les sept stigmates de Jean Dardi

 

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Edition : City Editions – Parution : 09/2016 – Pages : 346 – Prix Broché 18,50€ –  Genre : Thriller

Paris connaît une vague de crimes sans précédent. Une jeune secrétaire, un imam, un rappeur, un assassin, un voleur… Tous retrouvés égorgés. Aucun lien apparent, si ce n’est ce mystérieux message reçu par chacune des victimes quelques jours avant leur mort. La psychose s’installe. En haut-lieu on panique, on trépigne, on menace. Au 36 Quai des Orfèvres, en plein mois d’août, il ne reste guère que le commissaire Giovanni Dell’Orso, qui ne batifole pas sur les plages. En pleine déprime, il hérite donc de cette affaire qui s’avère particulièrement délicate. D’autant que, des bas-fonds de Paris aux arrondissements les plus chics, le tueur franchit progressivement toutes les limites. Y compris celles de sa folie meurtrière…

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« Mais elle y tenait à son chez-soi. Car c’était un peu son refuge. C’est là qu’elle tentait d’oublier la dureté de sa vie, sa solitude (…). C’est là qu’elle se prenait parfois à rêver d’un avenir meilleur. »

« Un gentil garçon, son mari, mais il préférait dilapider l’argent du ménage aux courses ou en se saoulant avec ses copains plutôt que d’aller bosser. Ils avaient tenu ainsi quelques années, alternant disputes et réconciliation, Abebi subvenant seule aux besoins du couple. Puis un soir, l’abruti avait prétexté aller boire un verre au bistrot du coin et n’était jamais reparu, abandonnant la pauvre Abebi et ses trois gosses à leur triste sort. Un peu honteuse, elle en avait malgré tout éprouvé un grand soulagement. »

« C’était Dardet, le planton de nuit du 36. Dardet et sa syntaxe si particulière. Dardet, fâché pour de bon avec la langue française. Il faut dire, à sa décharge, qu’il avait abandonné ses études très tôt. Trop tôt. Plus intéressé par les filles que par les œuvres des philosophes classiques.
Certes, il n’aurait pas pu vous citer Nietzsche ou Schopenhauer, pas plus que, plus près de nous, Sartre ou Heidegger ; en revanche, il connaissait par cœur, car il les lisait très régulièrement, tous les catalogues de VPC de sa femme. Particulièrement les pages consacrées à la lingerie fine. »

« Par principe. Il n’avait aucun mal à séduire les femmes. Son physique, ses yeux bleu délavé, son teint hâlé ne laissaient pas le sexe faible indifférent. Mais le sexe pour le sexe ne l’intéressait pas plus que ça.
La seule femme qui pouvait pénétrer dans son antre, c’était Rosa, la vieille bonne portugaise qui essayait de maintenir les lieux dans un état de relative propreté. Ils se connaissaient depuis quinze ans et s’adoraient. « 

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Des meurtres bien sanglants comme on aime !

Une équipe de flics du 36 Quai des Orfèvres assez atypiques : le commissaire, un homme cassée par la vie, juste ce qu’il faut pour être un très bon flic, l’intello spécialiste des nouvelles technologies, la fliquette avec des tenues toutes aussi sexy qu’elle, le lourd de service avec des idées pro-FN et un vocabulaire niveau CP. Cette équipe atypique mais efficace est confrontée à un meurtrier en série complètement barge, qui mettra leurs nerfs à rudes épreuves.

Avec les sept stigmates on visite Paris, les beaux quartiers aussi bien que les quartiers les plus pourris qui existent ! Le meurtrier ne s’occupe pas de savoir d’où viennent ses victimes, il va là où son envie le guide. Les victimes n’ont aucun lien entre elles, mais le mode opératoire sera le même : « Quick » gorge tranchée !

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est le portrait du tueur, que j’ai trouvé très travaillé, avec une psychologie bien étudiée (avec un psy qui nous sert le portrait sur un plateau).

Ce meurtrier a toutes les caractéristiques du psychopathe et schizophrène, victime d’un grave trouble de stress post-traumatique avec un dédoublement de personnalité, une radicalisation religieuse… Tout cela dresse le portrait d’un homme qui va basculer dans une folie meurtrière.

J’avoue que je préfère largement les thriller même si j’ai passé un bon moment. Ce polar se lit facilement et rapidement avec une intrigue bien construite.

L’écriture est classique, ne révolutionne pas le genre, mais respecte les codes du polar : Un peu de vulgarité, un regard sur les femmes assez salace, un flic meurtri, dépressif sur les bords, un des flics présenté comme inculte, juste bon à avoir de gros bras.

Même si j’ai découvert qui était le meurtrier alors qu’il me restait 150 pages à lire, j’ai trouvé agréable le dernier quart du livre.

Je lirais avec plaisir le prochain livre de cet auteur, en espérant malgré tout qu’il s’affranchisse des standards du polar.

challenge polar et thriller 2016-2017

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ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Après avoir longtemps travaillé dans l’immobilier dans le Sud de la France, Jean Dardi se consacre désormais entièrement à l’écriture. Avec « Les sept stigmates », il signe son premier roman policier, avec un univers à la fois noir et très contemporain.

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13 réflexions sur “ les sept stigmates de Jean Dardi ”

  1. Mon avis est sensiblement le même! Le fait que le portrait psy ait été apporté sur un plateau m’a un peu dérangée et, comme toi, je suis + thriller que polar, donc j’ai fermé les yeux sur les codes polardeux! Je lirai le prochain, en croisant les doigts comme toi pour qu’il s’affranchisse des standards!

    Aimé par 1 personne

          1. Oui, j’ai vu! Je suis perplexe… que te dire? Ta chronique n’est pas négative et tu n’as pas été insultante! Je sais que ce n’est pas facile mais laisse courir… Tu as dit ce que tu avais à dire et demain, ce sera une autre cible… Garde ton énergie pour la lecture! 😀

            Aimé par 1 personne

  2. Ah bah voilà, tu l’as lu et chroniqué.
    Oui moi aussi j’ai émis quelques réserves.
    Mais c’est un bon petit polar avec lequel on passe un bon moment de lecture.
    l’équipe de flic est bien vu ! le tueur assez tordue et le tout tiens bien la route !
    Moi je dis bon premier roman, à suivre donc !

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