux qui ont déjà vu la série la 4ème dimension, on retrouve cette ambiance bizarre, mais sans réelle réponse… C’est comme ça et il ne faut pas trop chercher… Au risque de se retrouver plonger dans une réalité différente de la sienne…

Avec une plume qui embarque facilement son lecteur, l’auteur présente 6 nouvelles.

Hôtel Wolff :

Théophile doit se rendre au chevet de sa mère malade, mais il s’arrête pour la nuit dans un hôtel. Ses désirs les plus fous se matérialise et une ambiance mystérieuse qui devient oppressante  au fil de la lecture. L’auteur maitrise parfaitement les codes de la nouvelle horrifique et le lecteur est scotché par ce final…

Solitaire :

Un homme injustement accusé, raconte le meurtre de sa femme. L’ambiance est assez glauque, on est perdu, comme Alex…  La chute est surprenante… Attention aux vœux que vous prononcez…

Éclosion :

C’est la nouvelle qui m’a le plus déstabilisée… Une jeune fille se prend d’affection pour une étrange chenille. N’étant pas fana de bestioles, j’ai plus été révulsée qu’autre chose… L’auteur décrit très bien cette chenille et sa transformation…

Le refuge :

La référence à Dracula est très présente. Alzius s’arrête dans un refuge pour passer la nuit. Il entend la voix de son fils, mort et sent des choses roder… J’ai beaucoup aimé cette nouvelle… Avec un final que l’on n’imagine pas comme ça…

Le manoir :

C’est la nouvelle que j’ai le moins apprécié ! Valmek se retrouve pris au piège d’un vieux manoir qui se transforme en un labyrinthe…

Fréquence 24 :

J’ai particulièrement apprécié cette nouvelle. Une maison isolée, une femme qui se retrouve seule, en pleine nuit, avec cette radio qui annonce des choses bien trop bizarres, pour ne pas nous faire flipper… Un huis clos qui fait froid dans le dos… Une superbe nouvelle !

Des nouvelles bien sympas à découvrir sans modération…

Merci à Eric Costa pour sa confiance et à Simplement Pro

Eric Costa a fait ses études de dramaturgie pendant trois ans. « Harem: Aztèques » (2017) a été récompensé par le prix du Jury Amazon KDP au salon du livre de Paris 2017. Son blog : ici

Le Tueur au miroir de Fabio M. MITCHELLI

Parution : 19 octobre 2017 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix broché :  21€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 384 – Genre : Polar-Thriller


Une intrigue diablement bien construite, un rythme de folie, pour une enquête dense et rythmée.

Avec « une forêt obscure », j’étais ressortie mitigée, un goût d’inachevé avec quelques incohérences. Pourtant ici, j’ai trouvé que l’écriture de l’auteur avait pris en assurance et en maturité, pour livrer au lecteur un polar rondement mené qui accroche sans temps morts et sans incohérences.

On se retrouve un peu dans un jeu de construction, comme des poupées russes que l’on découvre peu à peu… Un effeuillage en douceur d’une intrigue qui tient en haleine.

Il y a bien une enquête principale qui lie le lecteur à ce tueur au miroir… Mais l’auteur nous livre une autre intrigue qui vient construire et agrémentée, en arrière plan, une histoire beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Et c’est là où l’auteur a réussi à m’embarquer complètement, au point d’avoir du mal à lâcher mon bouquin !

Cette seconde trame en toile de fond, donne de l’épaisseur au récit et permet de découvrir un polar doublé d’un excellent thriller. Un simple polar ne m’aurait peut être pas complètement emballé, alors qu’avec cette construction les personnages sont palpables, vivants…

On a de l’empathie pour Louise qui est limite borderline, dont j’ai adoré découvrir l’intimité et les blessures.. Carrie est plus effacée mais permet de maintenir la barque à flot en restant droites dans ses pompes…

Ce tueur complètement barge dont on devine la folie… Que l’auteur construit sans concession, sans lui trouver d’excuses… Pour ne pas donner la possibilité au lecteur d’avoir de l’empathie pour lui… Souvent les tueurs en série sont flanqués d’une histoire bien glauque et inconsciemment on leur trouve toujours des excuses… Ici point d’excuse…. Permettant ainsi au lecteur d’avoir un esprit plus critique…

Plus les pages se tournent plus nous allons de révélation en révélation… Et même si j’ ai deviné dans quoi m’embarquait l’auteur, je n’ai pas boudé mon plaisir lorsque les révélations se font…

Justement parce que l’auteur a pris le temps de décortiquer, analyser en prenant le recul nécessaire pour nous annoncer l’impensable.

Une intrigue beaucoup plus recherchée, fine et travaillée, avec ce recul palpable dans les descriptions… Comme un narrateur qui décide de s’effacer pour laisser ses personnages vivres pleinement cette intrigue à la chute inimaginable… Un final magistral pour une construction et une intrigue magistrale !

Bravo à l’auteur qui a su se renouveler tout en restant dans le genre qu’il affectionne, et a conquis une lectrice qui partait réticente…

Merci à NetGalley et aux Éditions Laffont.

Fabio M.Mitchelli, né à Vienne (Isère) en 1973, musicien et écrivain, auteur de thrillers psychologiques, romans et nouvelles. Il a signé « La trilogie des verticales » parue aux éditions Ex-aequo entre 2010 et 2012, dont La verticale du fou. Il a été révélé au public par son thriller La Compassion du Diable (éditions Fleur Sauvage – 2014), surnommé Le Livre Bleu, inspiré par la vie de Jeffrey Dahmer. Il est fasciné par les faits divers et les grands criminels du XXème siècle.

10 chroniques de livre

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Dans ma peau de Yael Adler

Parution : 9 février 2017 – Editions Solar  – Prix papier :  19€ – Pages : 352 – Genre : Thriller-psychologique


Elle nous entoure de toutes parts, mesure près de deux mètres carrés et enveloppe tout ce que nous portons en nous. La peau est notre lien avec le monde extérieur. Notre antenne. Elle peut émettre et recevoir. Elle nourrit nos sens. Elle est objet de désir, elle est notre zone frontière, le fascinant réceptacle de toute notre vie, et en même temps une gigantesque terre d’accueil pour les bactéries, les champignons, les virus et les parasites.

Pourtant, peu d’entre nous savent vraiment ce qu’est cet organe, comment il fonctionne et surtout quelles missions vitales il accomplit pour nous.

L’auteur, Yael Adler, dermatologue, phlébologue et nutritionniste, aborde un thème très intéressant, sans langue de bois, malgré quelques longueurs, un livre qui se laisse lire, instructif, pour tout ceux soucieux de comprendre.

Elle aborde notamment les choses dont nous n’aimons pas parler ou que nous trouvons écœurantes : pellicules, cérumen, boutons, sébum, sueur, les maladies vénériennes, ces choses qui ont tendance à nous écœurer, au point de faire la chasse à la saleté, en utilisant des produits très abrasif.

« Les plis sont des endroits très particuliers de l’épiderme, car ces petites niches sombres et mal ventilées abritent de nombreux germes cutanés. Les aisselles, le dessous des seins, le pli fessier, les plis de l’aine et parfois même, si l’on a de généreuses poignées d’amour, les plis du ventre, voire du dos, présentent des conditions idéales pour les agents pathogènes : humidité, chaleur et peu de lumière. Dans cette douillette atmosphère du genre tas de compost, on vit sans gêne et on se reproduit sans façon (…) »

« Ne me dites pas que vous ne jetez pas un œil dans votre mouchoir pour voir ce que vous venez de produire ! »

«Quel soulagement, quand on est débarrassé d’une crotte de nez séchée !»

« La couleur de la croûte trahit la nature du problème qui pourrait se cacher dessous »

Pour aller plus loin

« Pour des oreilles saines, le lavage à l’eau chaude suffit largement. Bien des gens ont du mal à renoncer aux cotons-tiges, malheureusement, et se curer les oreilles devient pour certains un geste quasiment érotique. Farfouiller dans l’oreille procure d’agréables sensations, mais peut donner envie de tousser car on excite alors en passant le nerf qui déclenche le réflexe de la toux. »

Dermatologue, phlébologue et nutritionniste, elle a travaillé longtemps dans la recherche avant d’ouvrir son propre cabinet de dermatologie à Berlin, en 2007. Son talent inné pour expliquer des faits médicaux complexes de manière simple, concrète et pleine d’humour n’a d’égal que le plaisir qu’elle prend à partager son savoir. Ses nombreuses conférences et ses interventions à la télévision, à la radio et dans la presse écrite en témoignent régulièrement. Aujourd’hui, elle nous offre le fruit de ses recherches et de son expérience en matière de santé et de beauté dans un livre original qui va nous faire voir la peau d’un autre œil.

Il et moi de Philippe Setbon

Parution : 12 janvier 2018 – Tohu-Bohu Editions Prix papier :  19€ – Pages : 272 – Genre : Thriller-psychologique


Avec « Il et moi » je découvre la plume d’un auteur dont je n’avais lu aucun livre et surtout une finesse dans la description psychologique du personnage principal dont on suit la déchéance pas à pas.

Une magnifique couverture, qui prend tout son sens lorsque l’on referme le livre et qui en devient encore plus parlante. Un titre à double sens avec ce « S »… Il et moi – Il est moi… Qui laisse au lecteur le plaisir de se triturer les méninges jusqu’à ce qu’il comprenne …

Court mais intense, court mais te fou une claque magistrale tellement il est bien construit, tellement il t’embarque dans une histoire bien tordue, une mauvaise blague, comme on pourrait en faire une, histoire de faire payer celui qui nous fou les boules ! C’est typiquement le genre de choses que je pourrais faire… La blague, pas le reste… Je n’ai pas encore basculé du côté obscure… Quoi que…

Avec un récit sans fioritures et sans concession, l’auteur nous entraine dans l’histoire de cet homme dont la vie va prendre un virage inattendu… Un virage qui lui fera perdre la raison au point de ne plus distinguer le bien du mal, de ne plus distinguer la réalité… Cette réalité que le lecteur a parfois du mal à percevoir, tellement la folie est palpable… Une construction en entonnoir qui donne un rythme dense, une lecture que l’on ne peut poser tellement on est pris par le récit.

L’histoire d’une folie qui se construit, qui se vit au rythme des pages que l’on tourne, pour atteindre son paroxysme. Un personnage qui ne va plus rien maitriser, que la raison a abandonné, malgré quelques soubresauts, il est trop tard…

La frontière entre réalité et fiction est parfois tellement mince que basculer d’un côté ou de l’autre est un vrai jeu d’équilibre.

Costa est un acteur engagé. Engagé au point de laisser son personnage prendre le dessus. Une mauvaise farce qui tourne à l’indéfinissable…

Il suffit parfois de peu de choses pour les rouages bien huilés d’une vie s’enrayent… Pour péter un câble… Au point parfois de ne pas se réveiller…

Je suis fana de thrillers psychologiques, l’être humain dans ce qu’il de de plus tordu me fascine et me révulse en même temps, il oblige le lecteur à se positionner et renvoie à nos convictions les plus profondes.

Je remercie la maison d’édition Tohu-Bohu pour sa confiance et pour le plaisir que j’ai pris avec cette lecture.

Philippe Setbon, né en 1957, débute comme auteur et dessinateur de de B.D dans les revues Pilote et Métal Hurlant avant de bifurquer vers le cinéma. Il signe les scénarios de plusieurs longs métrages comme Détective de Jean-Luc Godard, ou Mort un dimanche de pluie, réalise Mister Frost puis se consacre à la télévision. Il écrit de nombreux téléfilms et séries dont Les Enquêtes d’Héloïse Rome, Fabio Montale, Franck Riva, etc… Il en réalise lui-même une vingtaine dont la minisérie à succès Ange De Feu.
Il est également l’auteur d’une douzaine de romans chez Rivages, Flammarion, Buchet-Chastel et aux Éditions du Caïman.

 

Index des livres chroniqués – Par auteurs

Chaque livre lu, mérite sa chronique. Que ce soit un coup de cœur ou une déception, je fais un retour pour vous donner envie, ou pas de le lire.

Alexis Arend : Josh

Amélie Antoine : Sans elle

Davy Artero : Bienvenue

Federico Axat : L’opossum Rose

Niccolo Ammaniti : Anna

Amir & Khalil : « Zahra’s paradise »

Santi Anaya : Clara et Alex, tome 2 : Des monstres à l’école

Yael Adler : Dans ma peau de

Azel Bury : la Baie des Morts

Philémon Le Bellégard : Syndrome de Stockholm

Bouffanges : Triumvirat

Hugues Boulet : Les gens des Hauts 

Dany Boutingy : La chambre de Mamie

Solène Bakowski : Une bonne intention

Solène Bakowski : Un sac

Solène Bakowski : Avec elle

Olivier Bal : Mille morts

Sophie Blitman : Elle vivait dans nos yeux

Slimane-Baptiste Berhoun : Les Yeux

Bertrand Boileau : Le cimetière des veaux sous la mère

Mehdy Brunet : Sans raison…

Delphine Biaussat : Les survivants d’Aglot

Ludovic Bouquin : Olagarro

Cassandra Bouclé : Une si jolie maison

Mathieu Bertrand : Les émeraudes de Satan

Jof Brigandet : La balade électrique d’Emily Archer

William BlattyL’exorciste

Djemila Benhabib : Ma vie à contre Coran

Fabrice Brunon : Rivales

Xavier-Marie Bonnot : La Vallée des ombres

José-Louis Bocquet : Olympe de Gouges

Olivier Bocquet : Le Prédicateur

Olivier Bocquet : La princesse des glaces

Christopher Buehlman : Ceux de l’Autre Rive

Derf Backderf : Mon ami Dahmer

Évelyne Brisou-Pellen : La maison aux 52 portes

Fabrice Brunon : Rivales

Olivier Bourdeaut : En attendant Bojangles

Thierry Berlanda : La Fureur du Prince

Thierry Berlanda : L’insigne du boiteux

Michel Bussi : Nymphéas noirs

Alexandra Bracken : Les insoumis Tome 1

Ray Bradbury : L’arbre Halloween

Mathieu Bertrand : Je pleurerai plus tard

Olivier Casaliva : Prière de sang

Jane Casey : Ceux qui restent

Eric Costa : Aztèques-Harem

Eric Costa : Réalités Invisibles

Sam Carda : Secrets Mortels 

A.J. Crime : Le château de Tanna’Saoghal

Marlène Charine : Tombent les anges

Justin Cronin : Le passage – Tome 1

Justin Cronin : Le Passage – Tome 2 : Les Douze

Justin Cronin : Le passage – tome 3 : La cité des Miroirs

Jacques Cassabois : Les Mille et une nuits

Joël Callède : Dans la nuit – tome 1 : légion

Joël Callède : Dans la nuit – tome 2 : 3ème sous-sol

Joël Callède : Dans la nuit – tome 3 : Profondeurs

I.N.J Culbard : L’affaire Charles Dexter Ward

Christian Carayon : Un souffle une ombre

Donato Carrisi : Le Chuchoteur

Donato Carrisi : L’Ecorchée

Maxime Chattam : Autre-Monde, Tome 2

Maxime Chattam : Autre-Monde, Tome 1 : L’Alliance des Trois

Elsie Chapman : Dualed

Suzanne Collins : Hunger Games – Tome 1

Magali Cervantes : Le cri de l’engoulevent

Cindy Costes : C’est pour ton bien

Amélie De Lima : Le Silence des Aveux 

J-P Delaney : La fille d’avant

Jennifer Del Pino : La fille à la peau pâle et frêle

Jean Dardi : Les sept stigmates

François-Xavier Dillard : Fais-le pour maman

Line Dubief : Meurtre sur Oléron – Les mouettes ne se marrent plus

Delphine Dumouchel : Miss Zombie, détective décharnée

Cécile Duquenne : La Tour

Arthur De Pins : Zombillénium – tome 1 – Gretchen –

Jean-Michel Darlot : NiNN Tome 1 : La ligne noire

Florence Dutruc-Rosset : L’assassin habite à côté

Joël Dicker : Le livre des Baltimore

Joël Dicker : La vérité sur l’affaire Harry Québert

Thomas Dietrich : Les enfants de Toumaï

José Rodrigues Dos Santos : La Formule de Dieu

Sélène Derose : Alter Ego : Au-delà des apparences

Nicolas Elie : Viktor

Jean-Luc Espinasse : Intelligences

Erik Emptaz : La malédiction de la Méduse

Jeffrey Eugenides : Middlesex 

Sacha Erbel : L’Emprise Des Sens

Michael Farris Smith : Nulle part sur la terre

Jean-Charles Flamion : Karma

Jim Fergus : Mille Femmes Blanches

Jim Fergus : La Vengeance des Mères

Alain et Désirée Frappier : « Dans l’ombre de Charonne »

Claire Favan : Miettes de sang 

Sophie Guizani : Les enfants de l’ile aux cendres

Karine Giebel : D’ombre et de silence

Karine Giebel : Juste une ombre

Pierre Gaulon : Enragés

Christophe Gallo : Bienvenue

Amy Gentry : Les filles des autres

Lisa Gardner : Famille parfaite

Lisa Gardner : Le septième mois

Christopher Golden : Snowblind

Zoran Drvenkar : Sorry

Valentina Giambanco : 13 jours

Elisabeth Hand : Images Fantômes

Loana Hoarau : Buczko 

Solenne Hernandez : LA RUMEUR tome 1 : La fuite 

Solenne Hernandez : La rumeur tome 2 : L’espoir

Jane Harper : Canicule

Patricia Hespel : La fille derrière la porte

Keigo Higashino : La maison où je suis mort autrefois

Julia Heaberlin : Ainsi fleurit le mal

Steeve Hourdé : Zone, chronique d’un dernier jour

Freeric Huginn : Vegan Psycho

Fabienne Josaphat : à l’ombre du Baron

Sophie Jaff : L’amour est rouge

Julie Jkr : Le Couloir des Ames

Julie Jkr : Le couloir des âmes Tome 2 : la vengeance de Claire

Dan Jolley : Les cinq éléments : La Tablette d’Émeraude

Thierry Jonquet : La Bête et la Belle

Nicolas Jaillet : La Maison et autres histoires

Hillary Jordan : Ecarlate

Christophe Kayser : Freaks

Dorothy Koomson : Signé A

Megan Kruse : De beaux jours à venir

Joseph Kessel : L’armée des Ombres

Stephen King : Marche ou crève

Stephen King : Carrie

Stephen King : 22/11/63

Keisuke Matsuoka : Q Mysteries – volume 1

Mickaël Koudero : Les enfants d’Érostrate 

Olivier Michael Kim : Ne réveille jamais un ours qui dort : L’ordre de Saint-Michel – Tome 1

Théo Lemattre : La malédiction du Vatican

Théo Lemattre : Le complot de Tchernobyl

Lydia Le Fur : Apparences

Fabienne Lejamble : 1902 

Maes Larson : Amisseum : Les Terres Inconnues

Pierre-Olivier Lacroix : Anima Noctis

Frederic Livyns : Petites histoires à faire peur…

Fabrice Liegeois : Aby (n’y descendez jamais)

Maes Larson : Amisseum : Les Terres Inconnues

Fabienne Lejamble : 1902

Jean-Bernard Lemal : Sentinelle

F. Livyns et JB Leblanc : Le Miroir du Damné

James Lasdun : la chambre d’ami

Philip Le Roy : Léviatown

Philip Le Roy : La Porte du Messie

Ira Levin : Un bébé pour Rosemary

Ira Levin : Le Fils de Rosemary

Emmy Laybourne : Sweet

Keith Lee Morris : Good night Idaho

Christina Lamb : Nujeen- L’incroyable périple

William Landay : Défendre Jacob

Pierre Lemaitre : Trois jours et une vie

Nicolas Lebel : L’heure des fous

Laurent Loison : Charade

Demitria Lunetta : In the After Tome 1

Demitria Lunetta : In the END Tome 2

Nell Leyshon : La couleur du lait

Frédéric Lenoir : L’Âme du monde

Marko Leino : La véritable histoire de Noël

Gilles Legardinier : Demain j’arrête

Thomas Lejeune : Une dose d’adrénaline

Jérôme Loubry : Les chiens de Detroit

France Missud : l’origine des mondes

Thierry Moral : Reconstitution

Florent Marotta : Le meurtre d’O’doul Bridge

Sam Millar : Au Scalpel

Xavier Massé : Répercussions

Franco Mannara : Je m’appelle Birdy

Victoria Martin : Horrible prophétie

Yannick Monget : Résilience

Fabio M. Mitchelli : Une Forêt Obscure

Fabio M. Mitchelli : Le Tueur au miroir

Lisette Morival : Nini Zombie, tome 1

Pierre Mikaïloff : Las Vegas Terminus

Mark Frost : La Liste des sept

Matthew MatherExtinction

Marissa MeyerCinder

Marissa Meyer : Scarlet

Bernard Minier : Glacé

Brandon Mull : Fablehaven, Tome 1 : Le sanctuaire secret

Rohinton Mistry : L’équilibre du monde

Chase Novak : Conception

Chase Novak : Scission

Odehia Nadaco : Knysna

Adam Nevill : Derniers jours

Philippe Nicholson : Serenitas

Olivier Norek : Code 93 

Olivier Norek : Entre deux mondes

Scott Nicholson : Le Foyer 

Nicole NeubauerSous son toit

Kate Oliver : Enquête aux volets bleus

Mylène Ormerod : A pas de loup

Kalya Ousmane : 7 jours (en) quête d’enfant

Kalya Ousmane : Le trottoir

Kalya Ousmane : Le chef d’œuvre

Joyce-Carol Oates : Zombi

James Osmont : Régis

James Osmont : Sandrine

Jussi Adler Olsen : Les Enquêtes du Département V : Délivrance

Kayla Olson : L’empire de sable

Sébastien Prudhomme-Asnar : KIRSTEN

Cédric Peron : CHARLY : Au commencement 

Carl Pineau : L’arménien

Sarah Pinborough : Mon amie Adèle

Daniel Panizzoli : Tu vas mourir – Récits de l’assassin

James Patterson : Zoo

Natasha Preston : La cave

Sean Platt : Yesterday’s gone – saison 1 – épisode 1 et 2 : le jour où le monde se réveilla désert

Sean Platt : Yesterday’s Gone, saison 1, épisode 3 et 4 : Aux frontières du possible

Sean Platt : Yesterday’s Gone, saison 1, épisode 5 et 6 : L’avènement de la chose

Benoit Peeters : La Théorie du grain de sable : 1ère Partie – Les Cités obscures

Benoit Peeters : La Théorie du grain de sable : 2ème Partie – Les Cités obscures

Anne Perry : L’étrangleur de cater street

David Polonsky : Valse avec Bachir

Noël PEREZ-VERA : La fille de Pablo de

Alice Quinn : Fanny N.

Jo Rouxinol : Le temps des étoiles

Jo Rouxinol : le rêve dévoré

Mélanie Raabe : Le piège

Tobby Roland : La dernière licorne

Guillaume Richez : Black$tone

Frédérick Rapilly : Le chant des Ames

Frédérick Rapilly : Le chant du Diable

Ricardo Romero : Histoire de Roque Rey

Jean-Marc Rochette : Transperceneige : Terminus

Véronica Roth : ♡♡♡ Trilogie DIVERGENTE ♡♡♡

Sophie Blitman : Elle vivait dans nos yeux

Lawrence Singclear : 42

Errol Sabatini : Des Petits Biscuits pour la Timidité

Olivier Saraja : L’appétit des ombres

Matt Strandberg : Le ferry

Romain Slocombe : L’Affaire Léon Sadorski

Arnaud Sagnard : Bronson

Amparo Seith : Alsaciens VS zombis

Philippe Saimbert : Le fossile d’acier

Marcus Sakey : Les Brillants

Marcus Sakey : Un Monde meilleur – Les Brillants Tome 2

Lawren Schneider : L’héritage de Lizie

Laurent Scalese : Je l’ai fait pour toi

Clara Sanchez : Ce que cache ton nom

Rob Smith : Agent 6

Rob Smith : Kolyma

Marie Sexton : Le puits

Philippe Setbon : Il et moi

Lawren Schneider : Les larmes des cigognes de

 

 

Yuki Tabata : Black Clover – Tome 1

Luca Tahtieazym : Le roman inachevé

Luca Tahtieazym : Versus

Luca Tahtieazym : Elise

Quentin Tarantino : Bd django unchained

Elisa Tixen : Sans Traces apparentes

Franck Thilliez : Train d’enfer pour Ange rouge

Franck Thilliez : La chambre des morts

Franck Thilliez : Deuils de miel

Franck Thilliez : La mémoire fantôme

Franck Thilliez : Le syndrome E

Franck Thilliez : Gataca

Franck Thilliez : Atomka

Franck Thilliez : Angor

Franck Thilliez : Pandémia

Franck Thilliez : Sharko

Teri Terry : Slated, Tome 1 : Effacée

Wendall Utroi : Wanda  

Wendall Utroi : Comme un phare dans la tourmente

Jean-Philippe Vest : Esprit es-tu là ?

Martine Venelle : Il suffit juste de quelques minutes

Lou Vernet : Ne m’oublie pas de

Hanna Vernet : La nuit les loups

Philipp Vandenberg : Le cinquième Évangile

Sophie Van Der Linden : La Fabrique du monde

David Wellington : Positif

Charlotte Wood : La nature des choses

David Wright : Yesterday’s gone – saison 1 – épisode 1 et 2 : le jour où le monde se réveilla désert

David Wright : Yesterday’s Gone, saison 1, épisode 3 et 4 : Aux frontières du possible

David Wright : Yesterday’s Gone, saison 1, épisode 5 et 6 : L’avènement de la chose

John Wagner : History Of Violence

Jessica Warman : Maintenant qu’il est trop tard

Simon Wood : L’évadée

Barbara Yelin : L’Empoisonneuse

Brenna Yovanoff : L’Échange

David Zaoui : Je suis un tueur humaniste

V.M. Zito : L’homme des morts

 

Le rêve dévoré de Jo Rouxinol

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Parution : 11 décembre 2017 – Prix papier :  12,99€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 258 – Genre : Thriller-psychologique


Jo Rouxinol a l’art de manier les sentiments, avec sa plume addictive et travaillée, elle nous entraine dans les méandres de l’âme humaine.

L’adolescence semble une période qu’elle affectionne particulièrement, puisque son personnage principal est une ado de 14 ans. Peut-être que le fait d’être professeur n’y est pas étranger… En tout cas, on sent chez l’auteur un don d’observation… Le don de déceler les blessures… Certes, c’est une fiction, mai j’ai le sentiment de découvrir une réalité…

Un fond de vérité… Une vérité que l’on croit toucher du doigt, mais que l’auteur ne divulgue que peu à peu…

Clarisse va mal… Elle n’aime ni sa vie de collégienne, ni la vie qu’elle mène chez ses parents séparés… Une mère, que l’on devine dépassée, elle ne maitrise plus rien… Enfin, elle ne veut plus rien maitriser… Ce père, qui préfère laisser sa fille faire ce qu’elle veut, histoire d’avoir la paix, la semaine où elle vient chez lui…

Clarisse, n’est pas tendre avec eux, même lorsqu’elle nous parle d’eux, on sent une rage mal contenue… Mais, peu à peu l’auteur distille les informations et on comprend enfin pourquoi Clarisse a cette soif de vivre, cette soif d’amour, d’attention… Elle ferait n’importe quoi, pour que l’on s’intéresse à elle. A elle, en tant qu’individu, sans tenter de la faire rentrer dans un moule…

Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’ai mis un moment à me remettre de mes émotions. L’auteur a réussi à m’émouvoir avec cette gamine qui va peu à peu s’ouvrir à la vie… Cette gamine qui crie sa rage…

L’auteur a l’art de poser les situations pour permettre au lecteur de s’approprier l’intrigue. Sans jugement, elle dépeint les sentiments qu’elle pose avec finesse. Elle aurait pu tomber dans la facilité et à travers Clarisse, juger ces parents toxiques, nombrilistes et qui ne savent pas écouter… Qui ne veulent pas écouter… Pourtant, elle ne juge pas… Elle expose… Et au lecteur de se faire son avis.

On ressort, un peu sonné, comme Clarisse, qui décide de tout plaquer tellement elle en a marre… Elle craque et décide de fuir… Fuir ce quotidien qui la tue à petit feu… Elle décide de fuir pour enfin vivre ce rêve qui la dévore… Elle va le vivre jusqu’au bout, jusqu’à ce que la réalité la rattrape et qu’elle s’éveille.

Ce rêve, lui permettra de grandir et enfin s’affranchir de son histoire… Une histoire tragique mais qui lui donnera la force de vivre…

Clarisse s’adresse au lecteur qui devient son allié, le témoin de sa fuite en avant… Surtout le témoin de sa renaissance…

Son langage est parfois cru, déstabilisant, mais j’ai trouvé qu’il y avait une certaine évolution, peu à peu il devient plus posé, à l’instar de Clarisse qui pose son fardeau. Sa rage disparaît, Clarisse s’épanouit et peut enfin comprendre d’où vient son malaise et ainsi s’expliquer son attitude et se comprendre…

Déjà avec « le temps des étoiles », l’auteur m’avait touché avec sa plume et cette lecture ne fait que confirmer son talent.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais parfois la vie t’offre une porte de sortie… La fin est emprunte d’espoir.

Jo Rouxinol, oblige son lecteur à se poser et penser sa manière de voir les choses, qui ne sont jamais aussi tranchée que ce que l’on croit.

Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails car il faut le lire pour le vivre ce bouquin! Et la trame est construite de manière telle que si tu dévoile un truc tout s’imbrique et prend son sens.

« Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaient gris, il n’y avait ni portes ni fenêtres, rien qu’une boîte sans ciel et sans air, voilà ce que vous m’offriez, un cercueil dans lequel je ne pouvais que hurler en griffant les parois, en heurtant tout ce qui se trouvait à proximité, hurler et hurler encore, hurler tant que la vie ressemblerait à la mort. Et maintenant, regardez-moi, regardez-moi bien, j’ai vu l’océan et j’ai vu l’horizon, et je prends désespérément tout cet avenir que le monde me promet. »

Challenge ABC 2017 auto-édition                    –           Challenge polar et Thriller  2017-2018

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