Avec elle de S. Bakowski – Sans elle de A. Antoine

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 9 novembre 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 374 – Genre : Thriller-psychologique


Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Des fillettes fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient. Avant de se jalouser et s’empoisonner. Il était une fois des jumelles inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 9 novembre 2017 – Prix papier :  14,90€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 396 – Genre : Thriller-psychologique

Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Des fillettes fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient. Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement. Il était une fois des jumelles inséparables. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

Avec elle, de Solène Bakowski et Sans elle, d’Amélie Antoine, deux romans pour un projet commun. Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.

Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d’une même pièce.

Je remercie Solène Bakowski et Amélie Antoine pour leur  confiance et la faveur qu’elles m’ont faite en me permettant de découvrir leurs livres avant leur sortie officielle. J’ai tout de suite été emballée par ce projet et son originalité. Un pari osé qui entraine le lecteur dans deux lectures parallèles, deux romans qui débutent de la même manière, mais qu’un événement vient chambouler. La vie d’une famille sera bouleversée, mais surtout la vie de des deux sœurs jumelles, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau… Mais jusqu’où la ressemblance peut-elle aller

Dans la version d’Amélie Antoine, « Sans elle », par laquelle j’ai commencé, une des jumelles, disparaît le soir du 14 juillet, sa sœur va apprendre à vivre seule « sans elle »

Dans la version de Solène Bakowski, « Avec elle », le fameux soir du 14 juillet, un lacet fera basculer la vie de cette famille, toujours un drame mais les jumelles grandissent ensemble, s’aiment, se détestent tout à la fois…

Deux versions aussi passionnantes l’une que l’autre, qui peuvent parfaitement se lire indépendamment, mais cette lecture simultanée apporte une saveur toute particulière, car les deux récits, même s’ils sont différents sont complémentaires, au point que parfois les plumes de ces deux auteurs se confondent comme pour n’en faire qu’une.

La question qui se posera, obligera le lecteur à une introspection : « Et si j’avais fait ça au lieu de cela ? Si un seul détail de ma vie avait été différent… Est-ce que ma vie aurait été identique ?

La plume de Solène Bakowski  me fascine toujours autant. A chaque fois que je plonge dans un de ses livres, je suis Bouleversée par sa vision de l’être humain, pas son analyse de la psychologique face aux drames qui jalonnent les vies de ses personnages. Des personnages qu’elle rend vivants tellement ils nous ressemblent et tellement le lecteur peut transposer leur vécu au notre.

« Avec elle » ne déroge pas à la règle des écrits de qualité et sa plume reste aussi incisive, directe et parfois poétique que dans ses autres écrits.

J’ai eu le plaisir de découvrir la plume d’Amélie Antoine que je trouve plus manipulatrice avec son lecteur avec une écriture plus directe. Elle prend moins de gants pour amener les choses et nous plonger dans l’horreur d’une enquête dans laquelle les parents et leur relation sera disséquée, au point que le doute s’immisce entre eux… Le doute le pire ennemie face à une disparition d’enfant… Une mère à bout de force, la nervosité est palpable avec une atmosphère à découper au scalpel tellement elle est lourde et nous prend dans un étau pour nous étouffer..

Le lecteur va suivre cette famille sur une dizaine d’année… Une dizaine d’année qui seront horribles et qui seront l’antre de la chute du couple qui ne pourra résister … Comment se construire lorsque sa sœur jumelle disparait … Comment une petite fille se construit lorsqu’elle grandit dans l’ombre de « l’enfant aimé », Tout est disséqué avec brio, au point que l’on ne peut sortir indemne de ce genre de lecture qui touche à l’amour viscéral que l’on porte à son enfant… Comment continuer à vivre ? Survivre… Pour l’enfant qui reste… Qui devient une victime et otage des sentiments de culpabilité, otage du film que l’on se refait en boucle…

La vie ne tient pas à grand-chose… La vie peut basculer le jour où l’on prend le temps de faire un lacet… Un lacet, comme l’image du fil sur lequel s’étire la vie … Le fil de la vie est tellement tenu… Tellement mince… Qu’il nous arrive de nous répéter inlassablement : « Et si je n’avais pas fait ça… Et si j’avais fait ça… »

Cette sensation que la vie a pris une tournure différente, que ce moment précis a fait basculer, reste vivace toute une vie au point d’affecter tous nos actes… Avec Solène Bakowski, je suis souvent ramené à mes propres choix… Sa plume me transporte et m’oblige à un retour en arrière. On pourrait penser que cela se fait dans la douleur, mais l’acceptation fait partie du processus de guérison et accepter que la vie puisse basculer en une fraction de seconde, permet de ne pas vivre dans les regrets…

Avec Amélie Antoine, j’ai vécu intimement l’enquête, la chute de cette famille qui ne peut se reconstruire. J’ai par moment eu l’impression de vivre au côté de cette famille et d’être spectatrice … Un peu comme une petite souris qui voudrait se faire discrète mais qui continue à venir voir ce qui se passe pour ne pas en perdre une miette…

Ici la gémellité prend une place importante, mais surtout la question de la relation fusionnelle qui peut exister entre les deux. Les relations entre jumeaux sont-elles aussi parfaites que ce que le mythe laisse penser. N’y a-t-il pas un jumeau qui prend le dessus ? Un jumeau souffre-douleur de l’autre ? Un jumeau manipulateur ?

J’ai particulièrement apprécié la relation entre ces sœurs jumelles, on sent un réel travail de fait sur les relations gémellaires. Le mythe tombe et enfin deux personnalités distinctes sont présentent et les jumelles sont tour à tour, amies, ennemies, dominante dominée. Avec la possibilité de se dissocier complètement et de construire sa propre personnalité… Une personnalité qui ne sera pas dans l’ombre de l’une… Mais cela peut-il se faire en présence des deux ?

Les oppositions entre les sœurs, avec leurs sentiments contradictoires, la violence qui caractérise les relations fraternelles, qui n’est pas réservée à la gémellité. Tout est abordé avec talent et retenue. La haine, l’amour, la violence.

Dans avec elle de Solène Bakowski, La place des parents est assez confuse… Le père a une place assez effacée et la mère semble ne pas trouver sa place dans cette relation, au point de parfois les confondre… Oublier qu’elles sont deux… Et ne créer une relation qu’avec une…

Dans cette relation, chaque parent doit trouver sa place pour l’équilibre… Du couple gémellaire mais aussi parental…

Alors que le couple parental est assez proche dans « sans elle », même si la relation s’étiole au fil des années, au fil des espoirs …

Une expérience de lecture qui m’a chamboulé, tant par les intrigues que par la manière que ces auteurs ont abordé des sujets qui m’ont remué les tripes. La perte d’un enfant… La famille qui se disloque… C’est de l’art à l’état pur avec des plumes aussi addictives et talentueuses l’une que l’autre.

Solène Bakowski est née en 1981. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne. Lien vers sa bio

 

 

Après avoir publié en 2011 un récit autobiographique, « Combien de temps », Amélie Antoine choisit l’autoédition en 2015 pour son premier roman, « Fidèle au poste », qui connaît très vite un immense succès numérique : plus de 250 000 lecteurs plébiscitent ce roman à suspense. Il obtient en 2015 le premier Prix Amazon de l’autoédition, avant de sortir aux éditions Michel Lafon en mars 2016 puis aux Etats-Unis.
Son second roman, « Au nom de quoi », est d’abord publié sous le pseudonyme de Dorian Meune en mai 2016. Ce texte hommage revient sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan, par le biais de personnages fictifs.

Challenge ABC 2017 auto-édition 

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Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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25 réflexions sur « Avec elle de S. Bakowski – Sans elle de A. Antoine »

  1. Un défi et un concept que je trouve très intéressant; merci beaucoup pour cette présentation très complète et très agréable; tu donnes vraiment envie de lire ces deux romans; je les note dans un petit coin de ma Pal mis je ne sais malheureusement pas quand je pourrais les lire. Je ne connais pas Amélie Antoine mais ton article me donne envie de lire son premier roman. Merci beaucoup pour ce partage 🙂

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